"En 2022, je veux défendre un patriotisme tranquille" Nicolas Dupont-Aignan Dimanche en politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 1:09OuverteRéponse directe
Entre Biden et Poutine, à qui faites-vous le plus confiance ?
- 2:31OuverteRéponse directe
Est-ce que la France doit donner son feu vert à des sanctions contre la Chine pour défendre les Ouïghours ?
- 6:03OuverteRéponse directe
Vous pensez que c'est bien que les politiques donnent l'exemple de se faire vacciner avec l'AstraZeneca ?
- 6:53OuverteRéponse directe
Si la France avait été seule à passer ses commandes de vaccins, ça aurait été mieux que l'Union européenne ?
- 8:29OuverteRéponse directe
Le confinement actuel est-il mieux qu'il y a un an ?
- 13:27OuverteRéponse directe
En échange de 100 milliards de plan de relance, faut-il que les entreprises s'engagent sur des objectifs précis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:40Invité politiqueFait
« Vladimir Poutine a sans doute des défauts, mais Vladimir Poutine a été d'une grande aide au Moyen-Orient face à l'État islamique, à tuer sur les trottoirs de Paris. »
- 3:01Invité politiqueFait
« Ce qui se passe dans cette province, ce qui se passe à Hong Kong, ce qui se passe vis-à-vis de Taïwan, est inacceptable. »
- 6:35Invité politiqueFait
« On a tout lâché. On a laissé partir tout dans les autres pays. La réalité, c'est qu'on est à poil. On est nus. »
- 6:43Invité politiqueFait
« Notre pays a été incapable, incapable d'inventer un vaccin, incapable de garder des usines. »
- 9:25Invité politiqueChiffre
« Depuis un an, zéro lit de réanimation en plus. »
- 14:12Invité politiquePromesse
« Je propose 200 000 emplois jeunes pour les étudiants. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan63 %
- Présentateur17 %
- ?7 %
- Auditeur5 %
- Invité4 %
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Bonjour,
bienvenue dans Dimanche en Politique.
Et
de 3,
troisième
vague de Covid et troisième confinement. Pardon, ça n'est pas un confinement selon les termes officiels. On ne sait pas comment dire vraiment. Mais pour 21 millions de Français, en particulier en Ile-de-France, les attestations de sortie sont de retour. Notre invité aujourd'hui est Nicolas Dupont-Aignan, justement député de l'Essonne et président de Debout la France, également candidat à la présidentielle. La sortie du Covid semble être un horizon lointain, même si le gouvernement espère toujours du mieux pour la mi-avril. La situation pèse sur le moral des Français. Elle pèse aussi sur l'économie. Le ministre de l'Économie pense que tout repartira dès que ça ira mieux. Ça reste à voir.
On va donc accueillir Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Merci d'être sur ce plateau. On va commencer par les affaires du monde. D'abord, avant de parler du Covid en France, Joe Biden, le président américain, a fait une entrée fracassante sur la scène mondiale. Parce qu'il s'en est pris cette semaine à Vladimir Poutine. Le président américain estime que son homologue russe est un tueur. Il faisait référence à l'empoisonnement de
l
'opposant russe, Mireille Navalny.
Vous,
entre les deux, entre Biden et Poutine, à qui faites-vous le plus confiance
?
Oh, cela n'a aucune importance. Qu'est-ce qui est important
?
C'est que le monde soit en paix
et
que nos valeurs soient défendues. Si Joe Biden ne se limite pas aux mots
et
à une politique suivie d'effets cohérentes,
cela
sera positif. Je veux dire quoi par là ? Je veux dire qu'attention aux mots comme ça lancés, polémiques. Vladimir Poutine a sans doute des défauts, mais Vladimir Poutine a été d'une grande aide au Moyen-Orient face à l'État islamique, à tuer sur les trottoirs de Paris. Et je pense qu'on ne peut pas affronter en même temps la Russie et la Chine. Et comme je vois Joe Biden aussi très ferme vis-à
-vis
de la Chine, et il a raison, totalement.
Oui, on va y revenir. Sur la Russie, par
exemple
?
Sur la Russie, vous savez, si Joe Biden attaque tous les pays qui ne sont pas démocrates, il n'y
en
aura plus beaucoup. Est-ce qu'il va faire la même chose avec le roi d'Arabie saoudite ? Est-ce qu'il va faire la même chose avec d'autres ? Voilà, donc moi j'attends de voir la pratique. À propos de la Chine,
Joe Biden a également mis en garde la Chine sur le sort des Ouïghours, cette minorité musulmane. Leur témoignage indique qu'ils sont persécutés. Et l'Europe doit décider cette semaine de sanctions ou pas contre la Chine. Et la France a son mot à dire là-dessus. Est-ce que la France doit donner son feu vert à des sanctions contre la Chine pour défendre les Ouïghours ?
Vous savez, je suis à la Commission des affaires étrangères. Et je suis
effaré,
étonné, triste de voir que la France n'a plus de voix.
C
'est-à-dire qu'elle attend toujours la position des Européens. On ne sait pas quelle est la position de la France. Or, autant je suis plus mesuré vis-à-vis de la Russie, autant vis-à-vis de la Chine, ce qui se passe dans cette province, Ce qui se passe à Hong Kong, ce qui se passe vis-à-vis de Taïwan, est inacceptable. Et
j
'approuve totalement la fermeté américaine. Je suis gaulliste, je ne suis pas atlantiste,
mais
je pense que les États-Unis ont raison. Et je regrette
que
la France se taise. Je regrette que l'Europe soit à plat ventre,
puisqu
'elle vient de signer un accord d'investissement avec la Chine, qui est un accord déloyal pour nos industries, qui va apporter beaucoup de chômage en Europe.
Alors juste pour reprendre ma question, est-ce que vous souhaitez que la France impose
des sanctions économiques
? Je souhaite que la France soit forte et dise au monde qu'il y a des limites à ne pas franchir. Même si ça doit passer par des sanctions économiques ?
Mais
bien évidemment. D'accord. Mais bien évidemment. Mais ce qui est étonnant dans la politique étrangère d'Emmanuel Macron, c'est qu'il attend toujours que ses partenaires décident.
Mais
la France a une voie, et en tant que gaulliste, moi je crois une voie indépendante de la France. Il ne s'agit pas d'être à plat vent devant les États-Unis, mais il s'agit, quand les États-Unis disent quelque chose de juste, qu'on ne se cache pas pour passer entre les gouttes, si j'ai pu dire.
Confinement, nouvelle version, je le disais tout à l'heure. Il s'applique à 16 départements. Partout en France, le couvre-feu est passé à 19h, et le vaccin AstraZeneca est de nouveau autorisé, après deux jours de suspension, pour les plus de 55 ans. Voilà où nous en sommes sur le fond du Covid en France, sans oublier les plus de 92 000 morts en un an.
On
va y revenir.
Confinement version 3. Rester au grand air un maximum. Je
ne
comprends pas pourquoi il faut une attestation, alors qu'on
peut
rester jusqu'à 19h d'heure. Vraiment,
je ne comprends pas. C'est
un peu ridicule, ça. La santé avant tout, et j'ai du monde qui travaille dans le milieu hospitalier. Il faut être solidaire, même si c'est dur. Je pense que le gouvernement est un peu en train de tâtillonner.
Le
Premier ministre confirme de nouvelles restrictions pour plus de 20 millions de Français dans 16 départements. Ces mesures, elles visent à freiner le virus sans
nous
enfermer. Troisième confinement. Je ne
sais
pas quel nom il faut donner
à
ces mesures fortes qui sont prises. Une sorte de confinement dehors. Les chocolatiers, tout comme les fleuristes, les coiffeurs, les réparateurs d'instruments de musique, les concessionnaires automobiles, les libraires et disquaires, échappent cette fois à la fermeture. Moi, je suis bien contente. Prends-moi le coiffeur toutes les semaines, c'est essentiel. Eux doivent fermer et sont les grands perdants de ce nouveau confinement.
Ce n
'est
pas à moi, petit commerçant, de subir ça.
Moi,
si aujourd'hui, je n'ouvre pas mon commerce, je suis à la rue.
Quatre jours de suspension, de doute, de crainte, partiellement levée. Le vaccin AstraZeneca, à nouveau disponible en France. Première dose reçue par Jean Castex, qui a montré l'exemple.
Ce
patient de 69 ans devait normalement se faire vacciner.
Je
ne veux plus entendre parler d'AstraZeneca. Là, c'est mon dernier mot.
Vous
n'allez plus vous faire vacciner
? On
verra avec tous les autres vaccins.
Nicolas Dupont-Aignan, on a vu que Jean Castex s'est fait vacciner. Pour l'exemple, Boris Johnson a fait la même chose au Royaume-Uni. Angela Merkel devrait faire la même chose. Vous pensez que c'est bien que les politiques donnent l'exemple de se faire vacciner avec l'AstraZeneca, en l'occurrence ?
À partir du moment où il propose aux Français de ne se faire vacciner que par ce vaccin quasiment, heureusement qu'il montre l'exemple, mais ce n
'est
pas le problème. Le problème, c'est de voir à quel point notre pays
a
été déclassé. C
'est
un pays de seconde zone. Mais ça me fait une peine. Mais vous ne pouvez pas savoir. Regardez, ça fait des années que je demande qu'on relocalise nos industries. Ça fait des années que je demande qu'on investisse en France, la science.
On
a tout lâché. On a laissé partir tout dans les autres pays. La réalité, c'est qu'on est à poil. On est nus. Notre pays a été incapable, incapable d'inventer un vaccin, incapable de garder des usines.
C'est le constat. Mais oui, mais on le paye très cher. Ça fait un
an que je demande qu'on investisse. Aujourd'hui, on attend l'AstraZeneca. C'est l'Union européenne qui coordonne tout ça et qui redistribue au pays. Est-ce que vous pensez, vous, en tant que souverainiste, que si la France avait été seule à passer ses commandes de vaccins, ça aurait été mieux que l'Union européenne ? Mais bien
évidemment. Ah bon ? Mais bien évidemment. Mais regardez,
les
pays qui ont réussi à vacciner vite, qui ont les lots, ce sont des pays parfois plus petits que nous, mais qui ont une volonté, un chef. Regardez Israël, regardez l'Angleterre, et puis ensuite les grands pays qui sont libres. Et tout mon combat politique, et vous le savez, et toute ma candidature
à la
présidentielle, c'est de redonner à la France sa puissance, son indépendance, tout
le reste en découle. Donc ça veut dire quoi concrètement ?
Ça veut dire quoi concrètement ?
Ça
veut
dire que là,
actuellement, la France devrait sortir de ce système de
l'Union européenne. Mais bien
évidemment. Mais la France est la sixième puissance mondiale, et elle se traîne des pays qui n'avancent pas, elle se traîne une commission de Bruxelles qui est totalement inefficace.
Il faut qu'elle se porte de l'Union européenne de ce point de vue.
Ah ben, on n'avait pas besoin de rentrer dans cette usine à gaz. Oui,
mais en sortir,
c
'est
plus compliqué, non
?
Mais attendez, on n'a qu'à acheter nos vaccins sur le marché, et je peux vous dire que la position de la France, elle est plus forte que la position de la commission de Bruxelles. Est-ce que vous savez
que
Mme van der Leyen, là, que vous voyez, elle exporte 40 millions de doses ou 30 millions de doses de vaccins de l'Union européenne ?
Mais
on marche sur la tête.
Moi,
je veux qu'on réserve aux Français notre capacité et notre puissance. Vous savez, quand on n'est pas libre,
quand
on est esclave de bureaucrates à Bruxelles, eh bien,
on
le paye cher. Voilà ce qui se passe aujourd'hui. Et il
n
'y a pas que le vaccin, il y
a
l'affaire du confinement qui est grave.
Alors justement, on en parle du confinement, parce que confinement, parce qu'on ne sait pas ce qu'il faut utiliser comme mot, parce que vous avez vu, le ministre de la Santé dit, on ne va pas forcément parler de confinement. En tout cas, par rapport à ce qui s'est passé il y
a
un an, il y a un an, c'était le confinement total, on était enfermés, etc. Là, c'est au cas par cas, région par région, et on peut aller dehors.
Il
y
a
quand même du progrès, quand même, en un an.
Mais
je vais vous dire, moi, le premier confinement, je l'ai approuvé.
Car on
n'avait rien,
on
ne
va
pas revenir sur les responsabilités, il n
'y
avait pas de masque, pas de test, pas d'expérience. Moi, j'ai fait preuve de sens de l'intérêt national en disant, il faut soutenir le gouvernement parce que je ne
vais
pas être là, parce que je suis dans l'opposition à critiquer, on doit tous se serrer les coudes. Premier confinement. Mais ensuite, j'ai fait des propositions, comme d'autres, je ne
suis
pas le seul, sur les frontières,
pour
éviter les variants. On m'a dit, on ne les contrôle pas. On a mis un an à les contrôler. J'ai fait des propositions ensuite sur les protections des plus fragiles. Pourquoi enfermer tous les Français alors qu'il faut protéger les plus anciens ? Alors donc, c'est mieux, là, en ce moment, du
coup
?
Alors,
attendez, non, mais je reviens là-dessus. J'ai fait des propositions pour augmenter le nombre de lits de réanimation. Depuis un an, zéro lit de réanimation en plus. Zéro ! Alors qu'on peut rouvrir le Val-de-Grâce en Ile-de-France. Et j'ai proposé de rouvrir un hôpital par région, en faisant appel à la réserve sanitaire, en faisant appel aux infirmières en retraite.
Alors
ça, c
'est
ce que vous avez proposé.
Mais oui, mais le gouvernement ne l'a
pas fait. Mais si on est au confinement aujourd'hui, pourquoi ce nouveau confinement qui n'en est pas un, tout en étant un, qui est incompréhensible d'ailleurs ? C'est pourquoi ? C'est parce qu'on n'a pas pris les mesures en amont qu'on peut prendre encore. Moi, j'attends que le gouvernement, par exemple, sur les soins,
vous
savez qu'il
y a
le vaccin, on parle beaucoup du vaccin. Le vaccin, c'est pour faire quoi
?
C'est pour bien comprendre, c'est pour empêcher une forme grave. Ça n'empêche pas la contagion.
C
'est pour empêcher une forme grave. Il y a une autre façon d'empêcher la forme grave, c'est des soins. Il y a beaucoup de pays qui développent des soins.
L
'Hivermectine, par exemple, en République tchèque, en Slovaquie, et dans quantité de pays. Il y
a
eu le protocole du professeur Raoult. Il y
a
l'Institut Pasteur de Lille qui a inventé une molécule, enfin, qui
n
'a pas inventé, qui a récupéré une molécule ancienne qui permettrait d'éviter l'aggravation. Donc, c
'est
-à
-dire
soigner avant de vacciner, quoi. Mais éviter la forme grave,
car
le Covid y circule, et il vaut à tout prix sauver des vies. Eh bien, vous savez ce que fait le gouvernement ?
Et
je l'accuse. Il freine les études.
C
'est gravissime. Alors que dans d'autres pays… Quand vous dites ça, vous avez des preuves quand vous dites ça. Oui, l'Institut Pasteur de Lille, l'accélération des essais cliniques sur cette molécule ancienne qui n'a aucun risque et qui permettrait de faire baisser la charge virale, comme le fait le plaquenil ou l'Hivermectine, ça a bloqué au ministère de la Santé. L'appareil, le petit appareil qu'on met dans la pièce et qui permet de réduire le virus qui circule. Le président des médecins, M. Hamon, s'en est indigné. Donc, ce n
'est
pas moi. Cet appareil, depuis 15 jours, le ministère bloque. Pourquoi, dans notre pays, on a le choix qu'entre l'amateurisme de l'enfermement, qui est une solution moyenâgeuse qui ne marche pas, d'ailleurs, et le vaccin qui n'est pas approvisionné ? Il y a quand même un problème.
Il faut changer de ligne.
On peut le faire. Non, mais je veux dire, Francis
Ouellier, je
veux dire aux Français, il y a une autre politique possible. Et ça fait des mois qu
'on
la demande.
Alors,
les
commerces non essentiels sont fermés. Dans la ville de Yer, dans l'Essonne, dont vous êtes élu, vous avez été maire de cette ville pendant des années, et le maire actuel a décidé de prendre un arrêté pour autoriser tous les commerces à ouvrir.
C
'est des obéitions civiles, ça ? Vous soutenez ça ? Oui, parce que
trop, c'est trop. Mais ça veut dire que vous demandez aux maires d'ouvrir
les commerces.
Je demande à tous les maires de France, solennellement, de faire ouvrir tous les commerces de proximité qui respectent les règles sanitaires. C
'est du
débat, parce qu'il y en a assez d'être gouvernés par des incapables, pardonnez-moi, qui sont en train de tuer des dizaines de milliers de commerçants
pour
rien. Parce que, est-ce que vous trouvez que c'est mieux de s'entasser dans un supermarché
? Est
-ce que vous trouvez que c'est mieux de laisser les collèges ouverts avec des cantines où il
y
a 200 élèves dans la même pièce ?
Et
de fermer des commerces qui respectent les règles sanitaires avec parfait bon sens ? Est-ce que le salon de coiffure est moins dangereux que le marchand de chaussures ? Mais quand est-ce qu'on va sortir de ce délire
bureaucratique ? Vous avez parlé de quelque chose d'intéressant, c'est les écoles. Parce qu'en France,
le
gouvernement veut que les écoles restent ouvertes.
Il a raison. Vous
le soutenez là-dessus ? Il a raison. C'est une spécificité, on est les seuls à faire ça. Oui, mais il a raison. D'accord. Et pourtant, les cas de contamination augmentent.
Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'un pays qui n'a pas confiné,
comme
la Suède,
n
'a pas plus de morts par habitant que la France. Par habitant, si. Non. Au total. Non, non, non. Par habitant, vous vérifierez. Bon, je vérifierai. Vous vérifierez. Par habitant, pas plus de morts. Ce que je veux dire, c'est que la question, ce n
'est
pas confinement ou pas confinement. De toute façon, on ne
va
pas mettre les Français sous terre.
Vous
n'allez pas les enfermer dans un terrier, comme un lapin. Les Français y vivent. Donc, quel est l'enjeu ? C'est d'être prudent. C'est d'apprendre les gestes barrières. C'est de continuer à faire preuve de vigilance. C'est de protéger les plus faibles. C'est d'avoir des lits de réanimation. Et c'est de diffuser des soins. Et c'est ce que ne fait pas ce gouvernement.
Alors, le gouvernement qui voit déjà au-delà, il a mis en place notamment un plan de relance économique de 100 milliards. Est-ce que, en échange de ces 100 milliards, à vos yeux, il faut que les entreprises s'engagent sur des objectifs précis
?
Alors, attention, le fameux plan du gouvernement,
il
y a deux plans du gouvernement. Il y a une bonne action qui a été mise en œuvre, c'est les prêts garantis, 130 milliards. Et ensuite, il y
a
un plan de relance de 100 milliards.
Le
problème des prêts garantis,
c
'est qu'ils s'arrêtent dans un an.
Et les
entreprises sont devant un mur de dette. Donc, l'enjeu pour moi, et ce que je propose, c'est de transformer les prêts garantis en prêts à 25 ans, très long terme, ou en fonds propres,
pour
soulager nos entreprises. Car sinon, vous allez avoir un million de chômeurs dans un an. Premier point. Deuxième point, je propose 200 000 emplois jeunes
pour
les étudiants qui sont en train de crever parce qu
'ils
n'ont plus de petit boulot
et
qui, je peux vous l'assurer... Les
emplois jeunes dans les mairies, les collectivités
locales, les associations. Exactement, parce que je suis
contre le revenu universel,
parce
que c'est de la cistana. En revanche, je propose le travail universel.
Ce
sont des contrats où, en échange d'un mi-temps ou d'un tiers de temps, le jeune aura une petite allocation qui permettra de redémarrer la vie. C'est fondamental. Vous savez, nos jeunes vivent quelque chose de très dur. Et là, le gouvernement ne le fait pas, malheureusement.
C'est une proposition que vous faites, en tout
cas.
Très concrète.
Juste pour terminer, sur le coronavirus, l'une des conséquences du coronavirus, ça pourrait être le report des élections départementales et régionales prévues en juin. Ça devait déjà avoir lieu en mars. Le gouvernement va consulter les présidents de partis, les patrons de partis. Quelle
sera votre position ? Ma position est très simple. Il y
a
eu des votes dans tous les pays. Donc, je m'étonne de cette question de report. Maintenant, franchement, l'enjeu pour moi, c'est qu'il y ait des lits d'hospitalisation, des soins et qu'on redémarre l'économie.
Non, mais là, vous vous échappez. Non, mais je vais répondre. D'accord, d'accord.
S'il faut décaler trois mois et faire les élections en septembre pour qu'il
y ait
une vraie campagne, moi, ça ne me choque pas. Mais avant la présidentielle, quand même. C'est la moindre des choses. Mais je vais vous dire, vraiment, l'enjeu, cette histoire politicienne n'intéresse personne.
Les élections,
ça
intéresse
des
gens quand même. Les élections, bien sûr. Mais ce que je veux dire, c
'est
que je préférerais qu'on rétablisse déjà les droits du Parlement. Ce serait quand même alimentaire. Parce qu'il faut que les Français sachent que sur les questions sanitaires, le Parlement est fermé. Il ne vote plus rien. C'est un homme seul qui décide. Alors, cet homme seul n'a pas le droit de reporter les élections. Maintenant, si c'est septembre au lieu de juin, moi, je ne
vais
pas me battre pour
deux mois.
Bonjour
Isabelle.
Bonjour Francis. Bonjour Nicolas
Dupont-Aignan.
2022,
ce
sera votre troisième candidature à la présidentielle. Et ça se prépare dès maintenant tout en gardant quand même un oeil sur les régionales. Quand même. Parce que vos listes, elles sont déjà parties. Avec les moyens du mort, du fait maison.
Je
la fais tout seul. Je mets ça comme ça. Alors, puis j'appuie sur le bouton.
Où
je suis numéro un en France. Des hommes politiques. C'est ce fil Facebook avec une vidéo tous les soirs.
Vous
voyez, la dernière d'hier soir.
On
est à 179 000 personnes
qui
l'ont regardée. C'est quoi ça ? C'est de
s
'adresser directement
aux Français et de leur dire il y
a
une autre voie possible. Et voilà. C'est bien la télévision quand on nous invite. Mais comme on n'est pas tous les jours, là j'y suis tous les jours.
Moi, mon boulot comme candidat, c'est de commencer le plus vite possible. Et ce n
'est
pas facile dans ce contexte où on ne travaille que par visioconférence.
C
'est quoi les priorités alors ? Premier point, les signatures. Donc ça, je suis quasiment bouclé mais il faut bien verrouiller. Deuxième point, il y
a
l'argent. Ça, c'est mon défaut
parce
qu'on a moins d'argent que les autres.
Il
faut marcher plus de 5 km par jour pour évacuer les contrariétés.
Je n
'enlève mon masque. Vous n
'en
voulez pas ?
Alors,
je voulais qu
'on
fasse un petit point pour les régions. Enfin, il faut avoir à me dire mardi
pour
la commande du papier. C'est une grosse région, coûte cher. Trouvez les sous.
Est
-ce qu'on a un anonyme qui se permet de fatiguer les autres au téléphone ? On appelle ça de harcèlement. C
'est
que tu gènes. Ta liste gène.
C
'est bon signe.
C
'est bon signe.
Quand
on était dans les sondages à zéro, il n'y avait aucun pépin. Tout le monde m'adorait.
Quand
on est à 7, 8, ça commence à cogner un peu. Il faut reprendre du dessus. Comment on fait avancer le truc là ?
Qui
j'ai oublié ? Jean-Claude, Pays de
Loire. Il
nous regarde peut-être, Jean-Claude.
Vous
êtes candidat à la présidentielle de 2022. C'est la troisième fois que vous vous présentez. Pensez-vous que les Français ont envie de revoir les mêmes
?
Les Français ont envie de voir leur pays à nouveau gouverner.
Vous
savez, moi, je vois le pays se décomposer devant moi.
Notre
pays, notre France.
Quand
je l'ai dit en 2012, on me regardait un peu bizarrement comme si j'étais quelqu'un qui était un cassandre ou qui annonçait une mauvaise nouvelle. Parce que je voyais, et je l'avais vu avec Philippe Séguin, qui est mon mentor en politique, j'avais vu qu'il y a 20 ans, nos gouvernants avaient abandonné. Alors
vous l'avez redit en 2017, ça. Je l'ai redit en 2017. Et vous allez le redire en 2022. Et je vais
le redire en 2022 en proposant, il ne
s
'agit pas de dire, ça ne va pas, en proposant des solutions concrètes
qui
permettent enfin de traiter les problèmes du pays. Et je crois que l'opinion
a
compris, notamment en raison de la crise du Covid, combien il fallait reprendre notre indépendance, relocaliser, reconstruire nos services publics.
Mais avec vos 5 à 6 % d'intention de vote dans les sondages, vous pouvez empêcher le candidat de la droite ou Marine Le Pen d'être au second tour. Avez-vous des pressions du Rassemblement National ou des Républicains pour retirer votre candidature ?
Mais moi, le général de Gaulle a inventé l'élection présidentielle au suffrage universel pour sortir du régime des partis. Non mais la question, c
'est
est
-ce
que vous
avez des pressions
? Mais vous permettez que j'ai un raisonnement. D'accord,
d
'accord, d'accord. Pardon ? L'élection présidentielle, c'est quoi
?
C'est le dialogue entre un homme, une femme et les Français hors du régime des partis. Les partis politiques en France ont pourri la démocratie.
Et
ils croient
qu'ils
sont propriétaires des voix. Mais le Rassemblement National n'est pas propriétaire des voix. Les Républicains ne sont pas propriétaires
des voix. Et moi, je m'adresse, je vais vous
répondre, je m'adresse à tous les Français parce que la situation est tellement grave du pays qu'il faut un programme de redressement national. Alors bien sûr, je gêne. Je gêne ceux qui gèrent leur petit magot électoral.
Oui, mais vous n
'avez pas répondu si vous aviez des pressions pour
retirer votre candidature. Oh,
des
pressions.
J
'ai plus de pressions parce qu'ils savent que les pressions, je ne les écoute pas. Et je m'adresse aux Français et je leur dis, j'ai un projet concret, sérieux,
d
'un patriotisme tranquille qui permettrait de redresser le pays. Et je vous demande, Français, de réagir, de ne pas vous laisser influencer par le milieu politico-médiatique. Isabelle, Isabelle.
Une centaine de cadres de votre parti vous ont quitté ces derniers mois. Certains poursuivent directement Marine Le Pen. D'autres vont créer un mouvement, l'avenir français. C'est une concurrence. C'est le début de la fin de Debout la France.
Mais vous plaisantez, ça a eu le mérite de la clarification.
Il
y a quelques cadres, ce n
'est
même pas une centaine, une trentaine, sur 804, 12 000 adhérents qui ont décidé de suivre Marine Le Pen au premier tour. Bon courage, bonne chance. Et l'avenir français, ils sont proches aussi du RN. Mais c'est la même chose. C'est une espèce de succursale. Mais tout ça n'a aucun sens. Libre à eux. Mais vous savez, moi je crois en la liberté politique. Libre à eux. Moi ce qui compte, c'est quoi
? C
'est qu'aujourd'hui j'ai 2 à 3 millions de Français qui dans les sondages disent me suivre ce qui est déjà pas mal. Et je leur dis on va changer la politique française parce que je ne veux pas dépendre d'un duel Macron-Le Pen qui est imposé depuis des mois alors qu'il
y a
un premier tour et français vous avez le choix. Vous
avez le
choix.
En
2017, vous aviez rejoint Marine Le Pen avant de prendre vos distances.
Est-ce que
comme Gérald Darmanin vous la trouvez trop molle sur l'islamisme par exemple ?
Mais ce n
'est
pas la question. D'abord deux choses. Au deuxième tour. Quand Xavier Bertrand a choisi Macron aujourd'hui il se présente j'entends jamais sur les plateaux télévisés pourquoi vous vous présentez puisque vous avez choisi Bertrand. Moi je me présente parce que j'ai un projet voliste.
Non ce n'est pas la question.
Isabelle vous demande est
-ce que vous trouvez que Marine Le Pen est
trop molle sur l'islamisme par
exemple ?
Je trouve que Marine Le Pen ne dit plus rien sur rien. Voilà.
Je
vous dis la vérité. Et je pense que les français ont bien compris au fond d'eux-mêmes
parce
qu'il
y
a 70% des français qui le disent dans les sondages donc je ne
l
'ai pas inventé ils disent on ne veut pas de ce duel impossible qu'on a vécu en 2017 on veut autre chose et malgré cette volonté des français d'avoir autre chose on entend toujours le même duel. Eh
bien moi
je propose une voie
très
concrète
vous allez être
surpris par mes propositions très précises
Isabelle Mais
Marine Le Pen dit qu'elle ne veut plus sortir de l'euro elle dit qu'elle veut rembourser la dette vous trouviez son programme économique pas assez sérieux est-ce qu'à vos yeux ça ça la rend crédible aujourd'hui ? Non
si vous voulez par exemple quand Marine Le Pen dit je veux la retraite à 60 ans alors tout le monde sait que c'est impossible je dis qu'à ce coup le problème c
'est pas Sur
l'euro elle a changé Sur l'euro elle a changé c'est très
bien sur la dette aussi mais
c'est plutôt bien mais c'est pas la question la question c
'est
de savoir comment on
va
relocaliser un million d'emplois je suis le seul dans la classe politique française à l'exception Arnaud Montebourg
je l'attendais
qui a un projet pour relocaliser un million
d'emplois Vous pensez qu'Arnaud Montebourg il
pourrait travailler avec vous ? Tout à fait je l'invite à venir me soutenir Oui il y
a
autre chose En tout cas il y
a
beaucoup de ces électeurs qui me soutiennent et je vais vous dire l'enjeu d'aujourd'hui
c
'est que nos enfants aient du boulot
et
je suis le seul à proposer un projet de baisse des charges sur les PME pour qu'elles investissent en France je suis le seul à proposer un fonds
de relocalisation pour qu'on rapatrie un
million d'emplois Oui mais c'est vachement
important Non mais
Isabelle a
d'autres questions à
vous
poser C
'est très important Quand
même
en cas de second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron en
2022 la rallierez
-vous ? Vous verrez Mais est
-ce que vous la
rallierez comme vous l'avez fait en 2017 ? Mais je fais tout pour éviter ce second tour
tragique parce
que je ne veux pas voir réélu Emmanuel Macron et je ne veux pas revivre le débat du second tour et je sais que les Français non plus ne le veulent pas Alors
Isabelle
Mais si On ne fait pas de la politique Si moi
je suis acteur Mais si Marine Le Pen
est élue
présidente Elle dit vouloir faire Je suis
acteur de la politique Non mais écoutez bien
Si
Marine Le Pen est élue présidente Elle dit vouloir faire un gouvernement d'union nationale Seriez-vous prêt à y participer ? Sous quelles conditions ?
Moi je refuse ce duel que vous nous imposez médias confondus comme si on n'avait que ce choix Après on verra le résultat du premier tour Vous savez que ça fait un an qu'on n'est plus en démocratie vraiment Et l'état d'urgence
va
être prolongé jusqu'au 1er juin et peut-être 31 décembre Non mais je vais au bout de mon idée Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le débat public se limite à un jeu de rôle Les Français veulent savoir comment ils vont redresser leur pays
Alors non mais attendez il y
a
peut-être un autre
choix Isabelle Oui mais est-ce qu'on peut parler
du fond autre que
Le Pen
-Macron
? Non non parce que pas Après Non
justement L'autre choix Si la droite organise une primaire souhaitez-vous y participer ? Je crois que Bruno Rotaillot qui est candidat potentiel serait assez d'accord pour vous voir vous rallier ou créer
des passerelles
J'ai proposé une grande primaire ouverte à Marine Le Pen à Bruno Rotaillot à des patriotes de gauche comme Montebourg et les autres J'ai proposé cette grande primaire ouverte pour sélectionner un candidat patriote sérieux Et ça a été refusé par tout le monde
Si
Bruno Rotaillot propose une primaire limitée ou LR ça n'a pas de sens il faut que ce soit une primaire ouverte très largement En attendant vous savez
on
est à un an de l'élection
Je
veux offrir le choix aux Français je veux retrouver la démocratie Je sais qu'on peut sortir la France de sa difficulté Bien le temps passe Merci
Isabelle Merci à vous L'environnement et le climat prennent une bonne part du débat politique en 2022 Les députés ont donné leur feu vert à l'inscription dans l'article 1 dans la constitution de la France La France garantit la préservation de l'environnement Garantie Emmanuel Macron veut en faire un référendum Vous voteriez oui ou
non
?
Mais c'est n'importe quoi Non mais vous voteriez Non mais qu'il fasse un référendum et je vais vous dire qu'il fasse un référendum sur quelque chose de concret
Les
Français n'en peuvent plus de ces pétitions de principe On a déjà le principe de précaution dans la constitution
On
a maintenant la garantie de la préservation de l'environnement Mais au même moment au même moment
on
signe le Mercosur et le CETA qui sont des traités de libre-échange qui font qu'on amène des produits du monde entier et que ça pollue la planète Au même moment on a un programme de rénovation énergétique qui est incompréhensible avec ma prime Rénov où l'État fait des économies sur la rénovation énergétique Donc moi je veux bien un référendum Ah oui, chiche
Mais
sur quelque chose de concret Il faut
sortir des grandes histoires Mais la question c'est à
inscrire dans l'article 1 de la constitution la garantie de l'environnement Mais ça
ne veut rien
dire Est-ce que vous voteriez non donc
? Mais je ne voterai pas Ça n'a aucun sens Ah vous ne voteriez même pas Mais il faut arrêter de prendre les Français Vous ne voteriez pas Les Français sont intelligents Vous n'irriez pas voter Mais je n'irai pas participer à une mascarade Qu'est-ce qui compte ? Un référendum Oui, tiens sur les traités de libre-échange
qui
font qu'on importe des produits Un référendum sur des choses concrètes Alors du concret Du concret qui
change la
vie des Français Vendredi ont eu lieu les cérémonies pour commémorer le 19 mars 1962 date des accords déviants fin de la guerre d'Algérie Le 60e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie ce sera l'année prochaine à trois mois de la présidentielle
Est
-ce que vous pensez que ce 60e anniversaire sera l'occasion de réconcilier les mémoires des deux pays
?
Cela pourrait être
l
'occasion mais à une condition
c
'est que ce soit réciproque Moi j'en ai assez on va se parler très franchement de la repentance française permanente il y a eu des drames dans notre histoire mais l'Algérie jamais comme s'il n
'y
avait qu
'un
camp dans la guerre il y a eu les Algériens les Français si on peut aplanir tout très bien mais je vais vous dire le plus important pour moi c'est d'apprendre l'histoire à nos gamins à l'école ça serait beaucoup plus important que de passer notre vie à faire des repentances mémorielles
Merci Nicolas Dupourgnan d'avoir accepté notre
invitation
Dimension Politique réjou
seller
Nicolas Dupont-Aignan