Pour le patron du PS dans les Pyrénées-Orientales, "les lycéens doivent continuer à manifester"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse directe
On va parler des lycées et de la primaire socialiste. Mais d'abord, le prix du gasoil...
- 2:05OuverteRéponse directe
Concernant le mouvement des lycées, le Premier ministre a expliqué hier que plusieurs chantiers étaient ouverts... Est-ce qu'il vous a convaincu ?
- 3:15FerméeRéponse directe
Pour être clair ce matin, vous dites à tous les lycéens de continuer à manifester ?
- 3:38FerméeRéponse partielle
L'état des lycées, c'est de la responsabilité de la région. Est-ce que ça veut dire que vous avez mal travaillé ?
- 5:12OuverteRéponse directe
On va parler de la primaire de la gauche socialiste et démocratique. Vous allez voter pour qui ?
- 6:11RelanceRéponse partielle
C'est quand même pas donné une primaire des gens de gauche aisés seulement. Vous allez vous couper de la base populaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« Je dirais enfin, enfin on fait quelque chose, ça fait des mois et des mois que les Français souffrent et se retrouvent à payer le gasoil extrêmement cher. »
- 2:31Invité politiqueFait
« 2005, la loi d'orientation de l'avenir de l'école. D'ailleurs, on voit où est-ce qu'elle nous a mené, la loi Fillon. »
- 2:52Invité politiqueFait
« Or ça, véritablement, je pense que c'est le début des problèmes. »
- 3:51Invité politiqueChiffre
« Sur la région, on est une des régions qui a investi le plus au niveau des lycées sur la restauration de certains lycées ou la construction de nouveaux lycées. »
- 6:42Invité politiqueChiffre
« On sait simplement qu'on a plus de 140 000 votants au niveau national. »
Temps de parole
- Invité politique75 %
- Présentateur23 %
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Notre invité Simon ce matin, c
'est
le patron du parti socialiste des Pyrénées-Orientales, il est aussi conseiller régional. Bonjour Julien Barayé, on va parler dans un instant des lycées, on parlera aussi de la primaire socialiste et démocratique. Mais d'abord, le prix du gasoil. Le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce hier soir une baisse du prix du gasoil. Moins 12 à moins 18 centimes par litre d'ici la fin du mois. Le gouvernement va pour ça piocher dans les réserves stratégiques, c'est une bonne idée.
Je dirais enfin, enfin on fait quelque chose, ça fait des mois et des mois que les Français souffrent et se retrouvent à payer le gasoil extrêmement cher. Déjà avec des difficultés de pouvoir d'achat déjà antérieures, on les aggrave. Et là enfin, tout d'un coup ça bouge. Alors vous allez peut-être y voir un peu de malice, mais c'est quand même bizarre que tout d'un coup il y
a
quelque chose qui bouge au moment où il y
a
une crise lycéenne qui s'est créée depuis quelques jours. C'est
-à
-dire qu'on calme un temps,
en
tout cas on essaie de calmer la crise du pouvoir d'achat pour les carburants pour éviter une
convergence des luttes, c'est ça ? Oui, on essaie de détourner le regard, mais dans tout ça, moi je trouve ce qui est scandaleux dans cette histoire, c'est surtout le manque d'anticipation. Gouverner, c'est anticiper, c'est trouver des solutions. On voit qu'il y
a
des crises un petit peu partout. On joue la montre, on estime que parce qu'il y
a
une élection présidentielle l'année prochaine, il faut attendre les 6-7 mois pour trouver des solutions. Sauf que les gens aujourd'hui souffrent. Il faut trouver des vraies solutions. Mais
ici on a, les caisses sont vides, les caisses de l'État, elles sont vides, le gouvernement le répète.
Ah ben alors, si elles sont vides aujourd'hui, elles seront vides aussi dans 7 mois, ça veut dire qu'on explique à la population qu'il n
'y a
aucune solution. Or, il y a des solutions. Simplement, il
y a
un moment donné, il faut sortir du dogme. Pour sortir du dogme,
il
faut trouver des nouveaux moyens. Trouver des moyens, c'est-à-dire aller chercher quelque part des moyens là où ils sont. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des multinationales qui font des super profits, il faut aller chercher de l'argent là. Il y a des niches fiscales aussi à aller raboter. Il faut trouver tout un tas de solutions, en tout cas pour aller chercher de l'argent, pour faire en sorte de pouvoir trouver des solutions pour augmenter les salaires. Et franchement, ce qui est scandaleux dans ce budget, c'est surtout quand même, on explique que ce n
'est
pas possible d'aller chercher de l'argent chez les personnes qui en ont. Mais par contre, aller racler 20-30 euros auprès des retraités qui touchent 1200 euros par mois, ça ne pose aucun problème. Donc franchement, je crois qu'on n'est pas au niveau.
Concernant le mouvement des lycées, le Premier ministre a expliqué hier que plusieurs chantiers étaient ouverts, notamment sur les absences des profs non remplacés, sur l'état des bâtiments. Est-ce qu'il vous a convaincu
?
Non, non, il ne
m
'a pas convaincu. Et puis je crois que c'est un sujet où il faut peut-être aller un petit peu plus loin. Quand on parle de l'absence des profs, l'absence des profs, on revient un petit peu en arrière, en 2005. Vous êtes vous
-même
enseignant.
Je suis moi-même enseignant. Au collège de Tuir, c'est peut-être un sujet qui vous tient à cœur.
Tout à fait. 2005, la loi d'orientation de l'avenir de l'école. D'ailleurs, on voit où est-ce qu'elle nous a mené, la loi Fillon. À ce moment-là, c'est le moment où on estime que les rectorats n'ont plus à s'occuper des absences de moins de 15 jours des enseignants. Ce qui veut dire qu'à partir de ce moment-là, on demande aux établissements de se débrouiller tout seuls avec les enseignants présents dans les établissements qui ont eux-mêmes des emplois du temps et qui ne peuvent forcément pas être disponibles tout le temps pour pouvoir remplacer. Or ça, véritablement, je pense que c'est le début des problèmes. Et aujourd'hui, on arrive au bout.
Et arriver au bout, quand on parle de 15 jours, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand un enseignant est absent 15 jours, il a un arrêt maladie de 15 jours, on le remplace pas. Alors, s'il veut avoir son médecin et qu'il a un prolongement parce que finalement, sa maladie dure, on le remplace pas de nouveau. Et c'est ce qui explique qu'aujourd'hui, on peut avoir des professeurs qui ne sont pas remplacés pendant
plusieurs
mois. Pour être clair ce matin, vous dites à tous les lycéens, tous les étudiants de Perpignan, continuez à les manifester,
ne lâchez rien. Moi, je pense qu'il faut continuer à manifester. Alors bien sûr, sans violence. Pour faire en sorte que le mouvement puisse avoir une émergence à la fin d'une solution, il faut que vraiment les choses soient faites correctement. Mais je crois que oui, il y
a
un vrai sujet. Il y
a
un vrai sujet sur l'en-sens des professeurs qu'il faut arriver à trouver.
Oui, un autre sujet, c'est l'état des lycées, justement, les bâtiments. Et ça, c'est de la responsabilité de la région. On l'a dit, vous êtes élu à la région Occitanie. Est-ce que ça veut dire que vous
avez
mal travaillé ? Non, absolument pas. Sur la région, on est une des régions qui a investi le plus au niveau des lycées sur la restauration de certains lycées ou la construction de nouveaux lycées. Maintenant, aujourd'hui, on fait face à ce qu'on appelle le réchauffement climatique. On s'en est aperçu. Ça fait des années qu'on l'explique. Mais tout d'un coup, l'État découvre que quand il y
a
des canicules, ça devient totalement impossible de
pouvoir travailler dans les
lycées. où les écoles soient prêtes pour l'année prochaine, pour de nouvelles canicules, il n
'y
a pas d'autre solution que l'État donne des dotations supplémentaires aux régions et aux collectivités, plutôt que les raboter. Et c'est là où il y a quelque chose qui ne va pas.
C
'est-à-dire qu'aujourd'hui, on devrait avoir un grand plan au niveau national pour faire en sorte d'isoler les bâtiments qui ne le sont pas ou de mettre en place des systèmes de rafraîchissement en fonction. Mais en tout cas, il faut trouver des solutions. Pour la région, aujourd'hui, avec les moyens qu'a la région, ce que nous avons mis en place, c'est ce qu'on a en fait demandé à l'ensemble des chefs d'établissement des lycées de nous répertorier les urgences pour faire en sorte que la région, dans les semaines et les mois à venir, intervienne sur les établissements où il
y
a le plus de difficultés. Julien Barrier, il nous reste deux
minutes pour parler de la primaire de la gauche socialiste et démocratique.
C
'est pour désigner votre candidat à l'élection présidentielle. Premier tour, demain et samedi, cinq candidats. Ségolène Royal, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Gage, Emmanuel Morel. Vous, premier secrétaire du PS dans les PO, vous allez voter pour qui
? Alors moi, je soutiens Raphaël Glucksmann pour une raison très très simple. C'est que j'estime que sur l'offre qu'on a aujourd'hui à la primaire, finalement, il y a un choix qui se fait entre soit on a une ligne claire qui est une ligne séparée de celle de Jean-Luc Mélenchon,
ou
pas. Moi, personnellement, j'estime qu'on doit offrir aux Français une autre ligne possible à gauche que celle de Jean-Luc Mélenchon. La gauche peut gagner sans Jean-Luc Mélenchon ?
Je
pense qu'elle peut gagner, bien sûr qu'elle peut gagner. Simplement, c'est un choix politique, c'est un choix des Français. Et à un moment donné, il me semble qu'il faut absolument, en tout cas, mettre en place quelque chose pour avoir des solutions pour les Français. Et l'espoir, il peut venir de cette gauche et pas forcément de celle de Mélenchon.
Pour voter à cette primaire, il faut être inscrit. Il
faut
avoir payé aussi 15 euros. C'est quand même pas donné une primaire des gens de gauche aisés seulement. Vous allez vous couper, peut-être avec ces 15 euros, de la base de l'électorat populaire, non ? Une fois de plus
?
Vous savez, je crois que je ne
vais
apprendre rien à personne en disant que je n
'ai
jamais été trop en accord avec la direction nationale du parti au niveau national à
Paris.
C'est
pour ça que vous ne votez
pas pour Olivier Faure demain ? Tout à fait. Et je crois qu'effectivement, la mise en place, en tout cas, de ces 15 euros, peut-être, on aurait pu essayer de
trouver... Combien de
votants dans les Pyrénées-Orientales ? Combien d'inscrits ?
Alors, on n'a pas, en fait, parce que l'organisation mise en place par Olivier Faure ne le permet pas. On sait simplement qu'on a plus de 140 000 votants au niveau national.
C'est demain et c'est samedi le premier tour. Merci beaucoup Julien Barayé, responsable du Parti Socialiste dans les Pyrénées-Orientales. Merci d'être passé par ici. Merci beaucoup.