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Podcast / conversationTMC / Quotidien (sur YouTube)· 30 juin 2022 8 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Qoulisses : l'interview HISTOIRE et POPULISME de Pierre Rosanvallon | Quotidien avec Yann Barthès

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Pierre RosanvallonFait
    « le terme de populisme me fait peur aujourd'hui parce que il a d'abord été illustré par un certain nombre de mouvements d'extrême droite c'est le cas en europe »
  • 0:30Pierre RosanvallonFait
    « il fait peur aussi parce que maintenant il est associé à des gouvernements qui semble à la fois des gouvernements qui ont été soumis à un contrôle électoral mais des gouvernements qui se comporte de façon autoritaire »
  • 3:20Pierre RosanvallonFait
    « on a mis très longtemps à théoriser le populaire parce qu'on ad'abord compris qu'il était en quelque sorte une résurgence du passé »
  • 5:50Pierre RosanvallonFait
    « le populisme il se présente comme une doctrine d'avenir mais cette doctrine d'avenir ça n'était pas complètement perceptible »
  • 7:30Pierre RosanvallonFait
    « on peut pas simplement réaliser la démocratie à travers une seule procédure la démocratie c'est un programme très globale »
  • 8:20Pierre RosanvallonFait
    « la démocratie c'est danse en ligne étymologie même le fait de faire une société des égaux »
  • 9:10Pierre RosanvallonFait
    « la démocratie c'est aussi de faire une société dans lequel chacun a une capacité d'agir et cela est bien c'est un objectif à réaliser mais qui ne l'est pas aujourd'hui »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je suis pierre rosanvallon je suis professeur d'histoire et de philosophie politique au collège de france et je viens de publier un ouvrage qui a pour titre le siècle du populisme histoire théorie est critique le terme de populisme me fait peur aujourd'hui parce que il a d'abord été illustré par un certain nombre de mouvements d'extrême droite c'est le cas en europe et il fait peur aussi parce que maintenant il est associé à des gouvernements qui semble à la fois des gouvernements qui ont été soumis à un contrôle électoral mais des gouvernements qui se comporte de façon autoritaire ou des gouvernements qui d'une certaine façon rond-point un peu le pacte démocratique et ne respecte plus l'état de droit le populisme viktor orban matteo salvini pourquoi le populisme at il pris une belle part dans la vie politique très bête un peu piquant c'est le cas même emblématique de ce qui passe aux etats-unis qui aurait pu penser il y a quelques années que l'état de droit pouvait être menacées aux états unis les états unis apparaissait comme le pays dans lequel l'état de droit et est inamovible le tas le plus démocratique du monde ce point de vue là ce n'est plus véritablement le cas donc s'il y a une peur de populis et qu'elle n'est pas simplement fondé sur une histoire en europe qui est une histoire pour une large part une histoire de mouvements et de partis d'extrême droite c'est aussi parce que partout dans le monde les régimes populiste maintenant qu'ils ont dépassé je dirais cette origine et qui maintenant se s'implante un peu partout représentent des menaces pourrait-on dire sur l'état de droit et de menace d'autant plus forte qu'elles se font au nom du peuple quentin quand une société est menacée parce que c'est un dictateur ou un pouvoir autoritaire qui règne eh bien il ya la solution de dire au fond on supprime le dictateur et tout ira bien mais là c'est au nom même de la démocratie que celle ci est menacée est bafouée et c'est pour cela que le populisme est un grand problème qui est devant nous pour je pense des dizaines d'années ça va être la grande question du siècle on a mis très longtemps à théoriser le populaire parce qu'on ad'abord compris qu'il était en quelque sorte une résurgence du passé récemment un livre a été publié call pour titre récidive comme si les problèmes d'aujourd'hui en france et des simplement le retour des problèmes des années 1930 et puis aussi comme toute une partie du populisme en europe a été d'origine d'extrême droite ce qui n'est pas le cas dans d'autres continents par exemple en amérique latine le populisme au contraire a eu une origine de gauche mais puisque en europe il a une origine d'extrême droite peut y avait le sentiment que cette extrême droite elle représentait en quelque sorte tout ce qu'il y avait de dompter et de problématiques dans la mémoire des nations européennes c'était les souvenirs de l'antisémitisme les souvenirs du fascisme les souvenirs des années 30 pour la france les souvenirs de l'ouest de l'algérie française donc d'un certain point de vue ce populisme il rappelait les mauvais temps du passé il était une résurgence du passé alors que l'on voit maintenant que le populisme il se présente comme une doctrine d'avenir mais cette doctrine d'avenir ça n'était pas complètement perceptible parce que du point de vue de électorale c'est d'abord dans les urnes que sa firme et le populisme et il s'affirme et comment il s'est affirmé comme un dégagisme comme un ras-le-bol comme une colère et donc ce qu'on a vu c'est la colère c'est l'envi de dégagisme c'est la critique des immigrés mais on n'a pas vu que derrière il y avait véritablement un modèle qui se profilait on peut pas simplement réaliser la démocratie à travers une seule procédure la démocratie c'est un programme très globale un programme très générale et donc il faut démultiplier les moyens pour essayer de la réaliser ces temps paradoxalement c'est en compliquant ils n'ont pas en simplifiant la démocratie qu'on peut la réaliser ce qui serait une grande erreur c'est de penser qu'il n'ya qu'une seule technique parfaitement démocratique qu'il faudrait trouver en quelque sorte le graal de la démocratie alors l'élection elle est au centre la démocratie parce que il faut bien un moment décidé que 51 soit supérieur à 49 cela tout le monde peut être d'accord mais la démocratie c'est danse en ligne étymologie même le fait de faire une société des égaux la démocratie c'est aussi de faire une société dans lequel chacun a une capacité d'agir et cela est bien c'est un objectif à réaliser mais qui ne l'est pas aujourd'hui et comment est bien en multipliant par exemple à la représentation c'est pas simplement voir un député pour lequel on voit la représentation pourrait dire même de façon beaucoup plus profonde c'est la possibilité que les problèmes que l'on vit il soit présent dans le débat social donc vous voyez à une définition électoraliste de la représentation qui est nécessaire on peut ajouter une deuxième dimension c'est la représentation comme le fait de raconter ce qui se passe dans la société qui est pas d'individus ou de groupes qui le sentiment de ne compter pour rien d'être mis de côté de rester des invisibles comme on dit ça c'est une façon d'enrichir la démocratie une autre façon d'enrichir la démocratie c'est la rolls plus permanente c'est que entre les grands débats qu'il y a au moment des élections à côté de ces grands moments et bien y ait une ce qu'on pourrait appeler une démocratie délibérative c'est à dire que les citoyens soient régulièrement appelés à donner leur avis à discuter entre eux alors parfois de façon directe comme c'était le cas au moment dé gilet jaune quand il eut le grand débat national qui était lancée bonjour à tout le monde parce que quand on parle des humains humains fils de la terre voilà mais aussi de façon directe en convoquant des conférences et le cas de la conférence sur le climat à laquelle ou faisait allusion bonjour à tous alors une mesure complémentaire que moi et denis allons développer une mesure complémentaire donc pour le groupe seloger habité qui sont composés de personnes tirées au sort les personnes tirées au sort ça veut dire que n'importe qui pour être là donc c'est une démocratie qui donne la place à l'individu quelconque et ça c'est une autre phase de la démocratie vous voyez au lieu de penser qu'il y a une méthode miracle de la démocratie et c'est un peu ça que promet le populisme en disant ah le référendum la technique du référendum résoudrait toutes les questions certainement que le référendum a sa place en démocratie et même dans notre constitution il est explicitement considérer comme un moyen importante expression de la souveraineté du peuple la lutte des classes n'existe plus il existe toujours des antagonismes il existe toujours des death in égalité considérable il existe toujours des formes de domination il existe toujours des formes d'abandon dans notre société donc il ya beaucoup de conflits et des vies qui sont des vies oublier des vies méprisé des vies dominé mais la lutte des classes n'existe plus au sens où ça l'est plus simplement des grands blocs qui constituent la société le monde ouvrier c'était à la fois un parti un syndicat les associations culturelles toute une culture pourrait-on dire et c'est cela qui s'est disloquée alors ya toujours des situations de domination ya toujours des situations d'exploitation il ya toujours beaucoup d'illégalité mais ça ne forment plus simplement je dirais ça n'est plus simplement exprimé à travers le face à face de deux grands blocs sociaux c'est beaucoup plus disséminé pourrait-on dire dans la société mais la dimension de conflit reste évidemment extrêmement présente et dirimant dans nos sociétés