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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 9 décembre 2014 4 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileBudget & impôts

Intervention de Stéphane Ravier sur l'immigration et le projet de loi de finances 2015 (28/11/2014)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « ne nous trompons pas de débat sur l'asile et l'immigration. »
  • 0:33Invité politiqueFait
    « Commençons par rappeler que nous examinons ici une enveloppe budgétaire de quelques 600 millions d'euros et non le coût de l'immigration supporté par notre pays. »
  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « Ces 600 millions d'euros sont dérisoires, comme le sont les 4,4 milliards d'euros auxquels votre rapport estime le coût de l'immigration pour la nation. »
  • 1:04Invité politiqueChiffre
    « Le coût véritable de l'immigration de masse et de misère est sans doute plus proche de 70 à 80 milliards d'euros par an. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Comment peut-on laisser tant de nos compatriotes dans la misère et même dans la rue, quand dans le même temps, n'importe qui se prétendant réfugié se verra loger gratuitement et verser une allocation en prime ? »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « Et comble de l'absurde, le rapport reconnaît ainsi que ces centres continuent à héberger des personnes une fois qu'elles ont été déboutées. »
  • 2:00Invité politiqueFait
    « Soit songer que l'on accueille, au titre de l'asile, le leader des FIMEN, un groupe de fanatiques qui prônent la haine anti-chrétienne, alors que dans le même temps viennent à nous des chrétiens qui sont persécutés dans leur pays pour leur foi. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Plus largement, s'agissant de l'immigration, reconnaissez enfin que ce phénomène est de tout temps et partout où il se produit dans le monde un facteur de déstabilisation grave pour les sociétés qu'il touche. »
  • 2:30Invité politiqueFait
    « Prenez enfin conscience que nous n'avons pas les moyens d'accueillir encore et encore par centaines de milliers chaque année des populations démunies de tout et qui pèsent d'un poids non seulement financier mais aussi culturel sur la cohésion nationale. »
  • 2:47Invité politiqueFait
    « Nous avons et depuis longtemps dépassé les limites de ce que peut supporter la solidarité nationale, ou plutôt dans le cas présent, de solidarité internationale. »
  • 3:09Invité politiqueFait
    « L'immigration est une chance. »
  • 3:19Invité politiqueFait
    « C'est une chance pour le grand patronat qui y voit le moyen de faire pression sur les salaires. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « C'est une chance pour la classe politique et la gauche en particulier, dont les caisses électorales se vident. »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Elle y trouve là, en tout cas elle l'espère, une nouvelle manne électorale. »
  • 3:37Invité politiqueFait
    « C'est une chance pour les centrales syndicales, désertées par nos compatriotes, trahies par des syndicats convertis à l'euro-mondialisme. »

Temps de parole

  • Stéphane Ravier100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Stéphane Ravier

La parole est à M. Stéphane Ravier pour le groupe des non-inscrits. Madame la Présidente, M. le ministre, mes chers collègues, ne nous trompons pas de débat sur l'asile et l'immigration. Commençons par rappeler que nous examinons ici une enveloppe budgétaire de quelques 600 millions d'euros et non le coût de l'immigration supporté par notre pays. Ces 600 millions d'euros sont dérisoires, comme le sont les 4,4 milliards d'euros auxquels votre rapport estime le coût de l'immigration pour la nation.

Cette approche comptable ne prend pas en compte la déstructuration profonde à la fois sociale, sécuritaire, sanitaire et j'en passe, que produit cette anarchie migratoire à laquelle bon nombre de nos compatriotes sont livrés. Le coût véritable de l'immigration de masse et de misère est sans doute plus proche de 70 à 80 milliards d'euros par an. Prenons cette enveloppe qui nous est soumise. Sur l'asile, cessons de jouer à l'idiot du village mondial et faisons enfin preuve de discernement et de justice envers les Français.

Comment peut-on laisser tant de nos compatriotes dans la misère et même dans la rue, quand dans le même temps, n'importe qui se prétendant réfugié se verra loger gratuitement et verser une allocation en prime ? Vous prétendez multiplier encore les centres d'accueil au motif qu'ils reviennent 2 ou 3 euros moins chers que les autres structures et couplés à l'allocation temporaire d'attente ? Et comble de l'absurde, le rapport reconnaît ainsi que ces centres continuent à héberger des personnes une fois qu'elles ont été déboutées.

Soit songer que l'on accueille, au titre de l'asile, le leader des FIMEN, un groupe de fanatiques qui prônent la haine anti-chrétienne, alors que dans le même temps viennent à nous des chrétiens qui sont persécutés dans leur pays pour leur foi. Plus largement, s'agissant de l'immigration, reconnaissez enfin que ce phénomène est de tout temps et partout où il se produit dans le monde un facteur de déstabilisation grave pour les sociétés qu'il touche. C'est particulièrement le cas quand doivent cohabiter des traditions éloignées, voire opposées, comme sur la dignité humaine, et les femmes en particulier, de la laïcité ou de l'État.

Prenez enfin conscience que nous n'avons pas les moyens d'accueillir encore et encore par centaines de milliers chaque année des populations démunies de tout et qui pèsent d'un poids non seulement financier mais aussi culturel sur la cohésion nationale. Nous avons et depuis longtemps dépassé les limites de ce que peut supporter la solidarité nationale, ou plutôt dans le cas présent, de solidarité internationale. Le bidelon de cette politique est désastreux, tant pour notre pays où les tensions interethniques se multiplient que pour les pays d'origine qui voient leur ressortissant rejoindre un Eldorado qui n'existe pas. L'immigration est une chance.

L'immigration est une chance, entonnez-vous en cœur, mes chers collègues. Oui, c'est une chance. Je suis bien d'accord avec vous. C'est une chance pour le grand patronat qui y voit le moyen de faire pression sur les salaires. C'est une chance pour la classe politique et la gauche en particulier, dont les caisses électorales se vident. Elle y trouve là, en tout cas elle l'espère, une nouvelle manne électorale. C'est une chance pour les centrales syndicales, désertées par nos compatriotes, trahies par des syndicats convertis à l'euro-mondialisme. Mais aussi pour les tyrans qui pillent les pays d'origine et qui voient partir sans regret les forces vives qui pourraient contester leur despotisme.

Pour conclure, nous, législateurs français, ne jouons pas le jeu des uns et des autres. Résorbons la misère des Français d'abord. Il n'est que temps. C'est pour toutes ces raisons que je défendrai un amendement visant à diminuer le poids de cette mission dans notre budget.