#RDLS54 : ANTIPARLEMENTARISME, BULLE FINANCIÈRE, TRUMP, TRAVAIL DÉTACHÉ, BURNOUT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Locuteur 1Fait
« il y a une attitude à l'égard des élus, des députés que je juge malsaine »
- 12:00Locuteur 1Chiffre
« les gens qui avaient des bitcoins en décembre, ils les achetaient, ça valait 20 000 dollars [pour 1 bitcoin] Maintenant ça en vaut 6 000 [1 bitcoin] »
- 16:00Locuteur 1Fait
« en 2008 une structure s'est effondrée en entraînant des dizaines d'autres derrière elle »
- 24:00Locuteur 1Fait
« Trump a l'air d'un fou, il n'est pas fou, il fait des choses extrêmement rationnelles »
- 28:00Locuteur 1Chiffre
« 37 000 Français travailleurs détachés »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors Bonjour c'est la 54e édition de la revue de la semaine et pendant que je parle Il neige. Moi ça me fait un peu rigoler de voir que c'est le gros titre de toutes sortes de média parce que quand même qu'il neige et qu'il pleuve en hiver, c'est assez banal. Moi j'aime bien qu'il neige, hier les collaborateurs du groupe Ils ont fait un petit bonhomme de neige sur le bord de la fenêtre du groupe.
Bon alors tout le monde a défilé pour regarder un bonhomme de neige. On a tous des nostalgies. Moi j'ai habité dans le dans le Jura - comme vous le savez - pendant bien des années.
J'adorais la neige ! Quand je la vois tomber j’entends le calme que ça répand. Et moi je dormais mieux quand il y avait de la neige.
Et ensuite le week-end, je partais avec le chien On faisait une tirée là, une heure / deux heures, ça me manque. Et maintenant bon...
à Marseille il n'y a pas eu de neige. Et puis ici à Paris il y en a mais ici la neige c'est que de la gadoue. C'est pas vraiment de la neige.
Pour que ce soit de la neige il faut que ça reste un peu blanc et que tout le monde marche pas dessus tout le temps Enfin bon...
Allez, générique ! 👍Oubliez pas de mettre des pouces👍 Je commence par un sujet qui est... je l'ai à cœur et je sais pas comment le dire.
Depuis quelques temps il y a une attitude à l'égard des élus, des députés que je juge malsaine. Alors, c'est difficile d'en parler parce que quand on prend la défense de l'assemblée, des parlementaires. Il règne une telle ambiance de grossièretés aujourd'hui que sans arrêt, vous entendez que vous vous faites traiter de planqué je lis plein de phrases qui sont dures qui disent : "il y en a assez de ces gens comme ils sont payés grassement" bon... et Cette ambiance - pour ceux qui aiment l'histoire qui connaissent les événements qui ont agité les pays dans le passé - c'est toujours un moment bien particulier.
Les riches, les puissants, les importants, eux, vous n'entendez pas parler d'eux ni du fait qu'on les engraissent du matin au soir, vous tous, un par un...
Par vos achats, par des fois rien du tout : simplement le fait que vous utilisez votre carte bancaire vous leur verser un tribut. c'est un impôt privé, on appelle ça bénéfice pour ces entreprises Ça vous n'en entendez pas parler mais par contre il y a un focus toujours sur les parlementaires et souvent après les fonctionnaires. C'est-à-dire une espèce de haine de l'Etat et de la démocratie.
Alors la facilité c'est de ne pas en parler. ou de se réjouir des mauvais coups que prennent les autres mais moi je veux vous parler pour lancer une alerte. Attention ! il y a une ambiance, un climat anti-parlementaire qui est toujours dangereux en démocratie.
On peut rectifier les institutions, vous savez que nous nous battons pour qu'il y ait une constituante c'est à dire que pour que le peuple lui-même redéfinisse les règles du jeu, la fonction de chacun et ainsi de suite. Ça c'est des sorties positives c'est des sorties respectueuses de la démocratie puisque elles la refondent et puis vous avez cette bouillie là, nauséabonde, d'attaques incessantes. Et je vais vous surprendre je vais même défendre des députés de LREM parce que il ya un journal qui est situé...qui est dans la droite extrême qui s'appelle Capital Rien qu'au nom ,vous avez compris de quoi il s'agit.
Et qui aime bien touiller la boue, quoi... fabriquer... bon moi j'ai un procès en diffamation avec eux parce qu'ils sont vraiment capables de tout.
Et là ils ont publié un classement alors... normalement je m'en fous, je suis bien placé, mon groupe aussi, la FI, c'est formidable.
Mais je sais ce qu'ils veulent faire comme ça. Alors il y a des gens qui ont pris ça au pied de la lettre parce que ça leur revient par rumeur ou parce que... personne n'achète Capital heureusement.
Mais ça vient par les réseaux sociaux, des choses comme ça. Et les élus se font accrocher tout le temps mais sur un mode qui est...
à la fin qui... est décourageant totalement, genre : "vous ne faites rien".
Par exemple : "l'hémicycle est vide" J'ai entendu ça mais... cent fois !
C'est de la connerie les amis... comment voulez vous que l'hémicycle soit rempli ?
Je vais vous donner un exemple : Hier on votait... c'était le dernier vote - peu importe comment ça s'appelle - la commission mixte paritaire entre l'Assemblée et le Sénat avaient conclu et ont voté sur ses conclusions.
Un truc incroyable soit dit par parenthèses parce qu'on a vu une chose qu'on voit très rarement. Déjà c'est des ordonnances. Mais le gouvernement a mis des amendements au cours de cette commission mixte paritaire.
Vous ne savez même pas que ça existe, hein, ne racontez pas d'histoires ! ça existe ! Il y a là quelques parlementaires les uns de l'Assemblé, les autres du Sénat.
Il y a un nombre bien réglé. Et puis on discute on dit : " bon... art. 1 Bon... on a dit ci et ça. " Pouf...le dernier mot à l'Assemblée. "Art. 2 ceci cela..." et au milieu le gouvernement dit : "bon et là il y a un amendement, on le met.
Tout le monde est d'accord ?" Forcément, comme c'est lui qui a la majorité... forcément, il a la majorité.
Donc on a introduit des choses dans la loi au dernier moment et par cette méthode. Et on arrive dans l'hémicycle... bon Comme c'est la conclusion de la CMP [commission mixte paritaire] on recommence pas tout le débat - honnêtement - ça serait absurde Donc moi j'ai cinq minutes de temps de parole pour le groupe les députés décident que c'est moi qui fait de l'intervention pour clore le cycle. c'est un peu solennel c'est le président du groupe et tout ça...
Évidemment nous, le groupe la FI, on s'arrange pour qu'il y ait le plus de nos députés qui soient là parce que c'est un moment important et triste, c'est le moment où on liquide le Code du travail, tel qu'il était fait jusque-là. C'est pas rien comme événement ! Nous ne voulons pas de ce monde, nous le combattons de toute notre énergie.
Nous ne voulons pas d'un monde de précarité, de peur du lendemain, de statuts in-assurés, Naturellement, pas un mot dans les media, ils ont plus important, par exemple la neige, à parler ! la liquidation du Code du travail... "Au revoir et merci", ce n'est pas leur sujet.
Mais ce qui est important c'est que l'hémicycle est vide c'est pas de la faute des gens qui devraient dans l'hémicycle. Dans mon groupe hier on a fait le point : Moi je suis assis au premier rang comme vous voyez sur les images. Donc je vois les copains arriver quand ils sont en retard, un par un.
J'aime mieux vous dire que, en général, je ne leur fais pas des compliments puisse qu'il arrive en retard. C'est mon boulot de président de faire ce genre de remarque. Alors je dis : " d'où tu sors toi ?" bon eh ben Il y avait plusieurs de mes députés - je vais pas donner leurs noms - qui avaient une commission en même temps qu'ils avaient la [séance] plénière où on votait un vote super important sur les Ordonnances Travail... d'accord ?
Sur le Code du travail...
Vous comprenez ? ils avaient une commission en même temps ! Alors qu'est ce qu'ils ont fait ? ils sont sortis de leurs commissions en courant, pas de bol : dans deux cas, ça tombait au moment où ils avaient la parole.
Ils sont venus dans l'hémicycle, ils ont voté et puis sont repartis dans leurs commissions. Vous comprenez ? C'est une organisation chaotique du travail et pourquoi ?
Parce qu'ils n'arrêtent pas de bourrer le calendrier parlementaire Donc tout a lieu en même temps. Normalement on devait siéger mardi, mercredi, jeudi, et puis on rentre dans nos circonscriptions, normalement le vendredi, samedi - parce que c'est souvent là qu'il y a le plus d'actualités - et le lundi. Comme ça on revient le mardi ici.
Bref on passe quatre jours en circo' et trois jours ici. Voilà ! Ça c'est normal.
C'est un rythme normal, je vous demande de le comprendre. Etre député, c'est...
Les exigences qui pèsent sur un député sont de plus en plus folles et vous avez un type qui aggrave tout, qui est le président de l'Assemblée. Alors celui là...
Il se figure qu'on l'a élu - je ne sais pas quoi, moi - empereur ou chef des députés ou surveillant général de l'Assemblée Nationale ? Bon... alors forcément...
Depuis son balcon, c'est lui qui jette le plus de pierres en disant : "nous allons appliquer tel règlement et punir avec des amendes" Alors ça évidemment ça plaît, les gens entendent : "ouais les amendes ! les députés, ils foutent rien, ils gagnent beaucoup d'argent ! " C'est pas vrai, on passe notre vie à courir partout.
Y compris les députés de la REM qui s'en prennent plein la tête ! Donc j'aime mieux vous dire que, bien sûr il y a des jours où nous on ricane, on dit " bah très bien, De Rugy fait le boulot de dire du mal des députés de LREM mais il faut aller plus loin que son attache partisane. Il faut réfléchir au sens de fonctionnement des institutions parce que c'est une campagne qu'ils sont en train de mener quand l'autre - le président Macron - va surgir et en vous disant : "je vous propose par référendum de supprimer 200 députés" Vous allez avoir plein de gens qui vont dire : "oui... ...200 fainéants de moins".
Voilà, et ils auront tapé l'institution parlementaire. Vous allez le voir, ces choses là, vont se mettre en place. Et donc le ci-devant président de l'Assemblée Nationale - De Rugy - n'arrête pas d'en jeter encore et encore !
Bon alors évidemment ça nous rend service puisque - encore une fois je vous le dis - en pleine campagne électorale c'est lui qui dit que les députés LREM sont absents. Alors nous ça ne nous coûte rien de dire : "même le président le dit", Mais ce n'est pas à lui de faire...
Qu'est ce que ça veut dire de faire ce boulot ? Il fait une interview dans une super émission : Brut Il passe son temps à expliquer que François Ruffin n'attache aucun intérêt à ce qu'il dit...
La seule chose qui compte pour lui c'est de faire des vidéos. Ce petit bonhomme de De Rugy qui comme ça distribue les bons et les mauvais points, etc...
Personne ne parle jamais de lui, il est payé le triple de ses collègues. Vous le voyez le triple dans la salle ? Non... et quand on a fait la journée parlementaire, la niche parlementaire de la FI...
On est ses collègues quand même ! L'Assemblée, c'est les groupes qui la constituent. Pas une minute de présidence de De Rugy, il ne vient pas un quart d'heure s'asseoir dans le fauteuil pour...
Il a peut-être d'autres choses à faire, je ne sais pas quoi, soit dit par parenthèse, je ne sais pas ce qu'il a d'autre à faire, et on aimerait bien le savoir ! Et puis qu'est ce qu'il fout, celui-là ?!
Il n'est pas au perchoir tout le temps On peut le comprendre. Il n'est pas là quand les collègues... quand il y a des niches parlementaires.
Il organise des trucs à coups de trique avec les Allemands, le résultat : on se couvre de ridicule parce qu'il n'y a personne dans l'hémicycle ce jour là. Parce qu'il a lui même rendu tout ça odieux et maintenant...
ça ne l'empêche pas un de toucher la bonne paye lui. Trois fois la nôtre ! Pour quoi faire ?
Quand il n'est pas au perchoir, tu ne vois jamais dans les bancs. Un président d'Assemblée c'est un député comme un autre, on ne l'a pas élu roi du monde. Tout ça, c'est pour vous dire, il y a une ambiance désastreuse et le fait que ce type de campagne de dénigrement des parlementaires soit menée par le président de l'Assemblée Nationale lui-même, ça montre que c'est un plan politique, c'est un objectif politique qu'ils poursuivent, Alors les gens, regardez bien, ne croyez pas tout ce qu'on vous raconte essayez de comprendre le genre de vie qu'on mène et ce qu'on est en train de faire à chaque fois... ...dans cet hémicycle.
Moi je suis très fier du groupe la FI et vous êtes nombreux qui avez voté pour nous qui êtes content de nous. Vous nous l'écrivez et ça nous fait un bien fou. Mais attention, c'est pas parce qu'on a de bons classements, de bon jugements, qu'il faut qu'on accepte que l'institution parlementaire soit mise en cause à travers les autres.
Encore une fois, nous n'est pas une espèce de horde, - nous autres les Insoumis - qui croyons comme ça... qui nous laissons emporter par la mode, les derniers sentiments, surtout quand on essaie de nous manipuler comme ça.
Les gens, vraiment, il y a un problème avec la démocratie dans ce pays. La solution, elle est par le haut : c'est de faire une constituante et de tout remettre à plat. Mais là ce qui est en train de se passer...
Ça sent mauvais. Ça sent très mauvais. Bon.. maintenant, je voudrais vous alerter, vous appeler à un peu vous renseigner, lire et regarder.
Vous avez vu qu' il y a eu à nouveau un coup de torchon sur les bourses ? Bon pour ceux qui suivent nos travaux et nos écrits tout ça, c'est pas vraiment une surprise. Il y a au dessus de l'économie réelle, au dessus du monde entier, une énorme bulle financière qui est composée par des milliards de dollars qui n'ont pas d'autre existence que de circuler dans cette sphère financière. les USA sont loin d'avoir assuré la production de matériel réel qui correspond à cette masse de dollars.
Et par conséquent à tout moment peut survenir une bulle qui éclate et qui entraîne tout le reste. Alors une bulle qu'est ce que c'est ? Par exemple, je sais pas si vous savez ce que sont les Bitcoins ?
Hum.. non vous savez pas ? bien tant pis je ne vous l'explique pas, c'est trop long.
C'est une monnaie qui n'existe pas, virtuelle. Alors, enfin... elle existe quand même parce qu'elle peut s'échanger et elle peut être utilisée pour payer.
Alors les gens qui avaient des bitcoins en décembre, ils les achetaient, ça valait 20 000 dollars [pour 1 bitcoin] Maintenant ça en vaut 6 000 [1 bitcoin]. Ceux qui en avaient se sont fait détrousser des deux tiers de la valeur ! C'est pas rien, hein ?
Une chute... alors évidemment vous, moi, on est là on dit : "bon.. voyons voir... ...c'est de l'argent virtuel qui vaut moins cher" Tout ça est très compliqué à comprendre, mais en attendant ça veut dire qu'il y a des gens qui ont tout d'un coup perdu une quantité considérable de ce qu'ils appellent leur épargne ou l'argent avec lequel ils spéculent.
Donc à tout moment ça peut se produire à un bout ou à un autre et à partir de là, bah si vous voulez celui qui tout d'un coup s'aperçoit de sa réserve de Bitcoin a fondu ah là il se dépêche de vendre autre chose pour se refaire, pour compenser la perte parce qu'il en a besoin, c'est son argent... "Pom pom pom" : effet domino !
Ça c'est quand il y a des gens qui interviennent, mais en plus il y a des machines. la machine n'est au courant de rien. Et ne sais pas ce qu'est un bitcoin ou un machin... elle s'en fout.
On lui dit : "voilà notre portefeuille, si un tel truc baisse, tu vends. Quand quelque chose monte, tu prends." En route !
Alors la machine, "toc toc toc ", elle fait ça... " il y a des gens qui vendent ?
Allez je vends aussi ! " Alors ça aggrave les choses. Il y a des effets comme ça qui tiennent à la façon avec laquelle la sphère financière elle-même existe c'est à dire autour de réseaux.
Alors ça, c'est un facteur très dangereux, ce n'est pas un jeu. En 2008 une structure s'est effondrée en entraînant des dizaines d'autres derrière elle. On a senti passer l'ardoise.
On a toujours pas fini de la payer. Et tout le monde - je vous l'ai déjà dit dans cette revue de la semaine à plusieurs reprises. - Tout le monde dit la suivante crise, là, est en train de mûrir parce que la sphère financière a gonflé d'une manière absolument incroyable dans la dernière période pour contrebalancer les problèmes qui ont suivi le krach de 2008.
Vous en souvenez. Et puis parce que les banques centrales se sont mis à éditer du pognon sans contrepartie matérielle. Et puis tous les grand esprits ont continué à aggraver la chose.
Par exemple, le nôtre, de grand esprit, là - M. Macron - il a supprimé l'Impôt sur la fortune, sur la partie...
Vous n'êtes pas au courant ? - mais enfin les gens qui ont des actions, ça comptait comme de la fortune. On se demande bien comment ça pourrait compter pour autre chose que de la fortune... c'est de la fortune ! mais sur cette part-là, hein, pas sur... pas sur les châteaux, les grosses villas ou je ne sais pas quoi... sur la part juste des actions.
Il a dit : "là.. ' pouf ! ' Ça ne compte plus dans la fortune il n'y a plus d'impôt dessus ! " Et en se disant l'économie d'impôts qu'ils font, ils vont la remettre dans l'économie réelle.
Bon... ils vont acheter des actions ou ils vont ouvrir un commerce de boulangerie ou usine de métallurgie etc...
On rigole ! Ils ne vont pas le faire ! Je l'ai dis dans l’hémicycle : "Mais pourquoi vous pensez que cet argent va revenir dans l'économie réelle ?
Dans une économie réelle qui est à moitié subclaquante. Non ! Elle va aller dans la sphère financière.
C'est exactement ce qui s'est passé, il n'y a pas un rond qui est revenu dans l'économie réelle. Tout est parti dans la spéculation. on appelle ça la spéculation parce que ça se comprend plus vite.
Donc là on a une situation... il faut faire très très attention, suivre et comprendre la suite des événements.
Et le deuxième élément : c'est l'agressivité croissante des États-Unis d’Amérique. Alors, beaucoup de gens vont vous dire...
Alors pourquoi je vous parle de ça ? parce que ils viennent de sortir leur plan de défense et évidemment tous les ballots qui sont pris dans l'OTAN qui est l'organisation, l'alliance militaire dans laquelle on se trouve, que commandent les États-Unis d’Amérique. Ils sont embarqués derrière les USA.
Et les USA ont besoin de montrer qu'ils sont les plus forts. Pourquoi ils ont besoin de montrer qu'ils ont de plus fort ? Parce qu'ils sont les plus faibles !
C'est eux qui ont inondé le monde de dollars et si les pays cessent de commercer en dollars, ce qui est en train de se produire quand la Chine et ses voisins décident de commercer dans leur monnaie à eux et bien les USA peuvent... le dollar pourrait s'effondrer.
Donc le monde est en déséquilibre partout. Donc les USA jouent des biscotos pour montrer " nous sommes les plus forts !" C'est d'ailleurs pourquoi, quand vous avez un dollar dans la main, où il y a écrit dessus "nous croyons en Dieu" C'est aussi bon que si vous aviez de l'or.
C'est pas vrai évidemment. Mais ils le font croire donc une politique très agressive... du gros bâton pour montrer qu'ils sont là, les plus forts, que c'est eux qui garantissent l'ordre du monde.
Et dans les documents qu'ils mettent, d'abord c'est un budget de défense absolument incroyable ! Absolument incroyable ! À eux tout seul ils ont autant que les neuf suivants les plus importants.
Ce sont des sommes gigantesques qui rentrent comme ça dans l'économie d'armement nord américaine. Évidemment l'économie d'armement... si vous mettez...
Qu'est ce que c'est l'armement ? Du cuivre, du caoutchouc, du plastique. Des ouvriers qui assemblent, montent, liment...
Enfin, bref, ça fait tourner l'économie de manière artificielle. Fabriquer des trucs qui on l'espère ne servent à rien, les armes, mais ça sert d'économie d'entraînement. Donc, vous êtes le gars qui est à l'usine vous avez une bonne paye dans votre usine à fabriquer des chars Et bien vous allez emprunter vous achetez la maison.
Ou bien vous achetez une voiture ou bien vous vivez mieux. Donc on voit comment ça entraîne tout le reste de l'économie C'est un truc classique, les américains font ça à chaque nouveau président. Ils relancent un grand plan : "la sécurité, le machin... " Tous leurs discours sert à ça.
Mais on voit comment les choses se mettent en place. Trump a l'air d'un fou, il n'est pas fou, il fait des choses extrêmement rationnelles dans un emballage qui paraît délirant. Mais il n'est pas sorti de la ligne classique des USA.
Quelle est leur ligne ? C'est de dire : "écoutez il faut rapatrier la production aux USA parce qu'on est en train de se faire dépouiller et puis surtout on n'arrive pas à voir un rapport entre le dollar et la masse de ce qu'on produit qui nous mettent tant en danger donc il faut rapatrier. De même qu'ils ont décidé de ne plus dépendre des autres pour le pétrole.
C'est comme ça que ils ont fait le pétrole de schiste et ainsi de suite donc c'est toujours cette ligne qui consiste à ramener sur eux-mêmes qui est à l'oeuvre dans les conditions particulières de l'état du monde aujourd'hui où, pour la production et l'échange, les uns dépendent des autres et surtout les USA. Donc quand vous avez la conjonction : menace d'une crise financière et un discours ultra-militariste Il y a problème. Je veux le signaler pour vous demander : faites l'effort de lire ce qui se dit, ce qui s'écrit sur ces sujets parce que ça vous permet d'avoir une bonne compréhension du monde et pour ne pas vous laisser embarquer dans la propagande qui essaye de vous faire croire que les vrais problèmes de notre époque sont ailleurs que dans la manière avec laquelle les USA dominent le monde.
Et cette fois-ci ils le font d'une manière de plus en plus vindicative. J'ai lu par exemple dans leur rapport là sur la défense Les États-unis mettent en cause la Chine et la Russie mais avec un vocabulaire incroyable Ils disent : "c'est eux les dangers pour l'ordre du monde bon mais ils s'entendent pas bien entre eux" Incroyable ! Non, ce n'est pas la Chine et la Russie, les dangers pour l'ordre du monde C'est les USA qui sont un danger pour l'ordre du monde et personne d'autre Enfin il y en a d'autres mais les plus importants et les plus agressifs parce que les plus armés C'est eux !
Donc voilà, il y a alerte sur la paix et alerte sur la planète finance. Dans les deux cas, j'espère que vous vous rendez compte que - je suis obligé de le dire sinon personne va le dire à ma place - on a vu juste. On a vu juste, c'est bien là que sont les plus grands dangers pour notre époque et pour la paix du monde.
Alors il y a un instant je vous ai parlé de ce risque sur la planète financière. Alors on dit les marchés... - rigolade "les marchés"... les capitalistes, on ne les appelle pas autrement ! les courtiers, les traders, les marchés ça n'existe pas. - sont inquiets vraiment ils sont inquiets il y a un gros sujet d'inquiétude pour eux : c'est que les gens risquent d'aller mieux Sérieux !
C'est ça leur crainte. Ils disent : "l'emploi va mieux aux USA" ça fait monter les salaires donc ça va faire diminuer des profits donc il y a un problème. Pour eux ce qui compte c'est les profits.
Autrement dit, c'est la démonstration que le bonheur des uns est fait du malheur des autres. L'accumulation de la richesse se fait parce qu'il y a une surexploitation et le jour cette surexploitation semble - pas s'arrêter ! - se ralentir, alors ils ont une grande inquiétude et ça met le monde en danger Autrement dit, on voit bien que c'est le travail...
La répartition de la richesse que produit le travail entre la rente, le capital et le travail qui est le cœur de l'explication de ce qui se passe dans le monde et le cœur des enjeux de la politique comment on répartit la richesse qu'on produit ? Et quelle richesse produit-on ? Et comment la produit-on ?
Cette question elle est indépassable vous pouvez imaginer tout ce que vous voulez, toutes les lubies successives qui arrivent...
Alors un coup c'était le monde en réseau qui allait annuler le travail Après c'était les robots qui vont annuler le travail etc etc. De toute façon à la fin tout revient au travail Qui l'exécute ? Dans quelles conditions ?
Qu'est ce qu'on produit ? Comment on répartit ce qui est produit ? Et c'est pourquoi vous trouverez toujours des gens comme moi sur la brèche, sur le sujet.
Il y a trois ans - comme ça - j'ai commencé une campagne contre le statut de travailleur détaché. Je trouve qu'on s'y est pas trop mal pris. Les syndicats hésitaient parce que c'est un peu compliqué un travailleur détaché, c'est quand même un travailleur donc...
Bon, on défend la communauté du travail mais en même temps les syndicats ne sont pas d'accord pour le statut de travailleur détaché. Là dessus est arrivé Macron qui a bien compris qu'il y avait là un sujet qui exaspérait tout le monde. Et alors il a remué bras et jambes : "on va changer le statut de travailleur détaché" et toutes sortes de gens ont cru que c'était vrai.
Il faut dire que les médias ils y ont été... : "grande victoire !" Rien n'a changé.
D'accord ? Vous m'entendez ? regardez bien : R-I-E-N, rien !
Rien de ce qui compte, qu'est ce qui compte ? C'est qu'un travailleur détaché continue à coûter moins cher qu'un travailleur local et pourtant il est payé pareil ! D'accord ?
Qu'est ce qui se passe ? C'est que les cotisations sociales sont payées dans le pays d'origine et donc la "pompe à respirer" des travailleurs détachés continue alors qu'on a des millions de chômeurs vous avez en France plus de 500 000 travailleurs détachés, vous entendez les gens ? Un demi million.
Pourquoi ? Qu'est ce qu'ils font qu'on sait pas faire sur place ? Rien !
Ils ne font rien qu'on ne sache faire nous-mêmes. Je veux dire, les gens qui sont ici donc ils ne sont pas ici parce qu'ils savent faire quelque chose ou parce qu'il le font mieux que ceux qui s'y trouvent Ils sont ici parce qu'ils coûtent moins cher donc moi je continue ma bataille. Et je la continue pourquoi ?
Parce qu'il y a eu une explosion du nombre de travailleurs détachés qui viennent en France et parmi toute cette masse de travailleurs détachés qui sont là sans raison on a regardé un peu dans les détails : et qu'est ce qu'on découvre les amis ? Parmi les travailleurs détachés...
Vous, dans votre tête, vous vous dites " bah oui c'est des polonais " - je ne sais pas pourquoi on s'en prend toujours à ces pauvres polonais - " ou des tchèques"...
Le résultat est que vous croyez que c'est seulement des étrangers. Quand vous regardez de près la statistique, vous avez 37 000 Français travailleurs détachés. Vous avez compris les gens ?
Ça veut dire que vous avez des gens qui sont ici qui ont un contrat de travail qu'ils signent ici - ils n'ont pas été mettre les pieds ailleurs - ils signent ici un contrat de travail avec une entreprise qui est logée dans un pays étranger où les droits sociaux sont plus bas Voilà donc un travailleur, une salariée en France qui est de là, qui est jamais partie de là coûte moins cher et concurrence les autres travailleurs uniquement à cause du coût social que ça représente pour le patron. [à cause] du prix que ça coûte d'embaucher quelqu'un en France et le prix que ça coûte en France, c'est un prix qui intègre des besoins de santé, notamment... vieillesse, maladie etc etc... d'accord ?
Voilà...
Donc je le redis : le jour où on aura une majorité pour le faire, nous abrogerons le statut de travailleur détaché. il n'y aura plus de travailleur détaché en France parce que c'est une délocalisation à domicile et que c'est insupportable. je veux vous le sachiez, la question du travail est centrale.
Vous avez peut-être regardé quand on a fait notre niche parlementaire. On avait 5 projets de loi Bon on a pas mal parlé... il y en avait un sur ce qu'on appelle - ce qui est une manière déjà de masquer les choses - : Le "burn out" Burn out, ça fait moderne.
Une maladie bizarroïde très moderne.. non non...
ça s'appelle : épuisement professionnel C'est à dire c'est l'homme, c'est la femme qui n'en peut plus parce qu'il y a des normes de tâches insupportables. Parce que il y a du harcèlement pour en faire plus, parce que, parce que c'est le management par la peur. Je ne vais pas vous raconter tout ça, vous le savez.
On parle de 600 000 personnes dans ce cas, on retient des fois le chiffre de 400 000, en tout cas il y en a 600 000 par an qui sont déclarés. Et un épuisement professionnel c'est une destruction psychologique, c'est pas une petite... c'est pas juste que vous êtes fatigués et que vous avez besoin de dormir Vous avez besoin de dormir, vous êtes fatigué mais surtout déjà... vous commencez à être détruit psychologiquement Alors quand on a eu un débat là-dessus, évidemment La République en Marche, moderne et tout ça.
Toc ! Ils ont fait une motion de rejet, on ne discute de rien. On ne discute pas du contenu. "Salut, au revoir ! " Le texte est rejeté : des brutes !
On ne parle pas des sujets qui intéressent pourtant des milliers et des milliers de Français au travail et puis surtout je me rappelle d'une intervention où on a dit : "vous avez l'air de dire que la responsabilité revient exclusivement à l'employeur" Bah ouais, en effet c'est ce qu'on dit ! Parce que c'est l'employeur qui décide des conditions de travail, parce que c'est lui qui dicte la norme, c'est lui qui fixe les objectifs donc il est responsable. C'est à lui de prendre ses précautions - je ne dis pas qu'il est méchant homme forcément - ou méchante femme - c'est à lui de prendre des précautions pour s'assurer que les consignes qu'il donne sont supportables À qui ça va être d'autres ?
Vous croyez quand même pas que c'est les gens qui s'épuisent professionnellement par goût ? Comme dirait l'autre nigaud là (Sylvain Maillard), le député de je-ne-sais-plus-où, qui dit : "les gens qui couchent dans la rue c'est parce qu'ils préfèrent aller coucher là" évidemment...
Ces gens là, ils sont pas dans la réalité du monde du travail. Voilà, je voulais vous parler de ça à propos des travailleurs détachés Les amis il faut s'intéresser à la question du travail Qui travaille ? Comment on travaille ?
Qu'est ce qu'on produit ? Dans quelles conditions ? C'est le cœur de la vie de nos sociétés et donc le travail détaché c'est un mauvais coup c'est un mauvais coup, ça crée une ambiance déplorable sur les chantiers Déjà vous ne savez pas qui est le gars qui est à côté de vous.
Des fois il parle pas la même langue que vous, mais admettons... vous ne savez pas qui c'est ? qui est-ce qui l'a embauché ?
Dans quelles conditions ? Est-ce qu'il va vous aider à... des fois à dire : "Ah bah non, ça, on ne le fait pas" ou " tiens, on pourrait mieux faire comme ça ".
Non non non ! Il est pris là à la gorge. il faut abroger le statut de travailleurs détachés.
Macron vous a menti, il n'a rien changé sinon en pire. Bon alors, si ça vous a plu, oubliez pas de mettre des pouces👍 ça nous classe bien Si vous nous découvrez et que ça vous intéresse, abonnez vous, c'est gratuit. Donc ça consiste juste à appuyer sur...
à faire un clic. Et voilà et merci à tous ceux qui nous ont suivi la semaine dernière. Et aux gens qui parfois viennent me dire : "vous savez moi, je regarde ça toutes les semaines." Je me demande bien pourquoi ?
Mais vous me direz mais moi je le fais bien toutes les semaines... il y en a bien d'autres qui peuvent le regarder En tout cas ça nous encourage et on a le sentiment de faire quelque chose d'utile en éclairant les points de vue, en alertant.
Attention c'est pas... je viens pas ici à la Revue la Semaine pour fixer la ligne.
C'est un regard...
C'est une revue. Merci, à la semaine prochaine :D
Jean-Luc Mélenchon