Jean-Noël Barrot sur France 24 : "La solution à deux États est en danger de mort" • FRANCE 24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pourquoi reconnaître un État palestinien seulement maintenant ? Qu'est-ce qui a changé ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Si Israël ne prend pas certains engagements, saluez-vous la décision du Royaume-Uni ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Quelle est votre réponse aux critiques américaines et de Donald Trump sur votre initiative ?
- 4:21RelanceRéponse directe
La solution à deux États est en état de mort. N'y a-t-il pas une alternative ?
- 5:49OuverteRéponse partielle
Quelle est la position de la France sur la qualification de génocide à Gaza ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« la solution à deux états qui est la seule susceptible de ramener la paix et la stabilité dans cette région est en danger de mort »
- 1:26Fait
« nous avons décidé il y a à peu près 9 mois avec l'Arabie Saoudite de prendre une initiative, de créer une dynamique conduisant les parties prenantes »
- 2:10Fait
« le Royaume-Uni se joint à l'élan qui a été créé par la France pour la reconnaissance de l'État de Palestine »
- 5:05Fait
« l'alternative à la solution des deux états, c'est l'état de guerre permanent »
- 7:15Chiffre
« le paiement par le gouvernement israélien des 2 milliards d'euros qui sont dus à l'autorité palestinienne »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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On va retrouver Jean-Noël Barreau depuis New York où la conférence de l'ONU sur la Palestine a débuté hier. Conférence qui se poursuit et dont la France plaide en ce moment pour une solution à deux États. Jean-Noël Barreau, ministre français de l'Europe et des affaires étrangères. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous sur France 24. Vous estimez donc que la solution a deux états et le seul chemin pour parvenir à la paix. Vous confirmez ainsi la volonté d'Emmanuel Macron de reconnaître un état palestinien. Pourquoi le faire seulement maintenant ? Qu'est-ce qui a changé ? Et bien parce que la solution à deux états qui est la seule susceptible de ramener la paix et la stabilité dans
cette région est en danger de mort et qu'il fallait créer les conditions pour euh qu'elles redevienneent crédibles. C'est pourquoi nous avons décidé il y a à peu près 9 mois avec l'Arabie Saoudite de prendre une initiative, de créer une dynamique conduisant les parties prenantes, à la fois l'autorité palestinienne, les pays arabes de la région, mais aussi l'ensemble de la communauté internationale à prendre des engagements. Ces engagements, ils se cristallisent aujourd'hui à New York avec une déclaration des pays participants qui est historique et qui est inédite puisque les pays arabes, les pays de la région du proche et du Moyen-Orient pour la première fois
condamnent le Hamas, condamne le 7 octobre, appelle au désarmement du Hamas, appelle à son exclusion de toute forme de participation à la gouvernance de la Palestine et exprime de manière claire leur intention d'avoir avoir à l'avenir des relations normalisées avec Israël et de s'insérer au côté d'Israël et du futur état de Palestine dans une organisation régionale à l'image de l'Aséane en Asie ou de l'OSCE en Europe. C'est un pas décisif qui est franchi et qui a été rendu possible notamment par la décision du président de la République. Et à l'instant, il y a le Royaume-Uni qui annonce qu'il va reconnaître aussi la Palestine. Si Israël ne prend pas certains engagements, est-ce que vous saluez
cette décision du premier ministre Kir Starmer ? Il y a une dynamique qui est en place. Je la salue. Effectivement, le Royaume-Uni se joint à l'élan qui a été créé par la France pour la reconnaissance de l'État de Palestine. Avec ces décisions capitales qui ont été annoncées par la France et le Royaume-Uni, avec les efforts conjugués de toute la communauté internationale rassemblée ici à New York, nous voulons enrayer le cycle de la violence et de la guerre et réouvrir la perspective de la paix au proches et au Moyen-Orient. Les États-Unis, eux, ils ne participent pas à cette conférence he qui a lieu en ce moment à New York. Il dénoncent
concernant votre initiative de de prenez une solution à deux États. Il dénonce une initiative improductive, inopportune, qui s'apparente à un coup de publicité. Donald Trump a lui aussi estimé que la la déclaration un peu plutôt jeudi dernière d'Emmanuel Macron n'a pas beaucoup de poids. Qu'est-ce que vous leur répondez ? D'abord, nous soutenons les efforts menés par les États-Unis aujourd'hui dans la région pour aboutir au cesser le feu immédiat, à la libération de tous les otages du Hamas et à l'accès sans entrave de l'aide humanitaire. Mais pour obtenir un cesser le feu, encore faut-il pouvoir dessiner les contours de l'après-guerre et l'horizon politique qui s'enit. C'est l'objectif de cette conférence des Nations- Unies
que la France préside avec l'Arabie Saoudite. Et dans le document que nous venons d'adopter avec les pays qui ont participé, et bien nous traçons une perspective crédible qui va contribuer positivement à ce qu'un cesser le feu puisse intervenir à Gaza. Par ailleurs, ces efforts que nous avons menés, ces concessions que les uns et les autres ont faites permettront le moment venu aux États-Unis de reprendre la logique des accords d'Abraham qu'ils avaient initié au moment du premier mandat de du président Trump. Euh nous espérons que ce moment viendra, mais euh dans l'attente, il était évidemment euh inenvisageable euh de rester les bras ballants.
Jean-Noël Barreau, Bruno Darou à mes côtés euh veut vous poser une question également. Oui, bonjour monsieur le ministre. Euh vous avez déclaré à New York en fait que la solution à deux États était euh la seule alternative qu'il n'y avait la seule possibilité qu'il n'y avait pas d'alternative vu la situation sur le terrain. Pour le moment la solution à deux états, vous l'avez dit vous-même, est quasiment en état de mort. Est-ce qu'il n'y a pas quand même une alternative si c'est que peu à peu ce gouvernement israélien actuellement en place et bien procède à la fin définitive de l'idée de tout état palestinien annexe la si Jordanie bref réalise le grand Israël. Vous avez raison. L'alternative à la
solution des deux états, c'est l'état de guerre permanent. Et ce que nous observons aujourd'hui, c'est que la solution à deux États est menacée par d'un côté les partisans du grand Israël qui veulent nier au Palestiniens le droit à disposer d'eux-mêmes et que elle est elle est attaquée par de l'autre côté les partisans du Hamas ou d'autres qui considèrent que la Palestine va de du Jourdain à la mer. par la décision historique qu'il a prise que le premier ministre que le président de la République a prise pardon que le premier ministre britannique vient de prendre et d'autres et que d'autres prendront par les engagements qui sont pris
aujourd'hui à New York par les pays arabes, nous donnons raison à tous les autres au camp de la paix contre celui de la guerre. Nous réouvrons la possibilité d'une paix qui passera par deux États vivants côte à côte en paix et en sécurité avec la sécurité pour Israël et le droit des Palestiniens à disposer de leur propre état. Hier, pour la première fois, deux ONG israéliennes ont utilisé le terme génocide à propos de ce qui se passe à Gaza. Plusieurs pays ont qualifié ainsi ce qui se passe dans l'enclave palestinienne. C'est le cas notamment de l'Espagne ou encore de l'Afrique du Sud. Quelle est la position de la France aujourd'hui ? Le gouvernement de la France n'a pas de
position à avoir sur ce qui relève du de la qualification juridique des faits et ce qui appartient aux juridictions internationales. Ce que je puis dire, c'est que la situation à Gaza est catastrophique. Gaza est désormais un mourroir où comme je l'ai dit hier à la tribune de l'Assemblée générale des Nations- Unies, les corps portent les stigmat de la famine et les esprits sont gangrainés par la terreur. Il est inacceptable que dans des fils de distribution humanitaire des femmes et des enfants soient pris pour cible et abattus froidement. C'est une honte et cela doit cesser. C'est la raison pour laquelle la réunion qui s'est tenue aujourd'hui ou qui se tiendra dans quelques minutes à Bruxelles et si
importante. Elle conduira l'Union européenne à donner de la voix pour que le gouvernement israélien entende enfin les attentes qui sont les nôtres. L'accès de l'aide humanitaire et la fin du système militarisé de distribution de l'aide. le paiement par le gouvernement israélien des 2 milliards d'euros qui sont dus à l'autorité palestinienne, la fin et l'abandon des projets funeste de colonisation de la 6 Jordanie et en particulier le le le projet E1 qui avec 3400 logements couperait en deux la S Jordanie et porterait un coût fatal à la perspective des deux États et de l'émergence d'un état de Palestine. Alors, il y a cette guere à Gaza euh dont on parle évidemment euh et en
parallèle, il y a toujours la la guerre en Ukraine euh qui se poursuit. Hier, Donald Trump a lancé un nouvel ultimatum à la Russie 10 à 12 jours euh pour en finir avec cette guerre. Ça va dans le bon sens même s'il y a peu de chance que Vladimir Poutine cède aux exigences américaines.
Voilà, il est Vous m'entendez Jean-Noël Barreau ? Voilà, petit problème de connexion avec New York Bruno Darou. Donc, on a entendu Jean-Noël Barreau qui n'a pas pu s'exprimer sur les autres sujets.
Jean-Noël Barrot