L'intégrale d'Apolline Matin du mardi 15 septembre 2026 - 7h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 39 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:38OuverteRéponse directe
Est-ce que s'il y a des hausses de prix, ça profitera aux agriculteurs ?
- 2:45OuverteRéponse directe
Comment faire pour arbitrer entre pouvoir d'achat et survie des agriculteurs ?
- 12:10OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui pour les agriculteurs ?
- 13:30RelanceRéponse partielle
Est-ce que les coopératives sont aussi en difficulté que les agriculteurs isolés ?
- 16:02OuverteRéponse directe
Est-ce que la grande distribution vous entend aujourd'hui ?
- 16:46OuverteRéponse directe
Combien faudrait-il payer la brique de lait pour que les agriculteurs soient payés correctement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08PrésentateurFait
« Marine Le Pen veut en faire un des grands chantiers si elle est élue, elle défend une priorité nationale pour le logement social, et veut supprimer la loi SRU qui impose 25% de HLM dans les villes. »
- 36:55InvitéChiffre
« La loi SRU, si je prends d'abord ce sujet, c'est celle qui a permis depuis 2000, quand elle a été adoptée, de faire construire à peu près un million de logements. »
- 13:00InvitéChiffre
« Le poids des coopératives est extrêmement important en France. Puisqu'aujourd'hui, c'est 2000 coopératives. C'est 3 agriculteurs sur 4 qui sont adhérents de coopératives. C'est 70% de la production agricole. »
- 13:51InvitéFait
« Nous, les coopératives, nous sommes ancrées dans les territoires. »
- 14:18InvitéFait
« Un agriculteur isolé est un agriculteur en danger. »
- 14:31InvitéFait
« Depuis quatre ans, on connaît des crises successives. Le Covid, l'Ukraine, et aujourd'hui, ce qu'on a au Moyen-Orient. »
- 14:50InvitéFait
« Et bien entendu, ce phénomène climatique, ce dérèglement climatique, avec ses épisodes caniculaires, qui ont créé des problèmes dans nos cultures, dans nos élevages, des épisodes caniculaires depuis mai. »
- 15:02InvitéFait
« En tous les cas, c'est bienvenu. Mais aujourd'hui, la détresse dans les fermes est extrêmement importante. »
- 16:52InvitéChiffre
« Sur la brique de lait, il y a un prix, c'est le 1 euro pour la brique de lait. Aujourd'hui, pas de litre de lait à moins de 1 euro. »
- 17:12InvitéChiffre
« Aujourd'hui, Hormuz, le coût de l'énergie, c'est 40 millions d'euros. »
- 30:05PrésentateurPromesse
« Leur ministre promet que les aides d'urgence de l'État arriveront dans les prochaines semaines. »
- 31:10InvitéChiffre
« Il faut se rendre compte que le coût de transport, c'est 30% de hausse en moyenne. Les emballages, c'est plus de 10%. »
- 36:53InvitéFait
« On croit rêver, c'est effrayant. »
- 36:59InvitéChiffre
« La loi SRU, si je prends d'abord ce sujet, c'est celle qui a permis depuis 2000, quand elle a été adoptée, de faire construire à peu près un million de logements. »
- 37:40PrésentateurFait
« Globalement, c'est super, c'est une meilleure répartition, c'est plus de logements. »
- 38:27PrésentateurFait
« Le logement social, c'est justement pour les classes populaires. »
- 38:30PrésentateurFait
« En supprimant la loi SRU, c'est moins le logement social. »
- 38:35PrésentateurFait
« En supprimant les aides pour la rénovation thermique de logements, au profit de prêts, c'est ça qui est proposé. »
- 39:11PrésentateurChiffre
« Il y a 2 millions de demandeurs de logements sociaux aujourd'hui. »
- 42:24PrésentateurChiffre
« Il faut construire à peu près 400 000 logements par an. »
- 42:30PrésentateurChiffre
« Les mesures prises depuis 10 ans ont réduit considérablement la construction de logements. On est à moins de 300 000. »
- 44:22InvitéChiffre
« 5 milliards par an, c'est accessible, c'est possible. »
- 46:43InvitéFait
« Les trois quarts des cités scolaires et des lycées ont été construits avant 1970. »
- 46:47InvitéChiffre
« L'immense majorité des bâtiments, 90%, n'ont pas du tout les normes de consommation. »
- 47:11InvitéChiffre
« Ça a été chiffré par ce rapport, 5 milliards d'euros par an. »
- 53:46InvitéChiffre
« Un surcoût estimé à 5 milliards d'euros. »
- 1:13:42PrésentateurFait
« Ce sont les diableries irano-américaines et maintenant étendues à l'Arabie saoudite et aux outils qui contribuent à faire flamber très artificiellement le prix du pétrole brut. »
- 1:14:17PrésentateurFait
« On voit bien aujourd'hui que ces aides ciblées doivent être étendues à certains métiers. »
- 1:14:59PrésentateurFait
« Pour le moment, vous avez fait du sur-mesure pour les consommateurs, pour ce qu'on appelle les gros rouleurs. »
- 1:15:32PrésentateurFait
« Le gouvernement Lecornu n'y peut rien. »
- 1:16:43PrésentateurFait
« Les écarts de coûts de transport sont très différents. »
- 1:16:58PrésentateurFait
« Ça ne fera que paralyser, ça ne résoudra pas les réponses. »
- 1:18:25PrésentateurChiffre
« Les prix à la pompe ce matin 2,30€ pour le litre de gasoil. »
- 1:18:33PrésentateurFait
« Il y a quelques semaines vous disiez on arrivera aux 2,40€. »
- 1:20:20PrésentateurChiffre
« Le carburant en France est du même ordre de prix qu'en Allemagne, 10 centimes un petit peu plus cher qu'en Italie. »
- 1:22:30PrésentateurFait
« Les raffineurs aujourd'hui, ils gagnent plus que le prix du pétrole en raffinant le pétrole. »
- 1:25:15PrésentateurFait
« La mesure la plus simple c'est de suspendre les 20 centimes qui financent le rachat qui financent les obligations de ceux qui vendent des carburants fossiles. »
- 1:28:24PrésentateurChiffre
« Les productions de petits pois, de haricots verts, de maïs moins 30 à 40% de baisse de production. »
- 1:29:26PrésentateurChiffre
« Nous avons décidé de diminuer de 15 jours les délais de paiement, on passe de 30 délais légal maximal à 15 jours. »
Temps de parole
- Présentateur82 %
- Locuteur non identifié4 %
- ?3 %
- Invité3 %
- Invité 22 %
- Invité 32 %
≈ 18,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous
écoutez
RMC, RMC,
7h-9h, Apolline Matin,
Apolline
de Malherbe.
Ça
y est, c'est parti, les 6h56, c'était le début d'Apolline Matin, on est ensemble jusqu'à 9h, nous sommes le mardi 15 septembre, ensemble avec Emmanuel Lechy, avec
Arte Chevalier, bonjour à
tous les deux. On va continuer donc de parler de votre pouvoir d'achat sur RMC, est-ce qu'on va devoir payer plus cher en rayon ? C'est ce que demandent les agriculteurs et toutes les PME de l'agroalimentaire, qui font de la charcuterie, qui font des produits laitiers, ils disent bien que la sécheresse de cet été, que la crise au Moyen-Orient ont fait augmenter tous les prix, ils demandent à la grande distribution d'accepter de renégocier. Dans 10 minutes, je reçois le représentant de la première coopérative laitière, il réclame la réouverture des négociations.
Pour le moment, Michel-Édouard Leclerc ne veut pas en entendre parler, il sera mon invité à 8h30 dans le face-à-face, il tente de limiter, dit-il au maximum, les augmentations. Mais comment on fait ? Et jusqu'où faut-il tenir les prix ? Est-ce qu'il faut les tenir jusqu'à ce que ça craque, Emmanuel ? Là, on est devant un défi historique, les pertes de production sont considérables, on est à moins 10%, certaines productions comme le maïs,
c
'est moins 30%, il y a 30 000 exploitations qui sont aujourd'hui menacées directement. Donc oui, la question c'est, est-ce que s'il y a des hausses de prix, ça profitera aux agriculteurs ? Il y a des possibilités de renégocier dans les lois, on va voir si la grande distribution joue
au jeu, et est-ce que ça va suffire
? Ce dilemme entre pouvoir d'achat et effectivement vie pratiquement, on peut le dire comme ça, des agriculteurs, ou survie, on vous attend au 3216 pour nous témoigner de la manière dont vous faites vos courses, et puis si vous êtes agriculteur, si vous êtes commerçant, si vous avez une PME dans l'alimentaire, appelez-nous le 3216 ou le WhatsApp 0612 424 424. À 7h40, on va parler logement, Marine Le Pen veut en faire un des grands chantiers si elle est élue, elle défend une priorité nationale pour le logement social, et veut supprimer la loi SRU qui impose 25% de HLM dans les villes.
Le délégué général de la Fondation pour le logement, l'ancienne Fondation Abbé Pierre, lui répondra en direct ce matin à 7h40 sur RMC. Oui, le logement, Pauline, il faut bien admettre que c'est quand même le gros échec des partis de gouvernement d'Europe depuis ces 30 dernières années, et je précise que le logement,
c
'est aussi les sans-abri, et la France est un des plus mauvais élèves d'Europe, si ce
n
'est le pire des élèves d'Europe, et ça aussi c'est important. Rendez-vous donc à 7h40, mais d'ici là, avec vos témoignages au 3216 et puis jusqu'à 35 degrés, attendus dans le sud-ouest, à Toulouse, à Bordeaux, plus de 30 degrés à Paris, la chaleur qui joue les prolongations en cette rentrée, ça inspire l'ancienne ministre Cécile Duflo. Eh oui, c'est mardi, et le mardi, c'est la proposition concrète de gauche. Cécile Duflo veut un plan fraîcheur pour les écoles, elle le défendra à 7h50. Voilà le programme, dans un instant le journal de 7h, mais tout de suite la météo,
et
Géraldine, je le disais à l'instant, il fait chaud.
Avec des records qui ont été battus hier dans le Gard, alors aujourd'hui c'est plus sur le sud-ouest qu'on va avoir les fortes chaleurs, avec effectivement des points jusqu'à 36 attendus, 35 pour Bordeaux, pour Toulouse, 33 à Lyon, 33 aussi à Clermont-Ferrand, à Bourges, 32 à Paris, il fera 28 à Lille, 25 à Biarritz, avec beaucoup de soleil sur le pays, une petite perturbation qui va quand même arriver par les côtes de la Manche, qui donnera un petit peu de pluie cet après-midi.
Donc c'est vraiment aujourd'hui le pic de chaleur, puisque demain les températures vont dégringoler, on pourra perdre 10 degrés sur la plupart des régions, mais ça ne durera pas longtemps, puisque les températures repartiront à la hausse dès ce week-end.
La
météo sur RMC avec Penny Lane, l'outil qui réunit compta, facturation et compte pro.
Excellent réveil à tous, il est 7h, merci d'avoir choisi RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texer, bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous, deux chefs d'établissement et un surveillant menacé de mort par des parents d'élèves, ça s'est passé dans la même journée en Gironde et dans Lyon, grande journée de mobilisation ce mardi, enseignement supérieur, agent d'EDF, les pêcheurs aussi, ils bloquent en ce moment un dépôt pétrolier dans les bouches du Rhône, les policiers, eux, réclament davantage de moyens humains, matériels et financiers. Et puis l'amitié entre Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé va-t-elle résister à la pression ?
La course au ballon d'or est lancée avec déjà des tensions apparentes.
Le
monde enseignant à nouveau ciblé. Une semaine après la condamnation d'un parent d'élève à 6 mois de prison ferme pour avoir menacé une enseignante de décapitation, deux nouvelles affaires viennent secouer le monde de l'éducation nationale, d'abord dans Lyon, Romain Houg, où une directrice d'école a été menacée de mort. Oui, par la mère d'une élève scolarisée dans la commune de Véron. D'après le maire de la ville,
l
'altercation a eu lieu devant les grilles de l'école. La mère de l'élève aurait reproché une prise en charge insuffisante de l'établissement après une chute de son enfant. Elle aurait ensuite proféré des menaces, puis mimé un signe d'égorgement. Dans un communiqué, le rectorat de Lyon condamne des faits particulièrement graves, précise qu'il accorde la protection fonctionnelle à l'enseignante qui a déposé plainte. La mère de famille, elle, est visée par une suspension d'accès à l'école. Le maire de la commune demande à ce que l'ensemble de la fratrie soit exclu des écoles de la commune.
Autre affaire en Gironde, Romain, là c'est un surveillant et la principale d'un collège qui ont été menacés par un père de famille. Oui, cette fois ça se passe à Aisin, le père de famille de 36 ans n'aurait pas accepté que sa fille soit sermonnée par un surveillant hier matin. Il s'est alors introduit au sein de l'établissement, indique le procureur de Bordeaux,
et
aurait proféré des menaces de mort à l'encontre du surveillant, puis aurait également menacé la principale du collège. Il a été placé en garde à vue. Les précisions ce matin de Romain Ougues. Il est 7h de plusieurs dizaines de pêcheurs. Sur bloc depuis 3h du matin, dépôts pétroliers du côté de Foch-sur-Mer afin de dénoncer la hausse des coûts du carburant. Notamment, nous serons sur place dans le journal de 8h, une grande journée de mobilisation avec du monde dans la rue. Les agents EDF et GDF contre la révision du tarif agent acquis historique leur permettant de bénéficier d'un tarif préférentiel en matière d'énergie.
Mobilisation également des agents de l'État, de l'enseignement supérieur et des policiers.
Ils
sont en colère. Ils réclament plus de moyens. C'est pour Loïc Travers, délégué général adjoint Alliance Police, le début d'un bras de fer.
On
se retrouve dans la rue, à la fois pour des moyens financiers, humains, matériels, qu'on n'a plus aujourd'hui. On sent la sursollicitation qui arrive avec la venue du pape, des concerts d'envergure.
Donc, il n
'a
pas le choix de ministère. Soit il récompense les forces de l'ordre et les policiers en particulier.
Soit, effectivement, il va y avoir d'autres actions. Et notamment, par référence aux gilets jaunes, il y aura les gilets bleus de la police nationale. Dans quelques semaines, vous verrez qu'il y
aura
des actions qui seront menées dans toute la France. parce qu'en fait, on est vraiment dans un bras de fer qui va durer. Donc, il faut que ce ministère soit
à la hauteur. Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
15 personnes devant la justice ce matin impliquées dans une série de projets d'action violente à caractère terroriste soupçonnés d'avoir notamment projeté un coup d'État ou encore d'avoir enlevé en 2021 une enfant de 8 ans dans les Vosges. La petite Mia, retrouvée 5 jours plus tard en Suisse dans un squat avec sa mère, membre pour la plupart d'un groupuscule d'ultra-droite incarné Constance Bostoyenne par un homme au cœur de ce procès, Rémi Daillet, décrit comme un gourou complotiste. Un homme violent, pervers et manipulateur. C'est ainsi que les sœurs de Rémi Daillet le décrivent aux enquêteurs.
Lui, qui quelques jours après l'enlèvement de la petite Mia en 2021 assumait sur BFM TV, il prétendait avoir agi pour que l'enfant placé par la justice soit rendu à sa mère.
C'est le cas classique d'une justice qui dérape
et
qui parle d'enlèvement là où il y a une restitution d'enfant
à
la maman qui le demande et qui manifestement devrait avoir conservé son enfant et à qui on l'a enlevé de manière indue, illégitime.
Après l'enlèvement, les enquêteurs découvrent que Rémi Daillet organisait depuis
la Malaisie un réseau clandestin de plus d'une dizaine d'hommes. Son ambition renversait
le
pouvoir en place avec des actions violentes telles que la prise de contrôle d'organes de presse, la destruction d'antennes 5G ou encore l'attaque de loges maçonniques. Des fantasmes selon Dylan Slama, l'avocat de Rémi Daillet.
On
a voulu le faire passer pour un gourou, pour une personne un peu fantasque, pour une personne qui serait d'extrême droite, pour une personne qui voudrait avoir recours à la violence, tout ça c'est faux. Chez les autres prévenus, les enquêteurs ont notamment retrouvé plusieurs armes, une recette d'explosifs, mais aussi les plans de France Télévisions, de l'Assemblée ou encore de l'Elysée. La police de Carcassonne dans la tourmente, une enquête a été ouverte par le parquet pour violences volontaires après la publication d'une vidéo dans laquelle on voit un membre de la police nationale projeté de manière violente. Un homme à terre, la victime est décédée quelques jours plus tard.
La semaine dernière,
c
'était un policier municipal de la ville qui était mis en cause pour des propos racistes et sexistes relayés dans une vidéo. Emmanuel Macron, État orange, c'est depuis la base aérienne 115 que le chef de l'État doit dévoiler ce matin le nom de la première promotion du nouveau service national et puis l'attente fébrile ce matin pour les salariés de Fibre Excellence près de Toulouse. La justice doit dire aujourd'hui si elle accorde un sursis à la dernière entreprise de pâte à papier de France placée en redressement judiciaire au printemps dernier. 7h05, la bataille du Ballon d'Or a déjà commencé. Et c'est à Londres le 26 octobre que le nom du vainqueur sera révélé.
Le trophée individuel se gagne sur le terrain mais aussi en coulisses. C'est une histoire de lubing pour convaincre les votants sans journaliste par pays au classement FIFA.
Et
cette année, deux Français sont cités parmi les grands favoris Mbappé et Dembélé. Le tenant du titre s'est lui-même exprimé sur le sujet dimanche dernier en réponse à son capitaine en équipe de France avec en toile de fond Valentin Jamin le stigne d'une tension naissante. Oui, les deux hommes auront peut-être besoin de discuter dans une semaine lorsqu'ils se retrouveront en équipe de France. Car Ousmane Dembélé n'est pas allé par hasard au micro de Ligue 1+. Il avait un message à faire passer. Et quand il dit qu'il n'a jamais été l'élu mais au fond de la classe, toujours à travailler, le mot élu est précisément choisi pour répondre à Kylian Mbappé.
Les deux hommes sont concurrents dans la course au Ballon d'Or. Et l'attaquant du Real Madrid avait décrit à France Football Dembélé comme un joueur de talent. Mais moi, j'ai toujours été vu comme l'élu d'Immbappé. J'ai tout de suite été au top très tôt. Ousmane Dembélé, lauréat du Ballon d'Or l'an passé, a moyennement apprécié. D'où sa réponse. Les deux joueurs sont amis depuis qu'ils ont 15 ans mais ont parfois été opposés sans que cela n'atteigne leur relation. Cette fois, l'échange est plus frontal. Il peut surprendre alors que les deux joueurs doivent faire partie des leaders des Bleus avec Zinedine Zidane.
Et c'est vendredi que le nouveau sélectionneur dévoilera sa première liste pour affronter la Turquie, la Belgique et l'Italie dans deux semaines. Et puis Oasis, de retour en France. 17 ans après leur brouille à roc en scène, les frères Gallagher, reformés depuis, entabrant une tournée mondiale en 2027 avec un passage par le Stade de France. L'été prochain, les 23 et 24 juillet, l'annonce était attendue par les fans qui se sont roués vers le site du groupe mancunien pour avoir, Grégoire Morelli, le droit de participer à un tirage au sort. Oui, vous n'avez que jusqu'à jeudi pour vous inscrire à ce tirage au sort.
Pour ce faire, il faut passer par le site internet oasisfans.registration Une fois votre mail et vos informations personnelles renseignées, vous devez ensuite choisir dans quelle ville vous voulez assister au concert. Parmi les 11 disponibles, seulement 3 choix sont possibles. Le site vous pose après une question pour savoir si vous êtes vraiment fan du groupe. Quel album d'Oasis est sorti en 1995
?
Si vous avez répondu What's the Story, Morning Glory, félicitations ! Vous venez d'augmenter vos chances d'être tirés au sort. Et si vous faites partie des heureux élus, La billetterie ouvrira le 25 ou le 27 septembre en fonction de la ville choisie. Les places devraient coûter entre 80 et 300 euros. Et près de 3 millions de personnes à travers le monde avaient vu leur dernière tournée. C'était en 2025, la tournée de transformation. Et on a une petite pensée pour Géraldine. Géraldine Demory qui est déjà au taquet, fan absolu d'Oasis. Il est 7h08 sur RMC, moins 40% de production sur le maïs, moins 30% sur les haricots ou sur les petits pois.
La production agricole française frappée de plein fouet par la canicule de cet été. Bonjour Jean-Michel Javal. Vous êtes éleveur laitier dans la Loire. Vous êtes le vice-président de la coopération agricole qui représente la coopérative de l'agroalimentaire en France. Il faut un coup de pouce de la grande distribution. Voilà, votre parti pris, votre demande, j'allais dire, dans un instant. Mais comment faire pour arbitrer entre pouvoir d'achat et votre survie à vous, agriculteurs ? C'est aussi une des questions qu
'on
se pose ce matin avec vous tous au 32 16, 7h08.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h12 et vous êtes bien sûr RMC. Et RMC,
ce
riquel juste prix pour les produits dans nos assiettes. Après cet été caniculaire, la production agricole est en baisse. Jean-Michel Javal est avec nous. Vous êtes éleveur laitier dans la Loire. Vous présidez la coopérative Sodial. On la connaît à travers les marques Candia, Yoplait, Entremont.
C
'est cette coopérative qui récolte le lait. Il va falloir que la grande distribution nous aide. C'est un véritable appel à l'aide que vous lancez ce matin ?
Oui,
le poids des coopératives est extrêmement important en France. Puisqu'aujourd'hui, c'est 2000 coopératives. C'est 3 agriculteurs sur 4 qui sont adhérents de coopératives. C'est 70% de la production agricole. C'est 200 000 salariés. Donc, c'est quelque chose de massif la coopération agricole. Et c'est jamais que le prolongement de nos exploitations. Donc, en fait, nous ne faisons qu'un entre nos exploitations, notre amont et notre aval, l'industrie agroalimentaire. Nous amenons au quotidien les produits alimentaires dans l'assiette de nos concitoyens.
Et qu'est-ce qui se passe
aujourd'hui, Emmanuel ? Il y
a
un côté solidaire dans les coopératives. Et on dit que ça doit être un modèle qui est plus résilient que le simple exploitant qui est tout seul. Or, manifestement, vous avez autant de difficultés que les autres.
Alors, les coopératives ont été
créées
par les agriculteurs pour les agriculteurs. Elles sont gérées par les agriculteurs. Et vous parlez de l'aménagement du territoire. C'est un élément extrêmement important. Les coopératives sont ancrées dans les territoires. Elles ne choisissent pas les territoires, contrairement à certains qui auraient tendance à vouloir choisir, voire même à déserter la France. Nous, les coopératives, nous sommes ancrées
dans les territoires. Ce que vous
dites, Emmanuel, c'est aussi, est-ce que si vous, vous êtes en difficulté, c'est-à-dire vous, les coopératives, alors qu'il y a cette solidarité, alors que vous êtes censés aussi, justement, pouvoir compenser peut-être les pertes de l'un avec les réussites de l'autre, alors si vous, vous êtes en difficulté, qu'en est-il de l'agriculteur solitaire
? Là,
c'est une catastrophe. Un agriculteur isolé est un agriculteur en danger,
pour
moi. Alors, les
coopératives, elles ont un rôle d'amortisseur
auprès
des agriculteurs. Et elles ont fait beaucoup d'amortisseurs, sauf que l'amortisseur, il commence à être usé. Depuis quatre ans, on connaît des
crises successives. Le Covid, l'Ukraine, et aujourd'hui, ce qu'on a au Moyen-Orient. Et bien entendu, ce phénomène climatique, ce dérèglement
climatique, avec ses épisodes caniculaires, qui ont créé des problèmes dans nos cultures, dans nos élevages, des épisodes caniculaires depuis mai. Et aujourd'hui, on est au mois de septembre, et il fait encore plus de 30 degrés. D'où le milliard d'aides du gouvernement, d'ailleurs. Oui,
mais
est-ce que c'est ça qui va suffire ? En tous les cas, c'est bienvenu. Mais aujourd'hui, la détresse dans les fermes est extrêmement importante. Juste pour illustrer,
j
'étais hier dans ma ferme, bien entendu, j'ai mis sept bottes de foin. Sept bottes de foin pour mon élevage. Si ça continue comme ça, la grange commence à avoir beaucoup de jours. Donc, c'est extrêmement difficile.
Ce que vous voulez dire, c'est qu'à
sept étapes de l'année, c'est-à-dire mi-septembre, normalement, vous ne mettriez pas autant de foin.
C
'est-à-dire que vos vaches, elles devraient pêtre dans le pré, sans que vous ayez à commencer à utiliser le fourrage. Exactement. Et aujourd'hui, le risque, c'est qu
'on
ne
m
'annonce pas de pluie avant mi-octobre.
On
ne
m
'annonce pas de pluie avant mi-octobre. Donc là, je suis extrêmement inquiet, à
titre individuel, mais aussi pour
mes collègues. Qu'est-ce que vous demandez ? Je reçois Michel-Édouard Leclerc tout à l'heure à 8h30.
Il
y a dix jours, à ce même micro sur RMC, notre invité, c'était le patron de Bonduelle, de tout ce qui est agroalimentaire Bonduelle. Et il disait justement qu'il allait falloir payer quelques centimes de plus la boîte de haricots verts ou la boîte de petits pois. Vous êtes pris entre les deux. Est-ce que vous avez le sentiment qu'aujourd'hui, la grande distribution vous entend ? Qu'est-ce que vous dites à Michel-Édouard Leclerc
? Ce
que je dis à nos partenaires de la distribution, qui sont nos clients et qui sont indispensables pour mettre en valeur les produits que nous transformons de nos associés coopérateurs, c'est de leur dire étudions filière
par
filière, mettons-nous autour de la table
et
replançons l'alimentation au centre des préoccupations des Français. Certes, aujourd'hui,
il
y
a
un problème inflationniste. J'ai cru comprendre que vous parliez beaucoup d'énergie ce matin et c'est un vrai souci
pour tout le monde. Mais aussi pour nos fermes, mais aussi pour nos outils de transformation. Combien de centimes ? Par exemple, on va prendre le litre de lait, puisque vous êtes dans le domaine laitier. À combien faudrait-il payer la brique de lait pour s'assurer que vous, au début de la chaîne, vous êtes payé correctement ? Il
y
a un combat qu'on a mené depuis très longtemps. Moi, je mène deux combats. La juste rémunération et l'origine. Sur la brique de lait, il y a un prix, c'est le 1 euro pour la brique de lait. Aujourd'hui, pas de litre de lait à moins de 1 euro. S'il est moins de 1 euro, ça veut
dire
que vous n'êtes pas payé correctement
?
Ça veut dire qu'on aura des difficultés à valoriser auprès du producteur. Aujourd'hui, on a des coûts dans nos fermes, mais aussi des coûts dans nos usines. Je vais prendre l'exemple de ma coopérative. Aujourd'hui, Hormuz,
le
coût de l'énergie, c'est 40 millions d'euros. Aujourd'hui, on a passé 0 centime d'augmentation par rapport à ça. Donc, ça veut bien dire qu'on fait l'amortisseur. Mais dans
nos
fermes,
le
coût de la canicule, le coût de l'énergie, tout ça,
c
'est un impact très fort.
Un impact très fort et quel impact ensuite dans les rayons ? Pascal est en ligne avec nous. Pascal, vous nous appelez de Haute-Vienne, vous êtes à Limoges. Et Pascal, vous nous avez mis un message ce matin. Vous étiez justement en train, je crois, de préparer votre panier de drive ou de livraison chez Leclerc. Et vous regardiez les prix. Est-ce que quand vous entendez à l'instant cet agriculteur qui dit si ça n'augmente pas les prix dans les rayons ? Nous, au début de la chaîne, on est étouffés. Est-ce que vous, vous êtes prêts à payer un peu plus cher quand vous cliquez sur vos achats
?
Ce
n
'est pas qu'on soit prêts à payer un peu plus cher. Il va falloir qu
'on
paye un peu plus cher.
Et c'est déjà le cas. Je prends l'exemple des pommes de terre. C'est l'exemple que je donnais tout à l'heure. Les pommes de terre ont sachet de 1,5
kg.
C'est passé de 99 centimes à 1,39 €. En combien de
temps
?
Mais
en 15 jours.
Ça
a pris 40 %.
Alors,
est-ce que vraiment, ça va aller dans la poche de l'agriculteur
?
Mais je crois que c'est une bonne question qu'il faudrait poser à Michel-Edouard tout à l'heure.
Je lui poserai
ses promis. Pascal, vous achetez quoi, là, chez Leclerc ? Est-ce qu'il y
a
des choses auxquelles vous renoncez
?
Moi, j'ai tout un tas de trucs. Les légumes frais, c'est fini. La salade, c'est quasiment fini. La salade, j'ai payé 99 centimes. C'était, bon, c'est pas de la salade supérieure. Mais maintenant, elle est à 1,59 €.
60% frais de ce pays à gueule du monde, là. Ah, mais ça,
c
'est un peu l'angle mort du problème qu'on a avec, effectivement, la canicule. C'est-à
-dire
que la vérité, c'est qu'en dessous de 1 800 € par mois pour un foyer français, vous vous privez de nourriture.
Donc,
c'est quand même très clair.
C
'est-à-dire que je ne pense pas que les Français soient insensibles à la question des agriculteurs et à leurs problèmes. Mais ont-ils les moyens de soutenir ce choc climatique et ce choc de production ? J'en doute. Emmanuel
Le Chiffre. Non, mais
il y a forcément peut-être 20 à 30 % des Français qui n'ont pas les moyens. Mais si déjà les 70 % qui peuvent mettre quelques centimes de
plus
les mettaient, si tu regardes les chiffres sur le seuil de pauvreté, etc., ça changerait déjà la vie de beaucoup de monde.
Jean-Michel
Javel. Je ne
veux
pas créer de polémique à ce sujet-là. Je vous rappelle que ce que vous faites, au minimum, quand vous avez les moyens, c'est trois fois par jour,
il
y a des gens, malheureusement, qui ne le font qu'une fois par jour, c'est de se nourrir. Donc, il faut replacer ce sujet de l'alimentation au cœur des préoccupations des Français. Vous avez parlé de 1 800 euros. J'ai l'impression qu'il y
a
un téléphone qui va sortir dans les prochains jours et c'est un peu plus de 1 800 euros et il sera acheté. Le téléphone
Apple, là, à 2 500 euros.
Donc, du coup, je comprends bien que ce n
'est
pas forcément... Je
ne
pense pas que les gens choisissent entre un téléphone et la nourriture, à mon avis, pour la plupart des Français. Parce
qu
'ils n'ont plus d'argent du tout. Il y a quand même beaucoup de choses qui sont, à mon avis, un peu superflues dans notre société. Mais peu importe, le sujet n'est pas là.
Sur
le sujet de la précarité alimentaire, on peut aussi en parler. La solidarité des coopératives, elle existe.
On
a fait des propositions. Pourquoi on ne créerait pas un aspect de chèque alimentaire pour que les gens ne soient pas stigmatisés, puissent aller se nourrir dans les magasins normales avec des produits bruts, des produits essentiels
?
Une brique de lait de conso, un hémantal râpé, des fruits, des légumes, de la salade, des...
Des produits de qualité...
Des produits de qualité
basiques et qui restent accessibles.
Merci beaucoup, Jean-Michel Javel. Pascal, vous vous en sortez avec combien, là ? Il est à combien, là, votre panier
?
Moi, mon panier,
il
va être à 100
euros. Je tiendrai deux semaines. Et puis, attention, on
va
vous dire à vos amis, que 1 800 euros, moi, je les veux, par
mois.
Sans problème. Moi, je fais 1 060. Merci beaucoup, Pascal, d'avoir témoigné avec nous ce matin. On continue à parler d'autres pouvoirs d'achat. Et justement, on parlait de l'alimentaire. Il est souvent la variable d'ajustement parce qu'il y a le logement. N'oubliez pas, à 7h40, tout à l'heure, et tout se tient, au fond. On sera sur la question du logement et de
l
'accès au logement en France. Mais il est 7h20 et c'est l'heure de remonter le temps, comme chaque jour, avec Arthur Chevalier et Arthur, les patrons des entreprises d'intelligence artificielle. Sonne l'alerte. L'IA pourrait menacer l'humanité. Et oui, et ce n
'est
pas la première fois qu'un inventeur est dépassé par son invention. Apolline, l'ingénieur à l'origine de la bombe nucléaire, a passé la fin de sa vie à militer contre la prolifération des armes nucléaires. Donc attention à la technologie. Vous nous le dites dans un instant, il
y
a aussi Arnaud Demanche qui arrive pour pirater le face-à-face. On se retrouve dans 60 secondes, 7h21.
Il
est 7h22 et c'est l'heure de remonter le temps, comme chaque jour, avec Arthur Chevalier. Arthur, de Paris à Séoul, en passant par Amsterdam ou New York, l'intelligence artificielle a fait chuter les places boursières hier. Toutes les entreprises qui sont liées à l'IA ont vu leurs cours baisser. Et oui, puisque les marchés ont en fait réagi au quart de tour au propos de Dario Amodei, qui est le directeur général d'Entropique. C'est un pape de l'IA qui s'est montré très alarmiste en déclarant qu'il redoutait d'ici 6 à 12 mois qu'un groupe d'agents IA soit capable de prendre le contrôle de l'intégralité d'Internet.
Donc évidemment, face à cette menace, Amodei demande qu'on ralentisse les investissements dans l'IA. C'est aussi la position de Sam Altman, le PDG d'OpenAI. Bref, vent de panique sur l'IA, Pauline. La panique et ça donne l'impression effectivement que les créateurs d'intelligence artificielle sont dépassés. C'est évident qu'ils le sont. Et ce n
'est
pas la première fois que des inventions se retournent contre leurs créateurs. Prenez par exemple le Suédois Alfred Nobel. Il invente la dynamite à la fin du 19e siècle. Son but, c'était sécuriser l'utilisation de la nitroglycérine en canalisant sa puissance. Donc en fait, il voulait bien faire. Sauf que la dynamite va évidemment devenir une arme très restructrice, qui va coûter la vie à de nombreuses personnes. Alfred Nobel va passer sa vie à culpabiliser de cette invention, à tel point qu'à sa mort. Il donne sa fortune pour créer une fondation dont la mission est de récompenser des scientifiques qui contribuent à la paix dans le monde. C'est comme ça que sont nés les prix Nobel.
Par culpabilité. Exactement,
par culpabilité. Le
créateur de la bombe atomique a lui aussi nourri beaucoup de regrets. Oppenheimer, évidemment. Robert Oppenheimer, c'est le physicien qui a mis au point l'arme nucléaire. Il était au service de l'armée américaine. Quand les premières bombes explosent au Japon en 1945, il est traumatisé par la puissance dévastatrice de sa création. Du coup, il va démissionner de ses fonctions et se mettre à militer contre la prolifération et le développement des armes nucléaires. Une position qui lui a d'ailleurs valu d'être rejetée par le gouvernement américain et conspuée par une grosse partie de l'opinion. Ça a même touché le domaine de la botanique. Alors ça, c'est moins connu.
Dans les années 1940, un scientifique américain qui s'appelait Arthur Galston a mis au point ce qu'on appelle l'agent orange. Un herbicide qui permettait de stimuler la croissance de certaines plantes. Donc a priori, c'est anodin. Sauf que si vous mettiez trop de cet agent, ça détruisait les plantes. Et justement, l'armée américaine, encore elle, va récupérer son invention. Et pendant la guerre du Vietnam, elle va larguer des tonnes d'agents oranges pour détruire la jungle où se cachaient les guerriers vietnamains. Sauf que des composantes de l'agent orange agissaient comme un poison sur les êtres humains.
Ce qui va provoquer des cancers et des malformations chez les nouveau-nés au Vietnam pendant des décennies. Arthur Galston n'a cessé d'alerter les pouvoirs publics. Et lui aussi a passé sa vie à regretter son invention. Merci Arthur
Emmanuel.
Ce
qui est dangereux, c'est qu'on est
en train de dépasser les frontières des lois de la robotique. Édictée en 1942 par Asimov, qui avait décrit deux lois majeures pour la robotique. Un robot ne peut pas porter atteinte à un être humain. Et un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains. On voit qu'on touche la limite. C'est ça qui inquiète nos géants de l'IA. Et c'est pour ça d'ailleurs que Sam Altman, qui est lui le patron de OpenAI, a décidé de reporter l'introduction de son entreprise en bourse qui était prévue pour 2026. C'est absolument passionnant ce qui est en train de se jouer. Merci Arthur et Emmanuel. Il est 7h25, Arnaud Demanche.
Demanche Pirate, le face-à-face.
Bonjour
!
Dans le face-à-face tout à l'heure, je
reçois,
on l'a compris maintenant, le patron des magasins Leclerc, Michel-Edouard Leclerc. Mais oui ! Mais oui ! C'est la première fois de l'année qu
'il
vient vous voir. Ben oui, il passait si souvent avant. Il devait être désespéré, le pauvre Michel-Edouard.
Il écrivait
son livre. Ben oui, mais il devait être tout malheureux cet été. Dire, ben Apolline, elle ne m
'est
plus. Elle m'a larguée pendant l'été. Moi qui voulais être candidat à la
présidentielle,
il lui proposait d'être première dame. Ceci dit, ça ne vous aurait pas plu, première dame, je ne pense pas. Les pièces jaunes, les conflottistes.
Apolline de Malherbe est un homme.
Son vrai nom, c'est Jean-Michel. Jean-Michel Bourdin.
Finalement, il n
'est
pas candidat. Il a déclaré qu'il ne se sentait pas fait pour le job. Après, des candidats
qui ne se sentent pas fait pour le job, ça va quoi. Il n'aurait pas fait tâche au milieu.
Il
n'aurait pas été tout seul. Mais surtout, il a un job qui est bien plus cool. C'est le roi du pétrole, là. Le grand distributeur. C'est notre émir à nous. C'est le molla de Landerneau. Vous savez, le dirigeant du Qatar, c'est le chèque Altani. Michel Édouard, c'est le chèque carburant.
Oui, c'est ça.
Il va arriver dans une Maserati vert-pomme, en gel à bas, avec des lunettes de soleil, et un faucon sur
l'épaule. Non, je déconne. En vrai, vu le prix du litre, on est quand même plus proche du dealer d'essence. Oui
!
2,10
euros,
c'est la diesel mafia. Alors, dans les discussions, le prix
de l'essence... Ça va trop vite, il y en a trop. Il y a trop de vols à la seconde.
Dans les discussions, le prix de l'essence a remplacé la météo, et chez nous, Géraldine de Maury est obligée de s'adapter.
C
'est la météo des pompes. Demain, le litre sera à 2,40 euros à Brest, Nantes et Rennes,
2,50 euros à Paris. Vous voyez, à cause de cette grosse perturbation qui arrive d'Iran. Donc, prudence, ne sortez pas de chez vous. De toute façon, vous n'avez
pas les moyens. Donc, tant mieux. Parce que la pénurie de pétrole, c'est à cause de la guerre en Iran. Eh oui.
Eh oui. Ah, la guerre. Quelle histoire, ça, quand même. Vous avez vu le détroit d'Ormuz ? Il est refermé. Je ne savais même pas qu'il avait rouvert dernièrement. Ça va à une vitesse, l'information. Ah là là. Les pétroliers vont faire le tour de la planète pour nous livrer. Et quand ils vont arriver, ils vont utiliser leur propre cargaison pour faire le plein et rentrer chez eux. C'est très, très compliqué. Ok, les sous, en ce moment. Tiens, j'ai lu que pour qualifier la situation budgétaire française, notre ministre de l'économie a déclaré « Nous n'avons plus de gras
». Bon,
ben, nous, on en a tous un peu. Si on peut dépanner, on a mangé beaucoup de crème glacée cet été. Voilà. Si on n'a plus de
gras
pour sauver la France, qu
'est
-ce qu'on va faire ? Il va falloir liposucer Gérard Larcher.
Oh là là là là.
Parce
qu
'au grand mot, les
grands remèdes.
Quelle horreur.
Nos réserves stratégiques sont stockées dans le ventre et le menton du président du Sénat. Il faut qu
'on
le planque dans une chambre froide de chez Leclerc, avec des membres du GIGN qui montent la garde. On ne sait plus quoi faire. On ne sait plus quoi faire. Il
faut
en parler à Michel-Édouard à 8h30. C
'était un eau
de manche qui revient en direct à 8h15. Il est 7h28. On se retrouve dans un instant pour la météo et le journal. RMC, Apolline Matin. Le journal de Victor Pochet. Bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Blocage en cours aux dépôts pétroliers de Fosses-sur-Mer. La hausse des carburants moteurs de la colère des pêcheurs qui ont investi les lieux. Vous allez entendre qu'elle pousse aussi les industriels à vouloir vite renégocier les prix en rayon. Nouvelle enquête visant la police à Carcassonne après les propos racistes d'un agent municipal. Une famille porte plainte contre un policier national que l'on voit sur une vidéo projetée violemment au sol.
Un jeune homme aujourd'hui décédé. Et puis les sportives contre l'actrice Sydney Sweeney. Nue dans une pub pour un site de Paris. Sexiste et loin des valeurs de la performance disent les principales concernées.
Mais
d'abord, votre réveil sous cette chaleur exceptionnelle de septembre. Encore pire qu'hier. Le pic est pour aujourd'hui. 32 à Paris. 100ème jour de l'année au-dessus des 25 degrés dans la capitale.
C
'est tout simplement historique. Les maximales, elles sont pour le sud-ouest. 35 attendus à Bordeaux-Pierre-Bourges où beaucoup de Bordelais transpirent leur ras-le-bol après un été caniculaire. Broute pour l'hôpital. Ces deux infirmières doivent encore et toujours subir les fortes chaleurs.
Très compliqué en ce moment-là. Avec les chaleurs et tout. Sous-tit dans les chambres des patients. C'est vrai qu'il fait encore extrêmement chaud pour un mois de septembre. A
Bordeaux, ce mardi, pourrait être le 8ème jour de septembre où le thermomètre dépasse les 30 degrés selon Météo France. De quoi démoraliser cette serveuse dont la terrasse est en plein soleil. J'en ai marre. Je pensais que ça allait redescendre. J'ai hâte de l'automne. C'est vite tombant. Même constat pour ce groupe de seniors en promenade dans Bordeaux. Je n'en peux plus. Dominique a 79 ans. On n'a pas eu la possibilité de récupérer. Alors quand elle apprend qu'il pourrait faire encore 36 degrés aujourd'hui. Ah non, moi je ne veux pas. 36, je déménage. Déménager, ces deux étudiantes en quatrième année aimeraient bien aussi pour échapper à leur bouilloire thermique.
C'est bien la première fois qu'elles font leur rentrée avec ces températures. En 4 ans, vraiment, on a passé des rentrées.
Là,
on était en petite veste. Mais là, on short et tout, jamais. On est tous fatigués. On transpire dès qu'on arrive. Ça fatigue encore plus, ce n
'est
pas possible. D'autant que ce n'est pas fini. Après une accalmie en fin de semaine, les températures pourraient à nouveau dépasser les 30 degrés dès lundi prochain. Des fortes chaleurs qui impactent les agriculteurs dans les colonnes du Télégramme. Leur ministre promet que les aides d'urgence de l'État arriveront dans les prochaines semaines. La colère des pêcheurs s'exprime ce matin à fosse sur mer. Dans les Bouches-du-Rhône où des dizaines d'entre eux bloquent un important dépôt pétrolier. Protestation contre la hausse des carburants qui les prend à la gorge et qui pourraient bien faire monter les prix en rayon. Victor Jouanin avec nous en direct ce matin.
Pour l'instant, l'envolée est relativement contenue. Les négociations commerciales approchent. C'est ce moment où les distributeurs et les fournisseurs s'accordent sur les tarifs. Face à la flambée des emballages et de l'énergie, les fabricants de l'agro-industrie poussent pour faire avancer le calendrier. Oui, pour l'instant, ils absorbent les surcoûts en rognant sur leurs marges. Mais ce ne sera bientôt plus tenable. Les industriels ont besoin de réviser leurs tarifs sans attendre la date légale des négociations. Avec les enseignes de la grande distribution comme Carrefour ou Leclerc, qui se déroulent de décembre à février.
Des négociations anticipées, c'est ce que demande Léonard Prunier, le numéro 1 d'une fédération qui représente des fabricants comme le Café Malongo ou les Chips Bretz. J'appelle les distributeurs à ouvrir les négociations avec les entreprises qu'ils demandent. Il faut se rendre compte que le coût de transport, c'est 30% de hausse en moyenne. Les emballages, c'est plus de 10%. Là,
on
voit, suite à la sécheresse, il
y a
des augmentations sur les matières premières agricoles. Dans les autres pays européens, les PME-Di ont déjà réussi à percuter les hausses de coûts qu'elles ont eues. Donc, il y a besoin d'ouvrir les négociations pour les entreprises qui en ont besoin, rapidement. Pour le moment, les enseignes font la sourde oreille. On n'a aucun intérêt à renégocier. Dès maintenant, me confie un distributeur, parce que si lui accepte une hausse des tarifs, mais pas ses concurrents, il perdra des clients. Donc, les prix n'augmenteront probablement pas avant mars prochain, à la fin des négociations. Des négociations qui s'annoncent explosives dans le contexte de la campagne présidentielle.
Et la parole de Michel-Édouard Leclerc est particulièrement attendue dans ce contexte. Il sera, mon invité sur RMC, à 8h30 dans le face-à-face. Acceptera-t-il de rouvrir les négociations ? A quel prix aussi pour nous tous en rayon ? Réponse donc à 8h30 aujourd'hui. 7h35 sur RMC. On en vient à cette plainte déposée et cette enquête ouverte hier pour violences volontaires à Carcassonne. Après les images des propos racistes d'un policier municipal, c'est encore une vidéo qui fait polémique sur les réseaux sociaux. Maxime Clier-Usa du service police-justice de RMC. On y voit un policier national s'en prendre à un homme depuis décédé.
Oui, le jour de la fête de la musique, la police intervient pour interpeller un homme. À ce moment-là, Youssef, à proximité de la scène, se rend derrière une enceinte. Il est alors saisi par l'un des policiers nationaux présents, puis projeté au sol. Je les claque la gueule par terre, ça ne fait pas ! Une scène particulièrement violente, selon l'avocat de la famille, maître Hakim Djorf. Youssef, qui est totalement normal, qui n'est pas agité, qui est polie, n'insulte personne. Et la vidéo, c'est ça qui est le plus choquant, c'est le bruit de la tête qui claque contre le sol.
Les violences qu'il a subies sont innommables, et pas nécessaires, pas justifiées par proportionnel à ce qui s'est passé. Ça fait énormément de peine pour l'image qui est renvoyée, et la famille du défunt qui, en plus, doit faire face à un deuil. Youssef décède 12 jours plus tard, mais la procureure de Carcassonne exclut tout lien entre ces violences et son décès. Elle évoque les antécédents de polytoxicomanie de l'homme de 29 ans, une version que réfute le frère de la victime. Selon lui, Youssef avait simplement fumé des joints à la fête de la musique. La famille, qui espère désormais que le policier, sera sanctionné pour son geste. Les précisions de Maxime Clier rusa pour RMC.
Deux affaires de menaces à l'école. Une plainte déposée dans Lyon par une directrice d'établissement contre une mère qui l'a menacée de mort. Tandis qu'en Gironde, c'est un père qui a passé sa première nuit en garde à vue pour des faits similaires à l'encontre d'un surveillant et d'une principale de collège. On y reviendra dans le journal de 8h.
Des
sportives du monde entier s'en prennent à Sydney Sweeney, l'actrice américaine accusée de sexualiser le sport féminin.
En
cause, une pub pour un site de Paris dans lequel la superstar apparaît nu, ses parties intimes seulement cachées par des ballons, des raquettes ou des protections de foot américains. Antoine Brard.
La
réaction des athlètes ne s'est pas faite attendre. A travers des vidéos publiées sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette publicité, ces sportives du monde entier montrent à quoi ressemble véritablement leur sport avec des images de leur performance. Parmi elles, la triathlète française Mathilde Thilly, qui affirme qu'aucune somme d'argent ne devrait convaincre une femme de renvoyer une telle image des athlètes féminines. Pour la consultante RMC Sport et ancienne joueuse de tennis Sarah Pitkovski, cette polémique tombe alors
que les instances sportives tentent de limiter la sexualisation des athlètes.
Il y a ces garde-fous qu'on essaye de mettre en place. On a demandé aux producteurs des épreuves d'athlétisme d'avoir une manière de filmer qui fait qu'on ne fait pas des gros plans, par exemple sur les sauteuses en hauteur, sur leurs fesses, au moment où elles vont sauter. En réponse aux critiques, Sidney Swinney a relayé des photos de sportives qui ont déjà posé nues pour des magazines, comme la championne de tennis Serena Williams en 2009.
Les explications d'Antoine Brard pour RMC. Et puis les courses, le quintet c'est à Compiègne, à 13h55. Les pronostics de la Dream Team des courses RMC, sa favorite c'est le numéro 4, Maya Star, son outsider, le 2, Step Morning, le 4 et le 2. C'était le journal de Victor Pochet, il est 7h38 sur RMC.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Et on va parler logement dans un instant. Priorité nationale pour le logement social, voilà ce que veut Marine Le Pen si elle est élue. La candidate du RN qui veut aussi supprimer la loi SRU, celle qui impose notamment 25% de HLM dans les villes. Christophe Robert est dans ce studio. Bonjour. Vous êtes le délégué général de la Fondation pour le Logement, l'ex-fondation Abbé Pierre. Cette crise du logement, vous la connaissez mieux que personne. Comment faire pour trouver des solutions sur le logement sans rejeter en bloc totalement ces propositions, sans monter les Français les uns contre les autres, les habitants des HLM les uns contre les autres ?
Vous nous répondez dans un instant. Et d'ici là, je vous attends au 3216. Appelez-nous. Comment vous vous en sortez face à la crise du logement ? Vos témoignages, on les attend évidemment sur RMC. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 7h42 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story. De plus en plus de voix qui montent pour dire que la crise du logement est en train d'étouffer la France et les Français.
Et
face à cela, il y a eu hier les propositions radicales de Marine Le Pen. Elle annonce que si elle est élue, le logement sera l'un de ses grands chantiers, mais avec notamment l'idée d'une préférence nationale pour l'accès au logement social. Bonjour Christophe Robert.
Bonjour.
Vous êtes le délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés. C'est l'ancienne fondation Abbé Pierre. Réserver les logements sociaux aux seuls Français. Elle appelle ça la priorité nationale. Supprimer la loi SRU qui impose 25% de logements sociaux dans les villes. Comment est-ce que vous réagissez
? On
croit rêver, c'est effrayant. La loi SRU, si je prends d'abord ce sujet, c'est celle qui a permis depuis 2000, quand elle a été adoptée, de faire construire à peu près un million de logements.
C
'est un peu plus de la moitié des logements construits ces 20 dernières années.
C
'est donc celle qui permet quantitativement de répondre à nos concitoyens les plus fragiles, ceux qui ont des ressources modestes, les plus pauvres, les classes moyennes inférieures, les travailleurs pauvres, les travailleurs précaires. Et tout d'un coup,
et
je crois que le Rassemblement National et l'EFN n'avaient jamais été aussi loin, ils proposent de la supprimer purement et simplement. Ça veut dire moins de logements, sachant que la loi SRU, c'est
beaucoup
plus de construction de logements, mais c'est aussi mieux réparti dans les villes, pour ne pas qu'il
y
ait d'un côté 70% de logements sociaux et de l'autre 5%. L'idée, c'est de dire qu'on fait tous à
minimum
20 à 25%.
Sur tout le territoire, toutes les
villes font 20 à 25%.
Oui, à partir de 3500
habitants. Mais effectivement, globalement, c'est super, c'est une meilleure répartition, c'est plus de logements. Je vous entends, je ne
suis
pas certain que la proposition de Marine Le Pen soit la solution à tout. Je ne crois pas, non. Non, d'accord. Mais cela dit, la vérité, c'est que, un, elle en fait un axe prioritaire de sa campagne, deux, c'est un... Le logement. Oui, le logement. Si elle émet ses propositions, c'est parce qu'elle sait qu'elles seront entendues par son électorat, et là, en l'occurrence, ça concerne essentiellement des classes populaires, donc on est bien obligé de constater que, un, c'est un échec des partis de gouvernement, le logement, et que, deux, cette loi SRU, c'est très bien qu'elle existe, et peut-être qu
'il
faut la maintenir et la renforcer, mais pour l'instant, la vérité, c'est qu'elle n'a pas réglé le problème du logement. Non,
mais...
Christophe Robert. Alors, d'abord, oui, Marie-Hélène Lezpenne prend un sujet extrêmement préoccupant en France aujourd
'hui, la crise du logement. Et c'est la seule à être entendue sur ce sujet.
Par contre, quand vous dites qu'elle va répondre à l'électorat populaire, non, le logement social, c'est justement pour les classes populaires. En supprimant la loi SRU, c'est moins le logement social. En supprimant les aides pour la rénovation thermique de logements, au profit de prêts, c'est ça qui est proposé, on empêche les personnes de pouvoir rénover
leur logement. Dans les
différentes études.
La
question,
c
'est qu'elle met le sujet sur la table, ça c'est bien, et j'aimerais que tout le monde mette bien le sujet sur la table, mais les réponses sont complètement à l'inverse de ce dont nous avons besoin aujourd'hui, notamment les
classes populaires dans ce pays. Est-ce que la question, ce n'est pas
aussi l'accès à la propriété, le fait de pouvoir aussi en sortir du logement social ? Bien sûr. C'est aussi une des questions et un des échecs, peut-être, c'est ce sentiment, pour un certain nombre de Français, d'attendre des années avant de pouvoir avoir accès au parc social, aussi parce qu'il n'y a pas vraiment de roulement. Ah, complètement. Mais vous savez, il y a 2 millions de demandeurs de logements sociaux aujourd'hui, parce que pour beaucoup de nos concitoyens, c'est la seule solution. Parce que le logement locatif est trop cher, parce que l'accession à la propriété est rendue impossible pour les classes moyennes inférieures, pour les catégories modestes.
Donc, ceux qui sont dans le logement restent bloqués dans le logement social, et beaucoup de monde voudrait pouvoir y accéder, et ne le peuvent pas. Donc, il faut absolument relancer la production. Mais Marine Le Pen ne dit pas comment elle va construire. Elle va moins construire, puisqu'il y
aura
déjà moins de logements sociaux via la loi SRU, et ensuite, elle va moins rénover, parce qu'elle supprime les subventions aux catégories modestes pour rénover leur passeport. Je voudrais qu
'on
donne la parole à Ethan, qui nous appelle de Chaville, dans les Hauts-de-Seine. Bonjour Ethan.
Je crois que
vous êtes chauffeur routier, vous vivez vous-même dans un logement social, et vous avez été choquée quand vous avez entendu Marine Le Pen, qui dit, en fait, le problème c'est aussi les étrangers qui ont accès au parc social, et qu'elle veut désormais réserver le logement social aux seules personnes qui ont la nationalité française. Comment vous réagissez, Ethan
? Oui,
moi je trouve que l'extrême droite, c'est l'art du bouc émissaire. Comme d'habitude, on dresse les Français, enfin, on dresse la population les uns contre les autres.
Je
pense que ça, c'est une sorte de diversion. Le problème, on le sait très bien, c'est le manque de logements sociaux, et des constructions qui ne sont pas à la hauteur. Et donc dire, faire croire aux Français que s'ils ont du mal pour se loger, c'est à cause de leurs voisins d'origine immigrée, c'est vraiment de la malhonnêteté intellectuelle. On a aujourd'hui une fracture sociale qui n'a jamais été aussi grande en France. On sait que la moitié de la population détient 95% de la richesse brute. On sait que le nombre de multipropriétaires n'a jamais été aussi important. Il faudrait plutôt s'attaquer à ça. Et là, on aura des logements qui permettront aux Français de se loger décemment.
Je trouve que, toujours s'en prendre aux immigrés, aux Algériens, aux musulmans, toujours la même rengaine en faisant croire aux Français que ce sont les responsables de
la
situation du pays, c'est de la diversion. Et encore une fois, je le dis, l'extrême droite, c'est le parti qui permet à l'élite de s'enrichir toujours autant. Et pendant ce temps, les gens qui sont en
bas... C'est important d
'entendre aussi votre témoignage et votre réaction étonne. Emmanuel ? Moi, ce qui me gêne un peu, et c'est un petit reproche que je vous ferai, Christophe Robert,
c
'est que, dans tout le débat, on ne parle que de logements sociaux. Or, il y a 5 millions de logements sociaux en France, il y a 38 millions de logements au total. Et j'ai l'impression qu'en fait, on ne dit pas grand-chose de ce qui, quand même, serait un moyen de résoudre une partie de ce problème, plutôt que de gérer la pénurie comme on le fait. C'est d'encourager massivement la construction privée. Or, vous avez parfois des prises de position, je me dis, vous soutenez des mesures qui sont quand même... Des mesures qui n'encouragent pas, par exemple, l'accès à la propriété pour les gens qui veulent louer, etc.
Et donc, est-ce que c'est quand même pas la libéralisation de la construction qu'il faut organiser ? C'est retomber des règles très contraignantes aujourd'hui. Ah ! C'est votre chute. Non,
non,
attendez, vous m'interrogez sur la suppression de la loi SRU, sur la préférence nationale, et moi, je vous dis, Marine Le Pen ne
propose rien pour réduire la crise de logements.
Mais oui, bien sûr. Mais pas la chute que vous proposez là. C'est-à-dire, oui, bien sûr qu'il faut construire plus. On sait qu'il faut construire à peu près 400 000 logements par an. Mais les mesures prises depuis 10 ans ont réduit considérablement la construction de logements. On est à moins de 300 000. Ensuite, il faut favoriser l'accession sociale à la propriété pour ceux qui le souhaitent. Il y
a
des outils qu'on peut développer pour ça. Ce que nous disions là, c'est que Marine Le Pen, qui dit qu'il va en faire un chantier prioritaire de son quinquennat, supprime les outils qui permettent de produire du logement social, supprime les outils qui permettent de rénover les logements locatifs privés. Je ne parle pas de logement social. Ma prime rénove au profit de prêts. Mais c'est bien mal connaître l'état des finances de nos concitoyens les plus modestes, des classes moyennes inférieures et des plus pauvres. Et puis après, mais l'État ne l'a dit, il l'a très bien dit, il faut quand même réguler les marchés.
C
'est-à-dire qu'à un moment, regardez par exemple l'encadrement des loyers. J'ai la ministre du Lothman à
côté.
Il se trouve que Cécile Duflo vient d'entrer dans ce studio, car comme chaque mardi, dans un instant, c'est la proposition concrète de gauche, et ce sera Cécile
Duflo.
Vous
avez
enfin une mesure qui redonne du pouvoir d'achat aux ménages. On a besoin pour nos concitoyens d'avoir des mesures qui fonctionnent. Mais pas pour bloquer tout le marché, c'est là où vous avez raison. Ça limite simplement les loyers excessifs. Et ça redonne du pouvoir d'achat aux ménages. Ça leur redonne la capacité d'agir. Enfin, donc, on a là, bien sûr, nécessité de jouer sur tous les leviers de l'accession au locatif privé, au logement social. Mais là, Marine Le Pen a agité le chiffon rouge, si vous voulez, en mettant les étrangers comme étant la cause. C'est ce que disait Ethan, ce qui est complètement faux. D'ailleurs, il
n'y a
pas de favoritisme dans l'accès au logement social.
Il
n
'y a
pas une surreprésentation dans le logement social. C'est faux. Mais pendant ce temps-là, on ne parle pas des vrais sujets, ce dont nous sommes en train de parler. Merci beaucoup, Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés. Et merci à Ethan pour son témoignage. Vous le disiez, en effet, chaque mardi à 7h50, c'est la proposition de gauche. Hier, c'était la droite. Cécile Duflo. Cécile, nouveau coup de chaud encore aujourd'hui en France. Les élèves vont encore souffrir dans leurs écoles. Et vous avez une proposition pour 2027.
Oui, il faut absolument mettre en place un plan fraîcheur et isolation pour les écoles. 5 milliards par an, c'est accessible, c'est possible. Tout le monde doit être d'accord avec ça.
Vous nous le dites dans un instant.
On
va en débattre. Il est 7h51. RMC, Apolline Matin.
Il
est 7h52. Le bonus, Mathieu, c'est le groupe Muse
qui...
C
'est le
réseau social.
Eh oui. Les fans ont peut-être dû rechercher les pages du groupe britannique. Tous les identifiants.
Arrobas Muse sur les plateformes de Meta, Facebook, Instagram notamment. Désormais, il faut chercher arrobas Muse Band. Muse le groupe. Pourquoi ? Le nom Muse devient une marque. Et ça dépasse les trois rockers anglais. Muse, c'est le nom choisi par le groupe de Mark Zuckerberg pour son assistant d'intelligence artificielle. Et comme on n
'est
jamais aussi bien servi que par soi-même, Meta a dépossédé le groupe de ses identifiants pour récupérer le nom et l'adresse Muse sur les réseaux. Alors, les fans l'ont pris avec le sourire. Muse raconte sans arrêt des histoires de technologies dystopiques d'IA qui reprennent le contrôle. Alors, se faire voler par une IA, c'était finalement assez normal. Désormais, Muse, c'est un assistant personnel qui va faire vos recherches, envoyer vos mails, gérer votre agenda. Bref, c'est un peu autre chose.
RMC, Apolline Matin. Proposition de gauche, proposition de droite.
Tous les jours sur RMC à 7h50, la proposition politique concrète droite-gauche. On alterne et le mardi, c'est la gauche avec vous, Cécile Duflo. Cécile, centième jour de l'année à plus de 25 degrés à Paris. Ce sera donc aujourd'hui 35 degrés attendus à Bordeaux ou à Toulouse. En tant qu'ancienne ministre du logement, vous avez une proposition. Vous voulez lancer un grand plan fraîcheur dans les écoles. Il s'agit de quoi ?
Il
s'agit de se dire qu'on ne peut pas laisser les enfants dans cette situation. On a déjà eu ce débat au mois de juin.
Et
puis, tout le monde se disait, c'est juin, c'est la fin de l'année, garder les enfants à la maison. Là, c'est la rentrée. C'est la rentrée et des enfants vont être dans des classes à plus de 35 degrés. En maternelle, en CP, au collège. La situation n'est pas possible. On ne peut pas rester dans cette situation. Et ma proposition, c'est que ce soit une sorte d'accord général autour de cette proposition. Il va y avoir le débat sur le budget. Là, on sait ce qu'il y
a
à faire. Et il se trouve qu'en plus, il
y a
un rapport qui est sorti l'année dernière, publié par l'Alternative écologique et sociale, qui dit, voilà ce qu'il faudrait faire pour les écoles. D'abord, un protocole. Comment on fait ? Comment les enseignants font en situation de grande chaleur ? On a commencé à discuter. Le bac, uniquement le matin. De toute façon, il faut un
protocole. Une adaptation.
Exactement. De l'eau disponible dans toutes les classes, par exemple. Et puis ensuite, il faut rénover les bâtiments. Les trois quarts des cités scolaires et des lycées ont été construits avant 1970. L'immense majorité des bâtiments, 90%, n'ont pas du tout les normes de consommation.
Il faut quoi ?
Il
faut
de la ventilation ?
Il
faut de l'isolation. Et ça, c'est un plan à long terme. Mais tout de suite, il faut des stores, des brises soleil. Il faut végétaliser les cours. Il faut planter pour essayer de faire baisser le plus possible la température et rendre aussi les cours d'école vivables. Ça, on sait le faire, en fait. Ce que je veux dire,
c
'est que tout ça, c'est techniquement assez simple. Ça demande, ça a été chiffré par ce rapport, 5 milliards d'euros par an. Donc, c'est pas inaccessible et
en tout cas, c'est indispensable. Mais c'est pas rien,
quand
même. Pendant 10
ans. Sur 10 ans, on rénove l'intégralité de notre parc. Bah oui. Ça fait un
peu lever
les yeux
au ciel d'Emmanuel. Le problème, c'est
que tout ça,
c
'est parfait dans un monde idéal. On aurait les moyens, etc. Mais c'est tout sauf une priorité par rapport à d'autres priorités. Déjà, dans les écoles, si on mettait des toilettes normales en service, ce serait mieux. Et puis deux, la part de la chaleur dans les classes, dans la nullité des Français au classement PISA, c'est combien ? Donc, attaquons-nous au sujet essentiel.
C
'est hyper intéressant ce que vient de dire Emmanuel, parce que de dire que
c
'est pas une priorité. En fait, on sait maintenant, c'est ultra bien
documenté.
Non, mais c'est bien documenté
qu
'en fait, les élèves travaillent moins bien. Les enseignants sont aussi en souffrance. Il y a des jeunes personnes qui sont évanouies en classe. La chaleur, ça nous fait travailler beaucoup moins bien. Et au moment de l'apprentissage, c'est décisif. Donc, bien sûr que
c
'est une priorité. Et par ailleurs, c'est la chaleur maintenant. Mais nous sommes en septembre, je vous l'annonce. On aura les mêmes discussions ici, à Pauline, quand il fera très très froid cet hiver. Cécile,
vous avez parlé
ventilation, vous avez parlé store.
Vous
n'avez
pas
prononcé le
mot clim. Parce que c'est tout à fait possible dans un certain nombre de situations. Mais ce qu'il faut d'abord, c'est isoler des bâtiments. Ici, on a déjà eu ces débats ici. Même les professionnels de la climatisation disent, mettre de la clim dans des bâtiments pas isolés, c'est absurde. Donc, il faut faire ce travail. Et c'est pour ça qu'il vaut mieux un vrai plan organisé, financé, plutôt qu'être dans des petites mesures en
permanence. C'est une
mesure formidable, très ambitieuse. Et d'ailleurs, si vous prenez l'exemple de Phoenix en Arizona aux Etats-Unis, qui est la ville la plus chaude des Etats-Unis, c'est quelque chose qu'on a adapté à toutes les institutions, les écoles, les bâtiments d'administration, les appartements pour deux raisons. Un, les gens n
'ont
pas les moyens tous d'avoir la clim, donc il
y a
un problème économique. Et deux, tout simplement parce que ça fait effectivement baisser plus durablement et structurellement la température de la ville. Donc effectivement, c'est repeindre le bitume. Alors, quand on le dit en France, c'est toujours tourné en dérision parce qu'on répond clim, clim, clim. Bien sûr, la clim, évidemment. Mais durablement, il faut admettre que l'adaptation de nos villes
et
donc de nos écoles à la nouvelle situation climatique, ce n
'est
pas un petit sujet. Et vous savez que c'est Christian Estrosianis qui a été un des pionniers là-dessus pour recréer des courants d'air dans sa ville. Car au 19e siècle, on savait créer des courants d'air. Aujourd'hui, on ne sait plus le faire.
Exactement, des courants d'air, des bâtiments traversants, de la végétalisation. Singapour a
fait le
choix de la végétalisation massive. Et c'est un vrai sujet parce qu'en fait, il y a un scénario où on pourrait se dire, bon, il y a un été chaud comme on a vécu, puis après ça va aller mieux. Là, on sait, et je vais vous dire une chose qui pour moi est un peu brutale. Dans le rapport qu'Oxfam a sorti en 2024, on disait, les écoles de Gironde seront exposées à des vagues de chaleur à 35 degrés d'ici 2030. En fait, ce n
'est
pas 2030, c'est 2026. Et donc, tout va plus vite. Donc, ces investissements qu'on ne fait pas aujourd'hui, on les paiera beaucoup plus cher. Et oui, la résilience globale et notamment l'usage de la végétation, c'est la clé pour réussir à faire durablement baisser la température. Et il faut agir maintenant. Et moi, je pense que c'est un sujet, les écoles sur lesquelles on peut avoir tout le spectre politique. Je
poserai
la question politique, vous pouvez compter sur moi. Merci beaucoup. Cécile, demain ce sera Charles Consigny pour la proposition de droite. Il est 7h57. On se retrouve dans un instant. La météo et le journal. Et à la ligne du journal de 8h, ce dépôt pétrolier bloqué à Fosse-sur-Mer, nous serons sur place en direct dès le début du journal.
A
tout de suite.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin.
Le
journal de 8h sur RMC. Bon réveil à tous. RMC. Apolline Matin. Avec Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. Vous allez voir que c'est un mardi sous le signe de la colère. La colère contre la flambée. Les carburants d'abord des pêcheurs bloquent ce matin un dépôt pétrolier de Fosse-sur-Mer près de Marseille. Et un premier rassemblement est annoncé ce matin à La Rochelle. On va en reparler. Vous allez entendre aussi la colère et l'inquiétude des agriculteurs avec la sécheresse. Les éleveurs qui disent qu'ils puisent déjà dans leur stock de foin. Et la colère du monde enseignant encore une fois après deux nouvelles affaires de menaces de mort en Gironde et dans Lyon.
Ça
y est, la colère gronde. Des pêcheurs, au moment où l'on se parle, bloquent un dépôt pétrolier dans la région de Marseille. Oui, on va retrouver Anna Jojard tout de suite, la correspondante de RMC dans le sud-est en direct de Fosse-sur-Mer. Donc où les pêcheurs bloquent depuis cette nuit un grand dépôt pétrolier. Anna, dites-nous ce qui se passe et ce que vous voyez.
Oui, alors le blocage a commencé vers 3h du matin. Je me trouve devant la sortie du dépôt pétrolier où on voit bien deux panaches de fumée noire qui s'échappent de feux de palette et de pneus. Devant eux, plusieurs dizaines de pêcheurs réunis. Et surtout, le long de la route, on peut voir une longue file de camions citerne alignés. Il y en a au moins une cinquantaine. La route pour accéder au dépôt pétrolier a été fermée. Ces professionnels de la pêche dénoncent une dégradation continue de leurs conditions d'activité, notamment avec la hausse des coûts des carburants et la multiplication des contraintes administratives. Pour l'instant,
ce
que l'on sait, c'est que la ministre de la mer et de la pêche a pris acte de leurs revendications et est prête à les recevoir dans les prochains jours. Mais les pêcheurs ici disent l'avoir déjà rencontré en mai et alerté sur leur situation. Aujourd'hui, ils demandent à voir directement avec Monique Barbu, la ministre de la transition écologique, voire même le Premier ministre, s'il le faut, lance certains.
Anna Jojard, en direct de Fosse-sur-Mer. Ce matin pour RMC, des pêcheurs avaient déjà manifesté hier à Sète et à Port-Vendre, près de la frontière espagnole. Et c'est aujourd'hui que commence la mobilisation citoyenne contre les prix des carburants, avec un premier rassemblement annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux à La Rochelle. Alors on ne sait pas combien ils seront. Vous allez entendre l'organisateur dans un instant. Ce sera une indication, en tout cas avant la date du 17 octobre, et une possible reprise, vous le savez, du mouvement des Gilets jaunes. Les prix sont au-delà de l'acceptable. Il y
a
beaucoup de gens qui dénoncent ce racket fiscal. Et j'ai attendu, rien ne s'est passé. Donc j'ai décidé, moi, de prendre une petite heure de mon temps pour remplir une déclaration en préfecture pour organiser un événement. Je me dis, je serai peut-être tout seul. On sera peut-être 10, on sera peut-être 100,
on
sera peut-être plus. Mais en tout cas, il faut le faire. C'est plus tenable. À un moment donné, la seule manière dans tous les cas de changer les choses, ça sera de se rassembler. Dans tous les cas, c'est une première et ça ne sera pas la dernière.
Et
je vous le disais, c'est un mardi qui est placé sous le signe de la colère, avec de nombreuses professions qui seront dans la rue. Donc aujourd'hui, les policiers, par exemple, à l'appel du syndicat Alliance pour demander plus de moyens. Ils menacent de lancer le mouvement des gilets bleus.
Le
secteur de l'énergie pour défendre les tarifs préférentiels sur les factures. Ils craignent la fin de cet avantage avec la chasse aux économies. Les syndicats de l'enseignement supérieur aussi qui se mobilisent pour l'avenir des universités. Il y
a
de plus en plus d'étudiants qui accèdent aux études supérieures, mais le nombre de places ne suit pas et le budget des universités est dans le rouge. Voilà pourquoi il y a donc une mobilisation également dans ce secteur aujourd'hui. Et c'est dans un contexte d'inquiétude que s'ouvre à Rennes le 40e salon international de l'élevage. Il va durer jusqu'à jeudi. Les éleveurs expliquent, et vous allez les entendre, qu'avec la sécheresse et la chaleur, ils sont déjà en train de puiser dans les stocks de foin pour nourrir les animaux, ce qui engendre un surcoût estimé à 5 milliards d'euros, nous dit Cassandre Brault.
Quand il regarde ces pâturages, Joanie Mermoz fait un triste constat. Aucune pousse d'herbe. La précocité des vagues de chaleur a fait que l'herbe au-dessus de 30 degrés ne pousse pas. Cet éleveur de vaches laitières en Savoie est déjà obligé de puiser dans son stock pour nourrir
ses
bêtes. Là je complète avec des bottes de foin qui ne seront pas disponibles cet hiver, vu qu'elle les mange maintenant. C'est la première fois que je suis une telle perte, je ne
vais
pas se finir d'année aussi noire. Et cet
éleveur ne fait pas figure d'exception.
La situation est catastrophique, on n
'a
pas d'herbe du tout.
Patrick Mollat est éleveur de vaches et de brebis dans les Pyrénées en Haute-Garonne.
Moins bonne qualité de lait, moins de lait pour nourrir les agneaux, donc plus de consommation d'aliments. On va consommer 40 à 50% de foin de plus que d'habitude, parce qu'on n
'a
pas de quoi en manger d'or.
Seule solution pour ces éleveurs, acheter du fourrage et des céréales, comme c'est le cas de Emmerich Loapre, producteur de porc et de vaches à laitante en Ily-et-Vilaine.
L'année dernière, les céréales de maïs étaient vendues aux alentours de 150 euros la tonne, et cette année on est aux alentours de 270 euros la tonne. On a des trésoreries qui sont déjà au plus bas, avec des céréales qui sont au plus haut, donc en fin de compte, on est vraiment dans une impasse économique très compliquée en ce moment.
Et s'il le faut, l'éleveur se prépare déjà à ne pas se verser de salaire.
Et
ne manquez pas, tout à l'heure, Michel-Edouard Leclerc qui répondra à mes questions à 8h30 sur ces deux enjeux qui sont en train de devenir des enjeux cruciaux, la question du carburant et la question du pouvoir d'achat. On parlait de la chaleur, on attend jusqu'à 36 degrés aujourd'hui dans le sud-ouest, huitième jour pour un mois de septembre, à plus de 30 degrés à Bordeaux. Et la ville de Paris va connaître ce mardi sa centième journée depuis le début de l'année, à plus de 25 degrés, c'est jamais arrivé, c'est inédit depuis l'existence des relevés météo en 1872. On sera à une dizaine de degrés au-dessus des normales de saison.
Je
vous le disais,
il
y a deux nouvelles affaires de violence à l'école ce matin dans l'actualité. Une semaine seulement après la condamnation d'un père qui menaçait de décapiter une enseignante près de Toulouse. Un autre père de famille est en garde à vue depuis hier près de Bordeaux à Hésines pour avoir menacé un surveillant et la principale du collège de sa fille, mécontent d'une réprimande. Et dans Lyon, près d'Ausser, Romain-Hou pour RMC, c'est une directrice d'école qui a été menacée de mort. Oui, par la mère d'une élève scolarisée en CE2 dans la commune de Veyron. D'après le maire de la ville d'Altercation a eu lieu hier devant les grilles de cette école élémentaire.
La mère de l'élève aurait reproché une prise en charge insuffisante de l'établissement après une chute de son enfant vendredi dernier. Rapidement, le ton monte et la mère aurait alors proféré des menaces avant de mimer un signe d'égorgement. La directrice est très choquée, comme l'ensemble du corps éducatif assure Aurélie Gagné, porte-parole du syndicat FSUS. Nuit pipé.
Moi, je peux comprendre en tant qu'enseignante que l'équipe soit sous le choc. Malheureusement, ce n'est pas la première fois, d'autant plus que tout récemment, on a eu un cas de menace dans une autre ville de France. Donc, c'est très, je dirais, dramatique de prendre connaissance de ce type de situation.
Dans
un communiqué, le rectorat de Lyon condamne ces faits particulièrement graves, précise qu'il accorde la protection fonctionnelle à la directrice d'école qui a déposé plainte. La mère de famille, elle, est visée par une suspension d'accès à l'école. Et le maire de la commune demande à ce que les enfants de la famille soient exclus des écoles de la commune. Je veux ciel que des grues vont relever dans la journée le train qui a déraillé vendredi dernier en Normandie, près de Rouen, faisant 44 blessés. La SNCF précise que c'est une opération complexe qui va prendre au moins une semaine. Emmanuel Macron sera à Orange aujourd'hui sur la base aérienne 115.
Le président va y dévoiler le nom de la première promotion des 3000 volontaires du nouveau service militaire national. Service qu'il a voulu pour répondre d'un côté aux menaces russes et de l'autre aux vérités américaines. Et puis, le monde de la voile va rendre hommage aujourd'hui à Charlie Dalin, le vainqueur du dernier Vendée Globe, décédé en juin d'un cancer. Il avait révélé qu'il suivait un traitement pendant la course. Il y
aura
une immense fête de la mer en fin de journée. Ça va se passer à Concarneau, là où il s'entraînait. Plus d'une centaine de bateaux attendus. C'est lui, en fait, qui avait souhaité cette fête. C'est ce que confie sa compagne Périne Dalin au micro de RMC.
Il
a eu envie de quelque chose de joyeux, de populaire, de festif, tourné autour de la transmission et des enfants. Charlie avait très peur qu
'on
l'oublie. C'est une manière de laisser une trace, mais ce n
'est
pas forcément dans la course au large. Je
pense
que là, c'est les palmarès qui vont parler pour lui. Mais c'est plutôt auprès de tous les gens que son histoire va toucher. Je pense aussi qu'il avait cette volonté de vouloir faire toujours continuer à arriver les gens.
Et les grands noms de la voile seront là. Jean Leca, Michel Lesjoyeux, Johan Richaume aussi, son concurrent lors du dernier Vendée Globe. Mais aussi des pêcheurs, des plaisanciers. Il y aura énormément de bateaux et aussi les avions de la Patrouille de France.
C
'était le journal de Quentin Vinet. Manifestation des policiers aussi ce matin. Vous parliez des professions en colère. Eh bien, après tout ce qui s'est passé à Paris et juste avant la visite du pape, il y a les matchs de foot, il y a les concerts de Céline Dion, de ces événements. Est-ce qu'ils vont continuer à être bien sécurisés par les forces de l'ordre ? Vous menacez Stanislas Godon. Bonjour. Bonjour. Délégué national du syndicat Alliance Police Nationale. Vous manifestez ce matin pour réclamer aussi des hausses de salaire face à ces surplus de travail. Si nous ne sommes pas entendus, nous sommes prêts à passer au gilet bleu.
Évidemment, en référence au gilet jaune, c'est votre parti pris. Vous nous le dites dans un instant. 8h09. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est 8h12 sur RMC et sur RMC Sori. Manifestation de policiers ce matin entre les Champs-Elysées et l'Assemblée nationale à Paris. Vous réclamez des hausses de salaire, Stanislas Godon. Vous êtes le délégué national du syndicat Alliance Police Nationale. Je vous interroge évidemment là-dessus dans un instant, mais on en parlait dans le journal. Il y a eu cette vidéo diffusée hier qui montre à un policier national qui jette à terre un SDF. Ça se passe à Carcassonne, le soir de la fête de la musique.
Une enquête pour violences volontaires a été ouverte par le parquet. Quelle est votre réaction
?
Écoutez, comme c'est le cas à chaque fois, en fait, lorsqu'il y a des vidéos ou des accusations qui viennent, notamment sur le terrain. Eh bien, il y a des enquêtes, notamment le parquet a fait un communiqué de presse extrêmement clair sur d'abord les circonstances qui ne sont pas liées au décès de ce jeune homme. Et ensuite, une enquête qui est diligentée notamment par l'IGPN, qui, je le rappelle une bonne fois pour toutes, travaille sous l'autorité d'un magistrat. Donc, ils réagiront, il y aura enquête, mais vous imaginez bien que ça s'ajoute aux vidéos de la semaine dernière.
Il s'agissait alors d'un policier municipal, je le précise, mais qui proférait des déclarations racistes, misogynes, sexistes pendant la tournée dans sa journée. Est-ce que les policiers ne sont pas en train de perdre ce qu'ils devraient être, c'est-à-dire exemplaires
?
Alors, je crois qu'il ne
faut
pas essayer d'amalgamer, en fait, l'ensemble des faits.
Il
faut d'abord rappeler les circonstances de cette interpellation, notamment qui s'est déroulée, qui était compliquée. Il y avait outrage, il y avait rébellion, il y avait violence à l'encontre des policiers sur le terrain. Après, vous savez, la police nationale, la police municipale, elle, évidemment, fait tout ce qu'elle veut pour être exemplaire. Mais elle est face à une ultra-violence. Tous les chiffres sont rouges dans les statistiques, notamment de la délinquance et de la criminalité. Juste pour rappeler, les tentatives d'homicide, c'est plus 98% en l'espace de 9 ans. Donc ça, ça doit un peu illustrer quand même le contexte dans lequel on travaille, notamment sur le terrain.
C'est aussi en lien avec l'histoire des moyens dont on va parler
dans
quelques minutes. C'est aussi ce qui motive, effectivement, votre manifestation d'aujourd'hui, la colère que vous avez décidé d'exprimer. Parce qu'il y a ce contexte que vous évoquiez, parce qu'il y a de plus en plus de grandes manifestations pour lesquelles on vous demande d'assurer le service d'ordre. Qu'est-ce que vous réclamez concrètement ? Vous menacez un mouvement des gilets bleus, c'est-à-dire ? D'abord, rappelez que nous,
on
est de tous les rendez-vous. Les Jeux olympiques, la venue du pape, la délinquance du quotidien, plus tous les dossiers prioritaires qu'on nous a mis sur les bras, comme les violences sexuelles, comme le terrorisme, ne l'oublions pas,
comme le
narcotrafic. Et donc,
en
fait, si vous voulez, cette charge de travail, maintenant, nous, on demande à ce qu'il y ait quand même une reconnaissance du travail accompli, de l'engagement des policiers sur le terrain, et notamment au travers d'une indemnité qui s'appelle l'ISSP, l'indemnité sous gestion spéciale police, qui est d'ailleurs la seule indemnité dans la police nationale qui est prise en compte pour la retraite, qui n'a pas été revalorisée depuis 2019, et on demande à ce qu'elle passe de 28% à 35% notamment. C'est ce que vous demandez, est-ce qu'il y a des candidats à l'élection présidentielle qui vous soutiennent ? Est-ce que vous avez évoqué cette question-là dans le contexte de la campagne ?
Écoutez, nous, vous savez, souvent, on a d'ailleurs organisé des grands oraux, notamment des candidats à la présidentielle, parce que la sécurité, il me semble que c'est un des sujets prioritaires, notamment des citoyens. Et puis, rappelez quand même une chose, parce que souvent, on nous parle du déficit public, de la trajectoire des finances publiques. Je rappelle que la police nationale, c'est 2%, 2,4% de l'ensemble du budget de l'État, et 0,9% de la dépense publique. Donc, sur 100 euros dépensés de la dépense publique, il y a moins d'un euro pour la police nationale. C'est ça, en fait, la réalité des chiffres.
Donc, quand on demande à ce qu'il y ait une rallonge budgétaire de à peu près de l'ordre de 500 millions d'euros, parce qu'aujourd'hui, on nous a mis sur la table 600 millions d'euros, mais c'est pour police, gendarmerie, sécurité routière et sécurité civile, avec notamment nos collègues des pompiers. C'était Nicès Godon, j'entends vos revendications, et c'est amusant parce qu'elles résonnent avec celles des Gilets jaunes. Et moi, je me demande quelque chose, c'est-à-dire que depuis les Gilets jaunes,
de
l'eau a coulé sous les ponts, en fait, vos revendications, elles sont très proches.
Et
je me demande si vous retourneriez aujourd'hui réprimer les manifestations des Gilets jaunes, comme vous l'avez fait, sous ordre, évidemment, bien sûr. Mais est-ce que la police nationale serait prête à refaire la même chose ? Est-ce que vous n'avez pas un peu les mêmes problèmes avec les Gilets jaunes ? Pardon de corriger, mais ce n
'est
pas une histoire de réprimer des manifestations. Ce n
'est
pas notre rôle. Nous, on est là pour
assurer que l
'ordre public soit respecté, et que
notamment,
il
n'y
ait pas 3 000 policiers blessés.
Mais bien sûr,
mais est-ce que vous ne
vous
sentez pas en solidarité avec les Gilets jaunes ? En fait, nous,
on
va créer justement les Gilets bleus. C'est-à
-dire
qu'on peut faire du visuel, notamment sur des événements. Parce que je rappelle quand même que la police nationale, par rapport à son statut, elle ne peut pas faire grève. Donc nous, on a des moyens d'action qui sont quand même nettement plus limités. Donc comment on reconnaîtra, comment on distinguera un policier en grève d'un autre ? C'est par ce Gilet bleu que vous allez remettre ? Il n
'est
pas question pour nous de faire des actions avec notamment la tenue d'uniforme. D'abord, ce ne serait pas autorisé par le règlement. Donc en fait, on va évidemment trouver de la symbolique, vous vous doutez bien. Après, je ne
vais
pas tout dévoiler maintenant et on va garder quand même quelques effets surprises. Parce que, vous savez, il y a d'abord une grande manifestation aujourd'hui et c'est important. On verra si on sera reçu par le ministre de l'Intérieur ou notamment le Premier ministre. Parce que je rappelle aujourd'hui que tout est piloté par le Premier ministre. en espérant qu'il y ait autre chose que « Oui, oui, vous êtes formidables, on va faire un effort. » Non, non, nous, ce qu
'on
veut, c'est du sonant et trébuchant.
Et
qu'effectivement, des paroles, on passe aux
actes. Vous ne demandez pas tant que ça en
plus ? Comment ? Je suis toujours frappé par la modestie des revendications. Eh oui, nous sommes des gens raisonnables. Voilà. On va dire ça comme ça. Parce qu'en fait, nous, on subit à la fois la perte de pouvoir d'achat. On a subi aussi toutes les réformes. Parce que souvent, on parle notamment d'un sujet extrêmement sensible qui est les retraites. Mais nous, on les a toutes prises. Notamment malgré notre catégorie spéciale des catégories superactives.
Merci
Stanislas Godon d'être venu ce matin sur l'OMC, délégué national du syndicat Alliance Police Nationale. Et quand on se dit que parallèlement, les pompiers ont à peu près les mêmes revendications que vous, effectivement, on se dit qu'il va falloir quand même que ce soit entendu ces deux piliers de l'État. Il est 8h18, Arnaud Damanche.
C
'est
Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche. Tous les
jours, on vous dit
bonjour les amis, bonjour Apolline. Apolline
Matin,
je sais que comme nous tous, vous êtes passionnés par la campagne présidentielle d'Edouard Philippe. Et c'est bien normal qu'il ne le serait pas. Alors, est-ce que vous l'avez vu en Moselle avant-hier ? Il a préparé une flamme
cuche.
Ah oui,
oui,
oui, avec lui.
La semaine dernière,
il
cuisinait des frites dans le
Nord. C'était des frites
là.
Là, il
fait une flamme cuche dans l'Est.
C
'est les escapades gourmandes d'Edouard Philippe.
Il cuisine bien, hein
? Mathieu Béliard et Emmanuel Lechypre, ils vont voter pour lui.
Il
fait toutes les spécialités locales. Demain, il fera un cassoulet à Toulouse, des crêpes en Bretagne, un go fast à Marseille. Ce n
'est
plus une présidentielle, c'est cauchemar en cuisine. Il va voir Philippe et de Chebès débarquer pendant un meeting.
Dans
la cuisine d'Edouard en Seine-Maritime. Et qu'est-ce que je vois à la carte ? La retraite à 70 ans ? Des remboursements de Sécu qui baissent ? Mais c'est quoi cette merde ? En fait, j'ai voulu revisiter le macronisme en y ajoutant un topping de chiracisme. Mais c'était Jonas !
C'est du
réchauffé ! C'est périmé, ça ! Edouard Philippe, il a aussi proposé une période de repos
pour
le président avant de prendre son poste. Une pause de mai à septembre. Il n'a pas envie de bosser, hein, Edouard Philippe ? En fait, il lui reste un seul poil et il est dans sa main. Oh non ! Normalement, cette période, elle dure une dizaine de jours.
Vous
savez, c'est ça qui a
permis
à Sarkozy de faire une croisière sur le yacht de
Bolloré et à Hollande de changer de femme. C'était pendant cette période-là. Et alors, après cinq mois de vacances, tu y arriverais tout fringant. Française, Français. Maintenant, ça va changer les feignasses.
À
partir de lundi, c'est la semaine de 45 heures et la retraite à 75 ans. Allez, on sort les phalanges du renflement brun et on se met au boulot ! Oh non ! Pas le renflement brun. Les phalanges, ça passe ? C'est là
!
C'est France. Arnaud, la rédaction de France Inter qui est donc vent debout contre l'arrivée du journaliste de Valence Actuelle, Charles Sapin.
Sapin, il doit avoir les boules.
À France Inter, on a peur de l'arrivée du RN au pouvoir. Alors, on donne des gages pour ne pas se faire privatiser. Charles Sapin à France Inter, c'est un peu l'équivalent médiatique de « j'ai un ami noir ». C'est toujours une bonne... Alors, France Inter s'est mis en grève, ce
qui
est toujours une bonne nouvelle pour Vincent Delerme. Comme il est dans la playlist
musicale des
jours de grève, ça lui fait des gros droits d'auteur. Je suis sûr que c'est lui qui écrit au syndicat pour les chauffer, provoquer les grèves.
Je
vous écris un dimanche après-midi que chaque n'est mal abri pour dire qu'un droit tard s'est vide. En
tout cas, je l'ai écoutée, la
chronique de Charles Sapin.
C
'est
pas
mal, c'est pas mal. Au moins, ça met de l'ambiance dans le studio.
France Inter.
France Inter, 8h03, et on retrouve la chronique néo-nazi de ce facho de merde
que la direction nous impose.
Charles Sapin, c'est à vous, pauvre tâche. Merci, François. Alors, dans cette chronique, je voulais parler de la crise économique. Eh bien, merci, Charles.
C'était
nul à chier.
J'ai pas fini.
Je voulais dire qu'il fallait démanteler l'audiovisuel public. Tu t'en vas ou j'appelle la sécurité ?
Je vais tous vous prier. Bon, ça m
'aide
l'ambiance, mais effectivement, ils ne sont peut-être pas faits pour être ensemble. Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu battent un record d'impopularité.
Oui, alors je me suis renseigné là-dessus. Je suis désolé, Apolline. Je vous ai fait une petite infidélité. J'ai regardé LCI avec Darius
Rochebin.
Vous savez, c'est le plus grand journaliste suisse, Darius Rochebin,
et le
philosophe Luc Ferry. Bonjour à toutes, bonjour
à tous. Ce
soir, la côte de popularité d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu est au plus bas. Ils ne sont pas au sommet comme dans nos belles montagnes. On va analyser la situation avec Luc Ferry. Bonsoir, Luc. Oui, bonsoir, Darius. Alors, écoutez, effectivement, je vais vous faire comme d'habitude,
c
'est ça. En enchaînant à toute vitesse des poncifs qui n'ont rien à vous rentrer. Donc voilà. Entre 16 et 20% d'opinions favorables, c'est très peu. Je suis sûr que même Patrick Bruel est au-dessus d
'eux
en termes de popularité. Et bien voilà. Alors qu'il n
'y
a pas à proprement voir l'aide dessus. Voilà, ce sont des hommes politiques, ce ne sont pas des masseuses ou je ne sais quoi. Il n
'y a
pas besoin de venir avec un slip en papier pour être au-dessus de Macron. Et bien voilà. Quelle bonne analyse ! Donc voilà, entre 16 et 20% d'opinions favorables, à force de s'enfoncer, ils vont finir par trouver du pétrole. Ce serait une bonne nouvelle, n'est
-ce
pas ? Parce que vu le prix du litre, et bien voilà, les Français n'ont plus les moyens. Donc c'est même pour ça que les gilets jaunes peuvent revenir. Vous avez vu, Fabien Roussel a déjà dit qu'il irait sur les ronds-points. Et
bien
voilà. Donc de toute façon, dès qu'il y
a
un barbecue à ressortir, il est partant. Lui va faire des plans de chasse sur les rocades et des paellas géantes le long des départementales. Et bien voilà où on en est.
Et
bien voilà. Qu'est-ce que vous parlez vite ?
Eh
bien, on a tout compris. C'est donc le retour des barbecues alors que sur LCI, on préfère les bonnes fondues de nos montagnes. Lonely ! Allez, à demain ! C'est émotionnel
!
Merci
! Sur RMC, à tout moment en podcast et sur le terrain. Il vient à vous partout. Il sera à Genève, à
Basse-en-Saint
! En Suisse ! En Suisse,
dans nos belles montagnes.
Épinal, au Garrick, à Poitiers ou à Reims. Et c'est un spectacle ? RMC
!
Il est 8h24. Dans un instant, sa parole est très attendue parce qu'il y a deux enjeux qui deviennent cruciaux pour chacun d'entre nous. C'est bien sûr le carburant et le pouvoir d'achat. Michel-Edouard Leclerc répond à mes questions alors qu'à Fausses-sur-Mer, un dépôt de carburant est en train d'être bloqué par des pêcheurs. Michel-Edouard Leclerc, dans un instant sur RMC et BFM TV. Merci d'écouter RMC. Il est 8h27. RMC. Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. La colère des pêcheurs, des dizaines d'entre blocs depuis ce matin.
L
'important dépôt pétrolier de Fausses-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Ils dénoncent la flambée des prix des carburants. La ministre de la Mer leur promet de les recevoir dans les prochains jours. L'éducation nationale, secouée par de nouvelles affaires de menaces de mort, à Véron, dans Lyon, une directrice d'établissement a porté plainte contre la mère d'une élève. En Gironde, à Hésines, un père a passé la nuit en garde à vue pour des faits similaires. La police, une nouvelle fois sous enquête à Carcassonne. Après les propos racistes d'un agent municipal, une famille porte plainte contre un policier national que l'on voit sur une vidéo.
Projeté violemment au sol, un homme aujourd'hui décédé, le parquet affirme que sa mort n'a aucun lien avec cette affaire. Kiev accuse ce matin Moscou d'avoir frappé cette nuit une station-service et des entrepôts auprès de la capitale ukrainienne cette nuit. Hier, Volodymyr Zelensky a promis que l'Ukraine prendrait des mesures de désescalade si la Russie faisait de même. Un mot de la météo et ce matin c'est ce pic de chaleur prévu aujourd'hui de 20 degrés à Brest jusqu'à 35 à Bordeaux. Il fera 31 à Grenoble et 33 à Lyon. Beaucoup de soleil sur le pays.
La météo sur RMC avec Penny Lane. L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro.
Quand
la compta bat, tout va. Tout de suite sur RMC,
c
'est le face-à-face. Apolline de Malherbe
reçoit Michel Edouard Leclerc, le président du comité stratégique des centres Leclerc.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin
face
-à-face
Apolline de Malherbe
Vous
êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Michel Edouard Leclerc.
Bonjour
Apolline.
Merci d
'être dans ce studio et en particulier aujourd'hui parce que les enjeux sont cruciaux. Vous êtes président du comité stratégique des centres Leclerc. Deux enjeux cruciaux qui sont au cœur des préoccupations et à la une ce matin. Deux enjeux sur lesquels votre parole est particulièrement attendue, le carburant et le pouvoir d'achat. On va parler prix et on va parler colère. Sur le carburant d'abord avec ces images que vous allez découvrir sur BFM TV en direct.
Je
les décris évidemment pour ceux qui nous écoutent sur RMC. Il s'agit d'un dépôt pétrolier à fausse-sur-mer qui est occupé, bloqué depuis ce matin avec des revendications des pêcheurs. Ils ont déjà manifesté hier à Sète ou à Port-Vendresse. Quelles conséquences et qu
'est
-ce que ça dit de l'instant que l'on est en train de traverser Michel-Edouard Leclerc ? Alors, ça dit que d'abord la crise pétrolière, la crise des carburants dure. On sait très bien que ce n
'est
pas le gouvernement Lecornu qui est à l'origine de cette crise. Ce sont les diableries irano-américaines et maintenant étendues à l'Arabie saoudite et aux outils qui contribuent à faire flamber très artificiellement le prix du pétrole brut. Donc, du prix des produits dérivés comme le gasoil, les pêcheurs souffrent. Dans le prix du poisson, le gasoil,
c
'est énormément. Il y
a
l'amortissement du bateau, il y
a
le travail et il y a le prix du gasoil. Et donc, on voit bien que c'est la limite en quantité, en tout cas, de ce que la politique du gouvernement qui vise à donner des aides ciblées. On voit bien aujourd'hui que ces aides ciblées doivent être étendues à certains métiers. Je dis comme ça, les transporteurs, les taxis qui n'en ont pas, les pêcheurs, bien évidemment et probablement dans le package agricole aux agriculteurs. On va revenir sur toutes ces professions. Elles sont aussi à un moment ou à un autre confrontées à la question du commerce, à la question évidemment de la consommation. Au fond, quand je vous écoute, vous comprenez cette...
En fait, vous trouvez presque logique cette réponse de colère.
Je
trouve en tout cas que c'est une manière de dire qu
'on
est là. Écoutez-nous. Pour le moment, vous avez fait du sur-mesure pour les consommateurs, pour ce qu'on appelle les gros rouleurs. Mais nous, professionnels, professionnels du transport, professionnels de la pêche, professionnels de l'agriculture et peut-être aussi dans les BTP, dans les bâtiments et travaux publics, on comprend très bien que vous ne pouvez pas ouvrir le robinet de toutes les aides parce que l'État n'en a pas les moyens. Ouvrir le robinet aussi, ça voudrait dire enrichir tous les spéculateurs qui font monter les prix. Parce qu'il y a beaucoup de spéculateurs qui
font monter les prix.
Le chemin est étroit. Et donc, simplement, on est dans une autre phase de cette crise. Elle dure. J'insiste. Le gouvernement Lecornu n'y peut rien. Elle dure. Elle nous est imposée. Donc, à mon sens, le gouvernement Lecornu va devoir élargir le nombre de bénéficiaires d'allègements de charges, d'impôts ou en tout cas, ceux qui pourront acheter moins cher les carburants
pour travailler.
Michel-Edouard Leclerc, le chemin est étroit, disais-je. On va y revenir aussi sur la question d'ailleurs des prix. Chemin étroit entre lutte contre l'inflation et en même temps ne pas casser l'agriculture qui aujourd'hui est dans une situation très difficile. Mais si on reste sur la question du carburant, d'abord une question très concrète. Un dépôt pétrolier bloqué, est-ce que ça a des conséquences sur l'acheminement du pétrole ensuite jusqu'à vos stations et aux autres ? Oui, ça n'arrange pas les choses. Déjà, il faut savoir que par la géographie et le climat, on a beaucoup de difficultés.
Par exemple, pour amener du carburant moins cher, du gasoil par exemple, dans l'Est de la France, on utilise beaucoup des barges qui vont sur le Rhin et sur le Rhône et là, pas de pot, il n'y
a
pas d'eau. Donc, c'est des camions, ça coûte plus cher. Pour approvisionner une ville comme Toulouse, il faut amener du carburant en train. Le consommateur ne comprend pas toujours pourquoi, même dans une même enseigne, il y a des écarts de prix, mais c'est parce que les écarts de coûts de transport sont très
différents. La
logistique. Un dépôt pétrolier comme ça, il y en a environ 150 en France, il n
'y
en a qu'un qui soit bloqué à cette heure. Est-ce que vous redoutez une éventuelle contagion de ces colères
?
Oui, ça peut arriver. Ça n'a pas de logique. Ça ne fera que paralyser, ça ne résoudra pas les réponses. On les a entendues. nous soutenons Leclerc, tout le mouvement et même mes collègues de la distribution, nous soutenons les professionnels qui approvisionnent le marché français parce qu'ils sont le lien entre la nourriture et les français. On a parlé des pêcheurs,
mais
on en parle très très peu. Mais nos transporteurs, ceux qui amènent tous les produits agricoles dans tous les magasins de France, depuis les maraîchers, etc., ils n'ont pas gueulé. C'est eux qui se sont pris de plein pot dès la première hausse. Et donc, aujourd'hui, on fait du sur-mesure avec eux. On les connaît bien, y compris nos propres camions ont repris des surcharges. D'ailleurs, Thierry Cotillard avait donné des chiffres une
fois dans
cette émission. Il l'a dit ici même,
il y a un peu moins d
'une semaine. Il y
a
les transporteurs et puis il
y
a les agriculteurs. Les agriculteurs, ils ont la double peine puisqu'ils ont la peine du climat et de la sécheresse dont il est difficile d'évaluer à long terme les conséquences, mais à court terme ça va forcément raréfier un certain nombre de fruits, de légumes et donc ça va faire flamber ou en tout cas monter le prix des fruits et des légumes et de l'autre côté, ils ont une hausse de coûts d'exploitation qu'il faudra bien répercuter quelque part. On va y venir parce qu'il y a évidemment une grande attente aussi sur la réponse que vous leur apporterez. Un certain nombre d'entre eux demandent une réouverture des négociations commerciales pour revoir les prix donc à la hausse.
Mais je voudrais encore une fois vous interroger sur le carburant. Quand on regarde les prix à la pompe ce matin 2,30€ pour le litre de gasoil 2,08€ pour le 100.95€ il y a quelques semaines vous disiez on arrivera aux 2,40€ pensiez-vous que ça serait si vite ? Non, non et puis d'ailleurs hier je crois que vous l'avez reçu aussi je discutais j'ai des antennes partout je discutais avec Philippe Chalmin qui a plus de tchatch que moi il
faut le faire parler plus vite il est formidable
il parlait même d'un 2,50€ en fait vous pensez qu'on va arriver à 2,50€ ? mais on ne sait pas combien de temps et le problème c'est le combien de temps parce que des à-coups ok ça se règle le problème c'est combien de temps en fait vous êtes en train de dire on y arrivera au 2,50€ mais ça ne durera peut-être pas en fait voilà personne ne sait rien parce que de toute façon on a quand même des belligérants qui ont l'air complètement psy pour vous c'est de l'ordre de l'irrationnel c'est de l'ordre de l'irrationnel ils ne savent pas finir leur conflit et donc une manière de finir le conflit c'est de faire gueuler tout le monde autour pour qu'on leur impose d'arrêter il n
'y a
pas un vainqueur il n
'y a
pas un vaincu c'est la même chose entre l'Ukraine et la Russie donc pour revenir on ne
va
pas faire que de la géopolitique mais
ça
a des conséquences jusque dans nos stations essence et dans nos rayons donc pour le moment je trouve la stratégie du gouvernement Bréjon Lecornu Lescure Papin vous voyez j'essaie de citer tout le monde je la trouve normale c'est à dire qu'on fait du sur mesure d'ailleurs vous avez remarqué vous
aviez
pourtant dit il faudra plafonner et voilà il y a deux temps c'est très important pour que la punchline y en ait deux et pas une d
'accord donc
pour vous il y a deux moments oui dans mon commentaire il y a le moment présent où il y a des professions qui sont touchées et
donc il faut les aider et les cibler
et si ça part trop longtemps et que ça va par capillarité sur d'autres métiers et toute la population là il faudra des mesures collectives pour le moment je vous rappelle que le carburant en France est du même ordre de prix qu'en Allemagne 10 centimes un petit peu plus cher qu'en Italie mais on est quand même dans le même package il n
'y a
que l'Espagne qui est moins cher on dit que c'est à cause de la fiscalité mais c'est surtout parce que c'est un grand pays raffineur donc il a du gasoil nous n'en avons pas de gasoil c'est la question que j'allais vous poser
mais on
est quand même on n'est pas on n'est pas hors consommation européenne vous laissez entendre qu'on peut encore tenir le choc pour l'instant on peut encore tenir le
choc
ce qui ne veut pas dire que pour certaines populations c'est compliqué et là où je suis étonné quelquefois j'ai regardé les statistiques hier soir il y a près d'un million de personnes qui sont bénéficiaires des mesures le cornu et qui ne sont pas allées les chercher donc là ça me fait penser que vraiment il ne
faut
pas ouvrir le robinet à fond les
aides
devaient toucher 3 millions de personnes et un peu plus d'un million de personnes les ont demandé ce sont inscrits sur la plateforme
1
,4 million de mémoire ça fait beaucoup qu
'ils
ne
sont
pas allés donc c'est à la rentrée tout le monde n'est pas forcément au courant tout le monde n
'est
pas sur
internet savent-ils
simplement qu'ils y ont droit pourtant vous en avez beaucoup parlé oui
mais c'est
confus moi-même j'ai essayé de regarder pour comprendre le dispositif il est complexe alors si ça dure très longtemps et que ça pèse sur tous les mécanismes de transport en France et tout ça il faudra à ce moment-là regarder où est-ce qu'on peut aller chercher de la baisse du prix
ou du tampon
et c'est alors que vous parlez de cette question du plafonnement des prix c'est donc dans ce deuxième
moment si cela durait
si ça durait quoi ? plusieurs mois ? c'est les filles qui parlent de plafonnement moi je ne crois pas au plafonnement si vous mettez un plafonnement à ce moment-là il faut tout plafonner en dessous non ce que je crois c'est qu'à ce moment-là il faudra revenir à des mais il ne
faut
pas que ça dure il ne faut pas que ça coûte
à l'État une
fiscalité flottante
soit une fiscalité
flottante à la Jospin pardon pour lui mais
tout à fait c'était du temps de Jospin la
TIPP flottante c'est-à-dire ces taxes qui évoluent en fonction justement pour ne pas contribuer à l'augmentation du prix à
la paix
alors Dominique Schellcher hier sur une autre chaîne ou sur son réseau disait c'est quand même incroyable qu'on va faire payer les consommateurs alors que les raffineurs s'en mettent plein les poches c
'est la question que j'allais vous
poser
les
raffineurs
les raffineurs aujourd'hui ils gagnent plus que le prix du pétrole en raffinant le pétrole donc il y
a
quand même un sujet moi mes adhérents Leclerc ça leur donne des boutons d'être convoqués à Bercy notre ministre et ancien concurrent sait très bien qu'on n'a pas plus de un centime dans nos
places en
service mettre trois ministres du gouvernement en face de nous alors que les raffineurs ne sont pas convoqués et qu'ils sortent quelquefois des bénéfices sur raffinage de 100 dollars le baril c'est-à-dire le prix du Brent donc les
vrais coupables les vrais coupables c'est les raffineurs
donc il y
a
un sujet là il y
a
un vrai sujet là que je n'entends pas que Dominique à Oshelcher
a
repris est-ce que Total qui est à la fois distributeur et raffineur joue sur ces deux
termes
oui bien sûr c'est pour ça qu'il peut nous faire moi je ne peux pas le suivre les distributeurs aujourd'hui je peux le dire pour Leclerc mais je peux le dire aussi pour Système U on achète des carburants ensemble pour Intermarché pour Carrefour nous ne pouvons pas descendre plus bas nos prix qu'aujourd'hui c
'est
impossible impossible parce que nous ne sommes pas fabricants nous sommes acheteurs sur un marché international
et vous achetez
très souvent à Total d
'ailleurs
et on achète aussi à Total mais partout dans le monde aujourd'hui vous vous rendez compte on a des jeunes de 30 ans hyper formés mais quand même quand on achetait une barge à l'Europe du Nord c'était 30 millions et puis ça venait en deux jours au port du Havre aujourd'hui il faut acheter des super tankers dans le golfe du Mexique qu'on n'a pas encore appelé le golfe Trump et ça met 25 jours pour venir c'est-à
-dire
25 jours de risque sur le cours du pétrole 25
jours de risque après avoir
sorti vos 50 millions ouais le bateau c'est 300 millions un super
tanker 300 millions maintenant d'accord
et on est des épiciers donc on ne savait pas faire ça et il y a un risque de cours un risque sur le dollar des taux d'assurance et encore il faut pouvoir le
décharger donc pendant les 25
jours entre son départ
et son arrivée vous ne savez pas évidemment s'il vaut toujours le même prix
je le dis pour les téléspectateurs au niveau des intentions on fait ça Michel-Edouard Leclerc vous étiez quand même en train de laisser entendre que les profiteurs ce sont les raffineurs je vous pose la question de la solution comment on fait
pour
imposer aux raffineurs de baisser ce prix ou en tout cas d'être taxés ou de payés parce que c
'est
il n
'y
a pas que les raffineurs les producteurs s'en mettent plein les poches nos copains européens de la mer du nord
vous
ne les entendez pas ils sont européens ils font partie de la fédération européenne presque eux profitent parce qu'ils vendent davantage
évidemment ils sont devenus l'autre filière les américains viennent
d'autoriser les indiens à racheter aux russes malgré les sanctions que nous avons pris en Europe donc vous voyez on est dans un monde un peu glauque très cynique franchement hypocrite et donc pour aider les français à un moment donné s'il faut faire du collectif moi je pense que la mesure la plus simple c'est de suspendre
les
20 centimes qui financent le rachat qui financent les obligations de ceux qui vendent des carburants fossiles c'est 20 centimes c'est 17 centimes c
'est les certificats d'énergie c'est ce qu'on appelle les certificats d'énergie
nous nous engagerions Leclerc et tous ceux qui ont à payer ces certificats dont le prix est dans l'essence nous nous engagerions à simplement endifférer le paiement il ne
faut
pas que ça dure plus de 3 mois ça
veut dire que de manière
immédiate parce que ça ça peut être décidé vraiment d'un claquement de doigts on aurait une baisse de 20 centimes le litre voilà mais par contre vous voyez il faut que ce soit un one shot il ne
faut
pas que ça dure des années il ne
faut
pas que ça remette en cause le plan
de décarbonation
de l'économie française
Michel
-Edouard Leclerc y a-t-il des risques de pénurie avec le blocage de fosses sur mer notamment ? non là non non à ce stade il n'y a pas de risque de pénurie et il n'y a pas
de pénurie ou de difficulté d'acheminement
à ce stade
au moment où on se parle mais il ne
faudra pas que ça dure Michel-Edouard Leclerc une question encore là-dessus et sur les conséquences de la consommation on va venir justement au prix dans les rayons les grands spécialistes du carburant en France disent qu'il y a eu 6% de baisse de volume c'est-à-dire que les français non seulement se sont serré
la ceinture mais
ont visiblement renoncé à un certain nombre de plaints 6% de moins de ventes est-ce que c'est le cas d'abord dans vos stations à vous et qu'est-ce que ça dit c'est-à-dire consacrifier les français dans tous ces trajets qu'ils n'ont pas fait ça veut dire que les français ils sont intelligents et qu'ils rationalisent leurs dépenses vous voyez moi j'ai écrit
ce petit bouquin vous constatez vous aussi 6% vous avez écrit
les grands enjeux de l'économie dans notre quotidien ça se lie presque comme un manuel
d'économie d'économie pratique
j'ai fait ça pour mes étudiants de Néoma et pour les étudiants de l'Iris et tout ça l'idée c'est de se rendre compte que le pouvoir d'achat c'est pas que l'alimentaire et le carburant c'est aussi les conditions de transport c'est les conditions de logement c'est toute la santé et c'est tout un ensemble aujourd'hui sur lequel les gens je
vous pose la question
est-ce que d'abord dans vos magasins vous avez constaté vous aussi des baisses de volume d'achat
de carburant
de l'ordre de 6% oui c'est ça on est sur ce chiffre là et donc il y a une partie il faut dire ce qu'il y a il y
a
une partie c'est Total Access qui était moins cher si vous avez une station totale pas très loin de la vôtre évidemment ils vont plutôt privilégier la station totale où ce sera moins cher est-ce que ce volume de baisse du carburant se répercute aussi dans le volume d'achat dans les caddies est
-ce qu'on
achète moins ? dans nos magasins non je peux dire chez Intermarché Système U Leclerc Lidl Aldi je ne crois pas il
n'y a donc pas ce matin vous le dites il n'y a
pas de baisse de la consommation en tout cas c'est une consommation plus rationnelle plus hésitante arbitrée plus longtemps mais franchement je m'inscris en faux dans tout ce qui a été dit depuis une semaine la consommation continue à attirer la croissance c'est faible c'est compliqué mais la rentrée des classes ça s'est très bien passé et d'ailleurs la rentrée des classes elle était en baisse de prix en moyenne il y avait les licences qui coûtaient très cher mais si vous voulez acheter simple c'était en baisse et aujourd'hui même l'alimentaire qui était vendu cet été était en moyenne légèrement en baisse le patron de Bonduelle que je recevais la semaine dernière sur RMC disait les productions de petits pois de haricots verts de maïs moins 30 à 40% de baisse de production et là pour le coup c'est pas seulement le prix de l'hydrocarbure et du transport c'est la production elle-même après la sécheresse et la chaleur allez-vous rouvrir les négociations commerciales avec les agriculteurs et les industriels de l'agroalimentaire ?
Deux temps
le
temps de maintenant nous avons pris des dispositions très j'étais encore hier en Bretagne avec produits en Bretagne avec des alliances
locales
nous garantissent on dialogue on prend le même train pour venir à Paris il n'y
en
a que deux enfin j
'imagine que vous ne
dialoguez pas uniquement entre deux wagons on dialogue beaucoup dans le train figurez-vous bon c
'est là que se passent les négociations informelles il y a le
train
informelle
il se passe beaucoup de choses on apprend à se connaître enfin on continue de se connaître donc pour tout ce qui est producteur de fruits et de légumes français
nous
avons décidé de diminuer de 15 jours les délais de paiement on passe de 30 délais légal maximal à 15 jours sur tout ce qui concerne fruits et légumes français
c'est-à-dire que vous les
payerez plus vite ils
n'auront
pas à avoir des problèmes de trésorerie dû à vos délais de paiement plus vite d'accord il faut qu'ils soient transparents et qu'ils soient français on ne
va
pas les payer les marocains ou les algériens ou les espagnols on privilégie la maison France donc
15
jours au lieu de 30 voilà sur tout ce qui est alliance locale c'est 17 000 contrats ça fabrique des fruits des légumes du miel des tas des pâtés de la charcuterie de la salaison du cidre et bien la bière la bière brassée là c'est même même cas on passe de 30 à 15 jours mais ça c'est juste une histoire de délai vous n'allez pas les
payer plus cher vous n'allez pas les payer plus cher
je vous dis tout
de suite et eux ils disent on a
besoin aussi d'augmenter
de quelques
centimes d'euros je comprends mais pour le moment le prix viendra dans la période de négo là c'est coup de main
là
c'est survie là c'est on reste ensemble donc on donne des facilités de paiement à ces producteurs français qui sont souvent des petites entreprises et des PME et sur toutes nos marques de distributeurs qui font 40% de notre chiffre d'affaires je ne
suis
pas en train de faire l'abbé Pierre de la distribution c'est vraiment 40% c'est massif marque repère nos régions du talent etc on fait la même chose sur tout ce qui est à base Michel-Édor Leclerc vous êtes en train de nous dire que certes
en termes de
délai vous allez faire évoluer les choses mais vous ne dites pas que vous acceptez l'augmentation de quelques centimes par boîte de petits pois par allez-y
c
'était un temps c'est le temps de maintenant ça d'accord parce que personne n'a le bilan de ce qu'il y a et d'ailleurs vous n'avez pas vu des constats de réunions avec les préfets pour connaître l'état des productions moi je n'en sais pas donc maintenant il y
a
une date qui est prévue qui est à partir de décembre où tous nos fournisseurs vont nous fournir des tarifs pour l'année qui va venir et là c'est le dernier point là aussi nous serons à l'écoute des produits agricoles nous rémunérerons nous ne négocierons pas les produits agricoles qui sont dans les produits transformés ou qui sont dans les confitures qui sont dans les plats préparés nous ne les négocierons pas nous prendrons ces hausses de prix d'achat à
charge vous
accepterez les hausses qu'ils vous demanderont
oui
on va demander de les argumenter
ça
veut dire qu'il faut prévoir alors ça veut dire un que vous n'acceptez pas de les renégocier avant ça veut dire que vous n'acceptez pas leur demande vous n'acceptez pas leur demande de rouvrir on n'en a pas là la question des prix avant les productions rien avant décembre il n
'y a
pas de production là
parfois certains disent
on ne
va
pas y arriver on ne
va
pas s'en sortir
le lait par exemple phase
1
c'est la production
qui a été brûlée où il y a été moindre ils ont des problèmes de trésorerie j'essaie de chercher l'entourloupe pardon Michel-Édouard Leclerc mais je sais que vous êtes
un très
bon négociateur et c'est tout à votre honneur c'est aussi ce qui est
apprécié par vos
consommateurs mais je sens bien que là il y a un dilemme il
y a un dilemme
entre la lutte contre l'inflation dont
vous avez fait d'ailleurs et
de l'autre côté la lutte pour la survie des agriculteurs vous me noyez là ne soyez pas vislard soyez simple je vous ai dit dans le temps de maintenant qui est des produits ou qui n'en est pas le premier problème des petits
agriculteurs
c'est la trésorerie ceux qui n'ont pas de production ils ont rien de parler du prix s'il n
'y a
pas de produit il n'y
a
pas de rémunération il n
'y a
pas de produit d'accord pour la saison d'après il faut qu
'il
se refasse ok on négocie une fois dans l'année les choses ça va être à partir de décembre je vous dis et on s'engage on respectera d'ailleurs une loi qui s'appelle la loi EGalim qui interdit aux distributeurs de renégocier et aller jusqu'au
bout qui interdit aux
distributeurs de renégocier la matière première agricole
j'ai
bien compris et donc dans ce point de vue là vous respectez la loi Michel-Edouard Leclerc est-ce que ça veut dire qu'il faut s'attendre au 1er mars prochain c'est-à-dire à la fin de cette phase de discussion à une inflation nette il y aura forcément une augmentation des prix parce que c'est le moment où ils vont devoir où les producteurs vont vendre aux industriels ou vendre aux distributeurs vendre aux restaurateurs ou aux grossistes en tenant compte des coûts de production et même de l'anticipation si la guerre continue des coûts de production mais nous serons là nous et quand je vous dis qu'on achètera plus cher ça veut pas dire qu'on va les vendre plus cher c
'est ça que je veux dire
vous amortirez dans ces cas-là sur
votre propre marge nous on veut garder
nos clients on veut être les moins chers et donc nous allons prendre sur nous parce que là on peut contrairement au carburant là on peut effectivement vendre moins cher ce qu'on a acheté plus cher merci Michel-Edouard Leclerc d'avoir répondu très précisément à mes questions ce matin vous êtes le président du
comité
stratégique non non mais il n
'y a
aucun problème je l'assume parfaitement président du comité stratégique des centres Leclerc il est 8h51 sur RMC et BFM TV
ne
bougez pas dans un instant l'actualité continue sur RMC c'est les GG avec Alain Marchand
et
oui dans un instant c'est le 3216 qui est à votre disposition pour discuter et débattre avec les grandes gueules les marins pêcheurs bloquent des dépôts pétroliers à fausse sur mer des appels à manifester du côté de la Rochelle est-ce que le mouvement de contestation contre la vie chère est en train de naître 3216 pour en discuter avec les GG à tout de
suite à tout de
suite
à
tout de suite
Sous-titrage ST' 501