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Podcast / conversationyoutube.com· 1 avril 2019 29 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalNumérique

Du nouveau sur le débat du 4 avril

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Invité politiqueFait
    « Nous avons eu droit à 0 heure, 0 minute et 0 seconde sur la quasi-totalité des chaînes de télévision publiques, et tout particulièrement sur France 2 où je ne suis toujours pas passé »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « France Télévisions considère que l'UPR ne dispose pas aujourd'hui d'une représentativité suffisante au regard des critères fixés par le CSA »
  • 8:02Invité politiqueFait
    « Les résultats électoraux que vous mentionnez sont pour le moment très faibles. Et l'UPR ne dispose pas d'élus »
  • 8:45Invité politiqueFait
    « Faire près de 2% des voix, ça n'est pas marginal. Ça reste faible, bien sûr. Mais on peut pas considérer ça comme nul et non avenu »
  • 16:57Invité politiqueFait
    « Compte tenu de la date de ce seul débat organisé par France Télévisions, de celle fixée pour le dépôt officiel des listes, et alors que cette période revêt une importance particulière pour permettre aux différentes listes de candidats de se faire connaître »
  • 22:27Invité politiqueFait
    « J'étais invité sur France Info par M. Bornstein qui s'est adressé à moi d'une façon extrêmement insolente et pleine de morgue et de mépris comme si ce monsieur était juge d'instruction ou procureur de la Macronie »
  • 23:08Invité politiqueFait
    « Macron lui-même avait dit à la BBC le 24 janvier 2018 que s'il y avait un référendum sur le Frexit, il y aurait peut-être une majorité de Français qui voteraient pour »
  • 27:53Invité politiqueChiffre
    « Nous, nous finançons notre campagne par vous, grâce à vous. Grâce à vous, nous avons déjà recueilli plus de 930 000 € depuis le 1e novembre dernier »

Temps de parole

  • Jean-François Debat100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jean-François Debat

Bonjour à toutes et à tous. Nous sommes le 1e avril au soir. Je fais ce direct une fois n'est pas coutume dans des conditions techniques un petit peu moins bonnes que d'ordinaire pour vous tenir informés des tous derniers événements qui sont apparus au cours de la journée, de cet après-midi concernant le fameux débat du 4 avril qui va avoir lieu sur France 2 avec 9 têtes de liste aux élections européennes. Comme vous le savez, j'avais demandé, j'ai demandé à France Télévisions de participer à ce débat. Et j'avais d'abord demandé que l'on soit mieux traités. C'était une lettre que j'avais adressée à Mme Ernotte le 21 janvier. J'en ai déjà parlé.

Et nous avons reçu avec un mois et trois semaines de délai... J'avais reçu une réponse de M. Letranchant, le directeur de l'information de France Télévisions, sur le thème : « Circulez, y a rien à voir. Vous êtes très très bien traité par France Télévisions » alors que depuis bientôt 2 ans, nous avons eu droit à 0 heure, 0 minute et 0 seconde sur la quasi-totalité des chaînes de télévision publiques, et tout particulièrement sur France 2 où je ne suis toujours pas passé, alors que j'ai eu 1 minute et 14 secondes sur France 3 Normandie, lorsque j'ai fait ma conférence récemment à Cherbourg. Voilà. Alors j'avais donc suite à cette réponse de M.

Letranchant fait une autre lettre, un autre courrier pour l'informer que sa réponse n'était pas convenable et pour l'informer que nous avions décidé donc de saisir dans un premier temps le tribunal administratif de Paris et dans un deuxième temps éventuellement le Conseil d'État. Alors ce qui vient d'arriver, c'est que justement, suite à ce courrier à M. Letranchant dans lequel j'apportais de nouveaux éléments, nous apportions de nouveaux éléments d'appréciation sur le fait qu'il était absurde de nous exclure de ce débat avec les têtes de liste pour les élections européennes. En particulier, je ne résiste pas au plaisir d'insister sur le fait que le CSA nous avait rendu justice.

Je vous l'avais dit. Le président du CSA avait répondu à notre demande, je cite le président du CSA : « Au vu des temps de parole déclarés au CSA par France Télévisions, il apparaît effectivement que votre formation n'a bénéficié d'aucune exposition sur ses antennes au cours de l'année 2018. En conséquence, le CSA a appelé l'attention des responsables de France Télévisions sur cette situation en leur demandant notamment dans la perspective des élections européennes de la prendre en considération. Soyez assurés que le CSA sera attentif au strict respect par France Télévisions des équilibres prévus par ces délibérations ». Donc nous mentionnions ceci. C'était pas moi qui avais signé la lettre.

C'était Benjamin Nart, le secrétaire général adjoint de l'UPR. Nous mentionnions cette décision du CSA qui avait été très favorable et dont je vous avais tenus informés, puisque c'était un élément positif en notre faveur. Et dans ce nouveau courrier que nous avions adressé – donc ce courrier – à M. Letranchant, on avait également souligné à quel point il était impossible de maintenir la situation en l'état. Et nous précisions ceci : « Lorsqu'il arrive au président de l'UPR d'être convié sur quelque rare grand média, les résultats d'audience qu'il y obtient pulvérisent ceux des autres têtes de liste aux élections européennes. Par exemple, lors du Talk du Figaro animé par Yves Thréard...

Les données ci-dessous ont été relevées au 25 mars 2019 à 15 h. François Asselineau, tête de liste UPR aux élections européennes, a obtenu dans l'émission du 12 mars 2019 115 000 vues » – je dis bien 115 000 vues – « 1 223 commentaires à l'époque, 5 500 j'aime, c'est-à-dire 97,4% des appréciations, 113 je n'aime pas, 2,6% des appréciations, après 13 jours seulement de mise en ligne ». Et nous précisions les autres têtes de liste, ce qu'elles avaient obtenu dans la même émission à une autre date.

Nathalie Loiseau, tête de liste En marche aux élections européennes, a obtenu dans l'émission du 5 mars 2019 440 vues là où j'en ai obtenu 115 000, 2 commentaires là où j'en avais obtenu 1 223, 2 j'aime là où j'en avais obtenu 5 050 (NDLR : c'était 5 500 tout à l'heure) et 16 je n'aime pas là où j'en avais obtenu 133, ce qui faisait que le rapport des j'aime et je n'aime pas... Elle avait obtenu 11% de j'aime et 89% de je n'aime pas, et ceci après 20 jours de mise en ligne. Je précisais également que M.

Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes, avait obtenu dans l'émission du 19 février 2019 2 720 vues et 12 commentaires, 46 j'aime et 5 je n'aime pas après 34 jours de mise en ligne. Jordan Bardella, tête de liste RN aux élections européennes, avait obtenu dans l'émission du 31 janvier 2019 9 293 vues, là où j'en ai obtenu 115 000 – je le répète –, 69 commentaires, 94% de j'aime et 6% de je n'aime pas après 53 jours de mise en ligne. Manon Aubry, tête de liste FI aux élections européennes, avait obtenu dans l'émission du 17 janvier 2019 5 557 vues, 58 commentaires, 313 j'aime et 18 je n'aime pas après 67 jours de mise en ligne.

Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes, avait obtenu dans l'émission du 4 décembre 2018 514 vues, 0 commentaire, 9 j'aime et 2 je n'aime pas après 111 jours de mise en ligne. Et nous insistons sur le fait que ces différences d'audience pour le moins spectaculaires, puisque... Ça fait beaucoup de chiffres à la fois que je viens de vous donner. Mais vous voyez que moi, après 13 jours de mise en ligne, j'obtenais 115 000 vues alors que toutes les autres têtes de liste avaient obtenu dans le meilleur des cas... Dans le meilleur des cas, c'était Jordan Bardella qui avait eu 9 000 vues.

Et les autres avaient obtenu entre 440 et 5 500 vues, c'est-à-dire entre 0,4 et 5% du nombre de vues que j'avais obtenu, et sur une durée beaucoup plus longue. Donc la position de France Télévisions consistant à me dire : « Non, non. On va pas vous faire venir » était devenue particulièrement croquignolette. On avait donc saisi le tribunal administratif, auquel nous avions d'ailleurs transmis ces nouvelles informations. Alors aujourd'hui même 1e avril, nous avons eu non pas deux poissons d'avril mais deux réponses qui se sont succédé et qui nous montrent à quel point – d'ailleurs – la vie politique peut aller vers des hauts et des bas.

Nous avons d'abord commencé par un bas, si l'on peut dire. C'est-à-dire que nous avons reçu à 18 h 26 tout à l'heure un courrier émanant de Mme Sophie Jehel, présidente du comité d'éthique de France Télévisions. Je rappelle que j'avais saisi le comité d'éthique de France Télévisions auquel j'avais transmis fin janvier le même courrier qu'à Mme Ernotte. Et dans ce courrier, le comité d'éthique me dit, me fait par courriel, d'ailleurs... Ça a été adressé par courriel. « France Télévisions considère que l'UPR ne dispose pas aujourd'hui d'une représentativité suffisante au regard des critères fixés par le CSA ». Le CSA nous avait pourtant donné raison.

« Le comité d'éthique considère que cette appréciation est pertinente au regard des éléments figurant dans le dossier que vous avez bien voulu lui transmettre, en l'accompagnant de votre courrier. En effet, les résultats électoraux que vous mentionnez sont pour le moment très faibles. Et l'UPR ne dispose pas d'élus ». D'abord, c'est pas vrai. L'UPR a des élus. L'UPR a des maires qui l'ont rejoint. « Par ailleurs des résultats très faibles »... Je ne dis pas que ce sont des résultats très élevés, bien entendu, mais nous avons fait près de 1% des suffrages à l'élection présidentielle.

Je rappelle que lors des élections partielles qui ont eu lieu au cours de l'année 2018, nous avons fait à peu près une moyenne aux alentours de 1 à 1,1. Et les dernières élections législatives partielles, celle de l'Essonne et celle de Mayotte, nous avons fait 1,4 et 1,8%. Je reconnais que ça reste des résultats faibles. Mais ce ne sont pas des résultats marginaux. Faire près de 2% des voix, ça n'est pas marginal. Ça reste faible, bien sûr. Mais on peut pas considérer ça comme nul et non avenu et justifiant le fait de nous donner 0 heure, 0 minute et 0 seconde, quand même.

D'autant plus que la décision du CSA précise bien qu'il faut avoir un temps d'intervention équitable au regard des éléments de leur représentativité, notamment les résultats – c'est un des éléments –, le nombre et les catégories d'élus qui s'y rattachent, l'importance des groupes au Parlement, les indications de sondages d'opinion, la contribution à l'animation du débat politique national. Donc les indications de sondages d'opinion, certains nous donnent à 2%. Et la contribution à l'animation du débat politique national, le moins que l'on puisse dire, c'est que nous animons ce débat.

Alors je reprends la lettre qui nous a été envoyée par le comité d'éthique : « L'appréciation de la contribution au débat politique national par l'animation de sites internet ne peut constituer un critère suffisamment objectif ni suffisant à lui seul ». C'est quand même incroyable. C'est-à-dire le comité d'éthique a répondu en fait comme si les 7 questions très précises que j'avais posées à Mme Ernotte n'existaient pas. J'avais demandé à Mme Ernotte... J'avais souligné le fait que... C'est pas une animation par des sites internet. Nous avons un site internet qui est le premier site de tous les partis politiques français par le nombre de consultations.

Donc c'est honteux que le comité d'éthique balaye d'un revers de la main ce petit détail qui est que c'est pas uniquement de l'animation de sites internet que nous faisons. C'est que notre site internet est de très loin le site le plus consulté de tous les partis politiques français sur Internet. Deuxièmement, nous avions dans le courrier que j'avais adressé à Mme Ernotte souligné la différence de traitement absolument injustifiable par rapport à M. Poutou, par exemple, ou à M. Philippot, qui avaient bénéficié de passages par dizaines sur France Télévisions depuis les 2 ans écoulés alors que nous, nous n'en avions eu aucun. Évidemment, aucune réponse n'a été apportée à cela.

C'est-à-dire qu'ils n'ont pas du tout répondu sur le fond et sur les questions. J'insiste aussi sur le fait que – vous l'avez vu – nous avons lorsque... Il n'y a pas que de l'animation dans les sites internet qui nous sont proches... Enfin le nôtre et les réseaux sociaux. Lorsque – comme je le disais tout à l'heure – je suis invité sur RT France, lorsque je suis invité sur Sud Radio, lorsque je suis invité sur le Figaro Vox, j'obtiens des scores qui pulvérisent les scores obtenus par les autres têtes de liste. Là aussi, ça n'a jamais été pris en considération par le comité d'éthique. Donc nous avons été interrompus dans ce direct pour des questions techniques, si j'ai bien compris.

Donc je poursuis ce que je disais. Je disais que j'étais vraiment... J'avais reçu ce courrier du comité d'éthique avec vraiment beaucoup de colère froide, parce que c'est absolument inadmissible.

Le comité d'éthique constitué de journalistes qui sont justement là – normalement – pour arrondir les angles auraient dû avoir la comprenette minimale de se dire qu'il est tout simplement impossible d'empêcher un mouvement politique qui compte 35 000 adhérents, qui est le 3e parti politique en nombre d'adhérents payants, dont la croissance est très importante, dont le président a été candidat à l'élection présidentielle, qui est n°1, qui est le plus suivi sur Internet de tous les partis politiques, qui... À chaque fois que je prends la parole dans les rares médias qui veulent bien m'inviter, nous faisons des succès d'audience considérables.

Nous correspondons d'ailleurs de plus en plus aux demandes émanant du terrain et venant des Gilets jaunes. C'est tout simplement inimaginable. C'est une honte. C'est invraisemblable que les 5 membres du comité d'éthique aient trouvé tout à fait normale la position de France Télévisions qui ne nous a pas invités une seule seconde depuis 2 ans. On croit... Enfin je ne sais pas comment... Ça n'a pas de mot pour qualifier ça. C'est d'une indignité absolue. C'est extrêmement méprisable en définitive, parce que ça veut dire que ces personnes ne servent à rien – voilà – et ne sont là que pour faire joli. Elles ne servent à rien. Elles n'ont aucun courage.

Elles sont complètement asservies par la présidence de France Télévisions, laquelle est elle-même asservie par je ne sais pas quelle personne à l'Élysée. Mais nous avons eu quelques... Le hasard a voulu que quelques minutes après, d'une façon assez extraordinaire... Ça s'est succédé comme dans une pièce de théâtre à rebondissements. Nous avons reçu tout à l'heure – donc il était aux alentours de 19 h – le prononcé du jugement du tribunal administratif que nous avions saisi en référé-liberté. Et là, pour le coup, nous avons des raisons d'être satisfaits. Même si nous ne sommes pas totalement satisfaits, nous avons quand même de sérieuses raisons d'être satisfaits.

Je vais faire mettre en ligne dans les minutes qui viennent ce document qui est un document qui fait 6 pages, qui est extrêmement circonstancié, qui notamment reprend toute la procédure ainsi que les conclusions qui ont été fournies par notre avocat, et quelles étaient les demandes. Alors notamment, le tribunal administratif, qui s'est prononcé, a écouté les parties – comme on dit –, a écouté notre avocate Sophie Husson – qui nous a très bien défendus –, a écouté également les avocats de France Télévisions, puisque France Télévisions, donc, a maintenant un avocat. Donc ça veut dire que France Télévisions... C'est délibéré. La volonté qu'ils ont de nous écarter est délibérée.

C'est pas du tout qu'ils nous ont oubliés. C'est pas qu'ils se sont dit : « Bon, allez, on va leur faire plaisir ». Non, non. Délibérément, France Télévisions a pris un avocat pour nous contredire au tribunal administratif. Alors voilà ce qui est important. Je vais pas tout vous lire, parce que ça serait trop fastidieux. Mais je vais vous lire le point n°9, le point n°10 et le point n°12 qui sont les plus importants. Mais vous aurez tout tout de suite. Vous pourrez voir par vous-mêmes, notamment les réflexions faites par le tribunal administratif. Alors voilà le point le plus important : « Dans ces conditions »... Donc tout ce qui vient d'être énuméré...

Voilà ce qu'a décidé le tribunal administratif. C'est au nom du peuple français. C'est la justice. « Dans ces conditions, la décision de France Télévisions de n'inviter que 9 candidats têtes de liste au débat du 4 avril ne permet pas quels que soient les critères de représentativité, notoriété et popularité retenus d'assurer conformément aux dispositions précitées l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion. Cette décision est donc susceptible de porter une atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale ». C'est quand même très sévère à l'égard de France Télévisions.

« Compte tenu de la date de ce seul débat organisé par France Télévisions, de celle fixée pour le dépôt officiel des listes, et alors que cette période revêt une importance particulière pour permettre aux différentes listes de candidats de se faire connaître »... Parce que c'est bien de ça qu'il s'agit. L'objectif de France Télévisions, comme d'ailleurs de TF1 et LCI, j'y reviendrai plus tard... Mais de ces grands médias, c'est de faire durer, durer, durer pour nous empêcher de nous faire connaître. Leur objectif, c'est d'empêcher des millions et des millions de Français de connaître la totalité de l'offre politique dont ils disposent.

C'est en cela que c'est quelque chose qui est de nature manifestement illégale.

« Compte tenu de la date de ce seul débat organisé par France Télévisions, de celle fixée pour le dépôt officiel des listes et alors que cette période revêt une importance particulière pour permettre aux différentes listes de candidats de se faire connaître, notamment pour celles qui pourraient ne pas atteindre le seuil de 3% des suffrages exprimés fixé par l'article 4 de la loi du 25 juin 2018 pour bénéficier du remboursement forfaitaire de leurs dépenses électorales, l'urgence justifie » – c'est la décision du tribunal administratif – « sans remettre en cause pour autant la ligne éditoriale des responsables des chaînes publiques, qu'il soit ordonné à France Télévisions, sous le contrôle du CSA, soit d'inviter M.

François Asselineau au débat du 4 avril, soit d'organiser une autre émission consacrée aux élections européennes avant le 23 avril qui soit également un grand rendez-vous d'information et de débat au sens de l'article 14 du cahier des charges de France Télévisions et d'y inviter l'UPR ». Le point n°10... Excusez-moi. C'est le point n°12 qui est important : « Ces dispositions »... Enfin bon c'était au sujet des frais. « font obstacle aux conclusions de France Télévisions dirigées contre l'UPR qui n'est pas, dans la présente instance du référé, la partie perdante.

Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de condamner France Télévisions à verser à l'UPR la somme de 1 500 € en application desdites dispositions ». Alors qu'est-ce qu'il faut retenir de cette décision du tribunal administratif ? La première chose, c'est que... Il y a quand même cet élément très très fort. C'est qu'ils reconnaissent que la décision de France Télévisions de m'écarter du débat du 4 avril est manifestement illégale et qu'elle ne permet pas aux Français de connaître... Eh bien c'est contraire au principe de liberté d'expression de connaître l'offre politique. C'est quand même très dur.

Donc deuxièmement, le tribunal administratif exige de France Télévisions soit de m'inviter à la soirée du 4 avril comme je l'ai demandé, soit d'organiser avant le 23 avril une émission-débat qui porterait sur les élections européennes et où nous serons invités. Et enfin, la dernière disposition, c'est que le tribunal administratif a condamné France Télévisions à verser 1 500 € – pour les dépens – à l'UPR, ce qui contribue à renforcer la sanction contre France Télévisions. Voilà. Alors nous sommes satisfaits globalement dans le fond, puisqu'il est reconnu que les décisions prises par France Télévisions sont manifestement illégales.

Là où nous avons quand même une petite insuffisance de résultat, c'est que le tribunal administratif, donc, a demandé à France Télévisions soit de m'inviter le 4 avril, soit d'organiser un autre débat. Alors on ne sait pas ce que va être cet autre débat. On ne sait pas ce que va être cet autre débat avant le 23 avril. On ne sait pas quelle va être d'ailleurs la décision de France Télévisions. Et on ne sait pas s'ils vont préférer m'inviter – voilà – toute honte bue au débat du 4 avril, soit pour poursuivre la vindicte... Je ne sais pas ce qu'on leur a fait, d'ailleurs. Enfin si, je ne sais que trop bien ce que l'on a fait à M. Macron et à l'Élysée.

C'est-à-dire que nous sommes les vrais opposants. Mais l'autre hypothèse, c'est qu'ils soient obligés d'organiser une autre émission où sera l'UPR avant le 23 avril. Je ne suis pas sûr que ça les enchante non plus. Alors voilà ce que je voulais vous dire pour ce soir. Excusez-moi pour cette émission qui a été un petit peu hachée. La conclusion : on va mettre ça en ligne. C'est quand même très sévère pour France Télévisions. Nous allons examiner la suite des événements. On va voir l'utilité éventuellement de nous porter maintenant devant le Conseil d'État pour obtenir définitivement le passage lors du 4 avril. On n'est pas sûrs. On est en train d'étudier l'affaire de façon juridique.

Et puis on ne sait pas ce que va décider France Télévisions. Donc tant qu'on ne sait pas ce que va décider France Télévisions, nous maintenons l'appel à manifester pour le 4 avril. Donc je l'ai dit, je le redis, il faut absolument que le maximum d'entre vous : des adhérents, des sympathisants de l'UPR, mais aussi d'ailleurs des sympathisants – pourquoi pas ? – d'autres mouvements politiques mais qui considèrent que c'est totalement scandaleux que l'on nous exclue alors que nous sommes les partisans du Frexit depuis 12 ans, alors que nos analyses sont extrêmement écoutées par tout le monde, y compris par des fils de personnalités célèbres... Et il n'y en a pas qu'un. Il y en a plusieurs.

Notamment des journalistes dont les enfants sont là, des journalistes à la retraite qui adhèrent à l'UPR quand ils ont quitté leurs fonctions. Donc tout ceci se sait dans le petit Landerneau. Ça n'est pas tolérable que l'on nous exclue de cette façon. En tout cas, vous voyez... Je m'adresse ici à tous les Français qui me regardent, toutes les Françaises. Vous pouvez avoir confiance en nous. Vous pouvez avoir confiance en moi. Si nous sommes à ce point l'objet de leur vindicte, l'objet de leur censure, c'est bien parce que c'est nous, les vrais opposants. Vous avez peut-être vu d'ailleurs, ce matin, j'étais invité sur France Info par M.

Bornstein qui s'est adressé à moi d'une façon extrêmement insolente et pleine de morgue et de mépris, comme si ce monsieur était juge d'instruction ou procureur de la Macronie. Voilà. D'ailleurs, en aparté, après l'émission... J'étais accompagné par Fabien Semat. Il nous a dit que nous étions des fous, que d'ailleurs, personne n'était d'accord, qu'en fait, l'opinion publique française était... Personne ne voulait du Frexit. Que s'il y avait un référendum sur le Frexit, il y aurait à peine 5% des Français qui voteraient pour le Frexit, ce qui est une hallucination, ce qui est un mensonge, tout simplement.

Je rappelle que Macron lui-même avait dit à la BBC le 24 janvier 2018 que s'il y avait un référendum sur le Frexit, il y aurait peut-être une majorité de Français qui voteraient pour. Et il y a un sondage assez récent qui a donné que s'il y avait un référendum sur le Frexit, il pourrait y avoir 39 à 40% des Français qui voteraient en faveur. Il est absolument burlesque, grotesque et au-delà de ça, il est totalitaire et dictatorial d'empêcher que notre mouvement politique puisse faire valoir le point de vue de ces dizaines de millions de Français qui voteraient en faveur du Frexit. On est dans une situation de dictature.

Alors ce qui est très intéressant, c'est que le tribunal administratif de Paris l'a reconnu officiellement. La justice a été rendue au nom du peuple français. Maintenant, si France Télévisions joue les prolongations en refusant de m'inviter le 4 avril... Et donc à ce moment-là, j'espère qu'il m'invitera avant le 23, parce que sinon, ça serait le scandale absolu s'il ne respectait même pas les décisions de justice. Si nous ne sommes pas invités le 4 avril, eh bien nous allons manifester en masse. Et on va leur pourrir leur soirée, croyez-moi. Ça veut dire une chose. Ça veut dire que pour l'instant, mobilisez-vous.

On va voir si demain ou après-demain, France Télévisions décide de changer de pied et décide de m'inviter. À ce moment-là, bien sûr, immédiatement, nous décommanderons la manifestation. Voilà ce que je voulais vous dire. — Fabien Semat : Alors je voulais juste intervenir, puisque c'est un direct. Donc ce sont les aléas. Ça vient de sortir dans la presse. Nous apprenons effectivement que le tribunal administratif a eu la même décision vis-à-vis de l'UPR, de Benoît Hamon et de Florian Philippot. Donc les trois sont tenus d'être invités soit le 4 avril, soit lors d'une prochaine émission (NDLR : avant le 23 avril). Voilà, pour apporter une précision. — Alors voilà. Fabien vient de m'annoncer...

Je n'avais pas vu la dépêche de presse qui vient de tomber. Voilà. Donc ça veut dire... Au passage, d'ailleurs, je trouve absolument inouï que France Télévisions et que les organes de télévision se permettent ainsi d'écarter du champ du débat toutes les forces, toutes les listes qui se présentent. C'est exactement ce qui s'était déjà passé au moment de l'élection présidentielle. Quant à l'argument qui consiste à dire : « Vous comprenez, 9 listes, ça sera déjà trop. On peut pas avoir 13 ou 14 listes qui se présentent »... C'est absolument incroyable, parce que ça signifie quoi ? Ça signifie qu'en définitive, il serait impossible d'avoir un débat serein et approfondi à 12 ou 13.

Mais ceux qui nous disent ça sont les mêmes que ceux qui soutiennent la construction européenne. Et je rappelle que les conseils de ministres ou les conseils de chefs d'État et de gouvernement, ils sont 28 ! Ils sont 28 ! C'est-à-dire que lorsque j'explique qu'aucune décision ne peut être prise à 28 et que la construction européenne est devenue un système autobloqué, un système d'autoblocage, ils me donnent donc raison, en définitive. En fait, l'expérience qu'il y avait eu au moment de l'élection présidentielle avait montré qu'on avait pu avoir 11 candidats.

D'ailleurs, s'ils estiment que ça fait trop d'avoir 13 ou 14 listes, rien ne les empêche de programmer par exemple 2 voire 3 débats en soirée et avec un tirage au sort des listes – n'est-ce pas ? –, parce que ce que je crains et ce que nous risquons de voir, c'est toujours le même système : il y ait le débat avec les prétendues grandes listes, comme il y aurait eu les prétendus grands candidats, et puis le débat avec les petites listes ou les petits candidats, de telle sorte... Parce que c'est leur objectif, encore une fois. L'objectif, c'est de faire croire aux Français que seuls les grands candidats méritent d'être regardés.

Vous vous rappelez, pour la présidentielle, les grands candidats, paraît-il... Paraît-il que c'était M. Macron, qui ne s'était jamais présenté d'ailleurs à quelque liste que ce soit, qui n'avait d'ailleurs aucun parti ni aucun élu, et donc à en croire le comité d'éthique de France Télévisions aurait dû avoir 0 heure, 0 minute, 0 seconde pendant les 2 ans précédant l'élection présidentielle, ce qui montre à quel point le comité d'éthique, en fait, s'est déshonoré. C'est un déshonneur complet pour le comité d'éthique. En revanche, le fait d'avoir un système de tirage au sort, ça permettrait d'avoir... S'il y a – admettons – 14 ou 15 listes, ça fait 3 débats avec 5 listes tirées au hasard.

Ça serait vraiment tout à fait intéressant. Voilà. La suite est à venir. Puisque j'en suis à parler en direct et à parler de ce qui s'est passé aujourd'hui, ce matin, j'étais invité sur France Info, qui n'appartient pas à France Télévisions. Et vous avez vu à quel point j'ai été attaqué par un journaliste qui laissait entendre que c'était quand même bien mystérieux que nous ayons tant d'affiches qui soient collées partout. Comment est-ce que nous faisions ? C'est-à-dire le sous-entendu... J'ai d'ailleurs explicité le sous-entendu devant tous les gens. Le sous-entendu, c'est qu'on recevrait sans doute de mystérieux fonds. Eh bien non ! Il faut savoir...

Et je m'adresse ici à tous les journalistes. C'est que nous, nous finançons notre campagne par vous, grâce à vous. Grâce à vous, nous avons déjà recueilli plus de 930 000 € depuis le 1e novembre dernier. Je note que certaines listes qui ont expliqué qu'elles allaient se présenter ne pourront probablement pas se présenter. Et je note également que, si j'ai bien vu les gazettes, FI va décider de lancer une collecte également. Nous, nous avons lancé la collecte en bon père de famille avec prudence dès le 1e novembre dernier. Nous, nous allons avoir l'argent pour faire cette campagne.

Et je me réjouis quand même globalement du fait de constater que tout n'est pas perdu en France, puisque le tribunal administratif de Paris a pris une décision qui, globalement, quand même, honore... Même si elle ne donne pas tout à fait encore satisfaction. On va voir ce que va décider France Télévisions. Mais la décision quand même ferme qui a été prise par le tribunal administratif fait honneur à cet aspect de la justice française qui est les juridictions administratives. Voilà. Maintenant, la balle est dans le camp de France Télévisions. Et on ne sait pas ce qui va se passer. Merci à toutes et à tous d'avoir suivi ce direct un petit peu impromptu dû à l'actualité.

Vive la République et vive la France.