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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 13 avril 2025 17 min

Mathieu Lefèvre, invité de La politique s'éclaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mathieu Lefèvre, bonjour et merci d'être là. Vous êtes député du Valdemarne, vice-président du groupe EPR à l'Assemblée nationale, membre de la commission des finances et corrapporteur de la commission d'enquête sur la dérive des comptes publics. On va y revenir dans un tout petit instant.

Je voudrais vous faire réagir au sujet qui vient de passer, c'est la parité dans les petites communes de moins de 1000 habitants. C'est louable évidemment qu'il y ait des femmes et des hommes et qu'il y ait cette parité, mais est-ce que c'est applicable ? On est à moins moins d'un an là, 1 an des municipales.

C'est indispensable. Si on veut que la parité s'applique partout, il faut mettre des instruments qui sont un peu coercitifs et on l'assume et on va pas le faire pour dans 6 ans, pour dans 12 ans. Il faut le faire tout de suite pour assurer la parité aux prochaines élections municipales.

Il y a beaucoup d'élus qui regrettent leur vote sur les questions de parité notamment il y a quelques années. Moi, j'ai pas envie de faire partie de cela. Mais c'est faisable, vous pensez ? parce qu'on a entendu le témoignage de certains maires qui avaient peur qu'effectivement ce soit compliqué de faire des listes.

Moi je suis certain qu'on peut trouver moitié de femme dans des conseils municipaux dans les communes de moins de 1000 habitants. Il y a la moitié d'hommes et de femmes dans ce pays. Alors à l'assemblée et bien la droite s'est opposée justement à cette parité.

Il y a aussi la la loi Paris Lyon Marseille qui vise à modifier le scrutin pour les municipales de 2026. Il y a aussi les ZFE, ces zones à faible émission. On a l'impression que ce sole commun, je sais pas s'il faut toujours l'appeler comme ça, il est vraiment au bord de l'implosion.

Il y a des divergences incontestablement, mais ce qui compte, c'est ce que nous faisons d'essentiel ensemble. Et ce qu'on fait d'essentiel ensemble, c'est d'assurer la stabilité du pays dans un moment de grande gravité internationale. On y reviendra peut-être.

Je pense que ça c'est essentiel pour les Français. Ce qui ne veut pas dire qu'on doivent tomber dans l'inaction ou qu'on doivent tomber dans le piège qui consiste à revenir sur tout ce que nous avons fait par le passé. Je pense notamment au ZFE.

Il faut évidemment les aménager mais y revenir à un moment où la pollution de l'air fait près de 50000 morts par an, ce serait une faute, je crois. Hm hm. Il y a il y a des textes qui sont un peu en suspend, notamment le texte sur la la simplification, le la loi audiovisuelle.

Il y a pas un problème d'ordre du jour à l'Assemblée nationale ? Il y a surtout un problème de parlementaire. Si le texte simplification a été aussi embouteillé, c'est parce que beaucoup de parlementaires et notamment de gauche voulaient tout conserver.

Il y avait pas un comité, une commission, un conseil consultatif que la gauche ne voulait rétablir. Il faut avancer. Et il faut aussi que les parlementaires cessent d'avoir des amendements à tir lago qui sont tout à fait inutiles.

Alors, on va parler des des finances publiques. Il y a une conférence qui se tient mardi autour du du premier ministre, de plusieurs ministres d'association. La croissance a été abaissée à 0,7 %.

Il y a 5 milliards de dépenses supplémentaires qui vont être coupées. À quoi il faut s'attendre mardi ? De mauvaise nouvell.

Moi, je pense que François Baou a raison de replanter le cadre s'il était encore nécessaire. Nous sommes dans une situation de grande vulnérabilité en matière de finances publiques et par ailleurs, nous sommes au taquet de ce que l'on peut faire en matière de prélèvement obligatoire. On impose beaucoup trop dans notre pays et donc la seule façon de revenir à terme à l'équilibre et à tout le moins de rester dans la compétition internationale, c'est de baisser les dépenses publiques ou d'accroître la quantité de travail dans notre pays.

Donc moi, j'attends de cette conférence une forme de prise de conscience collective que l'on ne peut pas continuer ainsi. Sauf queon avait déjà dit qu'on avait coupé dans les défenses publiques. Ça a été repoussé à 2026.

Ça va être le budget de tous les dangers 2026. Il y a pas d'accord finalement pour baisser la dépense. Il y a pas de majorité pour faire ça.

Mais en tout cas, nous au groupe ensemble pour la République autour de Gabriel Atal, on soutiendra les baisses de dépenses publiques qui seront proposées par le gouvernement de François Baou. C'est une nécessité absolue. On peut pas continuer à dépenser autant pour l'État, pour les collectivités, pour la sécurité sociale.

J'entendais tout à l'heure vos commentateurs dire que ça ne posait pas de problème immédiat. Enfin, on emprunte 50 milliards d'euros pour payer nos créanciers. que c'est autant d'argent qu'on ne met pas dans l'éducation nationale ou dans la transition écologique.

On ne peut pas continuer comme ça. On a entendu Éric Lombard s'exprimer sur le budget 2026. On lui a demandé s'il y aurait des hausses d'impôts à cette occasion.

Il est resté assez flou. Est-ce que vous vous combattrez cela au groupe Père ? Vous connaissez l'expression quand c'est flou c'est qu'il y a un loup.

Moi je pense que dans un pays qui est le champion du monde des prélèvements obligatoires, on ne peut pas on ne doit pas augmenter les impôts des Français. et les impôts, c'est toujours une facilité française. On se dit "Ah bah oui, c'est difficile de réduire la dépense publique, donc on va augmenter les impôts." Donc oui, on combattra euh évidemment les hausses d'impôts à commencer par euh celles qui ont été mises en œuvre dans le précédent budget.

Je pense notamment à la taxe sur l'impôt sur les sociétés qui ne doit pas être reconduite parce que sinon ce serait une rupture vis-à-vis des entreprises de ce pays. Réduire les niches fiscales, ça c'est faisable ou pas ? Par exemple, celle pour les emplois à domicile des foyers.

Réduire l'énifie fiscale, c'est augmenter les impôts. C'est une autre façon de le dire. Et par ailleurs, moi je pense que quand on est une classe moyenne, qu'on contribue beaucoup au système redistributif français, on a aussi le droit d'avoir des crédits d'impôts qui permettent de faire garder ses enfants ou par exemple d'avoir des cours à domicile.

Il faut, je crois, cesser cette cessité française qui consiste à tout voir sur le prisme de l'impôt. On dépense beaucoup trop et c'est la raison pour laquelle on impose beaucoup trop. Donc, commençons par dépenser moins.

Alors, il y a d'autres pistes qui circulent. euh la suppression de l'abattement fiscal pour les retraités. Il y a aussi la désindexation des retraites qui revient.

Il y a une nouvelle réforme de l'assurance chômage, une hausse de la TVA. Est-ce que ces ces pistes-là, elles peuvent avoir euh des bénéfices à vos yeux ? Il me semble qu'on doit améliorer la quantité de travail dans notre pays.

Il y a aujourd'hui des Français qui travaillent moins que les autres ou qui ne sont pas encore au travail. Je pense notamment aux jeunes et aux seiors, c'est ce que montre toutes les analyses. Donc oui, il faut évidemment une nouvelle réforme de l'assurance chômage comme celle qu'avait présenté Gabriel Atal il y a un an.

Il est temps de la remettre en œuvre. On ind même si chômage va plutôt à la hausse qui était pas prévu dans la cadre de la réforme. Je ne peux pas expliquer qu'on indemnise plus longtemps et mieux dans notre pays que dans les autres pays européens.

Je ne peux pas expliquer qu'il y a 350000 offres d'emploi qui ne sont aujourd'hui pas pourvues parce que les règles d'indemnisation du chômage sont plus favorables. Ça n'est pas être un afrolibéral que de dire ça. C'est faire en sorte que la France travaille un petit peu plus pour financer son modèle de protection sociale.

H on on sait qu'il y a des droits de douanes importants qui euh qui alors qui sont en place qu'il y a + 10 % et + 25 % sur l'acier et l'aluminium mais euh des droits de douanes encore plus importants qui sont suspendus aujourd'hui par Donald Trump pour 90 jours. Le président a dit que c'était quand même fragile. Est-ce que le dans ce cadre là TVA sociale ça peut être une idée à à réenclencher ?

Oui, incontestablement. Je pense qu'il faut changer la façon dont on finance notre modèle de protection sociale et par exemple en augmentant la TVA qui va peser, vous avez raison, sur les exportations, mais on ne peut pas le faire en disant au français simplement nous allons augmenter l'impôt qui pèse sur la consommation. Il faut en contrepartie qu'il y ait une détaxation massive du travail.

Faire en sorte que notamment en bas de Barem, on gagne plus quand on travaille plus. C'est une vieille idée mais elle doit être travaillée pour pour y parvenir et je crois que dans les prochains mois, on aura l'occasion de formuler des propositions en ce sens. Donc la TVA associale, vous vous êtes pour.

Ah moi je pense en effet que il faut pas exclure d'augmenter un impôt sur la consommation pour baisser la taxation du travail dans notre pays. Oui. Et est-ce qu'aujourd'hui il y a nécessité de faire un PLFR, un projet de loi de finance rectificatif ou pas ?

Non, je ne crois pas qu'il y ait urgence. Je pense en revanche qu'il a urgence à travailler à des pistes de réforme, notamment de baisse de dépenses pour la prochaine loi de finance. Des réformes des collectivités, des réformes de notre assurance maladie, des réformes de fonctionnement de l'État.

Et ça, ces réformes, il faut les engager dès à présent. Il faut pas qu'on se retrouve au mois de septembre en ayant uniquement le rabot pour ce l'outil. Il y a la commission d'enquête sur la dérive des des comptes publics qui va qui a fini ses travaux et qui va remettre la semaine prochaine son rapport.

Alors, vous arrivez à des conclusions différentes entre rapporteurs, vous et Rick Siotti. Euh déjà, est-ce que vous avez pu travailler sereinement ? Et ensuite, comment vous expliquez finalement ce décalage de 50 à 60 milliards qu'on a vu dans le dernier budget ?

Non, les conclusions sont pas si différentes avec Eric Choti. Il en tire des leçons politiques. En revanche, nous arrivons au même constat qui est que le gouvernement a dû faire face à une erreur de prévision de ses recettes massives de l'ordre de plus de 50 milliards d'euros et euh une dérivée de ses dépenses à la fois sociales et des collectivités euh locales.

Cette dérive, on n'est pas les seuls à l'avoir connu. C'est arrivé aussi en Allemagne, c'est arrivé aussi au Royaume-Uni. Il faut maintenant essayer de comprendre les raisons pour lesquelles les impôts ne sont pas rentrés comme prévu.

Moi, j'ai la faiblesse de croire que c'est arrivé parce que les modèles de prévision qu'on a connu ont été largement perturbés par les chocs exogènes qu'a subi notre économie et puis aussi par la réponse de politique publique massive qu'on a apporté. Souvenez-vous le quoi qu'il en coûte, ça a incontestablement bousculé la façon dont on était capable de prévoir nos recettes. Mais il y a pas là de dissimulation, il y a pas là de mauvaise intention de la part du gouvernement.

Monsieur Siotil, c'est exactement ce que dir Si il dit le gouvernement a dissimulé volontairement les informations qui auraient permis au Parlement et à la cour des comptes de prendre conscience de la gravité de la situation. Oui, il cherche à faire un procès politique évidemment dans la bouche de monsieur Siot. laute du gouvernement et du président de la République simplement dans des notes que nous avons reçu, dans des auditions que nous avons mené un seul propos, un moindre propos ne vient corroborer sa thèse sauf qu'il y avait cette note du 7 décembre 2023 qui a été fournie mais il a fallu attendre presque 2 mois pour avoir les effets finalement de cette note avec une coupe dans les dépenses de 10 milliards.

Et la la note de décembre que vous évoquez premièrement n'est pas conclusive. Il a recommandé au ministre de ne pas communiquer. Elle intervient par ailleurs après que les taxes financiers ai été présentées au Parlement.

Et moi, je me souviens très bien de l'attitude d'Éric Siotti alors quand le gouvernement a fait un effort de 30 milliards d'euros pour réduire cet impact sur le déficit public. Quelle était cette réaction ? Refus des coupes dans les dépenses.

Win Leemire a engagé un décret d'annulation de 10 milliards d'euros de crédit. Il a été contesté par toutes les oppositions. Je me rappelle également du Rassemblement national quand on a voulu relever l'assise sur l'électricité.

C'était des cris d'or frais. Donc tous ceux qui viennent nous donner aujourd'hui des leçons de de bonne gestion de finances publiques proposez toujours de dépenser plus et d'économiser moins. Soyons un petit peu réaliste et lucide.

Éric Choti dit que l'Élysée a été informé fin 2023 donc par cette note et que Emmanuel Macron a dissou l'Assemblée nationale pour masquer l'ampleur du désastre budgétaire. Euh, on peut donner du crédit à à Mais certainement que l'élection de Donald Trump est aussi liée à la situation des finances publiques françaises. Certainement que euh la hausse des droits de douan est une réponse.

Non, voyons, tout cela n'est pas sérieux. Je pense qu'Éric Sioti est dans un procès politique qui cherche à être le plus vocal possible sur un sujet manifestement qu'il ne maîtrise pas et surtout sur lequel il n'est pas très à l'aise. Je rappelle que monsieur Sioti nous a fait voter une disposition qui coûtait 12 milliards d'euros pour réduire les frais d'essence des Français sans aucune condition de revenu.

Donc revenons un petit peu à la raison et essayons de travailler aux véritables causes de la dégradation de ce déficit. Alors justement, quelle proposition vous pourriez formuler vous pour qu'on bah qu'on qu'on que ça ne se reproduise pas et que ces rentrées fiscal soit mieux mieux évalué ? Moi, je propose euh que les recettes soient évaluées par le Haut Conseil aux finances publiques.

C'est un organisme indépendant géré euh par la Cour des comptes euh qui pourrait disposer d'un meilleur système de prévisionnistes, d'économistes pour pouvoir définir les recettes fiscales en période de crise et hors période de crise. Comme ça, on ne pourra plus accuser le gouvernement de mettre les mains dans le cambouille. Donc, externaliser aussi la prévision de croissance.

Non, pas la prévision de croissance parce que je pense que la prévision de croissance, ça doit relever du volontarisme politique. Le gouvernement croit dans sa politique, il donne un chiffre de croissance qui est associé. Mais sur les recettes, si quelqu'un est capable de faire mieux que le gouvernement et les administrations centrales, qu'il le fasse.

Hm hm. Euh le Premier ministre dans l'affaire Betaram euh sera entendu par la commission d'enquête le 14 mai. Il y a deux témoignage euh qui euh affirment qu'ils étaient euh que lui était au courant des agressions sexuelles.

Euh c'est un ex-gendarme et l'ex monsieur Mirand. Est-ce qu'il a menti le premier ministre ? Moi, je participerai pas à cet exercice de calomnie à l'endroit de François Bairou sur un sujet qui est un sujet extrêmement grave et qui touche, je crois, en profondeur la société française.

Euh il s'exprimera le 14 mai, vous l'avez dit, devant euh la commission d'enquête. Il a déjà dit euh ce qu'il avait été à dire et je regrette objectivement l'instrumentalisation qui est faite d'un sujet aussi grave pour essayer de déstabiliser le Premier ministre. Parce que ne soyons pas dupe, hein, ce que cherche la France insoumise, ça n'est pas à améliorer la situation des enfants dans ce pays, c'est à fragiliser le premier ministre.

Ça fait 2 mois que le premier ministre est inquiété par cette affaire. Il sera auditionné dans un mois. Est-ce qu'il a intérêt à prendre les devant, à communiquer avant ?

Parce que on a l'impression d'un poison lent autour de cette affaire et et qui fragilise comme vous le dites en partie le couple exécutif et François. C'est le problème de la calomnie ou de l'accusation sans fondement. C'est en effet un poison lent.

Mais moi, je pense que François Baou a raison de réagir selon son calendrier, selon ses termes. Il n'a pas à se laisser dicter son agenda politique et juridique par des gens qui ne rêvent que de le déstabiliser. Sur la création d'un état palestinien, c'est le président de la République qui souhaite une reconnaissance au mois de juin.

Est-ce que c'est une prime au terrorisme comme le dit Benjamin Netaniaou ? Je ne crois pas et je pense que tous ceux qui disent ça n'ont en réalité pas bien écouté le président de la République. Il a été, me semble-t-il, extrêmement clair.

Il a dit qu'il y aurait éventuellement reconnaissance d'un état palestinien, ce qui au passage est la position française traditionnelle depuis euh François Mitterran en 1982 euh à la condition qu'il y ait des garanties de sécurité réciproque dans la région, à la condition que certains pays qui aujourd'hui ne reconnaissent pas l'État d'Israël le reconnaissent demain, à la condition qu'il y a une architecture de sécurité globale qui se mette en place. C'est donc un levier euh si la France euh reconnaît l'État palestinien qui servira je crois la sécurité de l'État d'Israël. Donc attention au raccourci dans le débat public et est-ce que c'est le bon moment parce que les Républicains juste que cette initiative est prématurée alors que tous les otages n'ont pas été libérés.

Vous pensez qu'il faut le faire là dès le mois de juin ? Je pense que si le président de la République parvient à ce que certains pays qui aujourd'hui ne reconnaissent pas l'état d'Israël demain lui apportent une reconnaissance et la garantie d'une sécurité, ce sera évidemment le bon moment. Vous savez quand Donald Trump a fait les accords d'Abraham qui d'ailleurs n'ont pas été remis en cause après les attaques terroristes euh de 2023, tout le monde disait euh c'est une hérésie.

Je pense que c'était une bonne idée et qu'il faut poursuivre dans cette voie. Une une réponse à à cette proposition de Laurent Voquier qui propose lui d'envoyer les OQUTF, les obligations de quitter le territoire français à Saint-Pierre et Miclon. Après tout, on a vu que il y avait l'Albanie, il y avait le Rwanda qui accueillait euh un certain nombre de QTF de la part d'autres pays.

Euh c'est une mauvaise idée ? Saint-Pierre MC, c'est la France d'abord ce que semble oublier Laurent Voquier. Moi, je pense que c'est un un vrai problème auquel Laurent Voquier s'attaque mais qu'il y apporte une solution qui n'est pas praticable.

Ce qu'il propose est à tout le moins impossible et n'est pas dissuasif. Et je m'étonne que quelqu'un qui a été un ministre de la République devienne aussi éloigné de la culture de gouvernement. En revanche, là où il a raison, c'est qu'il faut évidemment que tous les toutes les personnes sousf et singulièrement celles qui sont des délinquentes puissent être euh renvoyé chez ell.

C'est ce que fait Bruno Retaillot, me semble-t-il, dans la droite lignée de ce que faisait Gérald Armanin en ayant des politiques d'accord bilatéraux avec les pays les pays de retour. Il est aujourd'hui au Maroc, il faut le faire évidemment notamment avec l'Algérie. Sauf que ce bilan pour l'instant, il reste très faible.

C'est-à-dire qu'il y a à peu près 10 % moins de 10 % des EQUTF qui sont effectivement renvoyés dans leur pays. Comment on arrive à améliorer ça ? On a l'impression que le bras de fer marche pas forcément.

La diplomatie pas toujours. Il faut jouer sur les deux tableaux. Quelle est la solution ?

D'abord, contrairement à ce qu'on dit, en réalité, on renvoie quand même beaucoup d'étrangers chez eux. Ensuite, vous avez raison, personne ne comprend que tous les clandestins et singulièrement les étrangers puissent rester de façon illégale dans notre pays. Il faut un pour cela améliorer la rétention administrative, créer plus de centres de rétention administratif pour localiser ces délinquants étrangers.

Et ensuite, moi je suis pour une diplomatie migratoire européenne. Il faut qu'il y ait une diplomatie migratoire qui vienne voir l'Algérie en lui disant c'est pas seulement la France qui veut le que ces ressortissants soient repris mais l'ensemble des pays européens. C'est le seul niveau, me semble-t-il, dans lequel on pourra parvenir à peser face à des États qui parfois nous prennent en otage.

Je crois que nous devons aussi les culpabiliser en rappelant que par 14 fois à 14 reprises, le terroriste de Mulous a été refusé par les autorités algériennes. C'est absolument inacceptable. Merci Mathieu Lefèv d'avoir été avec nous ce matin.

Député du Val de Marne, vice-président du groupe EPR à l'Assemblée nationale, membre de la commission des finances et corrapporteur donc de cette commission d'enquête sur la dérive des comptes publics et remettra son rapport la semaine prochaine. Vous avez rendez-vous tout de suite avec les informés sur Finfo.

Mathieu Lefèvre, invité de La politique s'éclaire — Mathieu Lefèvre · Pourquijevote