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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 19 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesTravail & emploiSolidarités & famille

Budget 2027 : "En 2026, Lecornu a fait un pacte avec le PS, en 2027 avec le RN" (Aurore Malval)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Comment est-ce qu'on vote un budget sans majorité ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça dit aujourd'hui de ce qui est en train de se passer ?

  • 3:22OuverteRéponse directe

    Quelles sont les lignes rouges de la gauche sur ce budget ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est d'ors et déjà convaincu que ça ne passera pas à gauche ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Qui va pouvoir faire passer le budget au-delà du Rassemblement national ?

  • 8:13OuverteRéponse directe

    Le Rassemblement national seul peut-il faire passer le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:22Chiffre
    « Sébastien Lecornu entend mettre à contribution les retraités, certaines catégories de retraités, l'objectif, c'est de trouver jusqu'à 6 milliards d'euros d'économie chez les retraités. »
  • 4:42Fait
    « Sébastien Lecornu propose de mettre fin à ces exonérations et de rendre donc ces indemnités journalières imposables. »
  • 8:13Fait
    « Contrairement à l'année dernière, le corps nu n'a aucune marge de manœuvre avec le bloc central. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Comment est-ce qu'on vote un budget sans majorité ? Euh c'est très compliqué. C'est ce qu'on voit euh depuis euh depuis 2 ans. C'est même ce qu'on voyait d'ailleurs euh tout est tout est compliqué à l'Assemblée nationale depuis 2024. Ça était c'était pas d'ailleurs très simple depuis 2022. Euh comment on voit un bid ? Et bien on essaie euh de donner d'ouvrir les négociations avec un parti qui peut permettre et bien à la minorité actuelle d'être un petit peu plus majoritaire. Ça a été le cas avec l'accord de non censure qui a été noué avec le Parti socialiste l'an dernier et on a l'impression en tout cas euh cette année et bien que c'est en train de se dessiner avec le Rassemblement national. Et oui, à part que effectivement le contexte a changé. Il y a la

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présidentielle Marine Le Pen caracole à 34 % dans les intentions de vote des derniers sondages qui sont une photographie, pas une estimation. Néanmoins, qu'est-ce que ça dit aujourd'hui de ce qui est en train de se passer ? Bah effectivement, je rejoins ce que disait Aurore sur la fin. c'est que cette année la combinaison semble se dessiner plutôt vers le rassemblement national. Alors ce qu'il faut bien savoir c'est que il y a trois façons de faire passer le budget et qu'on soit en majorité ou en minorité. La première c'est que ça serait la plus idéale que un compromis se dessine au sein de l'assemblée par des des compromis réciproques et cetera. N'y comptons pas trop. La seconde, celle qu'il dit ne pas vouloir utiliser comme l'année dernière mais sachant très bien que elle pourrait

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tout à fait revenir sur la table, c'est celle du 493. Pourquoi ? Parce que le 493 ça permet au partis et notamment suivez mon regard le Rassemblement national avec les petits clins d'œil sur les prestations, les délais de carence et cetera. Vous pouvez être contre un budget si le gouvernement engage sa responsabilité sur le texte derrière. Voter ou non la censure qui s'en suivrait, c'est pas la même chose parce que vous pouvez dire "J'ai voté contre le budget mais dans un souci de responsabilité pour ouvrir le débat et cetera enfin qui a une stabilité en fait jusqu'à la présidentielle. Ma fois pourquoi pas ?" Et dernière possibilité, la plus dramatique, c'est celle des ordonnances. Parce que si au bout de 70 jours, sans utilisation du 493 notamment, on aboutit à une absence de

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budget, là alors on peut prendre un budget par ordonnance. Celui-là contourne tout à fait le parlement. Un avantage et un budget, un inconvénient, le gouvernement saute. Et Marine Le Pen dit, "Moi, présidente, j'ai beaucoup plus de mal à faire avec une ordonnance qu'avec un budget qui n'est pas satisfaisant." Non. Elle elle dit ça par rapport à la loi spéciale. C'est vrai. C'est c'est surtout parce que le budget adopté par ordonnance, ça reste un budget. La seule chose en fait que que fait l'ordonnance, c'est que c'est le texte de base du gouvernement. Donc les députés auront débattu pendant 70 jours pour rien. C'est c'est vraiment le contourner le parlement, lui rouler dessus. En fait, ça ça s'est jamais produit hein. Dans la 5e République, on n' pas adopté un seul budget par

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ordonnance. Ce que ne veut pas Marine Le Pen, effectivement, c'est une loi spéciale. Une loi spéciale, c'est ce qui a été le cas l'an dernier. Le budget euh n'avait pas été voté avant euh justement dans dans les délais. Donc les crédits de l'année précédente sont enfin sont sont poursuivis et en fait la la loi spéciale le problème ce qui ce qui la rendrait si singulière cette année c'est que à cause de l'élection présidentielle elle serait prolongée à peu près jusqu'au mois d'août et donc là ça met la France dans une situation de blocage et ça risque de se déboucher à cela. Bah c'est ça qui est tout qui c'est ça qui est extrêmement compliqué. Regardez autour de nous, nous sommes là dans l'hémicycle le plateau s'est transformé en hémicycle hein. Il y a l'hémicycle

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droit. vi de parler de Marine Le Pen et puis il y a la gauche, il y a des urticans à gauche. Ça va pas être facile. On voit ça si vous le voulez bien parce qu'on va pouvoir les détailler ensemble. Je vous vois déjà, vous avez l'envie d'y aller. Kilian chapute dans les urticans de la gauche, quelles sont les lignes écarlates ? Qu'est-ce que vous nous dites ? Et bien premièrement, il y a les retraites. Regardez, puisque Sébastien Lecornu entend mettre à contribution les retraités, certaines catégories de retraités, l'objectif, c'est de trouver jusqu'à 6 milliards d'euros d'économie chez les retraités. Ça va prendre par exemple la forme de la désindexation de certaines pensions de retraite notamment pour les retraités les plus favorisés. Mais certains retraité gagnant jusqu'à

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3000 € par mois et bien pourraient eux aussi être concernés par cette désindexation. Autre euh point de euh de divergence avec la gauche et le Premier ministre concerne cette fois-ci les APL, les aides pour le logement personnalisé au logement principalement versé aux étudiants mais aussi aux travailleurs aux jeunes travailleurs les plus précaires. Et bien ces APL pourraient être gelés par le Premier ministre. C'était déjà une proposition l'année dernière qui avait finalement été abandonnée notamment sous la pression des députés socialistes. Ensuite, il y a également la question des arrêts de travail particulièrement pour les personnes en ALD, c'est-à-dire les personnes souffrant d'affection longue durée, par exemple les personnes souffrant de cancer. Aujourd'hui, elles

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touchent des indemnités journalières. ces indemnités ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu. Et bien Sébastien Lecornu propose de mettre fin à ces exonérations et de rendre donc ces indemnités journalières imposables. Et Kilon, on parlait justement autour de ce plateau pendant qu'on vous écoutait avec vous hein John Christopher Roland du côté social et urtiquant. Mais il y a une mesure Kilian qui va encore plus loin et qui vraiment ne plaît pas du tout à la gauche, c'est le fait de toucher aux prestations sociales des étrangers qui sont très clairement ciblés dans ce budget. Exactement. et particulièrement et bien le délai de carence pour bénéficier de certaines prestations sociales dites non

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contributives. C'est par exemple le RSA, les APL ou encore les allocations familiales. En réalité, cette carence, elle existe déjà aujourd'hui pour certains étrangers. Et bien le Premier ministre voudrait élargir ce délai de carence. De quoi inquiéter les associations de lutte contre la pauvreté qui craignent une précarisation des populations étrangères en France ? Enfin, dernier point de crise passion et c'est cette fois-ci avec les syndicats que ça se joue concernant les fonctionnaires puisque le Premier ministre entend geler le point d'indice de ces fonctionnaires. Ce serait la 4e année consécutive que ce gel serait ordonné et donc le salaire ne serait pas revalorisé. de quoi faire bondir les syndicats, notamment la CGT. D'ailleurs, l'intersyndical a appelé dans la

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fonction publique à une grande mobilisation le 29 septembre prochain. Merci beaucoup Kilian Chapu pour toutes vos explications autour de ce plateau. Est-ce qu'on est d'ors et déjà convaincu que ça ne passera pas à gauche ? Je vois pas comment ça peut passer là. C'est impossible. D'accord. C'est c'est impossible et c'est impossible en fait aussi pour une raison très claire. Alors d'abord, je dirais idéologique. Les orientations qui sont dans ce budget ne correspondent effectivement pas du tout aux orientations de la gauche futelle socialiste. C'est-à-dire que on a des mesures qui vont aller cibler notamment des populations en tout cas qui ne sont pas très favorisées alors que vous avez dans le même temps la surtaxe sur les bénéfices des entreprises qui va

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rapporter 2 milliards de moins que l'an dernier parce que le gouvernement avait pr que cette surtaxe serait exceptionnelle et donc il l'a il l'enlève en tout cas enlève une partie de cette surtaxe donc il la baisse. Donc ça c'est quelque chose effectivement l'orientation budgétaire ne va pas dans le dans le bon sens et puis surtout rappelons-nous quand même l'an dernier si les socialiste avait accepté de monter à bord c'est parce qu'il y avait ce totem de la suspension de la réforme des retraites et là c'est même pas sur des sur la composition d'un budget il leur fallait emporter un petit peu le morceau. Là il y a plus rien à emporter. Il y a évidemment pas de cadeau qui sera fait comme ça un parti lors d'une année présidentielle. Et je précise aussi que

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actuellement euh le Parti socialiste et place publique organise leur primaire, vont débattre justement de bah de ce qu'ils souhaitent pour un budget de la France demain. Ce n'est pas pour aller finalement négocier des petits bouts euh avec Sébastien Lecornu qui quand même dans sa copie fait des clins d'œil assez appuyés au Rassemblement national. Et on va y revenir sur ces clins d'œil point par point, notamment sur les prestations euh des étrangers qui devraient être renis avec Olivier Nobleour, président du collectif Alerte qui sera avec nous et et à côté de nous, à nos côtés dans dans un instant. Mais qui qui va pouvoir faire passer le budget au-delà du Rassemblement national ? Le Rassemblement national seul peut-il faire passer le budget ? J'en veux pour

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preuve cette citation que l'on retrouve dans le Figaro ce matin. Vous êtes prêts ? Vous allez me dire ce que vous en pensez ? C'est un membre du PS qui garde l'anonymat qui répond à nos confrères. Il dit "Contrairement à l'année dernière, le corps nu n'a aucune marge de manœuvre avec le bloc central. Philippe, Atal et Retaillot ne voudront jamais céder sur quoi que ce soit. On vient de voir les urticans de la gauche. Ça paraît impossible cette fois que le PSI aille. Ça paraît c'est impossible. Alors comment il passe le budget ? Mais justement en fait, c'est là qu'on voit que c'est quand même une pièce de théâtre et la distribution est quand même année après année de plus en plus mauvaise. Cette année, et Aurore l'a dit, il y a une campagne présidentielle

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qui s'ouvre à gauche. Si vous si vous voulez jouer la carte de la responsabilité avec un mobil budget plutôt que pas de budget du tout et le chaos, c'est un peu embêtant parce que vous devez présenter un programme à minimum d'orientation sociale et donc ça paraît paradoxal la fois soutenir un budget coûte que coûte tout en disant à vos électeurs vous savez moi moi président ou moi présidente je vais améliorer en gros le confort le pouvoir d'achat des gens ça paraît compliqué donc cette année le gouvernement doit se tourner vers une autre combinaison pourquoi parce que il faudrait pour qu'une motion de censure sur passe que tout ce qui est en dehors du bloc central la vote. Il faut 289 fois pour si on va à la buvette, elle passe pas. Donc le rassemblement national peut

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comme le PS l'année dernière être l'arbitre. C'est des inélégances je dirais plutôt que des élégances cette année. Donc il y a pas besoin de faire passer le budget par un vote d'approbation du ARN. Il y a juste besoin de quelque part ne pas avoir derrière une censure qui empêcherait le budget de passer. Et ça Marine Le Pen l'a déjà plus ou moins évoqué et pas qu'encreux, elle l'a dit très franchement. Elle préfère arriver au pouvoir avec un budget même imparfait, même mauvais. Donc tout ça, je disais l'autre jour que il y a pas la guerre de 3 n'aura pas lieu, le débat budgétaire n'aura pas lieu. C'est un jeu de combinaison qui est alors attention pas du tout au sens non noble du terme, c'est de la popole he c'est de la politique mais ce qui est quand même

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dommage c'est que on vient de parler une seule mesure, on on s'en prend au malad en arrêt longue durée. Franchement c'est ça en dit long. Je vous voyais effectivement faire les gros yeux sur sur votre siège, c'est pas la société que vous voulez. En tout cas, écoutez, on on rend on rend les conditions de travail difficiles par des des coupes budgétaires et cetera. Les gens sont malades. Alors, toutes les maladies ne sont pas liées évidemment au travail. Puis après on vous dit bah plutôt que de d'améliorer les conditions de travail, non, on va supprimer les malades. Je trouve quand même que la pente prise par la tragédie budgétaire me me fait quand même dire queon ça inaugure rien de bon pour les derrière tout cela et parce qu'on est dans cette sphère plus personnelle et

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sociale et sociétale la question de l'acceptabilité pour tous les Français est-ce qu'on peut leur dire aujourd'hui après moi le chaos si pas de budget le chaos c'est entendable et par ailleurs au-delà de l'acceptabilité du fait qu'on puisse l'entendre est-ce que c'est une réalité en fait moi ce qui me ce qui me choque en tout cas ce qui me surprend toujours, c'est qu'on on a des discussions un petit peu sur le budget qui me semble assez désincarné. C'est qu'on parle [raclement de gorge] du budget comme si c'était quelque chose qui existait finalement en soi de de du budget de l'État. On dit voilà les caisses de l'État sont vides. Mais en fait qu'est-ce que ça veut dire ? Quand on parle par exemple, d'ailleurs j'ai entendu cette formule et ça me surprend à chaque fois quand on dit bah les

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ministères vont montrer l'exemple aux Français, ils vont se serrer la ceinture. Mais en fait de quoi parle-t-on ? C'est les Français qui vont se serrer la ceinture. Les ministères, ils existent, ils payent quoi ? Ils payent et bien les personnels dans les autres. par exemple, le ministère de la santé personnel dans les hôpitaux, euh le le ministère de l'éducation nationale et ben il paye le salaire des professeurs, il paye les moyens euh pour les salles de classe. Donc en fait c'est quand on dit le ministère va serrer la ceinture, c'est pas les gens comme ça dans les bureaux qui vont accepter de rogner un petit peu. C'est on rogne sur ce que l'État donne au français. Enfin et et que et ce que aussi et pourquoi l'État leur donne ? Parce que les Français lui donnent. C'est-à-dire que

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c'est un jeu de de vase communiquant. Ça n'est c'est aussi la contribution à l'impôt. Et en fait, on en parlait quand il y avait ce débat sur la taxation des plus riches. En fait, la le consentement à l'impôt, il est effectivement à la base de notre République. C'est la révolution de 1789. Ce qui a suivi, c'était justement de pouvoir de de payer et de faire société. Si à un moment les gens ont l'impression qu'effectivement, et c'est ce qu'on entend de plus en plus, ils n'en ont pas entre guillemets pour leur argent, ils ont l'impression d'avoir un pays qui se euh tier entre guillemets où les services publics et bien euh ressemblent à des tonneaux des Danaïdes où on ne voit pas où passe l'argent. Bien effectivement la colère sociale monte et effectivement les Français ne sont pas

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forcément prêts dans ce cas-là à entendre et bien qu'on va encore plus leur prendre euh sans sans qu'il ne voi en fait ce ce qu'on leur donne. Au-delà de ça, est-ce qu'il y a un problème problématique aujourd'hui de représentativité des Français au sein à la fois des partis et de l'Assemblée ? Alors les Français l'ont voulu, nous sommes en démocratie, il y a eu un vote, il y a une assemblée qui est tripartite. Néanmoins, est-ce est-ce qu'il y a cette cette crise ? Vous savez, on appelle ça la conjonction et la convergence des crises. On est dans une nouvelle convergence des crises de la représentativité. Alors, on est en crise de la représentativité d'ailleurs de manière un peu plus large he c'est c'est c'est le propre de beaucoup de démocratie occidentale ces dernières années. He on

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peut regarder ce qui s'est passé en Italie, en Angleterre, enfin au Royaume-Uni de manière générale, aux États-Unis he on a un vent populiste qui arrive à babroui. Alors, il se termine dans certains endroits. J'espère que peut-être il commencera pas forcément chez nous. Mais effectivement, mais en fait c'est c'est le problème hein, c'est que vous vous exprimez un vote et c'est ce qui s'est passé. Alors le vote était un peu instable la dernière fois puisqu'on a euh divisé l'assemblée en en en trois blocs et puis derrière une fois que vous avez fait ça, bon c'est déjà un c'est déjà embêtant pour trouver des compromis mais en plus ils sont pris dans des contradictions, dans des élans contradictoires qui les empêchent finalement de répondre aux aspirations pour lesquelles ils ont été si vous

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voulez élus. Et on voit bien crise internationale, donc elle est responsable, il est vrai hein de de d'une bonne partie des problèmes rencontrés notamment sur le pouvoir d'achat, mais il y a des problèmes structurels en interne aussi déjà. Et cela en fait quand on vous dit et ben c'est euh le budget en serrant la ceinture sinon c'est le chaos. Quel débat il reste derrière si vous voulez. Mais écoutez, dans les débats, il y a Sophie Biné, elle qui a été beaucoup plus pragmatique. Elle a dit "Ce budget est un scandale. Grande manifestation." Tiens, voyez, on la voit le 29 septembre. À quoi faut-il s'attendre avec cette cette convergence euh de toutes ces crises qu'on qu'on évoque encore et encore et encore l'économie euh le budget, l'international, la sécurité ?

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Ben je je pense qu'il y a effectivement le le mouvement social de la rentrée, je pense qu'il sera suivi d'ailleurs par je dirais les les structures qui habituellement le suivent. Ça ça n'en fait pas pour autant. Enfin, c'est très compliqué de dire euh ça va faire tâche d'huile. Vous vous souvenez l'an dernier, c'était le mouvement aussi bloc toutou qui se greffait aussi sur cette rentrée sociale des syndicats et finalement pardon ça été un flop. Oui, totalement. Voilà, ça ça n'a pas pris entre guillemets. Il y a pas eu cette étincelle qui fait que que ben ce ce le mouvement grossit et agrège un petit peu ses colères. Moi, je pense quand même qu'il y a quelque chose aujourd'hui qui est assez fondamental dans la vie des gens, c'est le prix de l'essence. Et c'est vrai que alors ça

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semble un peu quelque chose de convenu parce que c'est de là d'ù nous som d'où était parti le mouvement des gilets jaunes. Mais là en fait aujourd'hui pour les gens c'est absolument insupportable quand vous avez l'essence qui a plus presque 3 € par endroit. Bon les les prix moyens à la pompe quand on dit 240 ça veut pas dire grand-chose. Vous avez des fois c'est c'est 260 c'est c'est 280. Vous voyez en fait quand quand on discute avec les gens et bien les stratégies presque d'évitement. Certains ne dorment plus chez eux pour être plus proche de leur travail. Vous avez des infirmières à domicile qui vous disent "Et bien moi je ne peux plus en fait ça ça me coûte plus cher d'exercer que d'être payé." Donc là on a quand même une situation sociale qui est assez

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explosive en dehors des métropoles. Les gens ont besoin de leur voiture pour vivre et ça c'est quelque chose d'extrêmement compliqué. Mais vous voyez Aurore Malval, vous parliez des prix du prix à la pompe et justement vous évoquiez les infirmiers. Tout à l'heure sur ce plateau, on avait un infirmier libéral qui disait "L'année dernière au même moment, ça coûtait déjà super cher. On était sur un profil de guerre en Ukraine, c'était extrêmement compliqué. Mon plein au moins me coûtait 340 €", nous a-t-il dit. Il dit "Aujourd'hui, à la même période, là c'est on n'est pas encore à la fin du mois." Il a dit "J'ai fait mes comptes, ça va me coûter 580 €." C'est c'est énorme. Il a dit "Je sais pas comment je vais faire pour m'en sortir." Effectivement, on voit ses

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prix. Vous avez raison, le [grognement] 239, [raclement de gorge] c'est une moyenne lycée dans le pays, mais on peut citer Strasbourg 2,99 ce matin, par exemple. Ah bah oui, c'est et puis ça il y a quelque chose aussi c'est que chez chez nos voisins alors il y en a où la situation est globalement semblable et je pense notamment en Europe du Nord dans nos voisins du sud que ce soit en Espagne ou en Italie. En Italie un peu moins bien mais en Espagne l'essence est beaucoup moins cher parce que le gouvernement espagnol a pris des mesures drastiques pour baisser le taux de TVA à 10 % euh sur les les carburants. Alors effectivement en France on répond ce n'est pas possible. les caisses de l'État sont vides. C'est vrai, mais tout est aussi une question de priorité

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budgétaire et il moi je ne sais pas si à un moment le gouvernement ne sera pas quand même obligé de faire un geste un peu plus important pour les Français. Non, une mesure adoc pour pour les pour la la vie quotidienne en fait des Français parce que la situation ne sera ne sera plus tolérable en fait. Si on revient sur la question du budget parce que c'est ce qui est en train de se jouer aujourd'hui hein. Alors effectivement on a parlé du social, c'est indissociable hein du budget. On doit évoquer la la société et le sociétal. Euh est-ce que vous avez le le sentiment dans ce qui est en train de se de se propager ? Les lignes rouges des uns, les lignes rouges des autres, on a vu les urticans de la gauche, on a vu ces mesures qui étaient plutôt des mesures droites compatibles. Est-ce

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qu'on a l'impression qu'on joue ici avec le feu ? Alors oui et non parce que j'ai envie vous dire oui parce qu'effectivement si si vous clivez et d'ailleurs ça rejoint ce qui vient d'être dit rien que sur le carburant par exemple euh quand quand vous faites baisser la TVA euh indirectement vous favorisez aussi les plus aisés parce que euh pour eux si vous voulez un plein à 200 € c'est pas le même effet que euh pour quelqu'un qui est au SMIC et qui habite. Donc il y a la question de la justice en fait fiscale qui est derrière et dans le budget les urticans sont assez enfin ils sont complexes dans le détail mais ils sont assez simple dans le général c'est que pour les un ça va être plus de pouvoir d'achat une un meilleur une meilleure qualité de vie pour les Français et puis

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pour les autres ça va être oui mais rigueur budgétaire parce que et en fait on n pas le choix voilà le fameux il y a pas d'alternative en fait c'est sans fin il y a il y a vraiment ces questions à à mettre vraiment sur la table à les discuter ça peut pas se faire je l'ai dis souvent avec le pistolet de la d'être sous la sous la tempe. C'est très compliqué pour les Français. Dernière chose, l'année dernière et même l'année d'avant ou même sur mon gilets jaunes, la cocotte a explosé. Cette année, ce qui est quand même différent, c'est que vu le contexte international, vu les indicateurs tels qu'ils sont et puis vu la baisse du pouvoir de vivre des gens, et ben finalement, comment vous pouvez vous dégager du temps sans être payé pour aller manifester ? Vous êtes un peu

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coincé et en plus il y a une forme d'accoutumance qui s'est un peu créé, c'est le système de la débrouille pour beaucoup. On peut parler du CR, on peut parler de plein de choses. En fait, c'est c'est c'est voilà pour les plus de 100 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, ça va devenir très compliqué. Alors, adopter un budget euh avec un parlement tripartite qui n'a rien à voir, trois partitions différentes, pas la même musique, pas la même oreille musicale non plus, la crise qui s'accumule et dans le même temps, une année présidentielle qui a intérêt mine de rien parce qu'on parle beaucoup de responsabilité. C'est le grand mot à la mode, hein. Euh, au-delà de la mode, qui a intérêt à censurer ? Qui a vraiment intérêt à censurer ? Bah, en fait, la gauche a annoncer

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qu'elle censurerait. Euh, la la France insoumise l'a annoncé d'emblé en imaginant que le budget ne serait pas en accord avec leurs priorités. Bon, c'était plutôt assez évident. Euh le Parti socialiste a aussi assez rapidement durci le ton en disant que les orientations budgétaires si elles étaient maintenues et bien ce serait aussi la censure. Effectivement la question je pense elle est vraiment et c'est pour ça que Sébastien Lecornu se tourne vers le Rassemblement national. Vous avez une candidate qui est favorite des sondages, Marine Le Pen, qui est prise un petit peu en en ét entre guillemets entre Malval, pardon de vous couper, mais est-ce que ces voieslà du Rassemblement national ça passe sans par exemple ça passe avec les voies du centre aussi ? Oui, mais mais le centre ne censurera

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pas. Vous avez un partie, je dirais le le centre enfin ce bloc central qui fait de la responsabilité de la raison l'alpha et l'oméga de sa politique. Vous nous dites que ça va passer. Ça ça va passer si le Rassemblement national décide de jouer justement la carte de la raison entre guillemets, en tout cas du signe du signal aussi envoyé au marché et et justement ne sent pas une colère des Français qui serait trop importante et ce sentiment en fait un petit peu de dépossession démocratique parce que l'électorat de Marine Le Pen c'est aussi celui qui pense que si c'est les marchés qui ditent la politique de la France et bien il n'en sortiront pas gagnant. Donc elle doit équilibrer sur ces deux tableaux.