Yannick Neuder est l'invité de "La politique s'éclaire"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et notre invité dans la politique, c'est clair. Et bien, c'est Yannick Noder. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin.
Député les Républicains de l'Iser et ancien ministre de la santé. Vous l'avez vu, une paix serait proche entre l'Iran, les États-Unis, Israël. Une bonne nouvelle pour pour le monde, pour la France même.
Je pense que on espère tous effectivement des conditions de paix. Après, je crois qu'il faut vraiment en voir les modalités, hein. Je pense que sa première étape, ce serait plutôt un déblocage du D3, ce qui permettrait effectivement peut-être de stabiliter stabiliser la crise des carburants.
Après, restera l'épineuse question du nucléaire et puis l'épineuse question aussi du Liban. Alors, le premier ministre Sébastien Lecornu, lui, pensait que cette guerre allait durer. On va être quand même prudent sur cet accord.
Euh et c'est pourquoi il a annoncé euh des aides carburants pour les 3 prochains mois. Euh est-ce qu'il doit revenir dessus selon vous si un accord de paix est conclu ? Bah en tout cas, je crois surtout que moi ce que j'ai dénoncé hier pour avoir rencontré hier, j'étais en circonscription les infirmières libérales euh qui sont les acteurs du domicile et je crois que il y a il y a il y a un trou dans ce qui a été présent.
Alors elles sont effectivement exclus de ce dispositif. assurer les soins. Moi, ça être mon combat euh en tant que professionnel de santé, en combat en tant que député et ministre.
Si on veut pouvoir apporter les soins, les infirmiers infirmières font beaucoup de trajets, particulièrement dans les secteurs ruraux. Alors en en centre-ville, en métropole, il peut avoir des tournées qui peuvent se faire éventuellement en en transport en commun, en tramouet, mais dans les campagnes, dans la ruralité, si on veut pouvoir maintenir le virage domiciliaire des soins à domicile, on a 4 millions de Français qui sont soignés à domicile. Donc il faut pouvoir permettre que nos infirmiers libéraux se rendent au domicile du patient et que leur équilibre économique puisse se maintenir parce que Mais qu'est-ce qu'elles vous disent là ? qu'elles sont en difficulté, qu'elles pourront pas aller soigner, qu'il vaut mieux qu'elles reste chez elles.
Elles vont elles vont aller soigner naturellement parce qu'elles ont une très grande et où ils ont une très grande conscience professionnelle mais il y a peu de revalorisation des actes. Un coût du carburant extrêmement important donc elle se retrouve à faire des journées extrêmement lourdes, extrêmement longues avec un un reste à à vivre qui est de plus en plus faible. Et du coup, c'est une perte d'attractivité pour la profession et avec le vieillissement de la population, les sort des maladies chroniques, le désir aussi de pouvoir rester le plus longtemps à son domicile, un des grands enseignements de la crise Covid, ce virage domicilaire, il est important.
Mais pour pouvoir rester à à son domicile et se soigner, ben il faut des acteurs qui viennent au domicile. Donc c'est bon pour le virage euh domiciliaire, mais c'est aussi bon pour le virage, entre guillemets des personnes âgées qui veulent rester le plus longtemps à si la guerre s'arrête, est-ce que les distributeurs doivent appliquer tout de suite la baisse ou est- Moi je crois pas que ça sera on off he il va avoir un certain délai et on sait très bien que toute mesure qui sera prise maintenant est-ce qu'ils les ont monté tout de suite ? Est-ce que vous leur demandez de les baisser immédiatement ? qu'il faudra voir la la comment tout ça se passe dans la vraie vie parce que en fait on sait bien qu'entre une décision prise à un instanté, il faudra encore pendant tr ou 4 mois que les choses se débloquent.
Donc je crois qu'il y a déjà step by step, voyons déjà s'il y a les prémus d'un accord de paix. H on va on va parler du virus Ébola, trois nouveaux cas en Ouganda, 10 pays africains qui sont sous surveillance face à cette épidémie. L'OMS indique que le risque pour la santé publique est maximale.
L'épidémie peut-elle se transformer en pandémie ? Bah, je crois que pour l'instant euh l'OMS a relevé son niveau. Euh on parle pas naturellement de pandémie à cette étape.
Après, je crois que les enseignements aussi là de la crise Covid impliquent beaucoup de de mesures. Pour l'instant, c'est une souche pour lequelle il n'y a pas de vaccin, il n'y a pas de traitement spécifique. On voit effectivement des décès qui augmentent à la République Dominique du Congo.
On voit une extension, il y a plus de 200 morts. Voilà, plus de 200 morts. On dit même 750 voilà infectés euh l'Ouganda.
Donc je crois que il faut être particulièrement vigilant et je crois qu'il faut que nous on soit particulièrement vigilant en France notamment sur Mayotte quelque part la Réunion avec les flux importants qui peuvent arriver. Mais vigilance ça veut dire quoi ? Ça veut dire fermer les frontières comme le demande la députée Stelle Youssoufa pour l'instant.
Pour l'instant nous nous n'en sommes pas là. Les renforcements ont été contrôlés. Il faut surtout qu'il n'y ait pas de retard diagnostique.
On en arrive toujours là puisque effectivement les les premiers cas, il y a eu des retards diagnostiques puisque effectivement il y a différentes souches. On va pas rentrer trop dans des détails techniques, mais c'était plutôt un des tests sur la souche Zaï. Maintenant, l'autre souche a été bien identifiée.
Donc, je crois que c'est des mesures de vigilance permanente et c'est des sujets où on sait très bien que on aura de plus en plus à faire face à ces sujets de pandémie, d'où le concept de Oneelf et d'une seule santé. Hm hm. Il y a l'anvirus aussi.
Alors, il y a une malade qui est toujours hospitalisée en réanimation et puis il y a un nouveau cas au Pays-Bas qui était un des membres d'équipage. Est-ce que vous diriez que c'est sous contrôle euh cette ce pareil toujours prudence parce que je crois qu'on on doit pas rassurer ni inquiéter à tort et je pense que ça fait partie aussi du sujet de la bonne information parce qu'on tombe très vite dans la désinformation dans ces sujets. Je crois que la conduite qui est une conduite européenne qui a été par ailleurs rappelée par ma successeur au niveau européen, c'est de que dès qu'il y a un doute, il faut pouvoir mettre les personnes suspects en quarantaine puisque en fait la la période d'incubation peut durer jusqu'à 6 semaines.
Donc je crois que il faut de la prudence quand il y a un doute et bien on teste, on isole. Hm hm. Euh vous portez une proposition de loi qui vise à améliorer la prévention des maladies euh cardio-vasculaires.
C'est un sujet que vous avez pris à Brasœur quand vous étiez ministre aussi. Euh elle sera débattue en juin euh au Sénat après avoir été adoptée à l'Assemblée nationale. Euh quel est le but et pourquoi euh particulièrement ces maladies cardio-vasculaires ?
Très simple. On sait qu'à l'échelon 2035, on aura trois groupes de maladies. La santé mentale, j'avais présenté le plan santé mentale en conseil des ministres en 2025. euh le plan cancer, les maladies cancéreuses et il y avait entre guillemets un trou dans la raquette sur les pathologies cardio-vasculaires.
Quelques chiffres hein, 140000 euh décès par ans, 1,2 million d'hospitalisation et pendant qu'on se parle toutes les 2 minutes, un infarctus ou un AVC pour les Français. Donc je crois que c'est qui touche de plus en plus de femmes qui touche de plus en plus de femmes et je crois qu'il faut aussi qu'on prenne en compte la spécificité des femmes selon les différentes périodes de la vie, la ménopause, la grossesse et je crois que c'est un plan que nous avons élaboré au niveau européen qui a été voté par la Commission européenne en décembre et là c'est une déclinaison française qui a été votée à l'unanimité et qui permet justement de favoriser la prévention et l'éducation à la santé dans les écoles et puis une partie sur le volet entreprise. puisqu'on passe une grande partie de son temps au travail et bien que ça soit on puisse bénéficier de ces dépistages du cholestérol, de la mesure de tension, du diabète sur son lieu de travail.
Il y a trois nouvelles études qui pointent des liens entre additifs alimentaire, conservateur, colorant et risque accru de cancer, de diabète de type 2, de maladie cardio-vasculaires, d'hypertension. Euh vous vous travaillez sur une proposition de loi qui est consacrée à l'alimentation afin d'encadrer la publicité sur les produits euh ultra transformés, en particulier auprès des enfants. Quel qu'est-ce qu'il y a dans cette proposition de loi ?
C'est quoi l'idée ? Al déjà cette proposition de loi, l'idée c'est de pouvoir aussi euh sortir entre guillemets euh les nouveaux facteurs euh de risque pour la santé et je crois que l'alimentation ultra transformée montre ces effets délétaires avec plus 38 % de diabète, plus 14 % de cancer. quand on on a particulièrement cette alimentation euh des conservateurs, des additifs, des colorants, le le alors ça c'est quoi ?
C'est si on en mange régulièrement, c'est tous les jours. C'est exactement le problème c'est que euh c'est tout un problème là aussi d'éducation, de publicité, de marketing publicitaire. Donc je pense qu'il faut extraire aussi nos enfants, pouvoir aussi imposer comme le nutriscore puisque moi je me bats pour qu'on puisse mettre le nutriscore et ben ça serait de pouvoir rajouter ce caractère ultra transformé.
Certainement c'est quoi ? C'est un infoscore qu'il faut voilà bah qui qui informe si votre produit est ultra transformé ou pas parce qu'on sait très bien que ça donne des pathologies notamment cardio-vasculaires du cancer. Donc là aussi information, si vous mangez un bonbon euh qui a des colorants de temps en temps, euh je dirais que le le risque est infittésimal.
Par contre, si vous en mangez tous les jours et bien là, vous rentrez dans une zone grise. Donc il faut pouvoir aussi informer le consommateur. Alors vous, vous travaillez aussi beaucoup sur des mesures pour la présidentielle, pour un programme santé.
Vous voulez faire un un ministère d'État pour le ministère de la santé, c'est ça ? Je crois que on voit que la santé est la deuxième préoccupation des Français avec la sécurité. Donc je crois qu'il faut prendre ce sujet à bras lecorp.
J'avais été éton étonné quand par exemple au niveau européen ma collègue ministre du Danemark était ministre de la santé et de l'intérieur. Donc ça montre aussi la priorité que le futur le futur président ou la future présidente de la République donnera à ces sujets. On a c'est un sujet qui je pense doit revenir à à l'échelon régalien tout comme les affaires étrangères, la sécurité.
Il y a différents types de sécurité. Il y a euh les policiers, les gendarmes, les militaires, ministère de l'intérieur, ministère des armées, mais je pense que la sécurité euh sanitaire, prendre soin de nos concitoyens est une grande priorité avec notamment les soignants. Un ministère d'État permettrait effectivement d'aller plus vite et de pouvoir avoir plus d'arbitrage en faveur de la santé.
Vous souhaitez aussi mettre fin au PLFS, le le projet de loi de financement de la sécurité sociale, c'est pas utile ? Bah, c'est-à-dire qu'en fait, c'est un outil et c'est un outil qui en fait nous nous enferme. C'est-à-dire que le parlement doit rester euh souverain et ce qui est très important, c'est de pouvoir avoir une vision à plus long terme.
On parlait de prévention. Si on veut maintenant, demain éviter le nombre d'infarctus, le nombre d'AVC, bien, il faut prendre des mesures de prévention qui vont porter leurs fruits demain. Moins de patients, moins de dépenses de santé, plus de productivité, une meilleure meilleure population, meilleure santé.
Et là, on est dans un dans un dans un dispositif qui est annuel. Donc, vous ne pouvez envisager aucune pluriannualité. Donc, les hôpitaux peuvent pas se projeter dans leur budget, les ÉPAD non plus, les soignants libéraux non plus, l'industrie euh pharmaceutique non plus, celle des dispositifs médicaux encore moins.
Donc, je crois qu'il faut une vision pluriannuelle. Il faut un budget comme on a un budget de la santé, comme on a un budget de la justice, comment on a un budget la programmation de loi militaire qui vient d'être voté, il faut un budget santé sur plusieurs années. Le PLFSS peut rester l'outil de déclinaison chaque année, mais on a vraiment besoin de cette vision.
On a besoin de cette vision. Il y a beaucoup de sujets évidemment. Il y a les les déserts médicaux aussi.
Il y a les retraites. Les retraites, vous vous plaidez. Pourquoi ?
Est-ce qu'il faut toujours un âge légal ? Est-ce qu'il faut un certain nombre de trimestres ? Comment on s'en sort ?
Moi je je voudrais qu'on qu'on par quelques chiffres. Si on parle souvent du poids des dépenses de santé. Le poids des dépenses de santé en France, c'est 12,4 points de PIB.
En Allemagne, c'est 12,7. Par contre, si on regarde le poids des retraites, en France, c'est 14 points de PIB. En Allemagne, c'est 10.
Et au niveau de l'OCDE, c'est 8,5. Ce que je veux vous dire par là, c'est que je pense qu'on ne peut pas vouloir un niveau de protection sociale à ce niveau-là en travaillant 3 semaines de moins que l'Allemagne. Donc, je crois qu'on doit redéfinir et le présidentiel en sera le cas, de pouvoir redéfinir la valeur travail, de pouvoir lutter efficacement contre l'assistana et de pouvoir effectivement ne pas faire d'économie sur le dos de la santé.
Et là dans le PLFS justement et bien la santé est totalement en concurrence avec les retraites puisque c'est deux branches différentes sortir du budget de la sécurité. Je pense qu'il y a besoin d'avoir une loi de santé pluriannuelle pour avoir un budget santé et puis le sujet du travail sera naturellement un vrai sujet de présidentiel mais il faut renforcer la valeur du travail. Merci.
Merci Yanque Neder, député les républicains de ancien ministre de la santé d'avoir été notre invité ce matin dans la politique. C'est clair.
Yannick Neuder