La France face au réarmement du monde : Éléonore Caroit, Éric Danon et Pierre Heilbronn.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 27:54OuverteRéponse directe
Réarmement face à la menace terroriste islamiste en France
- 29:23OuverteRéponse directe
Attaques hybrides russes en Europe : manque de volonté ou d'incapacité à réagir ?
- 30:15OuverteRéponse directe
Réarmement culturel : rôle des centres culturels français dans la protection des valeurs
- 31:43OuverteRéponse directe
Place de l'IA et de la guerre numérique dans les plans stratégiques de défense
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Chiffre
« entre 2024 et 2025, nous avons une croissance des dépenses militaires absolument partout »
- 1:42Chiffre
« La la la l'Asie est la région la plus concernée, 8,5 % entre 2024 et et 2025 »
- 5:20Chiffre
« on en a 65 qui impliquent au moins un état et h conflits interétatiques »
- 5:20Éléonore CaroitChiffre
« on est quand même à 3000 milliards de dépenses, ce qui est quand même un record absolu de dépenses militaires pour la 11e année consécutive à la hausse »
- 5:20Éléonore CaroitFait
« La France occupe une place importante, une place aussi européenne. La France puissance nucléaire, l'une des trois puissances nucléaires de de l'OTAN »
- 5:20Éléonore CaroitFait
« la France avec sa capacité de dissuasion. autonomie stratégique aussi la capacité de produire ces armements, de les de les vendre aussi deuxème exportateur mondial d'armement »
- 5:20Éléonore CaroitPromesse
« On peut toujours dire que c'est pas assez mais on peut dire qu'on fait un petit peu mieux que les autres en tout cas que qu'on a compris la tendance et la nécessité de se réarmer »
- 6:46Éléonore CaroitFait
« la deuxième langue la plus utilisée en diplomatie »
- 12:03Éric DanonFait
« la guerre arrive chez nous. C'est pas pour ça qu'elle va avoir lieu parce qu'il est encore temps de la contrer »
- 12:45Éric DanonFait
« Nous sommes en face dans un monde où nous avons un ensemble de pays qui refusent la suprématie passée de l'Occident »
- 14:56Éric DanonFait
« tout pays qui développe une industrie forte de défense a toujours au bout du compte tendance à vouloir l'utiliser »
- 15:38Éric DanonFait
« il faut apprendre des gens qui font la guerre aujourd'hui. Il y a deux puissances moyennes qui savent faire la guerre aujourd'hui. L'Ukraine et Israël »
- 21:44Pierre AlbronChiffre
« la Russie 7 et demi »
- 24:40Pierre AlbronFait
« nous n'avons pas le temps et on doit faire cette transformation »
- 40:15Pierre AlbronFait
« une capacité technologique que nous devons construire. Est-elle totalement là ? la vérité évidemment que non »
- 41:43Pierre AlbronFait
« l'Ukraine du très fond du classement en matière de compétitivité technologique dans la dans dans ce domaine où toute première place montre que c'est tout à fait possible y compris en 2 ans »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Peut-être comme nous sommes contraints par le temps, nous enchaînons immédiatement et c'est un plaisir pour moi de recevoir trois autres personnalités après ce ce premier panel. Pour traiter de la question plus globale du réarmement du monde. Je voudrais commencer par vous les présenter. Tout d'abord, Éléonore Carois qui est ministre délégué à la francophonie au commerce extérieur et aux Frances de l'étranger auprès du ministre d'affaires étrangères. Voilà, vous avez été aussi parlementaire et notamment représentante des Français de l'étranger. Je crois votre circonscription était en Amérique latine. Voilà. Donc vous avez une vision aussi du monde qui n'est pas simplement européoccentré.
Euh sur sa droite, Éric Danon qui est un diplomate chevroné ancien du qu d'ors qui a occupé des fonctions nombreuses dont cell d'ambassadeur de France en Israël. Et puis Pierre Albron qui lui vient plutôt des finances, plutôt de de Bercy mais fait beaucoup de travail dans le secteur de la diplomatie et vous vous avez été Pierre le représentant du président de la République pour l'aide à l'Ukraine. Voilà fonction que vous avez quitté il y a très peu de temps. Donc trois trois experts particulièrement chevronnés pour aborder cette question. Rapidement quelques éléments de de factuel. Réarmement du monde, c'est un fait.
Si vous regardez les les chiffres du Sings à Londres, vous voyez que entre 2024 et 2025, nous avons une croissance des dépenses militaires absolument partout. La la la l'Asie est la région la plus concernée, 8,5 % entre 2024 et et 2025. L'Europe, nous en avons largement parlé, il y a eu avec l'Ukraine une sorte de wakeup call, comme disent les les Anglais. Et donc nous sommes en train d'augmenter les dépenses militaires mais euh avec des positions nationales qui ne sont pas les mêmes en fonction des pays. On a déjà parlé des différences entre l'Allemagne et d'autres pays.
Tout à l'heure dans une conversation avec Nathalie Loiseau, on se rappelait que une des premières conversations que les Allemands ont eu sur l'aide à l'Ukraine, c'était est-ce qu'il faut fournir du matériel létal ou pas ? Il y avait une hésitation et là Berlin a quand même fait un grand pas, un très grand pas même en en avant. Euh la contrainte américaine, c'est j'allais dire le bon côté de Trump amène à réfléchir davantage à nos à nos responsabilités. Mais évidemment, et là on en vient à la France, euh augmenter les dépenses militaires, augmenter les ressources, ça nécessite aussi d'avoir des finances publiques qui permettent qui permettent de le faire.
Et ça nécessite aussi un point qu'on a peut-être pas assez évoqué jusqu'alors euh une culture de défense parmi la société. Est-ce que dans cette Europe où nous avons été habitués à vivre en paix et avec le discours de la paix, nous sommes aujourd'hui euh avec des opinions publiques capables d'entériner une opération militaire, par exemple en cas de provocation de monsieur Poutine dans un pays balte. Est-ce que les français, les Espagnols sont prêtes à, on disait jadis, à mourir pour Danzik et à mourir pour Narva ? Euh, ce sont des des questions que nous devons aussi nous poser. Voilà.
Alors, je commence par donner la parole à Ééonore Carois et je vous la je vous la donne pour 5 minutes si vous voulez bien. Comme ça, on aura le temps de prendre des questions à la fin. Voilà, je vous en prie. Merci. Merci beaucoup. Bonjour à tous. Merci d'être aussi présent aujourd'hui. Moi, je je trouve que c'est toujours très encourageant de voir que les la situation internationale interpelle, intéresse nos concitoyens et que c'est un sujet qui attire autant de autant de monde et autant d'intérêt parce que tout ce qui se passe aujourd'hui en France est lié à ce qui se passe à l'étranger et on a parfois tendance à l'oublier. Alors, vous le disiez, la France face au réarmement du monde.
Le rarement du monde, c'est une réalité. Vous avez parlé de l'augmentation des budgets de la défense des dépenses militaires. On est quand même à 3000 milliards de dépenses, ce qui est quand même un record absolu de dépenses militaires pour la 11e année consécutive à la hausse. Mais pourquoi est-ce qu'on on s'arme davantage ? Et ben tout simplement parce que depuis 1946, on n' pas eu autant de conflits sur la planète. on en a 65 qui impliquent au moins un état et h conflits interétatiques. Donc là aussi deux records depuis 1946. Alors dans tout ça et ça a été dit lors du dernier panel, la France occupe une place importante, une place aussi européenne.
La France puissance nucléaire, l'une des trois puissances nucléaires de de l'OTAN, la France avec sa capacité de dissuasion. autonomie stratégique aussi la capacité de produire ces armements, de les de les vendre aussi deuxème exportateur mondial d'armement et et c'est pas c'est facile de le dire quand on est au gouvernement et quand on a voté la LPM qui a doublé le budget de la défense. On peut toujours dire que c'est pas assez mais on peut dire qu'on fait un petit peu mieux que les autres en tout cas que qu'on a compris la tendance et la nécessité de se réarmer.
Mais c'est plus intéressant quand les Anglais le disent quand par exemple en mars 2026 le télégraphe se s'étonne de ce que l'Angleterre dépense des bilions de plus des milliards de plus que la France pour sa défense et se demande pourquoi French military is so superior pourquoi est-ce que nous sommes tellement supérieurs ? Alors, il y a une forme de cohérence, d'autonomie, mais évidemment, on l'a vu, seul, on ne peut rien. Et moi, j'aimerais pas vous parler tellement de de l'aspect militaire qui a déjà été évoqué et qui semble en fait une évidence.
Si le monde devient plus dangereux, bien, il faut qu'on soit en mesure de se défendre collectivement par le biais de de la de la dépense militaire, mais plutôt par une autre arme qui est sans doute plus puissante que la France dont la France dispose, qui est cette diplomatie. On a un réseau diplomatique qui est unique au monde.
On est d'ailleurs l'un l'un des pays qui s'en sert le plus ou en tout cas qui qui dispose de d'un maillage territorial qui lui permet d'être présente dans avec 158 ambassades, avec 72 consulats généraux, avec près de 3 millions de Français qui vivent à l'étranger qui sont en fait une diaspora extrêmement intéressante et très intégrée dans les pays dans lesquels elles vivent et tout un une série d'instruments de d'influence ou de soft power si vous me passez cette cet anglicisme qui nous permett en fait de nous procher projeter bien plus que notre taille réelle, que notre poids réel et au-delà des considérations militaires.
Certains diplomates disent "La France est un passager de seconde qui voyage en première et si nous voyageons effectivement en première et espérons continuer à pouvoir justement exercer cette influence, c'est notamment grâce à cette capacité de diplomatie. Diplomatie qui nous permet de bâtir des coalitions de volontaires. Diplomatie qui nous permet aussi de de proposer des alliance adoc lorsque le multilatéralisme auquel nous sommes tant attachés est en panne. Diplomatie qui est à l'œuvre mais aussi à l'épreuve. Et je suis bien placé pour vous le dire parce que au sein du ministère de l'Europe et des affaires étrangères, je suis en charge de cette diplomatie d'influence.
de la francophonie, les partenariats internationaux qui en réalité ce qui avance appelait notre politique de développement mais qui en réalité comment la France investit dans d'autres pays à travers le monde pour lui permettre aussi d'avoir cette influence et des Français de l'étranger. Donc vraiment tous ces pans de cette de cette influence française et on le voit et vous et vous l'évoquiez en propos introductif où nous sommes en ce moment dans un dans une période de contrainte budgétaire avec des budgets qui ont largement baissé. Alors, comment est-ce qu'on fait face à ces à ces difficultés ?
Alors moi je pense qu'avec malgré cette contrainte, la France est présente parce que on est en train de de récolter aussi ce qui a été semé au cours de ces dernières années. Enfin cette ce maillage territorial, cette capacité à se projeter. Le fait que le français soit la deuxième langue la plus utilisée en diplomatie, ce sont des choses, ce sont des acquis sur lesquels nous devons capitaliser. C'est ce que nous faisons. Je prends un exemple par exemple la diplomatie climatique. Le l'accord de référence, ce sont les accords de Paris qui, comme leur nom l'indique, ont été conclus à Paris en 2015.
Au-delà de ça, la France a été capable aussi d'embarquer notamment lors de lors de l'Unoc 3, la conférence qui a eu lieu à Nice l'an dernier. Bien, ce cet accord qui a pu être ratifié dans les mois qui ont suivi le BBNG, l'accord, le traité sur la haute mer et aussi un traité historique et la diplomatie française a été pour beaucoup. Est-ce que pour autant, moi je vais vous faire un discours en vous disant tout va très bien, la France est dans une phase de projection et elle peut faire toute seule.
Non, mais ce sur quoi je je voulais je m'arrêterai là parce que je pense que c'est intéressant de d'échanger avec vous et d'échanger entre nous, ce sur quoi je voudrais m'arrêter, c'est lorsqu'on pense au réarmement, lorsqu'on pense aux menaces, on pense trop souvent aux militaires. Alors que les vraies menaces, elles sont justement climatiques, elles sont justement dans terme de pandémie.
La France investit lorsqu'elle investit dans son net public au développement, lorsqu'elle lutte contre la propagation de maladies aux quatre coins de la planète et que le professeur Muyé qui découvre Ebola et notamment en partenariat avec la France et bien ça aussi ça a un impact et ça aussi ça nous protège.
Donc lorsqu'on investit dans le développement, on investit en réalité pour la protection de nos intérêts, de nos intérêts en réalité régalien, de notre sécurité et et donc c'est pour cela que dans et surtout dans cette période à l'aube d'un d'un débat budgétaire qui s'annonce houle, alors que un certain nombre de candidats ont déjà pour essayer de financer avec des remèdes magiques leur leur politique économique insoutenable proposer l'effacement pur et simple de l'aide au développement ou de ces politiques justement d'inf influence.
Moi, j'aimerais vraiment insister sur le fait que le militaire est nécessaire évidemment, mais que on obtient la paix que si on investit également dans la paix, dans la stabilisation de région, dans la dans ce qui vient avant en réalité, cette phase qui aujourd'hui est franchie bien trop souvent et aux quatre coins du monde. Merci beaucoup madame
[applaudissements]
et merci d'avoir rappelé que le réarmement n'était pas la seule réponse aux menaces du monde. C'est très c'est un point effectivement très important. Je passe la parole à Éric Danon. Merci beaucoup. Je vais partir à ce moment-là un peu en contrepied de façon plus radicale. On peut dire d'après l'expertise communément partagée en Europe, que la guerre arrive chez nous. C'est pas pour ça qu'elle va avoir lieu parce qu'il est encore temps de la contrer. Il est encore temps de se préparer pour qu'elle ne se déclenche pas. Mais elle arrive pour des raisons militaires et pour des raisons idéologiques. La question c'est est-ce que nous sommes prêts ? La réponse est non.
Est-ce que nous sommes conscients de ce qui arrive ? Oui. Et donc nous nous adaptons et on peut constater dans les années récentes un vrai effort d'adaptation. Est-ce que cet effort d'adaptation est à la hauteur de la menace qui se précise ? C'est là que personnellement je ne le crois pas et qu'on peut avoir des nuances sur l'appréciation. Alors, un petit point d'abord mais court. Je ne crois pas que la seule menace soit la menace russe. Nous sommes en face dans un monde où nous avons un ensemble de pays qui refusent la suprématie passée de l'Occident. Qu'est-ce que c'est que le sud global ? espèce de concept un peu fourtout.
C'est un ensemble de pays qui n'ont rien à voir entre eux, de tailles différentes, d'idéologie différentes, d'économie différente. Il y a une chose qui les lie entre eux, c'est le refus de voir l'Occident continuer à écrire l'histoire. Et nous sommes parmi les cibles de ce sud global dans cette écriture occidentalo centrée de l'histoire. La guerre arrive et il faut se caler sur cette idée pour arriver à bâtir quelque chose qui tienne la route à échéance de plus en plus rapproché. On parlait de 10 ans à une époque, on parle de 4 5 ans maintenant. Et se préparer, c'est quoi ? J'enlève le facteur humain dont je vais évidemment parler de ce qui fait nation, résilience de la nation et cetera.
Je reste sur la dimension purement militaire. Il y a deux choses fondamentales. Un le réarmement de la France au sens militaire du terme et la deuxième chose c'est la capacité à faire la guerre. Vous pouvez vous réarmer énormément, mais si vous n'avez pas de capacité à mener la guerre, alors vous êtes dans une posture très particulière qui risque d'ailleurs d'être celle de l'Allemagne dans les années qui viennent. C'est-à-dire que l'industrie allemande évidemment monte en puissance, mais si c'est pour avoir des panzer plein les hangars, c'est pas pour ça qu'ils sauront faire la guerre parce qu'ils l'ont pas faite depuis longtemps. Maintenant, pourquoi ça me pose un problème ?
c'est que tout pays qui développe une industrie forte de défense a toujours au bout du compte tendance à vouloir l'utiliser. Et donc là, il y a quelque chose de la menace et je n'aime pas que le dirigeant d'un pays quel qu'il soit fut-il le chancelier allemand que j'aime bien par ailleurs, puisse dire "Nous allons avoir la première armée conventionnelle d'Europe". Je n'aime pas cette idée et cette annonce là. Trop de souvenirs historiques. Alors, d'abord le réarmement de la de la France. Vous avez là encore deux grandes choses séparées.
Les grands programmes d'excellence et c'est le rafale, c'est la construction du nouveau porte-avion, c'est toutes les plateformes maintenant informatique d'intelligence, les missiles, les drones enfin les drones justement on va en parler. Ces grands programmes doivent continuer et de ce point de vue-là, ils sont lancés. J'ai milité moi pendant 30 ans pour avoir un deuxième porteavion. Maintenant qu'il est lancé depuis le discours de l'île longue que je vais dire non. Mais qu'est-ce qui peut dissuader monsieur Poutine aujourd'hui ? Un nouveau porte-avion ou 100000 drones ?
La question peut se poser d'où mon deuxième volet en dehors des grands programmes qu'il faut évidemment continuer, c'est ce sont les nouveaux programmes correspondant à la guerre actuelle, c'est-à-dire actuellement la les drones. La dronisation du champ de bataille est quelque chose d'absolument fondamental. Est-ce que nous serions prêts à mener une guerre de ce type ? Non. C'est pas pour ça qu'il faut avoir 100000 drones parce que si on fait pas la guerre, il deviendra obsolè très rapidement. Mais il faut avoir la capacité de les construire très vite si nécessaire. C'est un autre sujet.
Et ensuite, il faut sortir de ce tropisme souvent arrivé en France de travailler sur la guerre d'avant, voire sur la guerre actuelle. Il faut se projeter dans la guerre d'après. Et de ce point de vue-là, alors que nous avons manqué les drones, même si nous rattrapons maintenant, nous sommes en train de manquer l'aire du robot et notamment du robot humanoïde et du robot quadrupède.
Là, il faut regarder du côté de la Chine notamment actuellement quand vous voyez le développement de la robotique chinoise le jour où et ça a commencé, pardon, c'est pas le jour où ça a commencé, ces robots humanoïdes et cadrupèdes vont porter des armes et intervenir sur le champ de bataille, alors nous serons loin derrière, très loin derrière actuellement. Donc vous voyez que première chose la question du réarmement se pose et qu'il faut déjà se projeter dans les armes du futur. La deuxième chose c'est la manière de faire la guerre.
Nous avons l'habitude des guerres expéditionnaires, c'est-à-dire des guerres où nous maîtrisons ce que nous envoyons, la et la temporalité et le fait que nous ne sommes pas attaqués sur le territoire national. Mais les guerres telles que elles se profilent avec la menace russe est complètement différente. C'est-à-dire que là dans une attaque, vous ne maîtrisez ni la temporalité puisque vous êtes attaqué, ni les lieux et ni je dirais le fait que votre organisation risque d'être complètement déboussolée par des bombardements, des attaques et cetera. Et donc de ce point de vue-là, il faut apprendre des gens qui font la guerre aujourd'hui.
Il y a deux puissances moyennes qui savent faire la guerre aujourd'hui. L'Ukraine et Israël. Il faut apprendre des deux. Apprendre de l'Ukraine, nous le faisons pas mal et la coopération avec l'Ukraine est intéressante notamment sur l'intelligence artificielle, les drones et cetera. Avec Israël, il y a plus de coopération pour des raisons que nous connaissons tous. J'ai pas à juger de du fait que c'est intéressant ou pas d'avoir coupé les coopérations. Je comprends parfaitement pourquoi. Mais il y a un coup stratégique à cela, c'est que nous prenons du retard par rapport à là où Israël est excellent.
De la même façon que si on ne travaillait pas avec l'Ukraine, on prendrait du retard par rapport à la menée de la guerre là où l'Ukraine est excellent. Juste en un mot, mais on reviendra dans les questions parce que je suis trop long manifestement. La dimension humaine, c'est-à-dire est-ce que la population française est prête à la guerre ?
Et donc ça c'est fondamental, on a on l'a déjà évoqué la question de la résilience, la question de l'esprit de défense et aujourd'hui il est évident que si l'on regarde les réactions à par exemple ce qu'avait dit le chef d'étatmajor le général Mandon en novembre 2025 devant les maires de France lorsqu'il a parlé des morts français je me dis qu'il y a encore aujourd'hui beaucoup de travail à faire pour remettre un pays dans un esprit de défense qui lui permette d'encaisser un choc possible venu de l'extérieur. Merci beaucoup monsieur l'ambassadeur. Passe la parole à Pierre Albron. Pierre merci beaucoup Christian. Je vais être bref parce qu'on s'est promis d'ailleurs d'être bref.
Euh ça fait partie des bonnes résolutions nous prenons pour la journée au moins. [grognement] Euh et surtout parce que beaucoup de choses ont été dit à la fois à travers la première la première table ronde et cette deuxième partie. Euh d'abord euh puisque ça porte sur le réarmement, euh je crois qu' c'est très clair que le monde se réarme et se réarme depuis un certain temps. D'une certaine manière, nous avons pris un retard et nous sommes euh maintenant en train d'essayer de le rattraper. Alors certains se sont réarmés massivement de par la contrainte de la guerre. Évidemment, l'Ukraine consid 40 % de son PIB à l'effort de défense.
La Russie 7 et demi et d'autres ont augmenté massivement leur effort de défense. Donc la question n'est pas de savoir s'il faut se réarmer. Il faut se réarmer, c'est évident. La question est plutôt de savoir comment le faire suffisamment vite, comment le faire de manière soutenable, y compris politiquement et comment le faire également à l'échelle, c'est-à-dire massivement. Et ça c'est un peu les trois questions euh qui me paraissent essentielles euh et qui ne peuvent pas être réduit d'ailleurs euh à la question du budget des armées.
Parce que une des grandes expériences et j'ai été près d'une quarantaine de fois en Ukraine donc en étant sans doute un des visiteurs les plus fréquents du monde occidental dans le pays, c'est que les Ukrainiens eux-mêmes ne considèrent pas que le sujet de la défense est un sujet qui est séparable de tout le r pour ça que ce que disait Léonore sur la mise en perspective de ce sujet dans une approche plus large est essentielle. Il faut avoir des soldats, des munitions, mais il faut avoir également une capacité à reconstituer des raisons énergétiques en quelques jours. Il faut avoir une capacité à servir [grognement] en eau potable l'ensemble de son territoire.
Et donc cette résilience ne se résume pas une addition simplement de budget militaire. et et ça je crois que c'est un élément extrêmement important euh et qui a qui explique largement en fait la capacité de résistance de l'Ukraine comme au cours des quatre dernières années.
Donc il y a plus vraiment de frontières imperméable entre civil et et militaire, entre industrie, technologie, énergie, résilience et d'une certaine manière les Ukrainiens à chaque fois que je venais les voir en leur disant "Je vais vous parler d'un programme uniquement pour les infrastructures civiles disant "Mais alors nous ça nous intéresse pas du tout si on peut pas faire du dual, si on peut pas réfléchir de manière intégrée à la manière dont on a loué les nos capacités. et ses capacités. Alors dans ce débat, évidemment, la France dispose d'atout exceptionnels en matière de pure défense et même de manière plus large, on l'a dit, à la fois, le nucléaire civil et le nucléaire militaire.
Évidemment, la capacité d'avoir une industrie remarquable et qui permet d'avoir une armée intégrée dans toutes les composantes. Mais je crois qu'on a un grand problème et je parle d'autant plus librement que je ne suis plus en fonction. On a un problème malgré les efforts réalisés à la fois de profondeur et de masse, de rapidité euh de de déploiement face à la menace. et et sans doute le fait qu'on part d'un point très haut où on a l'impression d'être dans une position confortable encourage les uns et les autres y compris au sein de l'État à considérer qu'on a le temps.
Or nous n'avons pas le temps et on doit faire cette transformation qui passe par une modification profonde que Erica a a a mentionné dans un univers où on voit ce qui est utile et ce qui n'est pas utile dans la guerre moderne sur le front. Euh, on part d'un d'un point aussi où nous n'avons pas le temps mais malheureusement enfin nous nous avons de la dette et je crois que réarmer un pays dans un univers ou au niveau national, nous avons malheureusement épuisé une grande partie de notre capacité euh financière est un élément fondamental. Enfin, je terminerai juste pour dire que ce qui est important, c'est également dans ce débat que euh la puissance n'est pas liée uniquement à la défense.
Elle est liée évidemment à la défense. Et c'est pour ça que le premier élément de crédibilité de euh de de toute notre ambition, c'est évidemment de réarmer massivement et de manière euh adaptée à la guerre moderne, mais c'est évidemment d'avoir des partenaires, des alliés et c'est pour ça également je suis membre de la commission d'évaluation de l'aide publique au développement qui est souvent décrié très facilement.
Évidemment, on peut en améliorer, comme toutes les politiques publiques, l'efficacité, mais je crois que c'est un élément fondamental évidemment de capacité d'amener les autres également sur notre terrain, à ne pas laisser également des zones entières du monde euh comme des proies à des grandes puissances qui, elles ont des ambitions quelquefois prédatrices, on l'a vu, y compris de la part des États-Unis. Et donc, je voudrais quand même euh insister sur ce dernier point. sur le fait que on ne peut pas séparer euh cet agenda de défense du reste et d'une d'un débat politique.
et on rejoint le sujet le dernier sujet qui vous écement le consentement des citoyens une vision politique où on considère que ces différentes dimensions ne sont pas subsuables l'un l'autre mais se renforce mutuellement et cette conscience également des temporalités dans lesquelles on doit déployer l'action publique dans toutes ces différentes facettes. Merci Pierre Albron. Il nous reste 10 minutes avant de nous quitter et je propose donc que nous prenions maintenant des questions. Je pense que nous avons le temps pour deux questions. Donc je vois je vois de nombreux bras qui s'agitent.
Alors, peut-être en prend nous trois et je demande à ceux dont je ne prendrai pas la question de bien vouloir m'excuser. Voilà, c'est une contrainte de temps. Voilà, on va vous faire passer un micro. Je sais pas s'il circule déjà. Oui, c'est Jean-François qui l'a. Voilà, je vois monsieur déjà. Oui, je vous en prie. Merci monsieur euh madame la ministre, monsieur l'ambassadeur, messieurs. Dans les 20 30 dernières années, plusieurs centaines de nos compatriotes ont été victimes d'attentat. Tous porter cela par une référence précise à une idéologie qui s'est développée depuis les années de l'après-guerre qu'on l'a appelé islamisme qu'on l'appellera comme on voudra.
Alors la question que je me permets de vous poser, monsieur l'ambassadeur, madame messieurs, est-ce que vous vous avez une vision quelconque du réarmement de la France face à cette menace permanente déjà dominée, hein. Les attentats ne sont plus ceux qu'ils étaient, si je puis dire. Euh voilà, je vous remercie. Merci monsieur. Autre question, nous allons passer le micro à madame Jean-François. Ah, je pensais peut-être mais vous serez la troisème madame, je vous le promets. Voilà. Donc, posez votre question monsieur. Bonjour. Merci madame le ministre, messieurs les ambassadeurs. Une question concernant la guerre en Ukraine et plutôt les attaques hybrides de la Russie contre l'Europe.
On voit que ces dernières semaines, ces dernières augmentent notamment avec les drones explosifs qu'on a retrouvé à Leipzig en Allemagne et puis aussi les incursions russes dans l'espace aérien le temps et cetera. Euh pensez-vous que l'Europe euh manque de volonté d'agir et donc peut-être là un problème de crédibilité ou plutôt que il s'agisse d'une incapacité à réagir rapidement face à ces attaques ? Merci. Merci. Passons le micro à madame qui est ici. C'est un monsieur. Ah, j'ai oublie de m'excuser parce que avec la lumière je vois je vois mal. Euh bonjour, merci de prendre nos questions. Madame la ministre, monsieur l'ambassadeur, messieurs.
Euh ma question s'adresse avec vous, à vous madame la ministre, plus particulièrement concernant concernant l'ar le réarmement, j'allais dire culturel. Euh les centres culturels français étaient très puissants dans le monde entier. Ça nous permettait d'être protégé en développement notre culture et enant les autres populations à adapter et à adopter notre mode de vie. Celle qui vous parle de ça, c'est une enfant qui a vécu au Liban et à Beout et le centre culturel français a été pour moi comme beaucoup de citoyens français aujourd'hui un phare. Et la France est un phare pour l'humanité. Et quand on oublie ça, on perd nos valeurs.
Et le réarglement, il est pas uniquement militaire, il est nécessaire, il est indispensable pour reprendre la les propos du président de la République. Pour vivre en paix, il faut être craint. Pour être crain, il faut être puissant. Donc là-dessus, la question elle revient pas. Mais je pense qu'on a perdu quelque chose d'important en abandonnant les territoires du monde à des cultures qui sont pas compatibles avec les nôtres en pensant que on s'en désintéressé. Merci beaucoup. Je vous propose que nous arrêtions là les une dernière question.
Bon, une dernière question, allez-y, qui concerne un petit peu l'ensemble des des orateurs à l'air de la guerre numérique et l'intelligence artificielle, on a beaucoup parlé sur beaucoup de sujets, mais en l'occurrence quelle place aujourd'hui dans le les plans stratégiques de développement de l'intelligence artificielle, nous pouvons trouver peut-être des réponses euh adaptées à la guerre d'aujourd'hui. Les drones, c'est la guerre numérique. Et effectivement ce qu'a dit Éric Dadon, peut-être les alliés qui pourraient nous intéresser dans ce domaine, c'est en particulier Israël mais pour des raisons qu'on connaît, il semble qu'il y ait un blocage.
Mais ce serait essentiel de parce que on est plutôt à mon avis en vous écoutant, vous parlez d'Europe puissance, moi je parle d'Europe de l'impuissance. Merci beaucoup. Alors, je vous propose non pas de répondre à l'ensemble des questions, mais peut-être de sélectionner l'une ou l'autre question. Et je commence par vous euh Ééonore Carois. Voilà. Merci. Merci beaucoup. Alors, merci pour ces questions qui nous permettent de prolonger le le débat sur la sur la question de la menace. Évidemment que cela fait partie de de ce qu'il faut prendre en compte.
Vous avez parlé euh de des attentats à proprement parler, mais il y a des menaces sanitaires, il y a des menaces enfin aujourd'hui la guerre hybride existe déjà, il faut se le dire, on le voit. Euh et donc lorsque l'on pense à notre défense et à notre protection, c'est pour ça que je je voulais un peu élargir le champ et inclure, y compris l'aide au développement alors que ce n'est pas une évidence pour tout le monde, loin de là. Mais mais cela fait partie de ce que de ce que nous faisons, de ce que nous devons faire et ce dans quoi nous devons continuer à investir intelligemment.
Euh parce que je pense qu'il faut vraiment considérer dans chacune de nos politiques cette cette notion de de protection en réalité et de et de souveraineté, d'autonomie. On a beaucoup parlé du militaire, mais je voulais aussi parler de ces autres aspects. Donc donc oui, ça me permet de vous répondre plus précisément, madame euh et vous dire que je je vous rejoins totalement, mais nous n'avons pas abandonné ces politiques, elles existent toujours aujourd'hui au Liban, nous avons 64 établissements scolaires.
La France dispose d'un outil exceptionnel qui est le réseau d'enseignement français à l'étranger dont je suis le pur produit au Liban, c'est l'un des l'une des principales disons implantations de ce réseau. 640 établissements dans le monde, 400000 enfants qui sont scolarisés et qui suivent le programme de l'éducation nationale française et qui ensuite bah aujourd'hui vous avez le le roi du Maroc et vous avez le président d'Algérie. Alors ça nous aide pas toujours mais ça nous permet quand même d'avoir des interlocuteurs de choix qui sont en tout cas sensibles à nos valeurs.
Et quand vous faites toute votre scolarité dans dans l'enseignement français et bien forcément vous êtes attaché à la France. C'est pour ça que je disais une un des moyens de nous protéger, c'est aussi par cette par ce soft power. Enfin, je dis soft power parce que influence, c'est un peu connoté, mais c'est ça, par cette influence que nous exerçons, notamment par cette diplomatie culturelle et en fait la francophonie l' aussi. Alors la francophonie n'appartient évidemment pas à la France mais la France joue un rôle pivot dans cet univers francophone. Aujourd'hui, c'est la 4e langue la plus parlée au monde avec 400 millions de de locuteurs de français.
Et donc il faut aussi se saisir de cela et et montrer que la la francophonie est une opportunité. Mais en tout cas, le Liban est un est un exemple merveilleux et malgré cela et là je je suis obligée de le reconnaître, on voit bien qu'au Liban l'anglais progresse et donc cette politique, elle doit être proactive et c'est la raison pour laquelle face à un discours populiste qui qui voudrait réfléchir en autarsie parce que on voit les débats aujourd'hui à l'élection présidentielle, on voit les débats de différents hommes et femmes politiques, on aurait l'impression que finalement les problèmes qui concernent la France, on peut les traiter de manière abstraite, en autarsie.
Et puis après bah viens on va parler de l'international comme si c'était complètement séparé alors que c'est intimement lié. C'est pour ça que je suis heureuse qu'on parle de ça aujourd'hui.
[applaudissements]
Pour répondre en un mot à la deuxème question qui a été posée. Souvenez-vous, je déteste citer Carl Schmid parce que quand même les philosophes qui ont soutenu le nazisme, mais quand même cette idée que le chef c'est celui qui désigne l'ennemi et que désigner l'ennemi, ça fait de vous le chef. C'est une idée fondamentale dans l'histoire. Mon problème aujourd'hui par rapport au président de la République, c'est qu'il a bien défini l'ennemi avec la Russie et qu'à ce moment-là, tout s'ordonne militairement autour de ça.
Mon reproche, c'est qu'il n'a pas défini clairement ce qui à mes yeux est le deuxième ennemi qui est l'islamisme radical et que ne l'ayant pas désigné comme ennemi de façon claire, l'ensemble de l'appareil français ne s'est pas mis en ordre de marche pour lutter contre l'islamisme radical qui à mon avis est un ennemi très puissant en France et en Europe. C'est une chose et sur la première question c'était euh ça c'était la première et la la deuxième à ce moment-là parce que elles étaient liées pardon. Oh c'est bon ben je vais redonner le le micro. Il faut bien voir que lorsque au sommet de l'appareil d'État, vous n'êtes pas sûr de pouvoir répondre clairement à la question qui est l'ennemi ?
à la fois la nation et l'appareil militaire ne va pas aller dans une direction claire et donc et donc peut-être se mettre à combattre quelque chose qui n'est pas exactement ce contre quoi il faut se battre. Dernière chose, on ne combat pas une idéologie à coup de canon. Donc ne pensez pas que lorsque je dis que l'islam radical est un ennemi, je pense qu'on va pouvoir l'avoir à coup de canon. Ce qui s'est passé contre Daesh a été fondamental et nous y avons pleinement participé. Mais c'est pas vous ne pouvez changer l'idéologie par la force qu'en allant au bout du bout de votre action. On n' pas changé.
Pourquoi est-ce que Hiroshima et Nagasaki change quelque chose de l'idé ça n'a pas tué l'idéologie nationaliste japonaise mais il y avait pas un seul japonais après pour penser que ça avait été une bonne chose de suivre ce nationalisme japonais. Drest et la fin de la deuxième guerre mondiale. Ça n'a pas changé l'idéologie nazi, mais il y avait plus un allemand pour penser que ça avait été une bonne chose de suivre Hitler. Et ce qui se passe aujourd'hui autour de l'islamisme, c'est ça l'enjeu.
Est-ce que on peut avoir une guerre qui fasse que au bout du compte, un nombre bien supérieur à ce qu'il est aujourd'hui de gens puissent comprendre que ce n'était pas une bonne chose de suivre cette idéologie là ?
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Oui. Alors là aussi, comme je suis le dernier, je vais être bref parce que nous avons épuisé notre notre temps consacré à cette séquence. Alors, très rapidement sur le premier sujet, c'est-à-dire aussi les attaques hybrides, est-ce qu'on est prêt ou pas ? Je crois que il y a un mélange, il faut à la fois avoir un plan de réponse qui par définition pour être crédible et dissuasif d'ailleurs ne doit pas être connu par nos ennemis. Et deuxièmement, une capacité technologique que nous devons construire. Est-elle totalement là ?
la vérité évidemment que non malheureusement et ça rejoint tout à fait la question de l'IA et de la la capacité à intégrer ces différentes dimensions euh également en faisant le vi de nos coopérations avec ceux qui savent et on a beaucoup parlé mentionné Israël l'Ukraine a une capacité extraordinaire et je déplore quelquefois que parmi les 30 JV John Venture chose avec des entreprises ukrainiennes. Euh la seule entreprise qui se sont engagé euh dans cette voie est à et que 3/4 des autres entreprises européennes soient allemandes.
C'est-à-dire que il une question de conscience que de manque de conscience que l'Ukraine n'est pas simplement un pays de auquel on doit de la solidarité, mais également un actif stratégique pour l'Europe et pour la France pour construire une capacité dont on mentionne toujours le caractère indispensable, une capacité souveraine, stratégique adaptée à la guerre moderne et je crois que ça passe également par ces coopérations industrielles.
technologique où on arrive à embarquer des systèmes toujours plus sophistiqués et évolutifs qu'il y a et Ukraine notamment son ancien ministre de la défense qui a issé en 2 ans l'Ukraine du très fond du classement en matière de compétitivité technologique dans la dans dans ce domaine où toute première place montre que c'est tout à fait possible y compris en 2 ans en montant des programmes de LLM en faisant en faisant également levier sur sur les compétences. Enfin, je terminerai comme dernier mot sur la culture parce que tout ça peut paraître étranger. Les questions de défense et de culture.
Moi ce qui m'a vu frapper la première fois que j'ai vu le le président Zelenski et et la première ministre ukrainienne qui me disait "On a besoin d'armes, d'énergie mais surtout que on ne perde pas ce qui fait le patrimoine culturel ukrainien." C'est d'ailleurs pour ça que j'ai décidé, après avoir quitté mes fonctions, devenir président de du fond multilatéral qui est euh qui vise à la sauvegarde du patrimoine culturel ukrainien. Parce que quand vous regardez les attaques russes, elles vent spécifiquement et de manière systématique évidemment cet élément.
Et donc euh pour terminer que la la culture fait partie évidemment euh de ce cette discussion sur euh sur la défense, sur l'identité et euh également sur les liens entre l'Ukraine et l'Europe. Sachant que il suffit de se promener dans les rues de NESA et dans beaucoup d'autres villes ukrainiennes pour s'apercevoir que quand même il s'agit d'une d'un pays profondément aussi rattaché à l'histoire européenne. Merci beaucoup. [applaudissements] Nous arrivons au terme donc de cette table ronde ou cette de ces deux tables rondes. Il me reste à remercier nos intervenants et à vous remercier tous pour votre attention et les questions que vous avez posées.
Avant de nous quitter, les organisateurs me demandent de vous faire un petit rappel et je n'oublie pas, il y a un salon du livre, c'est-à-dire que les auteurs présents à à sens présentent leur livres et les dédicaces. Donc ce salon du livre se trouve à l'hôtel de ville. Il est ouvert aujourd'hui et demain matin. Et pour ce qui est des dédicaces, il y a des créneaux par hauteur que vous pouvez trouver sur l'application internet. Voilà, merci encore et bonne continuation. Bonne soirée.
[applaudissements]
Merci. Bravo ! On l'a réussi à rattraper.