Budget 2027 : entre coupes budgétaires et prévisions science-fiction
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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Pourquoi ce budget ne règle-t-il pas vos objectifs et ne répond-il pas aux besoins des Français ?
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Personne ne peut croire que 3% de déficit en 2029 est réaliste. Pourquoi ?
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Pourquoi une baisse de 4,1% de l'investissement local alors que les collectivités représentent 65-70% de l'investissement public ?
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Quelles économies sont prévues sur la sécurité sociale ?
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Comment justifiez-vous une hausse de 130M€ pour la justice alors que les urgences (protection de l'enfance, VSS) nécessiteraient 3Md€ ?
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Comment financer les canadairs supplémentaires avec seulement 60M€ de hausse pour la sécurité civile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On est à peu près à un ajustement en dépenses qui va être à peu près de un point de PIB. »
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« On sait depuis le 2e comité d'alerte que vraisemblablement ce sera plus important à la fin de l'année, plutôt 53 54. »
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« Il y a une baisse de l'investissement local de 4,1 % qui est prévu. »
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« La justice, vous avez une hausse de 130 millions d'euros en tenant compte de l'inflation. »
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« La sécurité civile prévoit dans votre budget une hausse de 60 millions d'euros. »
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C'est un budget qui a priori ne règle rien. Il règle ni vos obj les objectifs que vous êtes fixés depuis quelques années. Je vais y venir. Il ne répond pas aux besoins du pays et aux besoins des Français. Alors pourquoi il règle pas vos objectifs ? Parce que d'après mes calculs, on est à peu près à un ajustement en dépenses qui va être à peu près de un point de PIB. Si je regarde ce que disent vos économistes auquels vous référez, qui parle de 5,9 % à mesure inchangé, ça veut dire que vous visez à peu près 4,95 % pour 2027. Et encore, faudrait-il que la base sur laquelle il travaille ne ne change pas. C'est-à-dire que eux sont partis toujours sur l'estimation de 5 % 2026 et on sait depuis le 2e comité d'alerte que vraisemblablement
ce sera plus important à la fin de l'année, plutôt 53 54. Euh si je regarde les dépenses que vous n'avez pas prévu euh d'économiser d'ici là et que vous mettrez donc sur les questions du déficit, mais quoi qu'il en soit, même si je regarde l'idée par exemple d'un 5 % en 2027, personne ne pourra croire désormais que euh on peut atteindre 3 % en 2029. Que vous nous présentez aujourd'hui renvoie, on est plusieurs ici à avoir pensé que c'était le cas, l'idée d'un 3 % 2029 a de la science-fiction. Or, c'est quelque chose que euh sur lequel vous aviez euh déjà considérablement misé. La deuxième chose, c'est que vous demander euh des efforts principalement au budget de l'État. Alors, il y a euh les collectivités locales euh qui seront
visées. D'après mes calculs, mais vous pourrez peut-être me répondre, mais je le vois sur les dossiers qui sont présentés, il y a une baisse de l'investissement local de 4,1 % qui est prévu. Je rappelle que l'investissement public est tenu à 65 à 70 % par les collectivités. Donc ça ne va faire qu'empirer les choses. Euh et si je me trompe pas, autant il y a une stagnation en valeur, mais si on regarde les volumes, tous les chiffres que je vais donner ici, je les ai rapporté à l'inflation parce que c'est pas ce que vous présentez vous, mais je vois pas comme on tient pas compte de l'inflation de 2,5 % compte de l'énergie pour juger véritablement des des moyens qu'auront les différents ministères. on sera plutôt sur une baisse en volume de 8 milliards. Et sur la sécurité sociale,
là aussi, si vous pouvez me confirmer le chiffre, si je regarde le tendantiel qui est présenté dans le rapport des quatre économistes les deux dernières années, je pourrais en conclure qu'il va y avoir à peu près des baisses des économies de l'ordre de 5 à 8 milliards. Mais je vais surtout m'apantir sur le budget de l'État où on a une baisse sur l'ensemble du budget de l'État inflation comprise environ de 1 milliard et en réalité si on met la défense de côté de 6 milliards d'euros. Alors le premier constat que là-dedans, il y a des une partie déjà de dépenses contraintes. Il y a les dépenses organisation des élections 400 millions d'euros affichés. Euh il y a la hausse faciale du budget de l'économie qui éponge pour toute ou partie la hausse à venir des charges de services
public de l'énergie CSPE. Donc c'est des ce que j'appelle dépenses contraintes. Ensuite, il y a des dépenses que vous ne faites pas et qui par exemple pour prendre les différents les derniers événements qui viennent de secouer le pays du coup ne répondront pas aux urgences de l'heure. Par exemple, la justice, vous avez une hausse de 130 millions d'euros en tenant compte de l'inflation. On sait que et qui seront vous citez explicitement principalement consacré aux nouvelles places de prison et lutte contre le narcotrafic. Ça laisse penser que par exemple tout ce qui recourt, tout ce qui a lien avec la violence faite aux enfants, les les la protection de l'enfance, les VSS qui sont estimés par les associations au moins 3 milliards d'euros, aucune mesure
ne sera à même de répondre aux urgences de ces situations. De la même manière, les incendies. La sécurité civile prévoit dans votre budget une hausse de 60 millions d'euros. euh pardon le budget de ministère de l'intérieur de 60 millions d'euros. Euh vu la proportion de la sécurité civile dans le ministère de l'intérieur, je ne vois même pas comment avec ça vous allez acheter un canader supplémentaire alors que vous en avez fixé quatre de plus. Euh donc là aussi on voit que très clairement sur la question des incendies, on va pas être à même de répondre aux urgences. Et enfin sur la canicule, je remarque que la le budget du logement baisse de près de 400 millions d'euros, que le gouvernement vous devrez annoncer pourtant des dispositifs manifestement pour adapter
les logements aux chaleurs extrême et que là aussi je [grognement] ne vois pas où sont les les budgets qui pourraient le permettre. Enfin, il y a des coupes majeures dans des services publics et des ministères qui sont déjà très largement impactés par les baisse successive de ces dernières années, au point même où la plupart du temps, je vous fais une confidence, les ministres qui viennent à côté de moi lors des printemps de l'évaluation de ces ministères là me disent en gros qu'ils espèrent que ils ne seront pas touchés cette année tellement ils sont à l'os. Et ben ces ces ministres là vont être touchés puisque le travail c'est - 11,2 %. L'aide publique au développement continue à dégringolade 10,8 %. La santé
7,8 % qui inclut l'AME, agriculture alimentation 5 %. Et l'investissement dont chacun convient de dire que il est évidemment essentiel pour les années à venir baisse de 11,6 % je pense je pense au plan France 2030. Enfin, il y a des budgets de ministère où de prime à bord, on se dit finalement qu'on est quasiment à des j' dire des situations maintenues. Sauf qu'en réalité les les baisses concernent ces ministères, comme c'est des crédits très importants, sont tout de suite importantes. Alors, je pense par exemple au - 800 millions d'euros sur l'enseignement scolaire, moins 400 millions d'euros sur le logement, mo- 100 millions d'euros sur l'université et la recherche. Je voudrais m'arrêter 2 secondes sur l'université et la recherche. La question n'est pas de
baisser légèrement des ministères qui seraient dans une situation et des à peu près correct, c'est qu'aujourd'hui l'université, la recherche publique en France sont dans une situation où la dégringolade est proche à tout niveau. En terme de recrutement des enseignants, en terme de conditions d'étude, en terme même d'accueil des étudiants puisque je vous rappelle que parcours sub cette année montre qu'il y a 14 % des étudiants qui pour l'instant sont sur le carreau. Donc là par exemple, le fait de ne pas avoir remis des conditions normales pour avoir une recherche publique université en France risque véritablement de mettre en très grande difficulté la plupart des universités et c'est pas de moi que ça vient mais des présidents d'université eux-mêmes. Pour
conclure avant les quatre questions que je vais vous poser, je voudrais dire que j'ai compris d'après c'est que on va surtout essayer de toucher à la situation via les coûts budgétaires et que manifestement ce que c'est pas ce que disent les quatre économistes. économiste laisse liberté finalement de choisir entre revenir sur les déficits par les recettes ou par les défenses publiques. Mais manifestement, vous n'avez pas choisi, sauf si vous me m'annoncez une bonne nouvelle pour la rentrée, de toucher, j'allais dire aux recettes et notamment aux rentrées fiscales, aux cadeaux fiscaux fait aux ultra riches de ce pays dont un rapport vient, si on n'est pas forcément d'accord avec les tous les uns et les autres, les députés qui avont travaillé à ce rapport, le rapport de Charles
Decourson vient au moins de se mettre d'accord sur le diagnostic. Bien. Bon, c'est un choix, c'est un choix mais c'est un choix qui finalement est fait depuis des années et qui non seulement n'a pas réglé les questions des déficits, mais a aggravé la situation des Français. M.
Éric Coquerel