Une peine lourde envers Rachida Dati" : 4 ans de prison et l’inéligibilité requis par le parquet
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« Le parquet demande également qu'elle soit interdite d'exercer la profession d'avocate ainsi que toute fonction publique. »
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Nous allons nous battre pour la vérité et nous allons nous battre pour mener cette campagne jusqu'à son terme.
Et notre invité ce matin dans la grande interview c'est news européen, c'est Rachid Adati. Bonjour à vous. Bonjour. Un coup de tonner, on pourrait le dire hein, dans le prêtoir avec Rachid Adadti qui n'a pas jeté un regard au parquet national financier qui a requis une peine extrêmement lourde. Euh, d'abord la peine principale, 4 ans de prison dont deux enfermes sous bracelet électronique et puis 4500 € d'amende. 5 ans d'inéligibilité, de 5 ans d'interdiction euh du métier d'avocat et de 5 ans d'interdiction d'exercer une fonction publique. Peut faire la liste entre François Fillon, Nicolas Sarkozy, Rachati et d'autres encore. Mais [grognement] c'est des réquisitions qui sont euh mais totalement euh disproportionnées, quoi. Alors, on va marquer une pause dans
cette discussion réflexe info et on va se on va prendre la direction du du procès de Rashida Dati où on va retrouver Noémi Schulz puisqu'on vient euh Noémi d'avoir euh de prendre connaissance des réquisitions dans le procès de corruption dans lequel est jugé Rachi Adati. Que de quel de quoi parle-t-on dans ces réquisitions ? Pardonnez-moi. Le procès de Rachidati connaît un nouveau tournant. Après près de 4 heures de réquisitoire, le parquet national financier a demandé une peine particulièrement lourde à l'encontre de l'ancienne ministre poursuivi notamment pour corruption, trafic d'influence et abus de confiance dans une affaire liée à ses activités d'avocate pour Renaissan. Le parquet a requis 4 ans de prison dont deux avec surcis ainsi qu'une amende de
450000 €. Mais au-delà de la peine de prison et de l'amende, c'est surtout la demande de 5 années d'inéligibilité avec exécution provisoire qui pourrait avoir les conséquences les plus immédiates. Concrètement, si le tribunal suivait ses réquisitions, Rachida Dati pourrait perdre son mandat de maire du cet arrondissement de Paris et cela même si elle décidait de faire appel. Le parquet demande également qu'elle soit interdite d'exercer la profession d'avocate ainsi que toute fonction publique. Une décision qui pourrait donc avoir des conséquences importantes non seulement sur son avenir judiciaire mais également sur sa carrière politique et professionnelle. Face à ces accusations, Rachida Dati continue de nier toute infraction. Elle reconnaît avoir travaillé pour Reno
Nissan en tant qu'avocate et avoir apporté son expertise dans plusieurs négociations internationales, notamment avec le Maroc, la Turquie et l'Iran. Mais elle conteste fermement avoir mené une activité de lobbing illégal au Parlement européen. Durant les audiences, son attitude a également évolué. D'abord très réservée et mesuré lorsqu'elle répondait aux questions du tribunal, elle s'est ensuite [musique] montrée beaucoup plus combative face aux interrogations du parquet national financier et des avocats des partis civiles. Elle affirme connaître la valeur de son travail et rejette les accusations portées contre elle, estimant qu'elle ne correspondent pas à ce qu'elle a réellement fait. Pour autant, les réquisitions du parquet ne constituent pas encore une condamnation.
La défense doit désormais présenter ses arguments avant que le tribunal ne mette l'affaire en délibéré. La décision pourrait intervenir dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Sur le plan politique, l'enjeu est considérable. Une éventuelle inéligibilité avec exécution provisoire pourrait interrompre immédiatement une partie de ces activités politiques. Mais à ce stade, aucune décision définitive n'a encore été rendue et l'issue du procès reste entre les mains du tribunal. Carlos Gone est également poursuivi dans cette affaire. Il n'a pas participé au procès mais le parquet national financier demande également sa condamnation. Là encore, une éventuelle décision pourrait être contestée par les voies de recours prévu par la justice.
Le procès entre donc dans sa dernière étape. Pour Rachi Dadati, les prochaines semaines seront décisives. Le parquet a exposé ses demandes. La défense doit désormais répondre. M.