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interviewPublic Sénat· 1 juillet 2026 29 min

La gauche peut-elle se rassembler autour de Mélenchon ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Si Jean-Luc Mélenchon est lancé pour la présidentielle, le reste de la gauche semble bien avoir du mal à trouver le chemin et le candidats. Le PS fera voter ses militants sur une primaire dont ils ont bien du mal à définir les contours. Les écologies se divisent sur la candidature de Marine Tondelier.

Les communistes se réunissent en congrès ce week-end. Une primaire est-elle encore possible ? Ou n'auront-ils pas d'autre choix que de soutenir Jean-Luc Mélenchon.

Vous allez nous dire ce que vous en pensez, Elisabeth Martissou. Merci d'être là avec nous. Françoise Degoy, merci également d'être avec nous.

Merci. Vous posez de ces questions le bon matin. Je suis comme ça.

Je suis comme ça. Et Frédéric David. Merci également d'être avec nous.

On attend surtout vos réponses. Est-ce qu'aujourd'hui, Françoise, la gauche non-mélenchoniste est dans une impasse ? Alors vous savez, la gauche, elle donne toujours le sentiment d'être dans une impasse.

C'est quand même. On a assez de recul autour de cette table, tous les trois, pour savoir que ce type de psychodrame, en réalité, c'est tout à fait, comment dirais-je, banal. Je rappelle, on a complètement oublié.

En 2011, vous avez le champion des sondages, le type qui bat Nicolas Sarkozy à coup sûr, qui termine en 24 heures, en orange, dans une prison. Vous comprenez ce que je veux dire ? Les soubresauts du scénario Dominique Strauss-Kahn, les soubresauts du scénario et des querelles des gauches, etc., nous les connaissons par cœur.

Ce qui est un peu plus compliqué cette fois-ci, je fais partie de gens qui pensent qu'on a encore du temps et que tout ce qui se fait maintenant est vain parce que tout va changer à partir d'octobre ou de novembre en tout cas, tout va se clarifier, etc. Donc je ne dramatise absolument pas le théâtre de la gauche que je connais par cœur. Je regarde même plus la pièce.

J'attends quand est-ce que la porte va clavier. – Vous attendez l'acte final, vous ? – Oui, parce qu'on les connaît en fait et qu'à la fin on les connaît je Je les connais, nous les connaissons tous.

Et à la fin des fins, la force fait loi et à la fin des fins, cette gauche hors Mélenchon, je suis absolument persuadé qu'elle aura son candidat. Et qui sera solide et qui l'empêchera Mélenchon notamment d'être au souvent tour ? Alors, on n'est pas dans une impasse.

On parle de la gauche hors LF. Mais elle n'arrive pas à ouvrir la porte. Mais si vous regardez un peu de l'extérieur, en fait, me semble-t-il le seul enjeu pour un candidat aurait les filles, c'est de savoir s'il est en situation de rassembler derrière lui les socialistes, les communistes, évidemment, et les écologistes.

Les socialistes, évidemment, les écologistes et le parti communiste. Parce que sinon, ce candidat est déjà très faible. Ce sont des petits partis d'une petite gauche.

Donc il ne se fait désigner par la primaire et qui gagne la présidentielle. 2021, ce n'est pas du tout le même scénario, vous vous rappelez. Donc d'abord, une primaire, ce n'est pas la solution, évidemment, à la situation.

En tant que telle, ça peut marcher, ça peut échouer. Et deux, est-ce qu'elle est le candidat qui aujourd'hui pourra faire l'union derrière lui ? Pour ma part, je ne suis pas très optimiste.

Ça ne veut pas dire que les socialistes n'arriveront pas à organiser une primaire. Pour l'instant, ils en sont à décider de la méthode pour tenter d'organiser une primaire. On est encore un peu loin de, effectivement, la possibilité de désigner un candidat.

On verra. On a le temps ? On a le temps.

Moi, je pense qu'on a vraiment le temps. Mais on se rapproche quand même beaucoup. Oui, je pense qu'on a.

Frédéric a choisi Est-ce que vous sentez les attentes de l'électorat de gauche ? Est-ce que vous arrivez à les mesurer ? Est-ce qu'ils sont désabusés ?

Est-ce qu'ils sont optimistes comme Françoise en se disant « on va bien finir par trouver un candidat La tension est duale. Comme Françoise, et il faut le dire, la temporalité médiatique n'est pas celle d'une campagne présidentielle. Et encore plus une campagne présidentielle de renouvellement.

L'offre électorale est connue extrêmement tard. Je l'ai déjà dit sur ce plateau. En 1995, tenez-vous bien, l'Onel Jospin, le vainqueur du premier tour de la présidentielle, commence à être testé début février, après la période Rocard, le renoncement de de Delors, l'intermède Emmanuel Lee, Jack Lang.

Deuxièmement, on peut dire qu'il y a effectivement un espace qui existe. Dans la dernière enquête l'IFOF fiduciale pour LCI Sud Radio et Le Figaro, on a tout ce qui est gauche non-mélenchoniste, qui est à 18-19%. On peut dire arithmétiquement, mais une élection, c'est tout sauf l'arithmétique, que cet espace existe.

Mais il y a des éléments d'inquiétude pour la gauche non-mélenchoniste. Un, Jean-Luc Mélenchon est parti. Il est parti et il est bien parti.

Il se définit, vous le savez, comme une tortue électorale. Actuellement, c'est un lièvre. Dans la fable, le lièvre finit par être battu.

Mais il faut trouver cette tortue qui a pouvoir battre le lièvre, Jean-Luc Mélenchon. Par ailleurs, il y a dans le peuple de gauche, quand on les interroge, une véritable fébrilité sur le mode est-ce qu'on n'est pas une fois de plus un quatrième 21 avril. C'est un fait très simple, la gauche n'a pas été au second tour de la présidentielle depuis 2012.

Vous vous rendez compte ? 2012, c'est presque un temps préhistorique pour énormément de jeunes français. Et puis, il y a une crise de la gauche depuis 2017, depuis le début du macronisme.

Là, ce ne sont pas des sondages, ce sont des résultats électoraux. La gauche aux élections nationales n'a jamais dépasser 30 à 31 % donc laisse passer là l'incarnation rafael glucksmann une solution socialiste françois hollande une marine tombe de lit qui vous voulez il ya quand même un une fébrinité qui monte de plus en plus fortement. Alors moi, j'entends tout ce que tu dis.

C'est défait. Frédéric a absolument raison. Il y a quand même une donnée qui est très importante et c'est lui-même d'ailleurs qui l'a sondé le premier pour l L'IFOP, c'est le désir de primaire dans l'électorat de gauche.

Le désir de primaire, il tape 85-90 % dans l'électorat de gauche. Elisabeth a raison que la social-écologie, en gros, je la résume comme ça. Donc à partir du moment où vous n'avez pas simplement les militants, l'électorat qui veut cette primaire, on a bien compris ce qui est en train de se passer au Parti socialiste, on va faire simple, vous avez Raphaël Guzman et la stratégie du coucou, Raphaël Guzman ne peut pas être candidat tout seul.

Il a besoin de la logistique du parti, des élus, de la trésorerie, tout seul, il n'existe pas. Sauf qu'il n'est pas irrésistible, Raphaël Guzman, il serait présent au second tour, il serait à 30 comme à Pulet de Ségolène Royal en 2006. Elle embarque toute la primaire et François Hollande aussi parce qu'ils sont au second tour.

Il n'y a aucun candidat qui n'y est encore et a fortiori Raphaël Guzman n'y est pas. On ne dédigne pas quelqu'un pour être celui qui perdra le moins mal. Et ça, c'est un problème, si vous voulez.

Donc lui ne veut pas de primaire, il veut une désignation in vitro. Et vous avez l'autre partie de la gauche qui dit qu'il est hors de questions qu'on donne ce parti à Raphaël Luxemann, comme on l'a fait pour les européennes, parce qu'une présidentielle, ça n'est pas des européennes. Et de toute façon, il faut que le candidat soit loin d'une légitimité de Quand vous avez l'électorat de gauche qui vous dit qu'on veut une primaire, il faut être cinglé pour continuer à faire de la résistance sur une primaire.

D'autant, Elisabeth, juste je vous donne la parole, mais on va regarder les candidatures se multiplient. Alors on est dans l'illustration, là c'est la gauche plurielle ces candidats à foison On va regarder quelques-uns de ces candidats déclarés potentiels, putatifs François Hollande, Bernard Marc Aseneuve, Raphaël Glucksmann évidemment Jérôme Guedj Philippe Brun Karim Boisbrun Est-ce qu'il y a d'autres choix que de passer par une primaire Elisabeth Vous savez la dernière primaire socialiste il y avait quand même pléthore de candidats, le principe de la primaire c'est avoir 6-7 candidats et puis ensuite désigner ça le nombre je veux dire tout le monde voit effectivement l'émergence c'est le pourquoi moiïsme vous savez pourquoi pas moi bon eh bien c'est joli le pourquoi moiïsme mais ça c'est pas grave s'il y a une primaire mais la difficulté quand même c'est que depuis les dernières primaires dont certaines ont été triomphales donc rappelons le 2011 quand même pas du tout 2021 et bien non depuis le parti socialiste le 2017 pardon oui mais 2017 elle est triomphale depuis depuis pardon 2017 a été triomphale elle est triomphale personne n'est responsable de la primaire qui est responsable des erreurs depuis depuis depuis 2017 non enfin c'était quand même celui qui a été élu par les militants socialistes et ils ont qu'ils ont plus d'attendu bien sûr ils ont On trouvait un candidat qui a fait 6 ,7 % de mémoire. C 'est sa responsabilité de mauvais candidat ?

Ensuite, il y a eu une primaire en 2021 par vote pour enteriner la désignation d'Anne Hidalgo. Ce que je veux dire, c'est que le Parti socialiste s'est affaibli nationalement. On a vu au dernier municipal qu'il était toujours puissant sur le plan local, il est de plus en plus faible nationalement et Jean-Luc Mélenchon depuis 2022 a installé son hégémonie sur la gauche.

Donc je répète, si il y a un candidat qui est en situation de réunir tout ce qui est hors LFI, il y a peut-être une voie, une dynamique, mais c'est pas François Hollande qui peut le faire. Olivier Faure, lui, c'est le roi de la Saint-Elle, si on peut dire. Il s'échine depuis des années à essayer de faire l'union de la gauche.

C'est pour ça qu'il est toujours premier secrétaire, d'ailleurs, parce que ça plaît à une certaine partie la gauche, mais il n'est pas le candidat parce qu'on sait qu'il y aura toujours la tentation, finalement, de faire l'union avec Jean-Luc Mélenchon. Donc tout ça constitue une voie étroite. C'est une voie étroite, mais la messe n'est pas dite.

Mais on ne peut pas dire aujourd'hui que la gauche soit en bonne santé. Et une dernière chose, ça m'intéressera d'avoir vos réponses. On entend la petite musique de Jean-Luc Mélenchon dans la dynamique de sa campagne remarquable quand même, arrive à installer.

C'est que dans le fond, c'est un aspirateur. – Non mais ça on peut en parler, mais juste Frédéric de question, est-ce que comme le dit, comme on en parlait à l'instant, est-ce que le PS est en capacité d'avoir un candidat à la présidentielle qui pourrait être au second tour ? Deuxième question, est-ce qu'il y a un vrai désir de primaire dans l'électorale ?

Clairement, il y a un vrai désir de primaire. C'est vrai qu'il y a une dissociation entre la primaire et une défaite électorale, François Fillon en 2017, ou Benoît Hamon. Qu'est-ce qui se passe ?

Vous l'avez dit, il y a une pléthore de candidats. Et à gauche, comme y compris au centre, chez Renaissance, chez Horizon, c'était une enquête IFOP pour le point, on on veut une réduction ad candidatum, factoriser l'offre électorale. Et quel est le meilleur moyen ?

C'est une primaire. Mais la primaire pour qu'elle marche, il faut une finalité claire. 2011, c'était extrêmement clair.

On va prendre celui ou celle après l'épisode DSK, qui va nous débarrasser de Nicolas Sarkozy. Débarrasser était le verbe utilisé dans les enquêtes qualitatives. 2016, c'était encore plus fort compte tenu de l'état de la gauche à l'époque et d'un François Hollande en vraie difficulté avec le pays.

C'était voter à la primaire, vous allez voter pour le futur président de la République. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Et c'est vrai que même en 2017, il y a eu un engouement sur la primaire socialiste.

Maintenant, on a quand même une primaire qui fait face à...

Et ce n'était pas le cas en 2011. Jean-Luc Mélenchon devait être à 6, 7, 8 %. Ce n'était pas le cas en 2016 à droite.

Il n'y avait aucune à part Nicolas Dupont-Aignan aucune alternative au processus de primaire. Il y a effectivement un Jean-Luc Mélenchon installé. Mais si je ne veux plus dire...

Moi, j'ai parfois dit que la fille est un tigre de papier électoral et on m'a reproché ça, notamment dans les logiques de second tour. Jean-Luc Mélenchon est à un niveau élevé, 13%. Dans une enquête IFA fiduciale pour le Figaro et LCI, il était à 12 % en mai 2021.

Il faut rappeler qu'il était déjà élevé. Il était déjà élevé et puis, il ne faut pas être sur une logique de reproduction automatique. Il a connu une dynamique à partir de mars 2017, à partir de mars 2022.

Rien ne nous dit que de manière symétrique ou homothédique, il va se passer les mêmes choses. On n'est pas du tout dans le même contexte. On a un homme politique qui est extrêmement rejeté et puis j'en J'en aurais fini.

On a une dissociation premier tour, second tour qui n'a jamais été aussi faible chez les Français. On va voter au premier tour pour éviter telle ou telle configuration de second tour et la configuration Mélenchon Bardella, Mélenchon, Le Pen est un cauchemar pour une grande partie des Français. Mais Françoise, vous qui savez tout ce qui se passe dans les coulisses du Parti Socialiste, c'est-à-dire Conseil national.

De la gauche. De la On va commencer par le PS. Hier, il y avait un conseil national au PS.

Il y a eu des divergences. Ils n'ont même pas réussi à se mettre d'accord sur la manière dont ils vont fonctionner et la manière dont les militants vont voter. Comment, quand on ne se met pas d'accord au sein d'un parti, on réussit à faire une primaire derrière ?

Il y a eu des militants tranchés. C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez les amis de Raphaël Guzman avec Boris Vallot en tête, David Assouline, François qu'elles font, qui veulent imposer sans primaire Raphaël Guzman et que vous avez les amis d'Olivier Faure avec Johanna Roland, Emma Raffo-Vicetaz qui disent on ne peut pas faire ça. – Qui veulent imposer autre Non, qu'ils ne veulent pas imposer.

Ils veulent une primaire comme en 2011. C'est-à-dire très ouverte ? Très ouverte, très large.

Raphaël Lusman ne la veut pas. Il pense qu'elle est risquée pour lui. Tout le monde a le traumatisme de Benoît Hamon.

Mais moi je dis, les amis si on ne peut pas gagner une primaire on ne peut pas gagner la peur du noyotage par tout ce qui me fait tout ça vous en dites mais on n'a jamais qu'est-ce qu'ils a bête on n'a jamais démontré cela c'est toujours été le fantasme la gauche va arriver à la première de l'UMP pour faire élire machin tout chose ça n'existe pas, ça existe dans les fantasmes des journalistes deuxième point qui existe dans les fantasmes des journalistes la main mise de Mélenchon sur la gauche la main mise de Mélenchon sur la gauche, c'est faux. Combien y a-t-il de députés socialistes aujourd'hui ? 69.

Combien y a-t-il de députés LFI ? 72. Le Parti Socialiste, en 2018, il est à 20 députés.

Il est à 69 députés. Regardez le Le groupe Sénat, combien y a-t-il de sénateurs LFI ? 0 plus 0 la tête à toto.

Combien y a-t-il de sénateurs socialistes ? Il faut arrêter cette légende du Parti Socialiste. Petite chose dans les pas – Ce n'est pas une légende si on regarde la présidentielle de 2022, Françoise ? – C'est ce qui s'est passé pour se repasser. – Le vent qui est passé ne fait plus tourner les ailes du moulin.

Je suis désolée de vous le dire. – J'en – C'est très beau, le vent qui est passé, 'est-à-dire on ne reproduit pas les mêmes choses. Je suis désolé, entre 2022 et 2026, vous avez, il y a autre chose qui s'est produit, je ne suis pas d'accord avec vous, la gauche peut produire, vous disqualifiez tout de suite François Hollande, Olivier Faure, vous n'en savez rien ? – Non, non, non, je ne disqualifie pas, il n'y a pas d'unité, il n'y a pas de ligne unique au PS, en fait, il faut faire la primaire sur la primaire déjà. – Il n'y a jamais eu de ligne unique au Parti Socialiste, c'est la poésie, Elisabeth le sait, c'est la poésie de la gauche.

La gauche s'engueule surtout. Là, on est en train de jouer les vierges effarouchées parce que là, Sandrine Tondelier dit des horreurs. Reprenez les débats entre Jules Gued et Jean Jaurès.

Vous en donnerait des nouvelles. Elle a exposé quand même en 2017 déjà. Elle a exposé qu'Emmanuel Valls ne respecte pas la charge.

C'est sa responsabilité, ce n'est pas la responsabilité de la primaire. Mais c'est un grand leader de gauche qui fait à ce moment le droit qu'il prend. Quel grand leader de gauche ?

Quel grand leader – Il prend acte de sa rupture avec la gauche. – Mais il trahit sa propre promesse, c'est pas la responsabilité. – Manuel Valls, qui était candidat à la primaire au même titre que Benoît Mon Belouin gagne la primaire et Emmanuel Valls se lâche.

Ça s'appelle trahir sa promesse et la primaire n'est pas responsable de ça. La primaire n'est pas responsable du seum de quelqu'un qui pensait la gagner c'est exactement comme si françois hollande ou olivier fort ça ne fait pas du bien ça fait pas mais on s'en fout donc ça veut dire que c'est que l'égo non mais ça veut dire que c'est disqualifiant c'est comme si rafael gluckman qui est persuadé qu'il va gagner une primaire in vitro, la paire au profit de François Hollande ou d'Olivier Faure. Il va bouder dans son coin ?

Je ne suis pas sûr. Tout le monde n'est pas manévin. Sur le Parti socialiste, vraie force politique parlementaire, vraie force politique municipale.

Quand même, c'est un parti qui a eu du mal à se remettre du quinquennat de François Hollande, même s'il regarde des Français et des sympathisants paix sur le quinquennat Hollande, notamment sur la dimension internationale, a été fortement repas en rose, si j'ai pu dire. C'est un parti qui a délégué sa tête de liste aux élections européennes 2019-2024 à une personnalité de gauche, mais qui n'est pas socialiste. C'est un parti qui n'a pas de candidat naturel aujourd'hui.

Maintenant, c'est vrai que on est très loin de l'échéance. Je le répète, les élections de renouvellement sont des élections où l'offre électoral est figé extrêmement tard, avant la victoire de Ségalène Royal de 2006 à la primaire, fermée. L'IFOP testait avec Paris Match 7 candidatures socialistes.

Mais quand même, on sent une fébrilité chez les sympathisants de gauche, d'où la pétence pour la primaire. Et puis, même s'il est peut-être surestimé, il y a cet épouvantail. Mélangeons pas en termes de ce qu'il est, mais de ce qu'il fait.

C'est le seul candidat de gauche qui est vraiment parti en campagne. Et c'est vrai que ça peut rendre une dynamique irrésistible. Alors on va voir ce qu'en dit le patron, le secrétaire national du parti communiste, Fabien Roussel, c'était hier.

Nous ne voulons pas avoir à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ou un autre de la social-démocratie parce que sur les programmes, nous ne nous retrouvons pas. Et donc, nous voulons justement que nos concitoyens aient le choix et cette question de pouvoir vivre, vivre dignement. Mettre en place un programme pour le climat dans lequel il y a des différences notables avec les autres.

Pouvoir parler de la paix, la paix dans le monde, la paix en Europe où là aussi nous avons des différences avec les uns et les autres. Est-ce que, Elisabeth, vous pensez que les communistes vont rejoindre une candidature commune ? Quand on entend Fabien Roussel, on n'a pas l'impression que ça se dirige vers ça.

Oui, mais je pense qu'à la fin, ce sera le cas. Effectivement, il y a quand même une irrésistible aspiration à avoir un score de la gauche qui soit important. Donc je pense que oui, le Parti communiste n'aura pas de candidat à la fin à la présidentielle.

On verra. C'est dans la logique. Pour l'instant, il est normal que Fabien Roussel défende les couleurs du Parti communiste. se jouera assez tardivement.

Vous savez, on a eu les dates hier du premier tour d'ailleurs, 18 avril de mémoire. C'est une très bonne surprise, cette vête le 11 avril. Ça fait une semaine de plus.

On va en parler. Non mais on va en parler de ces Et donc ce sera janvier, février, les choses vont vraiment s'étonner. Mais Isabelle a raison là-dessus.

Je pense que vraiment la logique fait qu'à un moment donné, bon, Fabien Roussel il fait monter ses propres enchères parce que ce que tous les gens oublient, mais peut-être quand je vais le dire, ils vont dire à au bon sens, bien sûr. Une présidentielle n'est rien sans les accords de législatif qu'il y a derrière. Vous comprenez bien qu'à un moment donné, même chez les Verts, ça va être aussi celui qui achète le plus haut à la corbeille.

Jean-Luc Mélenchon est capable d'acheter aussi très cher pour le moment, il est porté. Mais la réalité, vraiment, je le redis et je le répète, nous sommes très loin. La légende urbaine qui veut qu'il y aurait une hémorragie, vraiment des socialistes vers Jean-Luc Mélenchon.

Il faut arrêter ce genre d'insupportable. On va regarder, Juste Françoise, on va regarder, Frédéric, vous me pardonnez, on va regarder notre baromètre au DOXA pour Public Sénat hier. Promis après, on y On regarde, les sympathisants, le palmarès d'adhésion des sympathisants de gauche.

C'est Jean-Luc Mélenchon qui arrive largement en tête. 49 % d'adhésion, François Hollande, François Riffin, 42%, Olivier Faure très loin derrière, à 27. – De commenter le sondage de mes confrères, c'est de la, il faut toujours lire la question de mes amis, c'est de la popularité et vous savez quelque chose pour nos téléspectateurs, la question a été posée aux personnes qui se positionnent sur un parti politique, une proximité partisane.

Il y en a de moins en moins. L'époque où il y avait 30 % des gens qui se positionnaient à l'UMP selon Nicolas Sarkozy, 30 % selon Londres, c 'est fini, on On est sur des tout petits échantillons. On ne mesure pas le peuple de gauche.

C'est l'adhésion des sympathisants de gauche. Est-ce que quand même, Jean-Luc Mélenchon ne paye pas une longueur d'avance Non, excusez-moi, Jean-Luc Mélenchon peut avoir toutes les longueurs d'avance. Je vous le redis mais vraiment je ne le dis pas comme un mantra qu'on répète et de la pensée magique.

La réalité, vous allez voir en octobre où nous referons le même débat, le paysage aura changé je me fiche de l'adhésion à jean-luc mélenchon qui permet à odoxa d'écrire jean-luc mélenchon jean-luc mélenchon personnalité préférée dès la dernière basta ça c'est ça vous savez c'est de la poudre de pernape impère vous vous avez Dominique de Villepin qui est en tête de toutes les opinions et qui est sondée à 3 % d 'intention de vote. Moi je suis quand même très frappée par l'attractivité de Jean-Luc Mélenchon auprès d'un certain nombre d'électeurs de la gauche, ça existe quand même François, on ne peut pas dire aujourd'hui il fait quand même une campagne c'est vrai remarquable son entrée en campagne, la Nouvelle France en meeting, évidemment que ça fonctionne voilà il était à 13 % dans votre dernière enquête c'était intéressant la question c'est de savoir si c'est un plafond de verre personne ne gagne une présidentielle avec 13 % non mais on va regarder effectivement intention de VOP, IFOP pour LCI Jean-Luc Mélenchon alors il est troisième hein Jean-Luc Mélenchon derrière Jordan Bardella ma question c'est de savoir si un candidat hors LFI va effectivement affaiblir le capital électoral de Jean-Luc Mélenchon et l'empêcher d'être au second tour est-ce que quand on voit ce sondage il est à 13 premier de la gauche est-ce qu 'il creuse son sillon est ce qu'il a une longueur d'avance Jean-Luc Mélenchon oui sur notre candidat de gauche mais effectivement on est trop loin de l 'échéance ce sondage nous renseigne sur le rapport de force actuel il n'est en rien un pronostic une prophétie en pour autant une question de l'attention de vote c'est infiniment plus solide qu 'une question de bonne mauvaise opinion quand on regarde le classement il faut fiducial pour paris match et sud radio on en a en un michel-edouard et Leclerc en deux jours du Morleau, en 3, Dominique Gouillard. Des personnalités très estiables et qui ne sont pas vues comme des candidats présidentiels.

Je vous rappellerai que la popularité n'est pas le vote. Et quelques semaines avant son score canon du premier tour en 2007, Nicolas Sarkozy avait plus de mauvaises que de bonnes opinions. Ce qui compte, c'est le socle électoral.

C'est vrai qu'il y a un socle d'excellente opinion pour Jean-Luc Mélenchon. Et quand on dit qu'on a une excellente opinion d'un Bardella, d'une Le Pen, d'un Mélenchon à 10 mois de la présidentielle, ça veut dire qu'on est sur Je voudrais juste dire que 69 % des Français, dans un sondage, pardon si c'était pas IFOP, détestent Jean-Luc Mélenchon. La question, c'est de savoir qu'avec 69 % de détestation, on peut devenir président de la République.

Je ne le crois pas, mais il va jouer sa carte. Je ne m'amuse pas, je ne m'amuse pas, mais il va jouer sa car il peut jouer tout ce qu'il veut vous savez à un moment donné les français c'est un peuple raisonnable de transfert de trucs qui est traversé parfois par des orages mais la france est tempérée la france et la tempérance et honnêtement j'en ai ras le bol vraiment de ce combo médiatico-sondorgier qui veut absolument nous faire rentrer aux chausses-pieds, l'irrésistible ascension de Jean-Luc Mélenchon, cette pauvre petite gauche social-démocrate qui n'existe pas, et Bardella à 36%. On prend les paris, là, on verra en avril comment ça terminerra.

Justement, un sondage, c'est pas un pari, François-Jean. Un sondage, c'est pas un pari, soyez sympa de dire ça. Non mais justement, je vous mets pas encore, je veux dire...

Vous avez le droit un pari, c un rapport de force actuel. Écoutez, arrêtez avec ces rapports de force actuels. C'est la photographie.

Ce n'est pas un rapport...

Les rapports de force, ce n'est pas ça. Un rapport de force, c'est à 10 mois du vote pour qui tu votes. Non, les rapports de force, ce n'est pas ça.

Les rapports de force, ce n'est les accords législatifs. – Oui, c'est autre chose. – Donc, ne mélangeons pas les mots, les mots ont un sens. – Non mais là, vous pouvez peigner, François, parce que c'est la photographie de l'opinion à l'instant T, aujourd'hui. – Et oui, et alors ?

La photographie d'opinion, je demande la mère en contact, je je photographie la pointe du rat, il fait beau aujourd'hui, il fait mauvais demain, vous comprenez ? Nous basons, nous sommes devenus fainéants dans nos analyses, tous, lui, elle, moi, nous sommes tous devenus fainéants, en tout cas moi la première. – Mais il y a un rôle de plus en plus important des sondages dans l'élection, le vote utile, mais il se passe et ne mélangeons pas tout, je vous tiendrai pas ce discours en mars, le vote utile, nous savons tout ce qui s'enclenche en février-mars.

Jean-Luc Mélenchon enclenche le vote utile. Donc véritablement, la question également d'Elisabeth, elle est ce qu'elle dit, Elisabeth et tout c'est intéressant. Nous sommes dans un moment de grand flou.

Nous sommes dans le flou, mais le flou, généralement, devient très clair. Je le dis du temps. Nous nous cessons d'être des fainéants. – C'est comme levé à l'aube pour venir ici, on n'est pas si fainéant que ça. – Non mais je nous taquille, moi en tout cas, je ne veux plus, je ne veux pas avoir une analyse politique. – Un mot sur le bloc, sur le central, c'est pas plus simple, dans le bloc central on va écouter ce matin Edouard Philippe sur RTL sur son départage à Gabriel Attal.

Comment allez-vous vous départager ? Je pense que ça va se faire dans le temps, dans un processus qui n'est pas écrit. C'est quoi ?

C'est octobre le temps ? Parce que ça a eu quand on a les dates de la présidentielle. Ce sera quelque part entre octobre et février mais je ne peux pas vous dire que ça se passera le 23 novembre.

Il n'y a aucune hypothèse vous êtes tous les deux candidats, vous pensez, le 18 avril ? Je pense que ce serait dangereux. Il va falloir que chacun mesure bien, moi y compris, le risque que représenterait un trop grand nombre de candidats dans le même espace politique ou dans un espace politique à peu près compatible et le risque d d'élimination qui arriverait à ce qui pour moi est un cauchemar absolu.

Mais un cauchemar absolu, c'est un deuxième tour avec Mme Le Pen ou M. Bardella face à M. Melanjou.

Elisabeth, ça ne va pas être beaucoup plus simple dans le bloc central Ah non, c'est très compliqué l'embox centrale. Aussi, il y a quand même ce duel. Il va y avoir peut-être d'autres candidatures qui vont desserrer un peu ce face à face entre Attal et Philippe.

Je dirais même que ça leur fait du bien parce qu'ils vont s'abîmer sinon à force de se frotter l'un l'autre. On voit, c'est mal parti quand même. Là, quand on l'entend, on se dit voilà la sagesse incarnée, mais en fait qui se retirera et quand ?

Il y a un moment où ce sera peut-être trop Donc si c'est janvier, comme la VS qui s'est janvier et février, octobre vous voyez il a un petit peu anticipé sur le calendrier, si c'est octobre novembre tout est encore possible. Après franchement ils prennent des Je rappellerai que François Bayrou se retire en 2017, en février. Mais c'est pas pareil.

Alors par contre, tout à fait, c'est pas pareil et c'est vrai que quand il y a une posture délégataire de dire « C'est les sondages qui vont décider qui d'Edoard Philippe Gabriel Attal est le mieux passé c'est une illusion imaginons qu'en décembre edward philippe est à 15 et gabriel attal est à 10 ou inversement il y aura beaucoup d'entourages qui diront cinq points ce n'est rien avant la cristallisation du vote et fameux vote utile fin en 94 la Dure avait 15 points d'avance sur Chirac fin 87 Raymond Barre avait 8 points d'avance sur le maire de Paris Jacques Chirac donc bien sûr c'est très illusoire effectivement Edouard Philippe a été extrêmement honnête quand il a dit qu'il ne voit pas l'atterrissage de ce processus. Alors il voit peut-être pas l'atterrissage mais il va bien falloir qu'il atterrisse parce que vous allez avoir Jean Castex et Sébastien Lecornu qui vont tenter de rentrer dans la danse, ce sont les candidats d'Emmanuel Macron donc la réalité c'est que là aussi on est évidemment focalisé sur la gauche parce que c'est toujours très rigolo et folklorique, c'est une sorte de truc à ciel ouvert qu'on peut regarder comme ça avec du pop-corn mais la réalité c'est que la droite dysfonctionne et qu'on verra. Dernier point par rapport à Elisabeth quand elle dit est-ce que quelqu'un peut battre Jean-Luc Mélenchon ?

Moi je pense que le principal objectif que doit rechercher la social-démocratie à la prochaine présidentielle, véritablement c'est d'arriver devant Jean-Luc Mélenchon pour sauver justement cette social-démocratie qui doit l'être. Il est impossible que la gauche française soit représentée par Jean-Luc Mélenchon sans tout le complotisme, la sphère antisémite c'est hors de question. Un mot sur l'information qu'on a appris il y a quelques heures, on connaît enfin les dates de la présidentielle 18 avril, 2 mai pendant les vacances scolaires, le week-end du 1er mai, est-ce qu'il y a un risque sur la participation ?

Absolument pas s'il y a une vraie campagne qui crée un mais ils adorent la politique. Ils adorent la politique, ils adorent la politique. Le second tour est lieu en mai comme de tradition en France depuis 2014.

Ils adorent la politique, ils adorent bouder les politiques, ils adorent participer, vive la Franche. Voilà et nous aussi on adore la politique et on a on a adoré ce débat. Merci beaucoup, merci Françoise, Elisabeth et Frédérique.

Merci à tous de nous avoir suivi. A demain. Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé bonjour chez