Bourdin Direct du 9 juin - 7h/8h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 41 %Défensif 36 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 24:24OuverteRéponse directe
Christophe Castaner, tolérance zéro contre le racisme dans la police : comment passez-vous aux actes ?
- 24:36RelanceRéponse directe
Tolérance zéro pour les actes ou paroles racistes : est-ce que cela s'appliquera aussi aux groupes Facebook de policiers ?
- 25:32OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes pour lutter contre les violences policières ?
- 27:48OuverteRéponse partielle
Les jeunes des quartiers doutent des mesures annoncées : comment les convaincre ?
- 33:05OuverteRéponse directe
Linda Kebab, avez-vous déjà été confrontée au racisme dans la police ?
- 33:59RelanceRéponse directe
Avez-vous déjà entendu des collègues tenir des propos racistes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 30:23AuditeurPromesse
« Le gouvernement doit annoncer un plan à l'image de ce qui a été fait pour l'automobile. »
- 34:31PrésentateurFait
« Mais à partir du moment où vous êtes indigne de porter l'uniforme de la police française avec les valeurs de l'universalisme républicain que vous vous rendez coupable d'un délit parce que le racisme ce n'est pas une opinion, c'est un délit. »
- 34:40PrésentateurFait
« Évidemment qu'il faut prendre des sanctions. »
- 42:47PrésentateurFait
« Le racisme n'a pas sa place dans la police. »
- 43:23PrésentateurFait
« L'affaire des policiers de Rouen qui tenaient des propos odieux sur un groupe WhatsApp. »
- 43:53PrésentateurFait
« Les deux policiers filmés à l'île Saint-Denis en région parisienne après avoir repêché dans la Seine un migrant. »
- 44:08PrésentateurFait
« Ce groupe Facebook dont on a beaucoup parlé qui réunit 8000 personnes et dont de nombreux policiers et dont les propos racistes étaient partagés. »
- 44:50PrésentateurFait
« Ces policiers ont été très récemment condamnés à des peines lourdes à plus de trois ans de prison ferme et incarcérés. »
- 44:59PrésentateurChiffre
« L'an dernier, il y a eu 1600 procédures qui ont été conduites contre des policiers, plus de la moitié pour violence, une trentaine seulement pour racisme et 39 agents ont été exclus à vie de la police. »
- 45:34PrésentateurFait
« Jacques Toubon explique tout de même qu'il n'a jamais pu obtenir des sanctions contre les policiers. »
- 45:40PrésentateurChiffre
« En 6 ans de mandat, il a traité de près de 4000 réclamations contre des policiers. »
- 45:50PrésentateurChiffre
« 36 cas sur 4000, c'est très peu. »
- 46:06PrésentateurFait
« Les policiers impliqués dans l'affaire Théo, ce garçon sans casier judiciaire qui a été gravement blessé par un coup de matraque à l'anus à Aulnay-sous-Bois en 2017, ces 4 fonctionnaires sont mis en examen pour violences volontaires en réunion et même pour viol en ce qui concerne l'un d'entre eux. »
- 46:28PrésentateurFait
« Un commissaire de Toulon qui a été filmé en train de boxer au visage un homme qui était tenu par un autre policier pendant une manifestation des Gilets jaunes. »
- 46:45PrésentateurFait
« Il dirigeait les opérations la nuit de l'affaire de l'île Saint-Denis lorsque les deux hommes ont parlé de ses bicots qui ne savaient pas nager. »
- 47:07PrésentateurFait
« En 2004, il a participé à l'arrestation d'un suspect à Paris, un homme qui a été sorti de sa voiture, tabassé et abandonné, le pantalon et le slip baissés avec un enjoliveur de roues de voiture plantés entre les fesses. »
- 47:21PrésentateurFait
« Ce commissaire, à l'époque, a été jugé et condamné à un an de prison avec sursis pour avoir assisté à ces faits sans intervenir. »
Temps de parole
- Présentateur72 %
- Présentateur 215 %
- Auditeur3 %
- Invité3 %
- Auditeur 22 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC.
Mardi 9 juin, l'info sur RMC. Il est 7h01, merci d'être avec nous Céline Kalman. Et là pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Tolérance zéro contre le racisme dans la police, la technique de l'étranglement désormais interdite. Christophe Castaner en première ligne contre les violences policières. Le ministre de l'Intérieur invite à 8h30 sur RMC et BFM TV. Comment faire redécoller l'aéronautique après la crise du Covid-19 ? Plan historique dévoilé tout à l'heure. Des milliards d'euros sur la table, objectif préserver un maximum d'emplois. Thiago Silva s'en va, la saison prochaine du PSG se fera sans lui.
Son contrat s'arrête juste après la Ligue des champions. Bienvenue à tous sur RMC. Christophe Castaner sera ce matin aux côtés d'Edouard Philippe à Évry pour rencontrer les policiers, membres d'une association. Il sera aussi juste avant votre invité Jean-Jacques à 8h30 sur RMC et BFM TV. Hier, le ministre de l'Intérieur a promis la tolérance zéro contre le racisme dans la police. Poussé à passer aux actes, Christophe Castaner a annoncé aussi la fin de la technique dite de l'étranglement lors des arrestations. Des annonces accueillies avec prudence par les fonctionnaires sur le terrain.
Nicolas Trenot et Gladys Laffitte ont suivi hier une patrouille de police en banlieue parisienne à Sarcelles dans le Val-d'Oise. Depuis 4 ans, Sofiane est policier dans le Val-d'Oise.
310 Salfa, on est sur place.
Lui et ses deux collègues, Vincent et Nicolas, vivent mal les accusations de racisme dans la police. Ils souhaitent que tous ne soient pas mis dans le même panier.
Ça m'est déjà arrivé de me faire insulter de raciste. C'est des choses que je n'accepte pas du tout. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de brebis galeuses. Elles sont sanctionnées à juste titre.
Même incompréhension face aux accusations de violences policières. Individus interpellés. Pour Sofiane, le discernement guide les interpellations. Il ne comprend pas pourquoi le ministre de l'Intérieur abandonne la technique dite de l'étranglement.
Ce n'est pas possible. Quand on est sur des individus qui sont vraiment véhéments, c'est une technique qui est très très utile, qui sort du judo. Donc il faudra qu'on m'explique vraiment comment on va remplacer cette technique.
Leur quotidien, c'est aussi le lien avec les habitants et leur protection. Exemple hier chez cette dame en détresse. J'appelle la police, il m'a clochonné. Ben non, regardez, on est ici. Un lien qui s'est distendu, constate Nicolas.
Plus ça va, plus on peut avoir le sentiment que ça commence à se fracturer. À une période de ma vie, je faisais pas mal de sport et je sais que je passais pas mal de temps. Aller dans des foyers d'accueil, des choses comme ça, c'est des solutions.
Début juillet, Christophe Castaner présentera les conclusions du livre blanc de la sécurité intérieure et du schéma national du maintien de l'ordre pour construire, dit-il, une police de la confiance. Parmi les annonces hier du ministre, la suspension systématique des auteurs de propos racistes. Laurent Nunez, secrétaire d'État à l'Intérieur, a apporté des précisions hier soir sur BFM TV. Chaque fois qu'il y a des actes ou des propos racistes, indépendamment des enquêtes disciplinaires qui sont lancées, nous demandons qu'il y ait des suspensions immédiates.
Dès lors que, bien évidemment, les actes ou les propos racistes sont avérés. Un exemple, à l'île Saint-Denis, vous avez un fonctionnaire de police qui a tenu un propos raciste injurieux. Le propos n'est pas contestable, il n'est pas contesté. Il a été reconnu par le fonctionnaire en question. On parle pas de suspicion. Il y a reconnaissance d'une faute. Une procédure disciplinaire est lancée.
Sans attendre, il a été suspendu.
Et cette procédure, elle sera maintenant systématisée à l'ensemble de la police nationale et de la gendarmerie nationale.
Hier, le cas de Gabriel a aussi été évoqué par le ministre de l'Intérieur qui s'est dit troublé. Gabriel, 14 ans seulement, assure avoir reçu 3 à 4 coups de pied au visage par un policier. Il était au sol, maîtrisé, menotté. C'était le 25 mai dernier à Bondy en Seine-Saint-Denis. L'adolescent a failli perdre un oeil. Son avocat, Stéphane Gass, a demandé hier au préfet de police de Paris de procéder à la suspension administrative immédiate des policiers mis en cause.
Le fait que le ministère de l'Intérieur soit troublé par le passage à tabac d'un gamin de 14 ans, j'ai envie de vous dire que c'est la moindre des choses, mais que ça va quand même mieux en l'entendant. Maintenant, ce qu'on attend évidemment du côté de la famille de Gabriel, c'est que les actes suivent. Parce que quand une affaire est troublante, au point que le ministère de l'Intérieur en soit troublé, on est là dans l'archétype de la situation dans laquelle une suspension administrative peut être décrétée.
Et j'espère que je serai entendu rapidement, parce qu'encore une fois, ce qui est important, c'est un garçon qui est en choc post-traumatique, qui essaie de se reconstruire et qui, à l'instant où il sortira dans la ville de Bondy, pourrait retomber sur la même équipe.
Et le site Street Press révèle l'existence d'un autre groupe Facebook où des internautes présentés comme des policiers tiennent des propos racistes, SOS, racisme à saisi le parquet. Charmanien y reviendra à 7h25 sur RMC. Rencontrer la ministre de la Justice, pourquoi faire la famille d'Adama Traoré refuse de s'entretenir avec la garde des Sceaux ? Les proches du jeune homme décédé il y a 4 ans après une interpellation réclament des avancées judiciaires et non des invitations. Marie Monnier. Oui, Yacine Bouzerou, l'avocat de la famille Traoré, affirme avoir été contacté par le cabinet de la garde des Sceaux pour organiser une rencontre entre Nicole Belloubet et les proches d'Adama Traoré.
Invitation refusée, ont-ils communiqué quelques heures plus tard sur les réseaux sociaux ? La loi interdit à la garde des Sceaux d'intervenir dans des affaires individuelles, défend leur avocat en invoquant la séparation des pouvoirs. La famille d'Adama Traoré attend depuis 4 ans maintenant des avancées judiciaires. Pas de discussion sans aucune finalité procédurale, précise le communiqué. Hier, le parquet de Paris a confirmé que deux nouveaux témoins allaient être entendus au mois de juillet par les juges d'instruction. Ils n'ont encore jamais été auditionnés jusqu'ici. Et c'est aujourd'hui que George Floyd va être inhumé à Houston, au Texas, des funérailles intimes en famille.
Hier, des milliers de personnes ont pu se recueillir devant son cercueil. RMC, 7h06, certaines entreprises abusent-elles du chômage partiel ? Le gouvernement veut en avoir le cœur net. D'ici la fin de l'été, 50 000 contrôles vont être effectués. Il s'agit en fait de savoir si des aides publiques sont versées, alors que les salariés déclarés en chômage partiel sont en fait en télétravail. Victor Joannin, ces trois derniers mois, 8000 entreprises ont déjà été contrôlées.
L'inspection du travail enquête surtout dans les secteurs où le télétravail est répandu. Par exemple, l'informatique ou le conseil aux entreprises, mais aussi dans le BTP, secteur très demandeur de chômage partiel. 400 vacataires ont été recrutés depuis le début du confinement pour prêter main forte aux agents. Ces derniers se rendent sur site après avoir été alertés par des représentants du personnel ou des salariés anonymes. Mais il y a aussi des contrôles aléatoires pour vérifier s'il y a eu fraude. Les agents peuvent demander les plannings, les fiches de paye, les e-mails envoyés aux salariés et les relevés de téléphones portables professionnels.
Les patrons de très petites entreprises ont le droit à plus d'indulgence, explique une inspectrice du travail, car ils sont moins au fait des subtilités légales. Il est encore trop tôt pour mesurer l'ampleur de la triche, mais selon une étude du cabinet d'expertise Technologia, des abus ont été relevés dans 24% des entreprises de plus de 50 salariés.
Un plan massif pour sauver l'aéronautique. Ce matin à 9h, le gouvernement va mettre sur la table son plan de soutien à la filière. 10 milliards d'euros, selon les échos, pourraient donc être débloqués pour tenter de sauver un maximum d'emplois. Les entreprises, tous secteurs confondus, ont relancé leur activité depuis plusieurs semaines maintenant, mais le système est parfois rouillé. Le retard accumulé est immense. À Crespin, près de Valenciennes, la direction de Bombardier demande à ses employés de renoncer à une semaine de congés cet été, objectif rattraper le retard. Mais les syndicats ne veulent pas en entendre parler.
Ils ont appelé les ouvriers à débrayer le reportage pour RMC de Lionel Top.
Après avoir perdu ses vacances au printemps en raison du confinement, pas question pour Julien Chaudronnier de perdre celle qu'il vient de réserver pour cet été. J'ai déjà réservé en avril, j'ai pas pu y aller, j'ai réservé l'offre à juillet pour aller en Bretagne, comme tous les ans, 15 jours. Là, on sent les vacances ne pas se souvenir. Leur direction veut réduire les congés annuels, deux semaines au lieu de trois habituellement, une semaine de travail en plus, payé double et une prime de 200 euros. Objectif rattraper le retard compensé les deux mois et demi de fermeture. Mais les syndicats n'en veulent pas. Karim Katabi, délégué CGT.
Je rappelle que le confinement, ce n'est pas des vacances, contrairement à ce que des personnes peuvent penser, ou peut-être notre direction. Il faut savoir aussi que pendant ce confinement, il nous a été imposé déjà des congés. En moyenne, 5. Donc vous voyez, il y a déjà 5 jours qu'on aurait perdu.
Je vous dirais aussi que ce n'est pas en une semaine qu'on va rattraper deux mois. C'est aussi presque une question d'honneur pour certains. Pascal Lussier, délégué CFDT. Toucher aux congés payés, c'est toucher aux acquis de 1936. C'est la lutte de nos pères. Mais sur le principe « tous ne s'y opposent pas », André regrette surtout la méthode de la direction. Il faut qu'il passe dans les ateliers, qu'il demande celui qui veut bien travailler, puis c'est tout. Moi, je suis pour travailler et laisser mon compas partir en vacances. Bombardier doit enterriner sa décision d'ici vendredi.
La saison prochaine au Paris Saint-Germain, ce sera Santiago Silva. Après 8 saisons sous le maillot parisien, le capitaine emblématique de 35 ans a appris hier qu'il ne serait pas prolongé. Timothée Mémence est une page qui se tourne au PSG. En effet, était une figure du Paris Saint-Germain depuis que le club est passé sous pavillon Qatari. Le Brésilien est arrivé en 2012, un an après les investisseurs du golf. Il s'est installé en défense centrale et surtout comme capitaine de l'équipe parisienne. En 8 ans, Thiago Silva aura gagné 7 titres de champion de France, 5 coupes de la Ligue et 4 coupes de France. Un palmarès impressionnant, mais auquel manque, comme au PSG, un titre européen.
Thiago Silva pourra peut-être l'obtenir cette saison. Son contrat qui court jusqu'au 30 juin sera prolongé de 2 mois par Paris pour qu'il puisse participer à la Ligue des champions que le PSG, quart de finaliste, pourrait disputer au mois d'août. Thiago Silva laissera au club l'image d'un joueur fidèle, valeureux, émotif parfois. Pour le remplacer, les noms de Koulibaly, défenseur de Naples, ou de Skrignard, de l'Inter, sont évoqués. Et puis, bientôt, le retour des supporters dans les stades. La ministre des Sports, Roxana Maracinano, a donné son feu vert.
Si la doctrine sanitaire le permet, l'idée d'organiser des finales de la Coupe de France et de la Coupe de la Ligue avec 20 000 spectateurs en tribune est envisageable. Merci Céline, merci. On vous retrouve tout à l'heure, il est 7h10. Nous recevons ce matin Christian Chouvia, le père de Cédric Chouvia. Christian Chouvia, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Et maître Harry Halimi, bonjour maître, avocat de la famille de Cédric Chouvia. Alors, je rappelle que Cédric, Christian, Cédric, votre fils, avait 42 ans. Il est décédé le 3 janvier dernier à Paris après avoir été plaqué au sol, casque sur la tête par plusieurs policiers lors d'un contrôle routier.
C'était dans le 7e arrondissement, je crois, c'est bien cela. L'autopsie a révélé qu'il était mort d'une asphyxie avec fracture du lard. On est bien d'accord. Où en est l'enquête, d'abord ? Où en est l'enquête ? Où en est l'instruction judiciaire ? Alors, elle avance bien. Bien évidemment, je ne peux pas rentrer dans les détails puisque je suis soumis au secret de l'instruction. Mais elle avance avec une célérité rare que je n'ai jamais vue dans d'autres dossiers de violences policières. Je pense que l'institution judiciaire a commencé à prendre en considération la problématique des violences policières. Bon, les policiers en question sont, combien sont-ils ? Trois ? Quatre.
Quatre policiers. Est-ce que ces quatre policiers sont suspendus ? Malheureusement, non. Et c'est vraiment ce que demande la famille de Cédric Chouviat, que ces fonctionnaires soient suspendus. Quand on voit, par exemple, dans le dossier de Geneviève Leguay, vous savez, cette dame indice, que le fonctionnaire de police supposait avoir transmis des informations à la presse immédiatement suspendue, on ne comprend pas que dans ce dossier, les quatre fonctionnaires ne le soient pas, alors qu'il y a eu une fracture du larynx. C'est important, évidemment, pour vous, j'imagine.
Oui, parce qu'aujourd'hui, il y a quatre individus qui ont tué notre enfant,
et puis qui se retrouvent libres de faire ce qu'ils veulent, de penser ce qu'ils veulent. On ne les a même pas... Mais qu'ils travaillent. Ils travaillent, oui. Enfin, on suppose qu'ils travaillent, je suppose,
puisqu'on n'a pas de contact, on n'a pas eu d'excuses ni de condoléances de leur part, rien, il se passe. Il y a un multisme total, donc pour moi, ce n'est pas des gens qu'on doit laisser comme ça, faire ce qu'ils veulent.
Aucun d'entre eux ne vous a appelé ou écrit ? Aucun. Ni par voie de presse, ni par les avocats.
Il n'y avait plus simple à faire s'ils avaient une crainte de nous affronter, ce n'est ne serait-ce que d'écrire à nos avocats. Ça fait quatre mois et demi, cinq mois qu'on est ensemble, et tout le monde sait qui est Alimi, Arié,
et donc il y avait une facilité de contact, tout le monde le connaît. Donc, il ne s'est rien passé. Donc aujourd'hui, c'est des gens que je n'ai aucun respect pour eux, et puis ça continuera jusqu'à la fin. Bien. Christian Chouviat et Arié Alimi, vous avez écouté hier soir, évidemment, Christophe Castaner, qui sera là tout à l'heure de 8h30 à 9h. Christophe Castaner, qui, dans une lettre, pas dans une lettre, mais qui a répondu à une lettre que vous lui aviez adressée, que vous lui avez adressée, demandant l'interdiction de la technique du plaquage par les forces de l'ordre. Alors hier, il a dit, nous allons interdire la technique d'étranglement. Quelle différence faites-vous ?
L'étranglement, c'est le fait de prendre quelqu'un par le cou et d'appuyer sur le cou, ce qui entraîne une asphyxie, voire une fracture du larynx. Le plaquage ventral, c'est de s'appuyer sur quelqu'un qui est au sol pour essayer de le menotter, et de s'appuyer à plusieurs sur lui, avec des fois le genou sur la nuque, ce qui entraîne aussi des asphyxies et des morts. Il y a eu beaucoup de gens qui sont morts de ces deux techniques. Alors bien évidemment, la première technique annulée, suspendue par le ministre de l'Intérieur, c'est une bonne chose.
En revanche, le fait d'annuler que les techniques n'est pas particulièrement satisfaisant, dans la mesure où il n'y a pas de réaction globale et stratégique à la problématique des violences policières. Parce que beaucoup de policiers disent, on ne peut pas interpeller parfois, lorsqu'un individu est difficile à interpeller, on ne peut pas interpeller si on n'applique pas, si on n'essaie pas de le plaquer au sol avant de lui passer les menottes.
D'abord, il y a énormément de techniques d'interpellation, il y a beaucoup de techniques pour immobiliser une personne qui n'entraîne pas forcément une compression sur les voies aériennes. Donc je pense qu'ils vont un peu vite en besogne
en considérant que c'est la seule technique qui permet d'interpeller quelqu'un. Disons que c'est la plus facile. C'est la plus facile, mais c'est aussi la plus dangereuse, malheureusement. Donc je ne pense pas que ce soit un argument recevable. Mais là encore, les annonces de M. Castaner hier ne sont pas du tout suffisantes à notre sens parce que ce sont des annonces qui sont singulières et qui n'entraînent pas une stratégie globale s'agissant des violences policières. On le voit, il y a eu beaucoup de morts ces dernières années, il y a eu beaucoup de gens mutilés ces dernières années avec les violences policières. On voit 41% de plaintes supplémentaires à l'IGPN l'année dernière.
On a également 29% aux défenseurs des droits. Et seulement 36 demandes de suspension ou de conseil disciplinaire par le défenseur des droits auprès du ministère de l'Intérieur. Aucune suivie des faits. On voit qu'il y a à la fois une impunité et une augmentation des violences policières. Oui, mais M. Aréalimi, là, parce qu'il y a eu beaucoup de manifestations aussi, il y a eu beaucoup de violences dans les manifestations et de violences de la part des manifestants aussi. Donc, je vais faire la différence entre les manifestations et le cas de Cédric Chouvia, Christian Chouvia. Votre fils a été victime de ces techniques d'étranglement et de plaquage au sol. Il y a eu les deux.
Il y a eu les deux. L'étranglement et après, plaquage au sol. Lui, il y a eu la totale, on va dire. Excusez-moi l'expression. Il y a eu la totale pour un contrôle de papier. Il a donné ses papiers. Aujourd'hui, quand on voit les choses, il a donné ses papiers. On lui a mis une amende. Donc, il n'y avait pas refus d'obtempérer. J'ai entendu, oui, mais s'il avait obtempéré. Il n'a pas refusé d'obtempérer. Après, on lui a dit, ta plaque est sale. Il a filmé sa plaque. Mais il a protesté. Il a protesté. Il a protesté parce que quand on lui dit, ta plaque est sale, il l'a filmé lui-même. Sa plaque, on l'a vue. Elle n'est pas sale.
Il a juste ironisé en disant, vous savez, c'est la pollution parisienne. Je ne peux pas toutes les minutes. Mais elle est ultra lisible. Donc, c'est un tissu depuis le début. Depuis l'arrestation jusqu'à aujourd'hui, c'est qu'un tissu de mensonge. C'est un tissu de mensonge. Sur l'affaire Chouvia, donc hier, Christophe Castaner a déclaré, après le décès, lors de l'interpellation de Cédric Chouvia, j'avais rencontré sa famille. Je leur avais annoncé la création d'une mission conjointe entre police et gendarmerie pour passer en revue nos méthodes d'interpellation et leurs risques pour qu'un tel drame ne puisse plus survenir. Vous avez été associé à cette réflexion.
Est-ce que des membres de la société civile ont été associés ou des avocats ont été associés à cette réflexion ? Justement, pas à notre connaissance. Et c'est la raison pour laquelle on lui a demandé ce qu'il en était dans le courrier. Il n'y a a priori aucune mission de concertation entre la société civile et le ministère de l'Intérieur pour commencer à réfléchir sur les relations entre la police et la population. Il continue à faire des effets d'annonce mais sans véritablement réfléchir aux problématiques de fond. Est-ce que, Christian Chouvia, vous pensez que la police est violente ? Oui. Alors, pas toute la police. Oui, la famille Chouvia, toutes réunies. On n'a rien contre la police.
On en veut à tous les tueurs de la police. On en veut au racisme. Surtout à tous ces gens qui vont au bout pour un contrôle d'identité. Vous voyez ce que je veux dire ? On n'est pas à la sortie d'une banque. Là, on a tué. Traoré, on l'a tué dans des circonstances pareilles. Cédric, on l'a tué pour un contrôle d'identité banal. Paris 7ème au pied de la tour Eiffel. Donc, il est où le risque et le danger, là ? Il est où le risque et le danger ? Mais pourquoi ? Parce que ces policiers ne sont pas des tueurs dans l'âme. Ces policiers ont peut-être été mal formés. Ils ont peut-être été non. Est-ce que vous pensez à ce tâche ? Il y a un problème de formation.
Il y a un problème de formation qui est évident. Là, on apprend qu'il n'y a pas de formation sur les techniques d'interpellation. C'est complètement fou. Ça, c'est une première chose. Mais il y a également une colère et une frustration dans la police qui ne cessent de croître. D'abord pour des raisons de moyens, mais également parce que le politique se sert des policiers. Et donc, on a de plus en plus de frustration. Et quand on a un simple contrôle routier, ça peut dériver et ça peut entraîner une mort. Parce que quand on est frustré et colérique, on fait mal les choses. C'est ce qui se passe aujourd'hui. Vous en voulez ? Vous en voulez à la police ? Vous en voulez à qui ? Vous en voulez ?
Vous voulez la vérité ? Vous voulez la vérité ? Nous, ce qu'on veut à la famille, c'est la vérité. On a des avocats qui travaillent dessus et qui sont excellents et auxquels on les remercie parce qu'ils font tout ce qu'il faut. Moi, j'en veux à ces quatre individus. Oui. Mais je n'en veux pas à la police. Il y a des manifestations. Elles sont interdites. On ne voit pas les chouviens parce que c'est interdit.
Il y a le Covid. On n'a rien à faire là. Vous comprenez ? Demain, s'il y a une marche blanche,
comme on a fait, c'était autorisé, on y a été. On n'est pas anti-police. On n'est pas anti-justice. On est des gens... On est une famille de travailleurs déjà. Oui. On est des travailleurs. Donc, on est dans le rythme. Vous comprenez ? Donc, je ne comprends même pas qu'aujourd'hui, on se pose des questions. Moi, je n'en veux pas à la police. J'en veux à ces quatre individus. Ça, je peux vous le dire que moi, personnellement, je leur en veux. Et je peux même vous dire que j'ai de la haine envers ces gens-là. Ils m'ont enlevé la prunelle de mes yeux.
Voilà. Je ne peux pas vous dire plus parce que c'est... C'est dans les tripes. Vous comprenez ? J'ai perdu un enfant, pas par un accident de la route parce qu'il était coursier. On m'a volé, mon enfant. On a volé un père de famille de cinq enfants. Quand j'ai un petit de 4 ans qui me dit « Oui, papa, on va au cimetière, on va voir papa. »
Je n'arrive pas à lire la plaque sur la tombe de mon fils. Merci à vous. Merci, Christian Chouvia. Merci, Maître Harry Halimi. Vous êtes sur RMC. Il est 7h20. Merci, RMC. RMC Découverte. À tout de suite. Du pain quotidien. Du pain quotidien. Que se passe-t-il ? Nous sommes dans un aéroport avec Marie. Nous sommes partis. Charles, vous partez où ? Ça fait longtemps qu'on n'est pas à l'aéroport. Vous deviez partir à Malte, non ? Avant le confinement. Avant le confinement. C'est un peu rapé. Moi, je lui avais dit « C'est sûr quand même que tu vas pouvoir partir ? » Oui, oui, oui. C'est le moment-là. Oui, oui, oui. Les aéroports, tout de même, se déconfinent peu à peu.
Quels sont les aéroports rouverts et dans quelles conditions ? Effectivement. Il y a plusieurs aéroports qui reprennent du service cette semaine. Celui de Nantes-Atlantique a repris ses vols hier avec un seul départ pour l'instant pour Lyon. Un vol affrété par Air France avec bien sûr la mise en œuvre de mesures sanitaires comme le port du masque obligatoire dans l'aéroport et dans l'avion. Pendant tout le vol, il faut avoir son masque sur le visage. Reprise des vols aussi de Lyon vers Nantes, Bordeaux et Toulouse et vers Paris-Charles-de-Gaulle à partir d'aujourd'hui. L'aéroport de Clermont-Ferrand aussi reprend doucement avec une liaison, deux fois par semaine vers Paris.
Et puis pour Orly, il va falloir attendre encore le 26 juin prochain. Alors, où va-t-on pouvoir voyager en avion ? À compter du 15 juin, il est très probable que les pays européens se mettent d'accord pour rouvrir l'espace intra-Schengen. Mais il faudra attendre le 26 juin, donc la date de réouverture de l'aéroport d'Orly, pour voyager vers la Croatie, la Grèce, le Portugal ou encore l'Islande qui vont rouvrir progressivement leurs aéroports. Mais effectivement, il va y avoir à nouveau des vols disponibles à la réservation très prochainement, à condition évidemment que la situation sanitaire continue de s'améliorer.
Et en ce qui concerne l'outre-mer, on l'a appris hier, à partir du 22 juin, il ne sera plus nécessaire d'avoir un motif impérieux pour s'y rendre. Voilà, nous pourrons aller vers l'outre-mer. Vous pouvez partir en vacances en Guadeloupe ou en Martinique, par exemple, ou en Guyane, je ne sais pas où, à partir du 22 juin, librement, sans aucun problème. Ils sont encore en train de définir exactement dans quelle condition. Bon, en dehors, d'ailleurs, nous allons y revenir parce que c'est important, ça concerne beaucoup de personnes. En dehors de Schengen, pour le reste du monde, là, c'est beaucoup plus compliqué. La communauté internationale vise la date du 1er juin.
Oui, alors, il y a des discussions qui sont en cours actuellement. L'idée, c'est d'abord de construire des corridors entre certaines grandes villes, par exemple, certains grands aéroports, par exemple, Paris-New York. Mais la reprise va surtout dépendre aussi de la confiance des voyageurs. Est-ce qu'on va avoir envie de voyager ? Est-ce qu'on va avoir envie de prendre l'avion ? Pour vous donner une idée, Air France envisage d'être à seulement 15% de son activité au 15 juin, 40% seulement, à peu près mi-août. Donc, ça va reprendre vraiment très progressivement. Bien, merci, Marie. L'actu des réseaux sociaux. RMC. RMC. Hashtag Mania. Je rappelle que Christophe Castaner sera mon invité.
8h30, 9h. Sur Facebook, Charles Mania, certains policiers échangent des messages racistes au sein de groupes privés. Des groupes privés, voire masqués et réservés aux policiers. C'est le site d'information Street Press qui fait ses révélations. En fin de semaine dernière, le site révèle l'existence d'un premier groupe privé tenu par un policier qui compte 8000 membres, essentiellement des policiers mais aussi des gendarmes. Pour intégrer le groupe, il faut indiquer sa promotion à l'école de police ou de gendarmerie ainsi que son matricule. Et une fois à l'intérieur du groupe, Street Press révèle les centaines de messages, de commentaires à caractère sexiste et raciste échangés.
Des montages photos se moquant de la mort de jeunes lors de leur interpellation, parfois même des appels au meurtre. Après ces premières révélations, le ministre de l'Intérieur saisit le parquet de Paris qui ouvre vendredi dernier une enquête préliminaire pour provocation publique à la haine raciale. Hier, révélation d'un second groupe privé toujours sur Facebook. Un groupe qui est même masqué. Vous ne le trouverez pas en tapant son nom sur Facebook. Il s'appelle FDO 22 Uni et pour y accéder, il faut être invité, coopté par un membre des forces de l'ordre.
Le groupe compte 9000 membres et c'est l'un d'entre eux qui a contacté le site Street Press désabusé, dit-il, par le racisme qui mine l'institution policière. Il a transmis au site des captures d'écran du groupe. Là encore, des propos racistes qui sont légions au sujet du jeune Gabriel gravement blessé à l'œil lors de son interpolation. Un policier écrit « Bien fait pour sa sale gueule » quand un autre estime, je cite, « que vu la tronche, c'est du rhum de Serbie. Ils en sont infestés dans les pays de l'Est. » Fin de citation.
Et quand certains membres du groupe tentent de modérer les propos de leurs collègues, eh bien, ils sont à leur tour raillés, qualifiés de trop fragiles pour faire partie de la boîte. En clair, les voix modérées n'ont pas leur place au sein de ce groupe. Interrogé hier au sujet de ces nouvelles révélations, Christophe Castaner a, je cite, « remercié le site Street Press qui a permis d'attirer notre attention et de saisir la justice, » dit Christophe Castaner. J'ai une petite réflexion à faire. Ces policiers sont obligés de donner leur matricule ? En tout cas, oui. Pour aller sur ce groupe privé ? Dans le premier groupe, oui. Ça se prend leur demande.
Donc, on sait qui sont ces policiers avec leur matricule. Et la plupart ensuite publient sous leur détermination. Donc, ils sont suspendus ou pas, ces policiers ? Je poserai la question à Christophe Castaner puisqu'il nous dit qu'ils devraient être suspendus. On va voir s'ils sont suspendus. Christophe Castaner, tout à l'heure, mon invité. Alors, justement, expliquez-nous, Nicolas Poincaré. Bonjour, Nicolas. Après plusieurs jours de manifestations contre les violences policières, donc, le ministre de l'Intérieur a annoncé une série de mesures. Il promet notamment une tolérance zéro pour les actes ou les paroles racistes.
Alors, justement, tolérance zéro pour tous ces cas de paroles racistes ou de violences policières. C'est sa promesse. Et il a donné des exemples de cette nouvelle sévérité, notamment l'enquête judiciaire qui vient d'être ouverte contre les membres de ce groupe Facebook et d'autres exemples qu'on va détailler tout à l'heure. Mais je vous donnerai aussi des exemples de moindre sévérité dans des affaires récentes. À tout de suite. Enfin, tout de suite. Dans 20 minutes, 25 minutes. Qu'allons-nous faire après le journal de 7h30, Mathieu ? On recevra aussi une policière le jour, mais qui, le soir, organise à titre personnel des maraudes dans les rues.
Et il y a quelques jours, elle a rencontré un chef cuisinier italien devenu SDF après avoir perdu son emploi. Linda Kebab veut absolument aider Stefano Gatti. Et ils sont tous les deux avec nous juste après le journal de 7h30. Il est 7h31. Merci d'être avec nous Anne-Sophie Balbirella pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Le gouvernement répond au mouvement contre les violences policières. Mesure annoncée par Christophe Castaner. Fini la méthode d'étranglement lors d'une interpellation. Suspension en cas de propos racistes et renforcement de l'usage des caméras piétons. Le visage du jour, celui de George Floyd.
Ses obsèques ont lieu ce mardi. Des milliers d'habitants de Houston sont venus se recueillir devant son cercueil. Des rassemblements sont prévus en France. Et puis, 18 milliards pour le tourisme, 8 milliards pour l'automobile. Combien pour l'aéronautique ? Le gouvernement dévoile son plan de soutien aujourd'hui. RMC 7h32. Emmanuel Macron avait demandé à son gouvernement d'apporter des réponses au mouvement anti-racisme et anti-violence policière. Christophe Castaner a commencé à le faire.
Le ministre de l'Intérieur a annoncé la suspension systématique de membres de forces de l'ordre qui tiennent des propos racistes, l'abandon de la méthode dite d'étranglement lors d'une interpellation ou encore le renforcement de l'usage des caméras piétons. Une série de mesures efficaces ou pas. Les jeunes des quartiers en doutent. Reportage à Surenne. Maube Cargragni et Romain Poiseau. Sur le terrain de jeu de la cité des Chênes, Saul, 18 ans, lui, a déjà connu les coups des policiers.
Moi, je me suis déjà fait taper. Deux, trois patates comme ça.
Difficile pour le jeune homme d'espérer que ces mesures changent vraiment les rapports entre les jeunes et la police.
C'est pas un matricule ou une caméra ou tout ce qu'on voulait qui va changer les choses. S'ils veulent nous taper, ils vont nous taper. Comme je l'ai dit, ils vont toujours trouver un moyen. C'est pas là le problème. On voit tout ce qu'il y a aujourd'hui. Quand on voulait avoir de l'espoir, on ne peut pas avoir d'espoir. Il n'y a pas de justice. Son camarade Jean-Pierre est plus optimiste. Il voit d'un bon oeil le renforcement de l'usage des caméras piétons. En fait, quand ils nous contrôlent, si ça dérape, quoi qu'il arrive, il n'y aura pas de preuves si on est entre nous. Donc avec les caméras, j'espère que ces violences seront vues par la hiérarchie supérieure.
Une meilleure concertation avec les quartiers pour recréer du lien avec la police, c'est le souhait de Smaïl Belkacem, président d'une association
dans la cité des Chênes. Pour moi aussi, il faut écouter aussi les habitants et il faut aussi trouver des solutions aussi avec. Il y a un manque d'écoute active. Pour moi, c'est comme ça qu'on peut avancer. C'est en écoutant le terrain. Pour Smaïl Belkacem, c'est justement sur le terrain qu'on verra l'efficacité de ces mesures.
Ce matin, Edouard Philippe sera en déplacement à Évry-en-Essonne. Rencontre prévue avec des policiers qui travaillent dans les quartiers difficiles. Christophe Castaner sera votre invité, Jean-Jacques, à 8h30 sur RMC et BFM TV. Dans l'affaire Adam Atraoré, la famille affirme avoir été contactée par le cabinet de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour échanger. Invitation rejetée par les proches qui attendent des avancées judiciaires et non des discussions. De nouveaux rassemblements sont prévus aujourd'hui en France. Hommage à George Floyd à 18h, au moment où auront lieu ces obsèques à Houston.
Hier, des milliers d'habitants sont venus se recueillir une dernière fois devant son cercueil. Margot Bédé. Ils sont les uns derrière les autres sous un soleil écrasant. Des centaines d'anonymes équipés de masques et de gants attendent de pouvoir entrer dans l'église. Régina en ressort bouleversée. Ça me brise le cœur, je n'ai pas les mots. C'est incroyable de voir tout ce soutien pour notre frère. Notre frère qui est mort. Le sourire aux lèvres, Walter se souvient de George Floyd avec tendresse. On l'appelait Big Floyd. C'était juste un gentil géant, une personne humble. Si vous aviez besoin d'un t-shirt, il vous donnait le sien. C'était un esprit plein de joie.
Au rythme de chant gospel, pendant six heures, des milliers de personnes se sont recueillies devant le cercueil. Tout un symbole pour Aléa. Sa mort n'est pas vaine. Ça a initié un mouvement et il était temps. Quoi qu'il arrive, les choses vont changer. Elles doivent être différentes. Les funérailles qui se tiennent aujourd'hui ont lieu dans la banlieue de Houston où George Floyd sera enterré à côté de sa mère. 54 morts de plus en 24 heures dans les hôpitaux en France. Dernier bilan de l'épidémie de coronavirus. La situation s'améliore en Europe mais s'aggrave dans le monde selon l'OMS principalement sur le continent américain et en Asie du Sud.
Crise sanitaire et crise économique toujours très profonde. L'exécutif continue de voler au secours des filières les plus touchées. Un plan pour l'aéronautique est dévoilé. Aujourd'hui, le secteur représente 200 000 personnes en France. Pierrick Bonneau.
Des dizaines de milliers d'emplois sont en danger en France. Selon les syndicats, chez Airbus d'abord, 47 000 salariés et des cadences en baisse de 30%. Mais surtout chez ces sous-traitants, plusieurs centaines de PME qui n'auront peut-être pas les reins assez solides pour survivre. De Richebourg par exemple, basé près de Toulouse qui prépare un plan social jusqu'à 700 emplois menacés. Le groupe d'Aer pourrait se séparer de 1 500 salariés. Quant à la Técoère, l'équipementier est quasiment à l'arrêt depuis le début de la crise. Pour éviter une catastrophe sociale, le gouvernement doit annoncer un plan à l'image de ce qui a été fait pour l'automobile.
Trois objectifs, faire repartir le trafic, amortir les effets de la crise, puis relancer l'activité vers les énergies vertes notamment avec des contreparties pour éviter les délocalisations et même relocaliser l'activité en France si possible.
Il faut que les cafés, bars et restaurants d'Île-de-France rouvrent rapidement. C'est l'appel lancé par le principal syndicat du secteur. Pour l'UMI, accueillir les clients en terrasse seulement n'est pas rentable. Pas assez de tables, la peur du mauvais temps. Les professionnels sont frustrés. Florian Chevalet.
A deux heures du début du service, Laurent, les yeux rivés sur le ciel, ne sait toujours pas s'il va pouvoir ouvrir son restaurant.
Donc ils n'annoncent plus de pluie là pour l'instant ? Mais putain, moi c'est noir, c'est vraiment noir noir. Ça a du vent et la pluie, ça ne va pas le faire. L'établissement a ouvert mardi dernier mais la terrasse n'est pas couverte à cause d'une météo capricieuse. Laurent Fréchet, le gérant, a dû fermer de nouveau deux jours plus tard. C'est extrêmement compliqué voire impossible d'exercer véritablement notre métier aujourd'hui dans Paris. Nous sommes complètement météo sensibles actuellement. C'est yo-yo, c'est une ouverture, fermeture en permanence. Un casse-tête également pour le personnel. Éric Riveau, directeur de salle, est obligé de revoir les plannings toutes les semaines.
Les jours de congé dépendent de la météo tout simplement. Et pour cause,
située en zone orange, les restaurateurs parisiens ne doivent pas accueillir de clients à l'intérieur. La consigne est stricte mais ce n'est pas respecté
par tous les professionnels. Alain Fontaine est président de l'association française des maîtres restaurateurs.
Ce n'est pas normal de cacher des gens au fond de la salle pour qu'ils mangent. Est-ce qu'on peut leur en vouloir ? Non, on a souffert. Notre vie était suspendue pour un moment à un virus. Maintenant, elle est suspendue autant. Depuis le 2 juin, 10 restaurateurs parisiens ont été verbalisés pour avoir servi des clients à l'intérieur de leur établissement. Les courses, Mathieu, c'est à Nantes. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favori, numéro 14, Eos Carcus Outsider, numéro 10, Classic Pearl, le 14 et le 10. Il est 7h38, merci d'être avec nous ce matin. Vous savez que Christophe Castaner sera mon invité tout à l'heure, 8h30, 9h.
Le ministre de l'Intérieur, j'ai des quantités de questions à lui poser. Mais nous recevons ce matin Linda Kebab qui est policière. Bonjour Linda. Bonjour. Vous êtes depuis combien de temps dans la police ? Depuis 2006. Depuis 2006, bien. Et avec vous, Stefano Gatti qui a 55 ans, bonjour. Bonjour. Vous êtes chef cuisinier, vous êtes italien, vous êtes originaire de Bergamo. Bergamo, l'épicentre. Ah, l'épicentre, oui, Bergamo. Vous vivez en France, vous avez perdu votre emploi il y a 3 mois, vous vous êtes retrouvé à la rue, sans abri, dans la rue, et heureusement que Linda Kebab a croisé votre chemin et vous est venue en aide. Nous allons développer cela.
Mais je voudrais demander à Linda Kebab si elle a rencontré le racisme dans sa pratique policière. Est-ce que le racisme, vous l'avez croisé ? Le racisme à votre rencontre, déjà, et le racisme de certains de vos collègues ? Alors, je vous avoue que je suis très étonnée par la question, mais je vais y répondre parce que je pensais qu'on venait surtout pour Stéphano. Mais on vient aussi pour Stéphano, évidemment, mais vous ne pouvez pas échapper à cette question. Bien sûr, j'entends Jean-Jacques. Personnellement, très sincèrement, non. Je n'y ai jamais été confrontée. Donc, je vous disais, ça il y a 15 ans presque que je suis dans la police.
Pour preuve, je suis aujourd'hui porte-parole de beaucoup de mes collègues et jamais, jamais, jamais on ne m'a opposé mes origines ethniques ou mes croyances supposées. Donc, non, personnellement, non. Après, dire qu'il n'y en a pas. Évidemment qu'il y en a. Je veux dire, la police doit être exemplaire mais elle a l'image de la société française et ce serait dire qu'il n'y a pas de racisme ou en tout cas pas de raciste dans la France. Vous entendez des collègues échanger des propos racistes ? Alors, moi, personnellement, je n'en ai jamais été témoin. Je sais que ça existe parce que je sais qu'il y a des collègues qui m'ont fait des remontées.
Nous, en interne, on lutte contre, j'ai toujours lutté contre, contre tous les racismes, contre toutes les phobies quelles qu'elles soient et pas seulement au sein de la police mais également dans l'ensemble de la société française parce que je suis syndicaliste donc quand on est syndicaliste on doit être aussi progressiste, on doit être aussi en lutte contre toutes les phobies et tous les racismes mais dans la police, évidemment qu'il y a des racistes, il faut les écarter. Il faut les suspendre aussi dès qu'il y a comme ça.
Mais à partir du moment où vous êtes indigne de porter l'uniforme de la police française avec les valeurs de l'universalisme républicain que vous vous rendez coupable d'un délit parce que le racisme ce n'est pas une opinion, c'est un délit. Évidemment qu'il faut prendre des sanctions. Moi, je ne peux pas me prononcer sur des dossiers particuliers. Pourquoi ? Et je le dis et c'est très important. Quand je trouve qu'un dossier est défendable parce que j'ai des arguments factuels et objectifs, je prends la parole.
Ça me vaut très souvent d'ailleurs des menaces, des enjeux racistes, étonnamment souvent bizarrement d'antiracistes qui me traitent d'arabe de service mais je pars sur des éléments factuels et objectifs qui me disent qu'un dossier est défendable.
Partez du principe aussi et c'est comme ça tout le temps que si je ne m'exprime pas sur un dossier bien particulier, c'est que justement je ne veux pas le compromettre parce que si je m'exprime sur un dossier et que je condamne éventuellement l'action d'un collègue, je prends le risque aussi que son avocat de la défense puisse dire qu'il y a une pression des organisations syndicales qui ont connaissance des procédures et donc qu'on puisse faire capoter une affaire.
C'est aussi pour ça que quand on m'interroge en tant que journaliste, quand les journalistes m'interrogent sur une affaire en particulier, si j'estime qu'il y a une possibilité qu'il y ait eu commission d'infraction ou indignité à porter l'uniforme, je préfère ne pas m'exprimer pour éviter de donner à la défense des moyens finalement de l'utiliser contre moi.
Bien, Linda Kebab, merci, on va dans deux minutes en faire un peu de pub ensuite nous allons raconter votre histoire Stéphano Gatti avec Linda Kebab qui a croisé votre chemin et j'espère que vous allez trouver du boulot, je crois que c'est en bonne voie très vite, 7h40, il faut bien qu'on serve à quelque chose le matin nous aussi, 7h41, un peu de pub et à tout de suite. RNC, 6h-9h, Vaux d'indirect. Il est 8h moins le quart, donc Linda Kebab est avec nous, vous le savez, Linda Kebab est policière et avec nous, Stéphano Gatti qui est chef cuisinier, qui est italien, originaire de Bergame, qui vit en France. Depuis combien de temps êtes-vous en France Stéphano ? Dans 2002.
Depuis 2002, vous avez perdu votre emploi il y a trois mois, vous travaillez dans un restaurant je crois. Oui, je travaille au restaurant ici à côté de Paris et j'arrivais de Barcelone. Vous arriviez de Barcelone, oui. Oui, j'ai vécu quatre ans et demi en Barcelone mais souvent, dans la première fois que j'arrivais à Paris en 2002, j'ai travaillé quasi cinq années en total. Vous avez perdu votre emploi et vous vous êtes retrouvé à la rue, vous ne saviez plus où aller. Je me suis retrouvé à la rue d'aujourd'hui à demain et malheureusement, sans contrat, je ne peux pas réindiquer mon droit. Oui, évidemment. Vous n'aviez pas, vous étiez sous contrat, quel contrat ?
J'arrivais après douze jours et j'ai commencé le corona et je m'encontrais. Et vous êtes à cause du corona, bien sûr, puisque l'activité a cessé, vous êtes retrouvé à la rue. Et là, comment avez-vous survécu ? Bon, j'ai tenu la chance avant que tout d'encontrer Linda Kebab. La première chose qu'elle a fait, elle m'a donné un peu de communication. Et vous êtes resté combien de temps avant de rencontrer Linda Kebab à la rue ? Ah, deux mois. Deux mois ? Comment avez-vous fait pour survivre, pour vivre, pour manger ? Bon, la chance c'est que je vienne d'un ambiance un peu particulière parce que je suis né comme chanteur, musicien, en Italie.
J'ai fait ma vie juste à 24 années comme artiste de la musique italienne. Donc, vous avez chanté dans les rues ? J'ai fait Seremo de jeune, en 1979. Et après, j'ai passé deux années à la Scala de Milan comme lyrique. Ah oui. Et j'ai étudié avec Mireille Freigny, avec Carlo Simonato. A l'époque, il vient de Stéphano, un grand ténor. Il m'a donné des courses. Et à la fin, j'ai connu ma femme, je me suis marié, deux enfants, j'ai sorti en Canarie, en Tenerife. Je laissais tomber l'Italie. Oui. Et je conseillais à mon père, va pas, va pas, pour amour, j'ai sorti. Je m'ai rencontré avec la musique en difficulté. Je n'ai pas d'argent. Fils de restaurateur, qu'est-ce que j'ai fait ?
Je sais faire quoi ? La pizza. La pizza. J'ai entre la pizzeria et après deux mois, j'ai commencé à travailler dans un grand hôtel. Et dans la rue, comment avez-vous fait ? Grâce à la musique ? Grâce à la musique, grâce à l'esprit qu'il jete, un caractère fort. Oui, votre caractère fort. Et les gens aussi qui vous ont donné ? Oui, j'ai tenu la chance d'encontrer des personnes et en ce moment, je vous ai aidé. Et Linda Kebab qui effectue, sans le dire, mais là, maintenant, on le sait, des maraudes. En plus de votre travail de policière, vous avez effectué des maraudes régulièrement ? Oui, alors je n'ai jamais la publicité parce que ça n'a aucun lien avec mon engagement syndical ou policier.
Mais là, évidemment, c'est mis en lumière parce qu'on a fait cet appel pour Stéphano. Et vous l'avez rencontré comment Stéphano ? Dans le cadre d'une maraudes en fait. Ce soir-là, avec mon conjoint, on faisait une tournée sur Paris. Avec le confinement, vous vous doutez bien que ça donnait encore plus de visibilité aux personnes qui sont dans la rue que malheureusement, habituellement, on ne voit pas. Oui, c'est vrai qu'avec le confinement, vous voyez tous les sans-abris. C'est vrai ? Et donc du coup, on a pu faire la maraudes un petit peu plus vers le centre de Paris, là où habituellement on allait plutôt dans l'Est et dans l'Ordre de Paris.
Puis on a rencontré Stéphano une fois, deux fois et puis on a engagé la conversation autour d'un petit repas chaud, modeste repas chaud et puis voilà. Et puis voilà, c'est comme ça qu'elle est venue à votre secours. À tout mettre dans le ciel, oui. À votre secours. Oui, et donc vous avez, parce qu'il faut maintenant retrouver du boulot, il faut que Stéphano retrouve du travail. Qu'est-ce que vous cherchez comme travail Stéphano ? Mon travail, c'est la cuisine. C'est là que vous aimez faire la cuisine ? Oui, cette année que je travaille, je voyage beaucoup dans le monde, ainsi que ma cuisine c'est français, italien, espagnol, méditerranéen. Et c'est mon boulot.
J'aime le boulot si je viens de notre expérience d'école. Alors vous, vous vous êtes dit on va aider Stéphano, si j'ai bien compris, Linda Kebab et vous avez dit on va lui trouver du boulot. On va essayer en tout cas d'où cet appel à l'aide sur les réseaux sociaux. Il se paraît qu'on fait des miracles sur les réseaux. Vous voyez, on a remarqué, j'ai remarqué votre appel et je me suis dit qu'il faut absolument qu'on vous aide. Je vous en remercie d'ailleurs. Il faut absolument qu'on vous aide. Merci à vous. Donc on va aider Stéphano. Est-ce qu'il a déjà des propositions Stéphano ? Écoutez, il y a 2-3 associants qui ont pris contact avec moi donc je leur ai donné les coordonnées de Stéphano.
Il est possible qu'un ou deux employeurs soient intéressés mais en général j'évite de m'immiscer dans cette mise en contact parce que Stéphano est tout à fait apte de... Oui, il est assez grand. Je donne son numéro et je vous fraise les doigts. C'est la maison pourquoi 115 et toujours je l'appelle. Mais le 115, oui. Vous dormez dans la rue ? Il n'y a pas place. Je pense que ce qui importe c'est ça aussi. Vous dormez dans la rue ? Oui, parce qu'avec un boulot c'est dur de dormir dans la rue. Si c'est possible d'avoir une chambre en même temps qu'un emploi ce serait cool. Oui, ce serait cool. Mais on va lancer l'appel.
Moi je suis persuadé, vous savez, les auditeurs d'RMC sont très nombreux d'abord et ensuite ils ont le cœur sur la main. Et je suis persuadé on est d'accord mais d'accord vous paierez l'apéro parce que vous aurez du boulot mais nous on paiera la pizza. On est d'accord ? D'accord. Bon, Stéphano. On va essayer de vous aider. C'est promis. Stéphano Gatti, 55 ans, chef cuisinier, il faut lui trouver du boulot. On va mobiliser toute la communauté d'RMC. Merci Léda Queval. Merci à vous,
merci à RMC.
Non, non, mais merci Stéphano. Merci beaucoup. Il est 7h51, c'est comme ça que ça se passe ici sur RMC. 7h51 avec nous. Nicolas Poincaré pour parler de la police. Tiens, de la police. Expliquez-nous. Voilà, expliquez-nous Nicolas. Nous allons revenir sur les propos de Christophe Castaner qui a annoncé hier une série de mesures. Je vais lui demander des précisions tout à l'heure. Le ministre de l'Intérieur espère rétablir la confiance dans la police. C'est pas comme ça du jour au lendemain avec une conférence de presse ni une intervention ici qu'il va rétablir la confiance dans la police. Il y a vraiment une forme de défiance. Il y a une défiance aujourd'hui. L'Inda Kebab. Où ça ?
Entre la police et la population. Oui, il y en a une mais je pense qu'elle n'est pas si grande que ça. Mais en revanche, elle est très très mise en avant par les pros des réseaux sociaux, par les politisés, par ceux qui ont toujours fait de la police l'alpha et l'oméga du mal français. Les origines des frigos vides et de la pauvreté, la ghettoïsation des minorités, la crise du logement et de l'emploi, c'est la police. Bien. Alors, Christophe Castaner promet une tolérance zéro pour les actes ou les paroles racistes. Oui, c'est la promesse. Le racisme n'a pas sa place dans la police. Il faut le combattre et s'en donner les moyens.
Je cite, donc le ministre de l'Intérieur annonce ce qu'il appelle des décisions fortes. Désormais, chaque soupçon avéré, alors soupçon avéré, c'est un peu particulier comme expression, on comprend ce qu'il a voulu dire, chaque soupçon avéré de racisme de la part de policiers donnera lieu à une suspension et il y aura des sanctions disciplinaires en plus des possibles poursuites pénales. C'est même plus compliqué, une suspension envisagée pour chaque soupçon avéré. Oui, c'est ça. C'est compliqué, ça. Un soupçon avéré. On va voir. On comprend l'idée. Oui, on comprend l'idée. Christophe Castaner a donné hier trois exemples.
L'affaire des policiers de Rouen qui tenaient des propos odieux sur un groupe WhatsApp. On a entendu ces propos la semaine dernière sur l'antenne d'RMC. Ce n'était pas seulement des paroles racistes mais bien des appels à la guerre raciale, même des propositions de s'échanger des armes et des grenades dont des faits extrêmement graves. Ces policiers vont passer en conseil de discipline. C'est ce qu'a annoncé hier Christophe Castaner. Sont-ils suspendus ces policiers ? Pas à l'heure où on part. Mais on nous annonce qu'ils seront bientôt jugés en conseil de discipline.
Deuxième exemple donné par le ministre, les deux policiers filmés à l'île Saint-Denis en région parisienne après avoir repêché dans la Seine un migrant. Ils plaisantaient entre eux en disant un bico, ça ne s'est pas nagé. Et bien ces deux policiers-là sont déjà suspendus. Enfin, troisième exemple cité par le ministre, ce groupe Facebook dont on a beaucoup parlé qui réunit 8000 personnes et dont de nombreux policiers et dont les propos racistes étaient partagés. Et bien une plainte a été déposée, une enquête judiciaire est en cours. Voilà les trois exemples donnés par le ministre pour parler de ce qu'il appelle cette nouvelle tolérance zéro.
Et depuis, on a découvert un nouveau groupe sur Facebook. Bien. Est-ce que ça veut dire qu'il y avait jusqu'à présent une forme de tolérance, une impunité pour les violences policières ou le racisme dans la police ? Alors, je crois qu'on ne peut pas parler d'impunité parce qu'il y a régulièrement des condamnations, des suspensions, des révocations. Là encore, le ministre a cité un exemple. Il a parlé de ces policiers marseillais qui avaient pris un migrant et qui étaient allés le déposer en pleine nuit très loin de Marseille et qui ensuite avaient menti pour se couvrir.
Eh bien, ces policiers ont été très récemment condamnés à des peines lourdes à plus de trois ans de prison ferme et incarcérés. L'an dernier, il y a eu 1600 procédures qui ont été conduites contre des policiers, plus de la moitié pour violence, une trentaine seulement pour racisme et 39 agents ont été exclus à vie de la police. Oui, mais pas pour racisme. Non, non, non. On ne sait pas, on n'a pas les chiffres d'ailleurs. Combien de policiers ont été révoqués pour propos ou actes racistes ? Je n'ai jamais eu ce chiffre-là. Je demanderai à Christophe Castaner, je ne veux pas tout révéler maintenant parce qu'il écoute. Il va préparer ses fiches mais combien ?
On ne sait pas, personne ne sait dans ce pays, c'est vrai. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, explique tout de même qu'il n'a jamais pu obtenir des sanctions contre les policiers. Oui, Jacques Toubon qui va bientôt quitter ses fonctions et qui a raconté hier qu'en 6 ans de mandat, il a traité de près de 4000 réclamations contre des policiers. Et dans 36 cas, il a jugé que les faits étaient graves et méritaient des sanctions. 36 cas sur 4000, c'est très peu. Seulement, le problème, c'est qu'aucun de ces 36 policiers concernés par ces cas n'a été sanctionné. En l'occurrence, il parle donc d'impunité. Et puis, il y a d'autres exemples d'impunité récents et très emblématiques.
Oui, mais lesquels ? Alors, par exemple, les policiers impliqués dans l'affaire Théo, ce garçon sans casier judiciaire qui a été gravement blessé par un coup de matraque à l'anus à Aulnay-sous-Bois en 2017, ces 4 fonctionnaires sont mis en examen pour violences volontaires en réunion et même pour viol en ce qui concerne l'un d'entre eux. Alors, on parle, ces policiers sont toujours dans la police. Ils ont été suspendus à un moment. Réintégrés. Deuxième exemple, un commissaire de Toulon qui a été filmé en train de boxer au visage, un homme qui était tenu par un autre policier pendant une manifestation des Gilets jaunes.
Une enquête judiciaire est en cours depuis un an et demi maintenant, mais aucune sanction disciplinaire n'a été prise contre ce commissaire. Puis, il y a le cas d'un autre commissaire dont on parle beaucoup et qui a souvent fait parler de lui. Il dirigeait les opérations la nuit de l'affaire de l'île Saint-Denis lorsque les deux hommes ont parlé de ses bicots qui ne savaient pas nager. C'était lui qui dirigeait les opérations. Il était auparavant en poste à Aulnay-sous-Bois le jour où Théo a reçu un coup de matraque très violent et très mal placé dont on parlait.
Puis, en 2004, il a participé à l'arrestation d'un suspect à Paris, un homme qui a été sorti de sa voiture, tabassé et abandonné, le pantalon et le slip baissés avec un enjoliveur de roues de voiture plantés entre les fesses. Ce commissaire, à l'époque, a été jugé et condamné à un an de prison avec sursis pour avoir assisté à ces faits sans intervenir. une condamnation pénale qui ne l'a pas empêché de poursuivre sa carrière. Aujourd'hui, avec la nouvelle tolérance zéro annoncée hier, le ministère de l'Intérieur indique qu'il envisage maintenant de suspendre ce commissaire pour les propos racistes de l'affaire Saint-Denis. Bien, merci beaucoup. Merci à vous, Nicolas.
Tout à l'heure, le ministre de l'Intérieur répondra à mes questions de 8h30 à 9h. Il est 7h57. À suivre, dans Bourdin Direct, les obsèques de George Floyd ce soir, 18h à Houston et à la même heure partout dans le monde des rassemblements pour honorer sa mémoire. En France, c'est à l'appel d'SOS Racisme. Son président Dominique Sopo avec nous juste après le journal de 8h sur RMC.