L’État est défaillant ! / Nicolas Dupont-Aignan sur LCP (2 avril 2021)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29FerméeÉludée
Est-ce que ça veut dire que vous désapprouvez le boycott organisé par les oppositions ?
- 1:17RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous auriez jusqu'à dire, comme la majorité présidentielle, que ceux qui n'ont pas voté ont fait preuve de lâcheté ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Vous dites quand même que l'exécutif considère le Parlement comme un paillasson ?
- 3:09OuverteRéponse directe
C'est la raison pour laquelle vous avez voté contre ou il y a une autre raison d'ordre sanitaire ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Vous prendriez quoi comme mesure ?
- 5:41RelanceRéponse directe
Pourquoi, si c'est si facile, le gouvernement ne le fait pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueFait
« Non, je le comprends parce que le Parlement est un paillasson depuis mars, depuis plus d'un an. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Mais bien évidemment, puisque... Attendez, je ne sais pas si vous réalisez que nous sommes l'une de seules démocraties où depuis plus d'un an, le Parlement est court-circuité et a donné les pleins pouvoirs en matière sanitaire. »
- 2:15Invité politiqueFait
« Cela veut dire que presque pendant deux ans, le Parlement aura été suspendu. On n'a jamais vu ça. »
- 3:45Invité politiqueFait
« je demande contrôle des frontières sévère. Ça n'a jamais été fait. »
- 4:14Invité politiqueFait
« Deuxième point que je demande, depuis un an, c'est l'augmentation des lits de réanimation pérennes. »
- 5:46Invité politiqueFait
« la protection ciblée, les masques FFP2, qu'on aurait dû envoyer aux personnes les plus fragiles, comme l'a fait Mme Merkel. »
- 7:26Invité politiqueChiffre
« Pourquoi l'Italie a ouvert un nombre de lits incalculable, a retrouvé au moins 30 000 personnels soignants ? Si ce n'est pas 50 000, vous vérifierez le chiffre. »
- 8:06Invité politiqueFait
« L'Institut Pasteur de Lille a trouvé une molécule ancienne, pas chère, qui permettrait, j'emploie le conditionnel, vraiment d'avoir des résultats exceptionnels. »
- 8:16Invité politiqueFait
« Ça sera un scandale d'État, parce que la République tchèque vient de l'autoriser, la Slovaquie, quantité de pays. »
- 9:04Invité politiqueChiffre
« 5 milliards d'euros cette année, 2020. 5 milliards d'euros. »
- 11:00Invité politiqueFait
« regardez les chiffres justement, nous sommes dans les pires résultats. »
- 12:06Invité politiqueFait
« Pourquoi notre pays est paralysé par une bureaucratie qui semble tétanisée et qui, quand il y a une innovation, met quatre fois plus de temps à la mettre en œuvre ? »
- 16:51Invité politiqueFait
« le vrai enjeu, c'est la capacité de l'Europe et de la France à retrouver des chaînes de valeur sur tout le territoire. »
- 17:24Invité politiqueFait
« le gouvernement a refusé de le faire. Et nous dépendons des bouteilles d'oxygène fabriquées en Angleterre pour toute l'Europe. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan77 %
- Présentateur10 %
- ?8 %
- Invité4 %
≈ 52,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et notre invité politique ce matin, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour,
madame. Merci beaucoup
d'être avec nous, député de l'Essonne, président de Debout la France. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la Presse quotidienne régionale, représentée par Fabrice Vesser-Redon. Bonjour Fabrice. Bonjour Aurélien. Du groupe EBRAS, les journaux régionaux de l'Est de la France. On commence bien sûr par Jean Castex qui est venu hier devant le Parlement. Nicolas Dupont-Aignan présentait les mesures sanitaires. On va parler du fond des mesures dans quelques instants, mais d'abord sur le vote. Contrairement à la grande majorité des oppositions, vous, vous avez pris part au vote hier. Vous avez voté contre.
Est-ce que ça veut dire que vous désapprouvez le boycott organisé par les oppositions ?
Non, je le comprends parce que le Parlement est un paillasson depuis mars, depuis plus d'un an.
On
est en état d'urgence sanitaire et en fait, on ne vote sur rien. Pour autant, j'estime, et c'est mon choix, que ne pas participer au vote, c'est ne pas dire sa position. C'est un côté un peu politicien. Et je peux le comprendre, j'aurais pu le faire. Mais j'ai préféré, moi, voter, pour une fois où on avait le vote, l'utiliser et dire clairement, je vote contre. Parce que je crois que dans la vie politique, il faut dire les choses comme elles sont. Voilà. Mais je ne juge pas du tout mes collègues qui n'ont pas pris part au vote. Je les comprends aussi.
C'est une
autre façon de manifester leur désapprobation.
Est-ce que vous
auriez jusqu'à dire, comme la majorité présidentielle, que ceux qui n'ont pas voté ont fait preuve de lâcheté, de manque de
courage de ne pas assumer leur
position ? Non. Vous savez, à force de tirer sur la corde, elle casse. Voilà. Le gouvernement, en fait, décide quand on doit voter. Donc je comprends très bien. Je
ne vais
pas polémiquer avec mes collègues qui ont bien eu raison de dire stop. Moi, je l'ai dit à ma façon du... Voilà, c'est tout.
Mais l'important, c'est le fond. Mais juste sur le
Parlement, avant de parler du fond des mesures avec Fabrice, pour finir sur le Parlement, vous dites quand même que l'exécutif considère le Parlement comme un paillasson ?
Mais bien évidemment, puisque... Attendez, je ne
sais
pas si vous réalisez que nous sommes l'une de seules démocraties
où
depuis plus d'un an, le Parlement est court-circuité et a donné les pleins pouvoirs en matière sanitaire. Mais c'est très large, parce que les ordonnances sont très larges en matière sanitaire à l'exécutif, que ça va durer jusqu'au 1er juin et que ça peut durer jusqu'au 31 décembre. Cela veut dire que presque pendant deux ans,
le
Parlement aura été suspendu. On n'a jamais vu ça. Donc je veux dire que la situation est très grave démocratiquement. Très grave. Et j'ai beaucoup protesté à l'époque au moment du vote des pleins pouvoirs. J'appelle ça des pleins pouvoirs, de tristes mémoires. C'est terrible ce qui se passe. D'ailleurs,
j'ai toujours... Ce que vous appelez
plein pouvoir, c'est l'état d'urgence sanitaire.
Ben oui, mais l'état d'urgence sanitaire, ça veut dire que les représentants du peuple
n
'ont plus leur mot à dire sur des privations de liberté, de circulation. C'est terrible ce qui se passe. Donc voilà, l'heure est quand même très grave. Et d'ailleurs, je n
'ai
jamais compris l'intérêt, jamais l'intérêt, jamais compris l'intérêt du président de la République, parce que ça veut dire qu'en fait, il décide tout, il l'avoue, alors qu'il a une majorité qui est quand même assez docile et qu'il aurait pu au moins faire voter par sa majorité les textes. Non. C'est-à-dire que là, il y a vraiment un dysfonctionnement très profond
des
institutions. C'est la raison pour laquelle vous avez voté contre ou il y a une autre raison d'ordre sanitaire ?
Ben non, j'ai voté contre parce que moi, je réponds à la question. J'ai mon analyse sur les institutions. Elles sont bafouées.
Et
quand il y
a
un vote, je l'utilise parce que je pense que ces mesures sanitaires sont contre-productives
et
que surtout, le gouvernement ne prend pas les bonnes mesures qui permettraient demain d'éviter le quatrième confinement. Vous prendriez quoi comme mesure ? Alors, depuis le début, depuis si vous reprenez toutes mes interventions, notamment mes vidéos sur Facebook, depuis le 26 janvier, je demande contrôle des frontières sévère. Ça n'a jamais été fait. Et ça a été fait au dernier moment. Et encore, ce n'est pas fait correctement depuis que cela a été décidé. C'est quoi qui n
'est
pas fait correctement juste sur les frontières ? C'est-à-dire qu'on rentre comme dans un moulin en France, que les contrôles ne sont pas sérieux. Et ce que vient de faire l'Italie, c'est-à-dire ce qui est du bon sens, un double test, permettrait et aurait permis, si ça avait été fait l'été dernier, l'entrée des variants. Donc il faut absolument le contrôle des frontières. Deuxième point que je demande, depuis un an, c'est l'augmentation des lits de réanimation
pérennes.
Pas des lits de secours qui sont pris sur d'autres lits. Des lits pérennes avec la réouverture du Val-de-Grâce,
qui
est possible... C'est techniquement possible de rouvrir le Val-de
-Grâce.
Mais bien sûr. Et je vais vous dire comment... D'ailleurs, si on avait commencé il
y
a un an, parce que je ne
vais
pas vous dire qu'on double le nombre de lits de réanimation en deux mois. Il faut plusieurs années. Mais il faut commencer le plus tôt possible. Et on pouvait rouvrir le Val-de-Grâce, parce qu'on a la chance d'avoir un hôpital tout près d'ici, je vous invite à aller le voir, en parfait état,
qui
peut être ouvert en deux mois.
Ce
qui aurait permis d'accueillir les malades Covid, de soulager les autres services, ensuite de trier en fonction des états de gravité. Et on peut le faire en termes de personnel, parce que bien sûr, j'entends toujours le même argument du gouvernement,
c
'est pas des lits, c'est du personnel. Mais oui. Mais j'aurais augmenté le concours des internes, puisque le gouvernement a limité à 74 le concours des internes en réanimation. On est toujours au même chiffre que l'année d'avant. J'aurais utilisé beaucoup plus la réserve sanitaire. J'aurais mis une prime très forte pour les infirmières qui reviennent, qui viennent de partir en retraite, en réanimation notamment, et qui, moyennant une très forte prime complémentaire de leur retraite, seraient bien revenus quelques mois. Bref, ce que je reproche, les lits.
Ensuite, les soins, diffusion des bonnes pratiques, la protection ciblée, la protection ciblée, les masques FFP2, qu'on aurait dû envoyer aux personnes les plus fragiles,
comme
l'a fait Mme Merkel. À
la
place des masques chirurgicaux qui
ont
été envoyées. Bien
sûr, parce que vous pouvez avoir un confinement très dur.
Et
puis vous pouvez avoir une personne très fragile qui va dans un supermarché avec un masque en tissu, elle attrapera la Covid. Donc c'est complètement ridicule. Donc pourquoi Mme Merkel a envoyé à 27 millions d'Allemands
un
lot de 15 masques FFP2 qui sont coûteux ? C'est pour les protéger dans des circonstances exceptionnelles. Et puis, le dernier point, qui est l'évidence, mais qui n
'est
toujours pas fait,
c
'est une stratégie de tester, tracer, isoler, sérieuse. Les eaux usées. Par
ça,
les eaux usées, c'est fait
? Mais
non, ce n
'est
pas fait, pardonnez-moi.
Il
y
a
des contrôles sur les
eaux usées, on le sait. Dans quelques
endroits très exceptionnels, ce n
'est
pas du tout systématisé. Il y a d'autres mesures technologiques. L'oxymètre. L'oxymètre, mais tous les Français devraient en avoir un. Les personnes âgées du moins. Parce que ça devance le test. Le purificateur d'air. La mairie du 9e, j'ai eu la maire du 9e au téléphone cette semaine. La maire du 9e a mis des purificateurs d'air dans toutes ses classes. Pourquoi on a tant ? Le spray nasal, qui est en vente en Israël. L'autotest, qui est en vente libre depuis le début mars en Allemagne.
Donc,
on enferme tout un pays.
On
est en train de tuer un pays. Parce qu'on n'est pas capable de prendre des mesures ciblées, scientifiques. Mais
à vous
entendre, on a l'impression que c'est facile. Alors, pourquoi, si c'est si facile, le gouvernement ne le fait pas ? Parce qu'on ne comprend pas bien.
Moi non plus.
Mais je peux vous
dire... Vous, on a l'impression que c'est facile. C'est facile d'ouvrir des
lits. Mais pourquoi
c'est fait ailleurs ? Pourquoi l'Italie a ouvert un nombre de lits incalculable, a retrouvé au moins 30 000 personnels soignants ? Si ce n'est pas 50 000, vous vérifierez le chiffre. Mais pourquoi ? Pourquoi ce pays est paralysé ?
Pourquoi
notre pays est paralysé ? Pourquoi l'Institut Pasteur de Lille ? Je vais vous donner un exemple très précis. Ce n
'est
pas moi.
C
'est sérieux, l'Institut Pasteur de Lille. En plus, soutenu, a été obligé d'aller chercher une subvention de LVMH. LVMH n'est pas complotiste, que je sache. Puisque dès qu
'on
dit quelque chose, on nous accuse de complotisme. L'Institut Pasteur de Lille a trouvé une molécule
ancienne,
pas chère,
qui
permettrait, j'emploie le conditionnel, vraiment d'avoir des résultats exceptionnels. M. Salomon a freiné les études le 9 février dernier.
Les
études sont freinées. Vous trouvez ça normal dans un pays adulte
?
Vous trouvez normal que l'ivermectine soit freinée
? Ça
sera un scandale d'État,
parce
que la République tchèque vient de l'autoriser, la Slovaquie, quantité de pays. Je ne dis pas que c'est le médicament miracle, je n'ai jamais dit ça. Je dis simplement que dans notre pays, soit vous êtes chez vous avec du doliprane, la médecine de ville est court-circuitée,
soit
vous allez à l'hôpital.
L'ivermectine, pardonnez
-moi Nicolas Dupont, non, l'ivermectine,
c
'est pas qu'en France. Alors cette, l'agence du médicament en France, ne l'autorise pas. Elle dit qu'il faut des études complémentaires. Mais l
'OMS non
plus n'autorise pas l'agence européenne
du médicament. Ah bah oui, c'est l'agence européenne,
on la connaît. C'est elle qui a
voulu... C'est
pas qu'un problème français en l
'occurrence sur l'ivermectine.
C'est un problème européen, c'est elle qui a voulu
nous caser... Oui mais l'OMS
non
plus
ne l'autorise pas. Si
je
peux finir, c'est elle qui a voulu nous caser le remdesivir, qu'elle a fait acheter à la commission de Bruxelles, qu'elle a acheté pour des centaines de millions, sous la pression de laboratoire. Mais il y a eu 24 études, dont 16 ou 12 en double aveugle sur l'ivermectine, qui est généralisée dans beaucoup de pays. Je ne dis pas, soyons précis, moi je ne
suis
pas médecin, je constate simplement que beaucoup de médecins l'utilisent, en France,
sous
le prétexte de la GAL,
et
que ça diminue la charge virale de manière considérable. Vous
constatez aussi que l'agence française ne l'autorise pas,
que
l'agence
européenne ne l'autorise pas,
que l'OMS ne l
'autorise pas. Ah bah oui,
on connaît le lobby.
Et vous, vous
voudriez
que ça
soit autorisé pour les Français ?
Ben oui, parce qu'il y a des résultats extraordinaires.
Et
je le trouve quand même curieux,
et
je m'étonne,
et
je demanderai une commission d'enquête parlementaire là-dessus.
Sur ce
sujet précis,
l
'ivermectine ?
Sur ce sujet, des traitements précoces.
Parce
que je voudrais comprendre comment les anticorps monoclonaux,
qui
coûtent 2000 euros la dose, qui ne sont qu'en phase 2, qui ont qu'une étude ou deux,
ont
été autorisés par l'agence,
et
que des médicaments, des anciennes molécules, qui ont fait leur preuve dans beaucoup de pays, c'est pas Dupont-Aignan qui dit, c'est plein de pays, sont autorisés,
et
nous, ça ne
l
'est pas. Donc il y a quand même un vrai scandale.
Alors
ils demandent des études complémentaires. Oui,
alors quand c'est un grand laboratoire pharmaceutique et que ça coûte plus de 2000 euros la dose, il n
'y a
pas besoin d'études. Alors que quand c'est une molécule qui a été vendue à 4 milliards par un prix Nobel de médecine japonais, qui est utilisé dans plein de pays, c'est nette. Pourquoi les purificateurs d'air ne sont toujours pas autorisés ? Pourquoi le spray nasal n'est pas autorisé ? Alors
je ne dis pas qu'il y a un grand complot. On va avancer un peu, on a compris la position là-dessus.
J'insiste, pourquoi ce retard sur tout, sur les vaccins ? Vous parlez
de
scandale d'État, vous parlez de retard. Les chiffres au bout d'un an de pandémie, les chiffres mondiaux viennent d'être diffusés, qui ont une réalité en tout cas, qui sont vérifiables. Vous parliez des Allemands tout à l'heure, on peut parler des Anglais.
Mais
est-ce que finalement, au bout d'un an, la France est si mauvaise que ça ? Quand vous regardez les chiffres
très mauvaises, regardez les chiffres justement, nous sommes dans les pires résultats. Et regardez le nombre de pays, je ne parle pas, par mort, par habitant. Mort, par habitant. Vous savez qu'on est au niveau du Brésil
? Parce
qu'on met les chiffres en valeur absolue, mais par habitant. Donc regardez les chiffres par habitant. Essayez de comprendre, parce que moi j'ai essayé dès le début, pourquoi des pays comme le Maroc ?
Le
Maroc, qui a soigné, entre parenthèses, à l'hydroxychloroquine. Bon. Le Sénégal, qui est beaucoup plus jeune, donc il ne faut pas, bien évidemment, attention, il y a la tranche d'âge. Mais quand même. Pourquoi le Maroc a mieux vacciné que la France ? Quand même extraordinaire. Pourquoi des pays comme la Pologne ? Pourquoi des pays d'Europe de l'Est ? Pourquoi, je ne parle pas de la Russie, on peut voir les chiffres. Je parle de pays qui ne sont pas les pays asiatiques.
Les
pays asiatiques ont une vraie stratégie intelligente.
qu
'on n
'a
pas mis en place. Mais au-delà de ça, et donc je ne
suis
plus sur la stratégie zéro Covid, j'y étais au début, mais maintenant c'est trop tard. Donc pourquoi des pays sont réactifs ? Parce que c'est ça l'interrogation. Pourquoi des pays sont réactifs
? Et
pourquoi notre pays est paralysé par une bureaucratie qui semble tétanisée
et
qui, quand il y a une innovation, met quatre fois plus de temps
à
la mettre en œuvre ? C'est quand même une interrogation. Enfin, pour moi...
Un
mot juste,
puisque
vous parliez des tests. Il y a quelques jours, vous avez dit que vous demandez l'interdiction de l'école pour les enfants dont les parents refusent le test. Est-ce que
ce matin vous dit que vous êtes allé trop loin ? Non,
j'ai été trop loin. Je le
dis,
franchement, parfois il faut reconnaître quand on va trop loin. Mais j'ai été trop loin, pourquoi ? Parce que Jean-Michel Apathy me poussait dans mes retranchements et j'aurais dû me méfier, très sincèrement. Pourquoi ? Parce que je pense qu'il faut laisser les écoles ouvertes. Parce que je voulais qu'on fasse tout pour laisser les écoles ouvertes. Et j'avais imaginé
la
solution des demi-groupes parce que je voulais éviter la cantine.
Et
j'avais dit, est-ce qu'on ne peut pas avoir le système de test pooling qu'il y a aux États-Unis ou en Allemagne, c'est-à-dire que les enfants crachent tous dans une bassine et si dans la bassine, il y a un truc positif, à ce moment-là, on fait des tests à tout le monde.
Et
ça marche très bien. Purificateur d'air, purificateur d'air,
ventilation. – Mais ce matin, je vous le dis clairement, on n'interdit pas l'école aux enfants dont les parents ont pris le test. – Non, parce qu'il n'y a plus d'école,
alors c'est réglé.
– Non,
mais
il
va
y
en
avoir dans trois semaines.
– Mais il y a des
vacances, là. – Je voudrais qu'on accélère sur les purificateurs d'air. Je voudrais, pourquoi pas faire des groupes, j'aurais d'ailleurs pas fermé toutes les écoles de France, dans les zones de Bretagne, dans les zones où il y a peu d'épidémies. –
Il fallait territorialiser pour les écoles.
– Je
pense, et je
pense… – Mais est-ce que
ça ne crée pas des inégalités scolaires entre les enfants ?
–
Peut-être, mais
enfin dans la vie, tout ce qui peut être préservé en matière scolaire. Parce que je vois, j'ai vu ce que j'appelle le lobby enfermiste
qui
ne voit absolument pas les conséquences sociales dramatiques sur des enfants. Et je pense, entre nous, qu'on pourrait élargir le couvre-feu, je vais vous provoquer, à 21h, que tasser les gens dans les transports…
– De 21h à 6h ? – De
19h à 21h, oui, bien sûr. Deuxièmement, qu'on pourrait ouvrir les commerces, ça n'a aucun sens, la fermeture. –
Dans toutes les zones,
y compris en Ile-de-Côte
? –
Mais
bien sûr, la règle des 10 kilomètres n'a aucun sens. En revanche, en revanche, soyons précis, beaucoup plus de prudence dans les comportements et beaucoup plus de sévérité
dans
les zones où aucune mesure barrière n'est respectée.
Vous
avez des centaines de quartiers en France, il n'y a zéro mesure barrière. Je vous emmène, je vous prends RER et je vous emmène dans certains quartiers de ma région que je connais bien, il n
'y a
pas de masque,
il
y a des fêtes toute la nuit. Voilà, donc moi je veux bien qu'on emmerde…
– Donc
ça veut dire que le gouvernement a raison de faire plus de contrôles hier ? –
Non, il ne fait pas les contrôles au bon endroit,
excusez-moi, non.
–
De certaines personnes
? – Non, il fait les contrôles
pour
emmerder les Français sur… désolé de parler comme ça, embêter les Français, parce qu
'ils
vont rentrer à 19h15 au lieu de 19h, parce qu'ils vont faire ceci, cela. C'est tellement facile de faire des contrôles sur des honnêtes gens. Mais en revanche, je peux vous dire que d'aller dans des quartiers difficiles où rien n'est respecté, il n'y a pas un policier, pas un gendarme, parce qu'ils se font caillasser et que l'État est défaillant. Donc moi j'aimerais qu'on soit plus sévère là où les gestes barrières ne sont pas respectés et qu
'on
soit beaucoup plus intelligent là où la liberté
alliée
à la prudence est beaucoup plus efficace.
– Un mot sur le pass sanitaire, puisque vous êtes un opposant au pass sanitaire. Selon les informations de France Info, ce matin, le gouvernement abandonnerait ce pass sanitaire. Est-ce que vous êtes satisfait ?
– Bien sûr, parce que ça n'a aucun sens. Si on est vacciné, quel est l'intérêt de la vaccination, d'après le gouvernement ? C'est d'être protégé. Donc si vous êtes vacciné, vous pouvez aller au cinéma, au restaurant, vous ne craignez rien, même s'il
y
a quelqu'un qui n
'est
pas vacciné. Puisque le principe même du vaccin, ce n
'est
pas d'empêcher la transmission, c'est d'empêcher les formes graves. Donc le pass sanitaire n'a aucun sens. Aucun sens.
– Donc
vous êtes satisfait si le gouvernement l'abandonne
? – Je l'espère. –
Sur la
vaccination, un mot, puisqu'on n'en a pas parlé, Fabrice.
–
Oui, sur la vaccination, pour vous, le rythme, le tempo, le calendrier qui a été donné, vous convient ?
– Mais je ne le crois plus, puis personne ne croit le gouvernement. On va attendre, on va attendre de voir. Voilà, je ne peux pas vous dire plus, puisque le gouvernement a dit tout et son contraire. Je crois que M. Véran était allé sur TF1 pour nous dire qu'il y
aurait
70 millions de personnes vaccinées au 1er juin, ou à la fin de l'été.
– À la fin de l'été.
– Bon, tout ça est grotesque, puisque le
problème… – Que dit Emmanuel
Macron ? Enfin, il dit que tous les adultes qui le souhaitent
seraient vaccinés à la fin de l'été. – Ce n'est pas du tout la
même chose.
– Est-ce que ça, vous y croyez ?
– Mais je n'y crois en rien, mais j'espère qu'il tiendra ses promesses. Mais comme ça fait 15 fois qu'on nous dit tout et le contraire de tout, j'attends. Mais vous savez, le vrai problème n
'est
pas là, si je peux me permettre. Enfin, il est là, mais
est
-ce qu'on va tirer les leçons en termes de relocalisation des centres de production de médicaments, réellement ? Vous pouvez reconnaître,
ça
fait 10 ans que j'alerte sur les délocalisations. J'avais vu, il y a plus de 10 ans, un directeur d'usine pharmaceutique qui m'avait alerté, j'avais écrit dans le désert le plus total, le vrai enjeu, c'est la capacité de l'Europe et de la France à retrouver des chaînes de valeur sur tout le territoire.
Et
on
en est encore très loin. – Tout le monde est d'accord
là-dessus.
– Tout
le monde est d'accord en parole.
Mais
pour passer à l'acte, par exemple,
l
'entreprise Luxfer qui produisait des bouteilles d'oxygène et que j'avais proposé qu'on rachète, qui était fermée et qui est rentable,
le
gouvernement a refusé de le faire. Et nous dépendons des bouteilles d'oxygène fabriquées en Angleterre pour toute l'Europe. Donc, moi, je veux bien les discours, mais les masques FFP2, vous savez combien il y
en a
importé de masques de Chine
?
5 milliards d'euros cette année, 2020. 5 milliards d'euros. Et je vois que le gouvernement ou l'État ne commandent toujours des masques au Vietnam ou ailleurs, alors qu'il
y a
des usines françaises en Bretagne qui ont été relancées, mais par un dévouement et une force d'énergie des entrepreneurs inouïes. Mais je veux dire que si on ne traduit pas dans les actes maintenant les leçons de la crise,
on
va se retrouver dans le même État dans deux ans.
Sur les régionales. Et oui, intimement lié à la crise sanitaire, à la question du calendrier des régionales. Le Conseil scientifique a renvoyé la responsabilité au gouvernement de conserver cette date du mois de juin ou de reporter un petit peu plus tard dans l'année. Voter en juin, ça vous paraît raisonnable ? Oui, au jour d'aujourd'hui, enfin
au jour d'aujourd'hui, aujourd'hui, quelle horrible formule. Bien sûr, il faut arrêter de changer les calendriers. Si vraiment il y avait
un
pic épidémique
énorme,
le 13 juin, il est évident qu'on pourrait reporter en septembre, ça ne serait pas
un drame.
Enfin,
il est
annoncé pour dans une semaine, là, le pic
épidémique. Mais en attendant, au mois de juin, on en sera sortis. Donc, de grâce, un peu de calme, de sang-froid, pour moi, on ne touche pas. On ne touche pas. Il faut arrêter de se dire qu'on touche. D'ailleurs, dans tous les pays, on vote.
On
va bien au supermarché avec un masque. Enfin, il faut arrêter la psychose, l'affolement général qui est malsain. On n
'a
pas parlé économie, mais on est en train de détruire un pays. Il y
a
des gens dans la misère qui ne mangent pas leur faim dans notre pays, contrairement à ce qu
'on
dit. Il y
a
des 3 millions d'indépendants qui
n
'ont pas d'indemnité. Donc, moi, je veux bien qu'on te casse tout. Parce qu'on n
'a
pas été capable d'avoir des lits, des soins, des masques. –
Sur les régionales, debout la France, votre parti sera de la partie ? –
Pas partout. Nous serons dans certaines régions, en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France, en PACA et dans beaucoup d'autres régions, mais pas partout. Pour des raisons simples, c'est que ça dépend des régions. – Mais
c
'est quoi la raison ? Ça
dépend
des forces qu'on a en région. Ça
dépend des alliances qu'il peut y avoir. – Vous manquez clairement de candidats dans
certaines... – Ah non, les candidats, on les a. Ce n
'est
pas le problème des candidats. C'est le problème que ce soit utile. Et je ne
vous
cache pas aussi, soyons très précis,
que
je suis candidat à la présidentielle, que le pays est dans un État déplorable, et que pour moi, ce qui compte, et pour notre mouvement, ça s
'appelle
Debout la France, ce
n'est
pas par hasard, c'est vraiment de proposer aux Français un choix de redressement national différent de ceux qui sont présentés.
–
Et
justement, on va parler de présidentielle.
– Oui, absolument. Vous serez en mesure d'être candidat à la présidentielle.
–
Bien évidemment. – Les maires qui vous avaient parrainé avant votre ralliement au Front National en 2017 vont vous redonner dans signature ?
– Alors d'abord, il y a un terme que je n'aime pas, ce mot « ralliement ». J'ai fait ce que M. Bertrand a fait pour M. Macron, ou M. Fillon,
je
l'ai fait pour Mme Le Pen.
Je
n'ai jamais eu un ralliement au Front National.
Et
vous voyez comme les choses sont perverses parfois. – On
n'a pas
compris cette phrase.
–
Donc
vous avez soutenu M. Le Pen et M. le Prond National. – J'ai fait ce que M. Bertrand
a fait pour M. Macron. Ça veut dire quoi ? – Quand M. Bertrand,
M.
Fillon, annoncent un quart d'heure après le premier tour qu'ils vont soutenir de toutes leurs forces M. Macron, personne
ne parle… – Ils vont surtout s
'opposer à M. Le Pen,
on le
croit. –
Oui, d'accord. Mais soutenir M. Macron, personne ne leur dit le ralliement à En Marche. J'ai soutenu et j'assume totalement contre M. Macron ou Mme Le Pen.
Pour
autant, Debout la France est toujours
resté un parti
indépendant.
Et
je suis candidat gaulliste parce que j'ai un projet
pour
le pays. Et d'ailleurs, je vois qu'il
y
a 7% des Français, ce qui est quand même pas mal, autant que Mme Hidalgo dont on parle tant, qui me soutiennent. Et j'espère qu'il y
en
aura plus. Et donc, je suis candidat. Bien évidemment, j'aurai les signatures et je les ai déjà, quasiment. Et nous y allons.
– Juste pour préciser, parce qu
'on
n'est pas sur le même registre, une partie de la droite a appelé à faire barrage à Marine Le Pen. Vous, vous étiez parti pour être le premier ministre
de
Marine Le Pen.
Vous avez
Bertrand, François Fillon, ils ne sont jamais partis, ils n'ont jamais
été… – Vous avez déjà été premier
ministre d'Emmanuel Macron.
–
M. Philippe était LR et devenu premier ministre. – Vous le refériez
?
– Mais la question n'est pas là, on est en 2021. –
Mais est-ce que vous discutez
encore avec Marine Le Pen aujourd'hui ?
Parce
qu'elle continue de vous tendre la main, Marine Le Pen.
– Mais
tendre la main, ça veut dire quoi ? Si ça veut dire reproduire
2017,
c'est-à-dire retrouver un duel que refusent 80% des Français, aux 70 derniers sondages, pour aboutir à la réélection d'Emmanuel Macron, ça, c'est pas pour moi parce que… Et c'est pour ça que je suis candidat. Parce que j'estime que les Français ne veulent pas voir à nouveau ce duel réducteur. Et je remarque
qu
'Emmanuel Macron, assez intelligemment d'ailleurs, il faut au moins lui reconnaître ça, il a détruit le pays, mais il est quelqu'un d'intelligent, eh bien il a choisi son adversaire parce qu'il veut être réélu, c'est normal.
Mais
moi, je ne
suis
pas obligé de vouloir absolument faire réélire Emmanuel Macron. Et j'estime que Marine Le Pen est le meilleur adversaire pour Emmanuel Macron. Moi, je pense
qu'il faut battre… – Ça vous fait un peu de commun
avec Emmanuel Macron ?
–
Je pense qu'il faut battre
Emmanuel
Macron. Je pense que les Français méritent un autre duel.
Je
ne suis pas sûr que ni Emmanuel Macron, ni Marine Le Pen ne seront au second tour si nous sommes capables d'offrir aux Français une autre voie. Cette autre voie, je la construis, je la prépare et je l'offrirai aux Français pour qu'ils aient le choix.
Après, libre aux Français
de voter.
– S'ils le sont au second tour, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, là, qu'est-ce que vous faites
?
–
Eh bien, on verra. En attendant, je suis certain…
–
Mais est-ce que là, vous rediscuterez avec
Marine
Le
Pen ? Est-ce que
vous aurez la même démarche
? – Écoutez, je n'en sais
absolument rien parce que ce dont je suis certain,
c
'est que les Français ne veulent pas de ce duel. Et je ferai tout pour dire aux Français, il y
a
une autre voie possible. Il y a… On peut redresser notre pays qui est un pays qui a plein d'atouts et qui est détruit par la simplification, le degré zéro du débat politique. Et j
'espère… L
'espoir fait toujours vivre. J'espère être capable de proposer aux Français de vrais choix pour
traiter les racines des problèmes. – Et c'est Emmanuel Macron au deuxième
tour ? – Oui, tout à fait. Mais ça ne sera peut-être pas Macron. Qui vous dit que ce sera Emmanuel Macron ? Qui vous dit même qu'il pourra se représenter
?
Je n'en suis pas
con.
– Vous en doutez ? – Oui. Quand on voit l'État
du
pays aujourd'hui, sa responsabilité immense
dans
la destruction du pays, je ne
suis
pas du tout sûr qu'Emmanuel Macron sera candidat.
– Et merci beaucoup. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité. Ce matin,
on
regarde la une du Dauphiné, Fabrice. Ceux qui vous attend après Pâques.
– Et
bien après ce week-end. – De votre journal. Merci messieurs.
– Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan