"Si vò vulete a pulenta ci vole à pistà", Nicolas Battini, candidat aux élections sénatoriales en Haute-Corse
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Vous briguez aujourd'hui un siège au palais du Luxembourg, après avoir été candidat au municipal de Bastia en mars dernier, vous le serez très certainement aussi aux prochaines législatives. Cette sénatoriale, c'est une candidature pour gagner, ou bien une candidature de témoignage ?
- 1:17RelanceRéponse directe
Mais en étant candidat à la mairie, au sénatorial, aux législatives, certainement au territorial, est-ce que vous n'avez pas peur de finir nulle part, finalement ?
- 1:58FerméeRéponse directe
Paolo Zantoparici est le grandissime favori de cette élection. Vous étiez d'ailleurs son assistant parlementaire avant de créer votre courant politique. Est-ce que vous croyez réellement en vos chances face à lui aujourd'hui ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Comment convaincre justement les 116 et les grands électeurs de Haute-Corse ?
- 3:42OuverteRéponse directe
La droite, dite républicaine, n'a aucun candidat pour ces élections sénatoriales. Le leader des LR en Corse, François-Xavier Tchécoli, nous indiquait d'ailleurs qu'aucun élu n'était finalement prêt à se lancer malgré les sollicitations. Est-ce un réservoir de voix complémentaire pour vous ?
- 4:27FerméeRéponse directe
Est-ce un prélude à cette fameuse union des droites pour 2027 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiquePromesse
« Évidemment, c'est une candidature pour gagner politiquement. »
- 0:52Invité politiqueFait
« Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est de constituer un mouvement de pensée, une école de pensée sur la durée. »
- 1:02Invité politiqueFait
« et de structurer l'alliance stratégique que des patriotes corse que je représente ont établi avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. »
- 2:29Invité politiqueFait
« Nous avions un grand désaccord sur la question islamiste. »
- 2:37Invité politiqueFait
« j'y voyais ce qu'on y voit et ce qu'on va y voir au procès prochainement. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Et ce sera prouvé et démontré définitivement que c'était bien un attentat islamiste. »
- 2:49Invité politiqueFait
« le nationalisme corse que je représente, qui est tourné vers la droite, et le nationalisme corse que représente M. Parige qui est tourné vers la gauche et l'extrême gauche. »
- 3:03Invité politiqueFait
« En effet, nous n'avons pas le système et la machine dont dispose Paul Zantoubarige et qui a plusieurs piliers tout à fait efficaces. »
- 3:11Invité politiqueFait
« Le clientélisme, la pression à la subvention, l'ombre de la CDC, l'influence de Gilles Simeone. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Nous nous adressons à tout le monde, y compris aussi à des élus de gauche, mais d'une vieille gauche, de cette gauche qui était favorable à la défense des travailleurs, la redistribution des richesses. »
- 4:06Invité politiqueFait
« tous les Corses qui ont une pensée de droite globalement et qui se reconnaissent dans la vision qui est la nôtre. »
- 4:22Invité politiqueFait
« comme de considérer qu'un homme est un homme et une femme est une femme. »
- 4:31Invité politiqueFait
« moi je ne suis pas favorable à l'union des droites, je suis favorable à l'union des patriotes. »
- 5:22Invité politiquePromesse
« Les objectifs, c'est encore une fois, de démontrer le poids des idées que nous portons. »
- 6:37Invité politiqueFait
« je pense qu'elle profite à la Corse parce qu'elle permet en effet d'apporter un certain nombre d'éclaircissements. »
Temps de parole
- Invité politique66 %
- Présentateur28 %
- Présentateur 24 %
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RCFM, l'invité de la rédaction. J-4 pour les élections sénatoriales,
l
'invité de la rédaction, c'est Nicolas Batini, le président de Mossa Paladine, un candidat haute-corse sous les couleurs d'Union et d'Ibadrio, qui est la coalition RN, UDR et Mossa Paladine, qui répond à vos questions, Alex Antonini.
Nicolas Batini, bonjour. Salut. A
du
sperade, vous êtes un
peu
plus en tout barri, je suis un peu plus
en
tout
barri, je suis un peu plus
en tout barri, je
suis
un peu
plus en tout
barri, je
suis
un
peu
plus
en
tout barri.
Vous briguez aujourd'hui un siège au palais du Luxembourg, après avoir été candidat au municipal de Bastien en mars dernier, vous le serez très certainement aussi aux prochaines législatives. Cette sénatoriale, c'est une candidature pour gagner, ou bien une candidature de témoignage ?
Écoutez, ça dépend de
ce
que vous entendez par pour gagner. Évidemment, c'est une candidature pour gagner politiquement. Parce que moi, ce qui m'intéresse, c'est de constituer un mouvement de pensée, une école de pensée sur la durée, et de structurer l'alliance stratégique que des patriotes corse que je représente ont établi avec Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Bon.
Par conséquent, il est évident que nous avons une nécessité et un devoir, et pour ce qui me concerne en particulier en tant que leader de ce mouvement, c'est de représenter les idées que nous portons et de défendre le drapeau qui est le nôtre.
Mais en étant candidat à la mairie, au sénatorial, aux législatives, certainement au territorial, est-ce que vous n'avez pas peur de finir nulle part, finalement
? Moi, je vois l'action politique dans sa globalité. Je ne pars pas pour un petit siège, un petit poste,
ou
ceci ne
m
'intéresse pas. Ce sont des moyens et des outils au service d'une démarche qui vise demain, en effet, à insérer dans le paysage politique une force nationale populiste incontournable que nous voulons représenter. Par conséquent, non, évidemment, je n
'ai
pas les craintes que vous formulez, c'est précisément le contraire.
Ce n
'est
pas une surprise non plus. Paolo Zantoparici est le grandissime favori de cette élection. Vous étiez d'ailleurs son assistant parlementaire avant de créer votre courant politique. Est-ce que vous croyez réellement en vos chances face
à lui aujourd
'hui ?
J
'étais
son
attaché parlementaire en ayant créé mon courant politique. Paladin a été créé fin 2021. J'étais toujours son attaché parlementaire. Et nous avions déjà le discours que nous avons en public, mais nous l'avions en interne et en privé. Nous avions déjà beaucoup de désaccords exposant tout Paris. C'est pour ça que j'ai démissionné de mes fonctions à l'occasion de
l
'assassinat d'Yvan Cologne. Nous avions un grand désaccord sur la question islamiste. Eux considéraient que c'était un complot de Macron. Et moi, tout bêtement et peut-être naïvement, disent-ils, j'y voyais ce qu'on y voit et ce qu'on va y voir au procès prochainement. Et ce sera prouvé et démontré définitivement que c'était bien un attentat islamiste. C'est aussi le fond de l'opposition qu'il y a entre le nationalisme corse que je représente, qui est tourné vers la droite, et le nationalisme corse que représente M. Parige qui est tourné vers la gauche et l'extrême gauche.
Comment convaincre justement les 116 et les grands électeurs de Haute-Corse
? Eh bien écoutez, nous avons mené une campagne comme nous avons pu le faire. En effet, nous n'avons pas le système et la machine dont dispose Paul Zantoubarige et qui a plusieurs piliers tout à fait efficaces. Le clientélisme, la pression à la subvention, l'ombre de la CDC, l'influence de Gilles Simeone. Mais pour autant, ça ne nous empêche pas de nous battre. Vous savez, nous sommes de ceux qui pensons que la victoire réside avant tout. Non pas seulement dans l'aboutissement, mais dans l'action elle-même.
Et puis c'est une première, Nicolas Batini. La droite, dite républicaine, n'a aucun candidat pour ses élections sénatoriales. Le leader des LR en Corse, François-Xavier Tchécoli, nous indiquait d'ailleurs qu'aucun élu n'était finalement prêt à se lancer malgré les sollicitations. Est-ce un réservoir de voix complémentaire pour vous ?
Nous nous adressons à tout le monde, y compris aussi à des élus de gauche, mais d'une vieille gauche, de cette gauche qui était favorable à la défense des travailleurs, la redistribution des richesses, de cette gauche rurale qui n'a strictement rien à voir, ou pas grand chose, avec le wokisme qu'on connaît aujourd'hui. Mais il est évident que tous les Corses qui ont une pensée de droite globalement et qui se reconnaissent dans la vision qui est la nôtre, mais qui somme toute n'est pas une vision particulièrement originale en Corse, c'est-à-dire d'estimer que, en effet, la culture chrétienne de la Corse est quelque chose d'important, l'attachement à la ruralité.
Je suis d'un petit village, Bouchetagne, ou comme vous le savez, en plus d'être conseiller municipal à Bastia, et tout un tas de choses aussi banales les unes que les autres, comme de considérer qu'un homme est un homme et une femme est une femme. Mais
est-ce stratégique,
est-ce un prélude à cette fameuse union des droites pour 2027 ?
Écoutez, moi je ne suis pas favorable à l'union des droites, je suis favorable à l'union des patriotes, c'est pour ça que nous appelons l'union,
on est
dit, Badriot, et encore une fois, il y a une gauche qui est disponible quant à l'adhésion à nos thématiques que je ne sous-estime pas et que je respecte absolument, mais il est vrai que, comme je vous le disais, un certain nombre de gens qui ont une pensée de droite sont beaucoup plus susceptibles de se reconnaître dans ce que nous proposons, et encore une fois, je vois l'action politique dans sa globalité, il est évident qu'on ne peut pas estimer, construire et prévoir les perspectives d'avenir dans les échéances des mois et des années qui viennent sans prendre en compte aussi ce que va représenter cette élection.
Avant ces élections sénatorielles,
est
-ce que vous avez eu des contacts avec ces
EU de droite dites républicaines
? Quels sont vos
objectifs finalement
? On a bien senti que vous avez compris que Paul Luzante au Paris était le grand favori de cette élection. Quels sont vos réels objectifs pour
cette élection ?
Les objectifs, c'est encore une fois, de démontrer le poids des idées que nous portons. Alors dans une élection qui est toute particulière, qui est une élection en effet qui concerne un peu plus de 600 grands électeurs qui ont tout mon respect, auxquels nous nous adressons aujourd'hui, qui donc a, je dirais, un baromètre plus ou moins relatif concernant l'état de l'opinion, mais qui compte énormément et qui va nous permettre en effet de construire la démarche qui est la nôtre dans l'avenir. Bon, je joue le jeu en effet avec toutes les capacités qui sont les miennes et je pense que nous allons pouvoir capitaliser face à Paul Luzante au barige.
Enfin, rapidement Nicolas Batini, votre union qui avait finalement porté ses fruits en mars dernier à l'occasion des municipales, cet attelage, on le rappelle, Moussa Paladine, RN puis UDR qui aujourd'hui semble voler en éclats. François Filoni a claqué la porte, Alexandre Guillaume Tolin qui est écarté de l'UDR. Est-ce que dans ce contexte aujourd'hui, vous ne sentez pas un petit peu tout seul ?
Mais non, bien au contraire. L'union d'Eddie Badriot s'est renforcée parce qu'elle s'est délestée de ses éléments les plus infidèles. François Filoni n'a pas claqué la porte, il a été écarté. Y compris Tolin qui, je sais qu'il crée un mouvement maintenant, alors ils feront le mouvement des exclus. L'exclu de l'UDR, l'exclu de RN. Ce qui compte dans le RN, c'est pas François Filoni, c'est Marine Le Pen qui nous soutient plus que jamais et ses électeurs avec elle. Mais finalement, cette situation aujourd'hui,
elle
vous profite à vous ? Écoutez, je pense qu'elle profite à la Corse parce qu'elle permet en effet d'apporter un certain nombre d'éclaircissements. Les gens qui rejoignent notre démarche et qui se font élire sur la base de notre étiquette et donc sur la base de notre ligne politique, s'ils sont fidèles, sont récompensés et sont valorisés, s'ils ne le sont pas, ils sont écartés. Ce n'est que simple justice élémentaire.
Mais ce sera votre conclusion, Nicolas Batigny.
On
rappelle que vous êtes candidat aux élections sénatoriales en Haute-Corse. Donc ça sera dimanche prochain.