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DébatLCP (sur YouTube)· 13 octobre 2025 62 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Second Gouvernement de Sébastien Lecornu | LCP, Lundi C'est Politique - édition spéciale - 13/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Si on vous l'avait proposé, vous auriez dit oui au Gouvernement ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que Lecornu a les moyens de déjouer une crise politique ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous comprenez mieux ce que fait le président depuis la nomination du deuxième Gouvernement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Le Gouvernement peut tomber cette semaine ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Pour éviter la censure du PS, Lecornu doit-il suspendre la réforme des retraites ?

  • 12:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que Lecornu risque de perdre sur sa droite ce qu'il gagne sur sa gauche en faisant cette concession ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Charles SitzenstuhlFait
    « On est dans une situation inédite depuis 1968. »
  • 5:00Charles SitzenstuhlFait
    « Le président de la République a fait ce choix. Il faut passer à une autre séquence. »
  • 7:00Charles SitzenstuhlFait
    « Il faut tout faire pour que ça fonctionne. »
  • 11:00Charles SitzenstuhlFait
    « Oui, il faut bouger sur les retraites. »
  • 13:00Charles SitzenstuhlFait
    « Il y aura un débat à l'Assemblée nationale. Ensuite, quel sera le point d'aboutissement ? Je n'en sais rien. »
  • 17:00Charles SitzenstuhlFait
    « Pour un certain nombre de personnes, cela n'est pas possible. Je suis réélu par le front républicain 2024. »
  • 26:00Jordan BardellaFait
    « Le discours de politique générale ne peut pas être contraire au budget. »
  • 28:00Jordan BardellaFait
    « Il y a une sous-indexation des retraites. Ca ressemblait comme deux gouttes d'eau avec celui prévu depuis six mois. »
  • 30:00Jordan BardellaChiffre
    « 300 millions d'euros. C'est pas cher. »
  • 36:00Jordan BardellaChiffre
    « 80 % des électeurs républicains veulent une alliance. »
  • 40:00Jordan BardellaFait
    « Il faut repenser les missions de l'Etat. Il faut supprimer deux échelons territoriaux. »
  • 42:00Jordan BardellaChiffre
    « En termes de simplification, ce sera un point de PIB. »
  • 46:00Jordan BardellaFait
    « La question c'est : quel est leur véritable engagement ? Est-ce qu'ils sont d'accord pour gérer une suspension avec 15 milliards de hausse d'impôts ? »
  • 50:00Romain EskenaziFait
    « On essaie de négocier un pacte de non censure. »
  • 52:00Romain EskenaziFait
    « Les trois mots-clés : Retraite, pouvoir d'achat, fiscalité. »
  • 1:00:00Léa Balage El MarikyFait
    « Nous avons demandé au Premier ministre de se soumettre à un vote de confiance. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Après avoir été renommé à Matignon, Sébastien Lecornu a été renommé. Les jours du Gouvernement sont-ils comptés ? Ira-t-on vers une nouvelle crise politique ?

La dissolution de l'Assemblée nationale ? Tous les scénarios sont ouverts. Bienvenue dans "Lundi, c'est politique".

Bonsoir et bienvenue dans "Lundi, c'est politique". Mission spéciale avec plusieurs invités qui vont se succéder car la situation politique est-elle qu'il faut faire le point. A la veille d'une rentrée parlementaire, demain, qui s'annonce houleuse.

Avec moi, Hervé Castaignos, Stéphanie Despierres, ...

Pour les oppositions, c'est clair, les jours du Gouvernement de Lecornu sans compter. A peine les passations de pouvoir fait, à l'abri des caméras, Sébastien Lecornu a réuni son équipe hors caméra. Demain, discours de Sébastien Lecornu au Parlement.

Aujourd'hui, Emmanuel Macron a appelé à la stabilité. - En ce moment, la France est regardée. Le message qu'elle doit porter est un message stabilité.

En même temps, il y a beaucoup de gens qui pensent à leur quotidien, à l'éducation de leurs enfants, à leur santé, à leur sécurité, à leur pouvoir d'achat. C'est simple, le devoir du Gouvernement est un devoir de stabilité. Ce n'est pas de faire des paris sur la stabilité. - Sur la même longueur d'onde, Sébastien Lecornu a appelé ses ministres à tout faire pour mettre fin à la crise politique. - Merci d'avoir accepté de rentrer au Gouvernement de la République dans un moment difficile et dont notre seul objectif et missions est de surpasser, de dépasser cette crise politique dans laquelle nous nous trouvons et qui sidère une partie de nos concitoyens, qui peut aussi considérer une partie du monde qui nous regarde, c'est pourquoi notre responsabilité devant l'histoire mérite un engagement de chaque instant.

Je mesure chaque décision que vous avez prise car vous êtes parfois issus de la société civile et vous quittez parfois des situations qui sont plus douces pour servir votre pays car vous êtes parlementaires et vous avez décidé de rentrer librement au Gouvernement de votre pays pour servir nos concitoyens. Je vous remercie. - Le premier invité est Charles Sitzenstuhl Bonsoir.

Vous êtes un député Ensemble pour la République. Sébastien Lecornu disait que c'était dur de rejoindre le Gouvernement dans ces circonstances. Si on vous l'avait proposé, vous auriez dit oui ? - On ne me l'a pas proposé.

Mais je suis pas du genre à me défiler. - Vous y seriez allés ? - On ne me l'a pas proposé.

Mais sinon oui. - Vous pensez que Sébastien Lecornu a les moyens de déjouer une crise politique ? - Oui, il a les moyens.

Je pense que c'est l'une des déclarations politiques générales les plus importantes de la Ve République. Et je pèse mes mots. On est dans une situation inédite depuis 1968 .

Aujourd'hui, personne ne sait ce qu'il y aura dans la déclaration. Ce qui va être dit influencera le positionnement de beaucoup de députés sur une éventuelle censure. - Ca passe ou ça casse ? - Je n'en sais rien. - La semaine dernière, Gabriel Attal a dit qu'il ne comprenait plus le président de la République.

Est-ce que vous, depuis la nomination du deuxième Gouvernement Lecornu, vous comprenez mieux ce que fait le président ? - On était beaucoup à être déroutés. Par ce qu'il se passe depuis plusieurs semaines.

Quand le président de la République a fait le choix de reconduire Sébastien Lecornu car, finalement, ce que j'en comprends ce qu'il considérait que ça reste l'option qui permettait d'éviter une dissolution, c'est son choix. Il faut en prendre acte. Il faut tout faire... - On ne vous sent pas très enthousiaste. - Il y a eu beaucoup d'interrogations la semaine dernière. - Sur la nomination de Sébastien Lecornu, on ne vous sent pas enthousiaste. - Le président de la République a fait ce choix.

Il faut passer à une autre séquence. - On ne vous entend pas dire que vous soutenez Sébastien Lecornu. - Je soutiens son Gouvernement, bien sûr.

Maintenant, il faut tout faire pour que ça fonctionne. - Il y avait pas d'autres solutions ? - Manifestement, le président de la République a décidé que c'était la meilleure. - Vous en auriez eu d'autres ? - Je trouve que c'est très compliqué à dire.

Tout choix engendrait une prise de risque. J'espère que ce choix va fonctionner. - Pour vous, le Gouvernement peut tomber cette semaine ? - Tout le monde le sait.

Cette semaine est à gros risque et la déclaration de politique générale va influencer le vote d'un certain nombre de députés d'opposition sur des éventuelles motions de censure. Il y en aura manifestement plusieurs. On ne sait pas ce que sera la situation jeudi ou vendredi. - Pour éviter la censure du PS, Sébastien Lecornu doit-il s'engager sur la suspension de la réforme des retraites ? - Sur les retraites, il faut faire beaucoup d'ouverture.

On sait que les retraites seront remises sur le tapis par tous les groupes d'oppositions et qu'il y a une situation politique qui fait qu'on ne peut plus avoir la position que nous avions il y a encore quelques semaines. Oui, il faut bouger sur les retraites. - Pour le député macroniste que vous êtes, bouger ça veut dire s'engager à suspendre la réforme des retraites ? - J'ai trouvé que ce que le Premier ministre a dit la semaine dernière, considérer qu'on ne pouvait plus avoir de débat sur les retraites, c'était une forme de déni.

Il y aura un débat à l'Assemblée nationale. Ensuite, quel sera le point d'aboutissement ? Je n'en sais rien.

Ca dépendra de ce qu'annoncera le Premier ministre demain et de la dynamique du débat. Depuis trois ans, les débats parlementaires ont une dynamique qu'on ne peut pas connaître l'avance. - Justement, est-ce que vous ne risquez pas, est-ce que Sébastien Lecornu ne risque pas, en faisant cette concession, de perdre sur sa droite ce qu'il gagne sur sa gauche ? - Qu'est-ce que ça veut dire ?

J'étais député en 2023, je me souviens, contrairement à ce que raconte un certain nombre des membres des Républicains, il y avait aussi un débat à droite. Beaucoup de députés LR étaient opposé fermemenst. - Elisabeth Borne avait été obligé d'utiliser le 49.3. - On ne peut pas être sur une politique où on dit qu'on ne peut pas bouger.

Il faut ouvrir le débat et bouger. - Est-ce qu'il faut ouvrir le débat sur la taxation des plus hauts revenus, l'augmentation éventuelle des impôts des entreprises ? - Ca fait un an qu'on est déjà.

Je rappelle que dans le budget de Barnier, il y avait déjà des hausses de fiscalité importantes sur les revenus, contrairement à ce qui est raconté. Ca va continuer. Je n'ai pas encore le projet des finances entre les mains. - Ce sujet est là.

Par ailleurs, j'ai lu l'interview de Boris Vallaud ce matin, chez les socialistes aussi les positions évoluent. Les socialistes sont plus prudents sur la taxe Zucman aujourd'hui qu'ils ne l'étaient avant. - En cas de censure et de dissolution, ça ne vous obligerait pas à...

Est-ce qu'on peut négocier quans on est en position de faiblesse ? - On peut négocier dans ces cas-là. Pour nous, la priorité est d'éviter une dissolution car aujourd'hui, le résultat d'une dissolution est incertain, ça aboutira à un Gouvernement d'extrême droite.

Pour un certain nombre de personnes, cela n'est pas possible. Je suis réélu par le front républicain 2024. Je dis clairement que d'avoir permis d'une façon ou d'une autre 80 ans après la libération, date symbolique d'avoir permis que l'extrême droite prenne le pouvoir n'est pas une option.

S'il faut travailler avec la gauche, une partie de la gauche, je le ferai. - Est-ce qu'il y a un moment où vous dîtes stop ? Ou n'avait pas les moyens de vous opposer ?

C'est une négociation. C'est difficile de répondre a priori. Tout le monde sait qu'il n'y aura pas exactement ce qu'il souhaite.

Ce ne sera pas un budget socialiste ou macroniste. Ce ne sera pas un budget LR. Ce sera un budget de compromis. - En cas de dissolution, vous retournerez aux élections législatives ? - Probablement .

Mais je ne me situe pas dans cette situation. J'espère qu'on arrivera à dénouer la situation politique. - Vous demandez à ce qu'il y ait de nouveau le front républicain en cas de législatives ? - Je suis favorable au front républicain.

Je suis alsacien, je suis très engagé dans la construction européenne. Pour moi, l'extrême droite n'est pas une option, c'est un danger pour notre pays. J'ai été favorable au front républicain et je reste favorable. - Avec toutes les autres forces politiques autres que RN ? - Je me battrais de toutes mes forces contre l'extrême droite. - Nicolas Sarkozy dit que La France insoumise ne fait pas partie de l'arc républicain. - Vous allez dire que je ne peux pas répondre à la question.

Ces questions ne se posent pas en ces termes. Je considère que l'extrême droite ne fait pas partie de l'arc républicain. J'ai été réélu grâce au front républicain et aujourd'hui, la menace politique qui pèse sur le pays c'est l'extrême droite.

C'est la politique qui pèse sur le pays. Les autres forces politiques radicales, désolés de le rappeller, ne sont pas en capacité de prendre le pouvoir dans notre pays. La seule force radicale qu'il est, c'est l'extrême droite. - En cas de dissolution, vous vous représentez ?

Quelle est l'atmosphère dans le groupe ? Vous avez l'impression que beaucoup de vos collègues sont démotivés et qu'il ne se représenterait pas ? - C'est difficile de répondre pour le groupe.

Je sais qu'en 2024 un certain nombre de collègues... - Vous sentez l'ambiance. - Pour le moment, la question ne se pose pas.

Il y a toujours des gens qui disent...

Il faudra, devant le fait accompli, En 2021, le nombre de gens qui voulaient y retourner étaient très faibles. - Au-delà de ça, quelle est l'ambiance dans le groupe en ce moment ? Tendu, inquiet ? - L'inquiétude est partout.

Il y a aussi de la combativité. Il y a un esprit de compromis qui a émergé depuis plusieurs jours car tout le monde est conscient de la situation politique extrêmement périlleuse dans laquelle nous sommes. Nous avons pas encore parlé des finances publiques.

Mais c'est ça, la grande question politique qui se pose à la France. Est-ce qu'on aura un budget ? Pour qu'il y ait un budget, il faut des compromis.

Le sentiment qui prédomine chez nous est l'esprit de compromis. - Gabriel Attal a dit qu'il ne comprenait plus le président de la République. Comment vous positionnez par rapport à ça ?

Votre fidélité va plutôt à Emmanuel Macron ou à Gabriel Attal ? - Aux deux. Je fais parti des gens de droites qui ont rejoint dès 2017.

Gabriel Attal s'est imposé ensuite. C'est quelqu'un qui m'inspire beaucoup. C'est mon président de groupe, de parti. - Dernière question, vous parliez des retraites, Elisabeth Borne qui était le symbole des retraites et des 49.3 disparaît dans le deuxième Gouvernement de Sébastien Lecornu.

Est-ce que c'est un gage pour les socialistes ? - Je ne sais pas s'il est parti volontairement ou non. Je trouve que l'idée d'avoir ces sorties un certain nombre de poids-lourds politiques était ce qu'il fallait faire dans la situation actuelle.

Faire venir des gens de la société civile est pas mal. - Vous voyez un retour de la macronie ? - Je ne dirais pas ça.

L'eau a coulé sous les ponts depuis 2017. - Merci. On va accueillir l'autre invité qui va vous succéder.

En attendant, Le voici. - Bonsoir. - Nouveau Gouvernement, on a parlé tout à l'heure.

Il y a l'arrivée des grands patrons. Le patron de la SNCF, du Super U...

C'est une bonne idée ? - Je n'aucune intention vers ces personnes. Monsieur Papin, c'est un peu plus compliqué.

C'est bizarre de mettre quelqu'un de la grande distribution...

Ils ont tapé sur nos agriculteurs, les petites entreprises. Ils ont un gros rôle. Ils ont beaucoup favorisé les actualisatés. - Normalement dans les supermarchés, on baisse les prix.

Il est peut-être bien placé pour ça. - Il baisse les prix mais ferme les usines françaises. On les fait en Pologne plutôt qu'en France.

Il n'aura pas le temps de faire de la politique. Il n'a pas de marge de manoeuvre. Au pire, ils vont dégager, au pire, ils font des petites politique politicienne, un budget minable qui ne résout aucun problème et continu de dépenser de l'argent qu'on n'a pas.

Ca n'aura aucun intérêt pour les Français. Il y a quelques semaines, Marine Le Pen disait que le Rassemblement National envisageait de censurer le quoi plutôt que le qui. Désormais, en vous entendant, on a encore cette impression, la position du RN c'est : "On censurera quoi qu'il arrive." Qu'est-ce qui a changé ? - Comme Monsieur Lecornu, au lieu de prendre ses responsabilités et défendre l'international, a décidé d'incarner les renoncements d'Emmanuel Macron face aux élections, le qui est le quoi, représente cette politique. - Vous savez déjà ce qu'il va dire ? - Oui, le discours de politique générale ne peut pas être contraire au budget.

Le budget déposé devant le conseil aux finances publiques, et qui va être présenté demain au conseil des ministres, je l'ai vu, c'est le budget de Monsieur Bayrou. - Qu'est-ce qu'il y a dedans ? - C'est le budget de Monsieur Bayrou. - Tout pareil ?

Les jours fériés... - Il n'y a jamais eu ça.

C'est un autre mensonge. Il y a une sous-indexation des retraites. Ca ressemblait comme deux gouttes d'eau avec celui prévu depuis six mois. - Marine Le Pen savait ça ? - Non.

Monsieur Lecornu, ça fait 30 jours qu'il est en place, il n'y a pas une annonce de réforme qui soit différente de la macronie. - Vous avez été plus patient avec François Bayrou que Sébastien Lecornu, pourquoi ? - Avant de nous prendre pour des imbéciles... - A quoi ça sert de déposer une motion de censure au nom du Rassemblement National alors qu'il y en a déjà une déposée par La France Insoumise et qu'en général le RN vote les motions de censure de La France Insoumise ? - C'est pour dire que nous sommes nous-mêmes à l'offensive.

C'est sans doute à 99 % de la gauche qui peut voter. - A gauche il y en a plusieurs. Ils pourraient...

Vous n'y croyez pas ? - Ils sont très bavards, les socialistes, pour expliquer qu'ils sont prêts à se vendre. Vous ne trouvez pas ? - C'est votre avis.

Voter avec les écologistes, pas de problème ? - On vote la censure. On la vote ou non. - Si demain, Sébastien Lecornu veut suspendre la réforme des retraites, est-ce que vous n'allez pas décevoir vos électeurs en censurant alors que vous l'avez combattu ? - Vous savez, la censure c'est la dissolution.

Les Français comprennent mieux que certains socialistes ce que veut faire Monsieur Lecornu. Il va peut-être céder sur une suspension très temporaire de la réforme des retraites mais ce ne sera pas un abandon de cette réforme. Ce ne sera pas plus de justice sociale.

Il faut parler chiffres. C'est 300 millions d'euros. C'est pas cher. - Mais si les gens peuvent partir plus tôt... - Peu de gens pourront bénéficier de ça le temps que ça durera. 300 millions d'euros, si en face, il y a entre 15 et 18 milliards de nouveaux impôts et de privation de droits diverses, 18 milliards de privations d'impôt, les calculs sont pas bons. - Vous dites que vous avez vu le budget.

Vous dîtes qu'il y a des prélèvements en plus, de 15 à 18 milliards, mais sur qui ? - Sur tout le monde. Les entreprises de toutes tailles, un peu sur les ménages...

Tout comme Monsieur Bayrou. Une prorogation de la taxation sur les revenus, une nouvelle prorogation sur la taxe exceptionnelle du bénéfice...

Vos collègues journalistes ont bien été informés. Peut-être qu'on m'a trompé. Peut-être que j'ai mordu à l'hameçon.

Demain nous découvrirons peut-être un budget... - Est-ce qu'il y a aussi par exemple la franchise... - Oui.

Pour le coup, je ne l'ai pas vu parce que ce n'est pas dans le même budget. C'est malin de votre part. Ceci dit, ça a été enclenché.

Les décrets pour le doublement de franchise médicale pour les soins et médicaments, c'est déjà enclenché. - S'il y a censure cette semaine puis dissolution, vous n'êtes pas sûr d'avoir la majorité. Dans ce cas, Jordan Bardella sera-t-il toujours opté pour aller à Matignon ? - Nous appliquerons un programme avec une majorité absolue.

Le programme sera en lien avec l'UDR, si les Français se décide de nous donner une majorité relative,...

On ne veut pas faire de mensonges. Si vous faites une campagne et vous en faites une autre au final, c'est mentir aux Français. - Marine Le Pen disait qu'elle ne croyait pas à l'union des droites.

Avec Jordan Bardella ils ont proposé un accord. C'est votre seul accord moyen d'arriver aux élections ? - - Ce serait dire, si on n'a pas de majorité absolue, on trouvera des accords.

Ce n'est pas nouveau. Il y a eu l'accord avec Eric Ciotti. A ce moment, il était président des républicains.

La suite de l'histoire,...

C'est toujours difficile d'être un chef courageux quand les troupes sont lâches. Il a été lâché... - Il y a eu du nouveau.

Certains disent qu'ils préfèrent voter...

Vous y voyez un signe ? - C'est mieux que l'inverse. Il a fallu lui sortir les vers du nez...

Les téléspectateurs sont favorables à cette ligne. - C'est vous qui le dîtes. - Je ne suis pas sûr que Bruno Retailleau aurait dit ses opinions sur France Inter. - Parce qu'il se sent chez lui ? - Non, je dis pas ça.

Ils lui ont tiré les vers du nez. - En tout cas, il l'a fait. C'est un signe ? - Il a été poussé par ses électeurs.

C'est un moment fort, 80 % des électeurs républicains, veulent une alliance. Les petits mouvements de certains de ses dirigeants, un grand mouvement des électeurs, c'est impressionnant, qui est très favorable à une coalition pour relever la France avec le RN. - Comment vous l'expliquez ? - Je n'ai pas la science infuse mais c'est la gravité des enjeux, l'urgence de la situation de la finance publique, la sécurité...

C'est la traduction du travail de Jordan Bardella pour montrer une force crédible. - Les marchés financiers de la France sont critiques. Est-ce qu'elle ne fait pas courir un risque au pays, vous vous faites passer pour des gaullistes ? - Il faut un chef de l'Etat capable de s'occuper des dettes publiques.

Il faut améliorer la situation des finances publiques. Ce n'est pas aggraver mais solutionner. Avec une majorité stable, on peut appliquer un programme.

Il n'y a pas aujourd'hui la force politique pour faire les réformes nécessaires. Le plan d'économie de François Bayrou était 30 milliards de plus de dépenses. C'est paradoxal. - L'Union européenne, l'immigration, vous proposez autre chose ? - Les fraudes, la disparition des violences, La lutte contre la fraude, formation professionnelle mal utilisée aujourd'hui, des gens qui se remplissent les poches pour un service minable. - Vous pensez à quoi ? - Des organismes qui coûtent très cher et qui rendent très peu de services aux gens.

Aux chômeurs de longue durée, ça ne leur permet pas de toucher un meilleur salaire. Il faut repenser...

Aujourd'hui, on ne le sait pas. Il faut repenser les missions de l'Etat. Il faut supprimer deux échelons territoriaux.

Il y a des suppressions de postes de fonctionnaires. Ceux qui ont dit ça pendant des années, ils se trompent. Vous sabordez votre outil de travail.

Aucun fonctionnaire ne sert à rien, c'est violent à dire. Il faut une réorganisation des missions de l'Etat. Vous insultez les fonctionnaires qui font leur travail et vous vous retrouvez comme Monsieur Sarkozy, à faire aucune économie. - Vous voulez supprimer deux échelons territoriaux ? - Oui.

En termes de simplification, ce sera un point de PIB. - Votre collègue parlementaire, député socialiste attend de prendre votre place. Le parti socialiste est la cible du Rassemblement National, pourquoi ? - Ils ont fait le coup l'année dernière.

Sur le conclave des retraites, ça n'a aboutit à rien. C'est des partenaires sociaux qui se sont mis d'accord, c'est une plaisanterie. Là, comme par hasard, ils ne voulaient pas court-circuiter le MEDEF.

Je dis au parti socialiste : "Est-ce qu'il faut encore se faire en papaouter ?" - Ca tombera de quel côté ? - Je ne sais pas.

La question c'est : quel est leur véritable engagement ? Est-ce qu'ils sont d'accord pour gérer une suspension avec 15 milliards de hausse d'impôts ? - C'est ce que vous nous avez dit ce soir.

Dans le texte. - Il n'y a pas d'autre choix. - Vous passeriez de l'avis des partenaires sociaux ? - Non.

Beaucoup de réformes ont été faites comme cela. Comme par hasard, comme ça va dans l'autres sens. Là, il ne fallait pas court-circuiter le MEDEF. - La suite à vivre demain.

Jacques sur le plateau, . Jordan Bardella dénonce un accord acté. - Le Parti socialiste essaie de se faire racheter et ne pas voter la censure.

Je pense qu'une partie des socialistes dans notre pays sont prêts à se corrompre et sont prêts à se faire racheter pour quelques subventions peut-être aux élections municipales pour ne pas censurer jeudi. - Bonsoir Romain Eskenazi. Quand vous entendez le RN qui vous prend pour cible, qu'est-ce que vous répondez ? - On me prend pour cible car on considère que c'est dangereux.

Je n'ai aucune leçon à recevoir de Jordan Bardella. - Vous vous estimez dangereux ? - Le sort du pays est entre nos mains.

On a une forme de crédibilité que le Rassemblement National n'a pas. Marine Le Pen a dit qu'elle censurait tout. Ils pensent que tout doit être leur programme ou rien du tout.

Moi qui passe beaucoup de temps en circonscription, faute de réunion à l'Assemblée, les gens nous disent qu'ils sont inquiets. Les entreprises n'embauchent plus, les ménages dépensent plus. - Il y a une chose que fait le RN, c'est qu'il y aurait des échanges indirects entre le PS et Matignon, voir plus haut. - Plus haut, ça n'existe pas.

Mais il y a des échanges. On essaie de négocier un pacte de non censure. - Qui négocie ? - Je ne sais pas.

Certainement Boris Vallaud, Olivier Faure. Les choses sont très claires. - Mais on va y revenir.

Je voudrais savoir Boris Vallaud et Olivier Faure ont des contacts réguliers avec Sébastien Lecornu ? - Je n'en sais rien. - Vous venez dire qu'ils se parlent. - Je pense que s'il n'y a pas ça, c'est clair qu'il y aura une censure.

Je ne sais pas s'il y a des échanges directs. Le fait est que dans une assemblée éclatée en trois blocs, il faut que les gens se parlent. C'est ce que demandent les Français.

Ils ne comprennent pas que dans les entreprises les syndicats et les patrons se parlent, mais que dans l'assemblée, chacun reste sur ses positions. - Vous êtes en train de dire que vous ne savez pas ce qu'il se passe dans votre parti, si le numéro un de votre parti de négocier ou non. Vous allez attendre que ça tombe dans la presse ? - Non, je dis que il n'y a pas d'échange caché.

Tout est public et clair. Nous sommes prêts à assurer une stabilité au pays contre les mesures de justice. - Le Premier ministre devra dire quoi pour que le PS ne censure pas ? - Vous pourrez relire les interviews de Boris Vallaud et d'Olivier Faure, c'est la stabilité du pays, elle est nécessaire.

Les Français sont lassés, les entreprises sont inquiètes. On a besoin de stabilité. Mais pas à n'importe quel prix.

Il y a trois prix de justice qu'on demande : La suspension de la réforme des retraites. - Suspension. - Oui.

On demande l'abrogation. Le sens du dialogue, on est prêt à consentir une suspension jusqu'à de nouvelles élections. On demande à ce que les salaires modestes, la droite taxe d'encourager l'assistanat, nous proposons cependant une baisse de la CSG.

Mais c'est un moyen, au même titre que le troisième argument, qui est la justice sociale, nous proposons la taxe Zucman. Ca permettrait de limiter la fuite fiscale. Mais si on a des mesures de pouvoir d'achat qui ne passent pas par la CSG ou des mesures fiscales qui ne passent pas par la taxe Zucman, on serait d'accord.

On ne rentrerait pas dans la majorité mais on accepterait qu'il n'y ait pas de censure dans l'intérêt du peuple français. Donc, les trois mots-clés : Retraite, pouvoir d'achat, fiscalité. Si on entend ces mots dans le discours, on serait disposé ce sont nos conditions de la non censurent.

Ensuite, on discutera du reste dans l'hémicycle. - La non censure est encore actuelle ? - Bien sûr.

Les Français veulent de la stabilité. Ils sont lassés. On me reproche parfois d'avoir peur des urnes.

Ce n'est pas vrai. On considère qu'une crise politique car il n'y a pas de majorité absolue, je crains que ce soit le cas si on refait des élections demain. - Quelles sont les autres motions que vous pourriez voter ? - Aucune. - Pas celles de LFI ? - Non. - Vous, c'est seulement votre motion de censure et aucune autre ?

Si les écologistes imposent une ? - Ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, on a trois choix.

Le RN et LFI ont déposé une, basée sur le fait qu'ils censurent soit tout leur programme soit rien. Pas de consensus. Nous, nous attendons d'entendre nos trois mots-clés. - C'est votre censure ou rien ? - Si les écologistes font la même démarche que nous et en posent une, on pourrait peut-être la voté.

Mais on ne votera pas celle de parti qui ne voit pas la réalité de ce que l'Assemblée nationale aujourd'hui. - Mais vous pourriez recevoir les votes de ces parties-là ? - Oui. - Sur la question de la censure, c'est homogène ?

Il y a encore du débat au sein du groupe ? Est-ce qu'une partie du groupe ne voterait pas ? - 20 à 30, c'est allé loin.

Est-ce que le parti socialiste est homogène ? Vous avez une réponse à cela, c'est un parti hétérogène. Quand on est dans un parti où il suffit de suivre le tweet du chef, ça va plus vite.

Non. La démocratie ça prend du temps. Après le discours, il y aura une réunion de groupe et nous définirons une position ensemble.

Il est possible qu'il y ait quelques électrons libres qui votent à l'inverse de la position collective. C'est probable. Mais la forte majorité du groupe suivra cette position-là. - La stabilité sera tirée par la décision de groupe ? - On a peut-être une douzaine de députés qui voteront quand même la motion de censure à l'inverse de la position du groupe mais si nous entendons les trois mots-clés, nous ne la voterons pas. - Vous seriez prêts à laisser la liberté de vote au sein de votre groupe ? - Il y a de la liberté de vote pour des textes sur des positions personnelles.

Mais sur une décision aussi grave, l'union fait la force. Il faut qu'il y ait un maximum de députés qui votent pour le groupe. - Un maximum n'est pas forcément tous. - Nous avons une ligne.

Après, il y a ceux qui ne suivent pas la liberté de vote. C'est de leur responsabilité. Il peut y avoir une forme de sanction car on a intérêt à faire bloc soit pour censurer, soit pour ne pas censurer. - Quand pensez-vous déposer votre motion de censure ? - Dans l'après-midi. - Vous avez attendu la déclaration de la politique générale.

D'autres l'ont fait avant. Vous comprenez leur stratégie ? - Je l'entends mais j'ai du mal à le comprendre.

C'est dans l'intérêt du pays d'avoir de la stabilité. On est prêt à la donner au prix de la justice. On dit souvent que nous allons être désavoués par nos militants mais nous agissons dans l'intérêt de la nation.

Avant, nous avions rejeté le budget mais nous avions consenti à une non censure sur différentes conditions. Les électeurs avaient très bien compris. - Depuis des mois vous revendiquez la direction du Gouvernement Matignon pour l'un des vôtres.

Pourtant, les macronistes sont plus nombreux que vous, les élus du RN sont plus nombreux que vous. Sur quelle légitimité vous vous appuyez pour soutenir cette proposition ? - Car nous avons, au PS, et à la gauche réformiste, le plus grand périmètre de non censure.

Dans ce contexte-là, le plus important n'est pas d'avoir le plus grand nombre de députés, le RN a plus de députés que nous mais ils seront toujours censurés. C'est pareil avec LFI. Ce qu'il faut c'est avoir le plus grand périmètre de non censure.

Nous parlons à tout le monde. - Qui ? - Nous constituons la seule majorité Au-delà du NFP.

Nous constituont la seule majorité à l'assemblée, le front républicain. Nous parlons à tout le monde. La preuve, la loi contre les déserts médicaux de Guillaume Garot a rassemblé beaucoup de députés.

Moi qui suis positionné sur les nuisances aériennes, j'ai pu proposer une loi avec les écologistes. A l'inverse, si le bloc central dépose la même proposition de loi, le bloc central ne signera pas. De même pour le RN.

Nous pouvons parler à tout le monde. - Peut-être en ne censurant pas demain, si c'est ce qu'il se produit, vous allez faire la démonstration inverse et démontrer que ce sont les macronistes, plus nombreux que vous, qui continuent à occuper ce poste central. - Tout dépend de ce que dit le Premier ministre. - Dans cette hypothèse, ce sera le cas. - Il courra quand même un risque de censure.

Je pense qu'on aurait eu, car ça n'a pas été le choix du président de la République, je le regrette, ce qu'a perdu, la macronie, qui a perdu sans députés. - Vous aviez gagné en étant alliés avec LFI. - Ils avaient une coalition de trois parties.

Nous avions un seul candidat de gauche dans chaque circonscription. C'était un accord électoral et c'est ainsi que nous avons doublé nos députés. Mais nous sommes capables de dialoguer.

On a cette culture historique d'être le plus vieux groupe à l'Assemblée nationale. - On voit que dans l'entourage d'Olivier Faure, la porte s'ouvre sur les accords au cas par cas en cas de dissolution. Quelle est la vraie position du PS ? - On posera la question au moment où il y aura des élections.

Il n'y a pas d'accord municipal dans ma circonscription. Il y a des listes LFI contre tout toutes les listes de mon parti. On a déjà déclaré qu'on ne suivrait pas Jean-Luc Mélenchon.

En cas de législatives, des appels, il y en a toujours eu. Si j'avais un LR contre un RN, j'appellerai sans problème à voter la Droite républicaine. - LFI contre RN ? - Sans équivoque, la gauche contre l'extrême droite.

Je me suis engagé contre l'extrême droite et ses idées qui sont en dehors du champ républicain. Il n'y a pas d'ambiguïté. Mais est-ce qu'au premier tour il y aura des offres différentes ?

Je pense qu'on a démontré que sur beaucoup de questions, il y a des divergences très importantes qui ont toujours existé. Mais ce qui nous a rassemblé c'est qu'on ne voulait pas avoir Bardella à Matignon. - Ca vous réunira toujours ? - Le socle républicain, au-delà de l'alliance de la gauche. - Pour Sébastien Lecornu, est-ce qu'il faut aller directement à la dissolution où vous espérez encore avoir une possibilité d'entrée à Matignon ? - Après quatre tentatives ciment reste encore avec un bloc central qui veut mener la même politique, à l'inverse de la majorité de l'Assemblée nationale, on ira à la dissolution et on n'en a pas peur.

Très franchement, si après la quatrième tentative après une censure, un vote de confiance, la troisième fois, on n'y est pour rien. LR est parti pour des questions de poste, pour des questions tactiques, ce que je trouve moins honorable. - Merci.

On va accueillir une de vos collègues qui est pas loin de vos parents. Léa Balage El Mariky. Les porte-parole du groupe écologie à l'Assemblée nationale.

Bonsoir. Je vous laisse vous installer. - Bonsoir. - Vous en et tous, avec la censure ? - Il n'y a aucune raison pour laquelle nous irions pas vers la censure. - Parlons du nouveau Gouvernement.

Monique Barbu a été nommée la transition écologique, c'est une bonne nouvelle ? - Si ce Gouvernement venait à rester en survie pendant quelques semaines, ça serait déjà une interlocutrice qui considère que l'environnement est quelque chose de positif. Quand je vois que sur la transition écologique, on a Mathieu Lefèvre qui est dans ce Gouvernement, qui a priori, je ne l'ai jamais entendu parler de ce sujet depuis que je suis ici, je ne sais pas comment il va pouvoir concilier les choses.

Quand on a un Gouvernement avec des personnalités techniques qui sont positionnées sur l'écologie, les arbitrages vont se faire entre Matignon et l'Elysée. Ca veut dire qu'on parlera avec quelqu'un qui comprend ce qu'on dit. Quand on parle de transition environnementale,...

Je m'attache pas...

C'est pas un casting. Je ne vais pas commenter chacun des protagonistes. - On parlait des motions de censure, vous, chez les écologistes, tous les députés votent la censure ? - Nous avons une réunion de groupe qui se tient demain.

Nous avons dit des choses claires dans un communiqué diffusé ce week-end : nous avons demandé au premier ministre de se soumettre à un vote de confiance. Je voudrais revenir dessus parce qu'on pense que c'est une lubie des écologistes de demander ça à chaque fois, en vérité, c'est pour réinstaurer le cadre médiatique qui a été abîmé depuis juillet 2024. Le cadre démocratique : le respect du vote.

Il a été abîmé à partir du moment où l'extrême droite, alors qu'on avait un barrage républicain, a influencé la politique du pays au point que Monsieur Barnier a été censuré car, jusqu'à la fin, Madame Le Pen a joué avec lui. Il y a la question de la justice fiscale, ça a été une ligne politique claire dans notre pays. Nous avons eu un vote sur la taxe Zucman, et comme si ce vote n'avait pas eu lieu à l'Assemblée nationale, le président de la République et Monsieur Lecornu ont écarté...

Les votes ne sont pas respectés et quand ils viennent des Français, ce n'est pas respecté non plus à l'Assemblée nationale. Nous avons demandé un vote de confiance. Si ce vote de confiance n'a pas lieu, a priori, c'est en train de se passer, il n'y a aucune raison pour ne pas voter la censure.

A travers d'une déclaration de politique générale demain, après...

Il n'y a pas de temps pour voter une censure avant...

Il n'y a pas de raison pour laquelle les écologistes ne déposeraient pas de motion de censure. - Si la gauche dépose... - A chaque fois...

Nous avons déjà proposé de faire une motion de censure qui puisse rassembler l'ensemble des forces politiques qui se reconnaissent. De la LFI jusqu'au parti socialiste. Unitaire. - Vous pensez pouvoir réunir tout le monde ?

Rassembler tout le monde ? - Ce qui m'intéresse, c'est que le sur le fond, il y aura des arguments pour censurer assez certains. - Si vous déposez motion, ce sera demain. - Demain, oui. - Pour clarifier...

Vous dites : "Si le Premier ministre ne pose pas la question de confiance, nous censurerons." Maintenant, vous nous dîtes que vous attendrez le contenu de la déclaration de politique générale. Est-ce que dans le contenu de la déclaration, il pourrait y avoir des propositions, des avancées formulées par Sébastien Lecornu qui pourraient vous conduire à ne pas voter la censure contre lui même s'il ne demande pas le vote de confiance ? - J'ai entendu mon collègue socialiste parler de mots-clés qui viendraient dans la déclaration de politique générale qui seraient ressentis comme des éléments... - Par rapport à ce qu'il est.

En 2017, Monsieur Lecornu, il n'est pas nouveau. Je crois qu'il ne peut pas, c'est un cadre qui éclaire sur la transition écologique. La priorité sur la justice fiscale.

Priorité sur l'investissement dans l'avenir pour les collectivités On a parlé de l'association ce week-end, c'est des milliards d'euros au association, 210 milliards pour les entreprises, sans aucune contrepartie. - Il y a 100 % de chances pour que vous votiez la censure ? - A l'heure qu'il est, Monsieur Lecornu n'a pas envoyé de signaux vis-à-vis des écologistes.

Je vais pas vous dire qu'on vote la censure à 100 % de manière certaine. L'ensemble du groupe va se diriger vers ça, je pense. - Pourquoi ne pas dire simplement que vous attendez d'écouter son discours de politique générale ? - Je n'y crois plus.

Les Français tiennent encore à un espoir qui n'est pas le mien. Après quatre fois, je n'y crois plus. Je ne crois pas que Monsieur Lecornu soit placé ici pour mener une politique de gauche et écologiste.

Je crois qu'il est là pour rester dans la macronie. Il ne va pas faire des compromis, sinon il n'aurait passe nommée Monsieur Lecornu. Je ne suis pas dupe.

Je n'ai pas la même position que les socialistes. Je la respecte. On attendra le discours de politique générale. - Marine Tondelier court après une alliance avec Jean-Luc Mélenchon.

Pourtant, elle ne l'épargne pas. Est-ce que ça veut dire qu'à chaque élection, on oublie tout et on efface tout ? - Ca me fait rire comment vous posez la question. "Marine Tondelier court derrière un homme." En 2022 et en 2024, nous avons eu deux modalités d'accord.

En 2022, c'était un accord défensif car il y avait le risque d'une majorité écrasante pour les macronistes et une entrée phénoménale à l'Assemblée nationale. En 2024, aucun appareil politique n'a proposé d'accord. C'est les citoyens, souvenez-vous des images devant les sièges des partis politiques où nous avons des personnes concernées si l'extrême droite entrait au pouvoir qui nous disait : " Faites l'union, on n'a pas de temps à perdre. " Par rapport à la vie des gens, l'extrême droite au pouvoir, ça a des incidences concrètes.

C'est des médias empêchés de diffusion, les plus riches qui auront plus de cadeaux fiscaux,...

Trois insultes et deux tweets, je m'en contrefiche. - L'extrême droite, c'est un risque rendu possible par la censure que vous voteriez. Puisqu'il y aurait une nouvelle élection législative.

C'est pas un paradoxe ? - Je suis pas politologue. Chacun et chacune à des analyses en fonction de là où il vient et où il vit.

Chaque élection comporte le risque que votre adversaire gagne. C'est comme ça. Ce que je vois, renoncer à ses convictions, c'est ça qui nourrit la désespérance et le Rassemblement National. - Vous ne pourrez pas vous accorder avec les macronistes ?

Si la priorité c'est le barrage contre le Rassemblement National,... - Je vais vous faire une confidence.

Quand je suis arrivé en 2024, le barrage républicain, j'y croyais. Mon arrière grand-père était résistant. J'étais venu chargée de ce récit.

J'y croyais car pour moi, l'ennemi ultime c'est le Rassemblement National. J'ai vu des macronistes avec un cynisme de classe, bourgeois me dire qu'on pouvait quand même traiter avec eux et qu'il fallait qu'ils aient une place dans nos institutions. " On va les laisser sur tel poste ?" Je ne mange pas de ce pain-là.

J'ai vu un cynisme chez certains macronistes... - C'est rédhibitoire. - Demain, dans la politique générale de Sébastien Lecornu, vous demandez quoi ? - Note demande principal, la question de l'abrogation de la réforme... - Le PS demande la suspension. - D'ores et déjà, quelle suspension ?

S'il n'y a pas la question des trimestres corrélée avec l'âge, c'est une suspension cosmétique. Si elle est bénéfique pour les Français, c'est une suspension complète des dispositifs. - Ca pourrait revoir votre position sur la censure ? - Il faut plus que ça pour que les écologistes revoient leur copie. - Merci.

Toute la journée de demain, sera à suivre en direct. - A partir de 14 heures et le discours à 15 heures. - Des heures de direct demain sur LCP.

C'est la rentrée parlementaire aussi, quelque part ? - Oui. Il n'y a pas eu de vrais débats dans l'hémicycle. - Ca va être tendu demain ? - On va se retrouver.

Ce sera les retrouvailles, les échanges...

On verra comment ça va se passer. Ca va être riche. - Bonne semaine.

A lundi prochain.