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InterviewEurope 1 — La Grande interview (sur Podcast)· 29 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleÉducation & recherche

Émeutes : «Il y a une génération Nahel extrêmement remontée et anti-flics», assure Alain Bauer

Au micro : Laurence Ferrari Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:49RelanceRéponse directe

    Est-ce que la politique, la gauche et l'extrême-gauche, en mystérisant, en conflictualisant les débats sur ce thème-là, ne le confisque pas au fond ?

  • 3:04ComplaisanteRéponse directe

    Bruno Retailleau, qui était à votre place hier matin, dit, on peut demander une politique plus ferme sur l'immigration et la sécurité, ce n'est pas appelé à la haine. Alain Bauer.

  • 4:32OuverteRéponse directe

    Ça pose la question de la saisie de ce type d'armes qui est exponentielle, qui explose dans notre pays. Ça dit quoi concrètement de l'état de notre société, Alain Bauer ?

  • 6:04OuverteRéponse directe

    Les Français retiennent leur souffle une nouvelle fois. Manifestation annoncée pour ce samedi 31 octobre avec la soirée d'Halloween. 5 novembre aussi, 1000 mobilisations avec les syndicats. Est-ce qu'on voit que les autorités ont un peu peur ?

  • 6:25OuverteRéponse directe

    On parle de 70 000 forces de l'ordre sur le terrain. Combien de temps est-ce que notre pays pourra tenir comme cela ?

  • 10:30RelanceRéponse directe

    Où sont les autres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:36Invité politiqueFait
    « Le problème, c'est que le racisme comme le terrorisme sont des termes non déterminés de manière structurelle. »
  • 0:51Invité politiqueFait
    « Là, très rapidement, le parquet national antiterroriste a dit que c'était du terrorisme. À caractère raciste. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « La justice a aussi décidé, contrairement à l'avis d'une partie importante de mes collègues, que le racisme anti-blanc existait. »
  • 4:45PrésentateurChiffre
    « La part des pistolets mitrailleurs et des fusils d'assaut a augmenté de 60%. »
  • 5:08Invité politiqueFait
    « En fait, on s'en sert relativement peu, sauf dans des règlements de compte en matière de narcotrafic. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Vous avez raison de le souligner, comme l'avait fait le Sénat l'année dernière, en rappelant que le narcotrafic existait et qu'il fallait commencer à regarder les choses en face. »
  • 6:31Invité politiqueFait
    « Un mouvement social de ce type dure en moyenne une dizaine de jours. »
  • 7:06Invité politiqueFait
    « Leur renseignement les avait vus mais sous-estimés, du simple au double, même un peu plus. »
  • 8:23Invité politiqueChiffre
    « 50 000 émeutiers, dit le rapport du Sénat, qui en avait fait le décompte. »
  • 15:00Invité politiqueChiffre
    « 5,5 millions des Français vivants aujourd'hui ont été victimes d'un acte pédocriminel dans leur enfance. »
  • 15:39Invité politiqueChiffre
    « 40% disent qu'ils ont été victimes d'une agression sexuelle. »
  • 15:43Invité politiqueChiffre
    « Il y a 160 000 enfants au moins qui sont victimes tous les ans. »
  • 17:04Invité politiqueChiffre
    « On compte 160 000 par an. 27, 28, 29, 30, 31, 32, un million de plus. »

Temps de parole

  • Invité politique77 %
  • Présentateur17 %
  • ?3 %

≈ 13,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Europe 1.

0:02
Locuteur

La

0:02
Présentateur

grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.

0:07
Locuteur

Et

0:07
Présentateur

notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Alain Bauer. Bonjour à vous, bienvenue. Vous êtes professeur de criminologie, auteur de ce livre Il faut sauver nos enfants chez First. On va en parler dans un instant. L'actualité Alain Bauer, c'est cet hommage national qui sera rendu aux victimes de l'attentat raciste de Trappes qui a fait un mort et sept blessés, dont une petite fille de 12 ans. Le climat d'hystérie qui a été entretenu immédiatement après par la gauche et l'extrême gauche sur ce sujet est-il en train de confisquer le débat sur ce thème majeur de la lutte contre le racisme, Alain Bauer

0:35
Locuteur

?

0:36
Invité politique

Le problème, c'est que le racisme comme le terrorisme sont des termes non déterminés de manière structurelle. La race, l'ethnie, la religion, un groupe ou une partie d'un groupe. Ce débat est permanent parce que c'est chaque fois le système judiciaire qui dit ce qui est et ce qui n'est pas. Là, très rapidement, le parquet national antiterroriste a dit que c'était du terrorisme. A caractère raciste. Donc, il y

0:57
Locuteur

a

0:57
Invité politique

eu deux déterminations, claires et définitives. Ensuite, il y

0:59
Locuteur

a

0:59
Invité politique

eu un débat. Est-ce islamophobe

1:01
Locuteur

?

1:01
Invité politique

L'apparition de la principale victime, l'homme qui a été tué comme chrétien, a rebattu les cartes sur xénophobe et raciste. Au moins, là, on est clair. Et après, il y

1:12
Locuteur

a

1:12
Invité politique

eu le rapprochement entre c'est la première fois que, l'erreur du président de la République. C'est la première fois que, alors qu

1:19
Locuteur

'immédiatement après, même un certain nombre

1:22
Invité politique

de mes collègues, y compris de Trappes, ont dit mais pas du tout. Il y a eu toute une série de phénomènes avant. Alors, c'est la première fois qu'on a une virée meurtrière qui ressemble à celle de Mohamed Merah à Toulouse. Voilà, on a cette problématique. Après, l'hystérisation du débat, elle vient de deux problématiques. D'abord, l'idée

1:38
Locuteur

que

1:38
Invité politique

tout acteur psychiatriquement identifié comme étant malade mental soit automatiquement qualifié du point de vue de ses idées politiques. Or, d'un point de vue de la psychiatrie, ce sujet est secondaire. C'est un emballage qui parfois suit la mode. On peut être militant ultra-gauche, devenir militant ultra-droite dans ses paroles ou ses écrits, mais ça n'enlève rien. La rage qui s'est exprimée, c'est juste un emballage à la mode. Il suffit de se connecter à cause de la maladie mentale sur une idée à la mode, d'un côté ou de l'autre.

Et puis, vous avez le troisième sujet, qui est que la justice a aussi décidé, contrairement à l'avis d'une partie importante de mes collègues, que le racisme anti-blanc existait. C'est le cas de l'affaire de Crépole, pour qu'il y ait eu un nouveau

2:27
Locuteur

feu qui s'allume

2:28
Invité politique

sur est-ce que ça pouvait exister ou pas. Et là, on est face à un problème, qui est la neutralité académique et de reconnaître que c'est le système judiciaire qui décide l'incrimination et le tribunal qui décide de la punition, en décidant si l'auteur est ou n'est pas responsable ou irresponsable ou partiellement irresponsable. Mais ce n

2:47
Locuteur

'est

2:47
Invité politique

pas la politique. La politique, elle fait de

2:48
Locuteur

la politique. Et justement,

2:49
Présentateur

ma question c'était, est-ce que la politique, la gauche et l'extrême-gauche, en mystérisant, en conflictualisant les débats sur ce thème-là, ne le confisque pas au fond ? Bruno Retailleau, qui était à votre place hier matin, dit, on peut demander une politique plus ferme sur l'immigration et la sécurité, ce n'est pas appelé à la haine. Alain Bauer.

3:05
Locuteur

Alors,

3:06
Invité politique

je pense qu

3:06
Locuteur

'on

3:06
Invité politique

peut avoir un débat naturel sur l'immigration, la sécurité, le voile, la place des religions dans l'espace national. Moi, je suis un militant de laïcité qui respecte les religions et le droit de l'exercer librement dans le respect de la loi commune. Donc, je n

3:24
Locuteur

'ai

3:24
Invité politique

pas de difficulté avec ça. Maintenant, les opérateurs politiques font de la politique. Et donc, s'ils arrivent à en faire de manière aussi conflictualisée, c'est parce que l'espace a aussi été largement dégagé de part et d'autre.

3:36
Locuteur

C

3:36
Invité politique

'est-à

3:37
Locuteur

-dire,

3:37
Invité politique

le grand problème de la politique aujourd'hui, c'est que s'il n'existe de manière structurelle que deux opérateurs cohérents, Mme Le Pen d'un côté et ses amis, M. Mélenchon de l'autre et ses amis,

3:48
Locuteur

ce

3:48
Invité politique

n

3:48
Locuteur

'est

3:48
Invité politique

pas le problème de Mme Le Pen et de M. Mélenchon. C'est le problème de où sont passés les autres. Donc,

3:52
Locuteur

c

3:52
Présentateur

'est pour ça, c'est parce qu'il

3:53
Locuteur

y a

3:53
Présentateur

une absence de débat sur ce bloc central,

3:54
Invité politique

sur

3:55
Locuteur

ces sujets aussi

3:56
Invité politique

importants, d'expression, de ligne directrice. Bref, vous les recevez tous ici, je les regarde tous. Parfois, ils viennent me demander ce que je pense de tel ou tel sujet relevant de ma compétence. Et moi, je suis un service public, donc je réponds à tout le monde. Je suis effaré de leur absence,

4:15
Locuteur

pas de la présence de Mme Le Pen ou de la présence de M. Mélenchon.

4:18
Présentateur

Encore un mot à la boire, le procureur national antiterroriste va tenir une conférence de presse ce matin. Le suspect a été présenté à un juge. Les enquêteurs auraient trouvé, sans l'information d'Europe 1, dans son véhicule un pistolet mitrailleur. Ça pose la question de la saisie de ce type d'armes qui est exponentielle, qui explose dans notre pays.

4:38
Locuteur

Il y a

4:38
Présentateur

plus en plus d'armes qui sont saisies, notamment en région parisienne. La part des pistolets mitrailleurs et des fusils d'assaut a augmenté de 60%. Ça dit quoi concrètement de l'état de notre société, Alain Bauer ?

4:49
Invité politique

Alors d'abord, il s'agit d'une très vieille arme. C'est une Sten de la Deuxième Guerre mondiale. Il y a beaucoup de kalachnikov et de copies de kalachnikov, d'AK-47, de toute nature, qui sont présentes. Une partie venant des arsenaux albanais pillés il y a déjà 20 ans. Et puis qui appartiennent plutôt au narcotrafic. Donc il faut savoir à quoi sert ce qui est saisi. En fait, on s'en sert relativement peu, sauf dans des règlements de compte en matière de narcotrafic. Et justement, ce qui est intéressant dans ce cas précis, c'est que ça n'est pas une kalachnikov, une AK-47. Donc elle ne sort pas de l'espace aujourd'hui contrôlé de manière plus en plus importante par le narcotrafic.

Vous avez raison de le souligner, comme l'avait fait le Sénat l'année dernière, en rappelant que le narcotrafic existait et qu'il fallait commencer à regarder les choses en face. Ce que nous autres essayons d'expliquer depuis quelques dizaines d'années dans une sorte de grand silence général. Donc la réalité gagne toujours. Mais vous avez raison, les armes à feu sont plus nombreuses, mais toujours extrêmement contrôlées. Et celles dont nous parlons sont celles qui relèvent plutôt de l'Antiquité ou du vol de pièces anciennes chez des gens qui les protègent peu. Je précise d'ailleurs qu'il y

5:50
Locuteur

a

5:50
Invité politique

eu un hacking sur le site de la Fédération de tir qui inquiète beaucoup ceux qui ont vu apparaître leur nom, leur adresse et parfois leur possession.

6:02
Locuteur

Alain

6:03
Présentateur

Mouard, à

6:03
Locuteur

quoi

6:03
Présentateur

s'attendre samedi ? Les Français retiennent leur souffle une nouvelle fois. Manifestation annoncée pour ce samedi 31 octobre avec la soirée d'Halloween. 5 novembre aussi, 1000 mobilisations avec les syndicats. Est-ce qu'on voit que les autorités ont un peu peur ? Le renseignement territorial n'exclut pas à nouveau des pillages de commerce pour ce samedi. Le dispositif policier sera massif à nouveau.

6:25
Locuteur

On

6:25
Présentateur

parle de 70 000 forces de l'ordre sur le terrain. Combien de temps est-ce que notre pays pourra tenir comme cela

6:31
Locuteur

?

6:31
Invité politique

Alors d'abord, un mouvement social de ce type dure en moyenne une dizaine de jours.

6:35
Locuteur

Là,

6:35
Invité politique

c'est un peu plus étendu à cause du fait que c'est un mouvement scolaire et lycéen qui a les vacances au milieu. Et vous avez une date de début, 17 octobre, une date supposément de fin, on va dire les dates paroxystiques, le 5 novembre.

6:46
Locuteur

On

6:47
Invité politique

sait à cette occasion que les casseurs ont besoin d'une masse de manœuvres. Plus la masse est importante, plus les casseurs en profitent et les pilleurs n'agissent que si le 1 et le 2 leur permettent de venir se faire les magasins. Le 17 octobre, tout le monde a sous-estimé l'ampleur des manifestations. Leur renseignement les avait vus mais sous-estimés, du simple au double, même un peu plus. Du coup, le nombre de casseurs, du simple au double voire même au triple, n'avait pas vu les pilleurs. Le 24 octobre...

7:16
Locuteur

C'est une

7:16
Présentateur

faillite déjà, sur ce plan-là.

7:18
Invité politique

Alors une faillite, c

7:18
Locuteur

'est

7:18
Invité politique

s'ils n'avaient rien vu du tout.

7:19
Présentateur

Oui, enfin bon,

7:20
Locuteur

le résultat est quand même éloquent.

7:23
Invité politique

Oui, de ce point de vue-là, et puis tôt le matin, parce qu'ils ont suranticipé le départ en vacances de gens qui ne partent plus en vacances, qui se lèvent tôt le matin pour aller à l'école. Enfin, il y a eu un espèce de... Voilà, on sent bien que le renseignement intérieur est très en retard sur la révolution qu'avait réussi à faire le renseignement intérieur, la DGSI, après les attentats, mais après les attentats de 2016. Avant, on faisait très peu d'opérations préventives. Depuis, on en fait dix fois plus. C'est autant d'attentats qui n'ont pas eu lieu. Le renseignement territorial n'a pas encore fait sa mue ou sa révolution anticipation et analytique.

C'est certain, mais je pense qu'elle va le faire désormais, parce qu'on fait toujours comme ça en

7:57
Locuteur

France. Après les crises.

7:58
Invité politique

On invente les pompiers après l'incendie. Mais voilà, ce premier élément a eu lieu. Le deuxième, c'est que moi, je crois à l'effet, je dirais, montagne russe. C'est-à-dire qu'il y a des poussées, puis des redescendes, des repoussées, puis des redescendes. On a vu ça lors des GIs jaunes. Mais tout le monde a oublié un élément structurant de ce qui se passe actuellement. C

8:14
Locuteur

'est

8:14
Invité politique

la génération Naël, c

8:15
Locuteur

'est

8:15
Invité politique

-à

8:15
Locuteur

-dire

8:15
Invité politique

les émeutes de 2023, qui avaient duré dix jours, un milliard d'euros de dégâts, des milliers de bâtiments pillés ou brûlés, et surtout 50 000 émeutiers, dit le rapport du Sénat, qui en avait fait le décompte. Et

8:27
Locuteur

qui avaient-ils pris la fin de la

8:28
Présentateur

récréation à ce moment-là, les narcotrafiquants

8:30
Locuteur

?

8:30
Invité politique

Aussi, mais pas seulement, puisque là aussi, il y avait eu un moment de stupéfaction, puisque la capitale du 17 octobre, c'est Limoges. La capitale de juillet 2023,

8:42
Locuteur

c

8:42
Invité politique

'était Montargis. Et ce n

8:43
Locuteur

'est

8:43
Invité politique

pas la ville qui vous vient naturellement à l'esprit. Donc, ce processus-là, il va nous amener, je crois, les deux jours, parce qu

8:51
Locuteur

'il y a Halloween

8:52
Invité politique

qui va suivre. Donc, la longue nuit d'entre les deux va probablement nous amener à un niveau dont j'estime qu'il doit être celui du 24. Et je pense que l'effet paroxystique qui pourrait signer la fin de la récréation est le 5 novembre. Et c'est ce qui me semble être le plus important. Parce

9:07
Locuteur

qu'il y aura les syndicats

9:08
Présentateur

qui seront aussi.

9:09
Locuteur

Donc, il y aura une masse.

9:10
Invité politique

La masse sera tellement considérable et tellement diversifiée. Vous savez, vous avez un composé de gilets jaunes qui n'ont jamais digéré, qu'il n'est pas abouti. Deux générations à elles extrêmement remontées et très anti-flics. D'un mouvement scolaire et lycéen et étudiants dont tout le monde vous explique que toutes les revendications sont légitimes, mais qu

9:30
Locuteur

'on

9:30
Invité politique

ne peut pas y répondre. De l'ultra-ultra-droite à l'ultra-ultra-gauche, personne n'est compte les revendications des lycéens. Des profs, des salles, des toilettes. Enfin, bref, rien que de très normal. C'est même très conservateur de ce point de vue-là. Une repolitisation du mouvement très impressionnante. À droite comme à gauche. La jeune fille de l'Uni, qui est sur la une de votre

9:52
Locuteur

journal,

9:53
Invité politique

est très impressionnante. Ceux de l'aile gauche le sont tout autant.

9:57
Locuteur

Je

9:57
Invité politique

parle en termes de... Ce n

9:59
Locuteur

'est

9:59
Invité politique

pas une génération tiktokisée de ce point de vue-là. Ce n

10:01
Locuteur

'est

10:01
Invité politique

pas

10:01
Locuteur

le jeune Noah qui était

10:02
Invité politique

sur votre antenne ce matin. Il y a un sujet aujourd'hui de repolitisation qui est plutôt une bonne nouvelle. Il y

10:08
Locuteur

a

10:08
Invité politique

un sujet de surviolence qui est plutôt une mauvaise nouvelle. On ne sort pas de la violence d'un mouvement social par une réponse seulement autoritaire. Il faut aussi une réponse sociale et politique. Et de ce point de vue-là, vous n'avez toujours que deux réponses. Une de Mme Le Pen, le parti de l'ordre, et une de M. Mélenchon, la conflictualisation. Mais au moins, elles sont clairement exprimées. Ce ne sont pas des manœuvres dans l'ombre.

10:30
Locuteur

Où

10:30
Présentateur

sont

10:31
Locuteur

les

10:31
Invité politique

autres

10:31
Présentateur

? Alors Alain Bauer, vous parlez aussi d'une rage aux sphères qui se construit sur les réseaux sociaux et qui aurait fédéré évidemment tous les ressentiments de cette crise-là. Les réseaux sociaux, est-ce que c'est le grand ennemi ? Est-ce qu'il faut s'en méfier ? Est-ce que s'en servir, comme le dit le président Macron, en même temps, tout en les détestant

10:47
Locuteur

?

10:47
Invité politique

C'est un peu le problème des injonctions contradictoires de l'État. Oui, alors là, c'est plutôt entre deux, mais c'est un avis très personnel. La question centrale,

10:56
Locuteur

elle

10:56
Invité politique

est qu'avant les réseaux sociaux, on a eu mille ans de jacquerie dans ce pays. On n

10:59
Locuteur

'a

10:59
Invité politique

pas attendu les réseaux sociaux pour s'énerver, s'agiter, se mettre en colère, casser, faire la révolution. Notre histoire est ainsi faite.

11:06
Locuteur

Je dis Donald

11:06
Présentateur

Trump, vous n'allez pas en France, sauf si vous aimez la révolution.

11:09
Invité politique

C'est ça. L'État, en France, ne s'est pas négocié sans rapport de force. Et pour qu'il y

11:13
Locuteur

ait

11:13
Invité politique

rapport de force,

11:13
Locuteur

il faut

11:13
Invité politique

qu

11:13
Locuteur

'il

11:13
Invité politique

y

11:13
Locuteur

ait

11:13
Invité politique

de la casse. Autrement, il ne donne rien. Donc 13 milliards pour les gilets jaunes. Là, on est à 5 milliards pour les collégiens et les lycéens.

11:20
Locuteur

Et je

11:20
Invité politique

pense qu'il y aura un petit... Mais il a réussi à énerver tout le monde. Les pompiers, les infirmières, les instituteurs, les transporteurs routiers, les agriculteurs, les pêcheurs. Qui n'est pas énervé et qui ne constate pas l'effondrement de l'inségralité des services publics, à l'exception de l'impôt, qui se collecte toujours bien, peut-être même un peu trop. Donc c'est ce problème-là que le gouvernement doit affronter avec une histoire qui est la sienne, qui est les injonctions contradictoires, une capacité à promettre sans tenir et un ressentiment général.

Et de ce point de vue-là, les réseaux sociaux, ils ont surtout une mémoire collective qui vous ressort les promesses d'avant, dont le bêtisier du Covid restera un moment. Ne mettez surtout pas de masse,

11:59
Locuteur

ça

11:59
Invité politique

ne sert à rien. Mettez-en un, autrement vous allez tous mourir. Ce qui fait que personne ne croit plus personne dans l'expression publique. Et la reconstitution de la confiance, elle passe non seulement par la présence aussi sur les réseaux sociaux, par la surveillance de ce qui s'y raconte, mais également par la reconstitution d'une sorte de doctrine de confiance, c

12:16
Locuteur

'est

12:16
Invité politique

-à

12:16
Locuteur

-dire

12:16
Invité politique

parler aux gens. On dit beaucoup de mal des populistes, mais au moins, eux, ils parlent au peuple.

12:20
Présentateur

Absolument. Et est-ce que justement, Bruno Retailleau, qui était à votre place, parlait de ce climat conflictualisé, qui selon lui peut durer jusqu'à l'élection présidentielle, il demande même d'avancer la date de l'élection présidentielle. Il redoute ce 1er mai, qui serait la veille du second tour. Il dit, mais enfin, on ne peut pas voter sereinement dans ces conditions-là, Alain

12:40
Invité politique

Bauer. Il n'a pas tort, le choix de la date ne relève pas de l'intelligence la plus pure, ni de la sagesse la

12:46
Locuteur

plus... De la tactique,

12:47
Présentateur

alors peut-être

12:47
Locuteur

?

12:48
Invité politique

Non, c'est quelqu'un qui vous a dit qu'il serait président de la République à la dernière minute de la dernière seconde de son mandat, donc il a pris la date la plus éloignée possible, permettant qu'il le termine, en intégrant évidemment ce problématique du 1er mai, parce qu'elle n'est pas une découverte. Alors, je crois que le décret n'est pas paru de complication de l'élection présidentielle. On peut encore réfléchir à décaler au

13:09
Locuteur

moins d'une semaine, ou

13:10
Invité politique

de 15 jours, je crois que c'est le maximum. Mais autrement, le débat fondamental, il est répondre à la question sociale par une réponse sociale. Elle n'est toujours pas là.

13:19
Présentateur

Non, ce n

13:20
Locuteur

'est

13:20
Présentateur

pas la loi anti-casseurs qui y répond, ce n

13:21
Locuteur

'est

13:21
Présentateur

pas les propositions de l'éducation nationale qui y

13:23
Locuteur

répondent.

13:24
Présentateur

Et c'est quoi, des propositions en matière de sécurité,

13:26
Locuteur

d'autorité ? Non, mais d'habitude, on perd un

13:27
Invité politique

groenel des États généraux. Les gouvernements

13:30
Locuteur

les plus à droite de ce pays... Oui, on serait bien noyé le poisson.

13:32
Invité politique

Oui, non seulement noyé le poisson, mais aussi après 68, les augmentations de salaires avaient été considérables, ou la baisse des taxes, ou... Oui,

13:39
Présentateur

mais là, on

13:39
Locuteur

n

13:39
Présentateur

'a plus d'argent en caisse, Alain Bauer.

13:40
Locuteur

C'est ça la grande différence. C'est ce qu'on dit, mais le lendemain, les 13 milliards

13:43
Invité politique

étaient là, les 5 milliards aussi. Je veux dire, cette réponse ne tient plus du tout pour des tas de raisons diverses. Non, c'est mettre de la cohérence, au lieu d'avoir une foultitude de réponses sectorisées auxquelles plus personne ne croit, c'est peut-être enfin de parler à

13:56
Locuteur

tout

13:57
Invité politique

le monde. Et on voit d'ailleurs que dès qu'on commence à reparler aux lycéens et aux collégiens, eh bien, le dialogue a des vertus. Et ce pays nécessite vraiment de se reparler à tout le monde, à tout le monde, sans exclusive, et puis de le faire en disant, écoutez, voilà l'état des choses, est-ce que vous avez des propositions ? Dans le temps, j'allais voir les brigades anticriminalités de nuit pour essayer de comprendre pourquoi c'était aussi conflictuel avec les jeunes. Donc, au début, la relation était un peu hard, et puis à la fin, ils m'ont expliqué comment mieux faire leur métier, y compris dans la relation avec les jeunes. Personne ne leur avait jamais demandé leur avis.

Le terrain a beaucoup de bonnes réponses.

14:31
Présentateur

Alain Beauvoir, vous publiez ce livre Il faut sauver nos enfants, le livre noir de la pédocriminalité en France, aux éditions First. Cette nuit, le Sénat a voté le fait de rendre imprescriptibles les crimes sexuels contre les enfants. C'est une avancée majeure qui était réservée jusque-là aux crimes contre l'humanité. Un, est-ce que c'est une bonne chose ? Et deux, est-ce que ce sera une efficacité concrète pour les victimes ?

14:51
Invité politique

Alors, symboliquement, c'est une excellente chose parce que ça marque le fait que nous entrons dans une catégorie de crimes inacceptables, insupportables et que la mémoire ne peut effacer. Pourquoi ? Parce que 5,5 millions des Français vivants aujourd'hui ont été victimes d'un acte pédocriminel dans leur enfance et qu'ils le portent en eux.

Soit ils le portent en eux, ils le somatisent, soit ils le portent en eux et ils s'effondrent, soit ils le portent en eux et ils sont sous médoc ou chez le psy, soit ils reproduisent ce qu'ils ont subi et nous sommes toujours en retard d'un épisode et sur l'aide aux pédophiles qui ne veulent pas devenir des pédocriminels, le support aux victimes parce que la parole a eu beaucoup de mal à se libérer.

15:29
Locuteur

L

15:29
Invité politique

'acceptation de la parole des enfants,

15:31
Locuteur

c

15:31
Invité politique

'est hier, a été publié, l'étude du ministère de l'éducation nationale, le questionnaire du ministère de l'éducation nationale sur les aives de CE2. 40% disent qu'ils ont été victimes d'une agression sexuelle. 40%. Il y a 160 000 enfants au moins qui sont victimes tous les ans. Quand le projet de loi intégral est arrivé à l'Assemblée nationale, le premier amendement a supprimé l'entretien entre les enfants et un éducateur spécialisé ou une assistante sociale ou quelqu'un de formé pour savoir si eux-mêmes sont victimes. Pourquoi ? Pas de moyens. Pas de moyens. Après une révolte des associations légitimes, on a dit, ah oui, on va le faire, mais sous forme de questionnaire. Six ans,

16:12
Locuteur

bonjour, ça a été violé.

16:13
Invité politique

Oui, non, ne sait pas. On est dans le QCM. QCM 2024-2025, on n'est pas encore tout à fait à jour. L'idée générale, c'est qu'enfin, ce sujet crée une mobilisation. Vous

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Locuteur

savez,

16:23
Invité politique

j'ai écrit des livres. Ça, c'est mon livre. Ce n

16:25
Locuteur

'est

16:25
Invité politique

pas la même chose que d'habitude. C'est un livre militant, ce n

16:27
Locuteur

'est

16:27
Invité politique

pas un livre neutre. Je le dis très clairement. Ce livre, il vise à une sorte de révolution pour que ce sujet soit enfin abordé par tout le monde. Et de ce point de vue-là, le silence politique sur cette question a une exception près. Une exception près. Une seule. Qui ? Et Mme Le Pen. Ce n

16:43
Locuteur

'est

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Invité politique

pas ma famille,

16:44
Locuteur

ce

16:44
Invité politique

n

16:44
Locuteur

'est

16:44
Invité politique

pas ma tradition. Je suis un bon social-démocrate, trop gardien, je suis dans une petite réserve protégée désormais. Mais je m'étonne, où sont les autres ? Où sont les autres sur ce sujet qui couvre 5,5 millions de victimes existantes, 160 000 victimes de victimes potentielles ? Après la révolte, il a été dit que l'entretien aurait lieu d'ici 2032. Alors vous savez, c'est facile, on compte 160 000 par an. 27, 28, 29, 30, 31, 32, un million de plus. Qui peut

17:08
Présentateur

admettre qu'on va laisser un million d'enfants être abusés ?

17:11
Invité politique

Oui. Eh bien, pour l'instant, c'est le cas. Donc je souhaite que le Sénat, j'étais avec Mme Evren avant-hier qui a rapporté sur le périscolaire, que l'Assemblée nationale se reprenne et que suite aux revendications des lycéens et des collégiens, on puisse dire, eh bien oui, on va mettre des infirmières scolaires,

17:24
Locuteur

on

17:24
Invité politique

va mettre des éducateurs spécialisés, on va mettre des médecins et eux aussi vont pouvoir faire l'entretien parce qu'ils auront été formés pour ce faire. Et ceci, c'est une mobilisation. Aujourd'hui, la mobilisation,

17:34
Locuteur

c

17:34
Invité politique

'est des associations, des petits groupes, des parents

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Locuteur

qui

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Invité politique

ont peur,

17:38
Locuteur

qui

17:38
Invité politique

sont en phase d'institutions, qui mettent tout sous le tapis, quelles qu'elles soient, publiques, privées, religieuses ou pas, personne n'assume de le faire sortir au grand jour. Ça, c'est un investissement sur l'avenir. Ce n

17:50
Locuteur

'est pas un

17:51
Présentateur

coup. Est-ce que les partis politiques ont si peur de ce sujet-là ? Pourquoi est

17:54
Locuteur

-ce

17:54
Présentateur

qu'il est encore tabou ? Pourquoi est

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Locuteur

-ce

17:55
Présentateur

qu

17:55
Locuteur

'on

17:55
Présentateur

n'en parle pas dans toutes les

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Locuteur

familles à l'amour ? D'abord, parce qu'une

17:57
Invité politique

grosse partie de ce sujet, c'est l'inceste et l'inceste est un sujet familial et c'est l'omerta et je le comprends, mais on peut aller chercher les choses, les enfants battus. On a aujourd'hui une obligation, moi comme enseignant,

18:08
Locuteur

c

18:09
Invité politique

'est des grands enfants, mais quand même, on avait des obligations de dénonciation.

18:12
Locuteur

L

18:12
Invité politique

'article 40 du Code implique ça pour les fonctionnaires publics. On n'a toujours pas de fichier centralisé des signalements. On n'a pas de fichier centralisé d'interdiction d'emploi auprès de mineurs ou de jeunes, on peut le voir assez large, de ceux qui ont déjà été condamnés. On se refile le mistigris, on passe d'une école à l'autre, d'une paroisse à l'autre. Depuis

18:29
Présentateur

le scandale du périscolaire,

18:29
Locuteur

on

18:29
Présentateur

n'a toujours pas ça.

18:30
Invité politique

On

18:30
Locuteur

n

18:30
Invité politique

'a toujours pas ces fichiers. Non, on est encore en train de se poser la question. D'ailleurs, la loi est un peu là pour ça, heureusement. Des parlementaires s

18:37
Locuteur

'en

18:37
Invité politique

sont saisis. D'ailleurs, cette loi est une proposition de loi parlementaire. Ça a été récupéré par le gouvernement après le scandale Liana Rosa. Je rends d'ailleurs hommage au ministre de la Justice. Ça

18:46
Locuteur

ne

18:46
Invité politique

m'arrive pas tous les jours de rendre hommage à un membre du gouvernement pour avoir eu le courage de

18:49
Locuteur

sortir tout

18:50
Invité politique

ce qu'il y avait sous le tapis. Moi, je pensais qu'il

18:52
Locuteur

y avait

18:52
Invité politique

quelques milliers de dossiers.

18:53
Locuteur

Il

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Invité politique

y

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Locuteur

en

18:53
Invité politique

avait 88 000 au moins. Et donc, je fais partie de ceux qui n'ont pas vu beaucoup mieux que les autres. Je me mets dans le lot de ceux qui n'ont pas bien regardé ce sujet avant qu'ils me sautent à la figure au moment de l'affaire Liana Rosa. Mais maintenant qu'il est là, je suis pour que nous nous mobilisions pour en faire quelque chose. Ce livre, c'est à la fois un outil un peu de colère, mais c'est aussi un mode d'emploi de comment on fait pour se mobiliser pour éviter toutes les victimes à venir et aider celles qui l'ont malheureusement déjà été.

19:21
Présentateur

Merci beaucoup pour ce coup de gueule ce matin sur notre antenne. Alain Bauer sur CNews et sur Europe 1, il faut sauver nos enfants. C'est le livre en noir de la pédocriminalité en France. Merci d'être venu. Bonne journée à vous sur CNews et Europe

19:30
Locuteur

1.

19:31
Présentateur

Merci Laurence Ferrari. Merci Alain Bauer. 8h32. Vos signatures Europe 1 dans la prochaine demi-heure. Dans 20 minutes, Julia Dufines va décortiquer ce qu'il y a derrière l'appel avant-hier de Sébastien Lecornu quand le Premier ministre a demandé aux députés de lutter contre toutes les discriminations. Dans 10 minutes, la gauche a un problème avec la biologie, vous dira Eugénie Bastier qui vous parlera quant à elle de Jean-Luc Mélenchon dans un instant de la météo.

19:53
Locuteur

A

19:53
Présentateur

tout de suite sur Europe 1. Il est 8h33. Bon réveil et bon début de journée avec Europe 1 matin et Alexandre Roulet. Sous

19:58
Locuteur

-titrage Société Radio-Canada