Affaire Grasset, procès de Marine Le Pen, André Manoukian… : Best of club | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pour vous cette révolte des auteurs, c'est un épiphénomène très parisien ou bien c'est un vrai danger pour la liberté de penser en France ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la justice doit se justifier dans les médias ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette revendication alsacienne est compréhensible ou dangereuse pour la République ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une éème mise en scène ridicule de Donald Trump ou au final est-ce que c'est un coup de génie politique ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Comment ça a commencé ces troubles obsessionnels compulsifs ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Comment définiriez cette musique arménienne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 47:00Fait
« Il faut qu'on se parle maintenant, ça suffit. Il faut leur parler, faut leur parler. Leur ça veut dire aux Turcs. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] Bonsoir à toutes et tous. C'est l'heure de votre séance de rattrapage des meilleurs moments des clubs de 28 minutes. Au programme ce soir, du débat des invités et de la bonne humeur bien sûr.
Tout de suite place à l'actualité. Le milliardaire Vincent Boloré a viré il y a quelques semaines le patron de Grasset. Retour sur ce séisme dans le monde de l'édition.
Fred, c'est à vous. [musique] L'éviction d'Olivier Nora, le très respecté patron des éditions grassées, provoque l'exode de grand noms de la littérature. Virginie Despente, Sorge Chalandon, Frédéric Begbédé, en tout 170 écrivains annoncent qu'il quittent grassé un départ collectif pour protester, je cite, contre l'autoritarisme de Vincent Boloré.
C'est le milliardaire ultraconservateur qui détient la maison d'édition. Écoutez, l'essayiste Pascal Bruckner, c'est un historique de chez Grassé. Vincent Boloré, c'est le trome de l'édition.
Nous avons à faire un milliardaire, un but de sa personne grossier qui s'enrobe dans les voiles de Jésus mais qui qui simplement manifeste sa volonté de puissance et qui après à tuer une maison d'édition plutôt que de la de veiller à sa viabilité. Et de fait, c'est un proche de Vincent Boloré qui a été nommé à la tête de la maison d'édition, Pascal Blanchard. Pour vous cette révolte des auteurs, c'est un épiphénomène très parisien ou bien c'est un vrai danger pour la liberté de penser en France ?
C'est les deux. C'est un peu un phénomène très parisien et c'est aussi quelque chose qui est un vrai combat si on veut garder pour la liberté de penser la liberté. Tu as quand même à dire qu'on a déjà vécu ça avec Faya il y a quelques temps.
J'étais un auteur de Fillard. une autre édition qui appartient aussi au coup détenu par exactement la même chose. C'est-à-dire que d'un seul coup Fer a changé idéologiquement, on a mis quelqu'un à sa tête, on a éjecté la personne qui était pour quelque part fabriquer une petite machine de guerre idéologique.
Et là en fin de compte, comme il a tous les pouvoirs, il fait exactement la même chose. Ce qu'il y a derrière, c'est que bien sûr qu'un propriétaire peut faire ce qu'il veut. Mais là, c'est pas ça le sujet.
C'est pas qu'un propriétaire peut faire ce qu'il veut, c'est qu'il est en train de fabriquer là aussi une machine de guerre idéologique. En considérant que l'édition ce n'est pas publiée des auteurs, c'est de les utiliser pour défendre des idées politiques comme il l'a fait dans ses sociétés de communication, comme il l'a fait dans ses sociétés d'audiovisuel, comme il va le faire avec les autres maisons d'édition qu'il a acheté. En fin de compte, oui, là il y a un vrai débat qui se pose.
Est-ce qu'il est possible de tout faire et de faire n'importe quoi ? Je trouve que c'est très bien que ces auteurs se soient levés parce que ça fait prendre conscience à tout le monde de comment petit à petit nos libertés commencent à être grignoté parce que ça peut paraître abstrait. Là c'est très concret, vous le voyez les auteurs de toute opinion politique.
En plus, je trouve que c'est ça qui est très important. Le débat est pas d'imaginer qu'un propriétaire ne peut pas avoir des idées politiques. Le débat qu'on doit avoir c'est que la liberté de la presse comme des médias comme de l'audiovisuel doit être préservée à chaque instant que c'est un combat.
Noé Alua en même temps, on le disait, Vincent Boloré est propriétaire de ce groupe. Après tout, le patron, propriétaire, il fait ce qu'il veut. On a tendance à l'oublier, mais vous savez, une maison d'édition, c'est une entreprise comme une autre.
Lorsque vous êtes un auteur, j'ai écrit trois livres également. Lorsque vous êtes un auteur et que vous nous vendez pas, on ne vous propose pas de republier un livre quand bien même vous considérez que vous êtes la star de l'édition. La maison d'édition doit vendre et je crois que ce qui compte au fond, c'est ce que choisit le lecteur.
C'est lui qui va déterminer ce qu'il a envie ou donc là il met en périlition puisque 170 auteurs dont certains qui vendent beaucoup c'est 170 auteurs sur des milliers d'auteurs. Je crois qu'il y a plusieurs il y a plusieurs enjeux au fond. Il y a d'abord la question effectivement de la fidélité à Olivier Nora parce qu' Olivier Nora, c'est pas n'importe qui.
C'est l'un des éditeurs les plus respectés de la place de Paris. C'est un éditeur qui a fait confiance à beaucoup d'auteurs qui aujourd'hui sont des auteurs reconnus. Il a créé la marque Grassée, il l'a développé, il a fait ce qu'elle est aujourd'hui.
Et finalement le départ d'Olivier Nora, c'est ce qui cr aussi un certain nombre d'auteurs. Et en dehors de cette affaire-là, c'est la question de la bataille culturelle. Et ce que j'aimerais dire, c'est que la question de la bataille culturelle n'arrive pas avec Vincent Boloré.
On n'est pas des lapins de 3 semaines ici. On sait très bien que la bataille culturelle s'est déjà encloché bien avant et en dehors de la figure de Vincent Boloré. C'est un conservateur, il l'affirme Confel. il se il se définit lui comme effectivement étant dans une idéologie et en en en il utilise euh son idéologie, il essaie de la développer dans la société mais encore une fois il y a d'autres milliardaires qui sont engagés sur le même terrain et il y a une guerre qui se mène déjà et ça a été théorisé par Antonio Gramchi et cetera dans l'entre de guerre.
Donc ce n'est pas simplement Vincent Bolloray qui mène cette guerre idéologique, c'est au fond tous les partisans de toutes les sensibilités politiques. C'est très bien 170 écrivains qui qui quittent grassé, c'est un gros coup et je et je trouve que c'est un peu l'arbre qui cache la forêt parce qu'il y a aussi plein de petits auteurs qu'on ne connaît pas qui sont partis de chez Grasser depuis longtemps par pour désaccord et euh qui ont qui ont qui ont dont on a acheté le silence. C'est-à-dire que j'ai j'ai appelé suite à Grassé des auteurs qui étaient connus chez Grassé et qui me disent "Je ne peux pas parler parce que j'ai signé un contrat avec Grassé qui m'interdit de critiquer Boloré".
Donc il y a un problème c'est que vous avez je suis pas d'accord quand vous dites que le l'édition c'est une entreprise comme une autre. que ce soit la la presse ou que ce soit l'édition, ce ne sont pas des entreprises comme les autres et précisément parce que il détient toute la chaîne, c'està-dire que vous dites que c'est le consommateur qui choisit son livre mais bolé c'est aussi la diffusion, c'est aussi la création et la diffusion c'est ce que vous voyez sur les étou la bataille culturelle, elle se mène aussi par la bataille de la visibilité et qu'est-ce que vous voyez ? Vous voyez relais les relais qui sont la propriété de de monsieur Boloret.
Donc c'est c'est tout ça qui va pas. Et moi, je suis d'accord quand j'entends monsieur Macron Emmanuel Macron dire qu'il faut plaider pour le pluralisme, mais que fait-il ? Je veux dire, on a l'impression qu'il y a une impuissance politique à réguler.
Pascal, ça donne quoi alors ? Et ben, certains s'en vont et puis d'autres sont accueillis chez Grasset. Alors bah, bienvenue, installez-vous, vous voulez.
Voilà. Frédéric, votre duel de la semaine, il oppose une magistrate et une prévenue condamnée en premier instance. C'est qui risque gros en appel ?
Absolument. Renault à ma gauche, une magistrate Marie-Suzanne Lequo, 66 ans, procureur général près la cour d'appel de Paris. À ma droite, une politique, Marine Le Pen, 57 ans, député Rassemblement national du Pas de Calé, triple candidate à la présidentielle et elle espère bien sûr faire une 4e tentative l'an prochain en 2027.
En sera-t-elle empêché par une condamnation judiciaire pour détournement de fonds du Parlement européen ? Les réquisitions des avocats généraux ont de nouveau pointé la responsabilité de Marine Le Pen dans ce dossier. 4 ans de prison ont été requis dont trois ferme contre elle et surtout une peine d'inéligibilité de 5 ans sans exécution immédiate.
Cette fois-ci, on y reviendra. Alors, on n'est pas au bout du chemin judiciaire. Ce ne sont que des réquisitions.
Les juges pourront les suivre ou pas. Décision allaité. Mais d'ors et déjà, les proches de Marine Le Pen font monter la pression et dénoncent une forme de tyrannie des juges.
Moi, ce qui me gêne, c'est que en fait, on aurait l'impression que des juges peuvent décider du casting de l'élection présidentielle et ça c'est troublant. Ce serait la première fois d'ailleurs. Et je pense que [grognement] qu'effectivement ça doit nous interroger, ça doit interroger notre système démocratique.
Voilà. Autrement dit, les juges bafouraient le libre choix des électeurs en empêchant éventuellement celle qui est donnée en tête des sondages pour l'instant Marine Le Pen de pouvoir concourir. Alors le symbole de la justice, vous le savez, c'est la déesse qui porte une balance et un bandeau qui lui masque les yeux.
Elle pourrait aussi d'ailleurs porter un billon tant la justice a des des réticences à s'exprimer dans les médias. On ne l'entend jamais. Or cette fois-ci, et c'est exceptionnel, la procureur générale près la cour d'appel de Paris a pris la parole.
Marie-Suzanne Lequéo et la supérieure hiérarchique des avocats généraux qui ont fait les réquisitions lors du procès de de Marine Le Pen. Elle a tenu à contrer le discours victimaire de Marine Le Pen et des autres prévenus. Ce n'est pas nous qui avons placé les prévenus dans cette situation, c'est eux qui a justifié effectivement qu'on en arrive à à un procès qui d'ailleurs qui d'ailleurs aurait peut-être pu avoir lieu il y a déjà plusieurs mois, plusieurs voire plusieurs années s'il n'y avait pas eu pendant l'instruction 45 recours d'engager.
Voilà, 45 recours qui ont évidemment allongé le temps de la de la justice. Marine Le Pen connaîtra son sort d'ici cet été. Si elle est à nouveau condamnée, elle peut former un nouveau recours et saisir la Cour de cassation.
Mais elle a déjà annoncé qu'en cas de condamnation, cette fois-ci, elle passerait la main à Jordan Bardella pour la pour la présidentielle. Thomas Porchet, on entend depuis des années des politiques qui dénoncent le gouvernement des juges. Je mets évidemment des guillemets.
Ce qui est plus nouveau, c'est que la justice réponde, se justifie dans les médias. C'est une bonne chose selon vous ou ça risque de galvoder la parole judiciaire ? Moi je ben je je dirais que oui, c'est un peu compliqué, non ?
Mais moi je je dirais en fait que on n' pas besoin pour ça qu'on vous l'a pas posé. C'est à vous Thomas. On on n' pas besoin de se justifier dans les médias.
Je pense qu'il enfin euh il y a il y a des règles, il y a il y a il y a du droit. Euh c'est pas parce qu'on est euh en première place dans les sondages euh ou qu'on veut se présenter à la présidentielle que on n'a pas euh de règles à respecter. Euh donc voilà, il faut les appliquer.
Après euh il y a le bruit médiatique d'un côté et puis il y a les règles de l'autre. Je pense qu'il y a pas il y a pas besoin d'organiser parce que moi ce qui me fait peur c'est qu'après on est plein de débat là-dessus avec des magistrats, des avocats. Ça se retrouve un peu avec les médecins qui parlaient de tout et de rien dans les débats.
Sauf que s'il parle aussi les magistrats parfois maintenant Thomas c'est qu'ils sont menacés aussi parfois on l'a vu après la décision en première instance les magistrats une magistrate a été mise à par médiat moins menacé bien au contraire et puis là il y avait quand même eu un infléchissement là vous on a entendu Sébastien Chenu mais quand même depuis le début du procès en appel tout le personnel du RN avait quand même largement modifié sa rétorique en la matière il y avait un procès qui était beaucoup moins politique il faisait profil bas c'était pas du tout la même rhtorique et d'ailleurs la rhtorique de Marine Le Pen elle était presque ésotérique au tout début de son appel puisqu'elle disait maintenant je crois au miracle. Elle a eu cette phrase- là, elle dit ce je suis croyante ce n'est désormais qu'un miracle qui peut me sauver cette situationlà. Donc, on était beaucoup moins dans cette attaque systématique des juges parce qu'elle avait bien compris que l'inéligibilité et notamment l'exécution provisoire était largement d à cette position qui d'ailleurs a été dénoncée dans les réquisitoires puisqu'on a accusé euh euh tout euh euh le le l'accusation euh d'avoir été euh dans une stratégie de délégitimation totale des contrepouvoirs et notamment de la justice.
Et l'avenir politique de Marine Le Pen, Jean-Chromer, est-ce qu'elle a encore un avenir politique ? Non, je pense qu'elle a plus l'avenir politique. C'est à nouveau condamné.
Mais moi, ce qui me troupe quand même et là de ce point de vue-là, la question effectivement euh de la de le je dirais de l'engagement politique des juges s'opposent, pourquoi est-ce que Jean-Luc Mélenchon et les filles qui ont la même affaire au Fess depuis 2018 pour 500000 € de détournement avec des assistants parlementaires européens parlement européen au Parlement européen n'ont toujours pas été jugés et l'instruction est dans du formol. Alors déjà c'est pas du tout les mêmes sommes hein. Le le rassemblée national c'est beaucoup plus Oui, c'est 500000 €.
Pourquoi ça n'a pas ? Alors que le modèle a été jugé, le RN n'a été jugé pas et les filles. Un dessin d'Éric Ruand.
Oui. Alors, j'ai fait mon petit micro trottoir et on a trouvé un français qui nous dit une délinquante financière inéligible qui a détourné 3 millions de fonds publics. On a jamais essayé. [raclement de gorge] Autre dossier de la semaine, alors on se souvient de la fameuse chanson de la 3e République.
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Loren. Bah si, finalement, on va avoir de nouveau l'Alsace. Et d'ailleurs, les uns y voi du séparatisme, les autres du bon sens.
L'Assemblée nationale a voté la création d'une nouvelle collectivité alsacienne. Dans les fait, ça revient en fait à séparer l'Alsace de la région Grand Est qui englobe aussi la Lorine et la Champagne Ardenne. Une loi votée à l'initiative des députés macronistes avec l'appui de la droite et du rassemblement national.
Libérons l'Alsace de ce carcon et puis ne tournons pas autour du pot. Donnons-lui un vrai nom. N'essayons pas de nous cacher comme si on avait honte que l'Alsace soit une région.
Ça va devenir, nous l'espérons, une région de plein exercice. Appelons-la l'Alsace et puis arrêtez de tournicoter autour du pot. Voilà, une région de plein exercice.
Alors, même si le Sénat peut encore rejeter cette loi et le Conseil constitutionnel peut encore l'invalider, le texte est soutenu par une majorité d'élus alsaciens qui veulent retrouver une identité régionale reconnue par l'État. Yanis Roder, pour vous cette revendication, elle est compréhensible ou elle est un peu dangereuse pour la République ? Vous savez, et c'est c'est je crois vérifiable un peu partout.
Plus l'identité l'identité régionale recule, plus on essaie de l'afficher par des moyens un petit peu détournés. Euh je vais prendre un exemple que je connais un peu, la Corse. En Corse, les nationalistes sont au pouvoir depuis, je crois 2015.
On n jamais aussi peu parlé le Corse, la langue Corse qui disparaît en fait, qui est en train de mourir. Et on on a cette revendication de cette particularité. Alors c'est une île à l'insularité, cette particularité corse euh et qui passe normalement et beaucoup qui passaient par la langue mais cette langue elle n'est elle n elle est de moins en moins parlé.
Et donc je pense que il y a peut-être de cela en Alsace cette idée qu'on va retrouver cette histoire, cette identité par la constitution d'une région Alace. Julie Graziani, vous avez peut-être d'ailleurs vu dans le Figaro cette tribune de l'ancien ministre Jean-Michel Blanquaire et de Benjamin Morel, le le maître le maître de conférence en droit public euh qui met en garde contre le danger que porte ce type d'initiative euh en parlant du différentialisme régional qui pourrait euh finalement dépesser peu à peu le sentiment d'unité nationale qui est prévu dans la Constitution. Oui, sur le plan juridique, les constitutionnalistes estiment que c'est quand même compliqué à mettre en œuvre et que ça engage après des disparités de traitement avec d'autres régions qui pourraient elles aussi se mettre à revendiquer leur identité propre.
Est-ce que bien sûr toutes les régions françaises ont leur caractère propre en terme linguistique, culturel, d'histoire ? Est-ce qu'il faille se constituer en centre autonome et majoritairement décentralisé par rapport à la République d'une façon générale ? Normalement, la promesse républicaine, c'est que chaque région puisse vivre son identité à l'intérieur d'une structure commune qui qui la chapote sans être pour autant autoritaire.
Et c'est vrai que c'est un peu regrettable d'avoir le sentiment que ces ces revendications ressurgissent toujours comme si la République était une forme de carcan au fond qui empêchait chacun de de vivre ce qu'il a à vivre. Alors, on se souvient donc du regroupement des régions il y a un peu plus de 10 ans par François Hollande, mais est-ce que ça n'a pas aussi donné les quand même parfois des contours assez artificiel ? Et là en l'occurrence, c'est la fameuse région grand est qui va de l'ex Champagne Arden donc jusqu'à l'Alsace.
Il y a d'autres régions aussi gigantesques comme ça alors que d'autres ont conservé leur leurs limites comme la Bretagne par exemple ou l'Île-de-France. Est-ce qu'il y a pas quand même un côté artificiel qui peut être corrigé pourquoi pas par la réapparition entre guillemets d'anciennes régions ? Alors en effet, ça montre les limites de cette fameuse loi de 2015 sur la réforme des régions.
Euh le fait qu'elle était inspirée du modèle des lander allemands et donc avec plus de pouvoir donnés aux régions au détriment parfois de l'État ou des communes contre la tradition jacobine qu'on a en France qui insiste beaucoup sur ces deux échelonsl essentiels que sont l'État, la commune avec également les les départements pour un certain nombre aussi de prérogatives. Donc en effet, c'est cette loi là qui a été impopulaire, qui a été faite parfois des limites qui avaient été tracées presque, j'ais dire presque un peu au hasard. He tout à fait on peut aussi parler de l'Occitanie, le le pays catalan qui a parfois revendique aussi sa son enfin son identité particulière.
Euh je pense que par rapport à ça euh on voit bien qu'il y a une focalisation sur les arguments euh identitaires dans cette euh dans cette proposition de loi et euh qui avec le le fameux désir d'Alsace, hein, cette expression-là qui revient, le désir d'Alsace. Les Alsiens ont un désir d'Alsace. Alors déjà, on peut rappeler qu'il y a un certain nombre de dérogations à la règle commune.
Déjà en Alsace, il y a enfin c'est une collectivité européenne, c'est un c'est un statut assez particulier. Ils ont un régime local aussi pour la sécurité sociale qui est d'ailleurs un peu meilleur que notre régime général. Euh et puis il y a le Concorda qui est on a Yis Roder spécialiste de la laïcité qui a une atteinte on pourrait dire à la laïcité.
Et donc de ce point de vue-là, je pense qu'on peut euh en aménagement aménagement aménagement mais et et par rapport à ça, pour terminer euh on peut dire que ce cette ce désir d'identité, il est en même temps euh il peut être légitime par le fait qu'il a en effet des cultures locales, régionales qu'on peut respecter. On peut avoir un désir d'Alsace, c'est un désir de Picardie aussi par exemple et de bien d'autres régions bien sûr un dessin de coco. Et nouvelle découvertes complètement lunaire, un satellite identitaire flottant de loin de la planète Grand Est.
Un deuxème dessin coucou et un deuxième bah l'Alsace à la République. [musique] Continuons ensemble notre séance de rattrapage des meilleurs moments des clubs de 20 minutes avec David Castelo Lopez bien sûr, mais aussi des invités formidables, une amoureuse et spécialiste des araignées, une dessinatrice atteinte de toc et notre DD national André Manoucuant pour son nouvel album. Avant cela, Marjor Adelson, c'est l'heure de votre pointcom.
Vous me mettrez une frite, un Big Mac et un grand Coca, s'il vous plaît. [musique] Entre la chaîne de Burger et le président américain, c'est une histoire d'amour qui dure. Souvenez-vous, en 2024 en campagne contre Camala Haris, il s'était rendu dans un McDo.
Objectif servir des frites et surtout faire de la com. Et bien rédavant, c'est McDonald's qui vient à lui. Ce lundi, le président s'est fait livrer son menu au bureau Oval, vous le voyez.
Et comme la Maison Blanche est un endroit très accessible, Renault est surtout très peu surveillé. Devinez qui a ouvert la porte ? Donald Trump lui-même.
Alors après s'être emparé des deux sacs, Donald Trump se lance alors dans une tirade pour vanter ses réformes fiscales, notamment l'abolition des taxes sur les pourboir. Comment ? En prenant à témoin la dame qui le livre.
Regardez. Alors pour conclure son petit numéro, Trump donnera même un pourboir de 100 dollars à la livreuse, une photo immortalisée et immédiatement partagée sur le compte X de la Maison Blanche. Sur les réseaux, cette mise en scène évidemment, elle a suscité beaucoup d'ironie.
On peut donc sonner à la Maison Blanche et c'est le président qui vient ouvrir. Quelle simplicité ! Certains en revanche sont clairement convaincu.
Il a effectivement supprimé ses taxes injustes sur les pourboir. C'est bon de le rappeler pour ceux qui ont du mal à comprendre peut-on lire. Pour d'autres, cette communication et bien elle est tout simplement ratée.
Mais quel est le but de tout ça ? Montrer que le rêve américain est une blague ça interroge cette internaute. Alors en parlant de blague, certains ont fait appel à leur créativité.
Voici par exemple une version de la scène revisité. Vous voyez donc Donald Trump au centre avec son menu ou encore un nouvel aménagement architectural de la Maison Blanche. Vous voyez, c'est un peu coloré, un petit peu plus coloré que d'habitude, mais la tension s'est aussi portée sur la livreuse.
Était-elle là par hasard ? Pas vraiment. Premier indice, Sharon Simon, c'est son nom, habiterait dans l'Arcansas, soit à plus de 2000 km de Washington.
Il va donc exister d'autres livreurs qui habitent un petit peu plus près. Voilà, je pense que il a pas mangé chautre. [rires] Alors celle que les médias présente comme une grand-mère de 10 petits enfants serait pour certains proches des magas.
Les internautes ont donc mené l'enquête. Ils ont retrouvé des photos d'elle où elle témoignerait lors d'audience menée par des républicains pour vanter les mesures de certaines mesures budgétaires de Trump. D'autres en revanche affirment qu'elle serait carrément une actrice payée par la propagande trumpiste.
Alors face au tolé face au tolé cette Charon Simons, elle a dû s'exprimer sur F News. Elle affirme avec ironie je ne suis pas actrice mais si je l'étais je n'aurais probablement pas l'air d'être aussi vieille. Alors quoi qu'il en soit, le message il est passé.
Le monde entier est maintenant au courant de cette réforme américaine, donc justement sur la nonimposition euh des pourboirs. Pierre- Jaquemin, est-ce que c'est une éème mise en scène ridicule de Donald Trump ou au final est-ce que c'est un coup de génie politique ? Bah c'est une éème opération de communication.
C'est c'est certain d'ailleurs s'interroge justement sur cette capacité qu'il a à faire des coups de com et donc à faire parler de lui. Mais où est la politique dans tout ça ? ça qui interroge et c'est aussi une vision de Donald Trump sur l'Amérique, c'est-à-dire que c'est une forme de de de de société qui serait uniforme et qui mangerait tous des McDonald's aux États-Unis.
Je veux dire, c'est il y a quelque chose quand même qui est une France une une Amérique un peu fantasmée. C'està-dire qu'il parle pas au peuple, il parle à son imaginaire là Donald Trump. En tout cas, il a de l'appétit Donald Trump.
Pascal Gros. Oui, quand Trump passe commande apportez-moi le Venezuela, Cuba, le Grenland, l'Iran et une grande frque. C'est maintenant l'heure d'accueillir notre invité de la semaine, la dessinatrice Lucy Morel qui souffre depuis son enfance de TOC, hein, ces troubles obsessionnels compulsifs qui traduisent une forme d'angoisse irrépressible.
Et Lucy Morel, vous en avez fait de ces toc une superbe BD qui est à la fois drôle, sensible, très éclairante aussi justement. Ça s'appelle Toc toc. C'est publié aux éditions, même pas mal évidemment.
Et pour vous Lucy Morel, comment ça a commencé ces troubles obsessionnels compulsives ? C'est toc. Quels sont les les tout premiers que vous avez ressenti ?
Quels étaient les quels ont été les tout premiers symptômes ? Vous étiez vraiment enfant à l'époque he ? Ouais, j'étais vraiment petite.
Bah moi, je me souviens de de d'être extrêmement angoissé, de en fait d'avoir une une lucidité sur le fait que sur la mort, la après la mort et cetera très tôt. Donc de poser plein de questions. Ça se traduisait d'ailleurs vous par une expression qui était bonne nuit à demain, c'est ça tous les soirs vous répétiez.
Alors euh Oui. Donc voilà, l'âge là je fallait qu'on qu'on me réponde à demain. Ouais.
Donc j'étais déjà dans un rapport du rituel. Du coup, on me disait à demain, ça voulait dire que personne ne mourrait dans pendant la nuit. H OK.
Après, il fallait que j'ai une bonne impression en étant en éteignant la lumière. OK. Après et en fait petit à petit ben on en crée de plus en plus.
Et est-ce que le dessin et donc cette BT ça a été quatre artiques ou au contraire ça a généré beaucoup d'angoisse ? Bah les deux. En fait j'ai fait les beaux arts.
Donc ça a d'abord été un un projet de d'exposition de dessin et petit à petit je me suis dit faut que je fasse une BD que je raconte vraiment mon histoire qui est une narration. Donc ça a pris 7 ans entre le moment où j'ai l'idée où ma psy me dit vous devriez faire un bouquin et le moment où vous sort en fait il y a eu des moments où j'ai arrêté parce que j'étais mes toques prenaient le dessus dans ma vie ça n'allait pas et d'écrire noir sur blanc j'ai peur que ma mère meure j'ai peur que ma sœur meure enfin de ça me pr ça ravivait trop c'était trop en fait c'est un peu bah ce truc de mythe de l'artiste quand on quand on va trop mal on peut pas créer donc il y a eu vraiment des haut et des bas face à ces toc il y a votre thérapeute qui vous dit n'oublie Nou pas Lucy, c'est toi la conductrice du bus. Ça veut dire quoi ?
C'est toi la conductrice du bus ? Euh bah ça c'est mon Psychiatre actuel qui est trop bien qui m'a dit qu'on allait faire un exercice en fait vraiment immersif pendant une séance et il me disait en fait vous allez faire comme si vous conduisiez et moi je vais vous crier plein de trucs dans les oreilles mais du coup lié à mes obsessions. Euh et il me disait en fait bah faut que vous arriviez à ne plus à les entendre mais à essayer de plus les écouter ou en tout cas à plus qu' à pas qu'il vous commande ils sont dans le bus mais il faut en faire abstraction pour conduire.
Ouais. Et l'idée c'est qu'après si on les écoute pas au bout d'un moment ils vont s'endormir et puis ils vont super. Et votre album qui est qui est très original aussi et très éclairant, je le disais et très instructif, c'est une alternance de de copie de de photos.
Oui. de copie de photos de famille alors que vous redessinez, que vous habillez et puis de dessins. Pourquoi ?
Pourquoi ce style justement et pourquoi avoir mélangé à chaque fois ça raconte votre histoire, he c'est votre parcours. Euh pourquoi pourquoi avoir recouru à ces deux méthodes ? Euh ben comme je disais, j'ai commencé donc ça a été un projet vraiment évolutif.
Il y a eu des expositions, des beaux dessins entre guillemets, des dessins photographiques. Euh donc je voulais absolument les mettre dans la bande dessinée. Puis je me suis rendu compte que je ne pourrais pas faire la BD entièrement comme ça, ça allait pas être possible.
Et en fait bah en alternant avec l'autre style, je j'ai trouvé que c'était encore plus intéressant d'avoir deux styles et de montrer deux visions du monde déformé ou pas et pouvoir déformer la réalité. Est-ce que vous ne vous dites pas parfois qu'au fond, c'est peut-être vous qui êtes plus normal que le commun des mortels parce que vous avez conscience du danger de la mort alors même que peut-être un certain nombre d'entre nous n'y penserons pas au quotidien alors que c'est quand même l'aboutissement et la fin de tout. Est-ce que vous ne vous dites pas vous vous êtes normal [rires] mais voilà on a tendance à ne pas y penser parce que justement c'est une peur terrible et peut-être que vous vous êtes plus consciente que la plupart des gens.
Quand j'étais petite, je comprenais pas en fait pourquoi on pourquoi les gens avaient des problèmes hyper futiles. Je dis pourquoi on parle pas en permanence du fait qu'on va tous mourir en fait, c'est quand même un truc énorme. Et donc oui, après moi j'ai rencontré la plupart de mes amis au Bart, donc c'est des gens en général qui sont aussi torturés que moi et qui ont aussi conscience de ça.
Mais si moi il y a des personnes, je j'ai l'impression que ils vivent leur vie sans avoir conscience. Merci beaucoup Lucy Morel. Il faut absolument lire toc toc aux éditions même pas mal.
Exact. Bah voilà. Ouais, merci Lucy Morel.
Un dessin notre ami Pascal Gros. Oui. Euh beaucoup de gens souffrent de toc.
Macron aussi souffre de toc. Il faut que je nomme un nouveau premier ministre. [rires] C'est vrai que ça fait longtemps.
Jessica Jus Baudonet. Vous avez une passion pour cette créature qui est injustement malaimée et vous vous employez à la réhabilité l'araignée. Alors notamment avec votre chaîne YouTube Terrapodia et puis aussi avec ce livre formidable.
Ce que les araignées m'ont appris. C'est aux éditions Tana. Euh et pourtant euh Jessica Jusbaudon votre premier contact, votre relation aux araignées, c'était plutôt mal parti, racontez-nous.
Oui, ça a très mal commencé parce que bon, j'avais un peu des a priori sur les araignées quand j'étais enfant parce qu'on m'avait appris peut-être comme pas mal d'enfants à les craindre, à pas les toucher, à m'en méfier. Et en fait un jour quand j'avais 12 ans, je sortais de la douche et il y a une théénre qui m'est tombée sur le pied quand j'enroulais ma serviette autour de moi. Et ben ça a créé une phobie durable à partir de ce moment-là et je me suis mis à vraiment vérifier toutes les pièces.
Ça ça a créé voilà vraiment un sentiment très fort qui a duré longtemps et qu'on comprenne bien une TGNR c'est une énorme araignée, une toute petite araignée. C'est quoi ? Ça fait partie des plus grosses araignées qu'on peut voir dans nos maisons.
Elles ont la particularité d'avoir des très longues pattes très poiles. En général, c'est ça qui plaît pas trop aux gens. Est-ce que concrètement, il y a beaucoup d'araignées qui sont dangereuses au final ?
Ah non, non, très peu. C'est vraiment une phobie qui là n'est pas basée sur des fériales comme comme beaucoup de phobies. On risque rien.
Surtout en France, il y a très très très peu de risque d'être vraiment embêté par une araignée. Donc c'est plutôt l'aspect qui va nous rebuter. Ce que vous racontez dans le livre aussi, c'est qu'elles ont évidemment des rôles extrêmement utiles, y compris d'ailleurs pour la pour la nature.
Il y a une dimension écologique. L'araignée a un rôle Ouais, tout à fait. Alors en en biologie, on essaie d'éviter la notion de de rôle parce que c'est un peu utilitaire comme vision des choses, mais effectivement elles ont une action sur la biodiversité qui est qui est très positive à bien des égards et à notre égard aussi et notamment par le fait que ce sont des prédatrices de tout un tas d'animaux qui sont pour le coup beaucoup plus dangereux pour nous comme les moustiques par exemple et ce sont elles-mêmes aussi des proies pour d'autres animaux.
Jean. [grognement] Euh oui, donc les araignées, est-ce qu'on sait hein puisque ce ne sont pas des mammifères euh justement un peu sur leur euh je crois que déjà elles ne sont pas du tout capables de nous reconnaître parce qu'en fait c'est ça ne pas nous elles peuvent pas nous voir dans notre ensemble. Voilà, dans notre ensemble, on a une surface pour elles.
Exactement. Et est-ce qu'elles sont est-ce qu'on sait si elles sont parce que ce n'est pas du tout le même système nerveux accessible à des sortes d'émotions ou alors si elles sont insensibles à la peur ou à ce genre de Est-ce que elles-mêmes ont peur de nous ? Je reconnais bien le grand romantique que vous êtes insensible à la peur les émotions des araignées.
Et je vais vous donner une deux réponses enf une réponse en deux parties. La première c'est qu'on on peut voir ce qui ressemble à à de la peur mais qui est pas forcément intégré comme ça. Mais par exemple les araignées que j'ai pu avoir à la maison, c'était des petites araignées sauteuses qui ont une très bonne vision et quand je m'approchais d'elles, je voyais qu'elles sursautaient.
Donc elles ont des réactions face à des stimules externes. De là de la PL de la peur, c'est compliqué. Mais il y a des travaux euh qui sont en train d'étudier ça en ce moment.
C'est ma la deuxième partie de ma réponse, c'est qu'en fait on s'est aperçu que chez certains autres arthropodes comme les insectes, il pouvait y avoir effectivement des émotions comme la peur, comme la douleur. Et en fait, les araignées étant des arthropodes comme comme les insectes, euh on pourrait penser que c'est aussi la même chose chez elle. Pour l'instant, ça a pas encore été prouvé, mais ça a été prouvé chez les insectes, chez les crustassés.
Donc, il y a les araignées qui sautent, je crois. Moi, j'ai connu les araignées en Afrique, en Côte d'Ivoire, donc des migales qui sautaient. Pourquoi les araignées sautent ?
Vous avez peur de vous Pascal [rires] et a raison. A raison pourquoi elle sautait en fait il y a il y a elles peuvent sauter soit pour pour se défendre soit pour attaquer. Par exemple celle qu'on voit pas celle-là mais celle qu'on voyait avant les petites saltiques les petites araignées sauteuses ell elles sautent pour chasser elles font pas de toile contrairement à d'autres araignées et en fait elles approchent furtivement leur proie et elles sautent dessus pour les attaquer.
Des araignées sont parfois fascinantes. Certaines volent en coupant le fil en suivant. C'est ça.
Ouais. C'est un truc qui arrive même en France, c'est que il y a un phénomène qui s'appelle le ballooning par lequel les araignées se disperent. Et en fait, c'est quelque chose qu'on observe par exemple chez les araignées frelons, les argopes frelons qui sont des grandes araignées rayées noires et jaunes.
Et en fait le mode dispersion de des bébés de cette espèce- là, ça va être d'envoyer un fil de soie dans l'air. Et en fait, avec les champs électromagnétiques et le vent, et ben ce fil de soie va être emporté. Comme l'araignée ne pèse rien, elle est emportée avec le fil de soie et ça leur permet de se disperser sur des très longues distances, parfois de de traverser des rivières.
Ah oui ok. Merci Jessica Jo Baudonet. Un dessin de coco.
Oui deux dessins même. Le rôle écologique des araignées, manger des climatosceptiques. Premièrement et un deuxième dessin et puis je dédicace ce dessin à ma fille pour qu'elle finisse comme vous.
Je l'aime, je ramasse. Notre invité de la semaine, un artiste au multiples talents, André Manouquian, ex juré d'un télécrocher à succès, animateur radio et télé, mais surtout musicien, auteur, compositeur, fan de jazz, imprégné de ses racines arméniennes qu'il explore de nouveau dans son dernier album La Sultane, dont on entend un extrait [musique] à l'instant. Alors André Manou, on l'entend cet exè images d'Istanbul. [musique] Comment est-ce que vous définiriez cette musique tout simplement ?
C'est quoi ? C'est la la musique orientale, du jazz, de la musique classique, un peu tout ça remis à votre sauce. Exactement.
C'est tout ça mélangé. Je connaissais pas du tout cette musique. Papa écoutait Bethov, maman écoutait Chella.
Et quand j'ai écouté cette musique, je me suis dit mais c'est génial, j'ai découvert des nouvelles couleurs, des nouveaux rythmes, des et je me suis dit pour une fois que mes ancêtres m'amène autre chose que des névroses, bah je vais en profiter parce que la musique arménienne a ceci de particulier qu'elle est entre l'Orient et l'Occident vraiment. Et d'ailleurs, c'est la tragédie de ce petit pays coincé entre ces deux mondes. Donc c'est des mélodies qui sont un peu comme Sati, un peu comme Aravel, un peu comme l'école russe et tout et et c'est génial au niveau de l'inspiration quoi.
Frédéric, parliz de l'histoire tragique évidemment, on pense au génocide armédien. On voyait dans votre clip le boss for si je ne m'abuse la Turquie. Je crois qu'il y a une volonté avec cette musique de d'apaisement.
Charlaz Znavour, vous avez mis un peu sur cette voix le regretter Charlaznavour. Exactement. Quand j'ai eu la chance de travailler avec Aznavour, c'est un projet qui s'appelait Jazz Navour.
On était tous les deux, il me dit "Il faut qu'on se parle maintenant, ça suffit. Il faut leur parler, faut leur parler. Leur ça veut dire aux Turcs." Et moi, je le regarde comme ça et Charlaz Navour pour nous, c'était plus fort que le pape.
Vous voyez ce que je veux dire ? et le représentant des Arméniens dans le monde entier et même de la culture française. Et le fait que ce soit lui qui me dit ça et il me dit il me dit il y a des Turcs de gauche qui sont très bien [rires] et tout d'un coup il y a quelque chose qui s'est ouvert dans ma tête là-dessus je vais jouer à Istanbul en accompagnant une chanteuse de jazz que je produisais et je vous jure que quand j'ai donné mon passeport je flippais quoi.
J'étais vraiment dans Mid Night Express et puis tout d'un coup je les regarde, je fais "Mais ils ont l'air gentil". Mais ils ont oh, ils ont des enfants, ils ont l'air d'aimer leurs enfants. Et c'est là que je me suis dit, on est complètement fucked up.
Et pour faire très court, moi je pense que nous les Arméniens, on est puni deux fois. Un du génocide, de ces origines ottomanes que nous avons et que nous ne pouvons même plus revendiquer. Parce que parfois les gens, ils me disent "Vous allez dans votre pays." Je dis "Bah mon pays c'était la Turquie." Enfin, les c'était on est tous les Arméniens qui venaient de l'Empire ottoman.
Et le coa c'est un tout petit pays quoi. Il y a un gros travail de transmission aussi dans cet album parce que la musique dont vous parliez, la musique arménienne ici euh si je ne m'abuse, on la connaît pas trop. On la connaît pas et pourtant elle nous irrigue.
C'est pas que la musique de mes ancêtres, c'est aussi l'ancêtre de toute la musique occidentale. Quand on tire un petit peu ce fil que j'ai tiré moi pratiquement par hasard, je me suis aperçu il y a il y a pas plus tard qu'une semaine, j'ai un ami musicologue qui me fait écouter des des cœurs. Il me dit "Écoute" et j'entends et je lui dis "Bah ça c'est des chants arméniens." Il me dit "Non, ça c'est des chants grégoriens mais chantaiit comme il l'était au 2e siècle après Jésus-Christ." C'est-à-dire avec tous les orientalismes et tous les mélismes et évidemment ce monde de la musique, vous le connaissez parfaitement André Manouquan et vous avez écrit pour beaucoup de chanteuse notamment vous vous le racontiez sur Facebook, j'ai vu que vous vous présentez comme je cite un pianiste d'origine arméo cosmique qui transpire de la moustache dès qu'une sirène chante.
Alors je vais pas vous interroger sur la moustache mais quelles sont les sirènes qui vous inspirent en ce moment et qui font transpirer votre moustache justement ? Ah bah c'est toutes les filles de la nouvelle génération et sans arrêt je suis en train de me ressourcer. Perso, j'adore Théodora perso j'adore exactement loup et puis les sirènes aussi c'est des garçons.
Il y a toute une aujourd'hui il y a une plétor de de musiciens hyper talentueux qui qui sortent. Ouais. Merci André Manouian.
Un dessin de coco. Champ de sultane qui fait transpirer de la moustache. C'est quand même autre chose que ces brillards de la [rires] nouvelle star.
L'équipe fête ses 80 bougies. Joyeux anniversaire. Merci pour nous et pour eux, [rires] pour les anciens.
Et cette épopée, Vincent Duluc vous l'a racontter donc dans ce livre formidable, le roman de l'équipe, un siècle de journalisme sportif. C'est chez Stock, c'est savoureux, c'est extrêmement riche, fouillé, il y a un travail d'enquête monumental, c'est aussi souvent très drôle, truculant, pitoris. Puis c'est aussi d'abord une histoire intime que l'histoire qui vous lit à l'équipe puisque vous êtes un de ces gamins, on en connait d'autres qui a quasiment appris à lire en lisant l'équipe.
Votre le fait de travailler un jour dans ce journal, c'était vraiment votre rêve d'enfant. C'est pour ça que c'est à la fois intime et collectif. C'estàd qu'on est on est beaucoup à avoir eu ce ce rapport un peu particulier avec ce journal à l'avoir attendu le matin pour avoir les résultats de la veille quand il y avait pas d'autres moyens d'avoir les résultats, avoir parcouru des villes étrangères pour chercher d'exemplaires du jour d'avant.
Donc voilà, c'est c'est un rapport à la fois Oui. La fois intime collectif, c'est c'est c'est un journal quand même d'une nature différente parce que c'est un journal autour d'une passion et c'est un journal dans la première vocation est de faire de la formation et la deuxième de prolonger l'émotion finalement. Donc voilà, ça crée un lien particulier.
C'est ce que vous avez vécu évidemment en tant que d'ailleurs gamin supporter de Saint-Étienne dans le Forest et cetera les années 70 et avant les années 70, il y a eu les années 40. La naissance de l'équipe donc évidemment c'est en 1946 mais dans des circonstances bien particulières puisque c'est un journal qui succède à un autre qui avait continué de paraître pendant l'occupation qui s'appelait l'OTO. Et vous avez cette phrase à propos de ce journal euh enfin plutôt à propos de Jacques Godet qui était le premier patron de l'équipe au moment de la création du journal en 1946.
Il évoquait la période précédente et il disait Jacques Godet je le cite dans l'honneur et la défense du pays, il a fallu tout recommencer et vous vous écrivez. La phrase était effectuellement juste sur les bords mais au milieu c'était autre chose. Bah c'està dire que l'auto avait continué à paraître avec Jacques Godet à sa tête.
Alors ce qui est vrai c'est que l'auto était tombé aux mains d'actionnaire allemand de propriétaire allemand mais c'était pas de la faute de Jacques God. C'était parce que le précédent propriétaire député Patnut l'avait vendu euh au Trust enfin Trust allemand. Donc voilà, il a il a fallu se on va dire blanchir un peu le nom de l'auto à la libération et le faire rapidement parce qu'en gros l'auto a cessé de paraître le jour de la libération de Paris ou peut-être la veille oui 16 août 44 quelque chose comme ça.
Donc effectivement la la loi sur la presse a empêché l'auto de reparaître sous son vrai nom. Donc il a fallu que inventer un nouveau nom qui a été l'équipe qui aurait pu être vitesse qui a été l'équipe et dans le premier numéro par exemple Jacques God n'avait le droit d'apparaître ni dans l'ours ni dans le journal. Marjie à la télévision on voit de plus en plus de femmes journalistes sportives à l'équipe c'est pas encore trop le cas puisque je crois que seulement 17 % euh il y a seulement 17 % de femmes.
Pourquoi à votre avis ça prend un peu de temps comme ça ? Alors ça prend du temps mais c'est très supérieur à l'équipe qu'au reste de la population. Je suis également président du JSF de l'Union des des journalistes de sport en France.
On est à peu près, on est 3000 adhérents et c'est 10 % le chiffre moyen. C'estàd que dans les écoles de journalisme, les femmes préfèrent choisir d'autres domaines que dans le sport. Et je les comprends parce qu'historiquement, elles ont été mal accueillis, elles sont beaucoup mieux accueillies aujourd'hui.
Donc on les invite vraiment à revenir. Et il faut dire la réalité. Il y a 80 journalistes de presse écrite et de et d'internet qui vont aller à la coupe du monde de foot.
Il y a une seule femme sur les 80. Ouais. Pascal Blanchard, je crois que ça vous intéresse comme Ouais. s de est-ce qu'on peut dire en fin de compte que maintenant c un vrai sujet sérieux en histoire le sport mais bien sûr que c'est un vrai sujet sérieux bien sûr moi moi ce qui ce qui m'a intéressé enfin voilà ma enfin ma démarche a été historienne serait prétentieux on a enfin un vrai historien sérieux qui écrit sur le sport avec vous mais en fait ce qui est assez étonnant c'est qu'on passe notre temps à interviewer des gens aujourd'hui en situation réelle et dans la réalité c'est que je suis souvent déçu par l'interview et rassuré par l'histoire en fait il y a une autre particularité quand même de l'équipe c'est une institution parce qu'elle a créé aussi ce journal a créé beaucoup de compétitions sportive a commencer par le Tour de France ou le Paris-Dakar.
Donc il y a on dirait dans d'autres domaines d'activité parfois un risque de conflit d'intérêt en quelque sorte aussi entre un journal qui raconte une épopée qu'il contribue lui-même à organiser. Bien sûr c'est non mais c'est quelque chose qu'on nous a reproché par exemple par par rapport au Tour de France dans l'actionnaire et et la famille à Maurice et à qui organise autour de France mais par exemple le plus grand scoop de l'histoire du journal c'est le c de page de l' Armstrong. Ça montre quand même l'indépendance de de l'église et de l'État même si elle est pas toujours facile à maintenir même si même si ça peut faire grincer.
Mais oui, l'équipe a eu un rôle moteur mais depuis toujours. C'est-à-dire que l'auto avait avait créé le Tour de France pour pour booster ses ventes en été et dans au milieu des années 50, l'équipe a créé la coupe d'Europe de foot pour booster ses ventes en milieu de semaine. Donc on a un impact qui est à la fois sportif, institutionnel et puis parfois économique.
Et vous avez même un dessin pour vous souhaiter anniversaire, un dessin de Pascal Gros. Oui, 80 ans à lire l'équipe et il a toujours pas compris les règles. [rires] [musique] Posz cette taillère.
David, de quoi allez-vous nous parler ce soir ? De crème de marron. Ouais, exactement.
Alors, le mot marron, c'est un bug lamentable de la langue française. Vous avez un arbre qui s'appelle le châigner. Le châigner, il produit des châignes.
Ces châignes, elles restent des châignes toute leur vie, sauf si on décide de les manger. À l'instant précis où on décide de les manger, elles deviennent des marrons. Mais le mot marron désigne par ailleurs le fruit du maronnier qui ressemble pas mal à la châteigne mais qui lui n'est pas comestible du tout.
On a donc un mot marron qui désigne deux réalités voisines mais pas superposables. Et pour les gens un petit peu psychorigides comme moi, je vous le dis, c'est insupportable. Alors pendant le reste, pendant le reste, le reste de cette chronique, quand je dirai marron, ça voudra dire châteigne qu'on mange.
Merci. Le marron, ça évoque trois choses. Un, ceux qu'on achète les soirs d'hiver à des vendeurs ambulants qui trimballent leurs bras zéro sur des caditis de supermarché volés. de ce qu'on dispose comme des galets autour de la dinde à Noël et tro ça évoque la confiserie avec d'une part les marrons glacés qui coûtent 1 demi un demi SMIC pièce et d'autre part la crème de marron.
Depuis que je suis enfant, cette crème de marron, elle s'incarne dans cette sans piternelle petite boîte au design rétro que vous voyez ici en grand. Cette boîte, on la retrouve dans tous les supermarchés de France et elle est produite par la marque Clément Faugier en Ardèche. C'est marqué dessus.
Alors moi, vous me connaissez, qu'est-ce que j'ai fait ? Et bien, j'ai pris le train et je suis allé en Ardèche et plus spécifiquement à Privat, préfecture du département qui se présente elle-même comme la capitale de l'Ardèche et du marron glacé. À Privata, il y a des choses pas très bien comme par exemple cette épicerie sans épicier. qui est constitué uniquement de distributeurs automatiques avec en particulier un distributeur de panini qui distribue des paniniis.
C'est d'une tristesse infini. Mais il y a aussi des choses super à privat et notamment vous pouvez monter une colline qui s'appelle Montoulon couronnée de trois croix majestueuses à son sommet et de là vous admirez toute la ville. Et si vous zoomez beaucoup avec vos yeux, qu'est-ce que vous voyez au fond ? un bâtiment blanc avec un logo bien connu.
Ce logo, c'est celui de Clément Faugier, producteur de marron glacé et surtout, vous le savez maintenant, leader français de la crème de marron. Il y a une mascotte qui s'appelle Marono avec un buste en châteigne et des jambes en feuilles. Je sais pas comment il tient debout.
Euh et juste à côté, je me permets une petite parenthèse délicate. Regardez dans le letttrage de Clément Faugier, cet endroit délicieux où l'empattement du F épouse la courbe du C. Pour les graphistes, ça c'est du porno.
Fin de la parenthèse. Alors, la première chose que j'ai vu dans l'usine, c'est la fabrication des marrons glacés. Et j'ai brusquement compris pourquoi ça coûtait la peau des cuisses.
C'est parce que c'est ultra relou à faire. Les marrons, ils arrivent décortiqués mais il faut les emballer dans des petits pochons par deux comme ça. Ensuite, on les fait cuire dans de l'eau puis dans du sirop.
Une fois que ça c'est fait, il faut les déballer un par un, puis les faire passer sous une cascade de sucre. Ça c'est super beau à voir. Et enfin, on les emballe dans des petites feuilles dorées individuelles.
Résultat, c'est souvent 100 balles le kilo, parfois 200. Mais moi, ce que j'étais venu voir, c'est la crème de marron. Pour faire de la crème de marron, d'une certaine façon, peut dire que c'est plus simple que de faire des marrons glacés.
Et c'est en partie pour ça que c'est moins cher. Vous prenez des châteignes, vous les faites cuire à la vapeur pour les rendre molles, vous les épluchez, vous les écrasez. Là, ça donne une pâte.
Vous ajoutez du sucre, du sirop, des petites brisures de marron glacé, justement pour donner du goût. Puis vous faites chauffer tout ça avec de la vanille. Et là, une grosse machine crache la quantité exacte qu'il faut.
Soit dans des petites dans ces petites boîtes que maintenant vous connaissez euh très bien euh soit dans regardez comment elles sont mignonnes se trouvelles. Soit dans des tubes en aluminium qui sont impactés et qui transitent ensuite sur un tapis comme un petit convoi autonome de semi-remorque. Voilà.
Alors bien sûr je ne suis pas revenu les mains vides hein. Donc Rena, voici pour vous une boîte de marron glacé. J'ai rien pour Coco malheureusement.
On va partager partager et pour chacun des clubistes regardez de vu le prix. J'espère que vous avez fait [rires] quand même. Merci.
Voilà, un chacun et euh et et pour vous, on va se le partager. On va le gentil, vous inquiétez pas. Merci une fois pour votre générosité David.
Vous m'expliquerez juste entre marron châteigne châ arrêtez de [rires] tout va bien se passer. Un dessin notre ami Coco. Et ben moi j'ai quelque chose pour vous.
La prochaine fois, est-ce que la dinde pourrait plutôt avoir de la crème s'il vous plaît ? [rires] Merci Coco. En théorie, on voit la grande muraille de Chine depuis l'espace.
Dès le 18e siècle, c'est-à-dire tout de même avant d'aller dans l'espace, le monument a suscité une admiration telle qu'on a dit qu'il était enfin qu'il serait visible depuis la lune. Au 20e siècle, bingo, on a trouvé le moyen de le vérifier à l'œil nu. Et si Nil Armstrong n'a rien vu, d'autres ont affirmé qu'il l'avait vu de visu. [musique] En 2004, l'agence spatiale européenne l'a confirmé grâce à un cliché pris à 600 km de la Terre. [musique] On reconnaît bien la grande muraille de Chine depuis l'espace.
Mais ça c'est en théorie parce qu'en pratique, l'agence spatiale européenne s'est trompée et l'a reconnu quelques années plus tard. [musique] Elle avait confondu la dite muraille avec un fleuve coulant non loin et beaucoup plus large. Car oui, en l'occurrence, c'est la taille qui compte.
Si la longueur de la muraille pourrait suffire à la rendre visible depuis l'espace, c'est ça largeur qui pêche. Entre 4 et 7 m de largeur, elle est bien trop étroite pour qu'on la voit à l'œil nu. Thomas Pesquer en survolant la Chine depuis l'ISS, l'a confirmé.
Il a dû viser avec son objectif un peu au hasard et il a fini par la choper. Mais de ses yeux, impossible de l'apercevoir. Reste tout de même à savoir si on peut l'observer depuis la ligne de Carman [musique] à 100 km de la Terre. limite relativement arbitraire et néanmoins scientifique à partir de laquelle on décrète le début de l'espace.
Celles et ceux qui ont franchi cette ligne imaginaire le disent on ne voit pas de construction humaine distincte à l'œil nu. On discerne de grandes zones urbaines, portuaires, aéroportuaires [musique] dont l'ensemble forme des taches lumineuses ou grises. Mais une muraille, une pyramide, un gratciel ou un pont ?
Non. Les astronautes et autres spautes sont à présent formels. Jusqu'à preuve du contraire, on ne voit pas la grande muraille de Chine.
Pourtant, on aimerait bien, nous tout petits humains, se dire qu'on fait des choses suffisamment grandes pour se faire une place dans l'espace. Merci de nous avoir suivi chers amis. À demain 20h05 avec le club international du samedi.
On se quitte en musique avec un clin d'œil à la muraille de Chine d'Europin cent. David B tus [musique]