«L'union de la gauche est un impératif», alerte la députée écologiste Cyrielle Chatelain
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous dites aux lycéens qui bloquent leur lycée aujourd'hui ?
- 1:05RelanceRéponse directe
Est-ce que ça c'est une réponse adaptée ?
- 2:08FerméeRéponse directe
Est-ce que le budget 2027, il est compatible avec ses revendications des lycéens ?
- 2:45RelanceRéponse directe
Mais précisément, quelle est la mesure qui pour vous le rend inacceptable ?
- 3:51FerméeRéponse partielle
Mais combien ça coûte ? Et surtout, vous trouvez l'argent où ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Est-ce que les écologistes ont perdu du temps ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Ce qu'ils m'ont dit c'est vouloir pouvoir manifester pacifiquement, pouvoir effectivement faire entendre leur voix. »
- 1:14Invité politiqueFait
« On l'a vu avec les Gilets jaunes, après les mobilisations, il y a eu les cahiers de doléances, cahiers de doléances auxquels nous n'avons toujours pas accès. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Vous savez, le mouvement lycéen demande de supprimer Parcoursup. »
- 1:46Invité politiqueFait
« Ils le demandent depuis février. »
- 1:56Invité politiqueChiffre
« la copie budgétaire qu'ils ont posée le 1er octobre qui continue de couper dans le nombre de postes alloués à l'éducation nationale. »
- 2:51Invité politiqueChiffre
« C'est des mesures qui, par exemple, gèlent les APL, gèlent les allocations familiales qui mettent à contribution les retraités à partir d'un peu plus de 1 200 euros par mois en ne réindexant pas totalement sur l'inflation. »
- 4:26Invité politiqueChiffre
« on peut trouver 10 milliards d'euros en mettant à contribution, finalement, ces méga héritages »
- 5:48Invité politiqueFait
« les écologistes ont défendu l'union de la gauche. Pour nous, c'est un impératif. »
- 6:14Invité politiqueFait
« Le Parti Socialiste a décidé le 9 juillet. C'est ses militants qui ont décidé de ne pas y participer. »
- 6:49Invité politiqueFait
« Il est extrêmement important de porter les idées écologistes, mais nous ne pouvons pas négliger le risque que représente l'extrême droite. »
Temps de parole
- Cyrielle Chatelain80 %
- Présentateur18 %
≈ 3,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Cyrielle Châtelain. Bonjour. Bienvenue et merci d'être avec nous sur RFI. Alors on l'a entendu, le ministère de l'éducation craint un embrasement national. Qu'est-ce que vous dites aux lycéens qui bloquent leur lycée aujourd'hui
?
Alors moi j'étais ce matin à Echirol au lycée Marie Curie avec un certain nombre d'élèves et de professeurs pour échanger sur leurs revendications. Ce qu'ils m'ont dit c'est vouloir pouvoir manifester pacifiquement, pouvoir effectivement faire entendre leur voix. Parce qu'ils ont des demandes qui portent depuis maintenant des mois, des années, qu'ils ne sont pas entendus et ce qu'ils veulent c'est être respectés. Et donc en tant qu'élus, le groupe écologiste et social sera présent à la manifestation en soutien de la revendication des lycéens. Et aussi parce que plus le mouvement sera d'ampleur, plus finalement il sera pacifiste.
Et
quand le gouvernement répond dialogue et fermeté, quand Sébastien Lecornu adresse à ses ministres une feuille de route de cinq chantiers prioritaires, est-ce que ça c'est une réponse adaptée ?
Alors on a un gouvernement qui ne respecte pas sa parole. Et c'est un problème fondamental. On l'a vu avec les Gilets jaunes, après les mobilisations, il y a eu les cahiers de doléances, cahiers de doléances auxquels nous n'avons toujours pas accès. Plusieurs années après, nous avons rencontré, nous, sur les mouvements lycéens, des représentants lycéens qui nous expliquent par exemple qu'il
y a
une demande assez simple. Vous savez, le mouvement lycéen demande de supprimer Parcoursup. Mais avant cela, ils avaient fait remonter des demandes qui, à minima, que dans Parcoursup, il puisse y avoir des informations qui remontent si un élève a connu des difficultés. Par exemple, s'il a été hospitalisé. Ils le demandent depuis février. Depuis février,
il n'y a
aucune réponse. Donc en fait, on sait très bien que là, le gouvernement fait semblant d'écouter, mais que malheureusement, ça ne bouge pas. Et la preuve est la copie budgétaire qu'ils ont posée le 1er octobre qui continue de couper dans le nombre de postes alloués à l'éducation nationale.
Oui, c'est là où je voulais en venir justement, Cyrielle Châtelain. Est-ce que le budget 2027, il est compatible avec ses revendications des lycéens ?
Mais le budget 2027 est incompatible
avec
toute volonté d'améliorer les conditions des services publics, que ce soit la prise en charge des élèves et les conditions d'enseignement à l'école, que ce soit la prise en charge des patients à l'hôpital ou même globalement au soutien à la médecine de ville. C'est un budget qui coupe dans toutes les dépenses qui permettent finalement à l'État de fonctionner, aux services publics de fonctionner.
Et ce budget, vous avez annoncé la censure, mais précisément, quelle est la mesure qui pour vous le rend inacceptable ?
Mais c'est une compilation de mesures. C'est des mesures qui, par exemple, gèlent les APL, gèlent les allocations familiales qui mettent à contribution les retraités à partir d'un peu plus de 1 200 euros par mois en ne réindexant pas totalement sur l'inflation. Donc on voit bien que c'est demandé à tout le monde et surtout ceux qui n'ont pas beaucoup et qui, de l'autre côté, épargnent les très grandes fortunes. Et cette injustice au cœur de ce budget fait qu'il est inacceptable. La deuxième chose, c'est les coupes dans les politiques environnementales.
On a connu un été caniculaire et on a un budget qui tourne le dos à toute la politique de lutte contre le réchauffement climatique, qui enlève des moyens à tous ceux qui, finalement, font vivre au quotidien ces politiques, que ce soit l'ONF, même que ce soit Météo France. En fait, on a un budget qui ne répond en rien à toutes les urgences du moment.
Et
vous le dites, il faut investir massivement pour cette transition écologique. Mais combien ça coûte ? Et surtout, vous trouvez l'argent où
?
Alors, l'une des propositions du groupe écologiste et social, par exemple, est de taxer les très gros héritages, les méga héritages. On parle de millions d'euros. C'est-à-dire de mettre un peu plus à contribution ceux qui, aujourd'hui, savent optimiser et payer très peu quand ils transmettent leur patrimoine. Et ça pourrait mettre directement sur la transition écologique.
On vous a perdu, je crois. Vous vous entendez
? Allô ?
Oui ? Oui, vous m
'entendez ? Non, on vous entend toujours. Voilà, ce que j'ai expliqué, c'est qu'on peut trouver 10 milliards d'euros en mettant à contribution, finalement, ces méga héritages,
c
'est-à-dire des personnes qui ont accumulé énormément de biens tout au cours de leur vie et donc qui vont contribuer au moment de la transition en payant un peu pour participer au budget de l'État. Et ça, c'est de l'argent qu'on peut remettre dans la transition pour permettre, finalement, de garantir un futur à tout le monde.
Mais ça, c'est réaliste. Ça peut passer ?
Alors, c'est réaliste. C'est réalisable. La condition pour passer, c'est que le gouvernement sorte de son dogmatisme. C'est ce dogmatisme-là qui fait qu'en 10 ans, le déficit a explosé sans aucun investissement dans aucune politique publique. Je vous
ai
dit ni l'éducation, ni la santé, ni même la politique industrielle. Ce gouvernement a dépensé l'argent des Français sans rien construire. Et donc, oui, c'est réaliste de demander à ceux qui ont profité de ces politiques de contribuer un peu à ce qu'on puisse reconstruire ce que le gouvernement a cassé.
Cyrielle Châtelain, le dernier débat de la primaire du Parti Socialiste et de Place Publique a eu lieu hier soir. Vous avez défendu une primaire commune pendant des mois. Elle n'aura pas lieu. Est-ce que les écologistes ont perdu du temps
?
Écoutez, les écologistes ont défendu l'union de la gauche. Pour nous, c'est un impératif.
Vous êtes une unitaire
de la première heure, d'ailleurs, entre les écologistes, les insoumis.
Voilà, je suis élue de la NUPES, du Nouveau Front Populaire. J'étais avant ça, déjà dès la présidentielle de 2021, derrière un candidat qui parlait d'unité. Donc, je crois profondément à cette unité. C'est pour ça que nous avons proposé cette primaire de la gauche. Le Parti Socialiste a décidé le 9 juillet. C'est ses militants qui ont décidé de ne pas y participer. Ils ont fait un autre choix.
Nous
en avons pris acte et nous avançons maintenant.
Mais s'il y a une candidature
autonome des écologistes, est-ce que c'est parce que tout le parti n'arrive pas à se mettre d'accord pour cette alliance, dans un sens ou dans un autre ?
Alors, les écologistes ont aujourd'hui une candidature, Marine Tondelier, qui porte nos idées, mais sont également en réflexion. Vous savez, le 13 décembre, nous aurons un vote pour savoir quel est le choix des militants écologistes dans la période. Il est extrêmement important de porter les idées écologistes, mais nous ne pouvons pas négliger le risque que représente l'extrême droite. Et donc, la question, ça sera dans cette présidentielle particulière, comment est-ce qu'on porte le mieux les idées écologistes ?
Est-ce que c'est en ayant une candidature autonome ou est-ce qu'on sait en rejoignant une dynamique beaucoup plus large, une dynamique qui est capable d'accéder au second tour et puis de gagner ? Parce que l'enjeu, c'est bien sûr de porter ses idées, puis après, de les mettre en œuvre.
Mais est-ce que votre priorité aujourd'hui, c'est de construire l'union ou de préserver l'autonomie des écologistes ? Parce que certains disent que l'absence de candidature pourrait même marginaliser le parti.
Alors, pour moi, la priorité, mais je crois que c'est dans l'ADN des écologistes, c'est de penser qu'une idée, il faut se battre pour qu'elle existe et il faut qu'elle se batte pour qu'elle soit mise en œuvre. Et donc, pour moi, la priorité, c'est de créer les conditions. Non seulement qu'on fasse exister la question environnementale pendant cinq mois, mais surtout qu'on puisse la faire avancer dans les cinq ans qui viennent. Nous avons des réculs fondamentaux partout. Et pour ça, je pense que oui, nous devons travailler à construire une unité la plus large à gauche. Ça, moi, c'est ma conviction.
C'est que l'écologie, ce n'est pas seulement témoigner pendant une élection, c'est surtout mettre des
choses en
œuvre pendant cinq ans. Sinon, nous risquons cinq ans de recul écologiste extrêmement violent.
Et on l'entend bien. Merci beaucoup, Cériel Châtelain, d'avoir répondu aux questions de RFI. Bonne journée à vous. Retrouvez l'intégralité des podcasts RFI sur l'application RFI Pure Radio.
Cyrielle Chatelain