Les Partis Pris : "Édouard Philippe : candidat à bas bruit", "Fraude sociale : le remède de cheva...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix Antoine Pascal, vous restez autour de la table. Abnous Chalmani nous rejoint pour son parti prix international et c'est vous qui commencez Antoine avec votre parti prix politique. Il est le favori à ce stade du bloc central comme on dit c'est-à-dire si on enlève le Rassemblement national et si on enlève LFI Édouard Philippe.
Et pourtant, il y a des interrogations, il y a même des certains une énigme autour d'Edouard Philippe qui malgré petite forme d'éclat de sa victoire à la mairie du Havre lors des municipales semble décider à en faire le moins possible au moment même où sa côte de popularité semble s'infléchir. Oui, absolument. et et le roi fénéan va probablement devoir sortir de sa zone de de confort n'est pas encore roi mais s'ils veulent devenir, il va falloir qu'il sorte de sa zone de confort parce que regardez ce sondage sondage publié dans les échos où l'on voit Édouard Philippe reculer de 5 points quand même de 5 points sur un critère très particulier c'est la stature présidentielle la la capacité qu'ont les Français à projeter Édouard Philippe dans l'habit présidentielle c'est la dégringolade la chute la plus importante de tous les candidats testés.
Alors, c'est un coup dur et depuis plusieurs semaines, honnêtement, on a le sentiment de voir Édouard Philippe faire du sur place, piétiner un petit peu. Alors certes, vous le disiez, il a fait le plein de confiance au municipal et honnêtement, sans la mairie du Havre, il pouvait faire une croix sur l'Élysée. Ah, vous le dites comme ça.
Ah oui, il avait d'ailleurs lui-même insinué. Ah oui, si il ne repassait pas au Havre, sans la mairie du Havre, il était obligé de faire une croix sur l'Élysée. Il n'aurait pas été crédible aux yeux des Français.
Mais de plus en plus, on se demande lui qu'on sait boxeur, qu'on a l'habitude de voir les gants au point, en a-t-il suffisamment dans le ventre ? En a-t-il sous le capot ? Et encore hier, je me suis posé la question, il était en déplacement à Toulouse Édouard Philippe avec le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudin et il a dit simplement vouloir améliorer, corriger, réparer le pays sans plus de précision.
Alors honnêtement, c'était bien la peine de nous promettre un projet massif si c'était pour à ce point donner très peu de précision, si c'était pour ne rien dévoiler derrière et ça fait quand même quelques semaines maintenant que ça dure, euh que Édouard Philippe et l'Étfe d'un présidentiable, ça ne fait aucun doute qu'il n'est pas pour habitude que ce ne soit pas dans son style d'étaler sa vie privée comme le fait en ce moment Gabriel Atal, ça fait de lui somme tout un authentique normand. Très bien. Ou Jordan Bardella.
Absolument. ou Jordan Bardella en la matière, il n'a pas le monopole. Gabriel Atal, il mise sur le discours de vérité, c'est clairement son crédor Philippe sur le défi démographique, sur l'état des comptes publics, sur la nécessité de travailler plus.
Tout ça, on a compris mais après à m donné comme on dit chez moi dans le sud-ouest, il ne va pas pouvoir se contenter de brandir les sondages de second tour où il est donné gagnant face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Il va lui falloir jouer une campagne de premier tour. Ça veut dire chez vous dans le sudouest à moment donné.
Un moment donné, c'est une expression typique du Gers et et des milieux rugbyistiques. Euh donc à un moment donné, il va lui falloir se mouiller, prendre des risques. Or, prendre des risques, Eddard Philippe, il n'aime pas trop ça, je vous le disais. il aime plutôt à la manière de son menteur Alain Juper dans sa zone de confort, ne pas s'exposer au chaos technique et ça c'est vrai sur tous les sujets avec lui.
La sécurité, l'immigration, la place aussi de l'islam dans la République. Regardez par exemple, j'ai repris cet extrait de son interview, il était interrogé sur ce plateau par Jean-Michel Apatti. C'était en décembre dernier sur ce plateau.
Écouté, comment vous réagissez quand vous voyez une femme voilée dans la rue ? Je vais vous répondre très honnêtement. Peut-être que c'est quelque chose de bien ou de pas bien, j'en sais rien. [raclement de gorge] J'aime pas ça.
J'ai j'ai jamais été à l'aise vis-à-vis du port du voile. Mais mais ce que je dis là et que je dois dire, je pense très sincèrement ne me conduit pas à vouloir interdire le port du voile dans l'espace public, même pour les filles mineures, par exemple, puisque c'est même même pour les jeunes filles mineures. Voilà, il y a toujours un mai avec Édouard Philippe. il a toujours un mai et ce mai, il finit par devenir un problème tant il rappelle furieusement le en même temps d'Emmanuel Macron mais tant il rappelle aussi pourquoi pas l'identité heureuse d'Alain Jupé et cette identité heureuse d'Alain Jupé on se souvient qu'elle [raclement de gorge] ne lui a pas porté chance à la primaire en 2016 ça a même causé sa perte et c'est cet héritage maudit que Édouard Philippe doit combattre dont il doit se débarrasser prouver que comme Alain Jupé il ne s'effondrera pas dans la dernière ligne droite. prouver qu'il a envie d'être élu président et pas simplement nommé.
Alors, il me reste à trancher une question pour lever l'énigme que vous souliez David. Pourquoi c'est retenu ? Pourquoi pas ses coups lui ?
Parce que lui, pardon nous interrompre, il dit "La route est longue, si j'expose tout mon programme, j'aurais grillé toutes mes cartouches. Les Français n'ont pas encore la tête à la présidentielle." effectivement, sauf qu'à force de garder ses cartouches, il finit par semer le doute.
Semer le doute un petit peu dans son entourage, semer le doute chez une partie des Français aussi. Non pas parce qu'on ne sait pas où il habite. On sait Édouard Philippe est un homme de droite, son parcours à l'UMP parle à sa place, mais parce qu'il est à mon sens prisonnier d'un électorat aux intérêts et aux idées potentiellement divergentes.
Il y a son socle de droite traditionnelle libéral plutôt ferme sur la sécurité. l'immigration, demandeur aussi de réponse sur l'identité française, des gens qui pourraient aussi bien être tentés au fond par Bruno Rotaillot, son grand rival et compter sur le candidat DLR pour marquer vraiment à la culotte, j'allais dire Édouard Philippe sur tous les sujets. Dès qu'il y aura un faux pas sur l'Algérie, sur l'immigration, sur les Oqutf, Vlanc, il le tentera de le faire passer pour un mou du genou.
Et bien évidemment, Bruno Raillo se fera aussi fort de rappeler que par exemple par exemple à après la dissolution aux législatives, on s'en souvient, Édouard Philippe avait appelé à voter pour un candidat communiste face au RN sur sa circonscription. Ce n'est pas rien. Donc donc ça c'est une de ces préoccupations.
C'est une préoccupation. Et la deuxième, j'en finirai par là, c'est que évidemment face à cette préoccupation, la tentation serait simple. Ça serait au fond de droitiser son discours, de jouer la surenchère à droite avec Bruno Rotaillot.
Sauf qu'il y a un problème, c'est que cette surenchère à droite et ben elleit l'autre partie des soutiens dont il a besoin, ceux du centre, voir de gauche, voir de gauche modéré, les socio-démocrates. Car oui, c'est un fait marquant de cette précampagne. Une partie des électeurs socio-démocrates envisage, c'est vous dire combien ils sont désespérés, d'aller se réfugier dès le premier tour chez Édouard Philippe. par adhésion, pas par pas par pas pas par par passion pour Édouard Philippe, mais par peur par peur du second tour.
Mélenchons Bardella ou Mélenchons Le Pen et ça c'est inédit dans l'histoire, faut pas les braquer ces éteurs ces élect et ça c'est inédit dans l'histoire de la 5e République. C'est-à-dire qu'on va peut-être assister à un barrage républicain de premier tour. Et ce barrage républicain de premier tour, si Édouard Philippe veut en être pleinement bénéficiaire, il est obligé de taire l'homme qu'il est vraiment.
à savoir un homme de droite. Ah voilà. Bah c'est peut-être le tr l'explication abnous absolument passionnant et je pense que plus on va se rapprocher d'élection présidentiell plus on va on va on va on va tomber dans ces questionnements parce que finalement à part des figures extrêmement haut en couleur et définies et que toute la France connaît en l'occurrence Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Jordan Bardella, les autres sont en cette espèce de flou que ce soit Gabriel Atal, Édouard Philippe mais qui aussi un flou de programme.
C'estàd que outre les sujets sécurité, immigration, impôts, pas impôt, enfin j'allais dire le grand classique, je dire voilà les trois les plus connus ont les conn et je pendant que j'étais en train d'écouter Antoine, je pensais à ce au dernier film de Toledano et Naka Juste une illusion qui se passe dans les années 80 qui est superbe que je conseille vraiment à tout le monde mais et vraiment et j'av de fois qu'on en parle ce soir sur pas entendu. Mais j'ai je j'ai déjà écrit dessus mais vraiment la première fois que je l'ai vu, ce qui m'a le plus surpris c'est je me dis mais la différence avec aujourd'hui parce qu'il y avait le chômage de masse qui ce qu'on voit ce qu'on voit dans le film ce qu'on voit dans le film mais la grande différence c'est que ce soit ceux au chômage ou les jeunes tout le monde était porté [raclement de gorge] par l'espoir d'un mieux d'un différent c'est qu'il était possible d'espérer et là j'ai l'impression que chez les électeurs et chez les politiques on bidouille n'est pas dans cette idée de ah mais autre chose une autre manière de faire de la politique, d'envisager l'économie, d'envisager même le fait du fait du vieillissement de la population est quand même une réalité que la répartition ça ne fonctionnera plus. Donc il y a quand même des vraies questions qui se posent.
On voit bien que la société qui arrive [raclement de gorge] va être très différente mais personne n'est capable de susciter une lumière qui dirait voilà et et peut-être que c'est ça qui pourrait enfin nous sortir d'espèce de grand flou qui dans lequel on a quand même tous beaucoup de mal à se projeter pour 2027. Pascal, votre parti prix économique, vous avez des infos sur la lutte contre la fraude sociale qui se prépare avec un nouveau volet et vous dites c'est un remède de cheval qui est en préparation mais un bon remède. Mais un bon remède, un bon un bon remède parce qu'il y a les ministres qui dépensent et puis il y a ceux qui font des économies.
Je parle pour ceux qui font des économies de Jean-Pierre Farandou qui est ministre des affaires sociales. Alors c'est pas n'importe qui. C'est l'ancien patron de la SNCF où il a éprouvé toutes les techniques d'ingénierie sociale.
On peut pas dire que ce soit ou qu'il ait été un patron antisocial à la SNCF d'ailleurs ça n'existe pas. Et son projet de loi sur la lutte contre la frute sociale est passé devant l'Assemblée nationale. Il est sur le point d'être adopté et je pense qu'il doit retenir toute notre attention.
Bon d'abord la gauche a voté contre. Je lisais là tout à l'heure euh le journal de l'humanité qui disait "On vous explique comment on va s'en prendre au précaires." Non, la la lutte contre la fraude, c'est pas la lutte contre les précaires.
Et il y a un argument à gauche qu'il faut absolument repousser qui est dire vous attaquez à la fraude sociale, pas à la fraude fiscale. Sauf que le taux de recouvrement, c'estd la lutte contre la fraude sociale est très faible en France. son taux de recourrement est extrêmement bas alors que dans le domaine fiscal, on a fait beaucoup de progrès.
Donc, j'insiste sur le fait que la fraude fiscale, elle vient d'abord puiser dans la caisse de communauté. C'est-à-dire, c'est pas des gens qui travaillent dans leur coin et qui ignorent la société. C'est des gens qui prennent dans la caisse de communauté qui qui de plus d'ailleurs changent les règles de de concurrence.
Premier point du dispositifou, la lutte contre le travail dissibulé. Qu'est-ce que c'est que le travail dissimulé ? Bah, c'est des employeurs qui par exemple ne déclarent pas à l'URSAF une partie de leurs collaborateurs ou une partie des revenus de leur collaborateurs.
Le coût est quand même estimé à 7 milliards d'euros par an. C'est pas de la rigolade. La fraude détectée l'estimation hein, on parle d'estimation.
Quand on parle de fraude, il faut être très prudent. On fait des projections, c'est pas scientifique mais c'est quand même des chiffres qui approchent sans doute la réalité. La fraude détectée, c'est 1 milliard et demi et le taux de recouvrement, c'est 150 millions.
Donc c'est absolument minable aujourd'hui. Alors comment améliorer le rendement ? C'est dans le dispositifou.
Et bien c'est une novation, la saisie sous 24 heures du compte [raclement de gorge] en banque des entreprises qui pratiquent le travail clandestin. Pourquoi est-ce que c'est important ? Ben parce que l'expérience montre que les entreprises voyou organisent très vite leur insolvabilité voire disparaissent.
L'entreprise disparaît. Elle est recréée dans sa réalité pratique sous un autre nom, une autre identité 48 he plus tard. 2è point, travail contre le lutte contre le travail dissimulé des grandes plateformes.
Alors là, c'est très intéressant parce que c'est l'économie moderne. Les grandes plateformes, qu'est-ce que c'est ? C'est l'économie en cascade.
Il y a la plateforme en tant que telle et puis derrière vous avez des services de logistique, de dégroupage et puis de livraison. Donc un réseau très important de sous-traitants notamment dans le domaine que j'évoque, celui du transport. Et c'est là en réalité que se cache les réseaux d'employeurs indélicats qui font travailler des personnes fragiles, socialement fragiles.
Là il faut le reconnaître, sans déclarer les contrats de travail. Et avec le dispositif Phaou, le préfetura maintenant toute autorité pour remonter jusqu'à la tête de pont, c'est-à-dire remonter jusqu'à la plateforme au donneur d'ordre pour le rendre solidaire sur le plan financier et pour aller chercher sa propre responsabilité. Double dispositif donc inciter les employeurs à déclarer leurs salariés, y compris quand ce sont des entreprises sous-traitantes.
Impl imposer aux plateformes d'exiger la régularité des procédures et lutter aussi accessoirement contre la concurrence déloyal de certains acteurs du secteur digital. Donc ce que vous nous dites Pascal, c'est que l'essentiel de ce qu'on appelle la fraude sociale, c'est le travail dissimulé, qu'il soit le fait de l'employeur directement ou qu'il soit via une cascade de sous-traitant. C'est essentiellement ça avec malgré tout d'autres éléments.
C'est mon troisème point, c'est la fraude à la formation. Alors c'est de l'ordre d'un milliard à 1 milliard et demi d'euros par an. Vous allez me dire c'est peu comparé au reste mais enfin ça vaut le coup malgré tout qu'on s'y attaque.
À lui seul l'apprentissage représente en France un engagement financier de 16 milliards d'euros. Mais comme à chaque fois qu'il y a de l'argent public, ben il y a des réseaux mafieux qui s'y intéressent. Le dispositif permettra de lutter contre les formations fictives, c'est-à-dire celles qui n'existent pas, qui sont facturées aux organismes payeurs, mais qui n'existent pas, lutter contre les formations inappropriées.
Des enquêtes vont être désormais menées, certaines sont en cours. Les CFA, centre de formation des apprentis, sont l'objet de ces enquêtes et un nouveau cahier des charges va leur être imposé avec un monitoring, c'est-à-dire des résultats en terme de taux d'insertion, de taux d'échec et de taux de réussite. Toutes ces mesures devraient rapporter bout à bout quand même entre 2 et 3 milliards d'euros.
Ça c'est ce qu'on appelle l'évaluation et on est souvent que la France en manque. Absolument. Mais dans dans la période que nous traversons, ces deux ou 3 milliards d'euros seraient particulièrement utile aux finances publiques.
Et moi, je crois qu'il est absolument essentiel de s'intéresser aujourd'hui à la à la fraute sociale et il est encore plus exemplaire que ce soit un ministre comme Jean-Pierre Farondou compte tenu de sa dimension sociale précisément qui s'y attaque avec fermeté. Mais d'une certaine manière, vous brisez une idée reçue Pascal. Souvent quand on imagine fraude sociale, on imagine des personnes qui touchent indument des aides auxquelles elles n'ont pas véritablement droit.
Et vous dites "C'est pas le plus important." Non. Et je pense que la gauche devrait s'en réjouir.
D'ailleurs, elle aurait dû voter ce dispositif. Bien sûr qu'il y a des tricheurs, bien sûr qu'il y a des des gens, des personnes physiques qui qui profitent des dispositifs euh qui ne déclarent pas leur situation ou qui la déclarent de façon imparfaite. Mais là, vous avez un projet qui s'attaque aux employeurs, un délicat, à la fraude sociale qui est organisée par les entreprises qui sont des entreprises voyou et je pense que c'est d'intérêt général, c'est d'intérêt public de le faire.
Et dans ces réflexes pavloviens, il est vrai que la gauche, dès lors qu'on mentionne le mot de fraude, pense fraude au RSA, fraude aux APL, fraude à tout ce type de prestation et donc pense quoi ? La chasse aux pauvres systématiquement. Et lorsqueévidemment de par exemple pour les ce qui est des contrôleurs CAF, là on est dans d'autres types de contrôles, il y a de nouvelles techniques qui sont mises à la disposition des contrôleurs CAF qui sont un peu plus ingénieuses par exemple que le simple fait de vérifier si un allocataire est en France ou pas en voyant ses réseaux sociaux. et bien il y a une levée de bouclier à gauche pour dire c'est du profilage insupportable, une chasse aux pauvres à laquelle il faut mettre fin alors qu'objectivement c'est l'affaire de tous. simplement ne pas se servir de la fraude et j'en finis par là pour gager des programmes présidentiels parce qu'on sait que c'est évidemment salutaire que tu attaquer mais ça ne rapporte jamais les recettes suffisantes pour permettre de gager certains programmes.
On connaît la méthode. Euh je financerai toutes ces promesses par le renforcement de la lutte contre la frude et la baisse de la contribution Unie européenne. Également, votre parti prix international alors là c'est ça devait être le leader de l'Europe, l'homme fort de l'Europe, l'homme fort de cette Allemagne qu'on envie tant souvent Fredrich Schmerz. [grognement] 1 an après, ça fait un an qu'il est au pouvoir et c'est une dégrindogolade continue.
Vous nous dites merce le malaimé, que se passe-t-il ? Mais oui, non mais c'est vrai. Sous les applaudissements, il est arrivé au pouvoir, est devenu chancelier il y a un an jour pour jour et tous les analystes dont moi-même on était là, ça y est, renouveau rigueur retrouvé, l'homme fort comme vous le disiez de la première économie européenne que la première économie européenne attendait depuis des années et patatraque un an plus tard, voilà le bilan relance [raclement de gorge] économique promise n'a pas eu lieu. 83 % des Allemands ne sont pas satisfaits de son travail et l'extrême droite en l'occurrence l'AFB l'AFD s'installe à la première place des sondages j'y reviendrai évidemment alors 83 % c'est du jamais vu, je crois c'est du jamais vu.
Un an c'est très court pour juger une politique mais c'est très long quand il s'agit d'accumuler les désastres et je pèse mes mots parce que évidemment on commence par les connu parce que c'est là où tout le monde attend des merdes en disant évidemment c'est là où il va c'est là où il a promis d'exceller qui va exceller. Alors, puisque avocat d'affaires euh libéral convaincu, il promettait de débloquer l'Allemagne. Et ben, 2 années consécutives de récession, nombre de de chômeur affranchi en janvier la barre des 3 millions.
C'est son niveau le plus haut depuis 2014. Prévision de croissance, revue à la baisse et des patrons allemands qui réclament des réformes. Ça aussi c'est plutôt inédit. habitude, ils bossent ensemble, tout va bien.
Et euh la coalition et ben la coalition et ben elle grince, elle se dispute en public et des membres de son propre groupe conservateur reproche au gouvernement d'être concentré uniquement sur les conditions d'immigration et de mettre de côté l'économie, l'éducation et la sécurité. Et je pense que c'est toujours pas parce qu'en plus c'est vraiment le le serpent qui se mort la queue plus l'AFD augmente donc plus il y a une espèce de course de surencher sur les questions d'immigration sans prendre en compte que c'est l'économie, l'éducation, la sécurité qui permettront de juguler la question et donc de faire baisser la FD. Et ça c'est pareil dans tous les pays européens.
Alors Mert lui qu'est-ce qu'il fait ? J'ai je vais faire du mauvais esprit, vous me pardonnerez. On est jeudi et ben il a joué à la française, c'est-à-dire qu'il tacle vers l'extérieur, il dit "C'est pas moi, c'est le monde, c'est l'horizon.
J'ai rien à voir làdedans. C'est les causes externes, c'est la guerre au Moyen-Orient, l'efflucation des prix de l'énergie, c'est la faute des Américains, de Trump particulièrement. C'est la réglementation excessive de Bruxelles.
Tout le monde est à blané sauf lui. Vous savez quand un politique commence à pointer systématiquement l'horizon pour éviter de regarder ses propres pieds, c'est qu'il est en train de se noyer. C'est quand même la chose est quand même connue.
Effectivement, on peut pas s'empêcher dès qu'on parle d'Allemagne de parler de l'horizon américain parce que là en un an, j'allais dire l'Allemagne a pris quand même super cher sur deux sujets. D'abord Donald Trump qui annonce des droits de douane à 25 % sur [rires] l'automobile européenne dans l'allemande. Et quand on parle Allemagne, on parle industrie.
Quand on parle industrie en monde, on parle comme le dit très justement Pascal, on parle vroom et voiture. Donc c'est quand même l'identité allemande et c'est quand même une claque pour pas le dire. Et les soldats américains, bah les soldats américains, ils sont sur le sol allemand depuis 1945.
C'est le socle de sa sécurité à l'Allemagne. Donc c'est c'est vraiment genre deux catastrophes. Parapluie américain, c'est ils sont là et puis même il y a quand même une habitude, il y a quand même une culture quasi.
C'est normal d'avoir les Américains à domicile. Ça permettait même à la gauche de manifester régulièrement. Que va-t-elle faire maintenant ?
C'est une catastrophe quoi. Sur la défense en plus là, merde, nous avez tous impressionné. Jusqu'en France, fond spécial de 500 milliards d'euros sur 12 ans hors budget pour faire de l'Allemagne l'armée conventionnelle la plus puissante d'Europe.
C'était ambitieux et surtout historique quand on sait vous allez dire l'allergie légitime de l'Allemagne quand il s'agit de réarmement. [raclement de gorge] Mais même ce chantier s'est transformé en champ de mine politique puisque le ministre social-démocrate de la défense Boris Pistorius qui avait qui a rejeté en plein automne l'accord qu'ils avaient négocié euh et se sont bah déchirés sur le service militaire allemand et donc bah forcément ça quand ça et ben le projet il commence à ressembler à plus grand-chose. Et pendant ce temps-là seul 24 % des Allemands pensent que le gouvernement Mert tiendra jusqu'à la fin de la législature qui est prévue en 2029.
Il faut dire à Bnous quand même qu'il a il rêvait de gouverner, d'avoir les mains libres et il a été contraint à faire une coalition avec le les socio-démocrates qui eux-mêmes étaient au Mais quel allemand quel chancelier n'a pas été contraint de de de au compromis et lui aussi et comme il est arrivé quand même après le désastre Olaf Scholz on s'attendait quand même et d'ailleurs je vais vous donner tout de suite le chiffre c'est que 42 % des Allemands pensent qu'il fait moins bien que Scholz et là vraiment c'est exceptionnel par la négative donc c'est dire à quel point forcément après Olafs ça pourrait être que mieux et bien non Et quand effectivement je vous raconte tout ça là, vous dites "Ah bah d'accord, maintenant je comprends pourquoi la FD cartonne." C'est quand même assez logique. Euh c'est euh et ce qui est absolument dramatique, j'ai trouvé ce chiffre et il m'a vraiment bluffé, c'est que l'AFD arrive à 28 % dans les sondages.
C'est exactement le score de la CDO CSU, donc le parti de MERZ aux dernières élections. Donc l'une des grandes réussites de MER sera été d'amener [raclement de gorge] l'extrême droite à son au niveau de son propre parti, quoi. Mais alors moi j'ai envie de vous poser la question à Bnous.
C'est l'Allemagne qui va mal ou c'est Mertz qui est particulièrement médiocre ? Non, je pense que c'est la crise et c'est Mertz qui paye. Et je crois qu'en plus je je crois qu'il y a un fantôme et je vais finir sur ce fantôme là, c'est Angela Merkel.
C'est qu'Angela Merkel euh c'est elle qui a empêché Mertz d'accéder à la tête de leur partie en 2002. En 2004, Mertz petit à petit s'est retiré de toutes les instances. Il est parti dans le privé, il a fait des affaires, de l'argent, avocat d'affaires et cetera et il s'est construit, je veux dire passons sur le fait que les deux ne peuvent pas se sentir en peinture, mais il s'est construit comme l'entil Merkel euh par sa vraiment par tout ce qu'il pense. le compromis mouti, la gentil, l'ouverture, lui il est plus traditionnel, plus conservateur et il est arrivé avec cette certitude là et ça n'a pas du tout marché parce que peut-être que justement là ce dont l'Allemagne et l'Europe a besoin, c'est effectivement de de d'avoir d'être capable de s'asseoir à n'importe quelle table et de négocier avec tout le monde.
Dans dans dans le cas de l'Allemagne aujourd'hui, il y a aussi un vaste débat budgétaire, c'estàd qu'à la différence de la France, l'Allemagne a une politique rigoureuse. la part de la dette sur le PIB est autour de 65 % de de mémoire et le débat porte sur le fait que bah il faudrait que l'État investisse dans des proportions raisonnables et c'est ce qu'on lui demande à lui d'ailleurs investir pour les autoroutes, les infrastructures aider à la transformation de allemand. Oui.
Et il le il le fait pas véritablement parce que il y a quand même une obsession du Schwarz nul vous saz qui qui est cette tra budgétaire. surtout il le fait pas parce que il pense moi je pense que vraiment c'est là où on la tragédie grec c'est que il devrait logiquement le faire et qu'en plus les les socio-démocrates le soutiendraient mais qu' le fait pas parce qu'il dit c'est quelque chose que ferait Merkel et c'est là où cet homme qui a tout fait pour mais non mais le malheur des hommes en général au sens générique des humains voilà des humains en général c'est que ils sont persuadés d'avoir été écrits pour un destin et si ce destin leur échappe ils passent leur temps à leur courir après quitte à se fracasser du haut de la falaise. Il y a quand même une chose qui retient l'attention si on regarde les cinq grands pays européens.
En France, Emmanuel Macron est très impopulaire. En Allemagne, Sanchez qui brille entre guillemets à l'international, qui a des soutiens, est impopulaire. En Polne, on voit très bien l'instabilité entre les deux franges de la vie politique.
Euh, il reste l'Italie. Ajouter l'Italie ou non ? Au niveau des sondages, je s'en sort encore.
La reforme de la été mal présent. Désenchantement ce désenchantement de plus en plus rapide, il semble être européen. Oui, absolument.
Et puis même si d'ailleurs on franchit les frontières communautaires pour aller chez nos amis britanniques, on voit aujourd'hui la situation de Kirstammer qui n'est pas beaucoup plus enviable. En réalité, je ne sais pas si Fredrich Schmers engagera les investissements qui lui sont demandés pour espérer relancer une espèce de boucle kénésienne vertueuse. Mais ce qui est certain, c'est qu'on a des bases politiques parce que c'est ça le fond de l'affaire, qui sont de plus en plus étroites des un mandat qui est de moins en moins clair confié en l'espèce au chancelier mais c'est la même chose pour Emmanuel Macron.
Donc ces gens sont obligés de composer avec des majorités d'idées qui n'ont pas d'idées, plus d'idées ou en tout cas des idées contraires et ils n'ont pas le mandat nécessaire pour mener à bien leur mission. Ils peuvent briller par instant par quelques initiatives comme le fait en ce moment Emmanuel Macron. Mais il n'en reste pas moins des colosses au pied d'argile qui voi monter dans leur pays.
Tantôt Vox en Espagne, tantôt l'AFD en Allemagne, tantôt bien évidemment le Rassemblement national en France qui voit monter l'extrême droite inorablement mais qui eux mais qui eux justement promettent que eux ils sont capables puisque comme dans le passé ces mêmes systèmes ont permis de faire des choses et d'avancer, pourquoi pas aujourd'hui ? Tous ces partis euh nationales populistes arrivent en disant "Oui, mais nous on va retrouver ce qui a été perdu et prendre des décisions et de les appliquer avec un avec un argument formidable aussi bien pour Emmanuel Macron l'ancien banquier d'affaires que pour Frédéric Mers le l'ancien avocat d'affaires qui de dire "Les Mozarts de la finance ont échoué, pourquoi pas nous ? Après tout vous nous avez pas essayé".
Et ça c'est un argument extrêmement puissant. Exement. Merci à vous trois pour ces parties prix et merci à vous de nous avoir suivi.
Édouard Philippe