Nantes ouvrière et révolutionnaire - meeting de fin de campagne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:12Fait
« Cette histoire, elle commence en fait au mois de juin 2025 où pendant 12 jours, on a eu une guerre donc qui a vu l'intervention israélienne coordonnée aidée par les Américains pour affaiblir le régime iranien. »
- 3:39Fait
« La classe ouvrière iranienne s'est mis en lutte pour des revendications sociales pour sa survie en fait, c'est-à-dire des augmentations de salaires, le rétablissement d'une série de choses sur la question des contrats. »
- 5:05Chiffre
« Entre le 7 le 8 janvier, une répression terrible a eu lieu. cette répression et je donne tous ces éléments là pour qu'on les ait bien en tête et la provoquer selon les chiffres qui sont des projections qui malheureusement ne sont pas encore des choses observées mais malheureusement il est évident en tout cas pour tous les rapports médicaux qu'on arrive à avoir qui sont disponibles dans la presse le chiffre qui va dépasser les 20000 on parle de 30000 morts on parle aussi de 50000 arrestation on parle de plus de 300000 blessés aux armes de guerre inucélation bras arrachés des blessures très graves. »
- 6:32Fait
« Derrière cette histoire de Venezuela, derrière de l'histoire de l'Iran, en fait, il y a un conflit beaucoup plus important qu'en gestation. Et ce conflit, les travailleurs et la jeunesse doivent en être conscients. C'est l'opposition de plus en plus frontale entre le régime américain et ses alliés, Israël et cetera. »
- 7:15Fait
« En fait de notre point de vue, en tant que marxiste, il y a aucune surprise et nous devons être très très fermes sur le fait que nous devons dénoncer cette guerre. »
- 11:36Fait
« Reprendre en main le prix des loyers, par exemple, c'est tout à fait juste. Dire qu'il faut les bons élus pour le faire, ça allait de notre point de vue beaucoup moins. »
- 16:41Fait
« Le flic qui est responsable de ce meurtre est désormais poursuivi pour violence ayant provoqué, excusez-moi, je me perds totalement pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. »
- 18:10Fait
« Et ce qu'on peut dire là-dessus, c'est que c'est pas un bulletin de vote. C'est pas un élu qui nous protège des attaques dans la rue, dans les quartiers. »
- 18:50Fait
« Pour quelqu'un qui dit vouloir faire de Nant une ville d'accueil inconditionnel pour toutes et tous. C'est quand même un rapport étrange à la réalité. »
- 19:35Fait
« Les députés et les filles, ils débattent avec tous les autres des budgets militaires qui explosent sans jamais s'exprimer une seule fois contre l'idée même d'une guerre qui se ferait indéiablement sur notre dos à nous travailleuse et travailleurs. »
- 20:19Fait
« LFI, ils veulent protéger les emplois et les familles françaises. Et ben nous, on dit qu'ils veulent surtout garantir les intérêts des patrons bien de chez nous qui exploitent aux quatre coins du aux quatre coins du globe. »
- 21:03Fait
« Il s'est organisé alors que le pays se préparait à accueillir justement aujourd'hui l'investiture de son nouveau président d'extrême droite, José Antonio Cast. »
- 32:32Chiffre
« Nant, ce sont 64 % de salariés. Dans les quartiers populaires de la ville, plus de 46 % des gens sont considérés comme pauvres par l'Institut national de statistique. »
- 33:16Chiffre
« Nant ce sont aussi 65 % des habitants de la métropole éligibles au logement social avec plus de 20000 demandes de de logement sociaux en attente. »
- 33:58Fait
« Alors, ces tensions sociales, elles se traduisent politiquement. On assiste à une polarisation sociale et politique avec une radicalisation à droite, la montée du RN et une droite toujours plus décomplexée. »
- 34:42Fait
« En France avec la France insoumise, en Grande-Bretagne avec Hur Party et un peu partout dans le monde. Par exemple, ça n'est pas anodin que Zoran Mamdani était élu maire de New York. »
- 45:00Chiffre
« Nant qui a voté le budget d'austérité, Nant qui a filé 200 milliards de subventions au patronat, Nant qui assume le mandat pendant lequel 13000 millionnaires ne payent pas leurs impôts. »
- 48:37Chiffre
« C'est près de 30000 travailleurs immigrés qui peuvent pas renouveler leurs papiers parce qu'ils sont gostés par la préfecture. »
- 49:20Chiffre
« L'année, elle a à peine commencé et ce début d'année, il est déjà compté comme un des plus meurtriers depuis 2014. C'est terrible. C'est 606 personnes qui sont déjà mortes en 2 mois en fait en tentant de fuir leur misère, ça fait près de 9 personnes par jour qui sont mortes depuis le 1er janvier. »
- 50:46Fait
« Nos problèmes, c'est que en été, on roule avec 90 % de bus qui sont pas climatisés dans mon dépôt. »
- 51:27Chiffre
« La boîte, elle propose 0,08 % d'augmentation de salaire. Sur un salaire de 1800 balles comme le mien, bah ça fait même pas 2 €. »
- 54:59Fait
« Ceux qui privent des familles entières de revenus par des licenciements en masse et qui tapent sur le chômage derrière. Ça c'est violent. »
- 55:05Fait
« Arracher une chemise à un patron, c'est quoi en face ? transformer des guerres commerciales en guerres tout court en Ukraine ou en Iran et soutenir un génocide à Gaza, ça c'est violent. »
- 55:18Chiffre
« Laisser 350000 personnes à l'échelle nationale sans dom sans domicile fixe, y compris jusqu'à la mort alors qu'il y a 3 millions 3 millions de logements qui sont vides. Ça c'est violent. »
- 55:30Fait
« casser des portes pour réquisitionner des logements vides. Quit à le faire en dehors du cadre même de leur loi de réquisition parce que de toute façon personne la respecte cette loi. Ça c'est pas violent. Ça c'est un réflexe nécessaire de défense de notre classe. »
- 55:42Fait
« Ce qu'on a en face de nous entre en ce moment c'est un patronat de combat. qui veut nous faire reculer et qui cherche à récupérer ce qu'il a perdu en fait par les luttes parce que c'est ça la lutte de classe. »
- 57:10Chiffre
« l'essence, elle a passé les 2 € là après une semaine d'agression de Trump contre l'Iran. »
- 57:36Fait
« il y a des spéculateurs, des grands groupes capitalistes, les profiteurs de guerre qui s'en mettent plein les poches comme ils s'en mettent plein les poches en fait à chaque occasion, que ce soit le Covid, la guerre en Ukraine et aujourd'hui les aventures militaristes de Trump et de Macron. »
- 58:17Fait
« quand une usine est ferme quelque part, ben c'est pour exploiter encore plus dans une autre, qu'elle soit en France, en Europe ou ailleurs. »
- 58:57Fait
« le port du calot dont dont on parlait, c'était obligatoire pour tout le monde pendant le Covid. Et aujourd'hui, quand c'est porté sur la tête de quelqu'un qui est noir ou arabe, c'est devenu un signe religieux. »
- 59:20Fait
« Majouine elle a pas baissé la tête, elle s'est battue avec ses collègues et aujourd'hui si l'hôpital il continue de l'attaquer, ils ont été contraints de la réintégrer et ça c'est une victoire. »
- 59:40Fait
« on se présente aussi contre la gauche et quand je dis la gauche, c'est depuis le Parti socialiste jusqu'à la France insoumise. »
- 1:01:04Fait
« au deuxème tour des législatives, c'est carrément Borne et Darmanin qu'ils ont réhabilité à qui ils ont fait la courte échelle. Et les Bornes et Darmanin qu'est-ce qu'ils ont fait directement après ? Bah une passe décisive au Rassemblement national he y compris en appliquant des PS entiers de leur programme »
Temps de parole
- ?100 %
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Nous allons de façon inhabituelle commencer par un point international parce que normalement lorsqu'on parle des municipales, on doit parler de choses locales et en fait nous faisons partie d'un courant révolutionnaire pour qui les questions internationales, nationales et locales sont totalement imbriquées. Aujourd'hui, ça semble une évidence avec la guerre déclenchée par les États-Unis, donc sur maintenant deux pays au Moyen-Orient, il était temps évidemment que on passe un peu de temps là-dessus. pas simplement parce que ça a des conséquences directes parce que nous l'avons vu y compris dans les portes à porte dans les rencontres avec les habitants dans les milieux populaires. Les gens font vite le lien entre les questions nationales et locales. Et
lorsque vous voyez pas simplement l'augmentation de l'essence qui est la première comment dire des conséquences, évidemment tout le monde se dit qu'on est en train de rentrer dans un monde de guerre de convulsion sociale. Et aujourd'hui, l'impérialisme américain essaie de redessiner d'une façon globale et générale l'ensemble des rapports de force. Bien sûr, cette guerre sans le pétrole, bien sûr, elle sent l'argent et elle se fait par-dessus évidemment les intérêts des peuples qui constituent aujourd'hui le Moyen-Orient. On n' jamais libéré un peuple avec des bombes. C'est ce que nous disent nos camarades iraniens et ils ont 1000 fois raison. Et aujourd'hui, il faut voir d'une façon un peu plus large en fait la séquence politique qui s'est ouverte avec ces
affrontements qui maintenant dure depuis presque une grosse semaine, 10 jours. Nous avons en Iran un régime, une dictature théocratique qui a fait des affaires avec le monde entier, qui a été parfois boycotté, parfois isolé, mais il a été toujours à une place, comment dire dans les échanges internationaux et politiques qui n'ont absolument dérangé personne. En fait, l'Iran est un état récalcitrant comme on dit, c'est-à-dire qu'il n'accepte pas les règles internationales. Et c'est uniquement pour cela et non au nom de la démocratie, du droit des peuples ou du droit des femmes qu'aujourd'hui il y a une intervention militaire. Cette histoire, elle commence en fait au
mois de juin 2025 où pendant 12 jours, on a eu une guerre donc qui a vu l'intervention israélienne coordonnée aidée par les Américains pour affaiblir le régime iranien. Cette guerre, elle a affaibli de façon notable et durable et elle a déclenché quelque chose de très important de notre point de vue en tant que révolutionnaire, c'est une réaction de la population iranienne. Et cette réaction, sans l'exagérer, sans comment dire comment dire la la surévaluer, cette réaction en fait c'est d'abord plusieurs classes sociales qui se sont mis en branle. Et ça c'est très important parce que l'Iran n'est pas juste un pays comment dire dominé par
l'impérialisme. C'est une puissance régionale. C'est un pays qui a connu une expansion économique, une diversification sociale et donc vous avez beaucoup d'étudiants et d'ailleurs dont la majorité sont des étudiantes qui demandent et aspirent à des droits. Vous avez une classe ouvrière, vous avez des classes intermédiaires moyennes salariées, vous avez énormément de diversité comme un pays qui ressemblerait finalement à bien d'autres pays dans le monde avec une langue, une culture et une histoire différente. Pourquoi je dis ça ? C'est parce qu'en fait après le déclenchement de la guerre, nous avons eu toute une série d'explosions sociales et des grèves. La classe ouvrière iranienne s'est mis en lutte pour des revendications sociales
pour sa survie en fait, c'est-à-dire des augmentations de salaires, le rétablissement d'une série de choses sur la question des contrats. Ça touchait pas simplement à des questions de structeurs stratégiques comme le pétrole, mais aussi des secteurs importants, métallurgie, aluminium et cetera, distribution, travailleur de bus et de transport. Ces grèves là ont duré d'oût à septembre. Elles sont arrêtés mais en fait ils ont obtenu quelque chose de très important, c'est qu'en fait ils ont redonné confiance à toute une partie de la société iranienne qui a commencé à avoir un régime affaibli et dans lequel du coup il était possible de projeter des revendications politiques. Le 28 décembre 2025, un certain nombre, comment dire, de commerçants
se sont mis en révolte face à énormément de désordres, notamment dérégulation économique, effondrement de la monnaie. et un certain nombre de choses qui faisaient que leurs activités n'étaient plus possibles. Cette base sociale du régime en fait a commencé à le con à le contester et très rapidement sur l'ensemble du pays, sur l'ensemble des 31 provinces qui constituent l'Iran. En fait, vous avez des manifestations qui se sont exprimées et qui se sont développées à tel point qu'elles ont été les plus massifs depuis très longtemps extrêmement radicales et vous avez eu donc le prolétariat des milieux pauvres. la petite bourgeoisie, même des secteurs avant qui étaient liés au régime qui ont commencé à contester
et bien sûr la jeunesse. Entre le 7 le 8 janvier, une répression terrible a eu lieu. cette répression et je donne tous ces éléments là pour qu'on les ait bien en tête et la provoquer selon les chiffres qui sont des projections qui malheureusement ne sont pas encore des choses observées mais malheureusement il est évident en tout cas pour tous les rapports médicaux qu'on arrive à avoir qui sont disponibles dans la presse le chiffre qui va dépasser les 20000 on parle de 30000 morts on parle aussi de 50000 arrestation on parle de plus de 300000 blessés aux armes de guerre inucélation bras arrachés des blessures très graves. dont des gens qui vont mourir des séqueles. Du coup, en fait, l'intervention
militaire de libération de l'Iran intervient aussi dans ce cadre là. Et nos militants révolutionnaires, nous l'avons en tête parce que vous voyez bien que tout le petit message qui est donné sur nous allons libérer ce peuple, comment dire de cette oppression, évidemment on n'est que mensonge. Ils l'ont déjà fait d'ailleurs. En fait, c'est pas juste une exagération de notre place, de notre part, pardon, c'est qu'en fait au Venezuela, quelques jours avant, le président Maduro a été kidnappé avec son épouse qui est pour en fait le régime a été maintenu et en fait, il y a eu un deal qui a été fait avec l'ancien régime pour garder un certain nombre, comment dire, de prérogatives à savoir changer un peu la
circulation du circuit du pétrole. Derrière cette histoire de Venezuela, derrière de l'histoire de l'Iran, en fait, il y a un conflit beaucoup plus important qu'en gestation. Et ce conflit, les travailleurs et la jeunesse doivent en être conscients. C'est l'opposition de plus en plus frontale entre le régime américain et ses alliés, Israël et cetera. mais aussi l'Union européenne qui essaie de feindre un petit peu des questions diplomatiques juste pour la forme. C'est évidemment l'émergence de la Chine. La Chine qui était devenue le premier partenaire en Amérique latine et ça il fallait absolument y mettre un terme et aussi évidemment avec le fait de bloquer l'exportation de pétrole iranien et bien on bloque la Chine mais aussi la Corée et le Japon. Le Japon dépend à 95 % du
pétrole iranien. Donc là, vous l'avez vu, cette explosion des prix, cette explosion, comment dire, des dérèglements économiques. En fait, de notre point de vue, en tant que marxiste, il y a aucune surprise et nous devons être très très fermes sur le fait que nous devons dénoncer cette guerre. Cette guerre n'est pas juste une guerre, comment dire ? De plus, ce n'est pas la folie de Trump qui est devenue plus dingue que d'habitude. C'est une fuite en avant qui est là pour régler des problèmes qu'il ne peut régler en interne. Comme les camarades vont l'expliquer, c'est évidemment la situation dans le Minesota qui est au cœur d'une contestation, d'une opposition interne. Les promesses électorales de Trump pour industrialiser le pays, augmenter les salaires, virer
les immigrés et cetera. En fait, touses ces choses-là ne peuvent pas tenir dans un mandat politique et c'est l'échec politique. Et pour cela, du coup, il faut projeter ces échecs pour aller ailleurs. L'écrivain américain Mark Twin expliquait que Dieu a créé la guerre pour que les Américains découvrent la géographie. Nous le constatons aujourd'hui de façon assez amère. Et nos tâches aujourd'hui, je termine là-dessus, c'est pour vous montrer que lorsque nous parlons de choses locales, lorsque nous parlons de conflits même syndicaux, lorsque nous parlons d'autres perspectives, nous devons absolument en tant que militant révolutionnaire avoir une conscience internationaliste sur le fait que nous voulons abolir les frontières, que nous sommes une seule classe et que cette
classe est la seule qui aujourd'hui pourra libérer l'ensemble de l'humanité parce que nous n'avons rien à perdre à part ce statut de salarié. Nous ne sommes pas propriétaires et nous voulons que l'ensemble des choses de la nature, de la vie et du travail deviennent un bien commun. C'est ça notre perspective et c'est à cela que nous appelons pour commencer les discussions autour des municipales. Vous voyez bien que tout ça est lié. Vous voyez bien que tout ça est imbriqué. Mais surtout, j'attire votre attention sur une chose. Le peuple iranien et aussi le peuple du Libre est en train de subir une agression sans commune mesure en terme de bombardement, de destruction. En quoi est-ce politique de détruire les trois principales usines pharmaceutiques qui permettaient
l'autonomie de l'Iran pour fabriquer ses propres médicaments ? En quoi ceci est quelque chose qui va libérer le peuple iranien ? Évidemment, il n'en est strictement rien. Et s'ils arrivent à négocier avec des molats modérés ou en tout cas compatibles avec le système américain, ils le feront. Ils le feront simplement pour la question de l'argent. Et nous en tant que travailleurs ici et jeunes ou personnes qui cherchent du travail parce qu'on arrive parfois même pas à se faire exploiter dans ce monde totalement injuste. En fait notre perspective et nos biens communs avec les Iraniens, nos intérêts sont exactement les mêmes et nous devons refuser de façon frontale tous ces affrontements. Je vous remercie.
Bonsoir à toutes et à tous. déjà très content de se retrouver ici ce soir et merci du coup à vous tous d'être présent pour ce meeting de fin de campagne du NPA révolutionnaire à Nant. Une campagne qu'on n'a pas voulu mener seul hein euh mais bien avec l'ensemble en fait des travailleurs, des travailleuses et des jeunes qui avaient envie de faire entendre une autre voix dans ces élections, leur voix. Voilà, on arrive au terme de ces élections, cette campagne municipale et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on manque pas de proposition et de promesses de la part des différentes listes. En fait, en éplhant les programmes, il faut avouer qu'on peut être un peu déçu de ce qu'on nous propose quand on voit que on retrouve de programme en programme et d'ailleurs
qu'importe la couleur politique, plus de flics, plus d'arbres, hein. Voilà, on reste sur des intemporels. Et puis aussi les autres propositions bien sûr pour Bamiti, ce qu'il faut c'est un téléphérique. Moi je dis c'est cool, faudra juste pas oublier de construire la montagne qui va avec. Euh pour rester côté transport, on a aussi Mac cour pour qui la solution c'est je cite des bus qui vont vite. Et comment que ça fonctionne des bus qui vont vite ? Et bah certainement avec des pneus qui roulent vite. Bon au-delà des blagues un peu faciles, faut quand même dire qu'il y a un vrai problème au niveau de ces promesses électorales qu'on nous fait. Et ce problème ça n'est pas pour nous la radicalité de telle ou telle
proposition. Ça c'est ce que défendent justement des listes comme celles de Nant populaire. Un programme qui tranche he en effet quand on le compare à celui des autres et dont certains et certaines pourraient même dire qu'il va dans le bon sens. Mais derrière les propositions, encore faut-il se donner les moyens de les appliquer. Reprendre en main le prix des loyers, par exemple, c'est tout à fait juste. Dire qu'il faut les bons élus pour le faire, ça allait de notre point de vue beaucoup moins. Le problème des loyers, mais aussi des transports, de l'alimentation, de l'accès à la santé, aux soins et cetera, c'est pas qu'ils sont mal gérés aujourd'hui, c'est qu'il y a un petit
groupe de personnes à qui il rapportent ces filières là et elle rapportent même gros. En fait, le prix d'un loyer Nantais, c'est pas un problème Nantis, c'est un problème de répartition des richesses. Et on pourra compter ni sur un élan de bienveillance des propriétaires fonciers, ni sur des pouvoirs municipaux qui sont pieds et points liés face à eux. Ça vous aura pas trop échappé. Du coup, nous on n' pas trop euh donné dans les promesses électorales et ça d'ailleurs, je peux vous le dire pour le plus grand malheur he des journalistes qui prenaient le temps de nous interviewer et qui se demandaient bien qu'est-ce qu'on faisait dans cette campagne si c'était pour rien promettre. Un peu comme si la politique c'était un marché à l'étalage et qu'il fallait trouver le bon cri pour aguicher le
client. Et ben nous on a aucune envie en fait de mentir sur la marchandise. On n pas le carnet d'adresse de Chambardelot. On n pas droit au petit dîner avec les promoteurs immobiliers comme Roland. Non, nous ce qu'on a c'est une liste de travailleuses de travailleurs et de jeunes qui qui sont prêts à ouvrir leur gueule alors qu'on nous laisse jamais la parole dans cette société. Et en réalité, il y a bien une promesse qu'on est prêt à faire ici ce soir, c'est celle de continuer à l'ouvrir justement notre gueule bien après ces élections. Notre promesse, c'est de continuer à soutenir comme on le pourra et tant qu'il le fondra les luttes de notre camp social, les luttes de celles et ceux qui font tout tourner aujourd'hui mais qu'on ne laisse jamais décider. J'ajouterai même quelque chose
qu'on dit assez peu et qui pourtant euh est tout aussi important pour nous. On sera là aussi pour celles et ceux qui ne luttent pas. qui n'en ont pas la force ou qui n'en voi pas encore l'intérêt aujourd'hui parce qu'elles sont nombreuses. Oui, les personnes autour de nous qui aujourd'hui désespèrent complètement de la politique, les personnes qu'on voudrait convaincre mais qui se disent à quoi bon vu qu'on nous écoute jamais de toute façon. Et c'est sur ce terrainlà que l'extrême droite prospère aujourd'hui. Moi je compte plus par exemple le nombre de collègues qui m'ont dit voter RN. Pas pour le programme hein, pas non plus pour Le Pen. Ils étaient les premiers à dire que c'était la plus grande des pourris. Mais en fait parce qu'ils en ont marre de ce
système, parce qu'ils en ont marre de ces politiciens plus menteurs les uns que les autres. Même si à Nant les résultats du RN au municipal devraient être plutôt bas et on en est très content. À l'échelle nationale, ces élections, elles sont devenues pour tous les partis politiques la grande répétition générale avant les présidentiels de l'année prochaine. Et quelle forme elle prend du coup cette répétition générale ? Du côté de la gauche, on est plutôt sur une tragédie, hein. Le nouveau Front Populaire, cette large coalition qui va de Gluxman àutou qui devait être défaire vaillamment l'extrême droite, bah il est mort et enterré depuis quelques mois déjà. Et mort pas les armes à la main et de manière héroïque, mais plutôt tué en fait par les calculs politiciens des uns
et des autres. Comme quoi euh les vieilles habitudes ont la peau dure et la gauche n'a vraiment pas besoin des candidatures révolutionnaires pour se retrouver divisé. Mais si la tragédie c'est pas votre truc, ne vous inquiétez pas. Euh dans l'autre salle euh juste à côté, on a droit à une jolie comédie romantique, une union des droits derrière Chambard de l'eau, un truc un peu bizarre, un grand amour qui va de Sarahiri, une macronise de la première heure jusqu'à des proches de Zemour. C'est sûr que en fait quand les uns au pouvoir appliquent la politique des autres, pourquoi se cacher plus longtemps et pas tout simplement faire campagne ensemble ? En fait, c'est ça auquel on doit s'attendre pour les prochaines présidentielles. Des politiciens au service des riches, au
service du patronat qui veulent main dans la main faire rentrer les travailleurs et la jeunesse dans le rang. Alors quelle alternative on dirait face à eux contre le faux choix de Macron Le Pen qu'on s'est déjà tapé deux fois. La gauche, elle elle ressort ses vieux outils. Il faudrait voter pour elle, voter utile surtout et puis finalement choisir le moindre mal. Elle nous demande de voter alors que l'extrême droite est devenue une menace bien concrète. Ces idées, elles influent maintenant l'ensemble de la société. L'extrême droite aujourd'hui, c'est plus un Jean-Marie Le Pen qui fait scandale dans son coin sur les plateaux télé. Non, l'extrême droite aujourd'hui, c'est des policiers qui peuvent tuer impunément des habitants de quartier populaire comme Naël par exemple. Je
fais d'ailleurs une parenthèse là-dessus vu qu'il y a des nouveautés sur cette affaire. Le flic qui est responsable de ce meurtre est désormais poursuivi pour violence ayant provoqué, excusez-moi, je me perds totalement pour violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner. le truc bien dégueulasse quoi. Comme comme si en fait ils avaient pu euh ils auraient pu tout simplement l'inculper euh pour Caressurait fait un peu la même histoire qu'on voit bien qu'il se foutent complètement de notre gueule. L'extrême droite aujourd'hui c'est aussi des travailleurs placés sous OQTF du jour au lendemain comme 13 d'entre eux il y a quelques semaines à commerce. L'extrême droite aujourd'hui, c'est des personnes qui passent à l'acte comme le meurtrier d'Abouakar Sissé, tué
d'une quarantaine de coups de couteau alors qu'il priait dans une mosquée dans le gare. Pour nous, c'est clair. L'extrême droite aujourd'hui, c'est un poison mortel. C'est la meilleure alliée du patronat qui divise les travailleurs et la gauche dans tout ça nous demande de voter. Oui, l'extrême droite, elle progresse dans les urnes, mais entendons-nous bien, le ern, il a pas le monopole des lois racistes et des projets sécuritaires. On n pas eu à que des députés d'extrême droite arrivent au Parlement pour voir des pour voir des gouvernements de droite comme de gauche faire la chasse au sans papier aussi bien queux. Et fondamentalement, au-delà des textes dégueulasses que vote une poignée de vieux politiciens, ce qui nous touche concrètement, c'est la
progression des idées d'extrême droite sur le terrain. Et ce qu'on peut dire là-dessus, c'est que c'est pas un bulletin de vote. C'est pas un élu qui nous protège des attaques dans la rue, dans les quartiers. Et puis disons-le franchement, les positions réac elles sont pas imputables qu'à l'extrême droite. Elles sont d'ailleurs pas imputables qu'à la droite. Les 13 arrestations par exemple de centre papier que j'évoquais tout à l'heure dans le centre-ville de Nant il y a quelques semaines, la police nationale, elle les a pas faites toutes seules. Non, elle était secondée comme c'est tout à fait courant maintenant par la police municipale sous la direction de Johanna Roland. Pour quelqu'un qui dit vouloir faire de Nant une ville d'accueil inconditionnel pour toutes et
tous. C'est quand même un rapport étrange à la réalité. Et puisqu'on parle du PS, on va quand même se rappeler Hollande Hollande s'il vous plaît qui a voulu remettre quand même le couvert sur la déchéance de nationalité après les attentats. On parle du PS mais d'ailleurs faudrait aussi évoquer la France insoumise hein qui a pas l'air si impénétrable que ça au nationalisme. Je vais même pas m'attarder en fait sur les dernières sorties dégueulasses de Mélenchon sur Epstein et Gluxman qui donnent de la force quand même au pirugés antisémites et complotistes, ni même sur la minute de silence qu'ils ont bien tous docilement suivi à l'Assemblée nationale. Mais comme quoi les exemples ils s'accumulent un peu trop en l'espace d'un mois. Alors que en parallèle bah
les députés et les filles, ils débattent avec tous les autres. des budgets militaires qui explosent sans jamais s'exprimer une seule fois contre l'idée même d'une guerre qui se ferait indéiablement sur notre dos à nous travailleuse et travailleurs. Alors oui, on est très clair vis-à-vis des directions de gauche qu'elles soient syndicale ou politique. Avant de nous faire la leçon sur qui voter, il s'agirait de faire son propre bilan. Le nationalisme, qu'il soit social ou réac, il sera toujours du côté du patronat et jamais des classes populaires. LFI, ils veulent protéger les emplois et les familles françaises. Et ben nous, on dit qu'ils veulent surtout garantir les intérêts des patrons bien de chez nous qui exploitent aux quatre coins du aux quatre coins du globe. Pour eux, la
présence française en outre mer, notamment en Kanaki, c'est la fierté nationale. Et ben pour nous, c'est la honte coloniale parce que ils l'ont peut-être oublié. Mais pas nous. Nous, on se rappelle très bien de Frédéric Grochin, militant Canac, déporté dans une prison de métropole et mort enfermé. C'est pas parce que ces partis ne font pas campagne contre les travailleurs immigrés que la politique ils appliquent une fois élu, elle s'attaque pas à eux. Et vu que ça a l'air difficile pour eux de le dire, nous on l'affirme clairement, c'est pas les immigrés, c'est pas les sans papiers qui licencient, mais c'est eux qui se tapent les pires boulots de ce pays. Et on se battra toujours pour l'ouverture des frontières. et la régularisation de toutes et tous. C'est donc ça aussi le voix utile de
gauche. Et là, j'aimerais bien rebondir justement sur la capsule vidéo qui a été diffusée tout à l'heure. La camarade Colistière qui intervient l'a bien précisé le 8 mars de cette année à Santiago du Chili, il avait une consonance bien particulière. Il s'est organisé alors que le pays se préparait à accueillir justement aujourd'hui l'investiture de son nouveau président d'extrême droite, José Antonio Cast. Mais en fait son élection, elle a de fait surtout suivi la tombée en désotipud de son prédécesseur Gabriel Boric. On parle là d'une figure du mouvement étudiant de 2011 qui s'est lancé en politique dans une organisation bien plus à gauche que la France insoumise et dont la campagne avait soulevé un espoir tel dans les classes populaires du Chili que le pays avait
enregistré une participation record aux élections présidentielles. Ça c'est juste histoire de rappeler que la gauche c'est censé ressembler à autre chose que les noms de Rudy d'Algo et le pinard de Rousell. Et ben du coup Borich qui avait promis un état providence, aucune de ses réformes économiques n'ont finalement été appliquées et ça c'était avant qu'il prenne finalement lui-même un tournant sécuritaire et antimigré emprunté à la droite. La gauche en fait elle fait rêver jusqu'à ce qu'elle soit élue. La désillusion qu'elle entraîne en revanche elle se retourne systématiquement contre les travailleurs et elle joue en faveur de l'extrême droite. Le moindre mal quand on le confie à une gouche qui gouverne avec le patronat, c'est juste remettre à plus tard les mêmes problèmes
tout en amplifiant et la crise sociale et l'amourosité politique. C'est un peu pour toutes ces raisons en fait que vous vous êtes fait kidnapper ce soir pendant quelques heures, un soir de semaines en par des révolutionnaires qui vous disent de reprendre vos vies en main. Quand on veut changer les choses, quand on veut pas laisser justement nos vies entre les mains des racistes et des patrons, la gauche, qu'elle se dise radical ou respectable, elle n'est pas notre allié. Et plus largement même, il y a bien une chose qu'on dit à l'ensemble des travailleurs, cette démocratie n'est pas la nôtre. Ce pouvoir politique, peu importe qui l'occupe, ne permet pas d'affronter le patronat, ne permet pas qu'on lui impose la moindre revendication, même la plus minimale.
Alors, comment combattre l'extrême droite ? Quelle alternative on a contre ces idées qui progressent bel et bien à côté de ça, faute de perspective politique pour les jeunes et les classes populaires. Et ben pour notre part, si on croit pas au pouvoir de l'écharpe tricolore, on croit en celui de des travailleurs et des travailleuses. L'alternative, elle est pas à chercher dans tel scrutin. Elle se trouve davantage dans des réunions comme celles de ce soir. ce genre de discussion qu'on voudrait voir plus souvent dans nos quartiers, d'échanges qu'on pourrait mener avec nos collègues de boulot ou nos camarades de promo. Comment on lutte contre l'extrême droite aujourd'hui ? Et bien en s'attaquant à ces idées quand elles infusent notre classe et en se défendant contre elle quand nos patrons
s'en servent pour attaquer nos collègues immigrés. C'est ce qu'on fait nos camarades à Paris dans les hôpitaux contre la chasse au calot. En fait, la direction de l'hôpital s'était mis en tête de cibler certaines soignantes sur des critères totalement racistes. Le port de couvre-chef qui n'ont pourtant aucune connotation religieuse. Mais la mobilisation de leurs collègues, elle a permis d'annuler la leur révocation parce que oui, c'est avant tout en se en ne laissant personne de côté qu'on peut se dresser contre l'alliance de plus en plus ouverte entre les politiques racistes et celles d'austérité dans les boîtes. Et c'est en se tournant vers nos collègues qu'on mesure la force qu'on gagne en s'organisant. C'est pas parce que l'extrême droite progresse d'ailleurs, il faut le dire,
que nos luttes elles reculent. Bien au contraire. Pour rester sur l'hôpital, du coup, les copains qui bossent au CH Nant, ils ont fait le compte et localement depuis octobre, c'est pas moins d'une dizaine de services qui sont mis en grève. Parce que ouais, en fait, quand ça devient impossible de soigner, et ben lutter, c'est plus une option. Que ça soit par manque de moyens ou à cause des chasses aux collègues immigrés par les directions, on aura aucun service qui pourra tenir sans les uns et sans les autres. Mais plutôt que se cantonner à nos luttes par service, c'est en les coordonnant qu'on a le plus de chance de décrocher des victoires. Et des victoires, c'est justement ce qu'on réussit à décrocher les éducateurs et éducatrices de rue du 44 il y a quelques
jours. En fait, ces victoires même partielles et temporaires, elles représentent quelque chose de fondamental pour nous. Elle montre et justement on y revient, elle montre à tous nos collègues qui ne luttent pas, qui n'en ont pas la force ou qui n'en voi pas encore l'intérêt que la force on l'a et qu'on devra lutter pour gagner. Comme on le voit aux États-Unis, c'est pas des élus qui empêchent les rafles de l'ICE, mais bien les habitants de quartier qui n'ont pas attendu ses élus pour s'organiser. L'extrême droite, elle n'incarne que le durcissement du rapport de force qui nous oppose au patronat. La gauche a elle déserté la question sociale alors que nos conditions de vie sont comprimées par les politiques d'austérité et la militarisation.
Mais qu'il le sache les nationalistes de tout bord. Face à eux, il y aura toujours des internationalistes. Qu'il le sache, il n'y aura jamais de frontière entre les travailleurs. Sans nous, rien ne tourne et personne ne pourra contredire ce fait. L'essentiel pour nous reste de le rendre concret. Pour la gauche, les mobilisations ne sont qu'une vitrine pour négocier des miettes. Pour nous, elles sont des points d'appui à coordonner. Je vous remercie.
Merci Alexandre. Nous nous sommes communistes révolutionnaires. Nous pensons que cette société doit être renversée et que c'est à celles et ceux qui font tout tourner de prendre le pouvoir et de décider de tout. Alors oui, cette tâche paraît immense. Elle peut faire peur. Elle peut faire peur aussi. Sans doute que certains parmi nous sentent que la révolution est une nécessité, que ce système n'est qu'injustice et destruction et qu'aucun futur n'est possible en son. Mais sans doute aussi que certains parmi nous, peut-être nombreux, peuvent être effrayés, paralysés par la grandeur de la tâche. La révolution, oui, d'accord, mais nous sommes tout petits. Par quoi commencer ? Alors d'abord une chose, ce n'est pas
parce que nous serons moins petits que la révolution sera plus proche ou plus à portée de main. La révolution ne sera pas le seul fait des militants révolutionnaires. Bien évidemment, nous y serons et bien évidemment aussi on aspire à être plus nombreux. Mais les révolutions n'ont jamais été décrétées ou décidées par les militants. Elle arrivera sans doute quand on ne s'y attendra pas. Cependant, elle se prépare car la démocratie, la nôtre, elle s'apprend et il faut se battre pour l'imposer. Alors, ça commence d'abord en se rassemblant et en discutant comme on le fait ce soir, en discutant de la situation politique, de nos problèmes du quotidien sur nos lieux de travail et
dans nos quartiers, en brisant la glace avec nos collègues, en créant des espaces de discussion. C'est aussi en prenant l'habitude de faire remonter les problèmes, les injustices qu'on vit et dont nous sommes témoins, en rendant visible celles et ceux que personne n'écoute, que personne ne voit dans notre société. D'une certaine manière, et c'est ce qu'on a essayé de faire dans cette campagne, ça commence en devenant un peu toutes et tous des lanceurs d'alerte. Et puis nous, le NPA révolutionnaire, nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour un changement de société. Et heureusement. Alors, se battre pour notre camp social, ça se passe aussi en renforçant les liens et le dialogue entre les différents groupes militants, les associations et les collectifs. En
partageant nos appréciations sur la situation, nos retours dans différents secteurs et en nous entraînant lorsque la situation l'impose. Les révolutionnaires doivent se regrouper et la tâche est d'autant plus importante et pressante que l'on voit la montée des périls partout autour de nous. C'est d'ailleurs pour ça qu'on porte une politique de regroupement des révolutionnaires dans ces élections et au-delà aussi. Bien sûr, tout ça n'est pas suffisant, c'est un préalable. Ces réseaux, ces liens sont indispensables et ils doivent nous permettre de nous défendre collectivement à l'image des travailleurs et travailleuses de Minnéapolis qui se sont organisés à la base en dehors des syndicats ou d'organisations politiques, mais avec cependant des réflexes militants. J'y
reviendrai plus tard. ou encore en Amérique en Amérique latine où d'autres s'organisent pour leur survie. Donc on a vu tout à l'heure une vidéo de notre camarade de Fernanda depuis la manifestation du 8 mars à Santiago et on a pu apercevoir le cortège massif des centaines de milliers de femmes et d'hommes aussi. C'est pas un hasard si les mobilisations féministes sont aussi importantes en Amérique latine. L'Amérique latine est le continent le plus touché par les féminicides. C'est d'ailleurs là-bas que ce terme s'est popularisé. Au Mexique par exemple, les féminicides sont le résultat direct d'un système capitaliste débridé où des jeunes femmes travaillant dans des maquillades de race, ces usines d'assemblage à la
frontière des États-Unis sont surexploitées en dehors de tout droit de tout droit du travail et les obligeant souvent à se prostituer pour avoir un complément de revenu leur permettant de survivre. Ces conditions associées à une impunité totale des criminels ont ont créé le terro idéal pour que les violences faites aux femmes explose. L'organisation des femmes n'est alors pas venue d'une réflexion féministe théorique et abstraite mais bien d'une nécessité pour la survie. De laê de la même manière partout dans le continent et le cas de l'Argentine y est exemplaire, la lutte pour le droit à l'avortement a vu naître des réseaux de solidarité essentiels et ont contribué à créer des mobilisations féministes
extrêmement massives et populaires avec notamment des assemblées niunamenos partout sur le continent en réunissant des milliers de femmes depuis une dizaine d'années. À chaque fois, l'organisation vient d'une nécessité de se protéger soi ou de protéger nos voisins, nos camarades de classe, nos collègues et amis. Mais la riposte s'impose aussi pour empêcher les massacres et les guerres dont nous sommes témoins. Prenons modèle sur nos voisins italiens qui se sont mobilisés massivement pour la Palestine à l'automne dernier. Des manifestations de près d'un million de personnes ont eu lieu dans 80 villes en soutien au peuple palestinien, à la flotti et contre l'augmentation des dépenses militaires, mais aussi des grèves importantes dans
les écoles, les ports et les transports publics. Ces grèves et manifestations étaient appelées par plusieurs syndicats mais ont mobilisé bien au-delà. Cela nous prouve que même sous un gouvernement d'extrême droite tel que celui de Mélonie, il est possible de construire des mobilisations massives. C'est le genre d'expérience dont il faudra qu'on se souvienne vu ce qui nous attend probablement aux élections l'année prochaine. Alors comme je l'ai dit, cette campagne c'est l'occasion pour nous de parler de nos problèmes, de nos conditions de vie. à Nant comme ailleurs. Car les problèmes que nous rencontrons ici ne sont pas déconnectés des problèmes globaux qui traversent toute la société capitaliste. Et contrairement à d'autres, nous ne
faisons pas campagne pour que Nant redevienne populaire. Populaire et ouvrière, elle est déjà. Il n'y a qu'à voir les chiffres. Nant, ce sont 64 % de salariés. Dans les quartiers populaires de la ville, plus de 46 % des gens sont considérés comme pauvres par l'Institut national de statistique. Plus précisément, dans les quartiers populaires, un/ers des gens vivent avec moins de 1070 € par mois et la moitié vivent avec moins de 1350 € par mois. Et le nombre d'allocataires du RSA ne fait qu'augmenter dans certains quartiers avec notamment 40 % dans le quartier Nant Herdre. Nant ce sont aussi 65 % des habitants de la métropole éligibles au logement
social avec plus de 20000 demandes de de logement sociaux en attente. Ce chiffre, au-delà du problème majeur de logement à Nant, il montre aussi que de toute évidence nos revenus sont trop faibles et ne nous permettent pas de vivre correctement. Et ça c'est sans parler des centaines de personnes qui vivent à la rue dont des familles avec enfants et des milliers qui vivent dans des bruit de bidville. Et cette situation sociale, elle n'a pas lieu à Nant qu'à Nant. Bien sûr, en France, alors que 53 personnes possèdent autant que la moitié de la population française réunie, plus de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, soit le niveau le plus élevé
depuis 30 ans. Alors, ces tensions sociales, elles se traduisent politiquement. On assiste à une polarisation sociale et politique avec une radicalisation à droite, la montée du RN et une droite toujours plus décomplexée. À Nant par exemple, le candidat de la droite comme l'a dit Alexandre s'affiche avec des proches de reconquête comme ce matin où il diffit à la fac avec le dirigeant local de l'Uni. Et ces idées réactionnaires et racistes, c'est dans toute la société et bien au-delà de la droite qu'elles sont généralisées. Alors, face à ça, il y a de plus en plus de personnes qui essayent de trouver des solutions à gauche. En France avec la
France insoumise, en Grande-Bretagne avec Hur Party et un peu partout dans le monde. Par exemple, ça n'est pas anodin que Zoran Mamdani était élu maire de New York. Ce jeune démocrate en mettant en avant les problèmes qui affectent la vie des gens comme le coût du logement, des transports, le prix des denrées de première nisté et des gardes d'enfants, achu incarner un espoir de changement pour des millions de personnes. Alors oui, bien sûr, dans les États-Unis de Trump, on comprend bien le vent frais que son élection peut représenter. Et s'il veut réaliser, ne serait-ce qu'une fraction du programme pour lequel il a été élu, il devra s'affronter à l'ensemble de la classe capitaliste new yorkaaise pour pour l'imposer. Et ça, il ne pourra pas le faire sans
que les travailleurs et travailleuses s'opposent et s'organisent pour faire face aux patrons et aux propriétaires. Et on le voit aujourd'hui, pour financer son programme, il lui manque 5,4 milliards de dollars et en tant que maire, il n'a pas les pouvoirs d'augmenter la taxe sur le revenu tel qu'il le souhaiterait. Mais quand bien même en fait, New York n'est pas une ville autonome et on voit bien que les problèmes auxquels sont confrontés les New Yorkaais, ils sont indissociablement liés au reste du monde. Face aux guerres, à la pauvreté et à la précarité, à la destruction méthodique des services les plus essentiels à la population, ce sentiment d'impuissance peut mener au découragement, à la résignation et il peut mener aussi, et ce n'est pas contradictoire, aux solutions qui
paraissent les plus simples, les plus proches, les plus faciles à obtenir sans trop de risque par les élections en sauvant ce qui peut l'être, en essayant localement de faire un peu mieux ou un peu moins pire. Mais ce raisonnement est un piège. Il nous détourne de la seule manière réellement réaliste d'imposer nos revendications par notre organisation et par nos luttes. Ce carburant, c'est le ce raisonnement, c'est le carburant essentiel des listes qui à nant comme ailleurs, promettent de trouver des solutions locales au désastres globaux causé par le capitalisme, jusqu'à des propositions franchement ridicules comme celles de la France insoumise localement qui dans un grand élan de radicalité colle des
stickers sur lesquels on peut lire. Avec des conciergeries municipales, tout va mieux. Évidemment, cela prête à sourire, mais plus fondamentalement, notre problème n'est pas de créer ou non des confières jeries municipales, mais plutôt de bien comprendre ici que créer et défendre des biens publics pour toute la société, cela passera par autre chose que par des mesures technocratiques mises en œuvre par des bons élits de gauche. Il faut une rupture. Oui, il faut plus de lieu collectif, de sociabilité comme on l'a défendu dans la campagne. Mais payer comment ? par nos impôts qui financent un état qui est fondamentalement au service du patronat et de la bourgeoisie. Il y a une contradiction et elle est
énorme. L'appareil d'État, qu'il soit local, régional ou national, n'est pas le nôtre. Ce qu'il faudra, c'est gérer nous-mêmes les ressources, décider nous-même de ce dont on a besoin, de conciergerie et d'autres trucs plus utiles. Par exemple, des crèches sans lesquelles il n'est pas envisageable d'imaginer l'autonomie des femmes. Pas pour qu'elles aillent se faire exploiter, non, mais parce qu'on pense que c'est important que l'éducation de nos enfants soient socialisée, qu'elle soit prise en charge collectivement. Oui, ça serait un changement radical, mais on peut pas nous dire que ça serait utopique. des cantines qui permettraient à la fois à tout le monde de pouvoir se nourrir correctement, mais aussi de briser l'isolement que nous impose cette
société ou encore des transports en commun gratuits, c'est-à-dire payés par les patrons, pas par nos impôts et fréquent plus que rapide. des transports pas pour consommer le weekend dans Centrre-ville mais pour vivre et aussi des logements pour tous construit en fonction de nos besoins en toute transparence et sous contrôle de ceux qui y habitent et non pour que les promoteurs immobiliers et les grands groupes de BTP fassent leur chougrat. Pour tout cela et pour bien d'autres choses encore qu'on pourra discuter tout à l'heure si vous souhaitez, la perspective qu'on défend, c'est une perspective révolutionnaire. Révolutionnaire, ça veut pas dire qu'on attendra le jour plus ou moins lointain
de la révolution pour se battre contre tous les ravages de cette société. ces fameux lendemains qui chantent promis par le parti le parti communiste pendant des décennies à ses militants pour mieux leur faire avaler toutes les compromissions et toutes les trahisons. Non, agir en militant révolutionnaire aujourd'hui, c'est être de toutes les luttes et de toutes les préoccupations de notre classe sociale. C'est refuser de se laisser embarquer dans l'Union nationale dernière derrière les généraux de la bourgeoisie. C'est lutter avec nos collègues pour nos conditions de travail, pour nos salaires, contre les racismes, le racisme des chefs et des flics. Révolutionnaire, ça veut pas dire non plus avoir des super slogans hyper radicaux, encore plus radicaux que les
réformistes soi-disant radicaux. La révolution, ça n'est pas plus, c'est autre chose. Une situation révolutionnaire, c'est quand les gens ne peuvent plus vivre comme avant. Quand le simple fait de vivre dignement exige que des milliers ou des millions de travailleuses et de travailleurs prennent leurs affaires en main. Et contrairement à ce qu'on pense, ces situations ne sont pas si rares. Elles ne elles ne débouchent évidemment pas toutes sur une crise révolutionnaire, ni on l'aurait vu, sur la prise du pouvoir par le prolétariat. Mais quand des milliers de travailleurs de Minnéapolis s'organisent à la base en mil de quartier pour mettre hors d'état de nuire l'ICE, la police de Trump,
qu'il se protège collectivement dans les quartiers, dans les écoles avec les parents d'élèves, le personnel de l'éducation et qu'ils développent leurs propres outils, des outils informatiques pour signaler les flics de l' sur l'application, sur une application ou encore un système de sifflet pour signaler la présence des flics au sans papier dans les environs. Quand ils font tout cela, ils organisent un contrepouvoir. Imaginons un instant que ce genre de contrepouvoir se propage, que ses milices et ses organisations spontanées se coordonnent. On aurait là quelque chose d'explosif qui pourrait vraiment s'affronter à l'État et au pouvoir de la bourgeoisie. Et rappelons-nous, cette mobilisation
massive contre l'IC a eu lieu il y a quelques mois dans les États-Unis de Trump. ce Trump qui semble invincible et au-dessus de tout. Cette mobilisation a révélé une fragilité dans le système. Ce même Trump est non seulement contesté dans son propre pays, mais en plus il a été contraint de retirer l'IS du Minnesota. Là encore, dans ce contexte morose, retenons bien cette leçon. Donc avant de laisser la place à Selma, je voudrais conclure en rappelant que c'est là tout le sens de ce qu'on a dit et répété pendant cette campagne. Il faut qu'on prenne nos affaires en main, que celles et ceux qui font tout tourner dans cette dans cette société décident de tout.
Alors, on a peu d'illusion quant au fait qu'Alexandre et moi on soit élu au conseil municipal. Si on se présente, c'est évidemment pas parce qu'on pense qu'un bulletin de vote peut changer les choses, au contraire. Mais se présenter à Nant dans le contexte actuel, c'est important pour faire porter la voix des opprimés, des exploités et pour se compter aussi. Nous serons bien plus nombreux que le petit nombre qui est ici ce soir à glisser un bulletin ouvrier révolutionnaire ou lutte ouvrière dans l'Unando. Et si les travailleurs envoyaient des militants révolutionnaires dans les conseils municipaux à l'Assemblée nationale, ce serait quand même une sacrée épine dans le pied de ceux qui nous gouvernent et qui n'aiment pas qu'on vienne mettre nos nez dans leurs
petites affaires. Et pour reprendre la formule d'Alexandre tout à l'heure, non seulement on fermerait pas nos gueules, mais on ouvrirait bien grand nos yeux et nos oreilles. Merci.
Bonsoir. Donc oui, alors moi je suis conductrice de bus à Ivri là où je me présente et c'est vrai que déjà des bus plus rapides là comme ça ça inspire rien mais on aura peut-être l'occasion d'en discuter. Et donc je me présente à Yvri où je j'y travaille et où j'y vis. Et la dernière fois dans une activité de distribution de de tracte, il y a une jeune en prenant le tract qui me dit "Mais contre qui vous êtes dans ces élections ? Et alors là comme ça, ça m'a un peu surprise parce qu'en fait contrairement à ce qu'on dit souvent de l'extrême gauche qui est contre tout, en fait on fait campagne pour plein de choses. On fait campagne pour des villes ouvrières et révolutionnaires. On fait campagne pour que les travailleurs et travailleuses décident de tout. On fait
campagne bah pour affirmer avec nos listes que face à tout ce qui se passe, il y a pas de fatalité. En fait, il y a une autre voix, c'est celle de prendre nos affaires en main, comme le disait Sarah, et de répondre en fait à l'offensive qu'on nous mène. Alors, contre quoi on est ? Parce qu'on est quand même contre des choses. Bah, d'abord contre tous ceux qui organisent, qui mènent et qui accompagnent cette offensive. Et les premiers qui l'organisent cette offensive, c'est Macron et son gouvernement. Donc, évidemment que cette campagne, elle est quand même contre Macron et son gouvernement. Macron, c'est le président des riches. C'est celui qui a permis, vous l'avez tous vu, avec le rapport Oxfam, aux 32 milliardaires de doubler leur fortune depuis le début qu'il est
depuis le début qu'il est au pouvoir. Et aujourd'hui, Macron, c'est aussi le premier militant de la guerre, hein, qui nous dit depuis le Charles de Gaulle qu'il est contre. Mais c'est quand même une certaine manière d'être contre la guerre que de le faire depuis et de le faire à bord de 42000 tonnes de dissuasion diplomatique. Alors vous allez me dire c'est pas Macron qui se présente au municipal. C'est vrai, il serait pas élu d'ailleurs, je pense s'il se présentait au municipal. Mais c'est quand même tous les candidats macronistes et de droite qu'on a un peu du mal à reconnaître parce que quand on voit leur nom de liste et en même temps quand tu portes le bilan de 10 ans de politique austéritaire et antisociale, tu préfères te présenter avec un nom de liste en fait qui dit rien du tout.
Alors, j'ai un peu fait mes devoirs ici. Je crois que c'est votre nouveau souffle pour Nant, mais ça aurait pu être Nant plus belle, Nant avant tout, Nant qui respire, enfin voyez ce genre de de liste. Et c'est sûr que sur le papier, ça fait mieux que Nant qui a voté le budget d'austérité, Nant qui a filé 200 milliards de subventions au patronat, Nant qui assume le mandat pendant lequel 13000 millionnaires ne payent pas leurs impôts. Nant ville de la retraite à 67 ans. Nant ville des lois racistes. Nant ville du réarmement démographique nécessaire pour la guerre. Nant ville de tu casses, tu répare, tu défies l'autorité. On t'apprend à la respecter. Ça date un peu mais c'est toujours aussi efficace. Nant du pour être craint, il
faut être puissant. C'est plus récent ça. C'est Macron dans son discours sur le nucléaire où Nant ville des 450 milliards pour le budget militaire. Bref, vous voyez ce que je veux dire. Donc oui, c'est nos premiers adversaires parce que c'est eux qui sont au gouverneille aujourd'hui et c'est eux en fait les organisateurs de la misère et de la pauvreté qui fait que augmenter. Et c'est aussi eux de fait les porte-paroles du patronat aujourd'hui pour légitimer en fait toutes les attaques sur les travailleurs et les travailleuses par aussi une propagande nationaliste et militaire qui nous dit qu'il va falloir qu'on se sacrifie. Et c'est nos premiers adversaires aussi parce que c'est eux quand même qui ont déroulé le tapis rouge à l'extrême droite. C'est Macron et ces
gouvernements successifs qui ont permis que le spectre politique se déplace à tel point qu'aujourd'hui c'est normal de voir des défilés fascistes à la télé. C'est devenu normal que Pétin il soit revenu à la mode. Revenu à la mode par sa devise. Je pense que vous avez vu he travail famille patrie dans la bouche de Martine Vassal, candidate de la droite, même pas de l'extrême droite, de la droite à Marseille et revenu à la mode aussi par ses thèses, par ces thèses antisémites comme l'antifrance dans la bouche de Aurore Berger. Mais en fait quelque part c'est bienvenu parce que ça permet de rappeler que les antisémites bah c'est pas les militants contre le génocide en Palestine. Les antisémites c'est bien les militants du gouvernement et de l'extrême droite et chasser le
naturel il revient toujours au galot. Ils ont finir par les revendiquer leur vraie racine. Et c'est eux les racistes aussi hein, parce que tous les plateaux télés qu'ils utilisent pour faire en fait des juifs à travers toutes ces pseudos accusation d'antisémitisme d'antisémitisme des variables d'ajustement, manifestation en solidarité à la Péestine, hop une petite dose d'accusation d'antisémitisme contre les musulmans, un meeting de Rimaassan contre le génocide, hop une petite dose d'accusation d'antisémitisme contre la France insoumise. Et là, tu vas critiquer les bombardements menés par Trump et Netaniaou. Tu vas te faire accuser d'antisémitisme aussi ou d'islamiste. Selon de quel côté ton la pièce, ça dépend des jours. Alors, c'est quoi le rapport ? En fait, nous ici, on
est contre tous les racismes, on le dit. On est contre l'antisémitisme comme Macron, il range tous les juifs derrière Netaniaou pour mieux associer l'antisionisme, c'est-à-dire en fait la critique d'un projet colonial de l'État d'Israël à de l'antisémitisme. Mais on est aussi contre et on combat bec et ongle les autres racismes qui sont eux largement défendus par le gouvernement et qui sont largement organisés par le gouvernement. Ils sont concrètement organisés par toutes les lois racistes, par la loi séparatisme de Castex, par les rafles de Retaillot dans les transports, par les circulaires aussi de Retaillot qui font que un seul exemple rien qu'à Paris aujourd'hui, c'est près de 30000 travailleurs immigrés qui peuvent pas renouveler leurs papiers parce qu'ils sont gostés par la
préfecture. C'est ça la réalité de leur loi raciste. Et on combat aussi une autre politique raciste qui est celle de la fermeture des frontières en France et en Europe. Et celle-là, elle laisse crever chaque année des milliers de personnes. Et là, on est que le 11 mars 2026. L'année, elle a à peine commencé et ce début d'année, il est déjà compté comme un des plus meurtriers depuis 2014. C'est terrible. C'est 606 personnes qui sont déjà mortes en 2 mois en fait en tentant de fuir leur misère, ça fait près de 9 personnes par jour qui sont mortes depuis le 1er janvier. Alors, ce racisme, on le combat partout où on est. dans les universités aussi avec ce programme là bienvenue en France qui est totalement discriminatoire contre les étudiants étrangers et bien
sûr on le combat aussi dans les boîtes parce que alors là avec les patrons on a absolument pas les mêmes priorités à la RATP par exemple là où je bosse les patrons là leur préoccupation c'est de nous pondre une note qui s'appelle laïcité neutralité qui a rien à voir ni avec la laïcité ni avec la neutralité mais en fait qui demande aux chefs les plus aés de faire la chasse aux bouteilles d'eau dans les toilettes la chasse à tous signes religieux et politiques hein tant qu'on y est à nos gimants et qui s'en prend aussi explicitement aux salariés les plus précaires de l'entreprise, c'est-à-dire aux salariés de la sous-traitance et explicitement et c'est écrit noir sur blanc dans l'annexe de la note au salariés du nettoyage. Alors le plus fou dans tout ça, c'est
que ils ont même pas réussi à le faire tout seul. Ils ont voulu demander de l'aide la direction de la RATP pour cette note et ils ont voulu inviter des experts. Et alors là, c'était qui les experts ? Je vous le donne en 1000. C'était le printemps républicain. Donc ils ont voulu demander aux réactionnaires comme Caroline Four de les conseiller sur la laïcité et la neutralité. Mais est-ce que vraiment c'est ça notre problème ? Est-ce que c'est la laïcité et la neutralité dans l'entreprise ? Je vais vous dire c'est quoi nous à la RATP nos problèmes nos problèmes à la RATP c'est que les jeunes qui sont rentrés récemment comme moi, on est payé 300 € de moins que les anciens pour le même travail. Nos problèmes, c'est que en été, on roule avec 90 % de bus qui sont pas climatisés dans mon
dépôt. Nos problèmes, c'est qu'en ce moment, on fait face à une attaque de division en règle où chaque dépôt est transféré dans une filiale de droit privé d'un des grands groupes capitalistes du transport. C'est ça nos problèmes. Nos problèmes, c'est que là, en ce moment, on est en pleine négociation annuelle obligatoire et tenez-vous bien, la boîte, elle propose 0,08 % d'augmentation de salaire. Sur un salaire de 1800 balles comme le mien, bah ça fait même pas 2 €. Et alors là, ils ont un peu changé de braquet et ils ont dit "On va quand même vous donner des primes, on va vous donner des primes mais pour que vous bossiez le weekend." Voilà, c'est ça la réalité et c'est ça nos problématiques et c'est ça nos problèmes. C'est pas qu'on soit noir, arabe, blanc, asiatique, on est des
croyances religieuses où nous notre problème c'est justement que de la politique dans les entreprises, on en fait pas assez et qu'il faudrait qu'on en fasse plus et tous ensemble. Et j'ai un collègue qui dit souvent, il dit souvent "L'Union fait la force, la misère divise." Bah il a raison. Il a raison. Et c'est pour ça que notre taf en fait, c'est de se battre pour que bah ce soit toujours la solidarité entre nous, toujours importe nos métiers, nos entreprise, que ce soit toujours ça qui prime et ça c'est un combat pour l'unité de notre de notre classe et il est indispensable aujourd'hui. Et vous voyez ça, ben en fait, on le fait tous les jours partout où on est. Et notre activité militante, c'est notre activité militante au quotidien. Et donc, elle est forcément aussi dirigé
contre l'extrême droite et ses idées et les campagnes municipales, elles nous permettent de décupler en fait cette activité. Donc on est bien sûr aussi on se bat bien sûr aussi contre contre l'extrême droite. Alors contre l'extrême droite, on n'est pas des rêveurs. On assume la réalité dans laquelle on est aujourd'hui. La réalité dans laquelle on est c'est que c'est l'extrême droite qui tient le crachoir. C'est l'extrême droite qui tient le crachoir à tel point qu'on est sommé de pleurer avec eux quand un fasciste meurt pour les idées qu'il portent. Mais à Lyon, ce fasciste et ses amis, il portait pas que des idées, il portait des cagoules aussi. Et s'il portait des cagoules, c'est parce que les violents c'est eux. Un sur les 40 dernières années, l'extrême droite,
elle a tué une cinquantaine de fois. Federico Martin Arambourou, Jamel Bjabala, Ibrahim Sissé, Ichamiraoui, Clément Micue et on aurait pas le temps pas assez de ce meeting pour tous les citer. Mais en fait, il faudrait parce que eux, c'est pas une minute de silence, c'est des années d'un silence de plomb, des politiques et des médias auxquels ils ont eu droit. Et pourtant eux, le jour où ils sont morts, ils avaient pas décidé de porter des cagoules. Ils allaient au travail, ils étaient en terrasse, ils allaient faire leur course. Et ça, ça dit beaucoup en fait de l'extrême droite qui tue parce que le plus souvent les victimes de l'extrême droite, elles sont assassinées pour ce qu'elles sont et pas pour ce qu'elles font. Alors oui, l'extrême droite, elle est violente,
mais c'est pas une surprise, c'est pas une nouveauté et en fait c'est pas non plus un hasard parce que l'extrême droite, c'est les militants de toutes les inégalités, c'est les militants de toutes les dominations. La domination des blancs sur tout le reste, la domination des natifs sur les immigrés, la domination des hommes contre les femmes. Et en fait derrière ça, ils défendent et il protège un autre type de domination, c'est la domination des patrons sur les travailleurs. Alors c'est sûr qu'avec des idées pareilles, évidemment que l'extrême droite, elle est violente et elle est c'est même indissociable en fait de son projet politique. Mais attention quand même parce que l'extrême droite, elle a pas le monopole de la violence dans cette société parce
que la violence justement elle vient avant tout de cette société capitaliste telle qu'elle est. Tous les violents, ils portent pas tous des cagoules. Et les plus grands défenseurs de la violence d'ailleurs souvent c'est des cravates qui portent. Les plus grands défenseurs des de la violence en cravate. C'est par exemple les politiques qui nous font bosser jusqu'à 64 ans quand on meurt pas avant et qui licencie. Ceux qui privent des familles entières de revenus par des licenciements en masse et qui tapent sur le chômage derrière. Ça c'est violent. Arracher une chemise à un patron, c'est quoi en face ? transformer des guerres commerciales en guerres tout court en Ukraine ou en Iran et soutenir un génocide à Gaza, ça c'est violent. refuser leur union nationale, refuser le
drapeau bleu blanc rouge colonial, refuser de chanter leur marseillaise, c'est pas violent, c'est des réflexes de défense nécessaire de notre classe. Laisser 350000 personnes à l'échelle nationale sans dom sans domicile fixe, y compris jusqu'à la mort alors qu'il y a 3 millions 3 millions de logements qui sont vides. Ça c'est violent. casser des portes pour réquisitionner des logements vides. Quit à le faire en dehors du cadre même de leur loi de réquisition parce que de toute façon personne la respecte cette loi. Ça c'est pas violent. Ça c'est un réflexe nécessaire de défense de notre classe. Alors qui décide dans cette société ? Bah c'est ses patrons. C'est les patrons licencieurs. C'est les patrons harceleurs, c'est les grands patrons tout courts en fait qui décident de
tout. Et ça on le sent bien dans les entreprises parce que les patrons, ils sont à l'offensive. Ce qu'on a en face de nous entre en ce moment c'est un patronat de combat. qui veut nous faire reculer et qui cherche à récupérer ce qu'il a perdu en fait par les luttes parce que c'est ça la lutte de classe. C'est c'est ce qu'on réussit nous à à obtenir, c'est ce qu'ils vont perdre. Mais quand la concurrence elle est rude et qu'il faut maintenir et augmenter leur profit, bah c'est la guerre contre les travailleurs aussi qui est à l'ordre du jour. Alors, c'est jamais eux qu'on a directement en face, notamment dans les élections, c'est plutôt leurs représentants, mais nous, c'est directement face à eux qu'on se présente en fait dans ces élections pour défendre notre camp et les intérêts des
travailleurs et des travailleuses dans cette guerre sociale qui sont en train de nous mener. Et c'est cette guerre quand qui nous mène quand les augmentations de salaires, je vous parlais de ce qui se passe à la RATP, mais en général quand ces augmentations de salaires, elles dépassent pas les 50 €. Et c'était le cas dans une boîte de la de la pharmaceutique à côté de là où j'habite à Senexi en région parisienne où les travailleurs bah là aussi ils ont eu un réflexe de défense de leur classe. Ils sont mis en grève reconductible pendant plus d'une semaine avec des assemblées générales et ils sont incrustés par exemple au CSE parce que quand les travailleurs ils décident d'utiliser leur meilleure arme, celle de la grève, bah c'est plus le patron qui a les pleins pouvoirs dans l'entreprise.
Et ça c'est déjà quelque chose de précieux à gagner dans chaque lutte qu'on mène. Et c'est pas, je le dis pas parce que c'est quelque chose qui flotte en l'air, c'est quelque chose de précieux de comprendre ça quand on se bat dans les entreprises. C'est aussi cette guerre à la productivité qui nous mène quand euh sur le tram, hein, à côté de là où j'habite par exemple, euh les travailleurs, ils ont même pas le temps de descendre aux toilettes entre un aller et un retour. Et c'est aussi cette guerre quand on nous prépare bah encore une fois à l'augmentation du prix de l'essence. L'essence, elle a passé les 2 € là après une semaine d'agression de Trump contre l'Iran. Mais pourtant, on nous a expliqué que l'essence qui est dans les stations, c'est du pétrole qui date de
il y a un mois ou un an et demi. Donc ça n'a rien à voir avec la guerre. En revanche, ça a tout à la spéculation. Il y a des spéculateurs, des grands groupes capitalistes, les profiteurs de guerre qui s'en mettent plein les poches comme ils s'en mettent plein les poches en fait à chaque occasion, que ce soit le Covid, la guerre en Ukraine et aujourd'hui les aventures militaristes de Trump et de Macron. Et c'est aussi la guerre au profit et à l'intensification du travail hein qui nous mène quand il ferment des usines comme à Poissie. Et je vous dis dans la même phrase fermer des usines et guerre et intensification. Oui, l'intensification et les fermetures, c'est lié. Il y a un rapport parce que quand une usine est ferme quelque part, ben c'est pour exploiter
encore plus dans une autre, qu'elle soit en France, en Europe ou ailleurs. Et c'est de ce point de vue en fait que nos intérêts de travailleurs, ils ont pas de frontière parce que l'exploitation capitaliste, elle en a pas de frontière et que les patrons licenciaurs, ils les regardent à l'échelle internationale leur course au profit. Et c'est aussi cette guerre Alexandre, il en a parlé he dans les services utiles à la population comme les transports ou l'hôpital. Et là ce qui se passe dans les hôpitaux de Paris, la guerre qui est menée contre les travailleurs et les et les travailleuses, mais c'est c'est clairement sur des critères raciste. Le port du calot dont dont on parlait, c'était obligatoire pour tout le monde pendant le Covid. Et aujourd'hui, quand
c'est porté sur la tête de quelqu'un qui est noir ou arabe, c'est devenu un signe religieux. Et ben nous on envoie tout notre salut et notre pensée à Majouine qui est infirmière qui en a subi des conséquences parce qu'elle s'est faite radié mais Majouine elle a pas baissé la tête, elle s'est battue avec ses collègues et aujourd'hui si l'hôpital il continue de l'attaquer, ils ont été contraints de la réintégrer et ça c'est une victoire. Et face à des capitalistes qui sont déterminés he à faire de nous de la chair à patron ou de la chair à canon, ben on a des choses à dire. Et ce qu'on veut dire déjà, c'est qu'il y aura pas d'arrangement, il y aura pas de solution institutionnelle et il y aura pas de coalition électorale qui va nous défendre dans cette situation. Donc
on se présente aussi contre la gauche et quand je dis la gauche, c'est depuis le Parti socialiste jusqu'à la France insoumise. Et il y a eu des exemples qui ont été donnés ici mais à Paris par exemple la France insoumise Sopia Chikirou là il y a quelques jours, elle faisait elle faisait son meeting et alors elle disait "La vraie gauche c'est nous parce que il se présente pas avec le PS, faut le préciser. Il se présente pas avec le PS à Paris. La vraie gauche c'est nous. On n'est pas des politiciens qui allont chercher des places. Mais en fait, qu'est-ce ils pensent que on on regarde plus ce qui se passe en dehors de la ville où on est pendant les élections qu'on le sait pas que il y a 60 villes où le PS et la France insoumise il se présentent ensemble ? Et
euh quoi ? On a oublié le nouveau Front populaire pendant les législatives. C'était quoi ce Front populaire ? Est-ce qu'ils nous ont défendu avec ce nouveau Front populaire ? Dès le premier tour des législatives, ils ont réhabilité François Hollande, le PS qui était mort. Enfin, le PS qui aujourd'hui a voté le budget d'austérité main dans la main avec le gouvernement, qui marche à la guerre main dans la main avec le gouvernement. François Hollande, le président dont l'ennemi c'était la finance et qui a enfanté Macron quand même et qui a mené une attaque historique d'ampleur contre les travailleurs et les travailleuses en 2016. C'était la loi travail. Ça c'est François Hollande réhabilité par le nouveau Front populaire. Et encore ça c'était que le premier tour parce qu'au
deuxème tour des législatives, c'est carrément Borne et Darmanin qu'ils ont réhabilité à qui ils ont fait la courte échelle. Et les Bornes et Darmanin qu'est-ce qu'ils ont fait directement après ? Bah une passe décisive au Rassemblement national he y compris en appliquant des PS entiers de leur programme y compris en proposant des deales électoraux dans ces municipales contre la France insoumise. Ça c'est pas une hypothèse, c'est la réalité. C'est des faits. Donc nous, communistes révolutionnaires, militants du NPA révolutionnaire qui se présentons aux élections municipal dans 29 villes avec 1300 candidats, bah on se présente aussi pour dire que la montée des idées réactionnaires, c'est pas un échec du barrage électoral, c'est son résultat. Et d'ailleurs, en général quand on fait
un barrage, ça fait monter l'eau. Et faire monter l'eau pour en avoir une bonne réserve, bah c'est ça qui fait en fait Macron depuis le début, s'assurer d'avoir une bonne réserve de bour et actionnaire pour bien faire peser la responsabilité sur les uns ou sur les autres quand ils veulent se frayer un passage. Bah notre rôle c'est pas de participer à ça. Notre rôle c'est pas de faire un barrage électoral à l'extrême droite, c'est de la combattre l'extrême droite et jusque dans la tête de nos collègues et de la vaincre partout. Mais ça pour pouvoir le faire, il faut assumer clairement un projet de société et des méthodes. Alors notre projet, bah Sarah l'a dit, c'est celle d'une société débarrassée de l'exploitation et des oppressions qui la soutiennent. Notre
perspective, c'est d'en finir une bonne fois pour toutes avec le système capitaliste. Et nos méthodes, bah c'est les méthodes de la lutte des classes, du mouvement ouvrier révolutionnaire. Et ce mouvement, il a une histoire, il a des expériences, des victoires, des fêtes. Et on le sait hein, toutes les conquêtes social, on le dit souvent, vous nous entendez souvent le dire, toutes les conquêtes sociales, elles ont été arrachées par les luttes. Mais à chaque fois, dès la seconde d'après, les capitalistes, ils se sont organisés pour reprendre ce qu'on leur a pris. Alors, bien sûr que on pourra et il faudra refaire des juin 36, des mai 68. On aura pas le choix de toute façon pour aller chercher des nouveaux droits, mais on sait que à chaque fois il reviendront à
la charge et que la seule issue c'est de leur arracher le pouvoir et de remettre la société à l'endroit. Et on a une organisation aussi pour défendre tout ça, le NPA révolutionnaire pour pouvoir mettre en œuvre ses perspectives et ses méthodes. Et là, notre force c'est important, c'est notre nombre. On manque pas d'idée, par contre, on manque de militants parce qu'on sait qu'on s'en sortira pas ni avec des bagarres de rue, ni avec des bagarres parlementaires. On dit pas qu'il faut jamais en faire, mais on dit que l'essentiel, il est pas là. On dit que en fait aucun politicien, même de gauche, n'a le pouvoir de nous défendre contre les capitalistes et si tentez qu'ils en aient envie parce que bien souvent les capitalistes, c'est plutôt leurs amis. Alors, pour nous défendre, qu'est-ce
qu'il faut faire ? pas, il faut qu'on y aille tous et toutes ensemble et qu'on arrête de respecter leurs règles du jeu aussi. Leur règle du jeu par exemple, c'est de se remettre aux instances du dialogue social et aux représentants du personnel quand on a un problème dans les entreprises ou de s'en mettre aux institutions pendant les élections par exemple quand on a un problème dans le dans nos vies parce que c'est ça les élections en fait c'est le grand moment où on te fait croire que ça y est le droit de décider et de choisir quelle politique va réellement être menée. Mais si vraiment c'était ça, est-ce qu'on aurait à chaque fois le sentiment de voter pour le moindre mal ? Est-ce que vous en avez croisé beaucoup des travailleurs et des travailleuses, des
jeunes des milieux populaires qui ont voté en étant fiers de le faire ? Et pour cause, parce qu'à chaque fois qu'une majorité s'est dégagée, par exemple pour des politiques de gauche, mais à chaque fois la gauche de gouvernement, elle a mené des politiques propatronales dignes de la droite. Alors, les élections, elles changent rien parce que le vrai pouvoir, il est où ? il est dans les conseils d'administration des grands groupes capitalistes et eux ils sont élus mais par des actionnaires, pas par des citoyens comme on nous appelle et tous ceux qui à gauche en fait voudraient nous faire croire le contraire pour gratter des voix des places bien au chaud pour leur carrière de politiciens professionnels, ben eux ils sont responsables du dégoût que la politique
elle inspire aux ouvriers et dont Alexandre parler. Et ça c'est un problème parce qu'un des c'est un des goûts qui est bien compréhensible mais qui fait le carbluant de l'extrême droite. Alors j'ai pas besoin de vous préciser que si le NPA révolutionnaire il participe aux élections et qui se présente au municipal, c'est pas pour changer nos vies, mais par contre c'est pour pouvoir euh donner cette possibilité d'un vote par conviction. pas un vote du moins pire, mais en fait un vote de classe. Si on se présente aux élections, comme je vous disais, bah c'est pour attraper euh ses patrons pour qui euh on vote jamais, mais que c'est toujours eux qui décident, hein. C'est eux qui décident s'il te lissent ou pas. Il si ils décident s'ils ont le droit de te proposer 0,08 % d'augmentation euh de
salaire. Ils ont le droit de t'humilier, ils ont le droit de t'imposer des conditions de travail parce que tu es pas content mais quand même, tu l'as signé ce contrat de soumission à ton patron. Donc c'est que tu le voulais bien. Et eux c'est jamais le sujet des élections, ni des municipales, ni des législatives, ni des européennes, ni des présidentielles. Et bah nous, cette guerre de classe qui nous mène et la nécessité d'y répondre par nous-même et collectivement et bah en tant que travailleur et travailleuse pour imposer ce dont on a besoin pour vivre et pas survivre, on veut et on va le mettre à l'ordre du jour de toutes les élections auxquelles on sera. Et Alexandre et Sarah par exemple, ils ont pas d'amis dans ce monde là hein, dans le monde des patrouillons des
politiques. Je crois pas. Non, je vous assure que non. Des spéculateurs parce que nos candidats, ils sont issus du monde du travail et ils ont pas peur non plus de se confronter et de faire des étincelles si besoin. Et on a pas de problème nous à se fâcher avec ce monde là. On veut bien affronter les grands propriétaires et même le préfet parce que en terme de réquisition, il a son mot à dire, il risque de pas partager entièrement nos positions sur la question. Et ben on peut les affronter. On les affrontera pas par la seule force d'un conseil municipal, ça c'est sûr, mais par notre force collective en étant mobilisé et organisé. Parce que si eux ils peuvent envoyer des huissiers la police pour forcer les portes et mettre les gens dehors, ben on pourrait faire
la même chose pour mettre les gens dedans. Donc c'est pour ça qu'on se présente aux élections municipales, pas avec des promesses de campagne, avec des revendications et des objectifs de lutte. Des élus révolutionnaires, oui, ça pourrait être des points d'appui, mais il pourrai pas affronter seul nos adversaires, les capitalistes, leur larbin politique, les spéculateurs immobiliers, les patrons poluaires, les violents en cravat, les violents en cagoule. Pour ça, il va falloir jouer collectivement. Et ben, si c'est ça que vous pensez, il faut voter pour notre liste tout simplement. Il faut voter pour notre liste aussi pour dire que face à l'extrême droite, on va pas s'excuser et on va pas baisser la tête et on n'en veut pas de leur monde où chacun écrase son voisin. Il
faut voter pour notre liste pour dire aux capitalistes qu'on se laissera pas écraser et que toujours ils auront face à eux des travailleurs pour se défendre pour se défendre par la grève et qui leur conteste le pouvoir dans les entreprises. Et j'insiste là-dessus, notre boulot c'est de contester le pouvoir aux capitalistes, pas de gérer leurs institutions. Il faut voter pour notre liste en fait comme un vote de revanche ouvrière. En fait, c'est un vote pour donner de la force à toutes celles et ceux oui, qui veulent se battre. Et si il y en aurait ici qui seraient blasé, qui voudraient s'abstenir, bah moi je pense qu'il faut quand même voter pour nous pour celles et ceux qui ont pas le droit de vote parce qu'ils sont étrangers pour voter pour la régularisation de tous les sans
papiers et toutes celles et ceux qui vivent et qui travaillent ici à toutes les élections. Et d'ailleurs, autre argument de taille, si le droit de vote il était pour ceux qui bossent et qui travaillent, il y a quelques patrons et quelques rentiers qui seraient bien emmerdés d'être privés de ce droit de vote et ça nous irait bien. Alors le 15 mars, c'est qu'une élection municipale. Ça va pas changer nos vies parce qu'il y a que les luttes qu'ils peuvent mais par contre c'est une occasion. Donc on peut faire ce qu'on attend de nous. On peut voter un coup à droite, un coup à gauche pour choisir de quel côté en fait vont venir les coups que de toute façon on va se prendre dans la gueule. Ou alors on peut utiliser ce bulletin de vote pour dire que les coûts on va les rendre. Et
ben le bulletin de vote qui dit ça c'est celui de la liste notes ouvrière et révolutionnaire.