Présidentielle: Éric Zemmour annonce sur BFMTV qu'il "sera candidat" en 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 48 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la remigration et comment la mettre en œuvre concrètement ?
- 2:21OuverteRéponse directe
Que dites-vous aux Français sur la hausse du prix de l'essence ?
- 8:26OuverteRéponse partielle
Le budget 2027 prévoit 54 milliards d'économies. Que pensez-vous de ces mesures ?
- 11:45FerméeRéponse directe
Est-ce que vous réclamez la suppression des allocations non contributives pour les étrangers ?
- 13:04FerméeRéponse partielle
Êtes-vous candidat à la présidentielle 2027 ?
- 15:50OuverteRéponse partielle
Que pensez-vous du geste de Kylian Mbappé sur Ceuta ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« Il ne suffit pas de prôner l'immigration zéro, mais d'enclencher l'immigration négative. Il faut ce que je réclame depuis des années, la remigration. »
- 3:42Fait
« Parce qu'il y a la guerre, parce que le détroit d'Hormuz est bloqué, désormais le détroit de Bab el-Mandeb aussi. »
- 4:25Éric ZemmourChiffre
« Quand on paye 2 euros le litre d'essence, on paye 1 euro l'essence et 1 euro de taxes. On est un recordman en France. »
- 5:49Éric ZemmourChiffre
« Ces 12 milliards on les compense par des baisses de dépenses. »
- 9:10Éric ZemmourFait
« Moi je n'ai pas fait 1 000 milliards de dettes. »
- 10:27Éric ZemmourChiffre
« Nous avons 5 ,9 millions de fonctionnaires. »
- 11:45Éric ZemmourFait
« Moi je réclame la suppression des allocations non contributives aux étrangers. »
- 12:22Éric ZemmourChiffre
« On a dit c'est entre 15 et 20 un milliard lors de la précédente présidentielle. »
- 22:20Éric ZemmourFait
« Il faut également renvoyer les chômeurs de longue durée. »
- 24:27Éric ZemmourFait
« Si vous voulez, je pense que les étrangers maghrébins, africains, pour la plupart, ont la double nationalité. »
- 34:07Éric ZemmourFait
« Il est bon qu'il y ait des Français bruns, noirs, jaunes. Mais ils doivent rester une minorité. »
- 35:41Éric ZemmourChiffre
« En 2025 un Français sur quatre qui naît avec un prénom musulman. »
- 55:35Fait
« On en parlera tout à l'heure si ça vous intéresse. »
- 55:35Fait
« Ramener notre contribution au budget européen. »
- 55:35Chiffre
« C'est de subventionner les énergies renouvelables intermittentes. 8 milliards. »
- 55:35Chiffre
« Mettre fin à la politique de la ville. 8 milliards par an depuis 40 ans. »
- 57:11Fait
« La dépense publique ne dépassait pas 50 % du PIB. »
- 57:11Chiffre
« Les prélèvements obligatoires en Suisse sont à 27 %. On est à 47 %. »
- 57:52Chiffre
« Le premier poste de dépense en France, 427 milliards. »
- 57:52Chiffre
« Les dépenses sociales sont à 800 milliards. »
- 57:52Chiffre
« Dans ces 800 milliards, il y a 400 milliards de retraites. »
- 59:14Fait
« Le système par répartition est mort et condamné. »
- 59:50Fait
« Il faudra cotiser deux fois, pour une génération. »
- 59:50Chiffre
« Ça va prendre 20 ans. »
- 1:02:43Fait
« Il a bien fait. Il a réglé, son pays était un des plus dangereux du monde. »
- 1:04:17Fait
« J'ai une tendresse pour la littérature russe. »
- 1:05:37Fait
« La Russie est une puissance nucléaire. Nous aussi. »
- 1:11:00Fait
« Nous avons désarmé depuis 30 ans. De façon folle, de façon follement imprudente. »
- 1:13:48Fait
« La guerre c'est la montée aux extrêmes. »
- 1:15:09Fait
« Le go final d'une éventuelle utilisation de l'arme atomique française restera entre les mains de la France. »
- 1:16:24Fait
« Le général de Gaulle protège l'Allemagne de sa puissance nucléaire. »
- 1:18:19Fait
« Sarah Knafo, qui est votre députée européenne au Parlement européen, siège d'ailleurs à Strasbourg et à Bruxelles avec l'AFD. »
- 1:19:39Fait
« Je supprime la pseudo-éducation sexuelle qui n'est que de la propagande. »
- 1:20:20Promesse
« Je suis candidat. »
- 1:22:05Fait
« On a travaillé sur le programme depuis un an et demi. »
- 1:23:33Fait
« Éric Zemmour est le candidat naturel de reconquête et je souhaite qu'il fût candidat. »
- 1:25:21Fait
« Le choix du Premier ministre se fait en fonction du second tour. »
- 1:27:30Fait
« J'ai écrit un livre il y a 20 ans qui s'appelait Le premier sexe. »
- 1:29:24Fait
« Elle n'a jamais voulu me supplanter. »
- 1:32:55Promesse
« Je serai candidat à la présidentielle. »
- 1:33:37Fait
« Mes erreurs n'ont aucune importance. »
- 1:34:21Fait
« Les antifas me harcèlent depuis cinq ans. »
- 1:36:25Fait
« Elle pense que l'islam est compatible avec la République française. »
- 1:37:07Fait
« Elle dit « Nous ne sommes pas de la droite sans cœur ». »
- 1:38:55Fait
« J'ai défendu l'idée avant même Marine Le Pen, du temps de son père, d'une union des droites. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Sous-titrage Société Radio
Il ne suffit pas de prôner l'immigration zéro, mais d'enclencher l'immigration négative. Il faut ce que je réclame depuis des années, la remigration. Ce sont des xénophobes et des idéologues. Il attaque notamment le Rassemblement national. Pourquoi ? Parce qu'il pense que c'est là que se trouve le réservoir de voies qui va lui permettre de remonter la compte. Plus Éric Zemmour et le parti Reconquête nous critiquent, mieux on se porte. Le Rassemblement national considère qu'il faut se normaliser pour accéder au pouvoir. Éric Zemmour et Sarah Knafo considèrent que c'est l inversé. Elle passe son temps à dire qu'elle souhaite que je sois candidat et que je suis le candidat naturel.
Aujourd'hui, il est donné quelque part entre 3 et 4 % des intentions de vote. Vive la France
de BFM TV, chacun dans son couloir, chacun sur un thème précis. Je vous les présente par ordre d'apparition. Ils portent l'édite politique tous les matins sur BFM TV. Vous le retrouvez le dimanche dans BFM Politique. Bonsoir Guillaume d'arrêt. Bonsoir, bonsoir Eric Zemmour, vous parlez de la remigration très concrètement, je vais vous demander ce que c'est, comment ça se ferait très concrètement, j'attends votre réponse. L'édito éco, c'est elle tous les matins sur BFM TV, bonsoir alors Closier. Bonsoir Maxime, bonsoir Monsieur Zemmour, moi je n J'ai l'impression que l'économie ça ne vous intéresse pas, je ne sais pas dire si vous êtes pro ou anti-business ce soir il faut clarifier la ligne. Vous le retrouvez tous les vendredis samedi et dimanche soir sur la chaîne notamment pour
le grand oral du dimanche, bonsoir Marc Fauvel, bonsoir Maxime, bonsoir Eric Zemmour, je vais vous interroger sur les questions internationales, la guerre en Ukraine mais aussi savoir par exemple à quoi ressemblerait un sommet Zemmour-Poutine si vous êtes élu président dans quelques mois, est-ce que vous seriez adversaire
pourquoi pas Sarah Knafo et quelle sera aussi votre stratégie face à un rassemblement national qui n'a jamais été aussi haut dans les sondages ? J'ajoute que tout à l'heure 22h50 vous avez accepté de débattre ce soir avec un homme de droite que vous connaissez très bien mais avec qui vous n'êtes d'accord à peu près sur rien ? C'est Jean-François Copé, le maire de Meaux, ancien ministre du budget, ancien patron de l'UMP et ce sera donc tout à l'heure le débat à 22h50. Avant de laisser la parole à mes camarades Éric Zemmour, deux ou trois questions d'actualité brûlante ce soir. Et d'abord ce chiffre qui monte et qui inquiète forcément les Français, des millions de Français, 2 ,37 euros le litre de gasoil en moyenne aujourd'hui en France. Voilà où nous en sommes.
On devrait dépassé, je parle sous le contrôle de l'or, les 2 ,40 euros sans doute la semaine prochaine en moyenne encore une fois. De gasoil. Pas le super. Non non, le super est à 2 ,15-2 ,20 c'est ça ? Absolument. On est autour de 2 ,15-2 ,20. Plusieurs ports ont encore été bloqués aujourd'hui. À Nice notamment, il y a des manifestations qui sont annoncées dans les jours ou les semaines qui viennent. Que dites-vous aux Français ce soir ? Allez-y, je vous soutiens, je vous suis. Écoutez, je pense que ces Français sont excédés légitimement sont des victimes d'une situation qu'ils ne contrôlent pas. Quelle est cette situation ? Pourquoi le prix de l'essence augmente autant ? D'abord, tout le monde l'a compris, parce qu'il y a la guerre,
parce que le détroit d'Hormuz est bloqué, désormais le détroit de Bab el-Mandeb aussi. Donc on voit bien que là, il y a des bouchons et que le pétrole n'arrive plus, donc ça fait monter les prix. Par ailleurs, il y a des problèmes avec la raffinerie, j'imagine qu'on va en parler. Les raffineries aussi ont été bombardées en Moyen-Orient, en Ukraine, en Russie, etc. Donc là, tout ça fait monter les prix. Mais il y a une autre raison. La raison, c'est que quand on paye 2 euros le litre d'essence, on paye 1 euro l'essence et 1 euro de taxes. On est un recordman en France. Il y a en plus des taxes sur les taxes, c'est-à-dire qu'il y a la TVA,
il y a l'assise, l'ancienne TIPP, et puis il y a la TVA sur l'assise. Vous voyez donc Donc l'État profite de façon indue de cette augmentation du prix de l'essence pour augmenter ses recettes fiscales. Donc moi, ce que nous disons à Reconquête depuis que cette crise a commencé, nous disons plusieurs choses. Nous devons absolument baisser d'un tiers la taxe qu'on appelle l'assise. Donc ça fait à peu près une réduction de 27 centimes. Puis nous rajoutons le certificat d'économie d'énergie, qui est assimilé par la Cour des comptes elle-même à une taxe
et qui fait à peu près 15 centimes. Donc ça fait 27 centimes plus 15 centimes, ça fait 42. Donc si on est à 2 ,15, 2 ,20, ça nous fait un prix de l'essence à 1 ,80. C 'est déjà haut. Tout cet argent dont vous parlez... Ça fait 12 milliards, ça coûte 12 milliards. Et ça sera quelque chose d'aujourd'hui Vous dites que l'État profite, mais il sert aux Français, à tous les Français. Non, non, il sert à l'État. Les certificats d'économie d'énergie, ceux qui s'équipent en pompe à chaleur, ce genre de choses, en voiture électrique, etc., ils en bénéficient Elle-même dit que c'est vraiment une usine à gaz et que ça ne marche pas. Nous, à Reconquête, nous avons prévu des économies de dépenses. D'ailleurs on en parlera ce soir, j'imagine, et on en parlera aussi avec le budget
j'ai le cornu, j'imagine. On va en parler dans une seconde. J'imagine aussi. Donc évidemment vous avez raison, ces 12 milliards on les compense par des baisses de dépenses. C'est la philosophie de Au départ, c'était qu'est-ce que vous dites aux Français ? Baisse d'un front, baisse de dépense. Qu'est-ce que je dis aux Français ? Je vous suis, allez-y, il faut manifester. Non, on peut manifester, on peut manifester sa colère, parce que elle est légitime cette colère. Je vous dis, il y a des millions de Français, moi j'ai vu pendant ma campagne aux présidentielles, aux législatives en 2022 dans le Var, tous ces gens, nous on ne sait pas dans les métropoles parce qu'on a des moyens de transport formidables. Mais dans tout le reste du pays, ils doivent prendre leur voiture pour tout.
Et donc ça les ruine pour aller accompagner les gosses à l'école, pour aller travailler, pour aller emmener le grand-père à l'hôpital. Vous voyez ? Tout ça coûte des fortunes en essence. Donc quand le prix de l'essence explose, les gens se serrent la ceinture comme jamais. Donc ils sont furieux. En plus, j'imagine qu'on en parlera tout à l'heure, je pense que c'est très révélateur d'une civilisation grammatique depuis une vingtaine d'années. C'est que les Français s'appauvrissent en vérité et qu'il y a... Nous avons fait de très mauvais choix économiques, nous en parlerons, privilégiant la consommation sur la production, réduisant la part de travail collectif qui fait
que depuis 20 ans nous nous appauvrissons. Et il y a des chiffres terribles là dessus par rapport aux Etats-Unis, par rapport à nos voisins européens Donc cette histoire d'essence, elle vient dans un contexte qui est lui-même catastrophique à cause d'un appauvrissement des Français. Éric Zemmour, je parlais des blocages dans les ports. Ce sont des blocages qui aujourd'hui sont plutôt symboliques. Ils sont levés dans les ports ou les dépôts de carburant par les pêcheurs. Ils sont levés au bout de quelques heures, généralement. Imaginons une situation qu'on a déjà vécue, où ces blocages dureraient. Vous, au pouvoir, qu'est-ce que vous faites question claire vous envoyez les forces de l'ordre moi avec les mesures que je vous proposerai et que je proposerai aux français
vous voyez bien que la situation s'améliorerait et qu'on pourrait donc vous au pouvoir, il n'y a plus de blocage, plus de denis. Je pense. Maintenant, on ne peut pas... Évidemment qu'on ne peut pas tolérer des blocages trop nombreux, qu'on ne peut pas tolérer la chienlit, comme disait le général de Gaulle. Mais là, en l'occurrence, je vous assure qu'on n'en est pas là. C'est Élan, ces gens sont révoltés, je vous le répète légitimement. Cette colère est légitime. Ce sont des victimes d'une situation qu'ils ne contrôlent pas. Et franchement, j'ai vraiment une sincère empathie pour eux aujourd aujourd'hui. Éric Zemmour, Sébastien Lecornu vient de dévoiler ce soir son projet de budget pour 2027. 54 milliards d'euros d'économie.
C'est en tout cas ce qu'annonce et ce qu'espère le Premier ministre ce soir avec un effort demandant de retraités notamment, un peu moins de 6 milliards d'euros, un un gel du point d'indice des fonctionnaires, ce qui met en colère notamment la CGT qui annonce une journée noire, une journée de grève. Je crois que ça vous fait sourire tout de suite. La CGT râle tout le temps et donc se plaint tout le Vous venez de parler d'appauvrissement des Français. Geler le point d'indice des fonctionnaires, c'est juste ? Si vous voulez, c'est des mesurettes, c'est du bricolage. Moi, j'ai regardé avant de venir chez vous cette interview de M. Lecornu, je crois, dans le Figaro. Il annonce 54 milliards. En vérité, déjà, il reconnaît lui-même que c'est
54 milliards pour pour compenser les 39 milliards d'augmentation qu'il supporte et qu'il ne peut pas réduire. Donc ça fait plus que 15 milliards. En plus, moi je vais vous dire... L'augmentation c'est notamment ce que l'on paye avec notre dette, etc. Enfin remboursement de J'ai bien compris que la dette, mais ça c'est eux les responsables. C'est pas moi qui ai fait 1000 milliards de dettes en 10 ans. C'est M. Le Maire, M. Macron et M. Lecornu qui a été ministre. Mais c'est pas nous ? Non, c'est pas nous. Ah, Excusez-moi, moi, je n'ai pas fait 1 000 milliards de dettes. Moi, je n'aurais pas géré comme ça, je n'aurais pas fait les mêmes choix, je n'aurais pas pris la même politique. Justement, c'est justement ça que je voulais vous dire. C'est que nous, nous avons un plan avec Sarah à CNAFO,
qui l'explique très bien dans son livre, de 140 milliards de baisse. Vous voyez, quand M. Lecornu nous dit « je bloque le point des fonctionnaires », il ne supprime aucun poste de fonctionnaire. Nous, sur 5 ans, nous supprimons 800 000 postes de fonctionnaires. On va en parler ce soir, notamment savoir comment vous faites. Mais simplement, je reviens sur le gel du point d'indice des fonctionnaires. Ce soir, vous dites « oui, il faut en passer par là ». Non mais je ne dis rien, moi je ne sais, n'est pas ma politique. Donc ne me faites pas avaliser une politique qui n'est pas la mienne. – Je ne vous dis pas d'avalisez ou pas, vous pourriez dire non il faut augmenter les fonctionnaires. – Moi j'ai une autre politique de réduction massive du nombre de fonctionnaires.
Nous avons 5 ,9 millions de fonctionnaires d Il y a, en 1997, ils étaient, je crois, 900 000 de moins. Et en 1981, ils étaient 2 millions de moins. Je veux dire, est-ce qu'on est mieux ? Moi, j'ai connu la France de 1980. Il y avait 50 % de la dépense publique. La dépense publique représentait 50 % des prélèvements obligatoires. Aujourd'hui, c'est 57%. Est-ce qu'il y avait des moins bonnes routes ? Est-ce qu'il y avait les hôpitaux marchaient mieux ? Les écoles marchaient mieux que la France était mieux administrée, avec des milliards en moins. Donc vous voyez bien qu'il y a un problème. Je vous dis, nous prévoyons la réduction de 800 000 du nombre de fonctionnaires. Il y a quelque chose d'intéressant dans M. Monsieur Lecornu, pardonnez-moi, je vais très vite.
Il parle à un moment, j'ai pas très bien compris, d'ailleurs, que j'ai relu plusieurs fois... On a le même point. Il y avait un point suivant, parce que c'est un peu la surprise dans les annonces de ce soir du Premier – Sébastien Lecornu veut instaurer un délai de carence, c'était là-dessus ou pas ? – C'était là-dessus. – Un délai de carence avant que les étrangers puissent obtenir certaines allocations en France, ce qu'on appelle les allocations sociales non contributives, c'est-à-dire qui ne sont pas rattachées au fait d'avoir un emploi par exemple. On n'a pas de précision mais on pense aux allocations familiales, aux APL, ce genre de choses. C'est très flou. C'est très flou. Moi j'ai même compris d'abord qu'il supprimait le délai de
carence pour les Français de l'étranger qui revenaient en France. C'est pas ce que j'ai compris moi ? Mais vous voyez que c'est flou puisqu'on n'a pas compris la même chose. Maintenant... Mais est-ce que là précisément ça n'est pas ce que vous réclamez depuis des années ? Mais non, moi je ne réclame pas ça. Moi je réclame la suppression des allocations non contributives aux étrangers. Je relève donc de la solidarité nationale. La solidarité nationale c'est justement la nation, vous voyez ? Ils ne sont pas des C'est-à-dire que vous au pouvoir, les allocations familiales pour les étrangers, c'est terminé ? Terminé. Les APL, c'est terminé ? Terminé. Je peux vous faire la liste après, il y en a beaucoup. Et je vais vous dire, j'en profite, que je suis là,
pour faire un appel à M. Lecornu, parce qu'on a essayé de chiffrer ce que ça rapporterait. On l'a fait avec nos moyens puisque l'administration a refusé de nous donner des chiffres. On a dit c'est entre 15 et 20 un milliard lors de la précédente présidentielle. Là, je pense que c'est plus, mais encore une fois, je reconnais que c'est un travail approximatif parce qu'on n'a pas les chiffres officiels. L'administration refuse de nous les donner. Je demande solennellement à M. Lecornu de de nous donner les chiffres. Ils l'ont, ils les ont. Là, il va devoir. Merci. Ils les ont puisqu'ils ont la nationalité de tous ceux qui touchent les allocations familiales... Donc que M .Lecornu demande à ses services, exige de ses services, qu'il nous donne les chiffres.
Éric Zemmour, avant de donner la parole à Guillaume Darré dans une seconde, il y a encore une question d'actualité qui vous concerne directement. J'ai posé exactement la même il y a deux jours, il y a 48 heures, à François Hollande qui était assis à votre place. Que faites-vous là ce soir, Éric c'est Mour. Je précise ma question. Est-ce que vous êtes candidat à l'élection présidentielle ? – Alors, disons que je n'annoncerai pas ce soir ma candidature à l'élection présidentielle. J'ai déjà expliqué que, si vous voulez, je pense qu'il faut faire ça solennellement, ce n'est pas une annonce qu'on fait comme ça. Mais en revanche, évidemment que je suis dans un un processus de candidature. C'est pour ça que je viens chez vous, c'est pour ça que je développe mes idées
et mes convictions et mes projets et mes propositions chez vous comme on a une grande étendue de temps, j'en profite. Quatrième de l'élection en 2022, 7 % en premier tour, 7%, ça ne vous a pas vacciné ? Pourquoi ça m'aurait vacciné ? Vous pourriez avoir pris ça pour une déception, à une époque où on vous annonçait beaucoup plus Alors, vous avez raison. Par rapport aux chiffres que j'ai eus jusqu'à 18-19%, où j'étais au second tour et en septembre 2021 et en février 2022, vous avez raison, c'est une déception. En revanche, faire 7 % alors qu'on n'était pas un homme politique auparavant. J'étais un journaliste, j'étais un écrivain.
C'est assez, je dirais, étonnant et assez remarquable. Tous les observateurs le reconnaissent. Donc, si vous voulez, moi, vous savez, je ne me suis pas lancé dans cette bataille il y a 5 ans pour faire carrière, une carrière politique. Je ne suis pas un politicien. Je ne suis pas comme M. Copé que je vais affronter tout à l'heure. Moi, je me suis lancé dans cette bataille pour sauver la France du grand emplacement. Voilà. Du grand emplacement de population, du grand emplacement de notre civilisation par une autre civilisation. C'est d'ailleurs pour ça, madame, et on va en parler tout à l'heure, que vous avez eu l'impression que l'économie ne m'intéressait pas. C'est parce que l'économie m'intéresse,
mais j'estime que la survie du peuple français en tant que peuple français est ce qu'il y a de plus important, puisqu'il n'y aura plus de peuple français qui soit riche ou pauvres, ça ne sera plus le peuple français. En revanche, ça ne veut pas dire qu'en tant qu'homme d'État, en tant que président de la République, je n'ai pas évidemment à traiter des questions fondamentales que sont l'économie, le pouvoir d'achat, la production, l l'industrie, la fiscalité, etc. Ce n'est pas la même chose. C'est pour ça que vous avez eu cette impression. Je vous réponds déjà. On en parlera tout à l'heure. Vous avez commencé par parler du grand remplacement, il y a beaucoup à dire, évidemment, et on va commencer à en parler avec Guillaume Daré, vous êtes face à BFM ce soir.
Je vous en prie. Guillaume, c'est à vous. Bonsoir Éric Zemmour. Bonsoir Monsieur Daré. Vous êtes, si je ne me trompe pas, un passionné de foot. Et je vais commencer par vous parler de celui qui est le plus grand joueur français du moment, peut-être le plus grand joueur du monde, Kylian Mbappé. Alors pas tant pour ses talents footballistiques mais pour la polémique politique qu'il a provoquée ces derniers jours en Espagne. C'était mardi soir avant un match du championnat espagnol. Vous le voyez sur cette photo, il a refusé d'enfiler entièrement un t-shirt de soutien aux habitants de Ceuta. Je rappelle que c'est cet enclave espagnole qui se situa en Afrique du Nord et qui fin juillet a été touché par une entrée massive illégale de migrants,
essentiellement espagnols, et c'était près de 70 000. Kylian Mbappé s'est expliqué depuis. Il a expliqué qu'il était pleinement cellulaire de Ceuta et de toutes les mais je tenais également, dit-il, à faire un geste et à adresser une pensée à tous les migrants qui ont perdu la vie et qui vivent aussi dans des conditions difficiles. Que vous inspirent ce geste et ces paroles, Éric Zemmour ? Ce n'est pas la première fois que ce joueur, excellent par ailleurs, vous avez raison, est un des plus grands joueurs français. Même si moi, je mets au-dessus Michel Platini et Zinedine Zidane, ce n'est pas la première fois qu'il intervient dans le débat public.
On se souvient que lors de la mort du petit voyou ou Naël, il avait dit que c'était un petit ange. Vous vous souvenez de ça ? Donc là, aujourd'hui, il récidive. C'est un peu la même idée. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Je veux dire par là qu'on voit bien que, et ce n'est pas le premier d'ailleurs, on voit bien que la solidarité, je dirais, qui naît dans les banlieues, la solidarité islamique pour tout dire, est est supérieure à la solidarité française ou même de son pays d'accueil, l'Espagne. C'est plus fort que lui. A chaque fois, il penche... La solidarité islamique pour Kylian Mbappé ?
Je ne sais pas s'il est musulman, mais en tout Pourquoi lui faire ce procès d'attention ? Non, non, je dis simplement, je vais vous dire pourquoi j'ai dit islamique. Je ne parle pas de religion, je parle de civilisation. Manifestement, ceux qui ont envahi Ceuta sont des marocains ce que je voulais dire par là ils sont repartis ensuite non ils ne sont pas tous repartis et ça continue à y avoir des agressions des viols la quasi-totalité sont repartis. Sur quoi vous appuyez d'ailleurs pour dire qu'il y a des viols, tout ça, il faudra regarder ? Parce que je lis, je lis les choses, je lis sur les réseaux sociaux, je lis... Vous savez, je me renseigne moi aussi, je m'informe, il n'y a pas que vous. Et deuxièmement, ce que je veux dire, c'est que manifestement tous ces joueurs
qui viennent de la banlieue, pour la plupart. Parce que la banlieue a pris le pouvoir dans le football français depuis une vingtaine d'années. On voit dans l'équipe, etc. Ces joueurs ont manifestement une solidarité qui est née dans les banlieues. C'est pour ça que je disais islamique, ce n'était pas religieux, mais c'était, si vous voulez, arabo-musulmane ou africaine. Vous voyez, on pourrait dire comme ça. Il n'est pas juste français, Kylian Mbappé il est de nationalité française ses papiers sont français ils jouent dans l'équipe de France ça fait beaucoup quand même ça fait beaucoup, bien sûr mais vous savez vous dites que Kylian Mbappé est un français de Je ne dirais pas ça. Je dirais que Kylian Mbappé a manifestement des solidarités
qui nous échappent et qui ne sont pas, qui ne relèvent pas du pays dans lequel il y a nationalité ou du les pays dans lesquels il vit. Comment vous pouvez dire ça ? Je vois ses réflexions, je vois ses réactions. Regardez ses réactions avec Naël. Manifestement, il a pris parti pour Naël contre le policier. Et là, il prend partie pour les migrants contre les espagnols. Il dit je suis pleinement solidaire de Ceuta et de toutes les victimes, je tenais aussi à faire un geste. Ça c'est des éléments de langage postérieurs qui ont été écrits pour lui dire ça a fait scandale en Espagne, vous comprenez il gagne des fortunes en Espagne donc il y a des agents, il y a des gens qui gagnent de l'argent sur son dos donc il faut quand même régler ça. C'est une analyse.
Si j'ose dire il est français quand ça vous arrange quand il est sur le terrain de foot pour gagner la coupe du monde vous le supportez et là il n'est plus français. Pas du tout je ne dis pas qu'il n'est pas français. Je ne dis pas qu'il n'est pas je dis que manifestement il a des réactions qui le mettent vous savez il faut bien comprendre pourquoi je vous dis ça et on va arriver au coeur du sujet. Je pense que nous vivons au 21e siècle et à travers les migrations une guerre de civilisation mais attendez juste sur parce que c'est une icône pour des millions de français bien sûr vous dites quoi vous dites que c'est un mauvais français donc je ne dis pas que c'est un mauvais français je ne l'accuse de rien je dis simplement j'analyse
j'analyse écoutez il parle lui donc moi aussi j'ai le droit de parler donc j'ai le droit de réagir à ce qu'il dit il s'engage il aurait pu se taire je veux dire zidane ne disait jamais un mot et il avait bien raison alors s'il s'engage il faut qu'il accepte des critiques et il faut qu'il accepte des analyses de son comportement sinon il se tait je vous le répète zidane ne disait jamais un mot et c'était très bien on va continuer sur ce dossier sur la question de l'immigration vous avez placé au centre de votre discours de rentrée la question de l'immigration et de la remigration vous dites en fait l'immigration zéro ça ne suffit pas désormais il faut passer à l immigration négative très concrètement c'est quoi on fait comment selon quels critères alors d'abord
je tiens à dire que je n'ai pas mis l'immigration vous avez parlé aussi beaucoup d'intelligence artificielle c'est vrai mais c'est un des éléments essentiels vous pourriez le dire je le dis merci alors mais évidemment je j'assume évidemment ce que j'ai dit je pense que l'immigration zéro ne suffit pas et qu'il faut passer à l'immigration négative à travers la remigration ça veut dire quoi concrètement c'est très simple
il faut renvoyer tous les étrangers et je vais vous faire la liste qui sont dans les prisons françaises ça fait 25 % des prisons sur 80 000 qui sont en prison il faut renvoyer tous les délinquants étrangers, même ceux qui ne sont pas en prison c'est à dire vous savez il y a à peu près 80 000 prisonniers et il y a à peu près 275 000 de gens qui sont sous la main de la justice comme on dit, c 'est à dire qu'ils sont en race électronique voilà merci et en travaux d'intérêt général et voyez des choses enfin en liberté mais qui sont normalement condamnées et qui devraient être en prison on en reparlera peut-être tout à l'heure il faut également envoyer je le dis pour la bonne bouche c'est une évidence les clandestins il faut également renvoyer les chômeurs de longue durée. Et tous ceux qui vivent uniquement des aides sociales. Quelqu'un qui est depuis 20 ans en France, en situation régulière, et qui est au chômage depuis plus de six mois, un an. Un an, diront. Est intégré en France, a probablement une famille, ses enfants à l'école, vous le renvoyez dans son pays ?
Il y a un article du Code des étrangers, qui ne datent pas de moi, qui datent je pense de 1945 et qui dit tout étranger qui pèse sur les finances publiques doit être expulsé. Mais cette personne en situation régulière qui cotise peut-être depuis 25 ans, si elle a un accident économique comme ça peut arriver à n'importe qui ? Cher monsieur, un étranger ne doit pas peser sur les finances publiques. Un étranger doit apporter quelque chose au pays, sinon il est renvoyé. Donc les chômeurs de longue durée... Ça représente combien de personnes ? Tout ce que vous chiffrez là, la liste. Il est difficile de le chiffrer puisqu'on ne sait pas combien seront chômeurs de plus de six mois, de plus d'un an,
pour qu'ils soient expulsés. Mais ça va faire plusieurs, je pense, dizaines de milliers, voire centaines de milliers de personnes. – Mais on est bien d'accord que vous parlez des étrangers, parce que vous parlez de remigration. On est bien d'accord que ça ne comprend pas les des personnes françaises d'origine immigrée. Parce que j'ai regardé pour préparer cette émission les chiffres de l'INSEE qui disent qu'il y a 8 millions d'immigrés en France, 6 millions effectivement de personnes qui sont présentes des personnes étrangères. Et il y en a 2 ,5 millions qui sont d'origine immigrée mais qui ont acquis la nationalité française. Ceux-là, il n'est pas question de les renvoyer dans leur pays d'origine. On est bien d'accord. Sauf s'ils sont criminels.
Si vous voulez, je pense que les étrangers maghrébins, africains, pour la plupart, ont la double nationalité tout simplement parce que leur pays l'algérie le maroc la tunisie interdisent d'abandonner leur nationalité donc ils ont tous la double nationalité donc s'ils sont criminels s'il tue, s'il viole, s'il trafiquant de drogue, je les déchoie de la nationalité. Donc la déchance de nationalité telle que l'avait envisagée à une époque pour d'autres raisons, par exemple François Hollande en en parlait, là vous vous dites il faut le faire. Absolument, mais vous savez pardonnez-moi mais elle existe
déjà c'est l'article 25 1 25 4 du code pénal qui prévoit que on peut déchoir de nationalité par un décret en conseil d'état pour tout crime contre les intérêts de la nation et pour terrorisme. Donc la nationalité française pour vous, d'une certaine manière, j'allais dire ne vaut rien Dans ces cas-là, elle ne vaut rien. Au contraire. Elle vaut tellement... Guillaume, vous parlez de Français, de personnes qui sont françaises. Ils ont une autre nationalité. De personnes françaises. Ils ont aussi la nationalité étrangère. Vous êtes d'accord ? Ils ont la nationalité algérienne, ils ont la nationalité marocaine. D'ailleurs souvent quand vous les interrogez, beaucoup d'entre eux vomissent sur la France et détestent la France.
Peut-être dans des pays qui ne veulent pas les récupérer peut-être. Ce n'est pas mon problème. Là c c'est un problème. Non parce que désormais vous savez que depuis la directive européenne votée par le Parlement européen, les pays européens ont le droit de de renvoyer dans des pays autres, si le pays en question ne veut pas les reprendre.
Nous financerons d'autres pays qui seront d'accord pour les recevoir. Donc vous êtes en train d'annoncer que Je ne garde pas des gens qui tuent chez nous, qui violent, qui trafiquent la drogue alors qu'on a accueilli leurs parents. Je ne les garde pas. Sur ce sujet, qu'est-ce qui vous différencie du Rassemblement national et de Marine Le Pen ? Qu'est-ce qui vous en différencie ? Madame Le Pen a dit qu'il n'était pas question de faire ce que je viens de vous dire, c'est-à-dire la déchéance de nationalité. Et deuxièmement, elle a dit qu'elle refusait le terme de remigration. C'est des distinctions fondamentales. Nous en avons d'autres, je pense qu'on va aller voir au fur et à mesure de la conversation.
Par exemple, Marine Le Pen a posé l'idée de dire on va interdire le voile dans la rue, peut-être par le processus d'un référendum, ont expliqué plusieurs leaders du Rassemblement national. Est-ce que vous, président, vous interdisez le voile dans la rue ou pas ? Oui. J'ai d'ailleurs été le seul à soutenir cette proposition quand M. Tanguy l'a faite. J'ai vu que M. Retailleau, qui nous promet qu'il va renverser toute l'étape qu qu'il voit devant lui. Là, soudain, il a des pudeurs de jeunes filles. Mais passons. Mais ce qui m'intéresse, c'est qu'il faut voir la suite
de cette J'ai été très frappé et choqué d'entendre M. Tanguy et d'autres personnalités du RN émonder leur proposition initiale. Je m'explique. D'abord, il y a certains du Rassemblement National qui ont dit non, non, ce n'est pas possible. Il y a M. Bardella qui a expliqué que ce n'était pas sérieux. Très bien. Il m'a dit exactement cela. Il y aura un référendum. C'est ce qu'a dit Jordan – Bon, très bien. Je n'ai pas entendu ça, mais pardon. Et surtout, j'ai entendu M. Tanguy. Faire ensuite un distinguo digne des plus grands casuistes du Moyen Âge, entre entre voile islamique et voile islamiste. Alors là, je vous avoue que les bras m'en sont tombés.
Je n'avais jamais entendu ça.
Tanguy a fini par dire qu'on lui demandait si Mme Latifa Benzlaten, c'est ça ? Ibnziaten. Pardon, excusez-moi.
Est-ce que son voile devait qu'il a été enlevé, il a dit non. Dont le fils avait été tué par Mohamed Meirah. Absolument. Ca ne la concernait pas, elle. Pourquoi? On ne sait pas. Parce que ce n'est pas islamiste, peut-être. Moi, je ne fais pas cette distinction. Je ne comprends pas cette distinction. En En vérité, elle est complètement, j'allais dire stupide. Je ne voudrais pas insulter M. Tanguy. La vérité, c'est que le voile est consubstantiel à l'islam. Est-ce que pour vous, cet interdiction vaudra aussi pour les autres signes religieux ou pas ? Alors ? La kippa, une croix trop ostensible, oui ou non ? La croix ostensible, ça n'existe pas. Parlons de la kippa. Je peux vous en parler, puisque moi, je suis comme chacun sait, de confession juive.
Et j'étais enfant, et quand j'allais enfant à la synagogue avec mon père, et que je sortais de la synagogue, on mettait la calotte, on disait à l'époque, on parlait français, on disait la calotte, ma mère et mon père me disaient de l'enlever dans la rue. Pourquoi ? Parce que l'esprit, vous vous rendez compte, c'est pas écrit noir sur blanc dans la loi de 1905, mais l'esprit, le principe politique à l'origine de la laïcité, c'est la discrétion des religions dans l'espace public. Donc vous interdirez la kippa aussi ? Dans l'espace public, oui, mais vous savez, les juifs ne la mettent plus parce qu'ils risquent de se faire casser la gueule. Est-ce que c'est la priorité des policiers d'aller courir derrière les femmes voilées ou les personnes de confession juive qui porteront la kippa ?
Alors je vais vous dire, c'est une priorité absolue. Et je vais vous dire pourquoi ? Parce que le voile est contraire à tout ce que nous sommes. Vous savez, je discute beaucoup avec les gens, les gens de toute confession et les gens de toute catégorie sociale et politiques et professionnels. Tous sont exaspérés de voir de plus en plus de femmes voilées dans les rues de Paris et de France, partout. Une femme voilée ne peut pas partager les valeurs de la République ? Non. Il y a beaucoup de femmes valées qui vous disent aujourd'hui qu'elles partagent les valeurs de la République. Elles ne savent pas ce que c'est, les valeurs de la République. Elles ne savent pas ce que c'est, par exemple, ce que c'est que le devoir de discrétion religieuse.
Elles ne savent pas ce que c'est c'est que la République, c'est l'assimilation. Et l'assimilation, ça veut dire... Donc vous savez à leur place ? Ah oui, je sais à leur place, ça c'est sûr. Donc ces femmes-là, vous les renvoyez en disant qu'elles ne le savent pas ? Elles ne savent pas ce que c'est que la République, ça c'est sûr. Elles ne savent pas ce que c'est que la République, ça c'est Puisque depuis 30 ans, des gens, la plupart de gauche, des sociologues bidons, nous expliquent que la laïcité c'est la liberté religieuse. Vous parlez beaucoup de laïcité mais dans votre dernier livre, vous avez La messe n'est pas dite. Vous en appelez un sursaut du christianisme, vous dites la France en christianisme n'est plus la France, je veux continuer à vivre en France.
La France c'est juste le christianisme, ce n'est pas d'autre valeur partagée ? La France a été faite par le christianisme, le christianisme lui-même qui fait une synthèse absolument brillante entre la pensée grecque, le prophétisme juif et le droit romain. Ça c c'est la France et je dirais c'est le Rhum.
Je parlais de Rome, quand on est français, vous connaissez le vieux précepte romain, à Rome on fait comme les romains.
Vous me parlez du christianisme, je pense effectivement qu'il y a non pas une supériorité religieuse Dieu seul décide ni une supériorité juridique ni une supériorité juridique nous sommes tous des citoyens quelle que soit notre religion. Nous sommes tous des citoyens quelle que soit notre religion. Musulmans, juifs, chrétiens ou athées ? Absolument d'accord mais il y a une supériorité historique et culturelle du christianisme. Le christianisme a fait la France. Donc le christianisme a des privilèges culturels, historiques, encore une fois non pas juridiques et non pas politiques mais culturelles et historiques pour que la France reste là.
Mais il y a une chose... En clair, je vais vous éclairer. En clair, je suis pour les crèches dans l espace public. Ça ne me dérange pas. Vous allez me dire que c'est contraire à la laïcité. Le devoir de discrétion, là vous l'oubliez ? Oui. Parce que c'est une tradition française. Mais est-ce qu'on ne peut pas additionner... Nous ne sommes pas un un pays qui est une page blanche. Mais nous sommes un roman. Nous avons des traditions. Et on est un roman qui peut continuer à s'écrire, non ? Il doit continuer à s'écrire. Écrire de nouvelles pages, ce n'est pas forcément oublié les précédentes. Pas dans le reniement des précédentes. On ne sera pas, on ne sera pas, si vous voulez, quand...
Vous savez, tout est déterminé par la démographie. La France, elle a évolué depuis Clovis ? Non mais ce n'est pas à vous, je vais l'apprendre. La France a évidemment évolué, mais ça ne veut rien dire. Pardonnez-moi, cette phrase ne veut rien dire. Oui, la France a évolué évidemment, mais ça reste comme disait... Vous connaissez la phrase célèbre du général de Gaulle ? Elle est simple. Il est bon qu'il y ait des Français bruns, noirs, jaunes. Mais ils doivent rester une minorité. Car s'il n'était plus une minorité, la France ne serait plus la France. Car nous sommes avant tout un peuple de races blanches, de religions chrétiennes et de cultures gréco-romaines. Là ce sont des propos racistes.
La France c'est Vous direz au Général De Gaulle qu'il est raciste, c'est pas grave. Je vous dis, écoutez la phrase entièrement. Ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas y avoir. Moi, je suis dans la minorité. Je suis non seulement dans la minorité parce que je suis de confession juive et je suis deuxièmement dans la minorité parce que je suis un français de branche et non pas un français de souche mais il y a un peuple de souche il y a un peuple il a le droit d'être respecté il a le droit à la pérennité culturelle il a le droit quand vous dites ça évolue ça évolue dans le cadre millénaire de la France. La France doit rester la France et pas être la nouvelle France, comme dit M. Mélenchon, c'est-à-dire une France islamisée. Je vous disais, tout est dans la démographie. C'est très simple.
Il y y a en 2025 un Français sur quatre qui naît avec un prénom musulman. Un Français sur quatre. En Seine-Saint-Denis, ce chiffre est à 62%. Quand en 2050, il y aura... La Seine-Saint-Denis sera le chiffre français. Ça ne sera plus la France. Donc moi, je me bats pour arrêter. Et la remigration, c'est lié à Quand vous avez une démographie tellement différente, vous avez pour les femmes qui viennent du Maghreb et d'Afrique une natalité entre 3 et 4 enfants, et que vous avez pour les femmes françaises de souche et européennes une natalité entre 1 et 1 ,5.
Suitec et Zemmour, deux immigrés, deux enfants d'immigrés qui seraient remplacés par d'autres enfants d'immigrés ?
à laquelle je tiens., je sais ce que vous allez dire.
générosité de m'accorder la nationalité française mais parce que justement ça prolonge la question moi j'
la règle religieuse gouverne ma communauté.
Deuxièmement, vous m'avez posé une question
Il y a les bons immigrés, les mauvais immigrés ?
une invasion qui se transforme en colonie une invasion oui aujourd'hui il y a des tas de terre en France qui ne sont plus français et qui sont colonisées par l'islam donc vous vous vous êtes enfant d'immigrés. Parce que... Comment vous... Rappelez-moi votre prénom ? Maxime. Merci. Vous n'avez pas un prénom polonais. Tout est dit. Vous, vos ancêtres se sont assimilés. Mais vous savez, je vais vous dire. Par ailleurs, le roi Hassan II, l'ancien roi du Maroc, le père de l'actuel, je vous invite à regarder ça sur Alina, c'est très intéressant. Il le disait lui-même. Il disait entre Européens, c'est facile car il y a des liens qui se sont tissés sur des siècles et des siècles.
Avec les musulmans, ils parlaient, ils disaient mon peuple, les Marocains, ils ne seront jamais français. Parce qu'il y a l'islam qui bloque ça. Mais précisément, Éric Zemmour, attendez, précisément, j'ai lu votre livre. La messe n'est pas dite.
Le principal reproche qu'on pourrait faire à ce livre est dans le discours que vous tenez ce soir et qui pourrait même flirter avec la loi. C'est de dire d'un trait de plume, l'islam est incompatible avec la République, de renvoyer tous les téléspectateurs musulmans ce soir à cette phrase-là en disant votre... Vous imaginez les millions de Français de confession musulmane qui peuvent nous regarder et qui entendent cette phrase en disant « Non, c'est tout. Vous, c'est terminé. Votre religion est incompatible, point barre, avec les valeurs de la République. Première chose. Et deuxièmement, je pense parmi ceux-là aux enfants d'immigrés, aux petits-enfants d'immigrés, voire aux arrières-petits-enfants d'immigrés qui sont ici en France.
Jusqu'à quand allez-vous les renvoyer à leurs origines Jusqu'à quand ? Je vais répondre à vos questions. Première question, vous me dites que l'islam n'est pas compatible avec la République. Je confirme, c'est encore un désaccord avec avec Mme Le Pen, l'islam n'est pas compatible avec la République française parce que qu'est-ce que c'est l'islam ? En deux mots. L'islam, c'est... La France, c'est liberté, égalité, fraternité. L'islam, c'est soumission à Dieu. Il n'y a pas de liberté. Il n'y a pas d'individus. C'est inégalité, inégalité entre les femmes et les hommes, inégalité entre les musulmans et les autres, et c'est fraternité uniquement avec les autres musulmans. J'imagine les musulmans qui nous regardent encore une fois ce soir et qui doivent se dire « Mais non !
Et qui n'ont pas du tout la même vision que vous de cette religion. Cher monsieur, ils le savent très bien. Deuxièmement, ils le savent très bien. Je peux vous dire moi je viens... Vous parlez pour tous les musulmans de France, vous parlez pour toutes les femmes voilées. Je ne connais pas les musulmans de France. Voilà, justement. Je veux que les musulmans de France deviennent des Français de confession musulmane et pour qu'ils deviennent des Français de confession musulmane, il faut qu'ils abandonnent une partie de la charia parce que la charia est un droit qui interdit l'apostasie, le changement de religion puni de mort, qui criminalise les homosexuels, qui enferme les femmes dans des voiles et à la maison. Et vous pensez qu'une majorité des musulmans français seraient d'accord avec ça,
avec cette vision-là ? Mais vous ne lisez pas les sondages, cher ami. Il y a un sondage l'année dernière qui est sorti et qui a bien montré qu'une majorité de jeunes musulmans étaient d'accord avec ce que je venais de vous dire et qui refusent de serrer la main aux femmes, qui refusent de considérer que les Français sont leurs frères. Oui, oui, monsieur. Et jusqu'à quand vous les renverrez à leurs origines ? Jusqu'à ce qu'eux-mêmes se renvoient à leurs origines. Quand vous donnez, au bout de trois générations, un prénom musulman à votre enfant, ça veut dire que vous ne voulez pas être Français. Ça veut dire que vous voulez pérenniser votre culture. Mais vous pouvez parfaitement être Français avec un prénom venant de où vous voulez. Eh ben non.
Excusez-moi, vous pouvez être Français juridiquement. Aujourd'hui, légalement, il n'y a aucun obstacle à ça. Ne confondez pas la loi et je regrette. C'est important la loi. Mais bien C'est très important et je respecte la loi. Ne confondez pas la loi que je respecte mais que je regrette parce que cette loi a été abolie en 1993 qui obligeait les parents à donner un prénom un prénom français à son enfant avec ce que ça signifie. Et il y a d'autres règles. Quand vous portez le voile, vous dites clairement et ostensiblement « je ne suis pas française. Je ne veux pas vivre sous la loi française. Je suis une musulmane qui n'obéit qu'à Dieu.
» Pardonnez-moi, on pourrait dire d'ailleurs, pour être tout à fait précis… – Et on pourrait faire témoigner ce soir les dizaines de femmes musulmans qui vous dirait « je porte le voile et je suis française ». – Mais pas de problème, je les confronterais. On peut même dire, parce que je suis complètement honnête avec vous, que toutes les religions ont des difficultés à se concilier avec la République française. Toutes les religions, le judaïsme aussi, le judaïsme est un, et vous savez, a beaucoup de mal, mais il a fait son aggiornamento. Il a supprimé des règles dans le Talmud sur l'exigence de Napoléon et de la République. Pareil pour le protestantisme. Pareil pour le catholicisme. Je vous rappelle que les catholiques ont été persécutés par la République.
Donc ils ont dû, eux aussi, se soumettre à la République. Donc ce n'est pas être discriminatoire à l'égard des musulmans que de leur dire « Il y a des choses dans votre charia et dans dans votre religion, qui ne vont pas avec nous. Donc vous devez les supprimer ou aller dans un des 50 pays musulmans. Ça n'a rien de discriminatoire. C'est au contraire le respect de chacun. Vous savez, je finis simplement cette discussion. On va parler d'économie. Très bien, je finis sur une phrase de Montesquieu que j'aime beaucoup. Montesquieu disait « On n'offense jamais autant les hommes que lorsqu'on choque leurs cérémonies et leurs usages. Les femmes voilées choquent et nous offensent. On n'a pas à être choqués et à être offensés. On avance dans cette émission.
Vous êtes ce soir face à BFM, Éric Zemmour. Vous êtes face à leur closier pour parler d l'économie.
L'or qui s'installe, c'est à vous. J'ai tout écouté sur l'immigration, tout ce que vous avez dit. Vous m'avez dit en préambule que l'économie, c'est un sujet qui vous intéressait. Est-ce que j'entends quand même dans votre discours sur l'immigration, c'est qu'un, c'est profondément anti-business. Le message pour les chefs d'entreprise est quand même assez compliqué. Qui va travailler demain dans les usines ? Et puis deux, j'ai l'impression que vous êtes quand même victime, victime d d'un déni démographique profond. Je voudrais juste qu'on redonne les chiffres. En 2025, le sol naturel français est devenu négatif. C'est 645 000 naissances contre 651 000 décès. Donc on arrête complètement l'immigration, et je ne parle même pas de renvoyer ceux qui sont déjà ici.
Qui va financer demain la protection sociale et les retraites ? Et vous êtes spécialiste de l'économie, vous ? Depuis un petit moment, oui. Et ça ne vous gêne pas de réciter comme ça une banalité. Mais dites-moi qui ? 30 ans et qui est fausse. Mais alors, dites-moi qui ? Il nous coûte beaucoup plus cher que ce qu'il finance. Excusez-moi. Ils cotisent. Ils travaillent. Cotisent, oui. D'accord. On va en parler alors. Parlons de l'immigration de travail, si vous le voulez bien. Puisque vous voulez parler d'économie et d'immigration de travail. OK ? Vous avez à peu près, en 2025 je ne dirais pas à peu près d'ailleurs, 380 000 visas légaux d'étrangers. essentiellement le regroupement familial, les mariages.
C'est énorme maintenant, c'est des jeunes maghrébins de nationalité française mais qui vont épouser une fille au bled. Mais là vous ne me répondez pas. Si, si, si, si, si, si, si, je vous dis 380 000 visas légaux. Vous avez à peu près 150 000, il y a les étudiants là-dedans, etc., 150 000 droits d'asile. Là-dessus, il y a à peu près la moitié qui sont acceptées, la moitié qui est refusée, mais de toute façon, l'autre moitié qui est refusée ne part jamais, donc ça vous fait 150 000. Donc grosso modo, ça vous fait 500 000 immigrés légaux. Là-dessus, est-ce que vous savez combien il y a d'immigration de travail, de gens qui viennent pour travailler ? Non, dites-moi. 50 000, 10 10%. Ni plus, ni moins. Déjà, vous voyez, ça relativise votre panorama apocalyptique.
La France ne s'arrête pas de travailler pour 50 000 types par an. Deuxièmement. dans quoi ils travaillent. Vous êtes d'accord ? Restauration dans les métropoles, pas dans les petites villes. Il faut le préciser parce que... Dans les métiers, on a beaucoup besoin de main-d'oeuvre Service à la personne, n'est pas de bâtiment. Exactement, on est d'accord. Donc ces métiers, on a beaucoup besoin de madovre, de métiers répétitifs, de travaux répétitifs. Il faut des gens. Très bien. Alors moi je vous dirais quatre choses. La première, je suis d'accord avec vous. Il y a pour l'instant, j'ai des amis agriculteurs qui m'ont expliqué en rigolant parce qu'ils savent que j'aime les fraises gariguettes et ils m'ont dit tes fraises gariguettes s'il n'y a pas de marocains tu ne les manges pas.
Vous voyez je vous parle franchement. Donc je comprends très bien ces contraintes. Dans un premier temps, on peut maintenir ces 50 000 parce que moi j'arrête les 450 000 autres donc déjà... Vous m'avez toujours pas répondu. Si je vous réponds. Non, qui va financer les retraites demain ? Non mais attendez avec ça, je veux même pas répondre à cette idiotie. Vous voyez l'économie vous intéresse pas. Je veux même pas répondre à cette idiotie. C'est pas l'économie qui m'intéresse pas. Où avez-vous vu que les immigrés financer nos retraites ? Mais vous avez rêvé ça. Nous avons un sol naturel. Il nous coûte une fortune. La population française décroît. La population française décroît ça. Vous niez ça ? Vous niez le fait que la population française... Oui, j'ai très bien compris.
Vous savez, ça a déjà arrivé en 1900 et ça arrive dans le monde entier à part en Afrique. Ah, ça arrive dans le monde entier ? C'est un phénomène absolument pareil. En Chine, elle décroît. Au Japon, elle décroît. En Corée, elle décroît. Et les japonais, ils n'ont pas d'immigration. Comment ils font ? Oh là là ! Personne ne paye leur retraite. C'est terrible, les japonais, mais ils meurent de faim. D'ailleurs, les japonais dans la rue meurent de faim parce qu'il n'y a pas d'immigrés pour leur payer leur retraite. J'aime pas qu'on se foute de moi. Ils ont une dette par rapport à eux. C'est eux qui ont la dette. C'est eux qui ont la dette, c'est les Les Japonais ont creusé leurs dettes pour financer aujourd'hui leur retraite. Ah oui, bien sûr.
C'est parce qu'ils n'ont pas d'immigrés qu'ils doivent s'endetter. Je crois bien, oui. Ah oui ? Mais vous êtes dans le... Je crois bien que c'est ça. On n'est pas d'accord alors. Non. Mais dites-moi qui m'a financé mais je continue ma démonstration. Je continue ma démonstration. Vous me dites comment on fait pour les 50 000 qui travaillent ? Parce que c'est les 50 000 qui travaillent qui financent vos retraites ? Qui financent les 15 millions, les 17 millions de retraités ? J'aimerais bien voir ça, Vous dites 50 000 par an, donc évidemment il y en a 50 000 cette année, 50 000... Enfin c'est de la rigolade. Je recommence, qui fiche entre les recettes demain ? Je refuse de discuter cet argument qui est débile. Donc vous ne l'éparerz pas. Ah Eric Zemmour, il est stupide.
Il est aussi débile, etc. Mais quand vous pouvez parer vous, il n'hésite que ces gens-là ne financent pas nos retraites. Je n'ai pas fini ma démonstration. Je vous disais donc que j'accepte pendant un temps court, mais avec des contrats courts pour pouvoir les renvoyer immédiatement pour ne pas les garder dans les champs, dans le bâtiment, etc. Ça c'est dans un premier temps. Dans un deuxième temps, en vérité, nous n'avons pas besoin d'immigration. Nous avons un gros problème de formation parce que nous avons des millions de chômeurs, à assimiler chômeurs. Donc ils sont mal formés. Ils devraient travailler à la place de 50 000 immigrés. Donc on les forme. On les forme par une grande réforme de l'école.
On supprime le collège unique et on fait une orientation précoce vers les emplois manuels, etc. Donc les 68 % d'immigrés par exemple qui travaillent aujourd'hui dans les EHPAD en Ile-de-France, eux, ils vont être remplacés par des Français qui seront formés et qui iront faire ces métiers-là. C'est ça ? Ou des enfants d'immigration. Pourquoi ? Parce qu'ils peuvent travailler aussi. Ils ne sont pas repartis. Le fond, ça dépend Tant qui ? Justement, je vais donner des chiffres encore. Puisqu'on aime les chiffres.
Troisièmement, il y a un gros problème, je dirais, d'assistanat en France. qui touche Français et étrangers, et immigrés. Donc il faut absolument réduire l'assistanat. Je vous proposerai de plafonner à trois ans le versement du RSA. Je proposerai aussi une réforme massive des allocations chômage pour permettre une reprise du travail beaucoup plus rapide. – Ça a déjà été durci. – Oui, je sais, mais pas assez. Et quatrièmement, selon ce que j'ai dit dans mon discours de dimanche dernier, nous allons connaître l'avènement d'une révolution technologique que que nous voyons déjà aux Etats-Unis,
en Chine et au Japon. Donc des robots à la place des immigrés, c'est ce que vous avez dit ? Exactement, des robots à la place des immigrés. Dans les EHPAD, le modèle, c'est typiquement Je rappelle, 68 % d'immigrés en Ile-de-France qui travaillent dans le service à la personne. Le modèle, c'est un robot qui s'occupe d'une personne âgée. Ça, ça fonctionne pour vous ? Oui, ça se passe déjà en Chine, ça se passe déjà en Chine, ça se passe déjà au Japon. Donc il n'y a aucune raison qu'on ne le fasse pas et on a intérêt à investir vite dans cette activité économique. – Attendez Éric Zemmour, juste une chose. – Je vous en C'est-à-dire que vous ou moi, à l'EHPAD, vous préférez que la personne qui s'occupe de vous soit un robot
plutôt qu'une personne qu'un humain parce que cette personne serait immigrée. Je pense si vous C'est toujours délicat d'évoquer. Nous sommes face à un problème historique. Je pense, je vous le répète. L'avenir, c'est ça. C'est ce qu'on voit juste à côté de vous. Vous voyez que ça existe ? Non, ça n'existe pas. C'est moi qui ai généré cette photo avec de l'intelligence artificielle. Ça existe en Chine et au Japon. Et en Corée. Je pense que nous vivons un moment historique absolument dramatique, je l'ai dit qui est le grand remplacement de population et qu'il si vous voulez c'est la vieille guerre millénaire entre l'Orient et l'Occident avec il y a eu des affrontements il y a eu les croisades, la colonisation il ya eu les offensives musulmanes je pense
qu'aujourd'hui nous vivons une offensive inédite de l'orient et de l'islam qui va coloniser la parler juste avant n'était pas d'accord ouais donc c'est pas grave les robots mais donc donc je préfère tout à ce grand remplacement et à cette invasion. Vous préférez un robot plutôt qu'un humain ? C'est noté. Vous voulez aussi une politique de relance de la natalité. Alors là, c'est très intéressant parce que là-dessus, il n'y a pas un endroit dans le monde où ça fonctionne. Vous avez raison. C'est-à-dire que vous, vous proposez un quotient familial revu, des allocations, des crèches, des congés parentales, un ministère de la Famille, jusqu'à 10 000 euros de primes de naissance dans certaines communes libérales. Non, non, j'ai renoncé à cette proposition.
Ah, bon, c'est déjà... Ça n'en marche nulle part. Vous avez raison. Même en Hongrie, je ne sais pas si vous avez regardé le modèle hongrois, ils proposent des voitures 7 places, ça ne fonctionne pas. Vous avez raison. Alors qu'est-ce qu'on fait ? D'abord il faut bien comprendre que... Mais vous avez tout à fait raison, vous voyez je n'en dis Comme quoi, je ne suis pas si bête. Ça dépend sur quel sujet. Il ne fallait pas le chercher. On a tous nos... Il ne fallait pas le chercher, leur Closier.
D'abord, il faut bien comprendre que toute la planète et après avoir connu une explosion démographique absolument folle. Parce que moi, quand j'étais enfant, on était 3 milliards. Aujourd'hui, on est 8 milliards. Et sous Napoléon, on est 1 milliard, il y a deux siècle donc vous voyez l'explosion au 20e siècle. Effectivement dans toutes les régions du monde il y a un déclin démographique donc c'est pas seulement l'occident, c'est pas seulement les européens et ce n'est pas seulement les Français. Sauf en Afrique noire, où on continue, comme s'il n'y avait pas eu de transition démographique, comme si on ne sauvait pas tous les enfants à la naissance, ou presque, à faire 5 enfants, 6 enfants, comme même si on en perdait 4 ou 5, comme au XIXe siècle.
Donc, il y a un problème africain. Nous n'avons pas vocation à être le déversoir de l'excès démographique africain. La natalité française ? La natalité. Vous avez raison. Je pense que le problème est, comment vous dire, philosophique, idéologique. Donc, je pense que les gens ne veulent plus avoir d'enfants pour des tas de raisons, par développement de l'individualisme, par développement d'un féminisme exacerbé, etc. Donc, ils auront des robots à côté. C'est ça ? Je vous répète, je préfère des robots à être islamisés. Non, pas aux immigrés. Non, si vous me proposez 10 millions d'Italiens, je prends.
Si vous me proposez 10 millions
Je vous en prie. C'est pareil, sur la question du libéralisme, quand vous dites que vous voulez plutôt bloquer les prix autour de 1 ,80 et baisser les taxes... Je n'ai pas dit. Ah non, vous n'avez pas dit ça ? Vous n'avez pas dit que vous vouliez baisser les taxes ? Parce que j'ai dit que je voulais bloquer les prix. Ah, en 2022, vous dites qu'il faut bloquer le prix du carburant à 1 ,80 €. Vous avez changé aussi ? Absolument. D'accord. Donc, vous ne voulez plus bloquer les prix par coups ? Vous disiez tout à l'heure, on baisse les taxes et on sublime la CE. Baisser les taxes, c'est très intéressant. Je sais, mais vous vouliez bloquer les prix en 2022 donc j'aime à date à votre discours vous avez changé là dessus aussi très bien sur la question des taxes les taxes ça touche tout
le monde donc vous aidez tout le monde de manière absolument plane les riches les pauvres quand vous regardez dans les communes rurales ils ont un budget carburant deux fois plus élevé à un automobiliste urbain vous baissez les taxes tout le monde pareil quel est l'intérêt de cette mesure baisser les taxes je pense que nous sommes le pays le plus imposé du monde et que donc je souhaite une grande politique de baisse d'impôts global je souhaite et sarah knaffo dans son livre le casse du siècle explicite fort bien je souhaite la suppression de la La CSG activité, ça c'est pour le salaire. Je souhaite la suppression des impôts de production et je souhaite la suppression des droits de succession. Mais vous êtes pour des finances publiques équilibrées ? Évidemment. Alors comment on fait ?
On baisse les dépenses ? Toutes les dépenses. C'est votre liste. C'est ma liste de courses. Ce sont les seules notes que vous avez ce soir, je le précise pour les téléspectateurs. Les seules notes, ce sont les baisses de dépenses. Allez-y. Si vous voulez, comprenez qu'il y a toute une liste, je m'en souviens. mais je veux pas dire de bêtises allez-y, allez-y enfin pas tout non mais dites-moi les 5 premières par exemple les 5 premières dans l'ordre au hasard réserver les prestations non contributives aux français. Je vous ai dit tout à l'heure que 15 à 20 milliards. Supprimer l'aide publique au développement et l'agence française de développement, 14 milliards. Ramener notre contribution au budget européen. On en parlera tout à l'heure si ça vous intéresse.
C'est C'est de subventionner les énergies renouvelables intermittentes. 8 milliards. Mettre fin à la politique de la ville. 8 milliards par an depuis 40 ans. Donc 8 milliards. Je continue. Supprimer l'ANA et ma prime Renov. 6 milliards.
Limiter le RSA, je vous l'ai dit tout à l'heure, sans contrepartie à 3 ans. 4 milliards 8. Supprimer la mise de relations de France Travail. 4 milliards. Je continue. Je peux... Voilà. Donc le modèle que vous proposez, et c'est ce que propose Sarah Knafo ? En fait, le livre de Sarah Knafo, c'est votre programme économique, si je comprends bien. C'est la matrice de mon programme économique. Vous savez, nous, on travaille ensemble et on est cohérents. Enfin, on essaye. Le modèle proposé, c'est un modèle profondément individualiste. C'est-à-dire que vous ne voyez plus de collectif. Sur la feuille de pegue, on vous vole votre argent, l'État vous le prend. C'est la démonstration de Sarah Knafo. C'est assez efficace dans son Ce que vous proposez, c'est désormais chacun pour soi.
Nous n'avons pas de collectif, nous n'avons pas à financer la dépense sociale ensemble, ni notre modèle, ni l'hôpital. Chacun se débrouille. Est-ce que c'est bien ça le fond de votre pensée économique ? Madame, est-ce que vous considérez qu'en 1980, chacun se débrouille ? Moi, j'y ai vécu. En 1980, j'avais 20 ans. J'avais pas cette impression-là. J'allais à l'hôpital, j'étais bien soignée. Ma mère, qui était diabétique, était fort bien soignée. Mon école fonctionnait remarquablement. Il n'y avait pas les 35 heures ni la retraite à 60 ans ? Absolument, je ne vous le fais pas dire. Deux erreurs majeures de la gauche. Mais il n'y avait pas la même espérance de vie qu'aujourd aujourd'hui. Vous avez tout à fait raison, mais parce que c'est les progrès de la médecine.
Ah oui ? Justement, justement, donc je continue. Non, mais ça n'a aucun rapport. Ce que je veux dire par là, c'est que c'était solidaire. Vous comparez un monde qui n'a rien d'avoir. Il faut financer les progrès de la médecine. Non, pas du tout. C'était une société solidaire. Ce que je veux dire, c'est C'est que vous ne m'avez pas laissé finir. A l'époque, la dépense publique ne dépassait pas 50 % du PIB. Vous voyez que ça marchait très bien. Je veux simplement ramener de 57 % à à 50 %, ce n'est pas la jungle, les prélèvements obligatoires en Suisse sont à 27 %. On est à 47 %. Est-ce que vous considérez que la La Suisse est une jungle individualiste. Le gros morceau, c'est les retraites. C'est le premier poste de dépense en France, 427 milliards.
Vous ne m'avez pas cité les retraites parmi vos 5 postes d'économie. Qu'est-ce que vous faites sur les retraites ? Ce n'est pas le plus gros La dépense publique est à 1750 milliards, l'État. Les dépenses sociales sont à 800 milliards. Le budget de l'État est à 600-660 milliards. Dans ces 800 milliards, il y a 400 milliards de retraites. Vous voyez bien qu'il y a tout le reste. Donc ne me dites pas qu'on va s'en prendre qu'aux retraites. Premièrement. – Donc vous ne touchez pas aux retraites ? – Je n'ai pas dit ça. Je dis simplement que contrairement à la doxa macronienne qui tourne en boucle dans les médias, les retraites ne sont pas l'alpha et l'oméga des dépenses. – Non mais c'est la plus grosse dépense, ça c'est factuel.
– C'est juste que vous voyez, la ME c'est un milliard On n'a pas dit que c'était la majorité, on dit que c'est la plus grosse dépense, ça c'est factuel. 25 % de la population qui est retraitée. Vous savez que les retraites, vous le savez aussi bien que moi, la moitié des retraités touchent moins de 1 400 euros par mois. 92 % des retraités touchent moins de 3 000. Est-ce qu'il faut travailler plus ? Oui, il faut travailler plus. Donc là vous n'êtes absolument pas d'accord avec Marine Le Pen là-dessus. Est-ce que vous dites aux électeurs de Marine Le Pen que là il y a un problème d'équations économiques et qu'ils se font rouler je leur dis ça depuis des années et je continuerai de leur dire vous dites 64 ans jeudi 64 voire ce n'est pas changé là dessus non j'ai pas changé au contraire
Je pense qu'il faut travailler plus et je vais vous dire, c'est même pas pour les retraites parce que les retraites comme l'explique très bien Sarah Knafo en vérité, le système par répartition est mort et condamné parce qu'il n'y a pas assez d'enfants et le Le système est mort. Et comme en plus, c'est un système qui est pervers parce qu'on met de l'argent sans avoir de rémunération au nom de la solidarité. Donc je suis pour la capitalisation. Mais Mais malheureusement... Il faudra cotiser deux fois, pour une génération. Non, vous avez raison. C'est pour ça que ça va prendre 20 ans. Toujours dire qu'il paye, c'est important. Vous avez raison. C'est pour ça que ça va prendre 20 ans. Ça ne va pas se faire comme ça, d'un claquement de doit.
La vérité, c'est que moi, je me souviens des débats dans les années 80 autour de la capitalisation. C'était à ce moment-là qu'il fallait faire la capitalisation. Et une fois de plus, la gauche a intimidé la droite. La droite LR, la droite à l époque chiracienne, qui s'est soumis à la gauche. Il fallait faire les fonds de pension et la capitalisation en 1986, quand Jacques Chirac... Donc vous, président, demain, vous mettez en place la capitalisation et vous dites à la génération d'actifs qui travaillent aujourd'hui, double cotisation ? Non, non, non. Parce qu'évidemment, vous avez raison, c'est inadmissible. Ils payent déjà des sommes astronomiques. Astronomique. Vous avez tout à fait raison. Ce que je dis, c'est qu'on va progressivement
mettre de la capitalisation et on va progressivement sortir du système de répartition. Mais je reconnais que ça va prendre très longtemps. Je ne dis pas, je n'ai pas de baguette magique. Merci Laure. Merci Laure Closier. On va poursuivre Éric Zemmour se face à BFM dans une seconde. Une toute petite pause. Dans un instant, les questions internationales avec Marc Fauvel. Les questions plus politiques, notamment sur votre possible candidature, possible, probable. On verra ça avec Marie Chantray. Et puis à 22h50, je vous le rappelle, 22h50, le débat, vous l'avez accepté Éric Zemmour. Jean-François Copé, à tout de suite. On est en direct sur BFM TV.
Sous Sous-titrage Société Radio A déclaration tied with love. On est de retour en direct sur le plateau 2. Face à BFM, ce soir, vous le voyez, moment important de ce début de campagne électorale. Éric Zemmour est face à BFM, ce soir, face aux journalistes de la rédaction. Je vous le redis, c'est important, tout à l'heure, 22h50, le débat Éric Zemmour face à Jean-François Copé, maire de Meaux, ancien patron de l'UMP, ancien ministre du budget. Je le disais tout à l'heure, vous n'êtes à peu près d'accord sur rien et vous avez accepté tous les deux de débattre. 22h50, donc dans Dans un instant, ce seront les questions très politiques avec la chef du service politique Marie Chantret. Mais d'abord, les questions internationales. Vous êtes ce soir face à Marc Fauvel.
Marc, bonsoir Exemmour. Bonsoir. Moi j'ai envie de savoir quel chef d'Etat vous seriez à l'étranger si vous êtes élu. Quel chef des armées aussi vous seriez si les Français vous vous choisissent. Est-ce que vous continueriez par exemple à aider l'Ukraine ? D'abord, pour vous situer aujourd'hui à l'échelle de la planète, je voudrais vous montrer trois photos. Simplement, elles vont apparaître derrière vous. Trois hommes, trois présidents. Vous les reconnaissez évidemment. Donald Trump élu, réélu président des Etats-Unis. Vladimir Poutine qui règne sur la Russie depuis un quart de siècle maintenant. Et à droite, un homme qu'on connaît un peu moins, qui s'appelle Nayib Bukele. Je suppose que vous le connaissez. C'est le président ultra autoritaire du Salvador.
L'homme qui a mis quasiment 100 000 personnes en prison dans un pays de 7 millions d'habitants pour lutter contre la criminalité et contre les gangs. Il se surnomme lui-même le dictateur le plus cool du monde. De qui vous vous sentez le plus proche aujourd'hui je me sens proche de moi non mais je veux dire je vais pas jouer à ce petit jeu
je continue de si vous voulez vous dites qu'il a mis 100 mille personnes en prison 80 mille pour être Et il a bien fait. Il a réglé, son pays était un des plus dangereux du monde. C'est devenu un des plus sûrs. Moi, je suis tout à fait favorable à créer 100 000 places de prison et très très vite, et à mettre beaucoup de gens en prison. Donc il a tout à fait bien fait. Maintenant le reste, je ne connais pas sa manière de gouverner, etc. – Extrêmement critiqué par les ONG. – Très bien. – Il y a un modèle… – Trump c'est la même chose sur le domaine intérieure. Les deux grands axes de sa politique intérieure, c'est la lutte contre l'immigration et la remigration, puisqu'il renvoie à des centaines de milliers, et la lutte contre le wokisme dans les universités, les entreprises,
etc., je suis tout à fait d'accord avec ça. Maintenant, dans sa politique étrangère, on va en parler, il a subi des échecs.
Poutine, si vous voulez, c'est un Russe ? Oui, ça, on est d D'accord. Mais je veux dire par là, vous savez, j'ai passé mon été d'abord à relire Guerre et Paix de Tolstoy. Puis ensuite, j'ai lu Vassily Axilov, je ne sais pas si vous connaissez, qui est moins connu évidemment, qui a écrit une saga soviétique ça c'est si vous voulez le guerre et paix mais entre 1925 et 1950 quoi voilà ce stalin est bon ben voilà c'est des gens particuliers quoi si vous voulez c'est des gens durs c'est des gens impitoyables c'est à la fois des gens romantiques c'est un peu fou c'est on ne comprend pas vraiment ce qu'ils font moi j'ai une tendresse pour la littérature
russe je vous avais dire j une tendresse pour vladimir poutine on vous a reproché régulièrement justement une forme d'indulgence voire d'admiration pour vladimir poutine est ce que c'est le cas est Est-ce que vous admirez cet homme ? Écoutez, moi je vais vous dire. Franchement, je n'admire pas de vivant. Vous aviez dit « Je rêve d'un petit français ». Non, oui, mais c'était il y a 15 ans. Non, c'était en 2018. Non. 2018
de la Crimée, quatre ans après., on ne va pas parler de la Crimée, c'est très particulier.,
je disais cela parce qu'il avait redressé son pays après la la catastrophe des années Yeltsin. C'est un fait. Maintenant, évidemment que ce n'est pas un démocrate social-démocrate. Je n'ai pas d'admiration pour Poutine. J'ai des admirations pour les grands mort. J'ai des admirations pour Napoléon, j'ai des admirations pour Châteaubriant, j'ai des admirations pour Pascal, pour le général de Gaulle, pour Richelieu, pas pour des gens vivants. Je suis désolé de vous le dire, mais c'est comme ça.
Donc voilà, maintenant Maintenant, Poutine, il est russe et la Russie, elle est en Europe, en tout cas à la moitié du pays. Et Poutine, il est à la tête de la Russie. Donc on fait avec. Quand on est chef d'État, on fait avec tout le monde. De Gaulle nous a appris ça. On fait avec ceux qui sont Vous faites partie Eric Zemmour de ceux qui se sont trompés en disant qu'il n'attaquera pas l'Ukraine. Vous n'êtes pas le seul. Jean-Luc Mélenchon s'est trompé aussi, d'autres se sont trompés et vous vous êtes Emmanuel Macron, les services secrets français. Mais Emmanuel Macron n'est pas candidat aujourd'hui. Oui mais il est président de la République, c'est plus grave de sa part. Les services secrets français, c'est plus grave que moi, même Zelensky disait qu'il n'attaquerait pas.
Mais je suis d'accord, je me suis trompé, vous avez raison. Vous faites un mais à coup le pas là-dessus, vous dites... Oui je me suis trompé, il a attaqué. Oui oui, mais vous dites, j'ai fait preuve d'un peu de naïveté, il est plus dangereux encore que je ne le croyais, Vladimir Poutine ? Je ne dirais pas ça en termes de danger, je dirais que j j'avais sous-estimé, mais je vous dis encore une fois tout le monde l'avait fait. Beaucoup de monde ? Sa capacité à passer à l'acte. Bon maintenant voilà c'est comme ça on peut se tromper. Imaginons, Éric Zemmour, vous arrivez à l'Élysée dans sept mois, sept mois et demi, le soir de la victoire, on vient vous voir en disant « il y a Poutine au téléphone ». Je ne sais pas comment on annonce ça au nouveau président.
Vous faites quoi ? Vous le prenez ou pas Oui. Vous lui dites quoi ? Je lui dis qu'il faut faire la paix. Et il dit non ? Il dit non ? Oui, je suis d'accord. Maxime va faire Vladimir Poutine, je vous propose. Non mais je vais vous Je vais vous dire, j'ai regretté, et je pense qu'il a eu tort, qu'il dise non à Donald Trump. Je pense que l'intuition de Donald Trump était la bonne, qu'il fallait faire la paix. Vous savez, on a, je crois, 500 100 000, 600 000 morts, avec les disparus et les blessés. Ça fait 2 millions de personnes en Europe, avec des Européens, des frères slaves, avec des gens, on parlait de démographie tout à l'heure, qui non plus ne font plus beaucoup d'enfants. Il faut arrêter, il faut arrêter cette catastrophe. Il faut la paix, mais vous avez raison.
Vous avez raison et Maxime Sarkozyk a raison, Vladimir Poutine, il dira non. C'est sa responsabilité historique. Je pense qu'il a tort parce qu'il ne gagnera pas la guerre comme d'ailleurs l'Ukraine ne gagnera pas la guerre. Et donc ? Et donc ça peut s'enliser. Vous savez, je crois que c'est Obama qui disait « Ce n'est pas parce qu'on a le plus gros marteau que tous les problèmes sont des clous ». Il y a des problèmes qui ne se résolvent jamais. Israël et les pays arabes sont en guerre depuis 70 ans. Est-ce qu'il faut comprendre dans vos propos, Éric Zemmour, que vous dites « Chacun devra faire des concessions, y compris les Ukrainiens ? » Oui, je pense que pour faire la paix, il faut faire des concessions. « Des concessions territoriales ? » Après c'est à eux de négocier.
Moi je pense, si vous voulez, que ce qu'a fait Trump, je pense que la France peut essayer. Je ne dis pas que « peut essayer de le refaire. Pourquoi ? Parce que nous sommes d'une part les alliés de l'Ukraine, nous l'aidons, et que par ailleurs, je disais tout à l'heure mon admiration pour la littérature russe. Nous avons des relations avec la Russie depuis des siècles, nous avons été alliés très souvent, et nous avons été... Vous savez, je lisais cet été une partie de la correspondance de Flaubert, il est très ami par exemple avec Tourguenyev, qui vient à Paris, qui est le plus grand romancier russe avant Tolstoy et Dostoevsky. Donc vous voyez, il y a des relations intimes depuis un siècle et demi. Donc je pense que le président de la République française, Chirac,
était très ami avec Poutine. Je pense que le président de la République française a une certaine aura pour essayer. Encore une fois, je ne dis pas que ça va réussir. Je pense d'ailleurs qu'Emmanuel Macron, vous vous en souvenez, a essayé lui aussi. Il a invité Poutine ? Absolument, il a invité Poutine et même après le début de la guerre, il a essayé de faire un accord de paix. Je pense que le problème... Pardonnez-moi, ce n'est pas du tout de la prétention, mais je pense que le problème, c'est C'est Macron. Je pense que son inconstance, son manque de sérieux parfois, a découragé tous les autres hommes d'État. Et vous voyez comment il est traité. Il est traité par tout le monde vraiment de façon assez dédaigneuse.
Vous pourriez vous dire que Trump n'a pas mieux réussi ? Ah oui, vous avez raison. Plusieurs partis, Éric Zemmour propose aujourd'hui de réduire, voire de supprimer l'aide française à l'Ukraine. C'est le cas du Rassemblement national, même si je dois dire qu'il y a un petit doute. Louis Alliot avait dit sur ce plateau « On coupe le robinet ». Et depuis, personnellement, j'ai un peu de mal à suivre la position du RNHC, mais il y a un homme qui a une C'est pas le seul sujet, d'ailleurs, sur lequel on a du mal à suivre leur position. Mais il y a un homme qui lui est beaucoup plus clair là-dessus et ça nous a un peu plus surpris ces derniers jours. Il l'a dit sur BFM TV, c'est Fabien Roussel, le candidat des communistes. Regardez. Il faut aujourd'hui mettre un stop sur l'économie de guerre,
mettre un stop sur le surarmement de la France. Je préfère qu'on investisse dans les hôpitaux et les écoles pour nos agriculteurs plutôt que de construire des bombes, mettre un stop à l'économie de guerre. Je ne pensais pas poser cette question une fois dans ma vie, mais est-ce que vous avez un point d'accord avec Fabien Roussel ? Non. Vous continuez les aides à l'Ukraine ? Pardonnez-moi, il ne parle pas là de l'aide à l Ukraine, si j'ai bien compris, il parle de l'effort de guerre de la France, de défense de la France. Et là vous me demandez si je suis d'accord, je ne suis absolument pas d'accord. Je suis au contraire, nous avons désarmé depuis 30 ans. Nous avons désarmé depuis 30 ans. Nous avons désarmé depuis 30 ans. De façon folle, de façon follement imprudente.
Quoi qu'il arrive, je ne parle ni de la Russie, ni des autres, ni rien. Je parle de l'effort de guerre français. Budget doublé sous Emmanuel Macron. Exactement. Oui, il a enfin fait ce qu'on aurait dû faire depuis des années. Donc il faut continuer, il faut continuer à se réarmer. Nous avons un devoir de puissance, c'est ce que je disais déjà pendant la campagne présidentielle. Je disais à l'époque, nous avons une armée excellente mais elle est échantillonnaire je pense qu'aujourd'hui tout le monde dit cela et qu'il faut absolument renforcer notre armée mais dans votre liste on n'a pas eu toute la liste tout à l'heure il n'y a pas de baisse de défense militaire et d'aide à l'ukraine je pouvais la reprendre ma liste vous avez raison elle n'est
pas dans ma liste maintenant si vous voulez je pense que nous allons être contraints par nos problèmes budgétaires. Nous avons d'énormes problèmes budgétaires. Nous sommes au bord d'une crise financière très grave. Vous ne répondez pas à ma question ? Est-ce que vous arrêtez ? Je ne suis pas sûr que ce soit dans ma liste. Non, ce n'est pas dans ma liste. Vous l'avez dit, elle n'est pas dans Non, mais ce n'est pas dans votre liste. D'accord. Vous l'ai dit. Non, en revanche... Il n'y a pas de liste secrète, de liste cachée ? Il faut se poser la question globalement et je pense qu'il faut absolument arriver à favoriser la paix pour toutes les raisons que je vous ai dit y compris des raies des raisons budgétaires financières en plus soyons une minute cynique
et pensons à notre industrie de défense, nous sommes en train quand même de forger et de permettre à l'Ukraine de se forger une industrie de défense qui un jour concurrencera notre industrie de défense. C'est pas rien quand même, ils sont très inventifs ils sont très créatifs ils sont très courageux et ils sont en train de avec les drones et avec d'autres armes de créer ils sont très en première ligne aussi oui c'est ce que j'allais vous dire ça il meurt pour l'un des dépendance de leur pays et ça, ça mérite le respect. Et pour la nôtre aussi ? Je ne dirais pas cela. Vous ne pensez pas qu'après l'Ukraine, il y a la Pologne, il y a les Pays-Baltes ? J'entends beaucoup ça. Vous savez, ça fait cinq ans qu'il n'a pas réussi,
Poutine, à prendre le Donbass. De là à prendre Paris, ça va être dur. Je ne pense pas que l'on ne s'en sait jamais, puisque je me suis trompé pour l'ukraine donc je ne peux se tromper plusieurs fois en attendant vladimir poutine on le sait multiplie les provocations continuent de tester l'europe je vous cite simplement les trois derniers faits majeurs cette attaque sur un train il y a quelques jours en Ukraine à deux kilomètres de la frontière polonaise, Pologne qui est membre de l'Union Européenne et de l'OTAN. Cette frégate russe qui, il y a trois jours, a tiré des fusées éclairantes sur un hélicoptère danois sans le toucher, bien sûr, et ses explosifs retrouvés l'été dernier à l'aéroport de Leipzig en Allemagne. Est-ce qu'il faut y répondre à chaque fois ?
Vous, président, je vous pose une question très simple. Si un de ces drones devait toucher un pays allié, si le drone était tombé du côté polonais de la frontière, qu'est-ce que vous auriez fait Je pense que j'aurais fait comme ils ont tous fait, c'est-à-dire ne pas réagir. Je pense que nous sommes dans une situation... Ne pas réagir. Clausewitz nous a appris. Vous savez, la Russie est une puissance nucléaire. Nous aussi. Ça demande un certain doigté. Deuxièmement, Clausewitz nous a appris que la guerre c'était la montée aux extrêmes. C'est pour ça qu'il faut aussi arrêter cette guerre. Parce qu'on ne sait pas où ça va s'arrêter. La guerre c'est la montée aux extrêmes. Donc là, ils se testent les uns les autres. Vous avez cité les provocations russes, vous avez tout à fait raison.
Vous auriez pu citer aussi le fait que les Ukrainiens bombardent désormais les raffineries russes, pour pourrir la vie économique russe et que les Russes, en retour, font la même chose avec l'Ukraine. C'est pour ça que je vous dis qu'il faut interrompre ce cycle terrible. En ne faisant rien – Non, si, en allant essayer de favoriser une négociation entre l'Ukraine et la Russie. – Je voudrais vous entendre sur un sujet dont on parle assez peu qui s'appelle la dissuasion nucléaire avancée. Depuis quelques que moi, la France a proposé aux pays européens volontaires de profiter de son parapluie nucléaire. La France possède l'arme nucléaire, le Royaume-Uni aussi. Il y a 10 pays aujourd'hui qui ont accepté de rejoindre cette alliance.
Je précise que le go final d'une éventuelle utilisation de l'arme atomique française restera entre les mains de la France et uniquement de la France, en l'occurrence du président de la République. Vous avez tout à fait raison de préciser cela, c'est le plus important. Vous continuez là-dessus ? Absolument. Si vous arrivez à l'Elysée ou pas Vous partagez le parapluie nucléaire français ou pas ? Vous voyez, vous employez des mauvais mots. Non, vous avez dit vous-même que l'ultime décision est au président de la République française. Donc on ne partage pas. On protège. Ce n'est pas la même chose. Mais vous le faites, vous le gardez. Oui, je pense que c'était... J'ai lu beaucoup de choses là-dessus, de la part du général de Gaulle, de la part... J'étais persuadé que vous alliez me dire non.
Moi, j'étais persuadé que vous alliez me dire de Gaulle... Ah Mais vous avez tort. Mais ce n'était pas fait pour être partagé. Ah, vous avez tort. Parce que c'est pas... Le mot partager, pardonnez-moi, j'insiste parce que les mots ont une importance. C'est la dissuasion nucléaire avancée. Mais oui, ce n'est pas la même chose, vous comprenez. Ça veut dire... Et le général de Gaulle le pensait, le Georges Compidou le pensait, ça veut dire que l'arme atomique doit défendre nos intérêts. Mais de Gaulle lui-même disait, si les Russes, à l'époque c'était l'URSS, c'était autre chose, c'était des communistes, rentrent en Allemagne, évidemment qu'on est qu'on est concerné. Et d'ailleurs, je vais vous dire, j'ai lu un livre tout à fait passionnant écrit par Henry Kissinger
sur les relations avec les grands dirigeants. Et il Il raconte les discussions qu'il a eues avec le chancelier Adénawer et le général de Gaulle. Le chancelier Adénawer et le général de Gaulle partageaient la même conviction que les Américains, jamais, ne prendraient le risque de risquer, pardon, cette répétition New York ou Washington pour Berlin ou Paris. Et que donc il fallait que la France ait là, parce que l'Allemagne n'en était pas question évidemment après la Seconde Guerre mondiale, que la France ait l l'arme atomique, pour éventuellement dissuader l'Union soviétique. Donc vous voyez, c'est une vieille histoire.
Et dans l'esprit de la discussion et du traité entre Adenauer et De Gaulle, c'est justement que le général De Gaulle protège l'Allemagne de sa puissance nucléaire. Et la vérité, c'est que ce sont les Américains, avec l'aide de Jean Monnet et des députés allemands, qui ont sapé le travail de De Gaulle et d'Adenauer. Adenauer, d'ailleurs, s'est fait dégager quelques mois plus tard et remplacé par le chancelier Erhardt, parce que les Américains, à l'époque, ne voulaient absolument pas partager, pour le coup, la capacité à protéger. Parce que qui protège, dirige. Parce que qui protège, dirige, domine et surtout se fait acheter des armes.
Parce que moi, je veux bien, je le répète, je pense que c'est dans l'esprit réel du général de Gaulle et de Georges Kompidou. Mais à condition qu'ils nous achètent des armes à nous. Exactement. Comme ils font aux Américains. J'ai raccourci votre propos parce que je voulais vous interroger aussi, si vous le permettez, Eric Zemmour, sur ce qui se passe en Allemagne. Il y a quelques jours, la victoire du parti d'extrême droite AFD dans une élection régionale en Saxe. A ma connaissance, vous êtes le seul parti à reconquêter, en France, à vous être félicité de cette victoire. Sarah Knafo, qui est votre députée européenne au Parlement européen, siège d'ailleurs à Strasbourg et à Bruxelles avec l'AFD. Contrairement au Rassemblement national, qui a coupé les liens en 2024 après les propos.
Mais je ne voudrais pas revenir là-dessus. Non, non, vous avez raison, mais je pense à M. Tanguy qui dit qu'il était effrayé, etc. Je voudrais vous montrer trois propositions de vos alliés de l'AFD aujourd'hui, c'est dans leur programme, c'est écrit noir sur blanc. Première proposition dans le programme de l'AFD aujourd'hui, révision des programmes scolaires pour lutter, je cite, contre le masochisme national et mettre fin à la culture de la La repentance. Deuxième proposition de l'AFD, lutte contre les déviances sexuelles et les modes de vie non reproductifs. On a mis des guillemets. Et enfin, mise en place d'une force spéciale dédiée aux expulsions. Qu'est-ce que vous vous reprenez là-dedans
– Écoutez, la force spéciale, on n'en a pas besoin. Nous, on a une police qui est très compétente. C'était déjà la discussion avec la fameuse police spéciale américaine. On n'a pas besoin de ça. Les deux autres ? Je ne lutte pas contre les déviances sexuelles, ce n'est pas mon vocabulaire. En revanche, je supprime la pseudo-éducation sexuelle qui n'est que de la propagande. Mais il n'y a pas de déviance sexuelle ? Ce n'est pas un terme que vous utilisez ? Vous savez, moi, je ne suis pas un moralisateur. Pardonnez-moi, je vous déçois peut-être, mais vous savez, moi, je suis surpris par vos réponses. Je suis quelqu'un qui ait vécu ma jeunesse dans les années 70. Donc, je ne suis pas un moralisateur. D'abord, je n'ai pas à faire la morale aux autres.
Qui suis-je pour cela ? Franchement, je ne suis ni un saint et personne ici ne l Voilà. Par ailleurs, pour l'histoire, je pense effectivement que... Et en France aussi, il est normal d'apprendre aux enfants, surtout les enfants. Parce qu'après, je pense qu'adolescents, on peut apprendre une critique de l'histoire de France. Mais il est normal d'apprendre ce qu'on appelait jadis le roman national, c'est-à-dire les gloires de la France. Apprendre à aimer l'histoire de ce pays. Ça nous ramène d'ailleurs à la discussion de tout à l'heure. Merci Marc Fauvel. Dans un instant, ce sera le débat avec Jean-François Copé. Jean-François Copé face à Éric Zemmour dans ce « Face à BFM ». Mais d'abord, c'est Marie Chantret qui arrive, la chef du service politique de BFM TV.
Marie, pour les questions très politiques ce soir. Absolument. Bonsoir.
Je suis candidat. Qu'est-ce qui pourrait faire que vous ne soyez pas peut-être candidat à cette élection présidentielle ? Je ne sais pas moi, que je me fasse renverser par un camion quand je sors, tirer, des choses comme ça. Donc Votre décision est prise. Si vous voulez, vous savez très bien, vous avez reçu M. Hollande il y a deux jours je crois, c'est un peu la même chose, c'est-à-dire qu'il y a un processus de préparation. J'ai connu ça en 2021. Mais en 2021, je faisais cela un peu, j'allais dire naïvement. C'est-à-dire que j'hésitais vraiment, vous comprenez, à me présenter. Naïvement et peut-être pas assez préparé ? Vous avez tout à fait raison. Je suis d'accord avec vous. Vous savez, on a fait ça dans le mouvement. On a fait ça...
La ferveur populaire était telle que ça m'a déterminé, ça m'a décidé à sortir de mes craintes, de mes appréhensions, de mon confort, etc. Et aussi, la détermination que j'avais à... C'est la discussion qu'on a eue tout à l'heure, à sauver notre pays de ce grand remplacement que je déterminais tout à l'heure. Et donc, je suis allé. Mais on a fait tout dans le désordre, en En fait, on n'avait pas de parti politique, on n'avait pas les parrainages des élus et on n'avait pas de programme. Donc, on a fait ça, tout ça dans le mouvement. Là vous dites ? Aujourd'hui, là jeudi, je fais ça dans l'ordre. C'est plus clair ? Ben oui, on a un partie, structurée, avec 80 000 militants, avec des délégués départements dans chacun des départements français. On a travaillé sur le programme.
Depuis un an et demi, j'ai réuni des des comités, et là, avec Sarah Knafo, on a travaillé sur les arbitrages, etc. On va revenir sur la manière dont vous travaillez juste. Et les parrainages, on travaille aussi depuis un an. C'est pour ça que je vous dis qu'on fait ça dans l'ordre. Dans l'ordre. J'ai envie de vous poser cette question, est-ce que vous en avez vraiment envie ? Parce qu'encore une fois, cette émission a démarré depuis un peu plus d'une heure et demie. Par vos propos ce soir, par vos démonstrations que j'entends, clivant. Certains diront aussi outrancier. Est-ce que ce sera vous ? Vous parliez de ferveur il y a 5 ans. La ferveur autour de vous. L'essayiste, le journaliste, le polémiste. Aujourd'hui ?
Le candidat aussi, puisque M. Switek rappelait que j'étais monté dans les sondages à 18-19%. Absolument. Mais ça c'était avant que vous ne vous déclariez. Est-ce que cette ferveur autour de vous ? Non, même après. Même après. Même autour d'Éric Zemmour est la même. Et suivez mon regard, le phénomène Sarah Knafo, aujourd'hui, est dans tous les esprits. Est-ce qu'entre vous et elle, une décision, un pacte a été cédé et ce sera vous et pas elle ? D'abord, j'ai déjà dit ça, mais je pense que les journalistes ne l'écoutent pas assez. Parce qu'elle dit depuis maintenant six mois qu'on l'interroge, à chaque fois qu'on l'interroge. Éric Zemmour est... Pardonnez-moi de parler de moi,
je ne me prends pas pour le général de Gaulle. Éric Zemmour est le candidat naturel de reconquête et je souhaite qu'il fût candidat. Je souhaite qu'il soit candidat, pardon. On ne peut pas te dire plus. Deuxièmement,
vous ne mettrez pas de rivalité, de concurrence, comme on a essayé de faire beaucoup de journalistes et certains de nos amis d'autres partis, entre elle et moi. Je suis absolument admiratif de son travail. Le livre qu'elle a écrit publié à un succès inouï et mérité plus de 100 000 ventes en effet appelé à 120 mille déjà 120 130 mille bientôt à la fin de la semaine elle sera avec le cas du siet mais de ce point de vue là ne ferait-elle peut-être pas une meilleure candidate que vous ? Est-ce que c'est une question ? On a envie de savoir ce soir, à ce moment, l'émission. Pourquoi essayez-vous de nous opposer ? Sans vous opposer, mais de prendre le fait Nous ferons campagne évidemment ensemble.
Nous sommes sans doute, pour reprendre un terme que vous avez déjà entendu, le tandem le plus cohérent de la campagne présidentielle. Chez nous, il n'y a pas de règlement de compte et il n'y a pas de lignes dont l'une doit être exterminée et éradiquée. Nous sommes très cohérents, nous sommes très complémentaires. Vous faites référence celui de Marine Le Pen et Jordan Bardella. On y viendra dans quelques instants. Un tandem donc vous à l'Elysée, elle à Matignon. C'est un ticket que vous présentez et que vous pourrez présenter prochainement ? D'abord je ne distribue pas les places. Je n'aime pas cette méthode. Je vous avoue franchement que ça me choque. On ne distribue pas les places avant
de vos électeurs. En plus ce n'est pas vrai. Parce que le choix du Premier ministre, pardonnez-moi, j'ai été journaliste politique longtemps, le choix du Premier ministre se fait en fonction du second tour. J'ai bien observé ce que faisait François Mitterrand, j'ai bien observé ce que faisait Jacques Chirac. Donc de votre point de vue, ça serait malhonnête peut-être ? Ça ne serait pas malhonnête, ça serait prétention. De dire ? Je dis simplement qu'évidemment, Sarah Knafo aura un rôle éminent. Vous avez vu comment on se répartit les tâches, si j'ose dire. C'est-à-dire que moi, même si je m'intéresse à l'économie beaucoup plus que ça revienne le Je crois, vous voyez bien que je suis là pour défendre la civilisation française, européenne.
C'est l'enjeu de ma vie et l'enjeu de mon engagement politique et que Sarah Knafo Elle est une spécialiste des chiffres, des finances, des dépenses, des recettes, des économies, des baisses d'impôts et que ça va devenir absolument décisif au moment où la France, par la faute de l'impéritie d'Emmanuel Macron et de ses ministres, a conduit la France dans un gouffre financier dont on ne pourrait peut-être pas sortir vous voyez donc c'est pas rien comme comme comme cohérence et en plus nous sommes madame m'a tout à fait fait remarquer que j'avais changé d'avis pour un ou deux vous avez tout à fait
Tout simplement parce que Sarah a fait évoluer ma réflexion là-dessus, je n'ai pas honte de le dire, sur l'économie, sur la cohérence d'un raisonnement, d d'une philosophie économique, je n'ai pas honte de dire que j'avais moi des réflexes anciens et qu'elle m'a fait évoluer là-dessus. Eric Zemmour, des propos que vous avez tenus il y a plus de 20 ans maintenant, mais qui vous ont longtemps collé à la peau et pour certains d'ailleurs de vos adversaires continuent de vous coller à la peau. C'était d'ailleurs sur BFM, je le disais, vous parliez des femmes. Vous parliez des A propos des femmes, justement,
vous disiez qu'elles n'extriment pas le pouvoir, elles ne l'incarnent pas, c'est comme ça. Le pouvoir s'évapore dès qu'elle arrive. Ce sera vous et pas Sarah Knafo parce que Sarah Knafo est une femme Est-ce que ça a fait partie de votre réflexion et avec laquelle vous vous êtes ouvert avec elle ? C'est amusant parce que, vous savez, il y a cinq ans, vous avez raison, on me sortait tout le temps cette phrase qu'il faudrait remettre dans son contexte, dans ce que j'ai dit dans ce que j'ai écrit. J'ai écrit un livre il y a 20 ans qui s'appelait Le premier sexe et qui expliquait qu'il était une condamnation et je ne le regrette pas du tout, de l'indifférenciation sexuelle. C'était ça mon mon objet est ma cible, et j'avais tout à fait raison. Pour être très honnête, c'est vrai que cette phrase,
pas sortie de son contexte, mais qui s'inscrit dans une réflexion, en effet, un peu plus argumentée. Mais vous entendez que ces C'est le propos à l'époque qui a vigné et continue d'a vigné. Oui, mais parce que, évidemment, vous savez, quand on coupe une phrase comme ça, on peut toujours choquer avec n'importe quelle phrase. Mais passons. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a cinq ans, on me reprochait, avec cette phrase et d'autres phrases, d'être misogyne, d'être un horrible misogyne. Et aujourd'hui, on ne me fait... On ne sait absolument aucun gré de justement d'avoir
poussé, inciter, encourager une jeune femme très brillante que je trouve très brillante et d'être mise dans la lumière parce qu'elle le mérite et parce que c'est sans doute la meilleure de sa génération. Ça, on s'en moque et on me traite toujours d'affreux misogynes. Et même pire, on me dit « Oh là là, quel imbécile ! » Il va se faire supplanter par une femme, c'est bien fait pour lui. Et vous n'allez pas vous faire supplanter. Il n'y a pas d'enjeu. Elle n'a jamais voulu me supplanter. La question ne s'est jamais posée. On en discute, on discute de tout. Ah bah donc ça s'est posé Non, on discute de tout.
Évidemment, quand on lit un papier par jour qui dit « Éric Zemmour, ce bonnet, ne comprend pas que Sarah Knafo l'intrigante, parce que c'est dans tous les papiers, ces poncifs misogynes pour le coup. Mais qu'elle y pue y penser dans d'autres configurations. Mais elle a le droit d'y penser et elle m'en parle et on discute. Donc ça s'est posé. Donc ça s'est posé entre vous. Il y a eu cette discussion mais on a toutes les discussions possibles et de ceux qui décrivent de son profil et du vôtre et la décrivant comme peut-être une meilleure candidate parce que pas condamné vous l'avez été à plusieurs reprises et saisie aussi politiquement par vos adversaires je pense notamment
aux républicains un Laurent Wauquiez plaidant pour une primaire ouverte de Gérald Darmanin à Sarah Knafou comme si vous étiez rayé de l'image rayé du paysage ça aussi ça vous a interpellé à un moment donné poser des questions sur votre place Wauquiez c'est corrigé mais vous savez ce n'est pas ce ne sont pas les autres qui déterminent ma place c'est moi qui impose ma place c'est comme ça dans la vie je ne compte pas vous savez les LR maintenant ils vont lui reprocher Milchot au ciel de le jour où elle aurait été candidate il lui aurait reproché mille choses c'est simplement pour essayer de mettre la zizanie mais ça ne marchera pas ça ne
marchera pas et on sent donc ce tandem qui continue très bien fonctionner ce tandem est sans doute le plus je vous dis le plus cohérent est le plus déterminé à sauver notre pays à la fois du grand remplacement et de la ruine qui le guette on évoquait et vous évoquiez la ferveur il y a 5 ans autour de votre candidature j'ai retrouvé ces chiffres et ses sondages on l'évoquait en début de cette émission au mois de novembre quelques semaines après votre candidature déclaration vous étiez autour de 18 19 % d 'intention de vote regardez ces Les chiffres, Marine Le Pen était elle crédité de 15-16%. Vous l'êtes devancier. Cinq mois et demi plus tard, le premier tour de l'élection présidentielle arrive avec un peu plus de 7 % des voix.
Vous êtes quatrième dans cette élection aujourd'hui vous êtes au mieux crédité autour de 4 5 % ça ne vous fait pas douter sur ce que pourrait être cette campagne et ce premier tour en septembre 2021 en septembre 2021, puisque vous aimez les chiffres et les souvenirs, mais j'espère qu'on ne va pas s'apesantir là-dessus. Comme dirait Chirac, on ne pleure pas sur le lait renversé. En septembre 2021, Mme Le Pen était à 32 2%, j'étais à 3, voire à 2. Un mois plus tard, un mois et demi plus tard, j'étais à 18-19, elle était à 16. On parlait de Zemmourmania et la campagne a La campagne a débuté. Avec sans doute ses erreurs, on y reviendra?
Il y a des erreurs, bien sûr, mais on ne va pas refaire l'histoire de la campagne de 2022. J'ai écrit un livre là-dessus. Je vous invite à le Puisque M. Souhaitek lit mes livres, j'en suis fort heureux. Mais vous dites 5 ans plus tard toujours, vous dites toujours de vous, ce soir encore, je ne suis pas un politicien. Je ne suis toujours pas un politicien. Est-ce que Je ne suis pas un professionnel de la politique. Je ne suis pas un politicien, mais je me suis professionnalisé. Mais vous n'êtes pas plus à l'aise dans votre rôle d'essayiste, polémiste, que candidat à la présidentielle que politiciens finalement. Mais vous savez, dans la vie... Mais je ne suis pas politicien. Je suis candidat à la présidence de la République. C'est une déclaration donc ce soir ?
Non, mais vous comprenez ce que je veux dire. Vous êtes candidat à la présidentielle ce soir, Éric – Vous avez compris, je serai candidat à la présidentielle. – 22h47 sur BFM TV, ça c'est lui. – Maintenant, je vous dirais, ce n'est pas la même chose. Un politicien, c'est M. Copé que nous allons en avoir dans quelques minutes. Vous lui direz. Juste sur les erreurs, vous avez écrit un livre sur le sujet, c'est important parce qu'encore une fois, si ça a une importance folle... Mes erreurs n'ont aucune importance. Ce ne sont pas mes erreurs qui ont fait que je suis descendu à 7 et que Mme Le Pen est montée à 22. C'est la guerre en Ukraine qui a faussé la fin de l'élection présidentielle et puis voilà, on ne va pas repartir de 2022, je vous en prie, on parle de 2027.
On parle de 2027 Mais je vous écoute. Sur l'immigration, vous avez des propos particulièrement durs, clivants, je disais parfois outranciers, qui peuvent choquer. Par ailleurs, une rectification sur les propos que vous avez tenus à l'encontre du joueur Zinedine Zidane, à l'époque, lors du second tour Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac, il s'était prononcé. Il avait appelé les Français à aller dans les urnes et à voter pour Jacques qui lui a forcé la main. Bon, ça, je vous laisse libre de vos propos. Je n'en ai pas la vérification. Précision faite. Cette campagne, elle a été maillée de violence. J'ai en 2021 ces images de votre meeting à Villepinte. Là, encore une fois, est-ce que vous ne craignez pas
que ces scènes se répètent à nouveau ? Chère madame, je trouve que vous êtes culottée parce que vous me prêtez des violences alors que ce sont des violences qu'on me fait. Sans doute, mais il y avait des militants de votre camp qui se sont affrontés à des militants de SOS Racisme. Je ne dis pas du tout quoi. Encore une fois, ça n'a pas été mon propos. Est-ce que j'envoie moi des militants dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon ? Mais est-ce que vous craignez et vous redoutez plus que ces scènes se reproduisent à l'occasion des événements qui s'y organisent ? Ça n'a jamais cessé. Ça n'a jamais cessé. Les antifas me harcèlent depuis cinq ans. Et comment faire campagne, justement, dans ces conditions ? Est-ce que vous appelez aujourd'hui le ministère de l'Intérieur à une plus
grande sévérité, à une plus grande surveillance ? Je le fais depuis cinq ans et ils ne le font pas. Ils ne le font pas ? Non. Vous voyez bien, M. Arnaud parade encore à l'Assemblée nationale ? Oui, effectivement. Elle sera candidate du Rassemblement national, ça a été confirmé évidemment le 7 juillet. Marine Le Pen, donnée gagnante dans tous les scénarios, même si on l'a vu, les sondages parfois se trompent. Vous ne l'avez jamais ménagé Marine Le Pen, j'aimerais vous entendre des propos que vous teniez justement il y a 5 ans, c'était en 2021 sur Marine Le Pen. Pauvre Marine Le Pen, je la plains. Je la plains de devoir reprendre des arguments mais vous savez j'avais été le premier à le dire
et à le diagnostiquer c'est une femme de gauche tous ses réflexes sont de gauche. Vous ne retirez rien de ces propos vous êtes toujours sur cette manie Marine Le Pen de gauche. Écoutez moi plus que jamais je veux dire ça me paraît assez évident maintenant tout le monde le voit quand j'ai dit cela on trouvait ça outrancier pour reprendre vos propos et aujourd'hui c'est devenu presque un lieu commun j'ai même honte de le dire tellement tout le monde le dit évidemment madame le pen est une femme de gauche elle est socialiste en d'économie, elle est progressiste sur les questions de société et elle pense que l'islam est compatible avec la République française et elle pense que l'islam est différent de l'islamisme selon une thématique de la gauche antiraciste.
Vous voyez, tout y Vous voyez, quand elle fait son discours sur le logement social, où il y a des choses intéressantes d'ailleurs parce que... Et la priorité nationale notamment qu'elle a développée. Exactement. On va en parler si vous voulez. Elle dit quand même que le mode, l'axe de sa campagne, c'est le social. Et elle a cette phrase absolument magnifique, elle dit « Nous ne sommes pas de la droite sans cœur ». Ça m'a frappé cette phrase, pardonnez-moi, parce que ça m'a rappelé la fameuse tirade de Valérie Giscard d'Estaing qui disait « Vous n'avez pas le monopole du cœur ». Il disait ça à qui ? Il disait ça à François Mitterrand, l'incarnation de l'union de la gauche et de la gauche. Donc vous voyez, elle reprend toutes les thématiques de la gauche et ce n'est pas la première fois.
C'est plus fort qu'elle parce qu'elle l'est de gauche et on le voit bien aujourd'hui, si vous voulez, avec l'élimination de Jordane Bardella. L'élimination de Jordane Bardella ? Oui, ça vous paraît excessif et outrancier. Ça me paraît en tout cas une terminologie, une sémantique choisie avec précision. Qu'est-ce que vous voulez dire par l'élimination de Jordane Bardella ? Écoutez, c'est très simple. Ce que je veux dire par là, si vous
voulez... J'ai toujours dit, depuis des années, qu'aux journalistes qui ne me croyaient pas, c'est comme Marine Le Pen de gauche. Je tiens à dire d'ailleurs que ce n'est pas une insulte dire qu'elle est de de gauche. Elle le dit elle-même qu'elle n'est pas de droite. Moi, quand on n'est pas de droite, on est de gauche. Je sais qu'elle… Elle a dit qu'elle n'est dit de droite et de gauche. Exactement. Mais je ne crois pas à cela. C'est un des accords entre nous, de plus. Mais ce n'est pas grave. Mais je ne voulais pas l'insulter quand je disais qu'elle était de gauche. Elle est d'une gauche souverainiste. Ce n'est pas une insulte. M. Chevènement était d'une gauche souverainiste. Dans ma bouche, ce n'est pas une insulte. Mais simplement, je ne suis pas de cette ligne-là.
Ce n'est pas une insulte, mais vous avez tenté à de multiples reprises, notamment aux dernières législatives anticipées qui ont fait suite à les dissolutions, de tenter un accord électoral avec le Rassemblement national. Marine Le Pen était là ? Non, je n'ai pas tenté un accord. Vous savez, je ne tends pas la main. Je ne suis pas un quémandeur. Et je n'ai pas l'âme d'un vassal. Parce que le problème de Marine Le Pen, un des problèmes majeurs, c'est qu'elle ne connaît pas les alliés. Elle connaît des vassaux. C'est comme ça. Elle l'est comme ça, elle a été fabriquée comme ça. Moi, je n'ai pas l'âme d'un vassal et je ne demande rien. Ça, c'est une première chose. Je suis, j'ai défendu l'idée avant même Marine Le Pen, du temps de son père,
d'une union des droites que Jacques Chirac a rejetée, je pense qu'il a eu tort et aujourd'hui c'est Marine Le Pen qui la rejette. Et M. Retailleau aussi, d'ailleurs. Vous pensez qu'avec Jordan Bardella, cette union des droites, Jordan Bardella candidat, aurait peut-être pu se faire ? Je n'ai jamais cru, si vous voulez, voilà. C'est ce que j'allais vous dire tout à l'heure. Donc je vais reprendre ma démonstration. J'explique depuis des années que Jordan Bardella, jeune homme doué, est un instrument, un râteau, il disent au Rassemblement national, c'est leur expression.
Moi j'appelle ça un appât, un appât aux électeurs que Mme Le Pen ne touche pas et qu'elle n'a pas envie de toucher parce qu'elle ne les aime guère, c'est-à-dire les gens libéraux, les patrons, les catholiques, les gens de droite qui défendent l'identité de leur pays avant même la souveraineté. Tout ce qu'elle appelle dans son jargon les droitards. Donc Jordan Bardella était un instrument pour attirer ces gens au Rassemblement national. Il a très bien réussi. Mais j'ai toujours dit à l'époque qu'il n'y aurait qu'une seule ligne et que le Rassemblement national resterait mariniste, c'est-à-dire souverainiste de gauche et je subissais la goguenardise des journalistes.
J'ai toujours dit que la ligne de Jordan Bardella était une chimère, une – Plus libérale, de fait. – Voilà, plus libérale, plus de droite. Jordan Bardella parlait de son éthos de droite, etc.
Je n'avais pas prévu aussi vite que Jordan Dan Bardella décida de se mettre à son propre compte et de défendre sa propre ligne. Vous ne croyez pas au propos L'APA voulait devenir pêcheur. Vous ne croyez pas à leurs propos quand ils parlent de loyauté totale, de tandem, d'unité pour vous ? Non. Pardonnez-moi, je finis ma démonstration. Et ensuite Et donc, M. Bardella a voulu imposer sa ligne avec M. Durvy, qui était son conseiller, son mentor, polytechnicien, grand esprit
libérales et manifestement le poupoutch comme pour parler comme monsieur jean marie le pen n'a pas réussi et donc il se passe ce qui devait se passer comme toujours chez les le on resserre les rangs du clan familial et on appelle à la rescousse les fidèles, qui sont tous des souverainistes de gauche. Donc le vrai patron de la ligne de la candidature de la candidate Marine Le Pen et de sa campagne, c'est Jean-Philippe Tanguy qui est lui aussi un souverainiste de gauche, un gaulliste de gauche. Il préférerait cette expression que je lui accorde volontiers. Et d'ailleurs, je propose et je vous propose et je propose à toutes les chaînes d'organiser un débat sur la politique économique entre Jean-Philippe Tanguy et Sarah Knafo.
Nous verrons bien les différences. Et on se propose d'organiser en effet ce débat. Je retiens donc que ce Ce soir, vous êtes candidat. Nous verrons. Non, je veux dire par là que... Non, non, 22h47, je serai candidat à l'élection présidentielle. Attendez, attendez, attendez. Ce que je veux dire, c'est que vous avez compris que je ne vais pas gâcher une annonce de candidature. Dans le feu de la discussion, je vous ai dit que ce n'est pas pareil qu'être politicien. Qu'être candidat à la présidentielle, c'est un sacerdoce. Vous nous avez donné le fond de votre pensée, ce n'est pas grave. Donc rendez-vous pour ce moment plus solennel. Voilà, exactement. Merci Éric Zemmour. Merci Marie Chantret. Cette émission, ce Face à BFM, continue immédiatement.
Je remercie mes camarades qui vous ont interrogés ce soir
Éric Zemmour