Union populaire : marchons le 23 septembre ! | Fête de l'Humanité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 50 %Défensif 18 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00AurélieChiffre
« il y a déjà eu 13 morts pour des soi-disant refus d'obtempérer l'année qui s'était écoulée »
- 5:20Céline VerzelettiChiffre
« il y a eu des millions de salariés de privés d'emploi de retraités de citoyens et citoyens qui ont manifesté pendant des mois et des mois »
- 7:30Céline VerzelettiFait
« Sébastien menesplier secrétaire général de la Fédération minée énergie qui lui est traîné devant le commissariat »
- 10:00Léna LazareFait
« on a été dissout le jour de la fête de la musique le 21 juin suite à cela »
- 18:40AurélienFait
« on est le 1er désert médical de France le premier 93% du territoire en désert médical »
- 21:20AurélienChiffre
« ce projet il prévoit de retirer les 600 malheureux heureux de RSA à tout chômeur qui va refuser les 15 heures de travaux forcés par semaine »
- 24:10AurélienChiffre
« il y a un Français sur deux qui nous annonce qu'il réduit sa consommation alimentaire pour des raisons financières »
- 0:15inconnuFait
« les femmes sont sur exploitées par rapport aux hommes »
- 3:30inconnuChiffre
« la loi de 2017 permet de tuer »
- 5:00inconnuFait
« vous avez le droit de voir un flic ou un médecin dans la première heure de votre arrestation vous savez vous avez le droit à ça »
- 11:00inconnuFait
« la NUPES a pour le moins des grandes difficultés »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bien bonjour à toutes et tous salut j'imagine qu'il y a un peu de fatigue pour ceux qui ont fait la fête hier soir et on fait les débats aussi évidemment à la Fête de l'Huma donc je sais pas si on connaissait donc enrédit trouvé député de Seine-Saint-Denis et donc j'ai le plaisir aujourd'hui on va parler d'abord de la marche du 23 septembre et de pourquoi nous sommes unis dans cette marche du 23 septembre j'ai d'abord le plaisir d'accueillir Céline Verzeletti qui est la secrétaire général de la CGT service public l'ufse le plaisir d'accueillir aussi Lena Lazare qui est porte-parole des soulèvements de la terre et j'ai le plaisir aussi de d'accueillir Manon auvio qui est une des figures vous savez de la lutte des salariés de Vertbaudet merci à toi voilà et nous attendons mais il va arriver au mars laoutique et porte-parole de la coordination nationale contre les violences policières toutes ces mouvements toutes ces organisations font partie de cette union cette unité ce collectif que nous avons formé il y a maintenant quelques semaines suite à la mort de Naël Merzouk le 27 juin 2023 assassiné par un policier pour un soi-disant refus d'obtempérer un mort de trop alors qu'il y a déjà eu 13 morts pour des soi-disant refus d'obtempérer l'année qui s'était écoulée alors nous avons décidé de nous unir quand je dis nous c'est une centaine de syndicats d'associations de collectifs de quartiers populaires et de force politique quand je dis nous c'est la CGT c'est la FSU solidaire c'est les organisations les syndicats de jeunesse c'est tout un tas de mouvements écologistes c'est aussi attaque le Syndicat des Avocats de France le Syndicat de la magistrature ou encore évidemment la France insoumise le NPA les Verts étant d'autres je dis nous nous pourquoi on a décidé de s'unir on a décidé de s'unir d'abord face à la répression que subissent les jeunes et les gens des quartiers populaires mais aussi l'injustice sociale qui subissent et ça va avec et au fond toute la répression que nous subissons tous l'injustice que nous subissons tous dans les quartiers populaires comme ailleurs et donc nous avons décidé pour demander la justice partout nous avons décidé de nous unir pour dire aussi qu'il n'y a pas que 100 pays il n'y a pas de justice que pas de paix pas de justice pas de justice pas de paix donc nous avons décidé de nous unir aussi parce que ensemble nous sommes plus forts et donc je suis heureuse d'accueillir d'abord des combattantes de talents des combattants te remarquables mais aussi qui vont nous dire pourquoi elles vont marcher le 23 septembre pourquoi il y a cette union qui est relativement inédite entre autant de dizaines de mouvements d'organisation autant de collectifs de quartiers populaires pour marcher ensemble samedi prochain j'espère que vous y serez tous est-ce que vous y êtes tous qui sera là le samedi qui sera samedi dans la rue bon voilà donc soyez soyez tous là marcher tous là le 23 septembre samedi prochain il y a la marche parisienne qui démarre à 14h30 des départs un peu partout de banlieue mais il y a surtout une centaine de rassemblements partout en France déjà il y en aura sans doute encore beaucoup plus il y a un site marche pour la justice.fr c'est ça je me plante pas vous pouvez aller voir la carte vous pouvez aller voir l'appel vous pouvez aller voir toutes les organisations qui signent les tracts on compte sur vous pour tracter compte sur vous pour en parler un peu partout et faire en sorte qu'on soit le plus nombreux possible voilà je laisse maintenant la parole à Céline Verzeletti pour la CGT merci Aurélie alors tu l'as dit bien évidemment on est de très nombreuses organisations à appeler à ce 23 septembre alors ce 23 septembre il y aura plusieurs marches d'ailleurs dans des grandes villes notamment donc on a l'identifie là plusieurs dizaines mais je pense qu'on en aura de plus en plus dans les grandes villes je rappelle que sur Paris donc le rendez-vous est donné à 14h 15h à la gare du Nord où nous espérons être très nombreux et très nombreuses et tu l'as dit il y a des départs d'ailleurs de toutes les banlieues de toute la région parisienne des départs qui sont organisés justement par les différentes associations associations pardon avec les organisations syndicales avec les comités de quartier avec les associations aussi de victimes de violences policières on travaille tous ensemble main dans la main et je pense que c'est heureux et que c'est c'est indispensable à l'heure actuelle alors pourquoi par exemple la CGT appelle assez marches parce que je le rappelle aussi ces marches c'est contre les violences paupières c'est contre le racisme systémique c'est contre les athètes aux libertés publiques et aux libertés syndicales et c'est pour la justice sociale parce que nous bien évidemment nous faisons le lien aussi entre toutes ces violences le racisme et la justice sociale alors oui sur la répression syndicale mais maintenant en parlera encore plus concrètement que moi et bien nous avons vécu aussi vous le savez cette réforme on nous impose cette réforme des retraites qui est une vraie régression sociale qui est une violence sociale aussi et on nous l'impose en piétinant on va dire la démocratie les libertés publiques et aussi les libertés syndicales vous l'avez vu il y a eu des fortes mobilisations il y a eu des millions de salariés de privés d'emploi de retraités de citoyens et citoyens qui ont manifesté pendant des mois et des mois il y a des millions de personnes et de salariés qui ont fait grève qui ont vraiment crié leur désaccord par rapport à cette régression sociale et nous nous avons absolument pas été entendu par ce gouvernement et par le patronat aussi parce que je le dirai mais maintenant je passe sur le dira très bien aussi patrona gouvernement même combat ils sont même dans la main pour nous imposer des régressions sociales et pour nous l'imposer de façon particulièrement violente alors il y a différentes mesures qu'ils prennent mais le patronat on le sait il nous impose de graves entraves à l'activité syndicale on subit des répressions antisyndicales importantes ainsi que des discriminations et aujourd'hui il y a la criminalisation aussi de l'activité syndicale et on l'a vu par exemple avec Sébastien menesplier secrétaire général de la Fédération minée énergie qui lui est traîné devant le commissariat il est entendu pour soi-disant avoir mis autrui un danger par rapport aux actions qui a été menées par les salariés de dfgdf notamment les coupures d'électricité qui ne visait bien entendu pas d'ailleurs les usagers les usagers mais qui visaient des cibles bien précises pour protester contre la réforme la retraite aujourd'hui donc il risque d'être traîné devant les tribunaux comme des centaines et des centaines de militants et militantes à qui on reproche justement d'avoir simplement exercé leurs droits parce que oui le droit syndical le droit de manifester le droit de faire grève c'est bien droit qui doit être protégé constitutionnellement et aujourd'hui c'est bafoué en permanence et par le patronat qui dépose plainte et par le gouvernement justement qui fait en sorte que cette justice poursuit donc tous ces militants et militants et ce gouvernement qui n'hésite pas non plus à imposer par tous les moyens donc c'est mauvaise réformes et on l'a vu aussi il légifère dans ce sens ils interdisent aussi les manifestations les casseroles on l'a vu alors même que il n'avait pas ce droit là puisque lorsqu'on va en justice contre ces référés d'interdiction souvent on gagne et ensuite le pire du pire c'est lorsque notre intégrité physique est bien évidemment atteinte alors on le voit parfois d'un des mobilisations des moments de grève important dans les usines et les entreprises maintenant certainement témoignera de tout ce qui s'est passé à Vertbaudet mais aussi et ça a un lien quand même par rapport à cette agressivité cette violence institutionnelle les violences policières qui ne cessent d'augmenter dans les quartiers du défavorisés ou populaires ou là ça fait des décennies et des décennies ou ces jeunes et notamment certains jeunes aussi c'est pour ça qu'on parle de racisme systémique certains jeunes sont toujours visés soit par des contrôles soit par des violences policières qui malheureusement à un moment donné atteignent le saumon puisqu'on nous avons des assassinats des exécutions des meurtres on les appelle comme on veut mais quoi qu'il en soit des jeunes qui meurent suite à des violences policières donc nous nous avons dit stop ce n'est plus possible quand on voit aussi suite au révolte dans les quartiers comment l'État a réagi la seule réponse a été une réponse très précise avec des centaines et des centaines d'incarcérations même vis-à-vis des mineurs donc nous pensons que nous devons lutter construire des alternatives à toute cette état qui ne joue plus son rôle social mais qui n'est que un état répressif et autoritaire nous pouvons les uns et les autres construire des alternatives et les porter via la rue c'est pour ça qu'on dit on retourne dans la rue et on veut donc on a des propositions des revendications tous ensemble qu'on soit association parti politique organisation syndicale et donc association et quartiers et comité des quartiers populaires nous voulons avancer et montrer qu'on peut être constructif et qu'on sait porter donc des revendications merci [Applaudissements] alors j'ai passé maintenant la parole à l'ENA Lazare qui est porte-parole des soulèvements de la terre je voudrais dire à quel point nous soutenons les soulèvements de la terre on dit soupapes mais c'est aussi une lutte contre l'appropriation capitaliste des ressources s'il y a bien une lutte aujourd'hui pour la justice et pour les libertés publiques et pour le droit de manifester de se soulever c'est bien la lutte des soulèvements de la terre ok déjà je souhaitais dire que j'ai pas demandé à des soulèvements de la terre on n'a pas discuté de la marge 23 septembre mais comme on a une coalition très large c'est vrai que souvent on ne signe pas d'appel à manifester bon voilà je préfère le préciser par par voilà par souci d'être rigolo vis-à-vis du mouvement mais si j'avais envie d'être là aujourd'hui c'est aussi que bon ça fait longtemps que je suis dans le mouvement au climat dans le mouvement écolo et que je pense que ça fait sens ce qui se passe à la rentrée et il faut se remettre en mouvement après une année qui a été difficile et toute façon je pense que tu as résumé bien des choses vis-à-vis de la répression etc peut-être que ce qui s'est en ce qui est important de vous transmettre c'est quand même de vous expliquer où on en est depuis sainte Soline ça a été très médiatisé après la manifestation mais ensuite il y a eu beaucoup de rebondissements donc on a été dissout le jour de la fête de la musique le 21 juin suite à cela on a fait un recours au fond et aussi j'ai préféré suspensive donc pour suspendre la dissolution parce que c'est vrai qu'il y a quelque chose de très injuste avec la dissolution c'est qu'elle est appliquée à partir du moment où le décret est signé en conseil des ministres et donc là en attente en tout cas la décision de justice au moins on peut continuer nos activités la décision qui a été rendue par le Conseil d'État et encourageante mais bon rien n'est joué pour le moment et c'est pour ça qu'on va aussi de nouveau avoir besoin de beaucoup de soutien en tout cas il y a peut-être des personnes dans la salle qui ont aussi déposé un recours individuel et ou qui ont soutenu les soulèvements de la terre en signant la tribune en disant qu'il faisait partie du mouvement etc c'est le cas vraiment merci beaucoup il faut savoir qu'on a s’assurer le site du Conseil d'État ils avaient jamais vu ça et je pense que c'est pour ça que là ils sont un peu en train d'expédier le procès on a une date très vite pour le référé suspension parce que ça il voit que toute façon on est on est tellement soutenu que ça va être compliqué de de voilà de de confirmer de confirmer de confirmer cette dissolution et en tout cas c'est vrai que le mouvement écologiste censé rapproché petit à petit en 2019 de tout le reste du mouvement social là on a été enfin moi j'étais assez ému de voir comment on a été uni que ce soit pendant le mouvement contre la réforme des retraites ou que ce soit pendant Sainte-Soline ou après la on peut le répéter aussi on a été en procès en fait la semaine dernière avec la CGT solidaire et bah si non merci pour avoir organisé la manifestation interdite de centre Soline donc voilà depuis le début le mouvement Antibi signe il se fait aussi avec les syndicats en fait on est tous beaucoup plus unis que parfois nos adversaires le laissent penser et ça enfin voilà je sais que c'est une dynamique sur laquelle on va persévérer et qu'on va pas se laisser justement voilà enfin on va on va faire en sorte de jamais se désolidariser d'être solidaire quel que soit nos stratégies quel que soit nos modes d'action et voilà la je pense que la rentrée militante va être explosive du coup il y a la manif où je pense une bonne partie du mouvement écolo sera moi j'y serai il va il va y avoir plein de choses vis-à-vis des soulèvements de la terre enfin je pense que vous l'avez peut-être vu mais les activités en grève de la fin à Toulouse contre l'autoroute Castres Toulouse donc qui est une autoroute totalement inutile il y a déjà une départementale qui existe qui est sous-utilisé et c'est vraiment c'est vraiment une autoroute qui va juste servir les intérêts du privé en l'occurrence de Pierre Fabre donc une entreprise toulousaine il y a des activistes là qui sont perchés dans les arbres tous les jours pour empêcher le chantier de progresser c'est si jamais vous habitez près de Toulouse je vous invite à aller à aller les voir et sinon vis-à-vis des méga bâtines malheureusement on a fait un super convoi de l'eau cet été ou pendant une semaine enfin on a relié sainte Soline à Paris pour demander un moratoire sur les méga bassines donc la fin de tous les chantiers la suspension des projets mais il se trouve que suite à ce qu'on voit on a vu que ils ont surtout décidé d'accélérer en fait le le processus en disant il faut que il faut qu'on construise le plus de bassines possible avant qu'on avant que enfin avant que ce soit plus possible de le faire parce que on a entamé quand même un rapport de force très conséquent donc là il vient de commencer un chantier près de New York a pris hier et il risque d'en commencer avant la fin de l'année à épargne mais on va annoncer bientôt une très grande mobilisation nationale contre ces projets de bassine et il va y avoir aussi plein de petites actions régulières donc je vous invite à vous tenir informé en fait on va décider d'harceler les porteurs de projets en allant bloquer le chantier très régulièrement en allant enlever les grilles etc avec plein aussi de petites de petites actions qui permettent aussi d'augmenter voilà autant le rapport de force que les grandes mobilisations au monde qu'on est massivement contre contre ces bassines et voilà peut-être qu'Aurélien en parlera après mais il y a une grosse séquence il y a une séquence très importante face à la grande industrie qu'on va suivre aussi avec attention du côté des soulèvements de la terre il y a la loi d'orientation agricole qui va être débattue là en octobre et pareil là c'est important d'être vraiment vigilant vis-à-vis des collectifs qui se battent contre la grotte soit contre les faire usine les méthaniseurs industriels ou les méga bassines parce que il pourrait malheureusement y avoir des des de certaines parties de cette loi qui faciliteraient la construction de ces projets et du coup vous allez déposer c'est Clémence guetter qui va déposer cet amendement en tout cas la France insoumise pardon va va déposer dans le cadre de la niche parlementaire une donc une proposition de loi pour justement arrêter tous ces chantiers de megabassine donc voilà on les on vous remercie vraiment très chaleureusement merci d'être allé de la vraiment on a eu un énorme soutien de la nups en général et c'est vraiment important sans important qu'on arrive comme ça pareil à avancer ensemble même si on vient pas tout à fait des mêmes milieux enfin quoi que pour Aurélie c'est pas trop le cœur parce qu'on se connaît depuis bien bien plus longtemps que que depuis que tu es député mais voilà petit point sur les soulèvements de la terre et pour rien lâcher à la rentrée malgré la répression mais comme on l'a montré face à la dissolution moi je pense qu'on peut gagner face à Darmanin qu'on peut gagner face à Macron il faut prendre soin les uns des autres la répression est est très grave mais on voit en fait que enfin voilà c'est c'est pas parce que c'est pas parce qu'il y a toutes ces choses très graves qui arrivent que que que notre force n'est enfin je pense qu'on a une force vraiment immense et et qu'on va pouvoir continuer à avancer malgré la gravité de la situation [Applaudissements] merci beaucoup Léna et comme vous le voyez aussi il y a beaucoup de femmes en lutte on en revient d'arriver mais c'est vrai qu'on voilà je dois dire qu'on est beaucoup de femmes en lutte et que ça me fait plaisir aussi de voir à quel point voilà les femmes sont au centre de toutes ces luttes et je voudrais passer maintenant la parole à une de ces femmes en lutte vous le savez il y a une lutte très importante pour nous qui s'est mener qui est qui se mène toujours et qui a aussi abouti à des victoires la lutte des salariés de Vertbaudet et une des figures ben c'est Manon et donc voilà si tu peux nous dire comment vous menez cette lutte là comment vous avez fait aussi pour résister à la répression que vous avez subi voilà qu'est-ce que ça nous dit aussi des luttes pour la justice je te passe la parole et bravo pour votre combat bonjour à tous je suis Manon viande délégué syndicale CGT Vertbaudet c'est une entreprise de puériculture du côté de Lille on est entré en grève le 20 mars pour des augmentations de salaire des meilleures conditions de travail et aussi l'embauche d'intérimaire on était au début une centaine enfin 110 salariés en grève majoritairement des femmes qui ont des emplois à temps partiel subit parce qu'elles sont seules avec des enfants et nos horaires décalés ne permettent pas de prendre des nourrices à 4 heures du matin ou des garderies ou de les prendre à 20h le soir donc du temps partiel subit on a un combat assez difficile contre contre le patronat clairement ils ont un peu de soumis en œuvre pour casser la grève on a eu de la violence patronale verbale en disant que les salariés c'était comme la sodomie si on met pas de vaseline ça pointes ou le fait qu'on soit beaucoup de femmes on était 80% de femmes en grève il y a jamais autant de préservatifs à terre qu'en ce moment enfin on a eu plein de propos sexistes pendant le mouvement et on a aussi eu de la répression policière et on est une répression policière énorme et qui est inacceptable on a des soutiens de l'huile de Tourcoing qui ont été mises en garde à vue jusqu'à 36 heures sans aucune raison valable on a un camarade de l'huile de Tourcoing toujours qui va passer bientôt au tribunal pour pour ça on a j'ai mon collègue délégué syndical qui s'est fait agresser devant chez lui par des individus on sait pas trop qui c'est mais sur le coup ça a un peu fait penser à de la violence policière il a été très très mal mené tout ça pour casser la grève ils ont tout mis en œuvre pour pour nous faire arrêter en fait ils se sont on a notre nos patrons qui se sont qui se sont vus en réunion secrète si je peux dire avec le préfet des dimanches matin en disant que le préfet disait que il allait tout mettre en oeuvre pour nous faire rentrer de nous-mêmes et nous faire peur en fait nous dire d'arrêter et enfin voilà ça a été ça a été très loin comme on parle des blogue des violences policières ça a quand même été très loin à la fin à la fin de la grève les dernières semaines ils avaient mis des blocs de béton de je ne sais combien de kilos devant notre entreprise et derrière on avait des CRS qui étaient là 24 heures sur 24 24 heures sur 24 pour nous empêcher l'accès à l'entreprise ou enfin voilà c'est c'est très ça a été très loin et on n'a pas lâché parce qu'on savait pourquoi on était dehors on était déterminé on était solidaire et ça a été notre force on était soutenu et ça aussi été notre force je reparle de l'uelle de Tourcoing et ça met le vagin c'est là donc on a été très bien soutenu et c'est ce qui nous a fait c'est ce qui nous a fait tenir clairement c'est ce qui nous a fait tenir et c'est aussi ce qui nous a fait gagner parce qu'on a gagné déjà un rapport de force qu'on a su mettre en place bien avant bien avant le fait de gagner les augmentations de salaire les embauches des intérimaires et et les meilleures conditions de travail [Applaudissements] merci beaucoup Manon j'ai maintenant passé la parole à omars là où tu es porte-parole de la coordination nationale contre les violences policières je voudrais juste dire un mot c'est que dans ce collectif qui s'est constitué après le 27 juin 2023 après la mort et l'assassinat de Naël Marzouk ça a été très important pour nous que dans ce collectif et de façon je dirais centrale il y ait les collectifs de quartier populaire les familles des victimes de violences policières et qu'on soit tous ensemble association syndicats forces politiques et ces mouvements et tous ses collectifs de défense des droits dans les quartiers populaires je voudrais maintenant passer la parole à homard soulti tout d'abord je m'excuse d'être arrivé en retard mais il y avait un autre débat avec salarié c'est important de porter aussi la lutte du peuple palestinien partout on peut dans la période merci voilà bah puisque applaudis voilà son dernier bouquin comme ça tu fais d'une pierre deux coups il vient de sortir il est en vente un petit peu partout et ça serait bien de de lâcher je veux dire merci à la LFI d'organiser ce débat dans cet appel pour le 23 septembre ça a été dit ça a été dit mais on doit le dire et le redire il y a eu évidemment l'assassinat de Naël qui nous a tous émus qui nous a tous émus au larmes qui nous a tous touché même politiquement pour dire clairement les choses parce qu'on est un paquet à dire la chose suivante c'est qu'il n'y a pas de bavure policière on a même envie de dire qu'il n'existe pas non plus de police républicaine mais plutôt une république policière qui fait globalement ce qu'elle veut qui est quasiment un État dans l'État qui est capable d'organiser des rendez-vous factieux de syndicat de police devant des institutions nationales et on a vu de quel rendez-vous je parle et on sait très bien que certains représentants politiques si son rendu et nous disons ici clairement à Monsieur Roussel mais pas que à lui qu'il ne faut pas qu'il se trompe de combat l'égalité des droits le respect à la dignité ça passe aujourd'hui par la condamnation des violences policières sans bégayer par le racisme structurel dans la police par leur racisme systémique dans ce pays-là évidemment ce n'est pas la personne je ne le connais pas personnellement je ne strictement rien contre lui personnellement pas du tout mais nous parlons d'orientation politique la gauche ne doit pas rater les rendez-vous avec les quartiers populaires il y a déjà eu des ratés lorsqu'il y a eu des dissolutions par Darmanin de l'association antiraciste la plus grande de France le collectif contre l'islamophobie en France le CCF la plus grande association nous nous savions que ça commençait par nous mais que ça laisse terminer ailleurs et vous avez vu les propos de certains qui ont dit juste pendant cette période estivale il serait peut-être intéressant de discuter les subventions qui vont en direction de la Ligue des droits de l'Homme voilà comment ça commence voilà comment ça termine elle ne nous ne voulons pas nous ne voulons pas d'une société fascisante de fascination et que ça c'est pas un gros mot nous disons pas que nous vivons sous le fasciste pas du tout mais il y a un processus de fascination ou nous liberté publiques sont attaqués les unes derrière les autres comme ils ont aussi démantelé complètement le droit du travail le code du travail il doit arraché son vergogne les pages des unes après les autres ce qui fait que tous les travailleurs et les travailleurs aujourd'hui sont bien en peine parfois même simplement d'aller au prud'hommes de la même manière il bouffe l'ensemble de nos droits sociaux et l'ensemble de nos libertés publiques mais pardon de le dire les quartiers populaires ont été et sont le laboratoire chez nous c'est là-dessus c'est dans cet endroit là dans ces lieux de ségrégation sociale et raciale et quand je dis raciale c'est pas la race au sens biologique vous avez un antiracide de la première heure là-dessus on parle du point de vue du construit social ce sont des lieux de ségrégation sociale et raciales où il y a concentration des familles c'est bien sûr françaises pour l'essentiel on le sait bien mais vous le savez aussi arabe noir et des femmes qui sont en charge de leur propre famille des femmes de famille monoparentales qui ne peuvent se loger que là autrement dit vous avez ici des foyers de pauvreté qui ont d'ailleurs beaucoup à voir avec ce qu'on appelle la France des sous-préfectures où et c'est un autre profil sans doute des Français d'un peu plus loin dans les générations mais qui vivent aussi la merde du libéralisme les inégalités sociales en ont plus pouvoir et qui se retourne aujourd'hui vers le rassemblement régionales dire cela ça veut dire que la gauche la nupette en particulier la France insoumise sans doute au-dessus de la nups nous avons une responsabilité pour pas rater les rendez-vous et ce rendez-vous là c'est le 23 septembre ce 23 septembre nous y serons toutes et tous nous y serons avec nos étiquettes syndicales avec nos étiquettes parties derrière nos associations mais nous y serons aussi avec nos comités contre les violences policières d'ailleurs pour dire clairement les choses ça a été décidé collectivement il y aura trois morceaux dans cette manifestation le premier sera celui des quartiers populaires avec les comités contre les violences policières et c'est pas notre séparia parce que ça résonne comme le texte d'appel que nous avons fait collectivement nous serons en tête de cortège parce que nous le disons peut-être avec un peu d'audace c'est pas grave nous serons la locomotive de cette mobilisation pour tous les droits de tous et de toutes et je voudrais vous donner un petit proverbe en arabe mais rassurez-vous je vais pas le prononcer en arabe parce que j'ai un accent qui a à mourir de rire mais le proverbe arabe dit la chose suivante je n'ai pas besoin de parapluie j'ai besoin que tu te mouilles avec moi je n'ai pas besoin entre toi et moi d'un espace de don mais d'un espace commun de lutte comprenez ce que ça signifie nous ne sommes pas dans une posture de paternalisme du haut vers le bas l'époque du touche pas à mon pote est révolue si aujourd'hui nous sommes dans la merde tu n'es tout autant simplement tondeur est compté alors dis-toi bien que nous avons intérêt à tous et toutes ensemble et dire cela ça veut dire une chose puisque nous appelons contre le racisme systémique et je le dis le racisme systémique ça fait un peu de termes de sociologue parce qu'il y a systémique dedans donc ça fait un peu mal à la tête mais ça veut dire simplement comme le sexisme et le patriarcat ça traverse l'ensemble de la société l'exemple que tu as donné et pas tant que le patronat puisse se comporter comme cela est un crime et devrait être normalement combattu devant les tribunaux parce que ce sont des atteintes des femmes et pas que à leur dire qu'il est systémique se racisme ça veut dire aussi qui traverse tout le système et foutez-moi bien comme le sexisme d'ailleurs du reste y compris nos organisations de gauche y compris les organisations nous militons et nous y sommes nous sommes syndiqués nous sommes dans les partis politiques mais bordel c'est fatiguant c'est fatigant de faire de faire avancer l'antiracisme politique dans cette affaire-là c'est fatigant parce que des fois faut qu'on dise un beau-frère et nos sœurs de combat et de lutte et attention à ton vocabulaire fais gaffe à ta boussole et on le dit et on le dit ouvertement dans ce cadre unitaire qui est le nôtre nous nous battons aussi à l'intérieur de ce cadre pour imposer par exemple nous voulions qu'il y a un abonnement sur la rabaya parce que le racisme systémique est rentré dans cette transition sociale avec la dénonciation des femmes des jeunes femmes qui portent une tenue vestimentaire c'est à la fois dans ta kisslamophobie sexiste pour des raisons qui nous aurait divisés trop loin et bien cet abonnement sur la Bayonne n'a pas pu être ok on s'est dit on pourra l'exprimer partout désirons en conférence de presse alors voilà c'est dit il n'y aura pas le 23 septembre de silence sur l'islamophobie d'État sur la lutte contre les propos islamophobes d'où ils viennent qu'ils viennent de la droite ou qu'il vienne de la gauche ou qu'il vienne de l'État parce que notre dignité à nous elle se divise pas en morceaux elle s'est découpe pas selon la personne que nous avons en face il est non négociable non discutable et on s'imposera le 23 septembre vous êtes tous et toutes bienvenue au cortège des quartiers populaires en tête de manifestation [Applaudissements] merci beaucoup Omar quelques mots avant de vous passer la parole moi je voudrais revenir sur les cinq jours de révolte urbaine qu'on a connu parce qu'il se trouve que je suis élu en Seine-Saint-Denis depuis le 27 juin il y a pas eu un seul mot du gouvernement pas un seul pour dire qu'il aurait compris un temps soit peu ce qui s'est passé pas un seul pas un seul mot sur le racisme systémique ont subi qui est subi dans les quartiers populaires et partout en France il est temps que toute la gauche sociale et politique l'admettre oui il y a racisme systémique dans cette société rien sur la relégation qu'on subit dans les quartiers populaires rien sur l'abandon par l'état de ces quartiers et je voudrais revenir aussi sur ces quartiers et ce qui est vécu aujourd'hui par exemple en Seine-Saint-Denis qu'on attend stigmatisé dans les semaines qu'on suivent les révoltes urbaines soit dit en passant c'est 5 jours de révolte c'était pas les premiers et ça sera pas les derniers vu que rien n'a été compris par ce gouvernement [Applaudissements] qu'est-ce qu'on subit vous souvenez Gabriel Attal nous a dit un prof par classe je suis pas dans quelle planète il vit mais nous en Seine-Saint-Denis il y a 6 écoles sur 10 où il manque au moins un prof il y a même des écoles où il manque 8 profs en Seine-Saint-Denis vous savez il va y avoir les Jeux Olympiques tout le monde s'en félicite fin du mois le gouvernement en Seine-Saint-Denis on a trois fois moins d'équipement sportifs qu'ailleurs partout dans la France voilà on a des gymnases qui sont complètement saturés on a encore la piscine de Bondy qui va fermer voilà ce qui est vécu en Seine-Saint-Denis vous le savez peut-être pas mais on est le 1er désert médical de France le premier 93% du territoire en désert médical et oui et on a trois maternités qui sont en train de faire mais on sait pas où on va aller coucher les femmes trois maternités qui ferment en Seine-Saint-Denis encore en Seine-Saint-Denis voilà ce qu'on subit voilà aussi ce que subissent les parents et notamment les mamans isolées abondit par exemple la Bondy Nord faut savoir qu'il y a deux à quatre heures de transport en commun pour aller bosser par jour 2 à 4h en moyenne de transport en commun donc ça veut dire que les mamans isolées qui vont faire le ménage dans les quartiers de la défense elle se lève à 5h du matin pour espérer bosser à cette heure au mieux elle laisse leur gosse tout seul souvent elle rentre à 21h 22h pour faire la seconde session de ménage et les gamins sont restés tout seul voilà ce qui se passe dans les quartiers de Bondy Nord et d'ailleurs à côté il y a une école publique qui est incapable incapable et bien simplement de faire le minimum de l'éducation et de l'enseignement faute de moyens on a fait les comptes on a fait les comptes avec les autres députés de la news de Seine-Saint-Denis on a à peu près à 40% des heures de s.h nécessaire d'accompagnement des des élèves qui souffrent de handicap 40% qui sont pas prises en charge voilà la réalité de ces quartiers populaires alors oui ce qui s'est passé et bien il y a des raisons politiques contrairement à ce qui est dit oui il y a des raisons politiques et cette raison politique c'est la justice qui est subie dans les quartiers populaires c'est pas seulement la répression policière et la répression judiciaire c'est l'injustice qui est subit extrêmement grave dans ces quartiers populaires c'est un sociologue François Dubé qui a dit ceci c'est pas la fille qui le dit les jeunes s'en sont pris au symbole celui de l'État qui les réprime celui de la consommation qui les frustre voilà ce qui s'est passé voilà pourquoi des mairies voilà pourquoi des commissariats ont été la cible voilà pourquoi il y a eu des magasins Nike ou que sais-je qui ont été la cible et tant qu'on répondra pas à cette injustice il y aura pas de paix social il y aura pas de paix sociale tant qu'il n'y aura pas de justice sociale tant qu'il y aura un état autant d'injustice sociale [Applaudissements] et 57 même Asus justice qu'on manifestait les gilets jaunes c'est contre cette même injustice qu'on manifestait des millions de gens contre la réforme des retraites et c'est pour la justice que nous irons tous marcher samedi prochain le 23 septembre et nous marcherons aussi parce que le moment est grave un moment grave parce qu'il y a des paliers qui sont petit à petit passés vous en avez tous parlé d'abord des paliers en matière de brutalité sociale tu l'as dit je vais donner un exemple dans les deux prochaines semaines il y a un fameux projet qui s'appelle un projet de loi qui s'appelle le projet pleine emploi vous savez ce qu'il va faire ce projet après qu'il a après qu'on a diminué ces dernières années la durée d'indemnisation et le montant des allocations de chômage et bien ce projet il prévoit de retirer les 600 malheureux heureux de RSA à tout chômeur qui va refuser les 15 heures de travaux forcés par semaine voilà ce qui va se passer dans les 15 prochains jours voilà où on en arrive de l'horreur sociale dans ce pays on va faire ça pendant que le prix des produits alimentaires est en train d'exploser pendant qu'il y a un Français sur deux qui nous annonce qu'il réduit sa consommation alimentaire pour des raisons financières pendant qu'il y a le nombre de millionnaires par contre qui est en train d'augmenter pendant qu'il y a les marges de multinationales qui explosent pendant qu'il y a les dividendes des actionnaires qui n'ont jamais été aussi importants voilà ce qui est en train de se passer dans cette paix dans ce pays ce que je voudrais que vous compreniez ce qu'on comprend tous c'est qu'en fait il y a autant de répression c'est parce qu'il n'y a jamais eu autant de brutalité sociale et qu'au fond ce qui est en train de se passer c'est qu'on a un capitalisme qui est à bout de souffle et que plus il arrive à bout de souffle plus il a besoin d'aller accaparer des richesses et d'aller accaparer les richesses qui restent des travailleurs des retraités des chômeurs qu'il a besoin d'accaparer les ressources naturelles et plus il y aura besoin de nous réprimer raison pour laquelle notre combat est commun ce combat contre l'étouffement des libertés publiques et il y a un lien entre le fait que au Parlement à l'Assemblée nationale nous députés nous ayons de moins en moins la possibilité de débattre et de voter y compris sur les lois essentielles il y a un lien avec la répression policière judiciaire qui monte d'un cran à chaque mouvement social il y a un lien avec la répression vous subissez les soulèvements de la terre avec la répression vous subissez les salariés de Vertbaudet en lutte la répression que vous subissez dans les quartiers populaires et la répression que subissent tous les mouvements syndicaux il y a un lien aussi entre le fait que Sébastien Ménesplier secrétaire général de la CGT énergie soit convoquée au commissariat et la même semaine la convocation au tribunal de Niort de Nicolas Giraud ancien porte-parole de la Confédération paysanne de Julien Legay porte-parole de bassine dans Bercy et de tout un tas d'autres responsables et porte-parole de mouvement sociaux et c'est bien contre tout cela tous ensemble que nous allons nous battre et donc et donc la gauche sociale et politique elle est là et l'Union Populaire elle est là elle est pas à débat en ce moment avec Édouard Philippe ou que sais-je [Applaudissements] la gauche sociale et politique elle va demander samedi prochain l'abrogation de la loi Cazeneuve et du permis de tuer [Applaudissements] la gauche aussi à les politiques elle sera samedi prochain pour demander exiger contre les violences policières et la réalité des violences policières et la réalité du racisme systémique une refonte totale de la police voilà ce que nous allons demander samedi [Applaudissements] et même si manque je le dis le PC ou PS je suis bien sûr qu'il y aura de très nombreux communistes très nombreux socialistes aux côtés des insoumis aux côtés des anticapitalistes aux côtés des syndicalistes aux côtés des féministes aux côtés des antiracistes aux côtés des mouvements de quartier populaire voilà où sera la gauche sociale et politique samedi prochain [Applaudissements] [Musique] et donc chers camarades vous comprenez bien que samedi c'est une étape très importante que cette unité nous espérons bien la continuer après que nous espérons bien l'élargir après après 23 septembre car c'est une étape et que sachez le bien pour un autre monde et si nous voulons qu'un autre monde soit possible et bien il faut aussi que nous lutions et que cette lutte soit possible donc toute le combat pour les libertés publiques entre les répressions et bien il est fondamental et nous le mènerons samedi prochain nous marcherons samedi prochain tous ensemble [Applaudissements] alors j'ai passé la parole maintenant à ceux et celles qui voudraient peut-être réagir poser des questions à nos invités voilà en tout cas merci beaucoup d'avoir rappelé l'histoire de la répression parce que j'ai parlé de la dissolution des soulèvements de la terre et bien entendu on n'a pas arrêté de le dire que si elle est dissolution du ciel s'il y avait pas la dissolution de plein de petites assauts musulmane de quartier aussi parce qu'il y a des associations dont on a moins parlé en fait ils auraient pas pu nous dissoudre aussi facilement et que pareil à Sainte-Souline la répression policière enfin comme tu l'as dit de toute façon beaucoup plus justement que que moi et avec beaucoup de force enfin tout en fait le tout est d'abord testé dans les quartiers populaires là on l'a vu avec j'ai oublié le nom là les petits sacs de billes là ce qu'ils mettent dans les LBD maintenant on commence comment s'appelle en tout cas là ils sont en train de tester aussi des nouvelles armes ils ont fait ça pendant les pendant les enfin pendant les révoltes suite à la à la mort de Donald et c'est vrai qu'il faut être je pense d'autant plus solidaire et en effet enfin être là dans les quartiers quand ça bouge et je repars regarder ça comme des spectateurs ou des alliés distants et je pense que même voilà dans le mouvement écologiste on a encore beaucoup de choses à faire pour être réellement dans une enfin voilà de d'être réellement allié dans la lutte enfin complice de lutte mais merci beaucoup pour ton témoignage [Applaudissements] si Léna je crois que tu voudras partir à 15h en tout cas vraiment merci d'être ici venu débattre avec nous et puis on se retrouve samedi prochain alors bonjour Olivier Picot du Collectif des associations citoyennes dont je suis administrateur et qui a notamment lutter sur les soulèvements de la terre le constat que nous faisons nous aujourd'hui dans les associations c'est qu'il y a des outils de répression associatif qui se mettent en place par deux biais le contrat d'engagement républicain qui permet aux préfets à discrétion de dissauter une association et quelque chose de plus pervers la marchandisation des associations le Collectif des associations citoyennes appellent à venir manifester le 23 publiquement et nous le ferons à Paris et à Clermont-Ferrand voilà et je crois que c'est l'heure de la convergence des Luc oui bonjour j'aurais une petite question à poser vous ayons entendu parler Aurélie tout de suite j'aime beaucoup le mouvement de la nuit Pesse qui a été créé au moment de la dernière élection présidentielle et j'ai mis beaucoup d'espoir dans ce mouvement parce qu'il réunit beaucoup de monde et un peu toute la gauche et j'ai l'impression que depuis quelques temps il me semble que ça se délite un tout petit peu peut-être que c'est qu'une impression mais vous entendre là quand on disait qu'il y avait effectivement monsieur Roussel qui est en train de débattre je crois actuellement contre Monsieur Gérard Philipe oui je sais plus enfin bref Édouard je sais pas s'il faut s'opposer à ce qui se passe où est-ce qu'il faut pas justement encourager pour que les choses aillent mieux parce que j'ai peur que si on donne du grain moudre à ce type de débat j'ai peur que ça ne nous aide pas avancé pour moi j'ai vraiment beaucoup de d'espoir dans la nuit pêche et j'aimerais bien qu'au prochaines élections ça passe devant tout le monde et si on commence à se battre et à s'entre voilà on s'envoyant des des coûts franchement je pense que ça donnera rien quoi je crains ça je crains vraiment ça j'ai vu pas mal d'élections dans ma vie et je vois bien comment ça se joue ça se joue déjà quelques années avant les élections et si on prépare pas un terrain avec vraiment une mentalité ultra optimiste positive et inclusive même avec les oppositions et même avec tous ces monarques qui nous dirigent il y a pas photo je pense qu'il faut il faut être plus intelligent que ça et pas rentrer dans les dans les bars dans les batailles voilà c'est tout ce que je voulais vous dire bonjour Cyril Hanin je viens de la région nantaise je voulais déjà vous remercier pour pour tout ce qui s'organise là pour le 23 septembre juste un petit témoignage puis pour vous dire pourquoi moi aussi je serai mobilisé ce jour-là ça fait 30 ans que je travaille dans les quartiers populaires comme directeur de centre social est-ce que nous a décrit au mars là aussi je le vois depuis longtemps c'est à cette différence moi je suis très peu en 30 ans j'ai dû être contrôlé trois fois par la police je vois très bien comment ça se passe différemment pour les habitants du quartier populaire notamment ceux qui sont issus de l'immigration et j'espère le 23 septembre cette incrédulité c'est difficile difficulté à convaincre y compris vers des camarades des gens de gauche qui ne voyaient pas cette cette gestion raciste de la police dans bien des cas j'espère qu'on va réussir à convaincre le plus largement parce que voilà tout comme la fin du patriarcat la fin de la condescendance c'est un vrai enjeu et c'est là-dessus que j'irai le 23 septembre voilà merci donc le thème c'est bien union populaire marchand le 23 septembre je pense que le nombre d'associations qui appellent le 23 sont quand même assez énorme si certains proches de nous prennent des attitudes différentes parce que il y a des enjeux politiques pour eux ça les regarde nous nous sommes clairs nous avons une position claire et concernant monsieur Roussel je pense que si on doit avancer il va peut-être falloir qu'il écoute les jeunes de la nuque qui ont fait 199 propositions qui appellent à la marge du 23 qui font en sorte de peut-être faire vaciller les certitudes par exemple de ELV qui apparemment serait d'accord pour une discussion sur les européennes donc rien n'est perdu je pense qu'on a des positions claires je crois qu'il faut que nous soyons clairs on peut pas un moment donné être en accord pour signer pour des élections législatives et quelques mois après considérer que c'est pas de s'en sortir l'opportunité de ces hommes politiques ou ces femmes politiques là pose problème et donc nous devons être bien clair voilà ceci étant merci ceci étant je vais redéposer une question à Céline verser les tiques que je connais très bien mais étant moi-même CGT je voulais savoir si au sein de la CGT l'appel au 23 et quelque chose d'assez net au niveau de la Confédération ça je l'ai compris je l'ai moins compris au niveau de certains départements et de certaines fédérations me trompais-je c'est une question ouais alors c'est Fabien je suis au NPA plateforme B donc celui avec Philippe Poutot Olivier Besançon si vous connaissez c'est pour répondre un petit peu à la camarade moi je pense qu'il faut pas avoir peur en fait de forcément se mettre peut-être des personnes à dos ce genre de moment ce genre de lutte et ce genre de enfin ce genre de lutte ça nous permet aussi pour nous de savoir mais qui sont nos alliés et qui ne sont pas nos alliés et si ces personnes par exemple elle refuse le terme de violences policières dont acte mais par contre ça nous permettra d'avoir par exemple des personnes d'autres lutte je parlais sur une lutte qui met un petit peu qui me tient à cœur je suis basque ni même on a une histoire un peu conflictuelle avec l'État français et tout et c'est vrai que c'est une question où là par exemple à la nups ben désolé vous êtes souvent très très Jacobins et on l'a déjà vu notamment à la dernière législature sur la loi pour l'enseignement dans des langues régionales où il y avait eu une opposition pour que les langues comme le basque l'occitan le corps se soit appris ça fait un peu mal mais bon bah quand même ce genre de question par exemple ça peut permettre de faire converger ces personnes là par exemple je sais pas l'école par exemple les camarades corses ou autre qui peuvent être un petit peu en froid avec cette gauche plus métropolitaine et se permettre à se rallier et pour moi enfin faut être clair sur nos bases faut dire les termes et c'est comme ça que ça forcera les personnes à se positionner et c'est comme ça peut-être aussi que les bases pourront être poussées faut se rappeler quand même que chez l'AJC et les communistes sont en train de prendre un peu cher j'ai l'impression la Fête de l'Huma c'est un peu chaud mais c'est la faute à Bruxelles mais faut quand même se dire que il y a quand même des jeunes qui ont sisionné qui ont dit ben non on en peut plus de ce discours ou même quand il y avait Roussel Léna est parti mais quand nouvelle était en train d'hurler sur par exemple ce qui s'est passé à Sainte-Souline il y a des jeunes dJC qui a dit mais en fait tu peux juste pas dire ça nous on était là nous on se faisait nous pendant que tu es en train de nous défoncer dans les médias mais en face il y avait les gendarmes qui nous bombardaient de Grenade et de Lacrimo faut pas avoir peur il faut vraiment être clair euh sur ces questions la gauche pendant longtemps elle a été super hasardeuse tatillonne et Omar il a super bien rappelé et maintenant non faut qu'on avance de façon claire voilà merci [Applaudissements] bonjour je suis Samuel Megin je suis de l'Union départementale CGT du Nord et je suis très content de voir mes camarades à la tribune déjà parce que je pense que en ce moment on a des raisons quand même d'être assez fière de notre CGT même si entre nous on sait très bien qu'on a encore beaucoup de difficultés mais il apparaît je pense que dans la résistance globale aujourd'hui face à tout la CGT apparaît comme assez central ça c'était un petit point de vue je suis d'autant plus content de voir mes camarades de la CGT avec un camarade qui nous parle des quartiers populaires parce que moi avant d'être à la CGT j'étais du quartier populaire j'étais un révolté des quartiers populaires je viens de Tourcoing donc pour ceux qui connaissent un petit peu la géographie à part que ça soit la ville de Darmanin soit disant c'est aussi une ville moi j'ai grandi dans la peur du chômage et dans la peur des flics très clairement parce que j'étais révolté j'étais avec mes copains ils étaient tous plus bronzés que moi il y avait même des connards qui m'avaient surnommé le blanc c'était l'époque de Johnny Cleg le zoulou blanc voilà et donc j'ai vécu tout ça c'est après que que je suis venu à la CGT donc maintenant que je suis à la CGT et notamment à Tourcoing et notamment dans le Nord les questions division de de notre classe sur des bases racistes et notamment aujourd'hui sur des questions de islamophobe pour moi c'est quelque chose de central ils vont essayer de nous diviser là-dessus ça va être là c'est l'axe central c'est extrêmement dangereux d'abord c'est extrêmement dangereux pour les musulmans eux-mêmes les musulmans qu'il le soit ou qu'il est ou qu'il est ou qu'ils ressemblent d'ailleurs parce que c'est très très dangereux et c'est vraiment un piège dans lequel on peut pas tomber ou faut être très clair donc la dimension du 23 septembre est très importante et ce qui sur des bases franchouillarde ce que Lénine appelée le social chauvinisme ferait la fine bouche et chercherait une unité quelque part dans quelques sommets pourries d'une vieille gauche qui n'existe plus plutôt que de venir dans la rue où les gens se battent ou les gens ils souffrent on a déjà raté le mouvement des gilets jaunes là CGT enfin pas nous à Tourcoing parce que nous on y était mais voilà il y a il faut faire très attention à ne pas tomber dans ce clivage et on peut demander une forme de cuménisme politique politicien moi sincèrement j'ai pas de si j'ai des préférences maintenant mais elles se font pas sur la base d'une adhésion c'est dans les faits qu'on regarde les choses ce que font certains aujourd'hui en boudant cette manifestation c'est pas c'est pas quelque chose qu'on peut discuter après c'est une faute politique grave [Applaudissements] agir une question non mais je rebondis par rapport partage tout à fait ce que a dit notre camarade je pense qu'en effet il faut qu'on arrive à rassembler et sur des luttes essentielles et tu l'as dit et on a nous un gouvernement face à nous qui fait quoi qui divise qui auprime qui répriment ça c'est très clair et tu l'as dit la division elle se fait sur plusieurs points alors il y a la division entre ceux qui travaillent ceux qui travaillent pas il y a ceux qui travaillent pas bien sûr c'est des feignants des assistés il y a la division entre les plus jeunes et les plus vieux il y a la division aussi en fonction en effet de l'origine il y a la division selon la religion ou supposée religion et nous on pense à la CGT bien évidemment que il y a la classe la classe de ceux et celles qui vivent de leur travail et qui ne vivent pas ni de rente ni d'action ni de leur capital cette classe-là elle doit s'unir alors elle doit s'unir sur différentes bases et sur différentes luttes en effet il ne s'agit pas d'effacer certaines luttes par exemple les luttes de classe au détriment des luttes contre le racisme contre le système patriarcal ça a été dit il y a différents les systèmes de domination ils sont tous ils sont tous mortifères pour les uns et les autres et on doit les mener de France tous ces systèmes de domination et je pense qu'on le fera tous ensemble avec aussi parfois nos divergences quand même notamment divergence peut-être de certaines stratégies quoique je pense que on peut en discuter et on peut avancer sur ces questions-là sur la la participation de la CGT à la au marche oui en effet tu as certainement raison ça sera pas préparé de la même manière sur tous les territoires alors après peut-être que certains camarades certaines organisations de la CGT n'ont pas encore pris l'ampleur de de la nécessité de lutter sur ces questions là notamment contre les violences policières mais qui fait système en effet on ne parle pas là de de bavure ou autre on l'a dit tout à l'heure où là véritablement on a des propositions on lutte pour une autre police qui je le redis qu'il soit véritablement au service de la population et certainement pas au service d'un état ultra répressif qui finalement n'œuvre jamais dans l'intérêt général mais qui est là pour servir en fait le grand capital et tous les tenants du pouvoir et tous les tenants de la richesse et ça forcément il faut absolument qu'on le dise et qu'on le redise et après plus concrètement tu l'as dit on a des revendications sur pour abroger certaines lois qui facilitent certaines choses et qui permettent l'impunité donc on voit bien que là ça fait système puisque au plus haut niveau de l'État et au plus haut niveau du gouv lorsqu'il y a des violences policières on voit bien l'attitude une attitude de déni une attitude voire de même de d'impunité vis-à-vis de de des agresseurs je ne sais comment on peut en parler et et aussi une volonté d'ailleurs de la part du gouvernement de vouloir encore légiférer d'ailleurs pour permettre toujours cette répression et c'est violence policières alors nous dans nos organisations alors d'une part alors il y a peut-être pas encore cette conscience mais on y travaille et plus on participera et puis on travaillera justement avec d'autres associations des organisations de quartiers etc etc je pense qu'on peut évoluer après il faut savoir que sur tout le territoire il y a pas non plus justement toutes ces associations et ses organisations alors parfois nous dans certains territoires notamment nous disent mais bon on est un peu seul avec qui on doit organiser ses marges parce qu'on va pas les organiser non plus tout seul bon voilà on sait bien que dans les certaines zones rurales il n'y a pas tous ces collectifs ces associations ne sont pas forcément organisé on va dire territorialement alors que nous en effet on est organisé sur chaque département voir sur chaque localité mais mais je pense en effet que quoi qu'il en soit il faut qu'on continue à avancer et à prendre conscience que toutes les batailles sont particulièrement importantes et justement qu'on arrive à faire du lien en fait qu'on arrive à faire du lien parce que la justice sociale on ne l'obtiendra pas si on n'arrive pas justement à combattre toutes ces répressions c'est violentes et ce racisme alors le racisme on le vit d'ailleurs aussi dans l'entreprise on le vit à l'embauche et peut-être qu'aussi ça en le dénonce pas suffisamment et qu'on ne porte pas suffisamment de revendications justement pour combattre ce racisme qui perdure avec l'acomplicité voire l'action même très directe du patronat parce que je le redis le patronat et le gouvernement marchent aujourd'hui depuis très longtemps même à la main et pour réprimer et pour diviser et pour et justement pour aussi malheureusement activer tout le racisme qui peuvent activer au sein de nos entreprises donc je pense qu'on a vraiment des batailles à mener nous dans l'entreprise mais à mon avis aussi hors entreprise parce que tu l'as dit aussi de nombreux de nombreuses personnes qui sont issues justement des quartiers on les appelle comme on veut des quartiers des favorisés ou autre qui qui travaillent ou qui sont dans des situations souvent d'ailleurs de très grande précarité mais qui qui ont été devant la scène d'ailleurs lors de la de la période du covid et lors de la période des confinement on l'a vu ils étaient et elles étaient surtout ce sont des femmes sur des métiers à nécessité sociale énorme et qui était là d'ailleurs au détriment de beaucoup de risques puisque au départ on se souvient que les salariés du commerce mais d'autres salariés dans la santé en plus ont dû exercer lorsque tout le monde était confiné pour qu'il puisse y avoir une continuité justement dans la le les besoins fondamentaux des citoyens et citoyennes ils ont exercé sans aucune protection on se souvient combien le patronat est aussi le gouvernement nous expliquer qu'il y avait pas besoin de protection que les masques c'était pas pour nous et qu'on pouvait travailler ça comme ça il faut savoir que il y a des salariés qui sont morts qui sont morts pendant cette période parce qu'ils ont exercé sans aucune protection et bien souvent ces salariés sont issus justement des quartiers populaires et c'est eux et c'est elle qui tiennent aussi le pays de boue par le biais de toutes ces professions qui sont essentielles et qui sont particulièrement dévalorisées souvent c'est les les professions les plus mal rémunérés et souvent ces salariés sont des situations de précarité énorme donc ça c'est bien aussi de le rappeler puisque il y a systématiquement cette stigmatisation sur une mauvaise population et sur une qui serait mieux et encore quoi que de toute manière c'est vraiment une politique utilitaire où on est pressé précuré exploiter surexploiter et avec bien évidemment la dimension du racisme en effet qu'on peut qualifier de systémique qui traverse toute la société et qui traverse le plus haut de nos institutions le plus haut de l'État et aussi au niveau de nos politiques et du gouvernement merci oui je voudrais rajouter par rapport à ce que tu dis notamment quelques interventions qui résonnent très très bien on va pas se mentir on se bat toute l'année sur tous les fronts on y est et on a des repas de famille on a même parfois des barbecues avec des collègues et on voit à peu près ce qui se passe ça permet de prendre la température non pas de la cuisson mais de l'air nauséabeau qui a dans cette société là et on voit et on entend bien sûr les propos sexistes qui viennent et qui reviennent parce qu'on en a pas fini de la lutte contre le sexisme mais pas de fierka dans cette société là et dit que ça j'ai pas dit mais dire ça j'ai dit et dire ça ça veut dire comprendre que les modes de fonctionnement du sexisme on des ressorts similaires sur la racialisation de la société il y a une division genre et du travail les femmes et les hommes n'ont pas le même patron même pas trop même combat ça n'existe pas c'est pas vrai parce que les femmes sont sur exploitées par rapport aux hommes par exemple mais il y a aussi une division raciale du travail ça a été dit à l'instant ça veut dire que nous ne sommes pas logés à la même ossière enseigne face au capital face au patronathan ça veut pas dire que nous on veut diviser la classe ouvrière quand les féministes disent nous revendiquons des droits elle ne divise pas de 10 pas qu'elle veulent diviser la classe ouvrière elle dit simplement que dans notre classe sociale il y a des choses structuelles qui dysfonctionnent qui mal fonctionnent qu'on veut remettre à l'endroit qu'on remet à l'endroit avec un coup de pied dans le derrière s'il faut pas simplement à l'endroit du capital mais aussi à l'endroit des camarades et bien nous disons la même chose nous disons la même chose lorsque les musulmans musulmans dans ce pays là je voudrais juste faire une petite assise vous savez c'est douloureux c'est douloureux surtout pour nos jeunes parce que quand on prend un peu de la bouteille on a du cuir quoi que mais ces jeunes femmes qui portent un foulard par exemple qui par ailleurs sont des jeunes femmes musulmanes et qui porte un foulard lorsqu'elle se voit stigmatiser à longueur de journée via les médias que nous connaissons bien dans l'idéologie dominante je le dis ouvertement simplement avec beaucoup de modestie eh tu sais quoi avec beaucoup d'amour regardez ici est-ce que vous voyez beaucoup de femmes avec un foulard et pourtant nos combats sont similaires à plein de gars quand on demande le partage des richesses mais seulement on se sent pas obligatoire ou d'autres responsables politiques qui disent de la mer qui traite des petites qui ont des propos ouvertement institistes à vos femmes ou bof et la responsabilité nous le savons c'est vrai la CGT avait fait sur un solidaire dans anaïfi OPC on sait bien qu'à la base par exemple il y a du sexisme et c'est pas pour rien d'ailleurs que régulièrement dans les haut-parleurs on vous dit si vous êtes témoin d'une agression sexiste il y a un lieu vous pouvez vous rendre c'est heureux c'est normal c'est bien ça aurait dû exister même déjà il y a des années des années mais dire ça à l'endroit de celles qui subissent le sexisme ça doit être dit aussi à l'endroit de ceux et celles qui subissent le racisme et la responsabilité des responsables d'organisation politique syndicale associatif quelle qu'elle soit c'est un oui de dire que à la base il y a des divisions c'est vrai mais leur responsabilité à eux c'est de donner les boussoles de dire à travailler égal ça les régal homme ou femme noir ou blanc ou arabe aux gens du voyage c'est ça notre responsabilité alors où c'est il y en a qui vont traîner des pieds ici il y en a qui vont regarder leur peau il y en a qui vont bégayer mais nous on dit que notre responsabilité c'est de dire que oui la sortie du ministre de l'éducation nationale sur la Bayard c'est une c'est une injurie islamophobe il faut la dénoncer mais ça suffit pas ici ah juste titre aurélie dit oui il y en a qui vont discuter avec Edouard Philippe et qui montre du doigt bien sûr bien sûr que c'est pas ça qu'à l'ordre du jour aujourd'hui mais vous permettez que l'on dise puisque c'est un peu la famille si on peut fermer les portes il y a pas de problème c'est pas non plus le moment de discuter avec Ségolène Royal la même qui a défoncé les femmes qui portaient à l'air Bayard la même qui vous l'a dit drapeau bleu blanc rouge dans les écoles ce que je veux dire par là c'est que nous on n'oublie pas l'histoire la gauche elle nous a fait mal et la fameuse loi qu'on veut retirer le 23 tous ensemble la loi de 2017 permet de tuer elle a été votée sous un gouvernement socialiste alors on le dit nous on n'appelle pas la division on dit juste qu'il faut l'unité sur des basses claires c'est pas pareil si on s'entend pas sur les bases claires ben il y aura pas d'unité mais nous il sait ce qui est dit dans le texte nous devons nous unir sur des baskets parce que nous disons la chose suivante et ce sera mon dernier mot il y en a marre il y en a marre il y en a marre dans notre cher il y en a marre que nos pots soit vendus régulièrement pour des échéances électorales nous arabe noir Rome gens du voyage pauvre des quartiers populaires nous ne sommes pas des variables d'ajustement avec nous en avons assez de faire des voix sur notre dos nous ne voulons plus que l'on parle à notre place mais parfois quand c'est pour nous parce que tout ce qui est fait pour nous sommes nous est fait contre nous voilà pourquoi ici ce qui manque cruellement dans tous les forums et c'est heureux que nous soyons présents mais moi parmi d'autres dans les grandes tentes là des grands chapiteaux il aurait fallu beaucoup plus de victimes des violences racistes et racialistes beaucoup plus de personnes victimes de la nécrophobie de l'islamophobie évidemment parce que nous faisons classe ensemble mais parce que nous n'y arriverons pas si nous sommes séparés dès le début de l'histoire voilà pourquoi et nous le disons ici nous allons préparer le 23 nous continuerons ensemble avec le cadre unitaire du 23 mais nous préparons ici regardez comme elle est belle cette affiche tu vas l'avoir bientôt l'Assemblée nationale des quartiers on va préparer l'Assemblée nationale des quartiers avec les premières mythiques qu'on aimait qu'on fait émerger ici mais attention pas des problématiques pour nos gueules d'Arabes de noir parce que je rappelle juste un truc pour l'histoire vous savez si vous avez le droit de voir un flic ou un médecin dans la première heure de votre arrestation vous savez vous avez le droit à ça c'est parce qu'il y a des anciens du bibi bouffe my gremigration banlieue qui se sont battus pour cette Attila qui aujourd'hui notre attire tous et à toutes nous disons que dans cet Assemblée nationale des quartiers on va faire avancer la cause des quartiers mais pas seulement parce que nous on très forte dans nos quartiers hé dans nos quartiers aux minutes depuis la nuit des temps comme toi camarades au milite on est les meilleurs au monde mais seulement quand il y a des échéances électorales comme par hasard on oublie ce SL qui sont sous le terrain et on dit à nos camarades de la nups vous n'avez fait la même pièce avec tout le monde sur la fiche mais il manquait nos gueules et c'est pas normal que les députés de cette samedi 12 sur 12 le carton plat il y est pas suffisamment de Galilée convaincu de ça et c'est pour ça qu'au détour de cette Assemblée nationale des quartiers et bien nous allons exister comme acteur et actrice politique pour dire que vous le vouliez ou pas et bien nous existons et nous froid avancer la gauche parce que la gauche c'est nous aussi merci merci beaucoup Manon tu peux prendre la parole un peu donc bah je vais conclure je vais conclure bon ce débat je voudrais d'abord réagir sur ce qu'a dit le camarade de la CGT Tourcoing ce que je trouve que c'est très parlant quand tu dis mais moi je suis syndicaliste je me bats comme syndicaliste mais je viens aussi des quartiers populaires et ce que dit Omar ça me parle moi ça me fait dire une chose c'est qu'il y a pas d'un côté les combats des quartiers populaires de l'autre les combats qui auraient à la campagne ou dans les entreprises en fait toutes et tous nous venons quand même des combats qui convergent des combats contre les mêmes logiques profondes du capitalisme le combat contre l'exploitation sans fin du travail et de vivant raison pour laquelle aussi il y avait la camarade Lena Lazare qui se bat pour les soulèvements de la terre voilà pour moi ce qui fait ça en ce jour c'est cette convergence des luttes et c'est je crois aussi le sens de la marge du 23 septembre mais ce pourquoi nous sommes tous ensemble et je dis aussi c'est pas l'unité pour l'unité et je vais arriver à la question de la nups c'est pas que l'unité pour l'unité c'est une unité pour une gauche de rupture c'est une unité pour une rupture avec les logiques profondes du capitalisme c'est une unité pour une rupture écologique sociale et démocratique et surtout les fronts je crois que c'est ça aussi qui nous unit dans cette marche qui nous unit dans cette dynamique là et qui fait que non nous n'allons pas d'un côté mener les luttes dans les quartiers de l'autre les luttes dans les entreprises de l'autre la lutte contre les méga passines ou de l'autre la lutte dans les campagnes etc c'est là il faut un moment donné qu'on puisse marcher ensemble qu'on puisse se dire et lutter ensemble parce que nous subissons des injustices ensemble profondes qui viennent d'un même système et que nous subissons aussi les répressions ensemble que ce soit les mouvements sociaux que ce soit aussi soit on peut le dire les parlementaires la nupesse la gauche de position est particulièrement j'ai envie de le dire aussi la France insoumise qui est particulièrement diabolisée en ce moment un mot sur la Baya tu sais qu'à la France insoumise nous nous opposons fermement à l'interdiction de la Baïa non pas seulement parce que c'est une diversion ce serait une diversion par rapport aux enjeux cruciaux du moment mais aussi parce que nous considérons que c'est une attaque sexiste une attaque raciste une attaque xénophobe et une attaque islamophobe et nous n'avons pas envie de tourner autour du pot et nous lisons clairement voilà je crois que il y a pas de problème aussi là-dessus il me semble dans dans le collectif et pour ceux qui marcheront le 23 septembre dernière chose je voudrais revenir sur la question la nupaisse même si ici c'est beaucoup plus large et je le dis aussi pour moi je viens des mouvements sociaux je suis arrivé à la fille il y a un an et demi pour la campagne présidentielle en vrai moi j'ai fait l'essentiel de ma vie de militante 20 ans dans les mouvements sociaux d'abord je considère une chose c'est que la gauche politique n'arrivera au pouvoir et ne mettra en place un programme radical de gauche que s'il y a des mouvements sociaux forts des mouvements sociaux forts autonomes indépendants et des mouvements sociaux qui nous poussent à mener ses combats et ce programme de gauche radical ça c'est la première chose c'est qu'il y a pas d'unité de la gauche sans une unité à un moment donné avec des mouvements sociaux ce qui n'enlève en rien leur indépendance et d'ailleurs une fois qu'on sera au pouvoir on aura besoin de leur indépendance pour nous dire non mais attendez là vous allez pas assez loin là vous représentez pas assez nos droits comme il s'est fait sous le Front populaire Léon Blum sous le fonds propro populaire il a mis en œuvre les congés payés et tout le temps toi que quand il y a eu les grandes manifs ouvrières sans mouvement sociaux indépendant fort autonome il y aurait pas eu tout le programme de gauche radical de Léon Blum donc ça c'est une première chose pour moi l'Union Populaire elle n'existe elle n'est efficace que parce que nous sommes capables de telles unions et la marge du 23 septembre qu'on se le dit c'est pas la fille qui l'a initié c'est la CGT c'est la FSU c'est attaque c'est solidaire si SOS Racisme et nous nous avons tenu à nous y associer et à co-organiser ça c'est la première chose et je suis bien certaine que samedi d'abord moi je le dis je regrette qui est pas le PC le PS j'aurais voulu qu'il y ait le PC LPS on a tenté qui est le PC le PS mais je suis bien sûr que samedi il y aura il y aura des centaines des milliers de communistes et de socialistes avec nous et dernière chose sur la nupasse même si c'est pas le sujet central moi je suis arrivé il y a un an et demi surligné d'unité j'ai créé un bouquin là-dessus le bloc arc-en-ciel il y avait aucune ambiguïté je suis venu parce qu'il y avait le Parlement de l'Union Populaire je suis venu ensuite parce que il y avait ce perspective de la nupesse mais qu'on se dise clairement ce que j'observe aussi c'est qu'aujourd'hui par les têtes d'appareil oui la nupes a pour le moins des grandes difficultés et moi j'entends maintenant et parce que c'était mes camarades de du mouvement intellectuel critique c'est les camarades des mouvements sociaux qui le disent je pense que la nupesse elle se fera essentiellement par la base et elle sera rattrapée par sa base et que oui certes les têtes d'appareil je ne nommerai pas qui ont refusé et sincèrement à la France insoumise on a pourtant poussé pour ça ils ont refusé l'Agora de la nupaisse et le Parlement de la nupesse ils ont refusé pour en tout cas une partie des structures locales de la nupes ils ont refusé l'Union sénatoriale aux européennes demain au présidentiel pour certains d'ores et déjà oui d'accord les têtes d'appareil et bien moi je suis bien certaine que la base que les militants que les sympathisants de gauche nous rattraperons et pousserons et que cette unité est bien on l'aura d'une manière ou d'une autre alors maintenant tout ça semble à la marche du 23 septembre [Applaudissements]
Aurélie Trouvé