Ne laissons pas l'extreme droite faire sa loi ! | Conférence de presse
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bon ben bonjour à toutes et tous. Vous dire que pour nous c'était important aujourd'hui après l'annonce par le Rassemblement national de l'organisation d'une manifestation cet après-midi. C'était important de de montrer que quand l'extrême droite s'attaque aujourd'hui à la République, à la démocratie, à l'état de droit, ça peut pas rester sans réaction populaire.
Et donc l'objectif c'était d'avoir une première initiative aujourd'hui de Ripost en se rassemblant à 13h aujourd'hui sur la place de la République en le faisant avec évidemment d'autres formations politiques, syndicat, organisation de de jeunesse, association. Évidemment, aujourd'hui c'est une première étape. Évidemment aujourd'hui, c'est l'opportunité et l'occasion de montrer que l'extrême droite, pour ceux qui ont douté, montre son vrai visage.
Il suffit pas de porter des cravates à l'Assemblée nationale. L'extrême droite est un parti dangereux. Dangereux pour la démocratie, dangereux pour l'état de droit.
C'est un parti violent qui menace, y compris les juges quand les décisions prises par la justice ne leur convient pas. et l'extrême droite qu'on ne voit jamais d'ailleurs manifester par exemple pour défendre ou pour s'opposer à la retraite à 64 ans qu'on ne voit jamais manifesté par exemple pour défendre nos services publics. On ne voit jamais manifester par exemple pour sauver des des usines qui sont menacées de délocalisation. la seule fois où on voit l'extrême droite dans la rue en vérité, c'est pour défendre ses propres intérêts.
Donc c'était important pour nous de faire cette première étape. Évidemment, c'est une première étape. Il y aura d'autres initiatives dans les prochains jours et dans les prochaines semaines.
Et surtout l'objectif, c'est le 1er mai prochain, que nous soyons des centaines de milliers de personnes dans la rue pour montrer que non, c'est pas l'extrême droite qui va l'emporter dans ce pays et que face à sa volonté de diviser le peuple, le 1er mai, on montrera que le peuple est uni. Voilà. Donc aujourd'hui c'est une première étape si par rappeler la gravité des fé qui ont été par Marine Le Pen des tourments de fond européens et par làbas que la gauche soit pas plus uni que ça alors il y a plusieurs questions en même temps.
Donc la sur la gravité des faits la question qui est posée c'est sur la question de la gravité des faits qui sont reprochés à Marine Le Pen et à plusieurs élus du Rassemblement national. On parle de 4,1 million d'euros de détournement de fonds de de de fonds publics avec des emplois affictif puisque par exemple vous avez euh des contrats à mi-temps payés 5000 € des pleinttemps payés 10000 €. Vous avez euh des échanges de mail, par exemple, entre euh des salariés normalement du neurodéputé qu'il n'a jamais rencontré et dont il demande s'il peut aller euh à Bruxelles enfin voir pour la première fois le Parlement européen et rencontrer pour la première fois cet eurodéputé.
Donc, on parle d'un détournement de fonds public qui est très grave et surtout puisque c'est souvent l'argument du Rassemblement national. Lorsque le Rassemblement national dit il n'y a pas enrichissement personnel, ce qu'on prouvait les 13 ans d'enquêtes qui ont été fait contre le Rassemblement national, c'est que non seulement il y a eu un train de vie de Marine Le Pen et de ses proches, notamment son ancien compagnon qui a été payé 5000 € par mois, mais en plus de ça que c'est ce qui a permis au Rassemblement national de pouvoir grossir et grandir puisque il avait de la main d'œuvre donc de des personnes à disposition payé par des fonds européens qui en en fait travailler pour le parti, il lui ont permis de d'accroître donc notamment la les les votes qu'avait le Rassemblement national. Donc voilà de de quelle gravité des faits on parle.
Et je voudrais juste dire, puisque on parlait du vrai visage du Rassemblement national et de l'extrême droite, je voudrais redire notre soutien à la magistrate mais au magistrat d'ailleurs parce qu'elle n'est pas la seule qui sont aujourd'hui menacées par l'extrême droite et dont on voit par exemple le responsable du RN en Nouvelle-Calédonie qui explique juste qu'il est sain d'avoir une magistrate aujourd'hui menacée de mort par l'extrême droite ce qui prouve bien que l'extrême droite est toujours dangereuse et violente. Ça vous dire personne voulez que je réponde moi ? Bon, écoutez, je pense que d'abord il faut d'abord souligner qui est présent parce que c'était quand même premièrement la chose la plus importante et il y a aujourd'hui pour appeler à cette à ce rassemblement évidemment la France insoumise mais aussi les écologistes aussi, je le disais tout à l'heure, des organisations de jeunesse, des syndicats.
Ensuite, bon que le Parti socialiste manque à la bataille contre l'extrême droite, malheureusement c'est pas la première fois. Je vous rappelle que ces derniers temps, par exemple, ils ont refusé de censurer un gouvernement dans lequel vous avez un ministre, monsieur Retaillot, dont les propos et les politiques se rapprochent malheureusement de plus en plus de l'extrême droite. Bon voilà, nous on n'est pas là aujourd'hui pour polémiquer avec eux.
On a essayé de créer les conditions pour qu'un maximum de personnes puissent être présentes dans la rue et toutes celles et ceux qui veulent venir pour dire on laisse pas l'extrême droite dans dans la rue sans réaction, ils sont les bienvenus. Mais est-ce que ça n'est pas une démonstration de faiblesse plutôt qu'une démonstration de force aujourd'hui ? Il y a pas beaucoup de monde et les socialistes ne sont pas là.
Mais monsieur, c'est un rassemblement qui a été organisé en réaction à l'appel du Rassemblement national à sa manifestation. Comme je vous le disais tout à l'heure, c'est un premier rassemblement, une première étape qui a été organisée en 2 jours. Et pour les démonstrations de force et les démonstration de faiblesse, je vous propose qu'on se retrouve le 1er mai au soir et on verra qui aura fait une démonstration de force et qui aura fait une démonstration de faiblesse.
Je vous rappelle qu'on vient juste d'organiser le 22 mars des marches justement contre l'extrême droite qui était massive dans tout le pays. Si vous voulez regarder des flops par exemple, vous pouvez regarder l'initiative que vient de faire le Rassemblement national hier à Marseille qui était pour le coup un vrai flop avec une salle qui était à plus de la moitié de la salle vide. Trois rassemblements aujourd'hui des trois blocs différents.
Est-ce que c'est une journée de de précampagne présidentielle aujourd'hui ? Vas-y. Et je je crois qu'il est encore un peu tôt pour parler de la campagne présidentielle.
En tout cas, aujourd'hui, la mobilisation, elle a un seul objectif, c'est de préserver l'indépendance de la justice, de préserver l'état de droit qui est aujourd'hui mise en cause par le Rassemblement national. Et s'il y en a qui se posaient la question de quelle était la position du Rassemblement national vis-à-vis de l'indépendance des juges, vous avez aujourd'hui la réponse parce qu'ils ont parlé toute la semaine de dictature des juges. Voici les termes qui sont utilisés.
Et au niveau européen, ces termes sont ceux qui sont repris par Victor Orban, qui sont repris au niveau international par Elon Musk et euh par Donald Trump. Donc dis-moi qui te soutient, je te dirai qui tu es aujourd'hui. Le Rassemblement national euh s'inscrit euh dans cette arc réactionnaire au niveau international.
Il montre une nouvelle fois leur vrai visage et nous nous ripostons aujourd'hui comme nous riposterons demain dans les urnes. Mais je crois que c'est un peu tôt encore pour parler de point de départ de l'élection présidentielle. Manré, vous êtes député européenne.
Est-ce que vous avez constaté un changement dans les bases de Jordan Bardela depuis le début du mandat ou est-ce qu'il continue à refaire les mêmes erreurs qu'avant ? Savez, changement dans la voà, vous savez Jordan Bardella, il n'est pas beaucoup présent au Parlement européen cette semaine. D'ailleurs, il y a eu beaucoup de votes importants en début de semaine.
Il était pas présent. Sans doute préparait-il déjà sa campagne pour l'élection présidentielle ? Preuve s'il en est que aujourd'hui ce n'est pas le Rassemblement national qui est interdit et que le Rassemblement national pourra toujours conquérir dans les urnes et que ces idées racistes et xénophobes, elles perdurent et n'ont pas été condamnées encore pour la justice.
Et donc nous devrons demain les condamner dans les urnes avec une grande mobilisation mais ça commence d'abord par une mobilisation dans la rue. Merci. Merci.
Merci beaucoup. Merci à vous. Так.
Manuel Bompard