L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 4 mai 2025
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravi de vous retrouver. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation, coordinateur de la France Insoumise, député LFI des Bouches-du-Rhône. Vous étiez d'ailleurs ce week-end à Marseille, on en parlait hors caméra à mes côtés, durant cette heure d'interview, Arlette Chabot. Bonjour à vous. Bonjour. Et effectivement, comment réduire le déficit de nos finances publiques ? La proposition encore très floue du Premier ministre François Béroud, la France Insoumise va-t-elle, va-t-il censurer le gouvernement ?
Et puis celle de la présidentielle, dans toutes les têtes, une Union des Gauches de plus en plus impossible, autant de sujets à aborder ensemble. Mais d'abord, Manuel Bompard, cette charge qui ne vous a pas sans doute échappé de Laurent Wauquiez, candidat à Les Républicains pour la présidence du parti dans le JDD. Voilà ces mots, Mélenchon est une menace, il faut un cordon sanitaire autour de LFI, finalement un peu comme le vocabulaire utilisé à l'encontre de l'ancien Front National, nouveau Rassemblement National. Il ne faut plus passer du tout d'accord avec vous. Comme quelle a été votre réaction quand vous avez vu cette interview ?
Je me suis dit vivement le vote du Congrès des Républicains, parce que chaque semaine, M. Wauquiez arrive avec une proposition et des propos encore plus outranciers que la semaine précédente. Il y a quelques jours, il est proposé d'envoyer des gens à Saint-Pierre-et-Miquelon, vous vous en rappelez ?
Les OQTF en effet, en l'occurrence.
Il est proposé, je ne suis plus une commission d'enquête sur la France insoumise. Je me dis, mais s'il reste encore trop de semaines, il va inventer quoi ? Supprimer l'Assemblée Nationale ? Interdire le couscous partout en France ? Franchement, vivement le vote des Républicains pour qu'on soit débarrassé des outrances de M. Wauquiez.
Vous avez l'air de prendre ça très à la légère, mais Arlette, on a lu, et je pense comme vous, l'interview attentivement. Il y a aussi une proposition, notamment de la création d'une commission d'enquête, Arlette Chabot.
Oui, commission d'enquête qui pourrait faire la lumière sur les relations qu'aurait la France insoumise avec les islamistes. Si cette commission d'enquête est créée, existe, vous viendrez répondre aux questions qui vous seront posées ?
Si je le prends effectivement à la légère, parce que je trouve ça tellement outrancier, tellement ridicule, que je n'ai pas envie de donner, si vous voulez, de la crédibilité. Vous savez, les gens souffrent beaucoup. Dans ce pays, il y a de grandes difficultés. Et je pense que voir ce spectacle-là, je trouve ça assez pathétique. Maintenant, madame, je crois que cette commission d'enquête ne verra pas le jour, comme je crois que la proposition qui a été faite par Laurent Wauquiez, dont je parlais tout à l'heure, ne verra pas le jour non plus, et que ce sont seulement des propos de congrès.
Mais la bataille avec Bruno Retailleau, qui a dit, justifie que c'est possible ?
Je pense que M. Wauquiez est à la dérive. Il se rend compte que, malheureusement pour lui, il pensait que ce serait une promenade de santé pour lui, que M. Retailleau le concurrence, de manière parfois tout aussi outrancière d'ailleurs.
Et vous attaquez, vous, la France insoumise, fait partie de ces arguments.
Oui, mais moi, j'ai envie de lui dire, franchement, débrouillez-vous entre vous, laissez-nous tranquille, parce qu'en fait, moi, ça m'importe assez peu de savoir qui va être le prochain président du parti Les Républicains. Mais vous voyez, je n'ai pas envie de réagir sérieusement à des mesures qui ne sont pas sérieuses, parce que sinon, c'est de leur donner de la crédibilité. Et comme je vous le disais tout à l'heure, je pense que dans ce pays, il y a des problèmes suffisamment sérieux, et que je me dis que les gens qui se sont confrontés à ces difficultés, quand ils voient ça, ça donne une bien mauvaise image de la politique.
On va passer, évidemment, à aborder bien d'autres sujets, mais juste sur cette commission d'enquête, souhaitée par le président des députés...
Relancez pas trop, vous allez lui donner de l'importance.
En tout cas, c'est une proposition qu'il fait, et il a la possibilité, vous dites, ça ne pourra pas avoir lieu, mais la possibilité soit, ce soit décidé par la présidence de l'Assemblée, il peut le demander, décider en conférence des présidents, soit le droit de tirage aux téléspectateurs...
Il faut qu'il y ait une majorité de députés qui la votent, donc je crois que ça ne sera pas le cas. Et puis peut-être qu'on pourrait faire une commission...
C'est pourquoi le paysage politique, pardonnez-moi, et les oppositions ? Vous n'avez pas que des amis au sein de l'Assemblée nationale, c'est loin de le dire ?
Ça ne m'a pas échappé, mais j'espère que... Vous savez que la France Assoumise, elle soit critiquée pour ses positions, pour son programme, etc. C'est la vie politique, c'est la démocratie, ça ne me dérange pas, évidemment. Et qu'il y ait des gens qui ne soient pas d'accord avec nous à l'Assemblée nationale, heureusement, sinon il n'y aurait pas vraiment de démocratie. Mais quand on vienne à de tels outrans, c'est ridicule. Moi, je pourrais dire, par exemple, qu'on pourrait créer une commission d'enquête sur les liens entre M. Wauquiez et la Rassemblement nationale, par exemple, ce serait intéressant. Vous pourriez le proposer ? On pourrait la proposer à l'Assemblée nationale.
Mais ce n'est pas très sérieux, en fait. Donc je pense que M. Wauquiez, il devrait arrêter de dire des bêtises et il devrait essayer de proposer des réponses aux difficultés concrètes et sérieuses auxquelles les Françaises et les Français sont confrontés. Je vois que c'est haro sur la France Assoumise, mais je dois peut-être rappeler que depuis à peu près 30 ans dans ce pays, c'est le parti de M. Wauquiez qui a participé au gouvernement pendant plus de 20 ans. Donc s'il y a des difficultés aujourd'hui dans ce pays, elles ne sont pas de la faute de la France Insoumise qui n'a pas été au gouvernement depuis 30 ans. Elles sont, par contre, vraiment de la faute de M. Wauquiez et de ses amis.
Mais M. Wauquiez regarde aussi les enquêtes d'opinion. Elles ne vous sont pas très favorables, on dit quoi. Depuis début 2023, depuis après l'élection présidentielle, on voit bien qu'une grande majorité de Français, c'était une enquête Ipsos, considèrent que vous êtes un parti dangereux, ils n'ont pas envie de vous confier le pouvoir. On avait même dit, et c'est le cas d'ailleurs, qu'entre le RN et vous, le parti qu'on regarde avait beaucoup plus de sérénité et d'inquiétude, c'est le RN et ce n'est pas vous. Ça doit quand même, au bout d'un moment, peut-être vous interroger.
Non, parce que je n'y crois pas du tout. Vous n'avez pas ces enquêtes ? Non, pas du tout. D'ailleurs, regardez...
C'est lié par le monde, donc. Oui, mais pas de problème, madame.
Mais regardez, 27 enquêtes sur 27 au moment des élections législatives, 27 sondages disaient que le RN allait prendre le pouvoir. 27 sondages sur 27, vous voyez. Et finalement, le RN n'a pas pris le pouvoir. Et on disait que le RN avait été dédiabolisé, et que, de toute façon, et à quoi on a assisté ? Au deuxième tour, à une mobilisation massive dans la population pour empêcher l'extrême droite de s'emparer du pouvoir. Quant aux enquêtes à propos de la France insoumise elle-même, dois-je vous rappeler qu'à quelques semaines de l'élection présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon, notre candidat, était annoncé à 8 ou 9 %, et que, finalement, il a fait 22% des voix.
Donc, en démocratie, ce n'est pas les enquêtes d'opinion qui décident, c'est les Françaises et les Français par le vote, et heureusement. Et donc, moi, je continue à faire mon travail avec mes collègues pour essayer d'apporter des réponses aux questions qui sont posées aujourd'hui dans le pays et faire en sorte que, après, les Françaises et les Français, ils aient le choix. Et s'ils ont envie de voter pour nous, ils votent pour nous. Et s'ils n'ont pas envie de voter pour nous, ils ne votent pas pour nous. C'est ça, la démocratie.
Mais vous n'êtes pas un parti qui inquiète, aujourd'hui ?
Mais il y a des gens, peut-être, qu'il faut inquiéter, effectivement. Moi, je considère que, vous savez, les gens qui s'en sont mis plein à les poches ces dernières années, qui ont bénéficié de la part d'Emmanuel Macron de cadeaux permanents. D'ailleurs, on parlait du déficit tout à l'heure. C'est cette politique qui est responsable, aujourd'hui, des difficultés économiques du pays. Ah oui, ces gens-là, je reconnais, avoir pour intention de les inquiéter. Parce que si nous arrivons au pouvoir, il faudra qu'ils contribuent davantage à la solidarité nationale.
Donc ça peut les inquiéter, mais vous inquiétez pas, tout ça, la France Insoumise, elle en a toujours fait, la démonstration, par la démocratie. Voilà, donc si les gens votent pour nous, c'est notre programme qui s'appliquera, sinon c'est pas notre programme qui s'appliquera. Et je pense que les gens, ils ont intérêt à ce que ça soit notre programme qui s'appliquera.
On évoquera dans quelques instants les pistes du gouvernement, justement, pour ce budget 2026. Juste sur ce climat ambiant, Manuel Bompard, on parle notamment de cet assassinat d'un jeune fidèle musulman, Aboubakar Sissé, au sein de la mosquée de la Grande Comte, dans le Gard, c'était la semaine dernière. Laurent Wauquiez, mais pas que, accuse aussi la France Insoumise d'instrumentaliser ce drame pour relancer son discours sur l'islamophobie. Là, encore une fois, un climat extrêmement particulier. Jean-Luc Mélenchon, qui, à l'occasion d'une manifestation, le disait, « L'islamophobie et le racisme sont l'invention des puissants ». On a du mal à comprendre exactement ce qu'il a voulu dire.
Je vais vous expliquer de manière très simple. Aujourd'hui, vous avez une grande partie de la population qui est confrontée à des difficultés, notamment sociales, économiques, et vous avez une petite minorité qui détient le pouvoir, qui détient les richesses et qui ne veut pas partager. Et le moyen qu'utilise cette petite minorité pour conserver son pouvoir, pour conserver ses privilèges, c'est d'essayer de diviser le peuple, d'affronter les gens en fonction de leur religion, de leur origine. Et ça a toujours été un moyen, dans l'histoire, toujours, d'essayer de diviser le peuple pour conserver son pouvoir. Voilà ce que Jean-Luc Mélenchon voulait dire, tout simplement.
Et ce n'est pas un moyen que vous, la France Indemnée, l'utilisez ?
Mais précisément non, parce que nous, nous savons que si nous voulons transformer la société, si nous voulons faire en sorte qu'une immense majorité dans ce pays puisse vivre bien mieux que ce qu'elle vit aujourd'hui, nous avons besoin de l'unité du peuple. Et ceux qui cherchent à diviser le peuple, en vérité, empêchent tout changement.
Donc précisément, et c'est précisément la raison pour laquelle, et je réponds par là même à Laurent Wauquiez, qu'à chaque fois qu'une personne en France va être assassinée, j'espère le moins souvent possible, évidemment, insultée, menacée, en fonction de son origine, de sa religion, de sa couleur de peau, quelle qu'elle soit d'ailleurs, à chaque fois, vous trouverez la France Insoumise à ses côtés. Et à chaque fois, la France Insoumise, elle protestera.
Et qu'aujourd'hui, le fait qu'on dise qu'un meurtre islamophobe dans une mosquée soit inacceptable, le fait qu'on ose demander juste, par exemple, qu'on fasse une minute de silence à l'Assemblée Nationale, que ça nous vaille des accusations en instrumentalisation, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? C'est notre devoir de le faire.
Une minute de silence qui a eu lieu.
Évidemment, au début, elle était refusée, il a fallu mettre la pression pour que ce soit le cas. Et c'est une bonne chose que la communauté nationale, dans son ensemble, rende hommage à cette personne. De la même manière que c'est une bonne chose que la communauté nationale, dans son ensemble, rende hommage, par exemple, ça a été le cas, heureusement, il n'a pas été tué, évidemment, mais au rabbin d'Orléans qui a été menacé, agressé dans la rue il y a quelques semaines.
Et à chaque fois, vous trouverez la France Insoumise aux côtés des personnes qui sont ciblées, quelle que soit leur religion, évidemment, quelle que soit leur couleur de peau, qu'ils aient une religion ou qu'ils n'en aient pas d'ailleurs. Donc, cette manière d'essayer de mettre en compétition ou en concurrence les souffrances, vous ne trouverez jamais à la France Insoumise des gens qui le feront.
On va parler dans un instant, évidemment, de Jérôme Guèche, dans les phrases, les formules de Jean-Luc Mélenchon, dimanche, il dénonce l'islamophobie, le racisme, il manque un mot, antisémitisme. On a toujours l'impression qu'il a vraiment du mal à dénoncer l'antisémitisme et ne pas utiliser ce mot.
Non, mais là, en l'occurrence, vous me parlez d'un propos qui a été tenu à l'occasion d'un rassemblement, qui était un rassemblement après un acte islamophobe. Mais si vous m'aviez interrogé il y a quelques semaines après, je viens de vous en parler, de l'agression du rabbin d'Orléans, je vous aurais dit qu'évidemment, l'antisémitisme fait aussi partie des racismes qu'il faut combattre de la même manière que les uns.
Mais certains vous recherchent un manque de clarté sur ces sujets et des prises de position qui ont évolué aussi avec le temps.
Madame, franchement, peut-être certains me reprochent, mais écoutez mes mots, je pense qu'ils sont clairs. Je ne peux pas vous dire plus que ce que je suis en train de vous dire là. Si une personne est attaquée parce qu'elle est musulmane, elle aura ma solidarité. Si une personne est attaquée parce qu'elle est juive, elle aura ma solidarité. Si une personne est attaquée parce qu'elle est chrétienne, elle aura ma solidarité, quelles que soient les religions. Et si une personne est attaquée parce qu'elle n'a pas de religion, elle aura ma solidarité. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise de plus clair que ça ?
Et à chaque fois, à chaque moment, vous verrez indépendamment des instrumentalisations politiciennes pour essayer de s'en prendre à la France insoumise. La France insoumise, on veut en faire la responsable de tous les mots. Je pense que mes mots, mes propos, les propos de tous les militants de la France insoumise, ne peuvent pas être plus clairs que ça, tout simplement.
Sur l'islamophobie juste, les mots de Jean-Luc Mélenchon en 2015 sont très différents de ceux qu'il a aujourd'hui. C'est vrai. Vous avez lu des propos qui sont ressortis ces derniers jours sur les réseaux sociaux, des propos où il disait que finalement, oui, il conteste le terme d'islamophobie. Quoi que je comprenne, moi, je défends l'idée qu'on a le droit de ne pas aimer l'islam, on a le droit de ne pas aimer la religion catholique et ce que là fait partie de nos libertés. Il dit sensiblement l'inverse aujourd'hui.
Mais pas du tout. Enfin, écoutez, Jean-Luc Mélenchon lui dit lui-même que sur la question de l'utilisation de ce terme, comme beaucoup de gens dans la société française, il a évolué. Mais dénoncer l'islamophobie, c'est-à-dire dénoncer le fait qu'on agresse, qu'on insulte, qu'on attaque une personne en fonction de sa religion, dénoncer ça n'a rien à voir avec le fait d'empêcher qui que ce soit de critiquer une religion. On a tout à fait le droit de critiquer une religion. On n'a pas le droit de s'en prendre à une personne en raison de sa religion. C'est simple.
Or, aujourd'hui, les personnes qui sont victimes de ces attaques, eux-mêmes dénoncent ce qu'ils appellent l'islamophobie à partir de ce moment-là. C'est ce terme qu'il faut employer pour dénoncer ses actions. On n'a pas le droit à l'islamophobie, on a le droit de critiquer une religion, toute religion d'ailleurs. Donc, cette distinction, elle est très claire, elle est très simple. Et je pense que je ne veux pas parler à la place de Jean-Luc Mélenchon, mais je pense qu'il utiliserait à peu près les mêmes mots que les miens.
Vous dites clarté, distinction très claire. Néanmoins, Arlette, encore une fois, vous avez reproché justement sur ces sujets, un manque de clarté.
Mais madame, vous êtes journaliste, je ne sais pas, j'entends des gens peut-être me le reprochent, mais qu'est-ce que vous avez à reprocher aux propos que je viens de tenir ?
Sur ces propos-là, non.
C'est clair. On peut relancer en disant qu'il y a des gens qui pensent que ce n'est pas clair.
Si on revient sur ce qu'il s'est passé, et on en parle avec Arlette, sur le défilé du 1er mai, Jérôme Gage prise à partie, violemment prise à partie et insultée, ça pose question, Arlette.
Oui, le Parti Socialiste visé, ce n'est pas rien, il tire de mortier, ce n'est pas rien comme un... Bon, évidemment, et quatre jours plus tôt, il était à la manifestation au rassemblement contre l'islamophobie organisé par et lancé par la France Insoumise. Il a aussi été... Pas organisé, pardon, excusez-moi,
pas appuyé, soutenu par la France Insoumise.
Appuyé, vous étiez là, mais vous êtes quand même moteur, on va le dire, de ce rassemblement. Il y va, ça fait deux fois qu'il est obligé de partir en quelques jours, insulté, il a entendu effectivement, on n'a pas besoin des juifs. Écoutez, Franchement, est-ce que vous êtes, vous choquez de voir qu'on attaque des socialistes, qu'ils soient élus ou militants, c'est exactement la même chose, effectivement, que l'on insulte un député, en plus qu'il soit obligé de partir. Madame, madame... Quand vous regardez les images, franchement, s'il vous plaît, vous êtes choqués, indignés ?
Moi, j'ai déjà réagi à plusieurs reprises, d'ailleurs, sur ce qui s'est passé jeudi dans la manifestation, et là aussi, mes propos sont très simples. On a tout à fait le droit d'être en colère contre le Parti Socialiste, et je comprends qu'on puisse l'être, on n'a pas le droit d'agresser des militants dans une manifestation, et moi, je ne suis pas d'accord, j'ai toujours condamné et contesté le recours à la violence en politique. Donc, le fait de...
Le choix des mots, également. Sioniste, dégage. Attendez, attendez,
attendez, on va, si vous voulez bien, distinguer les différentes choses, d'accord ? Donc, vous m'interrogez sur les actes de violence qui ont été commis dans la manifestation de jeudi, et moi, j'ai déjà dit, y compris, je n'ai pas attendu votre émission pour le faire, que je n'étais pas d'accord. Et vous le dites aussi,
de ne pas nous imputer, telle ou telle action.
Et je disais aussi, par contre, merci de ne pas nous l'imputer, parce que, pardon, j'ai allumé la télévision jeudi après-midi, on commençait à dire, et sur les plateaux de télévision, de manière générale, c'est la France Insoumise qui est derrière. Évidemment, la France Insoumise n'a aucune responsabilité dans ses actions. La France Insoumise est très en colère contre les choix politiques du Parti Socialiste. Ça, je vous le confirme. Et donc, la France Insoumise, elle appelle à régler ses désaccords par la démocratie, tout simplement, et certainement pas par la violence. Ça, c'est la première chose que je veux vous dire.
Et y compris, il y a des personnes manifestement qui ont été blessées, évidemment, elles ont ma solidarité et ma compassion. Une fois ceci dit, il ne faut ensuite pas dire n'importe quoi. Sur la manifestation de jeudi, Jérôme Guedjou lui-même dit, un, ce n'était pas la France Insoumise qui m'a attaqué, deux, je n'ai pas entendu d'insultes antisémites. Donc, après, pendant trois jours...
Lui ne les a pas entendues, mais il y a eu des insultes antisémites dimanche dernier. Là, il les a entendues. Ah si, il le dit, il le redit dans plusieurs papiers. Pas jeudi 1er mai, mais dimanche dernier, des insultes antisémites ont été prononcées à son encontre. Celle que je vous disais là, dégage, sioniste, on n'a pas besoin des juifs avec nous. Voilà ce qui a été entendu à l'occasion de ce rassemblement, à l'hommage d'Aboubakar Sissé.
Que les choses soient très claires. Si quelqu'un a dit, on n'a pas besoin des juifs avec nous, c'est inacceptable, et évidemment, je le condamne. En ce qui concerne la question de la caractérisation de sionisme, là, je dis, faites attention, parce qu'on a le droit en France de contester le sionisme. Le sionisme, c'est un projet politique. On a le droit de dénoncer le sionisme, et ça ne fait pas de quelqu'un qui le dénonce un antisémite. D'ailleurs, la preuve, c'est que vous avez y compris des personnes juives qui se caractérisent comme étant des personnes antisionistes. Donc, il faut faire attention.
Vous dites antisionistes, ça veut dire contre la création de l'État d'Israël ? Ou vous allez dans la difficulté du gouvernement ?
Précisément, c'est la difficulté du terme. C'est que c'est un terme qui peut avoir plusieurs sens. Ça nécessiterait quasiment un débat d'une heure. Originellement, le sionisme, c'était l'établissement d'un foyer étatique national juif. Ensuite, il y a eu différentes évolutions du sionisme. Par exemple, il y a un sionisme religieux, extrémiste, qui dit que cet État doit prendre ce qu'il considère comme étant la région historique. Donc, la négation de la possibilité de la reconnaissance d'un État palestinien.
Ce n'est pas le cas de Jérôme Gatchman.
Il y a différentes formes de sionisme. Je pense, je crois, je ne veux pas parler à la place des gens, et moi-même, vous avez vu, je fais attention avec ce terme parce qu'il a différents sens. Je pense que les gens qui l'utilisent dans le contexte actuel dénoncent une forme de complicité ou d'absence de réaction face aux actions qui sont commises aujourd'hui par l'État d'Israël et le gouvernement de M. Netanyahou vis-à-vis de la population gazaouie. Et donc, on n'a pas le droit d'être antisémite, évidemment. Et si quelqu'un est victime d'attaques antisémites, il aura tout mon soutien et ma solidarité.
Par contre, on a le droit d'attaquer, de remettre en cause, de contester, de critiquer l'action du gouvernement de M. Netanyahou. Et si je fais cette distinction, c'est que je vois bien comment dans le monde, par exemple, c'est ce qu'est en train de faire M. Trump aux États-Unis, comment on essaye d'amalgamer les deux pour empêcher toute critique de l'action du gouvernement de M. Netanyahou. Pardon, mais ça fait deux mois qu'à Gaza, il n'y a plus d'aide humanitaire qui peut rentrer. Donc, on a le droit d'être en colère par rapport à ce qui se passe là-bas. On a le droit d'être ému.
On a le droit, y compris de critiquer le fait qu'une grande partie de la classe politique et de la classe médiatique en France ne dit rien, ne fait rien sur ce sujet. On a le droit de dire que ce n'est pas acceptable que le gouvernement français laisse faire sans réagir. Et ça, ça ne fait pas des gens qui le disent des antisémites. Donc, il faut faire un petit peu attention à distinguer les choses et à parler précisément. C'est ce que j'essaye de faire aujourd'hui.
On est tout à fait précis. On ne peut pas accuser le Parti Socialiste ni Jérôme Gatch et des soutiens du gouvernement de Netanyahou et de l'extrême droite israélienne qui gouverne avec lui.
On peut considérer que sur certains moments, certaines déclarations, certaines prises de parole, je ne dirais pas qu'ils ont appuyé ou soutenu le gouvernement de M. Netanyahou. Et Gatch dit pro-palestinien. par exemple, qu'à plusieurs reprises, ils ont contribué à avoir un discours de criminalisation du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. Je me rappelle de Mme Delga qui demandait par exemple l'interdiction des manifestations de solidarité avec la Palestine. Et donc, on peut légitimement considérer et critiquer les déclarations publiques et ce que dit le Parti Socialiste par rapport à ce qui se passe là-bas. On a quand même le droit de le faire.
Donc, on n'a pas le droit d'attaquer le Parti Socialiste. On n'a pas le droit de faire de la violence. Moi, je ne suis pas d'accord avec. Par contre, on a le droit de les critiquer. On a le droit de dénoncer leur position quand elles sont inacceptables. PS partitionniste, non. Mais moi, je n'ai pas utilisé ce terme-là. Mais vous le savez,
qu'il est utilisé par certains.
Très bien, mais ça ne rend pas les gens qui l'ont utilisé, ça ne fait pas des gens qui l'ont utilisé des antisémites. J'ai envie de vous dire, je vais vous faire une petite plaisanterie entre guillemets. Mettez François Hollande dans la manifestation et vous verrez que les gens qui critiquaient la présence du Parti Socialiste ne le faisaient pas parce que M. Guedj est juif, mais précisément parce qu'il considérait que leur position n'était pas acceptable. Vous en avez l'assurance.
Aujourd'hui, Jérôme Guedj...
J'en ai l'assurance. Je n'étais pas à présent sur place. Je ne peux pas en avoir la garantie. Ce que je peux simplement vous dire et je crois que j'ai été clair aussi sur ce sujet, c'est que si une personne s'en prend à Jérôme Guedj parce qu'il est juif, c'est inacceptable et je le condamne.
Même s'il est de la France insoumise.
Mais quel qu'il soit, quelle que soit la personne, évidemment...
Pardonnez-moi et on va avancer. Mais pardon, il faut faire attention. Oui, mais parfois on a l'impression... J'ai envie d'utiliser une image. Tous les téléspectateurs d'LCI, je me mouille, ne sont pas parfois des gens extrêmement bien. Je ne sais pas, il y a peut-être dans l'eau, chez vous, dans vos rangs, il peut exister des personnes qui ont des comportements inacceptables, intolérables, des anticiémites à gauche.
Pourquoi ne pas à un moment donné
clarifier aussi les choses sur ce point ?
Mesdames, le racisme, l'islamophobie, l'antisémitisme, ça existe dans toute la société. Et évidemment, qu'il peut y avoir dans toute formation politique et dans toute la société de manière générale, des gens qui ne sont pas suffisamment formés à ces questions. Évidemment que ça peut exister. Mais après, vous êtes journaliste, donc il faut regarder aussi les chiffres, les faits que dit la commission consultative des droits de l'homme en France parce qu'elle fait chaque année un rapport sur la question du racisme et de l'antisémitisme.
Elle dit, il existe des préjugés antisémites dans l'ensemble de la société et ensuite, elle dit, ils sont d'abord positionnés à l'extrême droite du champ politique, ensuite au centre et ensuite à gauche. Et entendre pendant des jours et des jours, comme je l'entends depuis le 1er mai, que en quelque sorte, comme l'a dit Mme Berger d'ailleurs, Aurore Berger, comme l'a dit M. Retailleau d'ailleurs, que en quelque sorte l'antisémitisme, ça serait la gauche, et bien ça, ça ne correspond pas à la réalité, ça ne correspond pas aux faits. Si aujourd'hui...
Entendre Jean-Luc Mélenchon il y a encore quelques mois dire que l'antisémitisme était résiduel dans notre pays ne participe pas forcément à une clarté
et à faire avancer les choses aussi. Soyez juste un peu honnête, ne répétez pas en permanence des choses qui ne correspondent pas à la réalité. Jean-Luc Mélenchon parlait du mouvement de solidarité avec la Palestine et disait que dans ce mouvement de solidarité avec la Palestine, il n'y avait pas d'antisémitisme, que ce n'était pas le motif de ces mobilisations. Vous devriez faire attention, M. Retailleau, il y a quelques semaines, au Sénat, a dit que l'antisémitisme est résiduel à l'extrême droite, c'est les propos qu'il a employés. Vous ne lui avez pas reproché alors que ça ne correspond pas au fait.
Parce que ce que je viens de vous le dire, parce que par exemple, le seul député qui siège aujourd'hui sur les bancs de l'Assemblée nationale et qui tenait une librairie négationniste dans laquelle on vendait des ouvrages antisémites, il n'est pas membre de la France Insoumise, il est membre du Rassemblement National, il s'appelle M. Boccaletti. Parce que les groupes Facebook sur lesquels il y a des propos racistes, antisémites, dans lesquels il y avait une quinzaine de députés, ce n'étaient pas des députés de la France Insoumise, c'étaient des députés du Rassemblement National.
Donc moi, j'en ai un peu assez si vous voulez, que la France Insoumise soit ciblée sur ce sujet, que la France Insoumise soit attaquée sur ce sujet et que par là même, on exonère le Rassemblement National de la réalité. Parce que les gens qui ont été condamnés pour insultes racistes, pour incitations à la haine raciale aujourd'hui et qui font de la politique, ils sont à l'extrême droite du champ politique. Il n'y en a pas à la France Insoumise. Et si un jour, devait y en avoir un à la France Insoumise, il ne serait plus à la France Insoumise. Vous voyez ? C'est simple, c'est clair.
Personne qui serait ouvertement ou qui exprimerait un propos anti-sémitisme immédiatement exclut. Non, que les choses soient claires. Toujours mieux préciser les choses.
Et pour l'instant,
vous n'en avez pas trouvé.
Mais non ! Mais j'aimerais que tout le monde ait la même clarté et pas que sur l'antisémitisme, sur le racisme, sur l'islamophobie, que quand M. Retailleau dit qu'il existe des Français de papier ou quand M. Retailleau dit qu'en France, il y a une partie de la population qui est en régression vers ses origines ethniques. Ça veut dire quoi, ça ? Une régression vers des origines ethniques. C'est le terme. Il les a employés, M. Retailleau. Je ne les invente pas. Vous êtes d'accord ? Ça s'appelle du racisme. Bizarrement, personne ne lui a posé la question. Pourquoi ?
La question lui a été posée sur notamment ses propos sur l'immigration qui n'est pas une chance pour la France.
Donc vous voyez, moi, et mes amis de la France Insoumise comme moi, on se battra toujours pour l'unité du peuple, contre le racisme, contre l'antisémitisme, contre l'islamophobie. Toujours, vous nous trouverez de ce côté-là. D'abord parce que c'est inacceptable, évidemment, d'un point de vue humain et en plus parce que si vous voulez transformer la société, le peuple ne doit pas se diviser, le peuple doit se réunir et se rassembler. Et bien voilà, ça c'est ma ligne politique et c'est la nôtre et elle est dans notre programme.
Voilà, alors maintenant, ceux qui passent leur temps à venir faire des procès à la France Insoumise sur ce sujet, il ferait mieux d'arrêter de faire des procès et d'agir concrètement. Parce que qu'a fait le gouvernement concrètement dans la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme ? Combien de millions d'euros ont été débloqués pour avoir des plans de lutte contre le racisme, l'antisémitisme ou l'islamophobie en France ?
Vous dites que ce n'est pas suffisant.
Combien ? Zéro. Il n'y a rien. Il ne se passe rien. Donc peut-être qu'il faudrait arrêter d'en parler et il faudrait peut-être un peu agir sur le sujet.
Manuel Bonpart en fait une rapide pause. On a pris le temps. On a pris le temps. Gros dossier et cette proposition un peu floue et peut-être quand c'est flou il y a un loup de François Béroud d'organiser éventuellement un référendum sur les dépenses publiques. A tout de suite avec Manuel Bonpart. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche toujours avec Manuel Bonpart coordinateur de la France Insoumise et député LFI des Bouches-du-Rhône. Je le disais avant la pause évoquant désormais cette proposition du Premier ministre qu'on n'avait peut-être pas vu venir.
François Béroud qui dans le JDD le dit ce qu'il vise c'est l'adhésion des Français et indique envisager de soumettre à un référendum un plan de réforme de l'État et de ses dépenses. Alors on ne sait pas quand il n'y a pas d'indication de timing mais d'abord Manuel Bonpart qu'est-ce que vous dites à cette proposition de référendum ? Vous plaidez pour l'organisation de référendum ? C'est la démocratie et les Français qui parlent ? C'est peut-être plutôt pas mal ? Vous avez raison. Une bonne idée ?
Généralement je plaide pour l'organisation d'un référendum et d'ailleurs si M. Bayrou veut faire un référendum il pourrait commencer à en faire un par exemple sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites puisqu'il y a plus de la moitié de la population vous parliez de sondages d'opinion tout à l'heure qui le demandaient depuis des mois et des mois donc vous voyez bien la forfaiture ou la supercherie
Mais si la question des retraites était intégrée
M. Bayrou ne s'est pas réveillé ce matin en disant qu'il allait être démocrate et il cherche juste à faire un coup politique donc je ne suis pas sûr d'ailleurs que tout le monde en comprenne vraiment la signification si M.
Bayrou veut être démocrate sur le budget peut-être la première étape ce serait de laisser les parlementaires voter parce que pour l'instant les budgets passent par 49-3 donc ce serait peut-être la première chose et ensuite tout le monde voit bien le caractère assez loufoque de cette proposition parce que quelles questions vous allez poser aux gens vous allez leur soumettre un projet de budget vous allez leur demander s'ils sont pour ou ils sont contre mais alors qui va avoir élaboré ce projet de budget M.
Bayrou lui-même donc vous voyez bien que ça n'a rien de démocratique de manière générale on a un problème dans ce débat budgétaire c'est que tout est posé positionné orienté sur la question des dépenses et que personne n'accepte de discuter du vrai sujet en vérité le seul vrai sujet je vais vous dire pourquoi c'est le seul vrai sujet les recettes parce que quand vous prenez depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017 la part des dépenses publiques dans le PIB elle a baissé par contre les recettes elles ont baissé beaucoup et la vérité c'est que si
la part des dépenses publiques ont augmenté
non elle a baissé dans la part du PIB depuis 2017 ce que je veux dire par là c'est que s'il y a un déficit aujourd'hui c'est pas parce qu'on dépense trop c'est parce qu'on récupère pas assez
mais on pourrait vous rétorquer on va y venir sur la question des impôts juste et des recettes vous êtes obsédé vous dites le gouvernement obsédé par la réduction des dépenses vous êtes vous et d'autres d'ailleurs augmenté obsédé par la question des impôts et de la rendementation
si vous voulez on parlera des dépenses aussi j'ai plein de propositions à faire sur le sujet mais je veux juste vous dire une chose c'est très simple c'est un chiffre tout le monde peut le vérifier d'accord si la part des recettes dans le PIB était restée au même niveau qu'en 2017 aujourd'hui il y aurait moins de 3% de déficit en France donc la solution pour lutter contre le déficit c'est de créer les recettes que monsieur Macron a supprimées et pourquoi il les a supprimées parce qu'il a fait des cadeaux à une minorité de la population
c'est-à-dire établir les SF par exemple évidemment établir la taxe
je vous donne deux exemples pour ne pas être trop long dans le débat monsieur Bayrou nous a dit qu'il cherchait 40 milliards d'euros pour l'année prochaine je vous propose deux mesures ça fait 40 milliards premièrement introduire ce qu'on appelle la taxe Zuckman sur les milliardaires 2% du patrimoine des 147 milliardaires ça fait 14 milliards d'euros de recettes deuxièmement mettre en place ce qu'on appelle l'impôt universel c'est-à-dire une mesure qui permet que les multinationales qui font leur chiffre d'affaires en France mais qui ont recours à des mécanismes d'optimisation fiscale pour aller payer leurs impôts dans d'autres pays et en particulier dans des paradis fiscaux qu'on les taxe au regard du chiffre d'affaires qu'ils produisent en France ça ça permet de rentrer à peu près 26 milliards d'euros 14 milliards plus 26 milliards d'euros ça fait 40 milliards
et c'est ce qui vous mettrait en place si vous arrivez un jour évidemment
pas seulement ça mais là je vous prends deux mesures pour vous montrer et contrairement à ce que j'entends les deux mesures que je viens de vous parler à part les 147 milliardaires quel est le français qui va être impacté par ces mesures il n'y en a aucun
oui mais des grandes entreprises qui peut-être prendront la décision
de quitter le pays mais donc vous êtes d'accord avec l'optimisation fiscale je ne suis pas d'accord
avec l'optimisation fiscale mais sauf que ces grandes entreprises
précisément c'est une mesure pour empêcher l'optimisation fiscale ce n'est pas une mesure pour s'en prendre aux entreprises c'est une mesure pour demander à ce que les entreprises payent réellement leur impôt en France
d'optimisation fiscale mais attendez
vous savez on parle d'ArcelorMittal en ce moment est-ce que vous savez qu'il y a quelques mois ArcelorMittal a été condamné par la justice en France pourquoi ?
parce que les sites français de ArcelorMittal payent 1% de leur chiffre d'affaires au siège qui est au Luxembourg parce qu'ils louent la marque sauf que la justice a dit le problème c'est que l'acier que vous vendez il n'utilise pas la marque que vous êtes censé louer la justice les a sanctionnés et ensuite on nous dit mais les sites d'ArcelorMittal en France ils sont déficitaires ce n'est pas vrai ils sont rentables mais forcément si vous évacuez le chiffre d'affaires produit en France que vous l'envoyez au Luxembourg parce qu'au Luxembourg on va payer moins d'impôts mais ça vous ne pouvez pas être d'accord avec ça c'est une mesure malhonnête c'est une manière de détourner la loi et donc à partir de ce moment là la proposition que je vous fais c'est juste une proposition pour faire en sorte que la loi soit respectée juste avec ces deux mesures ces 40 milliards d'euros en plus et contrairement à ce que dit le gouvernement ça ne va pas toucher les françaises et les français ça va toucher une petite minorité qui honnêtement a de quoi faire et peut contribuer davantage à la solidarité nationale parce que sinon quoi ?
on va réduire les remboursements des maladies on va augmenter le prix des consultations médicales on va faire travailler les gens plus longtemps on va baisser leur salaire qu'est-ce que vous proposez d'autre ? donc moi je ne suis pas obsédé je cherche une mesure des mesures intelligentes de justice pour résoudre le problème du déficit en France
Arlette Chabot il n'y a aucune dépense dans laquelle on peut tailler si vous allez dire les aides aux entreprises vous allez dire le crédit impôt recherche ce qui vise les entreprises aucune dépense de fonctionnement il y a des idées qui sont déposées la ministre du budget par exemple les agences de l'état il y a des doublons on peut effectivement peut-être regarder ce qui marche ce qui est efficace
vous savez ce débat sur les agences il est très malhonnête ça fait depuis plusieurs mois qu'on entend parler des agences des agences et on dit rarement de quoi on parle
1200 agences
est-ce que vous savez que dans ces 1200 agences puisque c'est effectivement le chiffre qui est avancé il y a les universités françaises est-ce que vous savez qu'il y a Météo France est-ce que vous savez qu'il y a le CNRS
on le sait parfaitement mais parmi ces 1200
vous proposez de supprimer les universités françaises Météo France ou le CNRS
pas du tout il ne s'agit pas de supprimer ces 1200 la proposition c'est un tiers d'entre elles
oui mais attendez de les fusionner on donne ce chiffre de 1200 agences et puis on donne on dit que ça coûte des milliards d'euros etc mais l'essentiel des agences entre guillemets qui coûtent c'est celle dont je viens de vous parler le reste c'est rien le reste c'est peanuts alors si certaines agences parce qu'en plus il faut dire comment les choses se sont faites il y a des choses qui étaient faites intégrées dans les ministères et il y a eu une logique moi je n'étais pas d'accord avec ça qui était d'externaliser en constituant des agences et aujourd'hui on nous dit on va supprimer ces agences mais moi si on supprime des agences pour réintégrer les missions de ces agences dans les ministères je n'ai pas de difficulté mais sauf que ce n'est pas ce que propose le gouvernement ce que propose le gouvernement c'est de supprimer ces agences pour avoir recours ensuite au cabinet de conseil ou à des prestations extérieures pour privatiser des missions qui sont des missions de fonction publique ça moi je ne peux pas être d'accord avec ça
peut-être que les fonctionnaires reviendront dans les ministères
moi j'ai participé au débat sur la loi sur la simplification de la vie économique et en ce moment à l'Assemblée nationale je peux vous dire que j'en ai entendu j'ai entendu qu'on allait supprimer l'ADEME parce qu'on n'avait pas besoin d'émission de l'ADEME c'est la transition écologique peut-être qu'on en a besoin si je peux me permettre qu'on allait supprimer la commission nationale du débat public je ne sais pas je croyais que monsieur Macron faisait des conventions citoyennes qui voulaient plus de démocratie précisément c'est le rôle de la commission nationale du débat public d'organiser ce type de consultation
vous constatez vous ne contestez pas que certains rapports ont été réalisés la conclusion de certains d'entre eux c'était certaines agences ne se réunissent que parfois moins de 3 fois par an la conclusion c'était ça
et pourquoi ?
parce que dans le débat on l'a eu précisément parce que parfois c'est le gouvernement qui doit les convoquer et qui ne les a pas convoqués donc c'est facile une fois que vous n'avez pas convoqué de dire qu'elles ne se sont pas réunies écoutez franchement je vais vous dire non je le conteste et je pense qu'on amuse la galerie avec cette histoire d'agence je pense que d'abord c'est la question des recettes je pense que je fais une démonstration qui à mon avis est assez claire ensuite sur les dépenses reprenons l'exemple de ArcelorMittal par exemple pardon mais ArcelorMittal depuis des années et des années touche 300 millions d'euros par an d'argent public et aujourd'hui nos annonces qu'ils vont supprimer 600 emplois vous trouvez ça normal ?
ça justifie une nationalisation en tout cas
d'abord ça justifie d'abord de manière générale ça justifie qu'on conditionne les aides publiques il y a des commissions d'enquête
en ce moment au parlement qui d'accord mais on n'a jamais conditionné les aides
aux entreprises oui c'est vrai il y a une commission d'enquête c'est très bien qu'elle existe mais il faut qu'on conditionne ces aides et en ce qui concerne ensuite précisément la situation de ArcelorMittal évidemment qu'il faut nationaliser évidemment
a-t-on les moyens aujourd'hui Emmanuel Bompard de nationaliser ArcelorMittal
mais pourquoi la Grande-Bretagne l'Italie le font ? pourquoi ? et nous on n'est pas capable de le faire ? parce qu'on n'a peut-être pas
les moyens de se le permettre ?
enfin franchement on a des moyens pour acheter des missiles pour acheter des chars et on n'a pas des moyens pour acheter une aciérie qu'est-ce que c'est que cette histoire ? donc est-ce qu'on a besoin de l'acier ? est-ce qu'on a besoin de production d'acier en France ? est-ce qu'on a besoin de ces savoir-faire ? est-ce qu'on a besoin de ces emplois ? évidemment qu'on en a besoin et donc si vous ne le faites pas demain vous allez devoir acheter l'acier ailleurs et ça va vous coûter plus cher question de souveraineté finalement mais bien sûr question de souveraineté question de défense de l'emploi je vous ai dit tout à l'heure combien ça coûte la nationalisation d'ArcelorMittal ?
personne aujourd'hui est capable de calculer le chiffre sans doute plusieurs milliards d'euros bon 300 millions d'euros d'argent public versés chaque année depuis 10 ans ça fait 3 milliards donc manifestement on a des moyens pour faire des cadeaux sans aucune contrepartie aux entreprises mais on n'a pas les moyens pour rentrer au capital et décider que désormais on ne laisse pas des actionnaires rapaces pouvoir puiser l'argent public détruire les emplois détruire les installations et nous rendre dépendants de la production d'acier d'ailleurs dans le monde donc c'est une question de choix politique on a les moyens en Italie en Grande-Bretagne les gouvernements ont pris des mesures pour dire on a besoin de ces installations on parle de transition écologique mais on ne fera pas la transition écologique sans capacité de production d'acier en France qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
donc vous applaudissez par exemple un grand patron PDG de Total qui demande par exemple le remboursement des aides touchées justement par ces grandes entreprises au moment du Covid ça vous dit quand elles vont bien quand elles vont bien
c'est-à-dire ?
c'est ce qu'il a proposé il pourrait commencer
par payer ses impôts en France très bien donc non je ne vais pas l'applaudir vous voyez vous ne l'applaudissez pas non je ne l'applaudirai pas je pense que ce serait bien qu'il commence par payer ses impôts en France
est-ce que l'Etat à vocation doit absolument nécessairement nationaliser toutes les entreprises en difficulté ? Vancorex finalement le repreneur chinois ou le concurrent chinois a repris l'entreprise mais on aurait dû aussi nationaliser ?
évidemment on ne parle pas de toutes les entreprises mais je vous pose la question sur les secteurs je comprends il n'y a pas de problème je pense que là précisément on prend deux exemples qui sont ultra stratégiques Vancorex c'est une entreprise de la chimie à côté de Grenoble qui intervient dans la chaîne de production de la capacité nucléaire militaire française donc heureusement qu'on a besoin de garantir ces capacités d'approvisionnement et parfois il peut y avoir des nationalisations définitives parce que c'est nécessaire parfois il peut y avoir des nationalisations temporaires en disant en attente d'un repreneur je vous prends un autre exemple pour évoquer je me suis rendu il y a 15 jours dans le gare à Vergès il y a une verrerie qui est le propriétaire actuel veut vendre ils n'ont pas de repreneur pour l'instant ils ont peur que la verrerie ferme on a besoin de fabriquer du verre en France donc peut-être que l'État s'il n'y a pas de repreneur qui se manifeste là peut dire on va faire une nationalisation temporaire puis on va chercher s'il y a des repreneurs qui sont prêts à le faire notre proposition politique ce n'est pas de nationaliser l'ensemble des secteurs de la production il y a un certain nombre de secteurs qui sont stratégiques qui sont nécessaires indispensables et eux ils peuvent être sous contrôle public parce que par exemple la question de l'eau la question de l'énergie ne devraient pas être des sujets sur lesquels on cherche à se faire de l'argent c'est une manière de satisfaire les besoins fondamentaux de la population puis après il y a un secteur privé personne n'a proposé qu'il n'y ait pas de secteur privé mais ce secteur privé il est encadré par la loi il y a un code du travail il y a des règles si on donne des aides alors il doit y avoir des contreparties aujourd'hui on marche sur la tête on distribue de l'argent à des entreprises qui vous disent oui oui aidez-nous on va maintenir l'emploi un an plus tard ces entreprises suppriment les emplois et on n'est même pas capable d'aller récupérer l'argent public vous voulez qu'on parle de Michelin vous voulez qu'on parle du secteur de l'automobile qui a été gorgé d'argent public ces dernières années et qui maintenant est en train de détruire petit à petit les emplois on n'a pas besoin de fabriquer des automobiles en France il y a une concurrence
terrifiante aussi
bien sûr là où vous avez raison c'est qu'une fois qu'on dit ça la nationalisation n'est pas la réponse elle ne suffit pas c'est une partie de la réponse c'est un élément de la réponse ensuite vous devez sur certains secteurs avoir des mesures de protection parce que c'est sûr que si vous laissez une forme de dumping social hormis à considérer que désormais les salariés français vont devoir être payés comme des salariés chinois et ce que je pense que personne ne proposera hormis à dire qu'on doit supprimer comme le fait Trump l'ensemble des réglementations environnementales moi je crois qu'il faut des réglementations sociales qu'il faut des réglementations environnementales qu'il faut du progrès social et donc il faut aussi de la protection sur un certain nombre de secteurs mais là qu'est-ce que fait monsieur Séjourné sur la question de l'acier il fait quoi ?
il est commissaire européen il est peut-être temps de se bouger non ?
il évoque ce plan peut-être à hauteur de 800 millions d'euros pour aider Arcelor à se décarboner ça fait quand même
quelques mois qu'il est en responsabilité on peut peut-être arrêter de réagir une fois qu'on est au pied du mur et un peu anticiper les problèmes nous ça fait 15 ans qu'on dit qu'il faut avoir un protectionnisme solidaire peut-être qu'il aurait fallu nous écouter avant
vous évoquiez rapidement le président américain Donald Trump vous êtes inquiet quant aux conséquences de ces politiques économiques la mise en place de ces tarifs douaniers les perspectives économiques en France sont pas forcément très joyeuses les chiffres circulent jusqu'à 200 000 emplois menacés pas directement liés à cette politique économique de Donald Trump mais une concurrence qu'évoquait Arlette aussi réelle Madame vous savez que vous évoque aujourd'hui la politique du président américain économiquement je vais répondre
sur la politique de Donald Trump mais je veux juste vous dire que sur les difficultés économiques en France dont vous avez parlé que je partage l'OFCE a fait une étude très intéressante en disant que en gros les annonces de Trump elles pourraient être responsables d'un recul du PIB d'à peu près 0,15 points et le budget d'austérité de M. Bayrou de 0,4 points donc pardon mais s'il y a des difficultés économiques en France elles sont abordues aux choix politiques nationaux au premier ministre
et à son gouvernement
à son budget à sa politique d'austérité pour que les gens comprennent c'est très simple si vous réduisez en permanence les investissements de l'État la participation de l'État à l'économie c'est un cercle vicieux c'est-à-dire que ça réduit l'activité économique si ça réduit l'activité économique ça réduit les rentrées fiscales et si ça réduit les rentrées fiscales et bien après ça augmente encore le déficit et vous continuez et à la fin c'est la Grèce vous avez un quart du PIB en moins en quelques années parce que vous êtes enfermé dans un cercle d'austérité donc il faut faire une politique tout à fait différente il faut relancer les investissements en particulier dans des filières d'avenir la transition écologique le numérique etc.
pour produire de l'activité économique si vous voulez par exemple faire en sorte que le secteur du bâtiment en France se tourne bien vous ne faites pas ce qu'on a fait dans les budgets c'est-à-dire couper dans les budgets de l'écologie parce que si vous coupez dans les budgets d'écologie vous coupez dans les budgets de l'aide de l'État à la rénovation thermique des logements et le secteur du bâtiment il n'a plus aucune prévisibilité et donc il arrête et il est à l'arrêt et il est en difficulté donc vous voyez ça c'est pour répondre d'abord que la responsabilité
dans la politique nationale François Bayrou est plus dangereux pour la France que Donald Trump si on comprend sur le plan de l'emploi et de l'économie c'est pas ce que je dis moi c'est ce que dit l'OFCE mais vous pensez effectivement vous craignez quand même des conséquences de la politique de Trump en termes d'emploi
bien sûr ensuite une fois qu'on a dit ça ça ne veut pas dire que la politique de Trump elle est dangereuse d'abord elle est d'abord dangereuse pour l'économie américaine elle-même d'ailleurs parce que si vous mettez des barrières douanières et bien ça veut dire que toutes les importations vont coûter beaucoup plus cher beaucoup plus cher et elle est dangereuse y compris évidemment pour la France y compris et en particulier si on réagit de la même manière parce qu'après c'est une guerre commerciale donc il fait ça vous répondez pareil et donc vous créez de l'inflation en France si vous créez de l'inflation en France ça veut dire que vous augmentez les difficultés économiques en France donc il faut faire autrement et ce que je trouve totalement déroutant pour être poli c'est que la commission européenne ne fait rien l'Europe ne fait rien il y a ce plan
à 50 milliards d'euros à 50 milliards discuter
il va enfin être reçu à Washington c'est bien de discuter mais parfois il faut agir c'est intéressant ce que vous venez de dire on vient d'apprendre que la commission européenne elle propose d'acheter 50 milliards d'euros de soja américain pour solder la crise c'est ça la réponse c'est à dire M.
Trump nous menace et nous on répond par vous inquiétez pas ok d'accord c'est bon on va vous acheter 50 milliards de soja enfin c'est ridicule donc il faut répondre et en parallèle de ça on reporte par exemple les taxes GAFAM alors qu'une mesure intelligente face à l'agressivité de la politique commerciale des Etats-Unis c'est d'attaquer le coeur du système américain le coeur du système américain c'est le secteur du numérique c'est les services numériques qui fabriquent
c'est leur nucléaire dit-on
et bien donc il faut l'utiliser
en appuyant sur le bouton quoi super taxe
mais non mais il faut dire on fait une taxe GAFAM on attaque le coeur du système américain et on rend entre guillemets coup pour coup mais on rend pas par des mesures dans lesquelles on va se tirer une balle dans le pied parce que si on répond 30% on fait 30% mais à la fin on produit 30% d'inflation en France et donc on met en difficulté la population française donc il faut répondre de manière intelligente et je suis affligé par la nullité de ceux qui nous dirigent sur ce sujet pour être clair
justement et on aimerait vous interroger sur la suite justement motion de censure ou pas de motion de censure sur la grève SNCF à venir semaine noire pour les usagers est-ce que finalement il ne serait pas temps d'avancer comme peut-être le modèle italien et interdire ces mouvements sociaux de grève à la SNCF durant les vacances scolaires les moments de pont
certainement pas
certainement pas
certainement pas d'abord il ne faut pas dire n'importe quoi on ne parle pas d'une semaine noire
toute revendication justifie une semaine à l'arrêt des usagers impossible de se déplacer
disons les choses franchement je comprends qu'on va y faire du catastrophisme mais on ne parle pas d'une semaine noire on parle des un jour férié jeudi et qu'il y aurait potentiellement si les négociations n'aboutissent pas d'ici là vendredi, samedi et dimanche peut-être des mouvements de grève d'abord ça c'est la première chose je rappelle que vendredi peut-être que certains ont la chance de faire le pont mais les enfants ils sont censés aller à l'école donc en fait ça concerne une toute petite minorité de la population donc il ne faut pas non plus raconter n'importe quoi que le pays va être à l'arrêt etc ensuite vous avez des salariés qui ont des revendications légitimes si vous en tant que journaliste on pouvait vous dire du jour au lendemain que demain au lieu de travailler de 10h à midi vous allez devoir travailler jusqu'à 18h peut-être que ça vous poserait problème parce que j'imagine que vous avez peut-être
ça nous arrive parfois
oui mais c'est tous les jours ou toutes les semaines j'imagine vous avez peut-être une vie de famille vous avez peut-être envie de prévoir un petit peu votre vie donc dire nous on veut avoir un peu plus de visibilité sur nos plannings ça me paraît quand même une revendication assez légitime je sais qu'on a l'habitude de taper sur la tête des cheminots en permanence
jusqu'à bloquer encore une fois vous parlez arrêtons d'être catastrophistes c'est parce que c'est parce que la direction
refuse de discuter de ces demandes qu'à la fin ça se traduit par la grève ils ne se sont pas levés le matin en disant on va faire la grève ce jour-là ils se sont levés le matin et ils ne sont pas levés le matin c'est des solutions qui portent des demandes qu'ils ont depuis longtemps ils ont dit nous on a tel et tel sujet on veut pouvoir en discuter vous ne voulez pas en discuter si vous n'en discutez pas on va utiliser le moyen constitutionnellement garanti qui s'appelle le droit de grève
qui ne faut absolument pas toucher
on vous entend évidemment alors là certainement pas et quand je vois monsieur le tabarro ministre des transports qui la seule chose qu'il savait dans les transports avant il était vice-président des transports de la région PACA la seule chose qu'il a faite c'est d'organiser le fait de passer au privé à Transdev le réseau de transports de la région PACA et comme Transdev n'était pas capable d'organiser le réseau de transport de la région PACA c'est la SNCF qui prête les trains à Transdev et maintenant on nous dit ah c'est la concurrence qui va en profiter peut-être que la SNCF elle pourrait éviter d'aider la concurrence et peut-être qu'au moins ça ne serait pas la concurrence qui en profiterait ces gens-là ont organisé une mise en concurrence à laquelle nous nous sommes toujours opposés et les cheminots en particulier s'ils sont toujours opposés et aujourd'hui on nous dit maintenant il y a une concurrence vous ne pouvez pas faire grève parce que sinon c'est la concurrence qui va en profiter franchement il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles donc les revendications salariales elles sont justes pour une entreprise la seule entreprise de transport en Europe qui fait des bénéfices la SNCF et les revendications sur l'organisation du temps de travail elles sont justes et moi je les appuie et je les soutiens et je dis aux gens vous ne trompez pas parce que si vous vous en prenez à eux à la fin ces gens-là heureusement qu'ils sont là pour se mobiliser quand on en a besoin quand ils sont mobilisés sur les retraites ils ne sont pas mobilisés que pour eux ils sont mobilisés pour la société
Manuel Bompard on aimerait avec Carlette Chabot dans les dernières minutes de cette émission parler de la situation politique et notamment censure ou pas censure quand ?
Oui parce que quand on vous entend effectivement vous dites oui le budget finalement ce sera un 49-3 49-3 ce sera une censure vous souhaitez que le gouvernement François Bayrou j'allais dire quoi tombe le plus vite possible Oui
d'abord on a déjà déposé 5 motions de censure sur le sujet ça ne vous aura pas échappé
la prochaine c'est bientôt parce que quand on vous entend on dit tout sera tout est bon pour déposer une censure
Alors je vais vous répondre de manière très franche vous savez il y a deux manières de déposer des motions de censure à l'Assemblée Nationale en réponse à un 49-3 il y a une motion de censure qu'on appelle 49-2 c'est les motions de censure spontanées
que le parti socialiste a remis au coup du jour il y a peu de temps Voilà
on a le droit d'en déposer 3 dans une session parlementaire on en a déjà déposé 2 nous les insoumis donc il nous en reste une dernière avant le mois de juin nous on dit les choses très simples on est prêt à la déposer demain à partir du moment où tous les groupes de gauche prennent l'engagement de la voter parce que sinon on va la gaspiller et nous on n'a pas l'intention contrairement au parti socialiste justement de faire des motions de censure pour rien mais oui bien sûr qu'il faut faire tomber le gouvernement enfin cette politique économique nous amène dans le mur on ne va pas attendre encore 6 mois pour se rendre compte que ça ne va pas du tout ça ne va pas du tout on a déjà essayé
Vous ne croyez plus du tout à une élection présidentielle anticipée il y a encore quelques semaines on apprenait que vous envoyez des bulletins de parrainage à certains élus à certains maires
on prépare à faire face à tous les scénarios donc s'il doit y avoir des élections législatives anticipées on sera prêt s'il doit y avoir une élection présidentielle anticipée on sera prêt ce que j'observe pour l'instant c'est qu'à chaque fois que nous avons voulu censurer le gouvernement le rassemblement national d'un côté le parti socialiste de l'autre l'ont protégé et ont maintenu en quelque sorte la continuité de cette politique économique et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs nous avons eu un désaccord très franc très grave avec le parti socialiste
vous attendez le congrès du parti socialiste non j'attends rien moi non non attendez attendez Olivier Faure ou un autre vous avez regardé soit de près quand même et ensuite vous direz maintenant Banco non je le dis dès maintenant
avant le congrès du parti socialiste enfin pardon mais les difficultés du pays elles ne peuvent pas dépendre du calendrier du parti socialiste
mais vous croyez encore à cette histoire cette histoire possible ensemble le nouveau fonds populaire c'était il y a moins d'un an c'est terminé t'es enterré
écoutez je lis ce que disent il y a trois candidats à la direction du parti socialiste les trois disent qu'ils ne veulent plus travailler avec la France insoumise donc j'en prends acte qu'est-ce que vous voulez que je vous dise
mais si demain législative anticipée comme il y a un an
moi j'ai été très clair après le refus du parti socialiste de voter la motion de censure j'ai dit que s'il devait y avoir des élections législatives anticipées c'est pas parce que le parti socialiste a changé de position a rompu avec les engagements qu'il avait pris devant les électrices et les électeurs que la démarche de rassemblement sur un programme de rupture que nous avons initié en 2022 avec la NUPES puis avec le nouveau front populaire en 2024 s'effondre donc nous on dira les choses très simples à tous ceux qui ont voté la motion de censure on peut partir ensemble dans cette échéance électorale sur le programme qui est le programme du nouveau front populaire mais aujourd'hui je vois bien que le parti socialiste de toute façon il n'en est pas question donc le parti socialiste a rompu avec les engagements pris devant les électrices et les électeurs je le regrette mais je ne vais pas passer mon temps à le commenter moi je travaille avec mes amis mes camarades on travaille à faire grandir à faire monter à faire progresser une alternative pour qu'on puisse tourner le dos à cette politique qui fait trop de mal au pays pour qu'on puisse enfin avoir un pays dans lequel on vit mieux qui fait face aux grandes défis de demain qui retrouve sa place sur la scène internationale et pour ça il faut se débarrasser de monsieur Bayrou et de monsieur Macron merci beaucoup Manuel Bompard d'avoir été notre invité
merci Arlette restez avec nous sur LCI dans quelques instants LCI midi week-end on reviendra sur cette proposition de référendum Premier ministre à tout de suite
Manuel Bompard