Nicolas Dupont-Aignan "En toute Franchise" sur LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 1:08OuverteRéponse directe
Est-ce que ce mouvement, Nicolas Dupont-Aignan, il doit continuer ou est-ce qu'il doit s'arrêter ?
- 3:07OuverteRéponse directe
Est-ce que vous reporteriez un gilet jaune aujourd'hui ? Est-ce que c'est toujours pour vous d'actualité ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez le sentiment de partager les mêmes revendications que la France Insoumise ?
- 8:32RelanceRéponse directe
Vous dites, c'est un blabla le grand débat. Il y a quand même un processus qui a duré plusieurs semaines.
- 9:53OuverteRéponse directe
Vous ne vous dites pas que c'est un succès quand même ce grand débat, Nicolas ?
- 12:41ComplaisanteRéponse directe
Sur la fiscalité, puisque Sébastien Lecornu parlait de l'ISF. Ce matin, c'est aussi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui a été nommée il y a quelques jours, qui dit dans Le Parisien, rien ne sera comme avant.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56PrésentateurChiffre
« 22 300 personnes au niveau national contre 33 700 la semaine dernière. »
- 2:40Invité politiqueFait
« la réindexation des pensions de retraite sur l'inflation. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Les retraités qui ont été spoliés, les artisans, les commerçants, les travailleurs, qui voient leur pouvoir d'achat réduit. »
- 6:19Invité politiqueChiffre
« Notamment sur l'Union européenne, où on gaspille 11 milliards par an pour cette organisation. »
- 6:48Invité politiqueChiffre
« Nous avons calculé à Debout la France, nous avons édité un document qui est diffusé à plusieurs millions d'exemplaires, supprimons 32 milliards de gaspillages. »
- 7:24Invité politiqueChiffre
« Attendez, nous versons 22 milliards, nous recevons 11. »
- 8:20Invité politiqueFait
« financent des pays qui, grâce à cet argent, baissent leurs charges pour nos entreprises et délocalisent nos entreprises. »
- 10:10Invité politiqueFait
« la privatisation d'ADP qui est le scandale, sans doute le scandale financier le plus grave, un des plus graves de notre temps. »
- 14:58PrésentateurChiffre
« La France s'est engagée à un déficit sous les 3%, il va être supérieur, parce que le président annonçait en décembre 10 milliards de dépenses. »
- 17:20Invité politiqueFait
« la suppression de tout droit de succession sur la résidence principale. »
- 19:39Invité politiqueChiffre
« Nous avons des chiffrages entre 10 et 20 milliards d'euros. »
- 19:47Invité politiqueChiffre
« Les économies d'un côté, 32 milliards. Et de l'autre côté, la taxation des multinationales qui fuient et vont au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Irlande. »
- 21:47Invité politiqueChiffre
« il faut relocaliser l'emploi, un million d'emplois en France »
- 26:04Invité politiqueChiffre
« les français donneraient pas 14 milliards d'euros pour des fausses cartes vitales en France »
- 27:38Invité politiqueFait
« ça fait des années que j'alerte le monde politique sur la folie des éoliennes »
- 27:49Invité politiqueFait
« elle produit très peu d'énergie renouvelable »
- 27:57Invité politiqueFait
« il faut la coupler avec une énergie carbonée le gaz ou le charbon »
- 28:03Invité politiquePromesse
« je propose d'abord les économies d'énergie isoler nos maisons »
- 28:12Invité politiquePromesse
« je propose les solaires pour l'eau chaude »
- 29:55Invité politiqueFait
« j'ai toujours pensé qu'il fallait raccompagner les migrants en Libye »
- 30:00Invité politiqueFait
« les ONG étaient des agitateurs qui ne cherchaient qu'à compliquer la tâche des Européens »
- 36:31Invité politiqueChiffre
« les dernières européennes on était à 0,5% et on a fini à plus de 4 »
- 42:39Invité politiqueChiffre
« 18 millions »
- 43:00Invité politiqueChiffre
« 13,4 millions titres de séjour »
- 43:15Invité politiqueChiffre
« plus de 3 millions demandeurs d'asile »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- Présentateur18 %
- Locuteur 27 %
- ?7 %
- Locuteur 43 %
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Bonsoir à tous, bienvenue dans En Toute Franchise, c'est l'heure de l'interview avec ce soir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir, président de Debout la France, on va parler avec vous bien sûr des Européennes. Vous êtes candidat tête de liste pour le scrutin qui aura lieu le 26 mai prochain. On parlera également du grand débat dans cette émission d'immigration. Vous avez créé la polémique cette semaine à propos des chiffres. On y reviendra tout à l'heure pour faire le point sur les choses avec Arnaud Etcheverry dans la deuxième partie de cette émission. Mais d'abord on va commencer, vous qui êtes l'homme de la résistance.
C'est le titre du livre que vous avez publié il y a quelques jours, semaine à peine. Résistance, c'est aussi l
'un
des mots d'ordre qui aurait pu être pris par les gilets jaunes encore mobilisés. Ce week-end, 21ème samedi de mobilisation. Ça a été une journée relativement calme au plan national. Images ici à Paris et en région. Quelques petites tensions par exemple à Rouen, en bas à gauche de votre écran, à l'échelle du pays tout entier. Ça a été cela dit le plus petit samedi de mobilisation, à en croire les chiffres donnés par le ministère de
l
'Intérieur. 22 300 personnes au niveau national contre 33 700 la semaine dernière.
C
'est un peu plus bien sûr, vous le voyez sur cette courbe en jaune, d'après les chiffres donnés par les organisateurs. Est-ce que ce mouvement, Nicolas Dupont-Aignan, il doit continuer ou est-ce qu'il doit s'arrêter ? Il doit avoir une
traduction
politique. Car je crois que l'enjeu, c'est d'apporter des solutions. C'est le sens d'ailleurs de l'arrivée sur notre liste de Benjamin Cauchy, un des leaders
les
plus responsables, les plus modérés des gilets jaunes, qui ne prétend pas d'ailleurs en venant sur notre liste représenter tous les gilets jaunes, il n'en a pas la prétention, mais qui vient dire tout simplement,
des
manifestations, il faut passer aux urnes. C'est une
manière aussi pour vous de récupérer
ce mouvement ?
Non, pas le récupérer. Vous savez que j'ai toujours été en faveur d'un mouvement pacifique quand il l'était, et qui partait de la volonté de dignité des Français. Les retraités qui ont été spoliés, les artisans, les commerçants, les travailleurs, qui voient leur pouvoir d'achat réduit. Et ce mouvement,
cette
insatisfaction, cette grogne populaire, elle subsiste. Et les Français attendent maintenant des décisions
du président de la République. Et donc vous dites que le temps des
manifestations est terminé. Vous dites à ces gens, maintenant, passons à la discussion politique, arrêtons de sortir
de la rue ? Je
dis que s'il y avait eu une réponse politique, plutôt, sans le grand blabla permanent qui dure depuis des semaines, et qui s'arrête enfin, s'il y avait eu, comme le général de Gaulle et Georges Pompidou l'avaient fait après 68, ils n'avaient pas attendu des mois, à voir avec Grenelle Social, si on avait répondu... Il y
a
un grand débat, alors, en ce
moment. Non,
mais... Attendez, le grand débat, c'est du blabla,
les
décisions, c'est des décisions simples, et je prends un exemple,
la
réindexation des pensions de retraite sur l'inflation. Il n
'y a
pas besoin d'un grand blabla, d'un grand débat. Ça pouvait être pris dans la semaine, parce que c'était une mesure de justice élémentaire vis-à-vis de nos retraités. Ça, c'est simple. Il y a des mesures qui pouvaient être prises rapidement. Je
prends un autre exemple, la TVA à 0%,
et j'ai
proposé à Debout la France. Je
voudrais juste encore, on va venir dans le détail, bien sûr, les solutions. Vous montrez une image, c'était vous avec un gilet jaune, c'était au mois de décembre dernier. Est-ce que vous reporteriez un gilet jaune aujourd'hui ? Est-ce que c'est toujours pour vous d'actualité ? Est-ce que vous vous sentez, aujourd'hui, toujours gilet jaune, comme cette image qu'on avait vue, c'était à Auxerre le 21 décembre
? Toujours. Toujours, tant qu'il n'y aura pas des mesures prises
pour
récompenser la France du mérite, du travail, les retraités qui ont bossé dur toute leur vie et qui sont spoliés, tant qu'on continuera à brader le bien public,
c
'est-à-dire à l'aéroport de Paris, c'est-à-dire par exemple les barrages, maintenant les Français ne savent pas, mais que la Commission européenne a demandé qu'on vende les barrages électriques qui ont été construits par l'effort des Français. Tant que cette politique d'injustice et d'inefficacité économique continuera, je serai solidaire de ceux qui demandent la récompense du mérite et du travail. Ce
qui
n'a rien à voir, et je m'empresse de le dire, parce que tout a été fait pour déconsidérer ce mouvement, ce qui n'a rien à voir avec l'extrême-gauche, les anarchistes
qui
se sont emparés de certaines manifestations pour faire fuir les gens travailleurs qui manifestaient au départ et qui se sont restés chez
eux effrayés à
juste raison. Il y a l'un des cortèges qui est allé en direction du quartier d'affaires de la Défense comme un symbole. Ça rappelle des slogans qui peuvent venir de la gauche ou de
l
'extrême-gauche. François Hollande, en son temps, nous disait « mon adversaire, c'est le monde de la finance
».
On a vu il y a 15 jours également Jean-Luc Mélenchon qui lui-même défilait parce qu'il estimait que les Gilets jaunes partageaient les mêmes revendications que la France Insoumise. Est-ce que vous avez le sentiment de partager les mêmes revendications que la France Insoumise ?
Non,
le mouvement des Gilets jaunes, c'est un mouvement protéiforme politiquement. Il y avait des gens de gauche, de droite, d'extrême-gauche, parfois de
droite-extrême. Et c'est un mouvement
anti-finance par exemple
? Mais il y a un
vrai problème de la répartition des richesses et il y a un vrai problème surtout de la création des richesses.
Nous
sommes les seuls à Debout la France à avoir écrit un programme, un document, pour le grand débat justement,
avec
des mesures d'économie, parce que moi je ne partage pas l'idée de Jean-Luc Mélenchon qu'il suffit de manifester pour que l'argent
tombe
du ciel. Je crois que la crise des Gilets jaunes exprime
un
désaccord des Français sur deux choses. La manière dont l'argent est perçu, prélevé, c'est-à-dire qu'il y a des multinationales financières, oui il
y
a des pays qui prennent la richesse fiscale de la France et c'est les pauvres, les modestes, les travailleurs, les artisans qui doivent payer toujours plus. Donc je veux une répartition différente de la fiscalité. Mais on n'a pas assez parlé, parce que le mouvement a été récupéré d'une certaine façon par la gauche et l'extrême-gauche. On n'a pas assez parlé... Et bien par vous
?
Du moins nous n'avons pas la même capacité à nous agiter dans les rues que certains. Parce qu'ils sont plus nombreux, parce qu'ils ont peut
-être...
Pas
parce qu
'ils sont plus... Non, pas parce qu'ils sont plus nombreux. Parce que les nôtres, ils bossent. Ils bossent, ils sont artisans,
ils
sont commerçants, ils
sont infirmières. Et alors les autres, pourquoi ? Ils
bossent. Ils ont plus l'habitude des manifestations, certains, disons.
Mais qu'est-ce que vous entendez
? Je sous-entends que, vous le savez très bien, qu'à droite, on manifeste moins que dans une certaine gauche qui a plus d'expérience, plus d'organisation, il y
a
des syndicats. Nous n'avons pas la force des syndicats, avec des permanents syndicaux. On a vu assez peu de représentants syndicaux dans les... En tout cas, qu'importe, on ne
va
pas se disputer là-dessus. L'important n'est pas là. L'important, c'est que je pense qu'il faut des économies dans les dépenses. Notamment sur l'Union européenne, où on gaspille 11 milliards par an pour cette organisation.
Notamment le coût de l
'immigration, qui est colossal dans notre pays, mais ça c'est un sujet tabou. On reviendra
très largement sur l'immigration tout à l'heure, ce que je veux que vous ayez tant de l'expliquer. Notamment, mais j'insiste
sur les économies, parce qu'on ne pourra rien faire si on ne fait pas d'économies. Et notamment
la fraude
sur la carte vitale. Nous avons calculé à Debout la France, nous avons édité un document qui est diffusé à plusieurs millions d'exemplaires, supprimons 32 milliards de gaspillages. Et ces 32 milliards de gaspillages, je les réaffecte, nous les réaffectons, au retraité pour que l'engagement de l'État sur les retraites soit tenu...
Mais c'est
si simple, pourquoi le gouvernement ne le fait pas, Nicolas ? Parce qu'il a des tabous.
Des
tabous sur quoi ? Sur l'immigration, c'est le sujet dont on ne parle pas dans le pays. D'ailleurs, il n
'a
pas voulu le mettre dans le grand débat, comme un chapitre à part entière. Il a des tabous sur l'Union Européenne, qui nous coûtent une fortune, 11 milliards par an net. Vous disiez à un instant ce qu
'on
reçoit. La politique
agricole commune, vous êtes bien placé pour savoir qu'on est content qu'elle
existe. Mais elle est dans les 11
milliards que... Attendez, nous versons 22 milliards, nous recevons 11. Est-ce que vous connaissez une organisation qui garde la moitié de ce que vous lui versez ? Ça fait beaucoup. Sous Jacques Chirac, qui défendait nos agriculteurs... Le concept de solidarité européenne, ce n
'est
pas un bon concept pour vous ? Si,
si,
bien sûr. Il faut bien
faire des
gens qui payent et d'autres qui touchent dans
ce cas-là. Oui,
mais pas de ce montant-là. Je vais vous donner un exemple. Sous Jacques Chirac, qui n'était pas anti-européen et qui aimait nos agriculteurs. La France avait un coût net
de
2 milliards. 2 milliards pour aider nos voisins, oui,
c
'est raisonnable et je l'accepte.
En
revanche, 11 milliards, quand nos retraités voient leurs pensions désindexées, quand nos services publics dans les territoires ruraux sont supprimés, un tiers des maternités ont fermé en un certain nombre d'années, je dis que c'est de la folie. Et j'en ai assez
que
le contribuable français, le retraité, le travailleur, l'artisan, financent des pays
qui,
grâce à cet argent, baissent leurs charges pour nos entreprises et délocalisent nos entreprises. Bordeaux, Ford à Bordeaux est parti où
? En
Pologne, une partie,
et aux Etats-Unis l'autre. Vous dites, c'est un blabla le grand débat. Il y a quand même un processus qui a duré plusieurs semaines. On va juste rappeler le calendrier pour nos téléspectateurs. Demain, le Premier ministre va procéder à la restitution de ce grand débat,
c
'est-à-dire la synthèse sur les principaux éléments qui en sont ressortis, venus des contributions des Français. Mardi, il sera à l'Assemblée nationale devant les députés pour une déclaration suivie
d
'un débat sans vote. Mercredi, ce sera la même chose au Sénat. Et à partir de là, mi-avril, il y aura les premières décisions et annonces d'Emmanuel Macron. Vous serez mardi à l'Assemblée nationale d
'ailleurs, monsieur le Premier ministre
?
Bien sûr.
J'y étais, je suis intervenu mercredi après-midi dernier, dans un débat surréaliste. Pourquoi surréaliste ? C'était intéressant d'ailleurs. Il y
a
eu quatre débats. Et il
y
en avait un sur la démocratie. Et on a eu Mme Belloubet, la célèbre garde des Sceaux,
qui
nous a expliqué qu'il fallait de la participation. Alors je lui ai posé la question, le référendum,
le
référendum initiative citoyenne, ça c'est de la participation. Elle m'a expliqué,
et
c'était assez cocasse, vous pouvez retrouver l'extrait vidéo. Elle nous a expliqué qu'il fallait de la participation mais sans vote. Alors vous comprenez, c'est ça qui est lassant. Moi, vous savez, il
y
a eu des contributions intéressantes des Français. Il
y
a beaucoup de Français qui se sont mobilisés sincèrement. On
va regarder les chiffres d'ailleurs.
C'est
1,5 million. Près de 2 millions de contributions en ligne, 10 000 réunions locales, 16 000 cahiers citoyens, 15 000 courriers et courriels, 23 conférences nationales et régionales. Vous ne
vous
dites pas que c'est un succès quand même ce grand débat, Nicolas
?
Mais,
excusez-moi, ça, je me réjouis que les Français aient contribué. Simplement, moi je vois très bien ce qui est en train d'arriver à nouveau. C'est-à-dire que le président de la République, c'est curieux, la réforme des retraites, c'est pour après les européennes.
C
'est curieux la privatisation d'ADP qui est le scandale, sans doute le scandale financier le plus grave, un des plus graves de notre temps. Ça a été fait en douce et il n
'y a
même pas eu de vote solennel en deuxième lecture. Moi, j'ai voté en première lecture et la deuxième lecture,
on
n
'a
pas eu le droit à un vote solennel, c'est-à-dire le mardi officiel où les noms sont enregistrés. Donc, si vous voulez, ce que je n'aime pas
dans
ce qui se passe, c'est ce sentiment qu'on nous endort. C'est une sorte d'édredon.
Alors,
dans un édredon,
il
y
a
des moments agréables, mais ce n
'est
pas ce qu'attendent les Français. Et j'attends avec impatience de voir si le président de la République va réindexer l'ensemble des pensions de retraite, s'il va suspendre la privatisation d'aéroports de Paris et s'il va nous dire qu'il soumet un référendum, la réforme des retraites. Alors là, je dirais chapeau, si c'était le cas. Chapeau. Vous voyez, je prends devant vous, si le président de la République entend vraiment les Français, mais je vois très bien ce qui se passe
parce
qu'on a un peu de métier, parce qu'on entend les ministres, parce qu
'on
les voit fonctionner.
Vous vous
condamnez avant d'avoir vu
?
Non, je ne condamne pas.
Je
dis simplement que si le président de la République et le gouvernement avaient voulu répondre sincèrement
à
l'inquiétude des Français, il y avait des mesures rapides à prendre et il n'y
avait
pas besoin de passer des dizaines d'heures presque de narcissisme. Vous voulez
dire
qu'il a trop parlé et pas assez écouté ?
Non,
on verra.
J'attends les décisions.
Je voudrais juste vous montrer ce que disait ce matin. Simplement, le temps passe.
C'est l'un des ministres co-animateurs de ce grand débat. Il disait ce matin chez nos confrères de Ouest-France, on est rentré dans le débat avec ces deux totems, que sont le rétablissement de l'impôt sur la fortune et la création de ce référendum d'initiative citoyenne dont vous parliez, mais ils se sont progressivement dilués avec d'autres préoccupations.
Vous
y
croyez pas ?
Voilà, ça c'est la manœuvre type du gouvernement. C'est-à-dire, mais c'est extraordinaire. C'est fascinant de
voir... Donc il
ment.
Non,
mais il ne ment pas. Il donne son opinion. C'est-à-dire qu'apparaît la vérité. Ce grand débat était fait pour endormir nos concitoyens, mais moi je connais nos concitoyens, j'en vois beaucoup dans les déplacements, et je pense que les Français ne sont pas dupes du tout. D'ailleurs, ils attendent. Et ce genre de phrase montre qu'on nous prépare la sortie du grand débat avec, je dirais, la montagne qui accouche d'une souris. Alors on va regarder sur le volet fiscal.
J'ajoute un dernier
point, je reviens sur mon affaire des retraites. Si le gouvernement était si sincère
avec
les Français, il ne l'est pas, il ne préparerait pas, avec la cacophonie gouvernementale, l'augmentation de l'âge de la retraite. On va parler des retraites dans un instant,
mais c'est très grave. On
va en reparler.
Notamment pour les femmes
et les familles. Sur la fiscalité, puisque Sébastien Lecornu parlait de l'ISF. Ce matin, c'est aussi la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui a été nommée il y
a
quelques jours, qui dit dans Le Parisien, rien ne sera comme avant. Elle détaille en page intérieure en répondant au lecteur. Après ce grand débat, rien ne sera comme avant. Les gens ont besoin d'être beaucoup plus associés aux décisions. Il y a aussi un sentiment d'injustice en matière fiscale, notamment. Et il faudra aussi qu'on y réponde. Et son collègue de l'élection des comptes publics, Gérald Darmanin, embraye dans le journal du dimanche en disant « Oui, les impôts vont encore baisser. » Ça va
dans mon sens.
Si vous me permettez, si ce n
'est
pas des sujets graves, avec la souffrance des Français, le mot « encore baisser
» est
une plaisanterie. Je me demande si ces gens vivent dans le monde réel.
Je
crois qu'ils se sont fait un film. Et oui, les impôts vont encore baisser. Si vous rencontrez un Français qui pense que les impôts ont déjà baissé, je pense que M. Darmanin, qui pensait qu'à Paris, on ne pouvait pas manger à moins de 200 euros par repas, je pense que M. Darmanin vraiment ne
vit
plus... Peut-être ceux qui sont concernés par la baisse de la taxe d'habitation, par exemple. Peut-être ceux qui ont vu leur cotisation
salariale baisser.
Il faut voir le porte-monnaie des Français pour comprendre que les impôts n'ont pas baissé, que si les plus riches,
les
très très riches ont vu leurs impôts baisser. Et voyez ce qui est en train de se produire. Je crois que cette crise des gilets jaunes, très sincèrement, ce n
'est
pas simplement une crise du pouvoir d'achat, c'est une crise de souffrance vis-à-vis d'un mépris, d'une classe sociale qui soutient M. Macron, qui est la plus riche de France,
et
qui ne comprend pas le désespoir de tous ceux qui vivent en zone rurale, dans les petites villes moyennes, il n
'y
a plus de boulot, les salaires sont très bas, le prix de
l
'électricité, tiens, il augmente de 6%. Ah tiens, c'est curieux, après les européennes. Donc de qui se moque-t-on ? Je crois que d'ailleurs, je suis inquiet, vraiment, j'aimerais tellement que mon pays réagisse, j'aimerais tellement que le président de la République arrête ses faux semblants.
Il n'y a pas
de sincérité dans la démarche de l'exécutif.
Non, leur sincérité,
elle
est très simple. Ils pensent que leur politique est la meilleure, ils veulent l'appliquer jusqu'au bout, d'ailleurs, ils obéissent à des ordres venus d'ailleurs, on le sait, de la commission de Bruxelles.
Ils
ont une
feuille de route,
mais ils ont rempli des feuilles de route.
Mais vous avez vu
cette
feuille de route de la commission européenne
? Chaque année, vous savez qu'il y
a
des engagements qui sont pris, il y a un dialogue, et lisez les journaux... La France
s'est engagée
à
un déficit sous les 3%, il va être supérieur, parce que le président annonçait en décembre
10 milliards de dépenses.
Lisez certains journaux économiques qui expliquent que la France dépense trop pour les retraites, et que Bruxelles n'est pas content, parce que la France dépense trop pour ses retraités. Et
vous
savez, et c'est pourquoi l'élection européenne tombe très bien, parce que je pense que c'est l'occasion inespérée pour les Français,
d
'envoyer un message très clair à Emmanuel Macron. Et c'est pourquoi, moi, ce qui m'inquiète le plus aujourd'hui pour les Européennes,
c
'est le fait que les Français écoeurés par ce débat qui va finir en petite mesurette, vous allez voir, malheureusement, se détournent des urnes. Et moi, je dis aux Français, vous avez l'occasion le 26 mai, si tous les Français allaient voter, si 90% des Français allaient voter. Oui, c'était à
peine plus de
40% en l
'année européenne. Eh bien,
imaginez la conséquence, c'est que je pense que la liste en marche ne dépasserait pas les 8%. Et là, vous verriez que le gouvernement changerait peut-être de politique. C
'est le
rapport de force politique qui
va
permettre de changer. Je voudrais qu
'on
regarde les mesures concrètes, déjà écartées par Gérald Darmanin. Il nous dit qu'il n'y aura pas d'impôt pour tous. C'était une idée qui avait été évoquée, un impôt pour tous dès le premier euro. C'est écarté. Pas de retour de l'impôt sur la fortune, pas de TVA à 0% sur les produits de première nécessité. C'est une idée qui avait été, entre autres, poussée par le président de la région Haute-France, Xavier Bertrand. Ce
sont des
erreurs ?
Très
graves. Notamment, moi, je propose, et nous allons déposer une proposition de loi sur la TVA à 0%.
Je
crois que c'est une solution... Sur les produits de première nécessité ? Sur les
produits
de première nécessité. C'est une solution élémentaire.
Je
pense notamment aux produits d'hygiène pour les femmes. Je pense aux couches-culottes pour les bébés. Je pense à tous ces Français qui n'arrivent même plus à pouvoir financièrement y arriver. et que le gouvernement... C'est très symbolique. Pas de retour de l'ISF et surtout pas de TVA à 0%. Ça illustre déjà ce que je vous disais il y
a
un instant. C'est un gouvernement méprisant vis-à-vis du peuple français.
Alors, il y a quand même des réformes... C'est terrible ce
qui va se passer. En
réflexion, nous dit Gérald Darman. On va regarder aussi la réforme des droits de succession, la suppression de la redevance télévisuelle et de nouvelles tranches d'impôt sur le revenu de manière à le rendre plus progressif. Là, qu'est-ce que vous dites ?
Sur les nouvelles tranches d'impôt sur le revenu, je pense que ce serait une bonne idée et qu'il faut le chiffrer. Sur la réforme des droits de succession, moi, j'ai une réforme très simple que j'avais proposée et que je propose toujours qui est la suppression de tout droit de succession
sur
la résidence principale. Car les Français qui ont économisé pour acheter leur petit pavillon, leur petite maison et qui sont obligés de payer des droits de succession dessus, c'est un scandale. Y compris sur les plus gros patrimoines. Alors, bien sûr, on peut mettre une limite pour les très gros patrimoines. Mais le fait que chacun qui achète sa maison, son appartement, les jeunes se saignent avec des emprunts à 25 ans aujourd'hui pour emprunter. Je souhaite... Ça, c'est une mesure plus simple qui me paraît même mieux que la suppression de la redevance, qui me paraît entre nous un peu gadget. Je te donne un os à ronger. C'est assez méprisant.
C
'est-à-dire de dire ça va vous faire plaisir. Mais quand il n
'y
a pas de baisse d'impôt, vous dites que les impôts ne baissent pas. Quand on propose des
baisses
d
'impôt, vous dites que les gazes d'impôt... Non, parce que j'aimerais
que les baisses d'impôt permettent vraiment aux Français de s'en sortir.
Et la suppression de la TVA... Et
je
pense que la
TVA... Il y a 80% des foyers
et je pense que les
TVA à 0%... Dans les 20%, il n'y a pas que des ultra
-riches. Non, mais enfin, je pense que la TVA à 0% sur les produits de première nécessité serait une bonne mesure, comme j'ai proposé la réindexation des pensions de retraite. N'oubliez pas qu'il
y a
des baisses d'impôt. Il en faut. Mais il faut penser aussi aux retraites. Il faut penser aux salaires.
Et
cela veut dire aussi un changement de politique européenne. Il faut relocaliser des emplois sur le sol français. Là, car on parle de mesures,
j
'insiste là-dessus, comme si, à niveau égal de richesse dans le pays, si on ne comprend pas qu'il faut réduire certaines dépenses
pour
réaffecter à des meilleurs revenus ou à des baisses d'impôts, et que de l'autre côté,
il
faut relocaliser de l'emploi, baisser les charges sur les PME pour qu'il y
ait
plus d'emplois, et
que
le gâteau augmente. Sinon, si le gâteau rétrécit avec des entreprises qui fuient, vous avez vu Ford, l'entreprise papetière de la Sarthe, les emplois continuent à partir.
On
aura un gâteau de plus en plus restreint à partager. Et là, on se disputera alors quels impôts on baisse.
Il
faut être encore plus pro-business, pro-entreprise. Pro-entreprise relocalisée en France. C'est la grande différence entre Emmanuel Macron et nous à Debout la France. C'est que nous, nous voulons des mesures
de
baisse de charges ciblées uniquement
sur
les entreprises qui investissent sur le territoire français. Et ça, c'est la révolution que nous proposons.
Et ça, c'est très
combien ? Ah ben, nous l'avons chiffré. Nous avons des chiffrages entre 10 et 20 milliards d'euros. 10 et 20 milliards d
'euros selon les baisses de charges.
Les économies d'un côté, 32 milliards. Et de l'autre côté, la taxation des multinationales
qui
fuient et vont au Luxembourg, aux Pays-Bas, en Irlande. Et c'est tout le sens de notre programme européen. C'est-à-dire, donnant-donnant, les pays qui font du dumping fiscal ne verraient plus accès à notre marché unique. Il est inacceptable qu'Airbus, par exemple, qui est un des grands succès européens
que
j'ai mis en valeur lors du débat sur la 2, il est inacceptable que ce programme Airbus ait son siège domicilié aux Pays-Bas et que son patron,
qui
n'a pas été un brillant patron, touche 36 millions d'euros
de
retraite chapeau. Sur les retraites, parce que ça vous tenait à cœur tout à l'heure. Vous évoquiez la question du report éventuellement. de l'âge légal. Le débat, il se pose pour savoir comment on va financer la dépendance. Si Beth Ngaï porte parole du gouvernement, ce matin dans Le Parisien nous dit ceci, elle pose la question, doit-on mettre en place un impôt nouveau ou faut-il plutôt travailler plus, par exemple, en renonçant un jour de congé qui pourrait être le lundi de Pentecôte ou en reculant l'âge de départ à la retraite. Tant que le président ne
s'est
pas prononcé, toutes ces options sont sur la table, nous dit-elle. Votre préconisation
pour financer la dépendance.
Alors, je vais être très clair,
il
est quand même scandaleux après avoir stoppé l'indexation des pensions de retraite qui ne s'est jamais vue depuis la seconde guerre mondiale sauf à la fin de François Hollande. Scandaleux de faire du chantage à la dépendance pour baisser les pensions encore de nos retraités. Et je vais vous donner pourquoi je parle de ça.
Vous
entendez toute la journée, il faut prolonger l'âge de la retraite. De droite, les républicains sont favorables aussi à ça.
J
'entendais Madame Pécresse, Monsieur Bertrand, c'est formidable. Sauf que ce qu'ils disent pas,
c
'est que si on prolonge l'âge de la retraite, comme il n
'y a
pas d'emploi
et
qu'à 50 ans on vire les gens dans leurs entreprises parce qu
'ils
sont trop vieux, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils auront des retraites de misère et qu'il faut prendre le problème complètement à l'envers. L'enjeu c'est quoi ? C'est de renforcer la politique familiale pour qu
'il y
ait de la natalité parce que ce sont nos enfants qui payent nos retraites. Et deuxièmement, il faut relocaliser l'emploi, un million d'emplois en France car tant qu'on ne baissera pas une retraite de misère. La baisse...
Il faut
faire des enfants pour payer la dépendance ? C'est ça votre réponse ? Mais bien évidemment que s'il
n'y
a pas de politique familiale,
vous
savez que nos retraites elles sont payées comment ? Par ceux qui travaillent. La France a la chance d'avoir
un
taux de natalité encore assez haut. Mais ce n
'est
pas un peu court Nicolas Dupont-Aignan pour financer la dépendance de dire faisons plus d'enfants le problème de dépendance il se pose maintenant on ne
va
pas attendre d'avoir multiplié
le taux de natalité Le problème de
dépendance bien évidemment et c'est un problème de richesse collective mais si vous faites revenir les 80 milliards de fraude fiscale si vous baissez les charges pour que les entreprises reviennent en France
vous
payez la dépendance et les retraites on culpabilise les français depuis des années sur les retraites alors qu'en fait on prépare la misère de nos retraités la seule solution la seule solution pour nos retraités c'est de relocaliser de l'emploi c'est d'arrêter que les emplois partent en Pologne en Roumanie regardez les camions sur nos autoroutes
regardez
nos camions sur les autoroutes
tous
quasiment sont de l'étranger
parce
qu'on a accepté des règles de concurrence déloyale avec en Bulgarie un SMIC à 200 euros
vous
croyez qu'on va offrir des retraites dignes et un SMIC digne aux français en étant en concurrence avec des gens qui sont à 200 euros de SMIC
tant
que vous ne changerez pas le fonctionnement de
l
'Union Européenne
vous
aurez la paupérisation des français voilà pourquoi je suis candidat aux européennes voilà pourquoi je suis convaincu qu'il faut changer les
règles du jeu vous êtes énarque Nicolas Dupont-Aignan et aujourd'hui on voit que le président de la République réfléchit c'est ce que nous disaient cette semaine nos confrères du monde à une réforme de la formation des hauts fonctionnaires en particulier autour de l'ENA pourquoi pas une discrimination positive à l'entrée pourquoi pas la fin de l'intégration automatique dans les grands corps parce que quand on sort de l'ENA on a vocation à aller par exemple au conseil d'état à
l
'inspection générale des finances etc votre préconisation vous il
faut supprimer cette école alors moi je suis un énarque
défroqué puisque j'ai été élu et que je suis parti dans l'élection et j'ai été élu sur le terrain et je pense
que l'ENA vous remiez votre passage par
l'ENA
pas du tout où j'ai appris beaucoup de choses je dis que quand le pouvoir politique est faible la technocratie gouverne et je pense que l'ENA peut être le pire comme le meilleur l'ENA c'est une école d'application comme l'école de guerre est une école pour faire de bons généraux mais il faut qu'ils soient bien commandés premier point deuxième point je suis d'accord avec l'idée qu'il ne
faut
pas que les énarques aillent dans les grands corps il faut qu'ils aillent sur le terrain dans les administrations sociales dans les trésoreries locales sur le terrain donc
là bon
point Emmanuel Macron là dessus oui mais moi je ne suis pas moi je dis ce que je pense
je le souligne
quand
il y en a parce que comme ça ça permet de le voir
quand je le pense en revanche je suis totalement hostile à la discrimination positive
qui
est un scandale pour tous ceux qui sont d'origine modeste et qui font l'effort et la méritocratie je pense qu'il faut aider tout le monde à passer le même concours c'est à dire donner à notre système scolaire et universitaire des moyens supplémentaires
pour
aider ceux qui viennent de conditions modestes pour qu'ils passent le même concours mais la discrimination
ça peut être ça aussi non
la discrimination positive c'est un concours séparé c'est de l'apartheid c'est scandaleux et je peux vous dire que tous ceux qui sont d'origine étrangère qui viennent de quartiers modestes et qui ont réussi que ce soit dans leur profession d'avocat de médecin sont très hostiles à la discrimination positive
parce
que c'est une sorte de charité mal placée et moi je veux au contraire qu'on renoue avec le système méritocratique
est
-ce que vous faites partie de ceux qui disent il faut carrément supprimer l'ENA est-ce que l'ENA a vraiment tant de responsabilités à la situation du pays ?
vous savez on peut supprimer l'ENA on recréera une autre école ce qui compte c'est que le politique reprenne le pouvoir et qu'on écoute les français le référendum d'initiative citoyenne serait beaucoup plus utile pour dynamiter l'oligarchie qui nous gouverne consultons comme en Suisse est-ce que les Suisses sont mal gérés ils ont un budget en excédent ils ont très peu de chômage ils protègent leurs frontières tiens c'est curieux mais vous feriez des référendums sur tous les sujets
j'ai fait
deux propositions de loi en 2013 avant les gilets jaunes
et
en 2018 il faut faire confiance aux français dans ma ville hier dans l'Essonne j'ai fait un référendum
sur
une fermeture de patinoire tout le monde a dit t'es fou
et
les habitants ont voté à 80% 75% la fermeture de la patinoire qui coûtait trop cher
moi
je crois dans les français vous savez les français heureusement ont un budget familial mieux géré que l'état et
ils font moins de dépenses
de gaspillage et
les français
donneraient pas 14 milliards d'euros pour des fausses cartes vitales en France
ça a été Nicolas Dupoignant le départ la taxe carbone la grogne sur le prix des carburants Sibentendia et encore ce matin dans le journal Le Parisien nous dit qu'il faudra bien sûr trouver d'autres solutions pour créer un consensus et lutter contre le réchauffement climatique est-ce que vous vous dites la taxe carbone la transition écologique c'est terminé c'est derrière non il ne reviendra jamais la
transition écologique c'est fondamental
mais
alors pourquoi le gouvernement a supprimé les avantages fiscaux pour changer les
fenêtres
la transition écologique c'est fondamental mais
pas
en pénalisant ceux qui bossent et qui ont besoin de leur voiture pour bosser il faut une taxe carbone aux frontières extérieures de l'Union Européenne
quel
est l'intérêt de faire venir des cargos bourrés de containers de produits chinois
mais
c'est curieux c'est le même gouvernement qui prend des écolos sur la liste européenne de madame Loiseau
et
qui a signé le CETA traité de libre-échange l'écologie implique de produire local donc toute ma politique toute notre idée à debout la France c'est on allège les charges de ceux qui produisent en France et on taxe les produits qui viennent de l'extérieur ça c'est le seul moyen de faire de
l
'écologie même monsieur Jadot l'a reconnu il m'a écouté dire ça dans un débat même monsieur Jadot m'a dit que j'avais raison et bien dis donc
il y a des alliances
incroyables votre ancienne alliée justement Marine Le Pen cette semaine elle est allée dans le Morbihan pour protester contre les éoliennes c'est son nouveau sujet des moments est-ce qu'elle a raison est-ce que les éoliennes c'est si terrible pour le paysage elle a même écrit à la directrice générale de l'UNESCO pour dire que c'était un saccage total de notre patrimoine et de nos paysages
et bien comme quoi j'avais parfois une bonne influence parce que ça fait des années je sais pas mais ça fait des années que j'alerte le monde politique sur la folie des éoliennes ça fait des années que je soutiens les associations parce
que l
'énergie renouvelable c'est pas une bonne chose si très bonne chose mais pas celle-là pourquoi parce qu'elle produit très peu d'énergie renouvelable parce que quand vous avez une éolienne il n
'y a
pas du vent tout le temps donc il faut la coupler avec une énergie carbonée le gaz ou le charbon c'est absurde et il y a des
bonnes énergies qu'est-ce que vous proposez à la place ?
je propose d'abord les économies d'énergie isoler nos maisons nous sommes une passoire énergétique en France mais pour ça il faut des déductions fiscales et des aides deuxième point je propose les solaires pour l'eau chaude qui est une très bonne idée et troisième point un nucléaire propre
est
la seule solution
l
'Allemagne l'Allemagne a supprimé toutes ses centrales et son électricité consomme enfin produit six fois plus de carbone
que
nous
et
quand il y
a
Vendeste c'est pas l'automobiliste français dans le Cantal qui pollue c'est les centrales à charbon d
'Allemagne et de Pologne un dernier sujet Nicolas Dupoignant peut-être que là encore vous avez été précurseur Christophe Castaner a surpris et même créé la polémique cette semaine en s'exprimant sur les passeurs en Méditerranée et le rôle que jouent les ONG dans le convoyage des migrants écoutez
en
Méditerranée centrale on a observé de façon tout à fait documentée je vous le dis une réelle collusion à certains moments entre les trafiquants de migrants et certaines ONG
on
a observé que certains navires d'ONG étaient ainsi en contact téléphonique direct avec des passeurs qui facilitaient le départ des migrants depuis les côtes libyennes dans des conditions effroyables les ONG dans ce cas là ont pu se faire complices des passeurs
les
ONG doivent avoir une attitude responsable
il
n'y a pas de lien entre les passeurs et les ONG il faut cesser ce discours de criminalisation auquel nous avons à faire face depuis l'été 2017 qui n'a qu'une visée c'est d'éloigner les ONG de la Méditerranée centrale
qui
a raison ?
Christophe
Castaner ou l'ONG ?
écoutez quand j'ai dit ça il y a un an ou deux on m'a traité de fake news d'horribles fascistes que je disais
il y a
des énormités ce qui est terrible dans notre pays d'ailleurs c'est que quand on est un peu en avance on vous traite de fake news en permanence j'en ai l'honneur sur beaucoup de sujets j'ai toujours pensé qu'il fallait raccompagner les migrants en Libye j'ai toujours pensé que les ONG étaient des agitateurs qui ne cherchaient qu'à compliquer la tâche des Européens et qui étaient responsables d'un espoir terrible
qui
fait que beaucoup de malheureux sont prisonniers de mafias et vont se
noyer sans
être complice il y a une petite nuance bien sûr mais en l'occurrence il y a les preuves et je les avais avant monsieur Castaner et je suis ravi que monsieur Castaner se rende à l'évidence mais j'ajoute un dernier point un dernier
les
passeurs est-ce que quand même j'ai jamais compris comment un pays
qui
dépense beaucoup d'argent avec des militaires de qualité comme la France l'Italie l'Espagne
sont
pas capables de s'attaquer à 200-300 passeurs mafieux sur les côtes de Méditerranée qu'on me dise comment on a pu intervenir en Libye pour la pire des solutions parce qu'il fallait pas intervenir et qu'on n'est pas capable d'intervenir en Libye pour mettre hors d'état de nuire des marchands de mort
vous voyez que parfois l'Europe ça a du bon parce qu'il y
a
10 000 gardes frontières qui vont être déployées à terre et en mer d'ici 2020 par l'agence européenne de
gardes frontières pas 2020 2028 cher
monsieur Jeanne 2028 et ces 10 000 agents pourquoi pas mais ça ne servira à rien s'il n
'y a
pas la responsabilité des états-nations pour chacun contrôler leurs frontières
car
vous pouvez mettre 10 000 20 000 si en Bulgarie en Grèce vous ne pourrez pas contrôler toutes les frontières donc chacun doit contrôler sa frontière ce qui n'interdit pas un travail en commun avec Frontex
on
marque
une très courte pause Nicolas Dupont-Aignan on se retrouve on continuera de parler de fake news parce
que
vous adorez ça et puis on
parlera également
européenne européenne avec ce dernier sondage Harris Interactive pour LCRT
et Figaro avec l'agence Epoca mais
vous allez voir juste derrière hop là en tête du deuxième carton debout la France parce que vous êtes à 5% tout juste l'ordre est décroissant vous l'avez vu il n
'y a
pas de fake news il n
'y a
pas de trucage dans ce sondage à tout de suite
en
tête franchie c'est l'heure de l'opinion avec ce soir Jean-Daniel Lévy bonsoir vous êtes venu avec le tout dernier sondage réalisé en vue des européennes par l'institut Harris Interactive avec l'agence Epoca pour LCRT et le Figaro comme pour les sessions précédentes vous avez interrogé bien sûr les français sur leurs intentions de vote on en reparlera dans un instant mais d'abord on va commencer avec l'intérêt des français pour cette élection et leur perception tout bêtement du scrutin qui s'annonce
oui d'une manière générale lorsqu'on interroge les français sur leur perception de leur regard on peut voir deux aspects la première aspect c'est qu'on dit souvent que les thématiques européennes passent au-dessus des enjeux qui vont être les enjeux nationaux et pour autant lorsqu'on leur demande spontanément lorsque vous pensez aux prochaines élections européennes qu'est-ce qui vous marquent ils vont nous parler de manière relativement lettre vous le voyez affiché l'Europe c'est le mot qui ressort de manière la plus nette ça ne
veut
pas forcément dire qu'il n
'y aura
pas d'articulation entre les thématiques nationales et les thématiques européennes mais qu
'il
y aura quand même toujours un regard autour de que vont faire leurs représentants une fois qu'ils seront élus au niveau européen d'un point de vue général peuvent jouer notamment la thématique du Brexit dont on avait déjà parlé il
y
a 15 jours et qui est toujours présente aujourd'hui les thèmes qui parlent justement en français ?
alors les thèmes qui parlent le plus sont en articulation justement entre les dimensions françaises et les dimensions européennes c'est le thème de l'immigration c'est le thème du pouvoir d'achat ce sont les thèmes des impôts de la fiscalité de l'environnement et du développement durable et puis également de la lutte contre le terrorisme qui sont des points où à chaque fois on se dit et que la France et les thématiques françaises sont assez fortement présentes on l'a vu notamment à travers le mouvement des gilets jaunes mais également où il y a la perception qu'au niveau européen les acteurs peuvent jouer un rôle pour faire en sorte qu'ils puissent avoir soit des processus de régulation soit des processus d'harmonisation et l'intérêt des français qu'est-ce qu
'ils
donnent ? alors l'intérêt des français il
y a
un petit paradoxe on en parle de plus en plus il y a une petite baisse aujourd'hui de l'intérêt des français à l'égard de cette campagne 57% contre 59% il y a de cela deux semaines alors même on peut le rappeler qu'il y
a
eu jeudi dernier le premier débat qui a été assez fortement médiatisé et dans un même élan une petite baisse aujourd'hui de l'intérêt
de la part des français
on est arrivé en fait à 57% on était à 59% sur l'étude précédente vous disiez tout à
l
'heure Nicolas Dupont-Aignan il faudrait que tous les français se mobilisent aillent aux urnes qu'est-ce qui pourrait faire qu'on passe de 57% de personnes intéressées à 100% de votants le 26 mai ? le
sentiment absolument
que
si on ne change pas la manière dont se construit l'Europe
on
vivra de plus en plus mal dans notre pays et moi je je supplie les français de comprendre qu'il
y
a un lien entre les deux des choses simples les artisans du coin qui ferment leurs portes parce qu'il y a une concurrence de travailleurs détachés qui payent pas les charges sociales en France ça c'est concret les camionneurs les camions sur les autoroutes quand les gamins regardent les plaques d'immatriculation la fiscalité le fait que les Pays-Bas l'Irlande le Luxembourg sont en train de pomper les ressources fiscales et que les PME sont accablées d'impôts ça c'est concret le libre-échange qui fait que des produits traversent des océans polluent et que nous on nous met une taxe carbone la taxe sur l'essence est ingérable c'est lié la manière dont on s'est dessaisi de toutes les compétences au profit de gens non élus commission banque centrale cour de justice a une conséquence sur l'impuissance publique de nos gouvernements il
faut
réarticuler les deux
à
qui aujourd
'hui le scrutin profiterait s'il avait lieu aujourd'hui bien sûr on rappelle qu'un sondage n'est pas une projection mais une enquête
à
l'instant T on est entièrement d'accord essentiellement à deux formations politiques qui sont d'ailleurs les deux formations qui sont arrivées en tête à la dernière élection présidentielle d'un côté la république en marche et le modem vous le voyez à hauteur de 23% et de l'autre le rassemblement national à hauteur de 21% devant les républicains la france insoumise europe écologique et les verts et enfin le parti socialiste et place publique avec une petite baisse aujourd'hui de l'intention d'aller voter en faveur de la liste de rassemblement national et une petite montée en faveur notamment de la France insoumise voire des écologistes en parallèle il y a eu un petit effet en faveur de Raphaël Luxman qui amène aujourd'hui le parti socialiste à revenir plutôt à son étiage avant sa candidature en tant que telle et pour notre invité Nicolas Dupoignan il
est
crédité de 5% d'attention de vote ce qui est stable au cours
de cette dernière période Nicolas Dupoignan on a vu là il y a de très gros partis mais même ces très gros partis là ils ont beaucoup de mal à financer leur campagne comment est
-ce
que vous vous faites on a vu des appels aux dons de Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon d'abord je voudrais revenir je peux revenir
sur
un point les sondages oui je respecte tout
à fait vous allez en dire du mal parce que vous êtes à 5% non
pas du tout mais pas du tout écoutez
les
dernières européennes on était à 0,5% et on a fini à plus de 4 la présidentielle on m'a traîné à 1,2% et on a fini à près de 5 donc si je
donc x10
vous serez à 50% cette fois
-ci
je ne dis pas ça je dis simplement que d'ailleurs les sondeurs le reconnaissent c'est une photographie sur combien de personnes 2000 ? 1000 personnes
il
y a combien de personnes il y a la moitié qui ne vote pas à peu près donc ça fait un sondage sur 500
ça
veut dire à peu près sur 500 personnes sur 500 la marge d'erreur est de combien ?
elle
est de un peu plus de 3% mais à
50% c
'est ça à 50% donc monsieur Gindre 3% dans un centre de marge d'erreur honnêtement laissons les français voter parce que on leur fait croire en ce moment
que
ce scrutin est un duel en marche rassemblement national et là je m'élève contre ça pourquoi ? parce que c'est un scrutin proportionnel à un tour le vote utile c'est la seule élection où vous pouvez voter utile pour vos convictions et moi je ne veux pas qu'on enferme les français
dans
un pré-second tour de 2022
qui
serait la réédition c'est ce
qu
'arrange monsieur Macron la réédition de 2017 et je dis aux français qui m'écoutent soyez libres de voter parce que votez pour les députés européens
qui
seront à Strasbourg pensez que votre vote est totalement libre vous êtes à un tour à la proportionnelle quant au financement
c
'est très dur parce que nous sommes dans un pays où quand on est dans l'opposition on n
'a
pas de prêt bancaire
voilà
la réalité
et
cela veut dire en tout cas pour nous à Debout la France que nous sommes obligés de demander aux membres de la liste de co-financer aux adhérents du parti nous avons fait une gigantesque souscription et si des français sont intéressés ils peuvent aller sur le site de Debout la France nous aider financièrement et vous avez prévu un budget de campagne de combien ? nous avons un budget de 2 millions d'euros
qui
n'est pas encore atteint
et
parce qu'il faut pouvoir envoyer des brochures il faut pouvoir se déplacer il faut pouvoir ça coûte très cher et vous avez combien aujourd'hui ? aujourd'hui nous sommes à un peu plus d'un million
Jean
-Daniel Lévy un tout dernier chiffre on va un tout petit peu avancer sur la question de la satisfaction ou de
l
'insatisfaction qu'est-ce que les français vont exprimer le 26 mai prochain lorsqu'ils voteront quel sera le critère
par rapport à Emmanuel Macron ? le principal critère de motivation de vote ça va être une insatisfaction à l'égard du gouvernement et du président de la République on le voit à hauteur de 45% 17% déclarent qu'ils ont l'intention d'exprimer un vote de soutien en faveur d'Emmanuel Macron et 38% qui déclarent que ceci n'aura absolument aucun lien avec la politique nationale ce qui est intéressant c'est qu'il
y a
d'un côté les électeurs de La République En Marche qui déclarent extrêmement majoritairement que lorsqu'ils voteront ils voteront essentiellement en considérant positivement l'action de la part de l'exécutif et le reste des formations politiques qui va soit déclarer que leur vote ne va pas avoir de lien avec l'action de l'exécutif soit évidemment exprimer un vote de critique à l'égard de l'exécutif Ce sera un référendum anti-Macron ?
Bien évidemment mais il y a un lien d'ailleurs parce qu'Emmanuel Macron applique une politique européenne très claire ses prédécesseurs ne le faisaient pas il faut reconnaître à Emmanuel Macron sa clarté il veut une Europe fédérale une Europe fédérale ça veut dire qu'on va confier encore plus de pouvoir qu'on va donner encore plus d'argent au niveau européen c'est un choix moi je propose une Europe gaulliste des nations libres
et
des coopérations uniquement sur les domaines scientifiques et industriels pour faire face à la Chine et aux Etats-Unis c'est pas du tout la même Europe donc il y a un lien obligatoire entre l'Europe et la politique nationale
On
accueille Arnaud Etcheverry c'est l'heure de la critique Arnaud Etcheverry journaliste au service politique de TF1 et de LCI vous a regardé vous a écouté Nicolas Dupoignan il va nous dire ce qu'il en a retenu ce qu'il a interpellé et il a quelques questions à vous poser ensuite
Bonsoir monsieur
Dupoignan
Bonsoir
monsieur
qui affiche donc ses convictions et des mots qui claquent et qui marquent les esprits vous avez dit le grand débat c'est du blabla le gouvernement nous endort tout ce qui concerne le grand débat et ce débat va se terminer en forme de mesurette mais moi je voudrais revenir ce soir plutôt sur votre style vous êtes un peu l'homme du coup d'éclat permanent vous faites venir sur les barrières de péage les caméras pour dénoncer le prix des autoroutes vous posez
en pardonnez-moi mais en 2006 il n'y
avait
pas grand monde et on s'est aperçu
après que
j
'avais bien raison Arnaud Je continue vous posez en Kalachnikov à la frontière pour dénoncer la porosité des frontières de l'Europe vous quittez avec fracas le plateau TF1 en pleine interview vous affirmez sans doute un peu vite qu'il y a 18 millions de migrants entrés sur le territoire européen ça on y reviendra un peu après bref vous êtes après à tout pour exister et à faire parler de vous et c'est happening à répétition ça commence à faire grincer les dents au sein même de votre mouvement sur le mode il en fait trop il va trop loin alors monsieur Dupont-Aignan est-ce que vous en faites pas un peu trop est-ce que tout cela ça risque pas de se retourner contre vous
d
'abord j'en fais pas trop et je suis un homme sincère dans un monde politique très lâche
je
dis ce que je pense et je le dis comme je le
ressens
aujourd'hui on essaye de me faire passer les médias que j'ai affronté parce que j'ai dit certaines vérités sur certains de vos confrères essaye de me faire passer pour un agité
je
ne le suis pas je suis très raisonnable j'ai été maire pendant 22 ans j'ai redressé financièrement une ville je suis très économe j'ai bâti un parti politique avec des gens purs et fidèles je suis profondément honnête et ça me gêne de le dire parce que quand on est honnête on ne le dit pas mais
ça m'est reconnu
sur le côté théâtral mais la
forme
attendez j
'ai quitté
deux fois il y a quelques semaines vous avez fait la même chose
oui
j'ai dit oui je dis qu'il y en a assez que les journalistes remplacent les français dans le choix des personnalités et quand il y
a
un sentiment d'injustice je le dis vous savez souvent dans la rue les gens m'arrêtent et me disent vous êtes trop raisonnable trop policé je leur dis écoutez les journalistes pensent l'inverse je suis ce que je suis
et
j'essaye de traduire ma vérité le mieux possible et sur l'affaire des 18 millions alors allons-y je veux y revenir
parce
que c'est fascinant ce qui s'est passé sur le plateau l'hystérie de tout les de tout le monde 18 millions c
'est du chat de
sorcière monsieur Dupont
oui 18 millions et puis après je regardais sur mon téléphone toutes les réactions j'étais le diable fake news le menteur
ah
oui pas de peau j'ai pris les statistiques Eurostat et j'ai pas la même interprétation que la pensée unique qui endort les français sur l'immigration et si j'ai repris précisément 13,4 millions titres de séjour 13,4 millions titres de séjour et ensuite 3,6 ou 3,7 alors si c'est 3,3 on va m'accuser de tous les noms je l'ai plus en tête exactement mais enfin plus de 3 millions demandeurs d'asile j'ai additionné
les demandes on est
demandeurs d'asile
c'est pas le
nombre d'immigrés demandeurs d'asile ils sont rentrés pour faire la demande d'asile
mais on peut accumuler à la fois les titres de séjour et
les demandes d
'asile
alors on va
y
revenir justement je vais y revenir 13,4 millions
ça
fait 17,1 c'est pas 18 c'est 17,1 mais
on
parle même pas des clandestins on parle même pas des clandestins Gérard Collomb Gérard Collomb ministre socialiste mais qu'est
-ce
que vous voulez dire
attendez un instant attendez un instant non mais je veux aller au bout des choses non non non parce que quand j'ai
raison sur les chiffres on me coupe la parole pas vous mais ça veut dire
les clandestins
je vais en venir les clandestins 300,000 en France en fonction de l'AME c'est à dire des soins gratuits et il y en a sans doute beaucoup plus et si on compte en Europe
ce
que j'ai voulu dire avec ce chiffre de 18 millions et si c'était même allez admettons que les observateurs qui veulent minorer tout aient raison même si c'était 10 millions ça veut dire la Belgique en 5 ans qui arrivait sur le sol européen
moi
j'estime que c'est plutôt les Pays-Bas et qu'importe Belgique ou Pays-Bas
ce
sont des millions de personnes qui n'ont pas notre culture notre religion notre formation
qui
sont en train d'envahir le continent européen je pèse mes mots et face à ça on a des dirigeants qui soient républicains
la
liste de monsieur Bellamy ils ont tout voté à ce
truc
et
on a
la République en marche qui
font les dredons
je dis qu'on ne résoudra pas les problèmes des français des allemands des italiens en termes de pouvoir d'achat de niveau de vie d
'identité
si on laisse l'Europe envahie par des
millions de millions d
'Arnaud sur votre positionnement politique
et j'ai quand même encore le droit de vous dire Arnaud Etchévier à une question reposée votre
parti se situe en gros entre le parti des Républicains et le Rassemblement National
mais pas du
tout
politique et politique mais
pas du tout alors de qui venez
voir les gens qui adhèrent à
notre parti en tout cas au deuxième tour vous avez soutenu Marine Le Pen vous êtes un ancien de l'UMP oui d'accord donc vous vous situez finalement entre les deux avec qui on fait aujourd'hui alliance s'il faut
faire alliance à qui on
se rapproche attendez on a un scrutin proportionnel aux européennes justement il
faudra bien faire des majorités au Parlement
européen
si vous voulez des
majorités Ah mais
je suis le seul justement souverainiste qui a négocié avec 23 pays 23 partis de 23 pays une vraie alliance de gens modérés c'est pas les mêmes alliés que Marine Le Pen et le Rassemblement
National il n'y aura
pas d'alliance sur des votes ou des textes
au Parlement
européen bien évidemment et comme il y aura des alliances entre les républicains qui appartiennent au PPE parti fédéraliste il faut que les électeurs des républicains sachent
qu
'au Parlement européen M.
Bellamy
travaillera avec les socialistes M. Bellamy et les autres ont voté pour M. Macron on leur demande pas pourquoi ils ont deux listes séparées Rassurez-vous toutes les questions seront posées à tout le monde Nicolas Dupont
-Aignan Mais je
le sais mais ce que je veux vous dire c'est que moi je suis gaulliste je veux une Europe des nations libres je veux une Europe qui pèse face à la Chine et aux Etats-Unis grâce à des coopérations comme Airbus en matière d'intelligence artificielle en
matière de souveraineté numérique On a bien compris Nicolas Dupont-Aignan
avec la vérité de chiffres qui sont dissimulés dans le pays parce qu'on n'a pas le droit aujourd'hui en France de dire certaines vérités
Et
vous avez eu une heure dans
le plateau de L.C.
Et vous reviendrez d'ailleurs puisqu'on recevra à nouveau tous les candidats à tête de liste européenne tout au long du mois d'avril et du mois de mai dans cette émission Merci d'avoir été notre invité Merci à tous les deux
Merci à tous
les deux
Nicolas Dupont-Aignan