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interviewGabriel Attal (sur YouTube)· 11 juin 2025 25 minAutoproduit

EN DIRECT | JE RÉPONDS À TOUTES LES QUESTIONS DE BENJAMIN DUHAMEL SUR BFM TV.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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ce matin et et tout de suite une réaction politique, elle est attendue de la part de de l'ancien premier ministre, ancien ministre de l'éducation nationale, Gabriel Atel qui va rentrer sur ce plateau. Je vous remercie et je vous retrouverai tout à l'heure. Né la trousse, Véronique Florent Valdiguer. Merci Naima Mouchou, bonsoir Gabriel Atal. Bonsoir Benjamin Damel. Merci d'être avec nous ce soir dans cette édition spéciale sur BFM TV, ancien ancien premier ministre, ancien ministre de l'éducation nationale alors que l'émotion est très forte après la la mort de Mélanie, cette surveillante tuée à nos gens. euh par un collégien de 14 ans 14 ans à une attaque à l'arme blanche alors que la gendarmerie effectuait un un contrôle de de sac. On on va parler dans un instant des

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réponses techniques qui peuvent être apportées qui ont été proposées cet après-midi. De la question plus générale de la violence des mineurs. Vous avez d'ailleurs vous-même porté une proposition de loi qui a été votée adoptée sur la la réforme de la justice des des mineurs. Mais mais d'abord un mot plus général Gabriel Atal. Ce drame, il veut dire qu'une surveillante, un professeur, un élève, un parent d'élèves ne sont plus en sécurité à l'école qu'au fond ils peuvent risquer leur vie dans ce genre de de dans ce genre de situation. C'est ce que le drame qui est survenu aujourd'hui après d'autres drames nous dit. Vous savez, ce que je retiens de mon passage au ministère de l'éducation nationale, c'est que le le mot communauté éducative a vraiment un

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sens. euh les enseignants, les personnels de direction, les CPE, les PSIEN, les AESH, les assistants d'éducation, c'est une famille. Donc moi, c'est d'abord à cette famille de l'éducation nationale. J'ai eu l'honneur d'en être à la tête que je pense à la famille de cette jeune femme qui avait un un petit garçon de 4 ans qui a été tué. C'est un drame qui nous bouleverse tous et je crois que s'il nous bouleverse tous et s'il bouleverse tous les Français euh c'est précisément parce que il y a une attente extrêmement forte de nos concitoyens qu'on parvienne à une désescalade de la violence. Et moi, je crois que c'est possible de parvenir à une désescalade de la violence. On entend certains mots dans la presse, dans l'actualité, certaines déclarations qui donnent parfois le sentiment que le

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verre étant dans le fruit, finalement on pourrait plus agir. Ça serait plus possible d'arriver à cette désescalade. Moi, je crois que par exemple que quand quand vous entendez quoi cet après-midi Bruno Rotaillot qui parle d'une société laxis qui produit qui une fabrique de de barbares François Baou qui parle de décomposition, ça c'est des quoi ça c'est des mots qui sont excessifs. dire le constat tout le monde le partage. Il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune et la nécessité d'être plus ferme, d'avoir une réponse beaucoup plus forte, je crois que tout le monde la partage aussi. En tout cas, tous les Français la partagent. Et quand vous avez un consensus chez les Français, alors vous pouvez avancer. Et il y a des solutions,

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il y a des choses qu'on peut mettre en place. J'ai commencé à en mettre certaines en place ces dernières années au ministère de l'éducation nationale en tant que premier ministre. Vous l'avez rappelé, il y a une loi importante qui a été votée il y a quelques semaines maintenant, un texte de loi que j'ai proposé qui a fait suite à un très long travail qui avait été engagé pour renforcer notre arsenal de répression h sur simplement et et on va parler dans un instant des mesures qui ont été proposées sur la question des armes blanches, sur la question des portiques, mais sur sur l'analyse que que vous faites puisque quand on entend ces mots fabrique de barbares chez Bruno Retaillot décomposition, on a le sentiment qu'on fait face à quelque chose de de l'ordre quasiment du

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civilisationnel sur cette progression de la violence. Est-ce que cette analyse là est-ce que vous la est-ce que vous la partagez ? Est-ce que l'on vit pour reprendre là encore les les mots de Bruno Rota dans une société laxiste ? Est-ce que ce qui s'est passé ce matin à nos gens est le signe d'une société laxiste ? C'est le signe qui a une violence de plus en plus forte, de plus en plus jeune et donc c'est le signe que notre société elle dysfonctionne. Vous savez vous avez eu en 10 ans un doublement des tentatives d'homicide chez les 13 17 ans. C'est un récent rapport qui le dit. les mineurs de 13 17 ans, c'est un français sur 20 et pourtant c'est un vol avec violence sur trois dans notre pays. Le fêter qui a une violence de plus en plus jeune, de plus en plus forte. Et

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pour avoir passé beaucoup de temps et rencontré encore régulièrement des personnels de l'éducation nationale, je vois des professeurs des écoles qui me disent qu'ils ont vu ces dernières années des comportements en CM1, CM2 qu'il voyait auparavant ou qu'on voyait auparavant au collège avec donc un rajonissement de cette violence. Et donc moi ma conviction et ce pourquoi je me bats avec le parti Renaissance, on a fait des propositions sur ce sujet il y a encore de semaines, c'est pour construire une forme de bulle de protection autour de notre jeunesse parce qu'on peut pas accepter l'idée qu'une jeunesse serait foutue et que la société ensuite serait condamnée à être de plus en plus violente. Mais Gabriel Atel, est-ce que la société a été trop laxiste ? Bah si j'ai je viens de faire

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voter une loi pour renforcer notre arsenal répressif. Donc oui, la réalité c'est que ces dernières années, on a je pense trop attendu avant de prendre des mesures. Vous inclus donc Emmanuel Macron élu depuis 2017. Vous avez occupé plusieurs fonctions ministérielles. Vous avez été plusieurs fois ministre, ministre de l'éducation nationale, premier ministre certes pendant pendant 6 mois, mais vous vous comment dire vous incluez dans cette responsabilité depuis plusieurs années face à la à la montée de la violence. Par définition, mais vous savez le fait de remettre l'autorité au milieu du village, ça a toujours été un fil rouge dans mon action. J'ai été nommé ministre de l'éducation nationale à l'été 2023. Première décision que j'ai prise, j'ai changé les règles pour qu'on puisse

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maintenant exclure des élèves du premier degré à l'école primaire qui font peser un risque sur la sécurité de l'école. C'était pas possible avant de l'échanger d'établissement. J'ai pris ce décret dès mon arrivée. J'ai été nommé premier ministre en janvier 2024. La première chose que j'ai dite, c'est qu'il fallait précisément remettre l'autorité au milieu du village. On a travaillé pendant 6 mois avec mon gouvernement et la loi qui vient d'être adoptée, c'est le fruit de ce travail. Maintenant, évidemment qu'il y a une forme d'échec collectif et surtout quand vous avez un drame comme celui-ci qui survient euh dans une école de la République. Et et on reviendra sur la question de la de la justice des mineurs. D'abord, prenons point par point euh quelques solutions

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esquissées par euh certains. Euh la première, la question des portiques euh à l'entrée des établissements scolaires. François Baerou, le premier ministre à l'Assemblée dans une réaction, il a dit "Voilà, il faut regarder, il faut expertiser. Est-ce que c'est une solution adaptée pour éviter ce genre de drame ?" Quand je suis arrivé au ministère de l'éducation nationale, j'ai voulu regarder toutes les solutions qui existaient. On m'a dit, il y a quelques lycées qui ont commencé à mettre en place des portiques. Je suis allé voir les lycées qui avaient commencé à mettre en place des portiques. Les portiques en question, c'est des tourniquets avec une badgeuse. Donc ça permet absolument pas d'empêcher, pas détecteur de ça permet pas d'empêcher qu'il y ait une arme blanche qui rentre

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dans l'enceinte de de l'établissement scolaire. Et donc si vous mettez en place des détecteurs de métau, moi j'ai un peu peur de la fausse bonne idée parce que détecteur de métau, vous voyez par exemple, ça vous arrive de prendre l'avion à l'aéroport le temps que ça met. Un collège, vous avez en moyenne 500 ou 600 élèves, vous imaginez, ils arrivent tous à la même heure, ça fait des attroupements devant le collège à un moment où avec le risque terroriste, on veut au contraire limiter les attroupements devant les établissements scolaires pour éviter des attaques. Et moi, je le dis, évidemment qu'il faut prendre des mesures pour renforcer les contrôles. Évidemment qu'on prend des mesures pour probablement limiter la possibilité pour des mineurs d'acquérir

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une arme blanche. C'est une forme de bon sens. H mais quand vous avez un gamin qui poignarde une surveillante avec un couteau, on peut regarder le couteau, mais je pense qu'il faut surtout regarder le gamin. Et comment est-ce que c'est possible qu'un enfant de 14 ans en arrive à là ? Et donc ce qu'il faut faire, c'est quoi ? C'est continuer à être plus fort et à renforcer notre arsenal répressif. Moi j'ai jamais eu peur de le faire. J'ai même été très critiqué pour ça. J'ai rappelé à l'instant la loi que j'ai fait adopter après de longs mois de travail. Et puis parce que le répressif ne suffit pas, il faut aussi agir pour éviter l'escalade de la violence parce que c'est une spirale la violence. Ça commence avec des insultes qui se sont totalement banalisés dans les cours de récréation.

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Vous passez des insultes ensuite au coup et comme il y a pas de réponse au coût, vous passez ensuite à l'arme. Et donc c'est très tôt qu'il faut qu' faut Gabrial, pardonnez-moi, je vous écoute attentivement. C'est intéressant ce que vous dites sur les les portiques de sécurité en vous posant la question de savoir si ce n'est pas une fausse bonne idée. Je reprends votre expression. Mais au fond, ce que vous évoquer là, le renforcer l'arsenal, ça va prendre du temps. Il y a des questions culturelles. Là, très concrètement, ce que les ce que les Français, ce que les parents d'élèves attendent, c'est des solutions prêtes à l'emploi, si j'ose dire, pour éviter de se poser la question si le matin leur enfant qui arrive au collège risque de de subir une situation comme

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celle-là. C'est c'est Je sais que c'est toujours difficile quand on a des responsable politiques de leur demander des des solutions opérationnelles, mais là on semble. C'est pour ça que les contrôles inopinés qui ont été renforcés évidemment je pense qu'il faut continuer à les déployer parce que si un si un élève se dit potentiellement mon sac va être ouvert bah c'est sûr que un effet dissuasif. Ensuite, vous savez, il y a des mesures dissuasives très fortes que vous pouvez prendre très vite. Ça fait partie des propositions qu'on a formulé il y a 2 semaines. Ce matin, pardonnez-moi, les contrô les contrôles inopiné, ça n'a pas empêché ce collégien de 14 ans de de sortir ce couteau et de suffisant. Donc il faut poursuivre vers un effet dissuasif de la sanction et

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très tôt très tôt aujourd'hui vous avez pas par exemple d'échelle des sanctions de barême de sanctions dans l'éducation nationale. Ce qui fait que parfois malheureusement vous avez des personnels de direction de vie scolaire qui sont amenés à vouloir prendre des sanctions contre un élève euh qui sort de route. Euh et vous avez les parents, vous avez une pression ensuite très forte. Il faut que l'institution les soutienne davantage. Je propose, on propose avec le Parti Renaissance un barê national de sanction pour dès les premiers faits soutenir davantage l'institution scolaire et ensuite sur l'autre volet, éviter l'escalade, éviter la violence dès les premiers faits. On peut prendre des mesures aussi très vite. Évidemment qu'il faut faire de la santé mentale de

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nos enfants une priorité absolue. Il y a de semaines dans les propositions qu'on a formulé, il y a notamment le fait d'avoir des consultations de prévention en santé mentale systématique pour nos jeunes. Ça fait plusieurs années maintenant qu'on a mis en place un dispositif qui s'appelle MT Dent pour la santé bucale pour que nos enfants même chose sur la sur la santé mentale. Tout à fait imaginer et il y a pas besoin de loi pour ça. Il y a pas besoin de parlement qu'avant 18 ans tous les enfants de France doivent passer deux consultations chez un psy. Gabri, je reprends la la proposition que vous avez faite effectivement pour votre partie Renaissance qui, il faut dire a été quelque peu éclipsé par l'autre proposition que vous aviez faite à savoir interdire le voile pour les

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filles de de moins de 15 ans. Quand vous dites un un barê, c'est c'est-à-dire que au fond, qu'est-ce qu'on fait de plus qu'on ne fait pas aujourd'hui ? On exclut plus rapidement des établissements. Une fois qu'on les a exclus, qu'est-ce qu'on fait de de ces élèves et de ces individus qui ont été exclus d'un collège ou ou d'un lycée ? Aujourd'hui, on a un système, mais ça fait un certain temps, plusieurs années, voir plusieurs décennies, qui peu à peu s'est transformé en un système où on a tendance à laisser la situation pourrir, à attendre que l'effet soit grave pour prendre des mesures c'est très sévères et des exclusions. Or, c'est dès les premiers faits qu'il faut agir. Et le problème que vous avez aujourd'hui, moi je parle beaucoup avec des enseignants,

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je parle beaucoup avec des personnels de direction, avec des CPE qui vous disent "On a un élève qui insulte une prof qui s'en prend à un camarade. on veut prononcer une sanction, bah tout de suite on a les parents, on a la famille qui arrive qui rentre dans une espèce de négociation parfois d'intimidation. Si vous dites maintenant il y a un barem national, c'est l'institution qui demande et qui met la sanction. C'est pas tant le personnel, le personnel il vient être la voix, la touche de ce barême et de ces sanctions qui sont prévues. Bah, vous les renforcez et vous permettez de faciliter leur vie pour qu'il y ait des réponses immédiates. C'est culturel, c'est dès l'école primaire. Encore une fois, on voit des comportements parfois en CM1, CM2 et c'est les professeurs des écoles qui

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vous le disent. Vous pensez que tout ça évite un un élève, un étudiant d'arriver avec un avec un couteau dans son établissement ? En tout cas, ce que je pense c'est que si on s'y met pas et si on engage pas forme de sursaut culturel dans nos établissements scolaires, dans les familles puisque le texte que j'ai fait adopter prévoit aussi des mesures de responsabilisation parentale, on n'y arrivera pas. Or, je pense qu'on peut y arriver. Il y a pas de fatalité à l'escalade de la violence. Ceux qui disent ça mentent aux Français. On peut agir et je pense que s'il y a une cause qui peut rassembler aujourd'hui les responsables politiques parce que je crois qu'elle rassemble la totalité des Français, c'est bien celle de notre jeunesse. On peut pas laisser notre

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jeunesse partir à la dérive. Gabriel Natal se pose aussi la question du décalage qu'il peut y avoir entre les mots, les déclarations, les vôtres, ceux du gouvernement et les et les actes. Je voudrais vous faire écouter un cri du cœur, celui de la de la maman d'Élias, adolescent tué à 14 ans, c'était il y a plus de 4 mois. Voilà ce qu'elle dit notamment de votre successeur à l'éducation nationale, Elisabeth Born. Écoutez, ce weekend dans le dans le journal Le Parisien, Ellisabeth Borne nous a terriblement choqué le père d'Élias et moi. On ne comprend pas comment cette femme qui est ministre de l'éducation nationale qui s'occupe de notre jeunesse est capable de prendre la parole en parlant du meurtre d'Élias et en disant tout simplement on va réfléchir, on va

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prendre le temps. On a plus le temps de réfléchir. Le meurtre d'Élias, c'est pas un fait divers, c'est un fait de société. Les meurtres par arme blanche, de qui se moque-ton ? Voilà, on voit l'émotion de la de la maman. Je vais d'ailleurs citer Inextino, les les propos d'Élizabeth B dans le dans le Parisien qui parlait notamment de de la mort du jeune Elias et elle disait la chose suivante, on ne doit ni légiférer à chaud ni dans l'émotion. Ce serait bien d'éviter la surenchère de mesures éculées qu'on trouve sur étagère à chaque actualité dramatique. Euh Gabriel Atal, je crois que vous appartenez au même parti Ellisabeth Borne. Euh vous avez été ministre de son gouvernement quand elle était quand elle était première ministre. Euh moi si je vous écoute depuis le début à dire qu'il y a

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pas de fatalité, c'est pas la même chose que ce que dit Ellisabeth Born là. Vous savez la loi qui a été adoptée dont je suis à l'initiative qui durcit la réponse pénale pour les mineurs, elle a pas été prise à chaud. Elle a pas été prise euh comme ça sur un coin de table. Quand j'ai été nommé premier ministre en janvier 2024, ça faisait presque un an qu'il y avait eu les émeutes de 2023, il y avait pas eu de réponse. Donc la première chose que j'ai faite, c'est de réunir mon gouvernement et de leur dire "Je veux une réponse pénale face à une violence de plus en plus forte chez les mineurs." Moi, je veux saluer la grande dignité de la maman d'Élias. Je l'ai rencontré à à plusieurs reprises. Je la connais. Euh il faut regarder dans le détail le dossier des mises en cause

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dans la mort d'Élias, le nombre de dysfonctionnements qui sont intervenus. La réalité c'est que vous avez deux mises en cause qui ont une interdiction de se rencontrer prononcé par le juge des enfants alors qu'ils habitent dans la même résidence. Mais Gabriel Atal, vous avez raison et c'est ça a ému les Français et vous avez la ministre de l'éducation nationale qui dit "On ne doit ni légiférer à chaud ni dans l'émotion." Non mais moi je suis pas là pour faire de la polémique trompe. Non mais je suis pas là pour faire de la polémique. Ce que je dis c'est que un la loi que j'ai fait adopter c'est pas une réponse à chaud et que surtout à force de dire il faut pas réagir à chaud bah on finit par prendre le risque que la société brûle et pendant ce temps-là peut-être que certains regardent

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ailleurs il y a une forme de déni chez certains y compris parmi vos je pas dire soutien parce qu'on peut pas dire qu'Élisabeth B soit un soutien mais en tout cas parmi vos amis politique. Moi je je je pense que le temps n'est pas à la polémique. On parle de faits qui sont graves, qui sont survenus aujourd'hui. Non, il y a des faits graves qui sont survenus aujourd'hui. Un drame absolu. On parle de la mort d'Élias tué par une machette, je le rappelle, une machette et de la grande dignité de sa maman qui prend la parole visage découvert à la télévision, ce qui est évidemment pas évident et moi, je vais m'en tenir à cette dignité-là. Gabriel Nathal, sans sans vouloir là encore faire de la polémique puisqu'il s'agit de de choses sérieuses, je parlais tout à l'heure de

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la question du déni ou du décalage qu'il peut y avoir entre la parole publique et et ce qui se passe, ce que les Français constatent. Euh Emmanuel Macron, le président de la République dans les colones du Parisien dimanche euh il parlait du climat puisqueon a en ce moment à Nice un sommet sur les sur les océans. Il s'en est pris à ceux qui ouvre les guillemets, pendant ce temps-là préfèrent brainwasher, ce qui veut dire laver le cerveau sur l'invasion du pays et les derniers fait divers. Est-ce que vous considérez vous aussi que certains font du brainwashing, sont obsédés par les par les derniers fait divers pour reprendre l'expression de de du président de la République ? J'entends votre question, je vais pas commenter les déclarations des uns et les uns et des autres. Moi ce que je

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peux vous dire c'est que toutes les décisions que j'ai prises pour renforcer l'autorité de la loi, l'autorité de nos règles, que ce soit en tant que ministre de l'éducation, en tant que premier ministre, j'ai toujours été soutenu dans ces mesures par le président de la République. Jamais le président de la République ne m'a empêché de prendre des mesures comme je l'ai fait à l'éducation nationale. Mais est-ce que vous pensez Gabrial, pardonnez-moi, est-ce que vous pensez est-ce que vous pensez vous aussi que certains font du lavage de cerveau à partir de certains faits divers ? Et moi ce que je constate encore une fois, c'est qu'on a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune. Euh qu'on a aujourd'hui une surveillante, une assistante d'éducation

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qui a été poignardé par un élève de 14 ans. On a eu un certain nombre d'autres faits de jours après que le président de la République tienne ce type de propos dans les colom d'autres faits ces dernières semaines, ces derniers mois euh qu'on a eu ça c'est des sujets différents mais qu'on a eu un certain nombre de phénomènes d'émeutes de délinquence et que enfin moi je considère qu'on ne peut pas fermer les yeux sur ça et surtout je considère que la question des mots elle est accessoire de toute façon ce que les français nous demandent c'est des actes. Moi, je me mets à la place des Français qui nous regardent, qui regardent et précisément peut-être que c'est Français Gabriel se pose des questions quand il voit un président de la République qui oppose la

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question du climat qui est essentielle à celle de certains qui viseraient à s'appuyer sur des sur des faits divers. Peut-être que c'est ceux qui nous regardent ce soir, peut-être que ils se posent la question du décalage qui peut exister. Moi ce que je vous dis, moi j'endelle, c'est qu'à chaque fois que j'ai pris des mesures, j'ai été soutenu en ce sens. J'ai entendu aussi des déclarations ce matin du président de la République qui a parlé lui-même d'un déferlement, je crois, de violence, je sais plus le terme euh exact. Maintenant, encore une fois les Français qui nous regardent à mon avis les mots des uns et des autres dans un sens ou dans l'autre, je pense finalement que ça importe assez peu. Ce qu'ils veulent, c'est des acte. Euh évidemment que tout n'a pas été bien fait quand j'étais

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premier ministre, quand j'étais ministre de l'éducation nationale. J'ai pris des décisions, j'ai agi et aujourd'hui avec le parti Renaissance, on a 82 propositions qu'on a publié il y a 2 semaines sur la question de la sécurité et de l'autorité. Et pour l'essentiel de ces propositions, elle ne nécessite pas de passer par le parlement. Donc, c'est pas vrai qu'on ne peut pas agir parce qu'il y a pas de majorité au parlement. Pour renforcer l'accompagnement en santé mentale de nos jeunes, il y a pas besoin du parlement. Pour mettre en place un barême de sanction beaucoup plus ferme et beaucoup plus fort dans l'éducation nationale, il y a pas besoin de loi, il y a pas besoin du par Donc ça vous vous ça vous le demandez au vous le demandez au gouvernement d'ors et déjà ça c'est

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les propositions qui sont fait proposition pour ça par votre parti. Nous, on n'est pas là à dire il faut attendre plusieurs années l'élection présidentielle pour agir et pour proposer. On propose tout de suite parce que c'est tout de suite mesure. Mais vous avez eu une réponse ces propositionsl elles ont été formulées il y a déjà quelques quelques jours. Est-ce que Bruno Rut, Gérald Armanin, Elisabeth Borne se sont engagés à les reprendre. Vous savez quand j'ai proposé la loi qui crée une comparition immédiate pour les mineurs qui revient sur l'excuse de minorité, cette loi qui vient d'être adoptée, elle a été soutenue par Gérald Darmanin, garde des saut, elle a été soutenue par Bruno Rotaillot, ministre de l'intérieur et par François Bairrou, premier ministre. Donc moi, j'ai bon

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espoir que les propositions qu'on a formulé, 82 propositions, j'entends pas beaucoup de partis politiques proposés en ce moment, on a 82 propositions sur la sécurité et l'autorité. J'ai bon espoir que le gouvernement puisse s'en saisir d'autant qu'il y a un grand nombre d'entre elles qui ne nécessitent pas de passer par la loi. Gabriel Atal, pour terminer cet entretien, j'aimerais qu'on parle précisément de la question de la de la justice puisqu'il y a cette proposition de loi que vous aviez porté qui a été adoptée sur la sur la sur la justice des mineurs. Est-ce que est-ce qu'elle suffit euh ou est-ce qu'il faudra aller plus loin ? On entend dans le débat et là on s'éloigne même si on s'éloigne pas tout à fait puisque au fond c'est sans doute le même symptôme.

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On a cette semaine un garde des saut Géraldin qui dit il faut une révolution pénale. Oui il a proposé des mesures que je soutiens qui vont dans le sens d'une plus grande fermeté. Supprimer le surcis. Vous êtes d'accord ? Je suis favorable aux orientations qui ont été données par le garde des SAAU sur la question de la justice des mineurs. Vous savez qu'on a depuis 1945 ce qu'on appelle l'ordonnance de 45 qui prévoit qu'un mineur n'est pas un majeur et que donc un mineur ne doit pas être jugé comme un majeur. Mais je crois profondément qu'un mineur de 2025 n'est pas un mineur de 1945 parce qu'il y a cette violence de plus en plus débridée qui est lié aussi évidemment aux réseaux sociaux à une banalisation de la violence. Et donc avec cette loi, on va plus loin qu'on a jamais été depuis 1945

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en matière de renforcement de la répression contre la délinquence. Jusqu'à cette loi, il y avait pas de comparition immédiate pour les mineurs. Vous prenez deux cambrioleurs récidivistes, un 17 ans, un de 18 ans. Celui 18 ans, il va être sanctionné tout de suite. Celui 17 ans, il fallait 9 ou 10 mois. Ça change avec la loi que j'ai fait adopter. Maintenant, compar immédiate également pour les mineurs, l'excuse de minorité. Parce que ce qui scandalise des Français, c'est que dans un certain nombre de situations, quand vous avez un mineur de plus de 16 ans récidiviste qui commet un crime, le fait que par principe euh il soit pas jugé comme un majeur, bah ça scandalise beaucoup de Français. Et donc là, on inverse le principe. Maintenant, il sera jugé comme un majeur. H

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responsabilisation des parents. On a des mesures y compris financières pour que les parents soient davantage responsabilisés. Quand vous êtes convoqué par le juge des enfants parce que votre enfant a commis des actes de délinquence et que vous venez pas, bah vous avez une amende. Ça paraît du bon sens mais c'est prévu dans la loi. Ça n'existait pas avant. Couvre-feu dès la sortie du collège parce qu'aujourd'hui vous avez des mineurs délinquents. Le juge des enfants leur met un couvre-feu, sauf que le couvre-feu, il démarre à 20h. Et donc quand ils sortent du collège ou du lycée à 18h, bah qu'est-ce qu'ils font pendant 2h ? Donc là maintenant, possibilité que le couvre-feu démarre dès la sortie du collège ou du lycée. C'est des choses concrètes. Et donc pour répondre à votre

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question Benjamin Dumel, je sais pas si ça changera tout d'un coup. Moi je crois pas qu'il y a de mesure magique. Sinon j'imagine, j'espère que ça fait bien longtemps qu'elles auraient été prises. Par contre, ce que je crois, c'est quand il y a une volonté forte, quand on agit sur tous les leviers, éviter que la délinquence arrive avec la santé mentale, avec quelque chose de culturel dans l'éducation. Et vous faites confiance au gouvernement pour pour cela quand on voit cet après-midi François Beou qui répète une nouvelle fois la question des porties comme il avait pu le faire fin avril. Vous vous vous avez confiance en le gouvernement de François Baou pour mener mener cet agenda là ? J'ai vu que la loi que j'ai proposé donc la délinquence des mineurs, c'est ce

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gouvernement qui l'a inscrite à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale et qui a permis son adoption le gouvernement précédent ne l'avait pas fait. Donc en l'occurrence j'ai plutôt une démonstration qui a une volonté sur ce sujet. Une toute dernière question, Gabriel Nathal en vue de l'élection présidentielle se se posera la question de au fond l'héritage du du macronisme sur les sujets ce qu'on appelle régalien. Régalien ça veut dire la justice, l'insécurité. Euh vous disiez tout à l'heure, j'ai toujours eu à cœur dans mon combat politique de mettre l'autorité au cœur de ça. Est-ce qu'il faudra une forme de rupture ? Est-ce que là-dessus, il faudra assumer de dire bah on va pas faire différemment. On va faire différemment. Quand j'ai présenté il y a 2 semaines les 82 propositions de

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renaissance sur la sécurité et l'autorité, je crois que j'ai eu une parole lucide. Euh évidemment que le compte n'y est pas sur ces sujets-là. Il faut faut le reconnaître. Il y a des choses qui ont très bien fonctionné. Je pense que la baisse du chômage, une politique économique qui a permis quand même de recréer des emplois, de rendre nos entreprises plus compétitives. D'autres évidemment d'autres choses qui ont été mises en place, mais sur ce sujet-là, le ministre le garde des saut qui a été ministre de l'intérieur pendant 4 ans l'a dit lui-même. Il a dit qu'il y avait plus de de lieu safe de lieux safe en France. Donc c'est bien qu'il y a un constat lucide qui est très largement partagé. Voilà. Et je pense que c'est important. On le doit aussi aux français cette lucidité mais pas

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seulement donc c'est une forme de rupture mais pas seulement une lucidité où on fait un diagnostic sur ces sujets-là. C'est comment franchement c'est comment on y répond. C'est pas franchement Macron sur ces sujets. Encore une fois, ça c'est des termes, des mots et cetera. Moi ce qui est sûr, c'est que dès le début de mon engagement politique, la question de l'autorité a été centrale. Vous reprenez toutes les fonctions qui ont été les miennes. Secrétaire d'État à la jeunesse, j'ai mis en place le service national universel. Ensuite, j'ai été aberti. J'ai renforcé les moyens de nos douigners pour mieux contrôler nos frontières. ministre de l'éducation nationale, j'ai pris les mesures que j'ai évoqué pour la l'autorité dans nos écoles. C'est pas suffisant, faut aller

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plus loin. Et premier ministre, j'ai engagé le choc d'autorité qui a permis l'adoption d'une loi il y a quelques semaines inédite. Encore une fois, personne n'est parfait. On n pas réglé tous les problèmes. Simplement, je considère qu'on a un devoir d'agir et qu'on peut le faire en plus dans un large rassemblement politique parce que il y a pas de différence droite gauche chez les Français sur ces sujets-là. Il y a une attente absolue qui est celle que la République soit respectée. Mais je ne saurais pas s'il y a rupture et si vous êtes toujours macroniste sur ces sujets. J'ai jamais employé euh ces termes. Moi, vous savez, je considère que euh l'enjeu, c'est de défendre notre République. C'est ce qu'on a fait et c'est ce que ce qui ce que les gouvernements qui sont succédés ont

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cherché à faire. Faut avoir la lucidité de constater que sur certains sujets, on a moins bien réussi que sur d'autres. Merci beaucoup Gabriel Atal d'être venu ce soir sur BFM TV dans cette dans cette édition spéciale après le drame de ce matin à à nos gens et cette surveillante tuée par un collégien de de 14 ans avant de parler une nouvelle fois des des faits de ce qui peut être fait pour se prémunir de ce genre de situation. Gabriel Natal vient d'évoquer un certain nombre de piches. Je voudrais qu'on retourne sur le terrain retrouver notre envoyé spécial Pauline Sarafi. Pauline, on imagine l'émotion très vive autour de autour de vous. On voit les les fleurs qui ont été déposées sur les grilles de de l'établissement. émotion très vive notamment chez les chez les parents d'élèves.

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Oui, effectivement tout au long de la journée, on a vu plusieurs groupes de personnes venir et bien se se regrouper, se recueillir devant cet établissement de nos gens, des habitants de nos gens, mais également, vous l'avez dit, des parents d'élèves et leurs enfants. Yeah.