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interviewSud Radio (sur YouTube)· 28 juin 2026 46 min

Canicule : nos vaches ont chaud !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout en France vous présente Sud Radio 10h1hot fait le marché. Bonjour à tous. Bon dimanche dans la fraîcheur.

Oui, on rêve un petit peu. On aimerait bien un dimanche dans la fraîcheur. Mais bien malheureusement je ne reviens pas sur l'actualité climatologique de cette semaine ou climatique plutôt.

En tout cas, tout le monde a souffert de la chaleur partout en France globalement avec des pointes hallucinantes dans des régions qui n'étaient pas habituées à ces chaleurs extrêmes. Et c'est pas fini. Alors, j'ai noté cette semaine dans l'actualité qu'on se souciait énormément énormément énormément de notre bien-être à nous à nous humains et plus particulièrement les citadins qui souffrent évidemment de la chaleur.

Ça je ne le ni pas. Mais on ne s'occupe comme d'habitude pas beaucoup des agriculteurs, du monde de l'agriculture, de l'agriculture en général et d'un secteur en particulier qui est l'élevage. Ah oui oui parce que si nous on souffre de la chaleur, vous imaginez les animaux qui sont dehors sans clim.

Alors je vais vous dire, on va s'occuper un petit peu de nos animaux. Sud Radio Ferno fait le marché. Pour moi, il y a une une bête, une vache, on va le dire, qui a tout mon intérêt cette semaine parce que dans notre imaginaire commun, la vache normande, vous savez la vache normande, vous vous souvenez de la chanson les vaches rousses blanches et noires, sur lesquelles tombe la pluie.

Bah oui. Bah voilà, c'est une vache dont on se dit qu'elle aime la fraîcheur, qu'elle aime la pluie et que en temps de grande sécheresse et de grandes canicules, elle doit souffrir particulièrement. C'est pas la seule.

Mais je trouve que c'est un peu une icône de la de la souffrance en temps de canicule. Et c'est pour ça que j'ai passé un coup de fil à Arthur Deère. Bonjour Arthur.

Oui, bonjour [rires] Arthur. Bon euh je disais la vache normande, vous vous les connaissez bien, vous êtes le patron du Camemberambert Beauaumontel qui est un camemberambert fermier. Alors je vais vous je vais vous réexpliquer pourquoi un camember fermier Arthur est plus apte à parler des vaches que un Camemberber laitier.

Et vous êtes en plus à Camember à Camemberber dans le village de Camemberber le Camemberber de Camemberbert avec des vaches Normandes. Camemberamber Normandie à à OP même. Alors pourquoi camember fermier ?

Parce que un camember laitier c'est un camember de lait de ramassage très bon camember laitier hein je veux dire c'est pas le c'est pas le souci mais vous vous avez cette particularité d'avoir votre troupeau de vache normande et qui sert que votre exploitation votre camemberber. Donc vous êtes, je dirais plus expert que les que les fabricants de camemberamber euh laitiers euh pour parler des vaches, des vaches ? Ah bah tout à fait, on est avant tout agriculteur, éleveur donc euh oui, on est on est au cœur du suiv.

Ouais, tout à fait. Alors, j'ai je vous ai dit euh je moi je suis passé par la Normandie cette semaine, j'ai vu les les les écarts de temp enfin les écarts et même les hausses de température hallucinantes telles qu'on les connaît pas du tout hein. La Normandie, on sait bien que c'est un pays frais, plutôt humide.

Euh là, on était euh carrément pratiquement au Sahara sur le sur le thème des températures. Comment se comporte votre élevage de vaches normandes dans ce cas-là ? Il souffre particulièrement.

Bah en en réalité comme tous les comme tous les beauovins, ils souffrent à partir de de quand il y a des fortes chaleurs comme là. Euh après particulièrement les vaches normandes, je pense on a on a plusieurs races dans le troupeau et et c'est vrai que la la race normande a a très chaud, mais les autres aussi hein, rassurez-vous, c'est ça touche toutes les vaches. Oui.

Et en plus la vache normande, elle a elle a quand même un un pelage, on va dire hein, une un pelage un peu épais par rapport à certaines vaches dont le poil est très ras. Ouais, tout tout à fait. Oui, on peut dire ça, mais c'est des animaux souvent un peu plus corpulents, un peu plus gros en taille, plus qui pèsent plus lourd, donc forcément qui souffre plus facilement de la chaleur pour se déplacer et aller jusqu'aux abrevoirs, aller se nourrir.

C'est c'est vrai. Alors, vos vaches à vous, un peu un peu moins adapté à la chaleur. Ouais.

Arthur Daniè, vos vaches à vous en plus, elles travaillent, c'est-à-dire qu'elles sont là pour produire avant tout le lait qui va faire ce grand camember réputé, ce camemberber de Normandie. moulé à la louche évidemment comme tous les camberosés de Normandie. Donc le lait, bah je dirais que la lactation c'est quand même le lait c'est quand même en grande partie de l'eau et on se doute qu'en période de chaleur et de sécheresse, elles doivent déjà moins produire ces vaches.

Bah c'est produisent en effet depuis quelques jours cette semaine après cette semaine de canicule, on n pas l'habitude en Normandie d'avoir des des températures comme ça. Et les vaches, bah on perd on perd 20 30 % de production assez facilement. Les vaches ont du mal à se déplacer, ont vite chaud, on peut pas les laisser en plein soleil dans les évages.

Donc on adapte on adapte pas mal notre système d'élevage. Ouais. Mais est-ce qu'elles est-ce qu'elles iraient naturellement ?

Euh peut-être même pas quoi. Elles vont elles vont chercher des coins d'ombre. H en pleine journée.

On laisse on a adopté une stratégie où on les laisse un peu on faire ce qu'elles veulent. Euh donc soit aller dehors, soit rester au bâtiment en pleine journée comme ça, en plein plein soleil. Euh euh à en période de canicule, elles sortent pas du tout, hein.

Enfin, elles sortent à partir de de 21h 21h30 dès qu'on commence à avoir un peu d'air et les températures qui chutent légèrement, quoi. Est-ce que ça vous oblige dans les bâtiments qui alors j'imagine bien reste ouvert et souvent traversant pour pouvoir que ça serve de de un peu de parasol plutôt que de bâtiments confinés ? Est-ce que ça vous oblige à des aménagements en terme de de fabrication de ces bâtiments, de toiture, d'aération ?

Bah en fait, on s'aperçoit vite que pas assez. On n pas c'est à chaque fois qu'il y a un coup de chaleur qu'on se dit devrait faire plus. Voilà, on aurait dû faire plus.

Mais oui, aujourd'hui, on a on a aménagé nous notre bâtiment avec des rideaux. Les bardages du bâtiment donc peuvent s'ouvrir à 100 %. ou c'est des rideaux électriques gérés avec une station météo.

Donc audessus de d'un certain d'une certaine température, il s'ouvre et là c'est le cas, ils ont tout le temps ouvert. Mais on pourrait faire plus avec des brasseurs d'air, avec des systèmes de brumisation. Enfin, il y a des choses à mettre en place mais je pense que cette après cette semaine, on va pouvoir on va pouvoir apprendre et puis notamment revoir un peu les investissements de ce côté-là.

Oui, je dirais que vous de ce point de vue-là, vous avez peut-être plus de chance que certains de vos collègues sur des appellations moins prestigieuses parce que on se doute que quand on fabrique à partir du lait de vos vaches des grands camember, enfin les grands camberes d'appellation, on a peut-être on on valorise mieux son lait, on vend mieux son lait, on on vit mieux de son de son travail par rapport à des petits éleveurs qui qui servent le lait à des grandes les tri sans valorisation particulière au prix normal, je dirais. Ouais, on peut on peut dire ça. Après, on investit beaucoup dans le dans la production du lait où on produit tout, le Camemberber de Normandie est produit au lait cru exclusivement.

Donc, on a on a plus de personnel qu'une qu'une ferme traditionnelle. On a voilà, il y a il y a quand même Et vous êtes obligé de le réfrigérer par exemple quand il quand il va du pit de la vache à la à la fabrication. pas il y a forcément un temps de de latence, on va dire.

Ouais, tout à fait. Le bah la traite typiquement la traite du soir est transformée le lendemain matin. Donc euh c'est dans des tanks réfrigérés.

Dans des tanks réfrigérés. Donc on on diminue la température à à 3,5 degrés. Oui, comme un réfrigérateur quoi.

Ouais, c'est ça. En dessous de 4 quoi. En dessous de 4 degrés qui est la limite supérieure.

C'est ça. C'est ça. Tout à fait.

Et tout ça, ça a un coup parce que réfrigérer en tant de grande chaleur, bah c'est beaucoup plus d'énergie dépensée. Comement complètement. Complètement.

C'est euh c'est aujourd'hui oui, on subit un peu sur tous les plans. Ouais. Alors euh restez avec moi, Arthur Dani Camemberberontel parce que euh j'ai voulu en savoir un tout petit peu plus sur le sujet de l'élevage en général en temps de canicule. vous allez pouvoir dialoguer.

J'ai passé un coup de fil à René Fournier qui est vétérinaire conseil et notamment auprès de la filière laitière. Il est là pour donner des conseils de on va dire de bien-être de de simplement de de de survie parfois en terme de chaleur à tout l'élevage laitier. Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux [musique] au restaurateur partout en France vous présente Sud Radio 10h1h.

Ferno fait le marché. Allez mes amis, ce matin, on continue à se parler de la canicule mais pas en terme de bien-être humain. C'est vrai qu'on ça ça fait les les de l'info depuis toute la semaine, c'est normal avec les les températures que l'on a atteint cette semaine.

Mais on s'occupe des animaux. Alors, ce sont quand même eux ces animaux de ferme qui vont infin nourrir que ce soit en matière de filière lait ou de filière viande. Et on a commencé l'émission avec Arthur Dener, le patron des Camemberberontel à Camemberber-vous le Camemberber Camemberber Camber Fermier.

On parlait du bien-être des vaches, du bien-être et puis de la productivité parce que c'est de ça qu'il s'agit aussi. J'ai téléphoné ce matin, je le disais juste avant la coupure, un vétérinaire conseil, c'est René Fournier qui est avec nous. Bonjour René.

Bonjour Vincent. Jeappelle René, je pourrais dire doc ou docteur parce que quand on est véu, on est docteur docteur vétérinaire. Alors René, je vous je vous ai appelé parce que je voulais essayer d'y voir un petit peu plus clair sur l'impact du changement climatique et de cette évolution vers des fortes chaleurs.

On n' jamais eu autant de vigilance rouge sur les départements français. Je crois qu'il y avait euh 60 plus de 60 départements, c'est-à-dire presque les 2/ tiers qui étaient en vigilance rouge cette semaine. Euh on a atteint des niveaux incroyables et on pense beaucoup à notre bien-être à nous, pas beaucoup à celui des animaux.

Et pourtant, moi j'aime les yaourts, j'aime le fromage, j'aime le beurre, j'aime la crème et les produits laitiers, ça m'impacte carrément [rires] ça. Vous avez eu les les clignotants au rouge toute la semaine, j'imagine vous avec des des coups de fil pour savoir ce qu'il fallait faire. Clairement pour les vaches, la situation actuelle est est extrême.

La vache en fait a une zone de confort thermique entre - 15 et + 25°. Ah oui, grosso modo, elle préfère les températures fraîches 0°gr, elle préfère ça à 20° par exemple. Alors, c'est un c'est une amplitude un peu plus large que la nôtre, hein.

Nous, on est plutôt euh bien, enfin, je veux dire, si on vivait tout nu, euh on est plus plutôt bien entre 15 et 25, quoi, globalement. Et exactement comme le comme les veau. La grosse différence des vaches, c'est qu'elles ont un appareil digestif qui fabrique beaucoup de chaleur.

Et oui, avec quatre estomacs, une vraie usine. Exactement. Oui, une vraie usine, une une vraie centrale thermique.

Et malheureusement quand on est exposé aux températures qu'on connaît actuellement, la vache est pas capable, contrairement à ce qu'on ferait dans notre maison, de de fermer le chauffage. H alors après, elle a quand même des moyens de de lutter, donc elle va elle va manger moins, ce qui fait qu'elle va moins faire tourner l'usine. Ouais.

Bah oui. Nous aussi, hein, on peut dire globalement, on n pas très faim quand on a très chaud, hein. Exactement.

Le comportement qu'adopte la vache euh en situation euh de canicule, de forte température pour euh limiter son stress thermique correspond un peu à ce que nous on fait. Elle réduit son activité. Ouais.

Elle mange moins. Ouais. Et puis elle cherche les zones de confort en terme de de stress thermique.

Ah bah oui. Euh mais alors euh justement moi j'ai j'ai dans l'idée mais peut-être vous allez me me démentir euh j'ai dans l'idée enfin j'ai jamais vu une vache qui boit beaucoup enfin généralement l'eau qui est contenue dans l'herbe lui suffit pratiquement à s'hydrater. Non non non non.

Une vache qui produit beaucoup de lait peut consommer par jour et en situation tempérée, on va dire de 70 à 100 L. Et c'est des quantités qui peuvent presque doubler quand on arrive aux températures qu'on a connu ces derniers jours, quand on arrive à 41 ou 42°gr, ce qui amène à des quantités qui peuvent aller jusqu'à 150 L par jour. Ah oui.

Ah oui, c'est pour ça que d'ailleurs on entend beaucoup les écologistes enfin qui sont je dirais un peu les parfois mené par les lobby vég dire que produire de la viande bovine c'est extrêmement consommateur en eau. He pas seulement sa consommation mais aussi toute la toute la tout le système et l'abattage et le et toute la consommation du de la filière on va dire. Après, c'est un autre sujet et puis le qui mériterait un vrai débat mais en fait les quantités annoncées sont surestimées parce qu'elles intègrent Exactement.

Parce qu'elles intègrent les eaux de pluie. Oui. Euh qui sont nécessaires à la pousse de l'herbe et cetera et qui de toute façon D'accord.

D'accord. C'est un calcul un petit peu fallacieux. Alors h qui passe fallacieux mais en tout cas qui manque de spécificité par rapport à l'objectif.

Alors euh Arthur Daniel qui est avec nous au téléphone, vous avez noté vous que les vos bah on va dire que vos réservoirs d'eau sont plus sollicités là depuis depuis une semaine ? Enfin elles boivent plus vos vaches au près ? Ah oui oui.

Complètement complètement. C'est tracteur avec les citternes pour réalimenter. Non non non, on on alimente, on a des circuits de distribution d'eau d'accord avec un une pompe centrale sur la ferme.

Mais euh mais les abrevoirs sont toujours pleins, quoi. C'est ça que je veux dire. Les abrevoirs sont toujours pleins, mais c'est plutôt la disponibilité, l'accès aux vaches à chaque abrevoir.

Enfin, qui est assez compliqué puisqu'elles veulent toutes aller boire en même temps. Et on voit bien que là, c'est ça consomme le le vétérinaire avait raison. Le double d'eau, c'est c'est c'est pas trop de comm c'est commun quoi.

Enfin, en tout cas, c'est ce que vous constatez. Alors, justement, René Fournier, pour parler des vaches et de la on va dire de l'état sanitaire des vaches, puisqu'on a bien entamé, on comprend que ce cette activité de digestion de de de rumination et de production de lait, ça produit de l'énergie, donc ça la chauffe de l'intérieur. C'est une vraie usine thermique en quelque sorte.

Moi ce que j'aimerais savoir c'est à quel moment la vache n'est plus capable d'évacuer sa chaleur. Je dis ça parce que j'entends parler comme beaucoup cette semaine de prévision jusqu'à 50° dans 20 ans. En tout cas avec des pointes autour de 50°.

Il y a bien un moment où la vache elle ne va pas survivre à des montées de température à 50°. Vous avez raison, les vaches actuelles, elles ne survivent pas. à partir de 40 41°grométrie assez importante, au moins 50°, on est déjà en terme de de vache dans une situation extrême.

Ah ouais. Donc ça nous permettra peut-être d'envisager l'avenir, ce qu'il va falloir faire. Mais clairement déjà aujourd'hui à partir de 21°gr de d'hygrométrie, la vache elle tombe déjà dans de l'inconforme, dans de l'inconfort en terme thermique.

Euh certaines vaches, pas celle d'Arthur, les les Holstein par exemple, elle ne souffrent pas nécessairement de de stress thermique avant 20°gr, mais on a noté qu'elles produisent plus de lait à 15°gr qu'à 20°gr. Oui. Ce qui montre qu'en fait que le optimum il est même inférieur à 20°.

Alors vous savez que pour les pour les humains, c'est à peu près pareil. On dit que la productivité maximale, c'est autour de 15°gr, hein. Ça ça laisse augurer de de l'avenir en terme de productivité pour pour l'ensemble de l'espèce humaine, hein.

Je veux dire, René Fournier, pour autant ça veut dire que il y a il y a un moment où on va se poser la question des races de vaches parce que je suppose qu'il y en a qui sont plus résistantes à la chaleur. On on parle, moi je découvre ce stress calorique en fait parce queon parle souvent de stress hydrique pour les plantes hein quand il y a un manque d'eau. Mais les plantes aussi elles ont un stress calorique en général.

Al moi je peux vous répondre pour les vaches parce que pour les végétaux il faudrait un autre spécialiste. Mais c'est vrai que c'est dans les enjeux à moyen et long terme notamment les enjeux les enjeux sur la génétique. Aujourd'hui l'Institut national de la recherche agronomique et environnementale LINRAE travaille sur ces sujets-là.

Ouais. Ce qu'on ce qu'on observe c'est que actuellement toutes les lignées de vaches subissent une baisse de performance lorsqu'il y a du stress thermique. C'est-à-dire qu'elles produisent moins de lait.

Si elles sont jeunes, elles vont elles vont croître moins vite. Ouais. Par contre, ce qu'on observe euh pour autant, c'est que certaines lignées sont plus tolérantes que d'autres, ce qui semble laisser de la place à la génétique.

Ou euh d'autres points, par exemple plus particuliers, euh les vaches à robe noires, notamment les vaches de Rals Holstein qui sont les plus présentes en France sont celles qui souffrent le plus en cas de fortes températures. Donc au sein d'une même race, si la robe il y a plus de noir dedans, elles vont accumuler le la chaleur et donc leur production sera d'autant plus altéré comme un toit en ardoise hein parce que en fait le le plus c'est plus c'est sombre, ça ça veut dire que les vaches par exemple les chaises par exemple seront moins impacté que les limousines, on peut dire globalement euh c'est plus sur les sur la couleur noire. D'accord.

Vraiment sur le noir. D'accord. Oui.

Ou la blonde d'quitten. On va dire que en tout cas elle rejette plus la chaleur que qu'elle ne la conserve par rapport à des des races plus foncées des races noires. Ouais.

H exactement de camar. Là c'est le c'est le record là hein. Lui qui a une robe entièrement noire, le taureau de Camarg, bah il va évidemment souffrir plus de la chaleur.

Pourtant il est dans une zone qui est plus touchée en général par la chaleur et l'humidité. C'est sûr. Voilà.

Et et donc il y a aussi des marqueurs génétiques qui ont été identifiés donc qui laissent présager une sélection favorable aux animaux les plus résilients en terme de résistance au stress thermique. Et puis a un point qui est peut-être un petit peu spécifique mais qui est intéressant. Euh il y a une race des Caraïbes qui est une race rouge.

Elle est pas noire, elle est pas blanche. Oui. Euh on imagine au Caraïbes une race plutôt de petit gabarit.

C'est pas le cas. C'est c'est une belle bête déjà. Ah ouais oui.

C'est une race qui s'appelle la cénépaule. Et en fait dans cette race là, il y a un gène de tolérance aux fortes températures qui est très présent. C'est ce qu'on appelle le gène slick.

Sont des animaux avec peu de poil et on se dit qu'en croisant soit en croisant ces animaux avec des des vaches plus productrices, on pourrait avoir des animaux plus résistants. Des hybrides. Le souci c'est qu'on va baisser le rendement laitier.

Ah voilà. espère aussi, c'est trouver ce gène dans des populations de vaches productives et de faire de la sélection à partir de ces animaux. Voilà quelques pistes en terme de génétique.

Arthur Daniel, vous écoutez évidemment ça avec grand intérêt. Vous qui produisez du camber à haussé euh Arthur, à partir de quel moment ça devient problématique ? Qu'est-ce que vous avez noté vous comme baisse de rendement laitier lors des grandes chaleurs à peu près en en terme de volume ?

Oui, en terme de volume de lait, par rapport à Oui, en terme de volume, une semaine comme celle-ci, comme on a euh Moi, j'ai jamais connu euh de depuis 5 ans, je suis agriculteur. Euh une semaine comme celle-ci, on perd entre 8 et 10 L de lait par vache. Oui.

C'est-à-dire en pourcentage, ça fait quoi ? Bah, c'est 40 %. Ah ouais. 40 %.

On a on a connu cette semaine vraiment des des épisodes où en plein après-midi les vaches étaient vraiment vraiment pas bien. C'était très très compliqué. C'est ça.

Un peu l'étargique j'imagine également. Presque à perdre des animaux, avoir peur de perdre des animaux. Ah oui oui, je me doute hein.

Docteur Fournier, c'est un peu près ce qu'on remarque dans les races dans les races laitières entre un tiers jusqu'à une moitié de rendement en moins. Alors en cas de stress thermique modéré, donc entre 20 et 25°gr mais avec une forte hyrométrie, on parle de 3 à 5 % de perte. Et moi ma référence est un petit peu différente de celle de d'Arthur puisque beaucoup d'essais ont été faits sur la race Olstein qui produit davantage et dans les conditions qu'on connaît actuellement oui on parle de 20 % de perte et comme l'a dit Arthur il y a à la fois la température du jour qui importe mais aussi la durée de l'épisode de canicule qui va beaucoup jouer sur la production aussi peut-être aussi la nuit enfin je l'amplitude entre le jour et la nuit un peu comme les fruits quoi.

C'est si on peut pas se reposer en plus la nuit avec un peu de fraîcheur, c'est d'autant plus dramatique, non ? Exactement. L'une des recommandations qu'on peut faire pour les éleveurs qui ont des pâures autour de l'exploitation, c'est de faire sortir les animaux la nuit, mais ça ne sera intéressant que si la température baisse enain de 21 22°gr, ce qui n'a pas été le cas cette semaine.

Ouais, c'est ça. Donc et elle ne se repose jamais. Bon ben écoutez hein, le tableau il est pas très joyeux.

En tout cas, merci beaucoup Arthur Danière des Camemberberontel à Camemberbert d'avoir été avec nous. Merci docteur Fournier de ces éclairages. On va continuer l'émission.

On va appeler quelqu'un qui a un élevage très différent, qui est peut-être à une nez creux parce que les races que lui produit euh elle s'en tire pas trop mal dans la chaleur. Léal [musique] Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout [musique] en France vous présente Sud Radio 10h 11h Fern fait le marché. Vous l'avez compris, si vous m'accompagnez depuis le début de cette émission, on s'occupe de bien-être animal, mais enfin les animaux de ferme [musique] en terme de de canicules, de grosses canicules.

Comment se comportent nos animaux et notamment la filière laitière ? Moi, c'est ça qui m'intéressait parce que on se doute bien que la vache normande, on l'a vu en première partie d'émission, souffre particulièrement des grosses chaleurs. Il y a pas que nous hein, évidemment, on s'en doute.

C'est ces grosses bêtes qu'on adore et qui souffrent particulièrement de la chaleur. En plus, elles ont un poil un peu plus long les Normandes que certaines autres races laitières. Et j'ai voulu me tourner vers un élevage particulier en direction le nord.

Sud Radio, Ferno fait le marché. Quand je dis le nord, c'est direction le nord du Sahara. Figurez-vous.

Enfin, vous allez comprendre pourquoi. Bonjour Julien Job. Bonjour. [rires] Je dis le nord du Sahara parce que en fait vous êtes dans le nord, dans le département du nord à côté de Mobeuge.

Et vous avez une camellerie, c'est-à-dire que vous élevez des chameaux. Alors, attendez, des chameaux, des chamelles d'ailleurs plutôt et en réaliser sont des dromadaires, on est d'accord hein ? les chameaux à une bosse.

Ouais, en fait on a un peu les deux mais on a principalement des dromadaires en effet donc des chameaux à une bosse. Ouais. Qui ont quand même pour habitude de de de j'allais dire de bosser mais aussi de vivre dans des déserts qui ne sont pas que chauds qui ne sont pas que chauds mais où les températures peuvent monter énormément en effet.

Et oui bien sûr. Non, vous avez raison. Euh d'ailleurs euh c'est parce que je me suis dit euh on s'est rencontré nous au salon de l'agriculture hein où vous vous faites la la démonstration avec euh vos animaux euh et je me suis dit il faut que j'appelle quelqu'un qui qui pour qui la la chaleur est moins un problème que que notre élevage bovin euh en moyenne.

Et j'ai tout de suite pensé à vous parce que c'est vrai que là encore on a des on a dans l'imagerie populaire le fait que le chameau c'est très sobre et que sa vie a des températures parfois extrêmes. Donc j'ai envie de dire en ce moment vos chameaux enfin vos chamelles puisque tout ça est quand même pour récolter du du lait et du lait de chamel bah elles sont plutôt cools là. Ça va même très bien non ?

Tu imagines ? Et ben disons que elles vont moins subir, ça c'est une certitude. Elles sont prévues pour survivre surtout.

Donc c'est vrai que dans les Haut de France, c'est peut-être un peu paradoxal avec l'image qu'on en a, mais euh elles ont bien souvent de l'abondance et tout ce qu'il faut pour aller bien et même trop bien chez nous. Mais euh en effet, elles sont adaptées pour survivre avec rien et dans des conditions extrêmes. Alors euh bon là, on parle principalement de chaleur donc effectivement les dromadaires sont plus sensibles à ça, mais ça économise tout.

Ça économise l'alimentation, ça recycle l'eau, ça économise l'azote, ça a même un système sanguin très spécial, ça a une une façon de vivre enfin le matin, ils sont capables de se réveiller avec des un degré corporel à 34°gr pour finir quand il fait chaud à 40°gr en allant très bien. Une amplitude quoi, une vraie amplitude thermique. Il doit résister.

Donc il est prévu pour aller dans des extrêmes. Euh et puis pour être honnête, même si on est un peu en canicule et on va encore cet après-midi prendre cher, à mon avis, on reste quand même dans des températures largement inférieures à ce qu'il y a en plein désert. Donc moi mes chamelles, elles ont encore un peu de recul.

Tout à fait, tout à fait. [rires] C'est sûr. Mais alors, il y a un truc qui qui m'intéresse parce que vous avez dit "Oui, ils sont ils sont taillés ces chameaux pour des amplitudes thermiques." Donc euh on le sait, enfin on le sait sauf si on n'y a jamais été, mais par exemple dans le désert, dans le Sahara, il peut faire très très froid la nuit.

Euh donc ça veut dire qu'elles ne sont elles ne sont pas taillées les chamelles que pour la grande chaleur, mais aussi pour le froid. D'ailleurs euh les camélidés euh on peut penser par exemple au lamas euh vigogne alpaca euh qui dans les andes eux connaissent des froids euh terribles. Donc au fond ça veut dire que les camélidés en général sont taillés pour des grandes amplitudes thermiques.

Ah bah euh si on parle euh même les chameaux pour le coup, vous les oubliez mais mes chameaux de boss viennent de voilà, ils viennent de de Chine, de Mongolie, de Russie, du Kazakhstan, euh des endroits où les températures peuvent descendre à - 50 - 60. Oui. Dans les grandes step euh dans les grandes steps d'Asie d'Asie centrale, enfin peu comme très à l'aise quand même où il y a de la température, mais cette température, elle implique d'autres choses aussi.

C'est la rareté de l'eau, c'est la rareté de l'alimentation. Donc, on doit avoir des alimentations qui doivent être suffisantes pour faire vivre un animal qui fait 6 800 kg. Donc c'est quand même équivalent à une vache en terme de volume.

Euh donc l'animal, il s'est adapté, il s'est adapté à à recycler énormément des nourritures pauvres. Euh il il est capable de manger deux fois moins de volume qu'une vache pour avoir la même la même qualité entre guillemets. Euh mais le fait d'avoir ces aliments pauvres, il a du fait un intestin très lent. il a une digestion qui prend du temps euh et il va favoriser toujours la survie à la production.

Donc effectivement nous on a beaucoup moins de lait avec nos dromadir qu'avec qu'avec les vaches. Mais en fait qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça représente d'ailleurs ? Euh parce que une vache, on sait que ça peut produire 40 L par jour pour les plus Nous, on retire le zéro.

Ah ouais, on retire le zéro. Donc on est à 3 ou 4 L. Ouais, tout à fait.

La différence c'est que la vache qui a très chaud euh parce que de mémoire le le la vache est confortable jusque une vingtaine de degrés si je me trompe pas. Ensuite ben elle a chaud la vache. Oui.

Et elle produit moins. Moins mon et elle produit moins parce que plus elle a besoin de produire plus il faut lui donner à manger. C'est comme n'importe quelle machine.

Si on rentre pas du carburant, ça ne fonctionne pas. Et ben voilà. Et plus elle va manger, plus elle va digérer.

Plus elle va digérer et plus elle va dégager de la chaleur aussi. Donc plus elle doit se refroidir et plus elle va évaporer son eau et moins il y en aura dans le lait évidemment. Et voilà.

Et ça concent donc on n pas ce système. C'est je l'ai pas dit tout à l'heure à à Arnaud Arthur Danière Arthur Den qui est le patron des camberumel. Mais grosso modo eux il il trait presque du du lait concentré quoi qui est pas sucré hein.

Mais du lait concentré en ce moment. C'est évidemment moins il y a d'eau, plus il y a de protéines et de gras. en d'ailleurs le lait chamel c'est gras, c'est riche en protéines ?

Alors c'est euh c'est on a si on regarde en terme de taux plus ou moins la même chose que dans du lait de vache. On a entre 2 et 4 % de protéines, 2 et 4 % de matière grasse. Par contre, ce sont pas les mêmes molécules, c'est pas les mêmes types de gras.

Nous, on a que le bon cholestérol par exemple. C'est pas le même type de protéines. Nous, toutes les protéines allergisantes du lait de vache n'existent pas dans le lait de chamel.

Tapez pas sur le lait de vache, pas vous. Ah non, mais Julien Julien vous, je ne tape pas sur vous jouez pas dans la même catégorie que le que le Camemberambert de de Camemberbert à Ossé de Normandie. Exactement.

C'est ce que je vais même dire, c'est que dire Julien, je vais même vous dire, je vous l'ai jamais raconté mais j'avais fait euh j'étais descendu en Mauritanie avec France Télévision quand j'avais suivi le Dakar et j'avais été sur un élevage de Chamel qui faisait du Camemberberhamel. [rires] Alors je veux vous dire, ça s'aligne pas du tout dans la même catégorie que le camemberamber de Normandie, hein. Pas du tout.

Pas du tout. Les les les protéines sont pas les mêmes. Le gras n'est pas le même.

Exactement. Le type d'élevage de de chameau dromadaire, je pense est une réflexion sur une approche différente de l'agriculture parce que on a quand même des conditions climatiques qui changent et je pense que même à l'égard d'un agriculteur normal, si je peux si je peux me considérer anormal, enfin en tout cas un particulier, on va dire. Oui, pour pour le pour le pour les Haut de France, c'est un peu particulier, c'est sûr.

Mais aujourd'hui, je pense qu'il y a une certaine insécurité, que ça soit dans les culture, que ça soit dans la production animale ou autre. Et et je pense qu'il y a besoin d'avoir une certaine réflexion différente sur comment adapter. Et ma chamel ne va évidemment à hauteur de production qu'elle est capable de faire, c'est-à-dire pas grand-chose, elle ne remplacera jamais les vaches.

Mais [grognement] ça peut avoir une complémentarité pour justement pouvoir être là en période de crise entre guillemets et utiliser ce que les vaches n'utilisent pas. Julien et là je pense qu'il y a une réalité. Vous avez aussi des ébus, je crois. [grognement] Alors j'ai quelques ébus.

Ça aussi ça aussi c'est une vache qui est bien adaptée à la chaleur non ? Exactement. Mais si on regarde euh d'un point de vue mondial de nouveau euh il y a beaucoup plus de zébus et de buffes pour le coup dans le monde que de vaches.

La je vais pas dire que la vache est européenne mais pas loin. Je suis allé en Arabie Saoudite voir des élevages de 5 6 7000 chamelles. Moi, j'ai vu des champs d'orge dans des bâtiments fermés sous clim et j'ai vu les vaches dans les bâtiments d'à côté sous les mêmes climes.

Euh par contre les ébus, ils vivent dans le monde entier. Non, bah non, ça c'est sûr et certain. Mais on a aujourd'hui des des souches bovines et j'étais la semaine dernière avec André Prosper qui nous avait montré enfin qui aurait dû nous montrer au salon de l'agriculture ses ébus de Brahman qui venait de Martinique et qui expliquait que les ébus ont Oui, c'était la vache et Jerry hein au dernier salon là la Brahman là et et donc il expliquait euh qu'elle avait une grande résistance et de de résilience également à la chaleur à tout ce qu'il faut que elle est capable de perdre comment Chameau d'ailleurs, il est capable de perdre entre 25 et 30 % de son volume d'eau sans tomber malade alors qu'une vache, c'est 10 15 % avant que ça soit fatal.

Euh donc, on a des des souches comme ça qui sont, je pense, très intéressantes à à pour porter certaines réflexions. Et une autre réflexion qui est importante, le réchauffement climatique va nous faire vivre aussi des petites bébettes qui normalement meurent quand il fait froid. Bien sûr, parle par exemple des moustiques et on va commencer à avoir des parasites, des virus, tout ce qui va avec.

Euh mon chameau et et nombreux ébus également et ça je le vois moi chez moi quand malheureusement il y a une épidémie de fièvre catarale qui décime un peu les vaches, les moutons, les cheèfres de chez nous. Al pas trop les cheèvres d'ailleurs pour le coup, mais elles viennent aussi du désert normalement. les ébus et les dromadaires ne sont pas atteints parce qu'ils ont une immunité sur tout ce qui vient du CHud clairement.

Je pense qu'il y a une certaine réflexion à avoir là-dedans et faire évoluer. Alors, on a des excellents généticiens qui qui produisent et qui travaillent les races de les races bovines, pardon. Très régulièrement, je pense qu'il y a des réflexions à faire sur ramener ces choses qui finalement sont beaucoup plus naturelles que réfléchis.

Je allé chercher la génétique che génétique des races qui supportent mieux la chaleur hein peut-être avec des croisements entre les ébus et certaines de nos de nos races métropolitaines on va dire. Restez avec moi Jul en Amérique du Sud par exemple restez avec moi parce que on faire une petite pause et on se retrouve pour parler avec un éleveur. Bah moi je pouvais pas faire autrement de cochon.

Ouais quand même hein, parce qu'il faut se soucier de la santé du cochon par grande chaleur. Oui. Léal Métro, [musique] premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout en France vous présente Sud Radio 10h 11h Ferno fait le marché.

La vache à chaud. La vache à chaud. Faut pas dire ça avec une patate chaude dans la bouche.

La vache à chaud. Il y a pas que la il y a pas que la vache qui a chaud he tout notre élevage qu'il soit laitier ou de grâce sa viande a chaud et évidemment nos animaux souffrent et c'est de cela qu'on se préoccupe ce matin d'en faire new fait le marché puisqu'on a démarré avec les camamber à haussé Normandie hein et la vache normande qui a particulièrement chaud. On a parlé avec un vétérinaire des des mesures à prendre hein parfois quand on peut évidemment et de la santé de nos bovins mais il y a pas que les bovins.

Julien Job qui est avec nous en ligne ce matin nous parle de ses chameaux. Et oui, il a eu le nez creux Julien, il a ouvert une camérie dans les Haut-Fance. Ouais, c'est alors on va quitter les Haut de France le plus au nord possible et droit vers le sud de plus au sud à la bordure des Pyrénées.

Et je suis ce matin avec Alexandre Fonseca en ligne. Bonjour Alexandre. Bonjour Alexandre.

Alexandre Fonseca avec son bel accent bigourdam presque euh on va dire euh puisqu'on parle du port noir de Bigor ce matin. Alexandre, alors vous êtes éleveur mais vous êtes aussi le directeur du consortium. Autrement dit vous vivez au milieu de de vos cochons des ports noirs de Bigor.

Alors est-ce que le cochon souffre autant de la chaleur ? parce que on pense évidemment, on fait comment dire ? On fait un transfert, on pense à nous et on se dit si on a une petite surcharge pondérale du lard sur sur le paltoit.

Ouais. Alors, on se doute bien que le noir de Bigor, il est un peu couvert quand même. Oui.

Oui, c'est vrai. Il est il est couvert mais ben en fait c'est déjà des cochons qui sont à croissance lente et ils prennent tempant autant. Ben en fait quand il fait chaud, c'est un peu comme quand il fait froid l'hiver, ben ils adaptent leur rythme ou aux chaleurs et ils bougent un peu moins et ils font beaucoup de sieste.

Non mais on sait que le port noir de Bigor, c'est même un peu l'image de Marc, c'est un port qui est largement en liberté. Euh donc ça veut dire qu'il est dehors. Ça veut dire que je sais pas comment comment est-ce qu'il vit hein par rapport à des ports qui seraient euh euh enfermés dans des bâtiment euh que j'espère climatiser ou au moins ventiler.

Euh comment est-ce qu'il vit euh lui ça sa vie de tous les jours le port noir de Bigor ? Ben alors, il faut savoir que le cahier des charges des AOP pour Nord de Bigor et Jambon Nord de Bigor demande à ce que les animaux soient sur des parcours d'herb beauagé et à la présence de bois et qui a un maximum un chargement de 20 ports par hectare de prairie. Donc pour 10000 m², ça veut dire sac cochon à 500 m² et en fait ils se mettent ben à l'ombre et en plus régulièrement ils ont des beauges dans un endroit des des parcelles ou de partout.

La beauche. Alors, je fais simple besoin de se rafraîchir. Euh la bauge c'est une baignoire debout.

Enfin, c'est une baignoire une baignoire naturelle qui naturelle et parce que les cochons n'ont pas de gland sudoripar. Donc, ils ont besoin de se Il transpire pas le cochon. Le cochon il transpire pas.

C'est ça. Donc, il a besoin d'un peu d'humidité. Ah ou pour aller chercher un peu de fraîcheur.

Et après, il a l'ombre des bois et et des ha donc il passe des journées paisibles sous les Ouais. Enfin, voulez dire même un peu un peu abruti de chaleur quoi. Et il doit pas bouger beaucoup.

Non non non, mais aujourd'hui ça va mieux. Aujourd'hui c'est 26°, c'est gris donc c'est plus agréable. Tout le monde respirance.

D'accord. D'accord. Euh alors Alexandre euh toute cette semaine donc la chaleur vous a impacté.

Euh les cochons, est-ce qu'ils ont un rendement différent si la chaleur perdure ? Parce que vous êtes quand même dans une région chaude hein dans le sud-ouest globalement. Euh ça a rien à voir avec la Normandie habituellement par exemple puisqu'on en parlait au début d'émission.

Mais aujourd'hui, je crois qu'il y a plus d'habitude. Même habituellement dans au pied des Pyrénées, on avait des orages et aujourd'hui l'habitude change. Ouais.

Et euh ben il souffrent un peu plus. Oui, effectivement, c'est sûr que si déjà qu'ils sont en croissance lente, mais quand il fait très chaud comme ça, ils ont les croissances encore plus lentes parce qu' ils diminuent leur leur vie leur vie. Donc moins ils font ils se ils font la sieste beaucoup plus longtemps quoi.

Hm hm. Julien Job les les les camel, j'allais dire les les chamelles les chameaux, ils transpirent pas non plus. C'est un un je je vais rebondir sur cette couche de gras.

Ouais. Euh qu'est-ce qu'il y a sur un chameau ? Qu'est-ce qu'il y a sur un dromadaire ?

Il y a une bosse un un toeg. Il y a le toegg sur la bosse ou entre deux bosses, ça dépend du pays. Mais en fait de nouveau la bosse, elle joue là parce que en effet la la couche de gras et c'est une protection thermique finalement.

Ouais. Euh ben moi sur le dromadaire et le chameau, tout est concentré dans les boss. Donc l'énergie est dans les boss mais le corps permet de transpirer justement beaucoup plus simplement et se refroidir beaucoup plus vite.

Ah oui, sont des sont des boules de graisse et d'eau en fait les boss. Bah ce sont des boules de graisse. La graisse après contient de l'eau mais pas de l'eau liquide mais au lieu d'être comme nous tous et les cochons de monsieur avoir du gras un petit peu partout tout est concentré dans la bosse chez le chameau.

Enfin une énorme partie dans la bosse ce qui fait que tout le reste du corps n'a pas cette protection thermique et lui permet de transpirer beaucoup plus facilement. Ah oui, ça c'est intéressant ça. Alexandre Fonseca, il y a une autre question que je me pose.

On sait pour ceux qui connaissent le port noir de Bigor, c'est d'ailleurs dans le nom, il est noir. Or, on l'a vu tout à l'heure en début d'émission avec le vétérinaire, il disait "Les vaches noires souffrent beaucoup plus de la chaleur." Bah parce que c'est comme un c'est comme une une un toit en ardoise ou en tuile noire, ça emmagazine la chaleur.

Pourquoi est-ce que euh lui, son cousin euh Ibérico et pourquoi ils sont noirs alors qu'ils vivent plutôt dans des pays chauds ? Ben c'est une vraie question. Tous ces races du bassin méditerranéen, ils sont noirs ou pinoir et c'est vrai qu'il supportent moins bien la enfin avec le noir, il supportent moins la chaleur.

Donc en revanche, pas de coup de soleil. On peut dire que le le le fait qu'il soit noir, ça les protège peut-être des rayons des UV. Ça veut mettre Non non, ils peuvent prendre des coups de soleil.

Ah ouais, ils prennent des coups de soleil quand même les ports noirs. Ouais. Oui.

Donc comme ils sont quand même intelligents, ben c'est eux qui s'adaptent. Le rythme de vie, ben il s'adapte à la saison, quoi. Donc ils vont passer beaucoup plus de temps sous les arbres et à l'ombre au courant d'air.

Ah et ils sont beaucoup plus sensibles au soleil. Et les beauges qui sont sur les parcours, ce sont où qui les creusent ou est-ce que vous aménagez ces espèces de baignoirs avec de l'eau dedans ? Ben, il y a des eux, ils vont le c'est des cochons, ils sont sourcés quand mme ils savent se trouver l'eau donc qui v se les construire et des fois il y a des endroits où les éleveurs vont les aménager pour euh pour le leur bien-être.

Hm hm. Est-ce que euh est-ce que vous ça vous oblige quand même à mener le troupeau d'une certaine façon ? C'est-à-dire est-ce que vous êtes enclin à les à les pousser à à vivre plus la nuit ou est-ce qu'ils sont vraiment laissés à eux-mêmes ?

C'est eux qui vivent C'est eux qui s'adaptent en fait euh comme je l'ai dit hein au à la saison et au climat et du coup ils follent leur rythme de vie euh de l'herbe les céréales quand on va leur distribuer. Ils le font au au gré de leurs besoins et de la journée en fonction des températures. Dès qu'il fait plus chaud mais ils vont passer un peu plus de temps à coucher et dès qu'il va faire un peu meilleur et ben ils vont vivre différemment.

Et l'hiver, ils font pareil avec le froid quoi. Ils vont s'adapter et vont sortir plus tard le matin et rentrer plus tôt le soir parce qu'ils donnent des abris dans leur parcours. Mais mais c'est eux qui s'adaptent.

Non non, c'est des animaux hein. Ils sont ils sont futés. Bah [rires] sûr, mais ils sont comme les occitants hein.

Je dis ça parce que je sais que hier avec certains de vos camarades dans des filières autour de de l'alimentation et de l'agriculture. Euh vous avez fait un pique-nique. Vous avez été piquenniqué au sommet du du pic du midi.

Vous avez été chercher la fraîcheur vous aussi. Alors ouais, c'est ça. Il y a l'IRC Kalalim, l'Institut régional de la qualité alimentaire d'Occitanie qui a organisé le piquenique des Calivor d'Occitanie.

Ouais. Donc on est regroupé avec toutes les filières sous signe officiel de qualité d'Occitanie. Ah super.

Et on était une des filières mise en avant cette année, la filière du nord de Bigor puisque c'était en haut du pic du Midi de Bigor donc à 2877 m. Ah bah là fait plus frais c'est sûr. Mais enfin on se pose la question.

Alors je vais pas vous demander d'avoir une une analyse climatologique mais on se dit que effectivement tous ces sommets moi j'ai vu que cette semaine il faisait jusqu'à 35°gr à 1000 m d'altitude et cetera. On n'est pas du tout habitué et on se doute que les glaciers souffrent, mais ce n'est que le marqueur fort de ce changement climatique. Pour autant, ce pique-nique, vous êtes en fait vous étiez regroupé avec tous les je dirais les produits qualitatifs de d'Ocitani.

C'était ça l'idée. C'était de compter les troupes un peu. C'est ça.

C'est ça. On avait nos des locaux avec nous, donc le haricot Arbé ou le bouton marage Gavarni, mais on avait aussi les fromages de la guillole. les vins des pays doc du fromage rockfort le péardon et d'autres filières d'Ocitan officiel de qualité donc c'était un bel événement il y avait plus de 500 qu'on vivent donc c'était un très bel événement sur un lieu emblématique des Pyrénées qui ont posé en plus une demande au patrimoine mondial de l'UNESCO donc euh Julien Job euh dans les Haut de France, comment est-ce que vous êtes considéré vous dans par la filière laitière au milieu Je sais pas moi, des autres fromages, des maroiles par exemple.

Est-ce que est-ce que vous êtes moqué ou est-ce qu'on vous regarde avec intérêt justement dans ces conditions climatiques extrêmes ? Alors, j'ai été critiqué, j'ai moqué, je ne sais pas, mais en tout cas pas pris au sérieux pendant très longtemps. Ça c'est une certitude.

Mais il faut enfin, je pense qu'il faut en vouloir à personne. Maintenant, je sais que moi, j'arrive à avancer, j'arrive à me faire entendre, écouter [grognement] de nouveau. J'ai pas prétention à prendre la place de qui que ce soit parce que ça ne produira jamais ce qu'on a besoin.

Ouais. Euh mais aujourd'hui, je suis regardé. C'est une piste hein quand on parle de j'imagine et surtout cette semaine hein et les semaines qui viennent là en été on vous regarde avec en en dire mais peut-être il y a une idée quand même là il y a quelque chose hein d'aller chercher des des races qui résistent bien mieux à la chaleur et qui produisent quand même du lait certes en petite quantité et c'est un lait qui donc est onéreux on peut dire hein par rapport au lait de vache en général.

Merci en tout cas d'avoir été avec moi ce matin pour répondre à nos questions, nos soucis. pour nos races laitières en matière d'élevage. Merciement Alexandre Fonseca d'avoir fait un petit coup de projet sur le port noir de Bigor qui lui aussi a bien chaud hein.

Et ben au moins lui il se roule dans une beauge he dans la boue dans une boue fraîche comme un peu comme les hippopotames. Voilà mais c'est ça. L'émission s'achève.

Je file dans ma cuisine installée depuis cette semaine dans le congélateur. Je vous le dis hein. Moi je je vis dans un frigo car je me suis fait une petite une petite place.

Voyez une petite place au frais. Maintenant, direction les chudes infos de 11h. Ensuite, vous retrouvez le bouillant Jean-Marie Borderie dans son choc des idées.

Allez, bon dimanche à l'écoute de Sud Radio. La radio qui vous rafraîchit les idées. Ah ouais, c'est pas si mal.

Léal Métro, premier fournisseur et livreur de produits frais et locaux au restaurateur partout en France, vous a présenté Sud Radio Fer fait le marché. M.