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Podcast / conversationyoutube.com· 20 février 2026 82 minComplaisantMixteImmigration & asileCulture, médias & sportSolidarités & familleLogement

Rodrigo Arenas nous parle du Hip-Hop | Extrême droite | La France insoumise | Mediapac TV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 32 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 53:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que la ville de Paris est sale ?

  • 53:52OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Rachida Dati aime le hip-hop ?

  • 55:18FerméeRéponse directe

    Comment vous en a voulu un peu ?

  • 56:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi on vous accuse d'antisémitisme ?

  • 59:16OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Jean-Luc Mélenchon aime le rap français ?

  • 1:02:58OuverteRéponse directe

    Comment on prépare une campagne de merde d'arrondissement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:03Fait
    « Moi si tu veux euh avec mon histoire, avec que je suis et cetera euh m'accuser d'antisémitisme, enfin faut se lever tôt quoi, tu vois. »
  • 21:23Promesse
    « Moi, j'ai milité pendant longtemps sur le fait que sur droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, cit une promesse électorale hein de Mitteran. »
  • 16:50Fait
    « C'est quoi le problème en fait ? que par contre aujourd'hui quand quand le problème c'est peut-être la couleur de peau non ? Ouais, ça s'appelle le racisme. »
  • 18:52Fait
    « C'est parce que c'est le système qui est comme ça. Hm. Tu pens tu penses sérieusement que quelqu'un qui habite dans une petite chambre dans Paris en plus le foyer il est défoncé, tu crois qu'il a pas envie d'avoir un appart correct comme tout le monde ? »
  • 50:08Fait
    « souvent souvent c'est en printre racisme en vrai »
  • 52:13Fait
    « la première des libertés c'est d'apprendre à nager quand tu es un enfant parce que tu risques de mourir si tu sais pas nager »
  • 57:11Fait
    « la France insoumise, elle est pour une solution à deux États. Ce qu'on dit, on est sur la solution de l'ONU. Il y a deux États. »
  • 1:00:43Fait
    « Quand tu fais une action comme ça, c'est que quand tu la réfléchis, que tu la planifies pour aller assassiner des personnes civiles, ça s'appelle une action terroriste. »
  • 1:12:10Fait
    « la France, elle repose sur une croyance collective qui s'appelle la méritocratie. Travailler dur pour accéder à l'élite, c'est l'élitisme. »
  • 1:13:25Fait
    « une exception, c'est pas la règle. »
  • 1:15:56Fait
    « une fille qui montre plus son postérieur sur Instagram va gagner plus d'argent qu'un médecin quasiment aujourd'hui »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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dire parce que beaucoup aujourd'hui ont peur des traités d'antisémite. Ouais, c'est vrai. Et est-ce que Jean-Luc Mélenchon aime le rap français ? Aime le rap, écoute du rap. Est-ce que vous avez des tu as déjà échangé avec lui ? Les gens de la France insoumise sont des gens violents. Que vous êtes les mauvais quoi. Qu'on est mauvais, on est les méchants. OK. OK. Quand j'étais au parti communiste, c'était on était les méchants déjà. Donc on a l'habitude de ça, tu vois. C'est un business la politique. Tu sais ceux qui gueulent parce que moi je suis à la LFI H. Ils gueulent parce queils disent que la LFI drague le voix les voix communautaires, les voix des immigrés machin dans les quartiers. OK. Mais attends, ceux qui gueulent, c'est ceux qui nous cachetaient les voix avant. En

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fait, ce qui leur fout la haine qu'ils ont perdu cet électorat parce que c'est un électorat qui leur a fait confiance et qui se sentent trahi. Et ils ont raison. Moi, j'ai milité pendant longtemps sur le fait que sur droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, c'est une promesse électorale he de Mitéran. Avant qu'on puisse aborder le le sujet rap, H Qu'est-ce que tu penses de l'affaire Quentin ? L'affaire Quentin ? Ouais. En fait, ce qu'il y a, c'est qu'on a on a connu une période dans lequelle être raciste c'était la honte, tu vois. C'était vraiment vraiment fallait pas le dire. Ou tu le disais chez toi mais tu le disais. Il y avait pas ces news, il y avait pas tout ça, tu vois que les les gens de la France insoumise sont des gens violents, que vous êtes les mauvais quoi.

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Qu'on est des mauvais, on est les méchants. OK. OK. Quand j'étais au Parti communiste, c'était on était les méchants déjà. Donc on a l'habitude de ça, tu vois. Tu comprends ? Tous ces gens en vrai qui bossent à Paris, mais ils devraient pouvoir habiter à Paris s'ils le veulent, mais ils peuvent pas parce que c'est trop cher, tu vois. C'est c'est ça que je vais apporter, c'est de faire en sorte de baisser les loyers. C'est quoi Montessoris ? C'est un truc des années 40. C'est une pédagogie des années 40. et qui est utilisé à l'école publique. Mais pourquoi ils mettent les gamins là-dedans ? Parce qu'ils veulent pas mélanger leurs gamins avec les enfants ont d'immigrés, surtout au collège. Tu vois ce ce phénomène parisien où tu où tu mets les gamins dans le privé parce

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que tu veux pas qu'il se mélange avec les pauvres, c'est ça la réalité. Bonsoir monsieur Rodrigo Arenas. Comment comment vas-tu ? Bonsoir. Un peu fatigué là avec la séquence mais on tient on tient parce qu'il faut tenir pour la France, faut tenir pour les gens et puis pour ce qu'on représente. Donc donc ça va. Et toi ça va ? Moi ça va très très bien, merci. La journée était un peu dure et par rapport au justement aux embouteillages mais on est content. On est content parce que justement je suis très content de de pouvoir te te rencontrer depuis le temps qu'on devait faire justement cette interview, ce podcast. Maintenant, merci beaucoup d'avoir échangé et d'avoir accepté et je tiens à remercier aussi le

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média Média Pac de nous permettre de réaliser justement ce cette belle interview, cette belle vidéo et en fait on voulait te te rencontrer justement devant devant nos caméras et te recevoir dans notre média parce queon voulait apprendre à connaître un peu qui tu es, qu'est-ce que tu fais et si tu aimes la musique, si la musique te plaît sur le le rap, le hip pop te plaît. C'était pour ça vraiment qu'on voulait te recevoir et savoir qu'est-ce que tu comptes faire justement dans dans ta vie de député pour cet art qu'on appelle le hip hop et le rap. OK. Ben moi pour me connaître,

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moi je suis un exilé politique en fait parce que mes parents étaient des gens de gauche qui étaient engagés au Chili dans un processus qui certains connaissent qui est du président Salvador Yend et qui a qui a succombé suite à un coup d'état. Euh à l'époque déjà les États-Unis étaient très impliqués avec la CIA. Donc on voit que le les méthodes ont pas beaucoup changé ces derniers temps avec ce pays, en tout cas avec ceux qui parfois le dirigent. Et euh et donc je suis arrivé à Paris euh en 78, moi je suis en 74 et voilà. Donc j'ai un parcours administratif d'exiler mais j'ai un parcours d'immigré en fait dans ce pays.

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J'ai grandi après un bref passage à Paris. Euh j'ai grandi en banlieu dans le Val de Marne, là où il y a quelques quelques hautes figures de du rap du rap, du hip hop et de la culture urbaine d'une façon générale. H parce que la culture urbaine, c'est pas que le rap, c'est pas que le hip hop, c'est on en parlera sûrement au fur et à mesure de l'émission, mais euh c'est euh c'est ce parcours là quoi. J'ai grandi avec les travailleurs immigrés en fait qui venaient de partout et euh avec peut-être une une petite différence avec ceux qui ont grandi par exemple en Sainte Saint-Denis où j'ai habitais très longtemps, mes enfants faisaient toutes leurs écoles. Voilà, moi je suis je suis je suis en Sy depuis très longtemps maintenant. Je suis député parisien. Euh c'est que

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tu sais Champignis c'était c'était une ville où il y avait le plus grand bidonville d'Europe. Alors on parle beaucoup du bidonville de Nanterre et cetera, mais le plus grand en fait il était à Champign sur Marne. Il était il était composé exclusivement de portugais. Donc moi, j'ai souffert le racisme contre les Portugais parce que je suis un je suis un petit gars brun, tu vois. Donc et ouais, je me disais "Est-ce que ta mère elle mange de la morue ? Est-ce qu'elle a de la moustache ? Enfin, tu sais tous les tous les trucs un peu racistes qu'on peut sortir sur ce peuple qui est un grand peuple. Et moi, j'ai souvert ça en fait quand j'étais petit. Si j'avais été habité de l'autre côté à au Péreux sur Marne, j'aurais souffert sûrement du racisme contre les Italiens

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parce que là-bas il y avait beaucoup d'italiens beaucoup d'italiens. Il y avait notamment un artiste qui s'appelle Cavana qui grand artiste français qui écrivait dans plein de journaux comme Rikiri, Charles Hibdo et cetera. On connaît maintenant tout le monde personne ne peut passer à côte de ça pour pour des raisons tristes per leurs âmes à tous les disparus journal euh ma cavana tout ça il a écrit un bouquin qui s'appelait l'ital et l'héritale justement c'était la la ville d'en face moi je voyais depuis depuis là où j'habitais donc tu vois j'ai j'ai grandi là-dedans. J'ai grandi là-dedans. Mais en vrai, on a grandi dans un truc où euh où euh malgré tout ce que je suis en train de te raconter là, euh on s'en foutait un peu en fait d'où d'où venait. On était

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des enfants et on avait des copains, des copines. Et les seuls moments où on était pas content, c'est parce que parce qu'on s'entendait pas, tu vois, parce qu'il y en avait un qui gagnait au match de foot et l'autre il perdait, donc il avait un peu la rage ou où tu piquais la copine de l'autre, des trucs de la vie. Mais mais c'était pas euh c'était pas comme aujourd'hui où on essaie de de cliver la société avec en mettant les Arabes d'un côté, les noirs de l'autre, les Pakistanais ici, les Tati tati tata. Les juifs, on était pas là-dedans en fait. On était vraiment on s'en foutait un peu en fait. On essayait on on a la chance à l'époque d'être une famille quoi en fait. Ouais. Ouais. Moi j'ai j'ai jeens à cette génération euh où on habitait ensemble en fait. On cohabitait. En

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plus, j'ai grandi dans une ville qui s'appelle Champun. C'était une ville une ville communiste dans lequel euh tous les gamins euh s'ils le voulaient, ils avaient accès au sport, à la musique, aux colonies de vacances, tu vois ça faisait partie de de la construction des enfants. Si je peux me permettre de te couper, je me souviens à une époque ce célèbre chanteur qu'on appelle Charnasvour, il disait "On touche pas à Champign, c'est ma ville." C'est vrai, elle est connue elle est connue pour ça. Elle est elle est connue pour être en plus tu es la ville de George Marchet. pour ceux qui ont des cheveux blancs, c'était c'était vraiment le une figure très importante du monde ouvrier, du monde du monde de gauche en fait, du monde du monde du travail. Et euh et

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donc voilà, moi j'ai grandi là-dedans. Euh la patinoire où j'ai appris à faire du patin à glace, euh c'est là où après est arrivé sur Yabonali pour s'entraîner, tu vois. Donc c'est c'est ça c'est ça mon enfance, mon adolescence et puis c'est une ville de lutte aussi. C'est une ville de lutte dans lequel euh moi jeune j'ai adhéré j'ai adhéré aux jeunesse communiste parce que parce que de toute façon à Champign contre les injustices en gros il y a avec ça en vrai. Donc donc on y va et puis par l'histoire aussi de mes parents, mes lectures, les les gens que je fréquentais, c'était quelque chose d'assez naturel qu'on avait. Puis tu sais, c'était l'époque de de la NC avec Mandela. C'était c'était toute cette époque où on remettait en cause beaucoup de choses et euh et puis tu arrives

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aussi à une époque où c'est la chute du mur de Berlin et tu dis qu'il y a deux trois trucs auquel auxquels tu croyais en fait. Bah en fait c'est pas ça quoi. Fallait faire autre chose. C'était tu vois ce moment de de bascule en fait de la gauche de la gauche française. Etth et moi j'ai connu ça. J'ai connu ça. Donc je viens un peu de là. Après j'étais j'ai continué un peu à faire de la politique. Me j'ai arrêté parce que parce qu'il faut finir ses études un jour. Donc j'ai je me suis concentré sur mes études que j'avais mis quand même de côté. Euh et c'était des études de quoi à peu près ? Non, c'était moi j'ai fait un lycée général en fait à à Champign euh et beaucoup de mes amis en fait euh comme aujourd'hui en fait parce qu'ils sont pas bien nés entre guillemets, tu vois,

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ils ont fait un lycée professionnel. Ah ok. Et euh donc déjà déjà tu commences à prendre conscience de deux trois trucs, tu vois. C'est c'est vrai que avec le background que que j'avais avec mes parents puis les gens que je fréquentaient aussi dans le milieu politique et tout, on savait que si on voulait globalement s'en sortir à cette époque là, fallait faire un lycée général en vrai. Mais depuis tout jeune, tu savais que tu allais rentrer dans la politique ou pas ? Pas du tout. Non, moi je fais de la politique depuis tout le temps parce que j'ai grandi dans ce milieul en fait. Ah ok. Quand tu es tu sais moi le le le dimanche la communauté chilienne, moi j'apportais assez de communauté. Les communautés elles existent en vrai. Ça veut pas dire qu'il y a un vote

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communautaire parce que ça c'est c'est une construction ça. Heureusement qu'il y a pas de votes communautaire. Tu as tu as tu as tu as des gens euh je sais pas qui sont issus d'Algérie qui tu en as de droite de gauche du centre. Heureusement que tu as pas de votes communautaire. Par contre par contre on a une on a des cultures en commun. Moi j'avais une j'avais la je viens de culture sud-américaine du Chili. Euh ça m'a pas empêché de fréquenter beaucoup de Portugais de par le fait et puis d'autres d'autres cultures avec qui j'habitais euh dans le quartier dans la cité et en fait on se retrouvait tous les dimanches les Chiliens tu vois. Donc on apprend la langue. Moi je pense que c'est bien d'apprendre la langue d'origine aux enfants. Chilien un chilien ça parle espagnol non ? Un peu non ?

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Alors on parle espagnol euh et un dialecte là-bas. Et il y a il y a un dialecte qui est celui des peuples originaires qui c'est les les peuples, c'est les Indiens qu'on appelle les Indiens. Euh c'est les Indiens mapché. Ils ont leur langue, ils ont leur tradition, ils ont leur culture. Mais euh mais moi j'ai pas grandi là-dedans parce que parce que je viens de Valparaiso, je viens du centre. Et là et là globalement globalement c'est c'est la langue de la colonie comme on dit. C'est les Espagnols, c'est l'Espagne qui donc moi je suis bilingue en espagnol grâce à ça parce que parce queà la maison on parlait que espagnol, mes parents parlaient que espagnol à la maison. Même ma copine que je je suis avec elle depuis l'âge de 16 ans, tu vois. Donc jusqu'à maintenant,

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ouais, j'en ai 51, c'est la mère de de mes quatre enfants. Euh elle quand elle est arrivée à la maison, ma mère lui dit "Tu sais écoute, tu as l'air sympa et tout, mais en fait ici, on parle espagnol, donc tu vas te fumettre." Donc du coup, ma ma compagne est devenue bilingue aussi, tu vois. Donc l'intégration, elle se fait aussi comme ça et et donc moi j'ai eu cette chance tous les dimanches d'aller, c'était à Colomb, c'était pas pas très loin, tu vois, parce que la communauté se se réunissait et donc là on apprenait la langue, on apprenait le drapeau, on apprenait puis on écoutait les vieux aussi enfin les vieux c'est mes parents, tu vois, c'est pas si vieux mais c'est les parents. On les écoutait aussi parler de politique, on apprenait des nouvelles de ce qui se

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passait parce que parce qu'ili tapait dur sur les opposants à la dictature de Pinochet et que et que bah des fois bah des fois tu comptais les morts en fait. Donc tu vois, tu grandis là-dedans. Tu grandis là-dedans. Donc naturellement, moi j'en viens, je je fais de la politique. Ouais. Mais pas pour en faire un métier à la base, tu vois. Pas pour pour défendre des causes, quoi. Ouais, tu défends des causes, tu vois. Nous donc toi, tu tu n en 74, c'est ça ? Et tu arrives en France en 78. Oui. Et quand tu arrives en France en 78, tu savais que tu quittais le le Chili pour la France ? Non. Ou pas du tout ? Ah oui, tu le sais. C'est un arrachement. Et ça t'arrache le cœur à ce moment-là. Tu dis, tu quittes la patrie pour aller dans un autre pays que tu connais pas du

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tout et que tu tu vas devoir t'intégrer. Tu ne connais ni personne, tu as pas d'amis, tu as pas de camarade. C'est pour ça que je te dis que j'ai un parcours d'immigré à ceci à ceci différent, c'est qu'il y avait pas de Chilien avant que nous on arrive. Tu vois, c'est pas comme mes potes qui arrivaient, il même certains en fait en fait c'est pas des immigrés, c'est des Français. Ils avaient juste il venaient ils venaient du Maghreb ou d'Afrique ou de d'autres d'autres d'autres endroits du monde. Eux c'est c'est une diaspora tu vois, ils sont il y avait des gens avant eux qui étaient une solidarité communautaire qui s'installe et est très importante. Donc nous on arrive la communauté chilienne arrive après un coup d'état et il y a pas beaucoup de Chilien. En plus c'est c'est un exil,

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c'est pas une migration économique, c'est un peu différent, tu vois. Et puis le on n pas le rapport entre la France et les anciennes colonies qui pouvaient exister. Donc c'est un c'est un peu différent, mais euh comme je viens d'un milieu plus politisé, ben moi très vite euh j'ai lu Ben Barka, euh j'ai lu euh euh des auteurs euh euh d'Afrique comme Sankara, euh tu vois parce que parce qu'on est internationaliste en fait h et on lit d'autres auteurs aussi euh euh d'autres d'autres continents parce que parce qu'on est internationaliste et qu'on se dit que il y a aucun peuple qui doit admettre ou supporter l'exploitation d'un autre. On c'est ça, on est on est tous sur la même planète, donc on doit euh on doit on doit travailler ensemble pour essayer de de s'en sortir. On doit vivre ensemble.

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Donc moi, je suis là-dedans et euh et après, c'est pour ça que j'adhère aux jeunesse communistes assez jeunes et puis euh et puis après je continue mon parcours. Après, bon, faut aussi finir les études parce que madame, elle est là et puis et puis c'est normal quoi. C'est vrai que le le Chili c'est au niveau de la distance, c'est loin quand même de la France. Pourquoi les parents ils choisissent la France et par exemple pas la langue qui vous parlez, l'Espagne, l'espagnolis pas. Tu choisis pas, tu choisis, tu vas là où tu peux. Tu vois, moi à l'âge de un an, on m'a viré de la crèche parce que mes parents étaient de gauche. Ah bon ? À un an, tu es pas un criminel, tu vois. Bah ouais, parce que tu es de gauche et c'est ça une dictature. C'est ça un coup d'état. Ceux qui

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pensent que les les stream droit, ça va être sympa en France là, faites attention où on va là. C'est sérieux, tu vois. Et puis quand tu es dans un truc comme ça où euh où bon làas les gens ont per ont peur de perdre leur vie parce que ça a été une dictature très violente, tu vois. Euh comme en Argentine, comme en Uruguay, comme dans d'autres pays d'Amérique latine surtout dans les années 70 euh bah tu as tes amis qui changent de trottoir quand ils te croisent. Ma mère elle me racontait ça, elle me disait "Ouais, j'ai j'ai vu ma pote de lycée mais quand elle m'a vu, elle a changé de trottoir parce que les gens ils ont peur. Tu es tu es coupable par fréquentation dans ce cas-là, tu vois. Donc donc tu fuis où tu peux comme comme tous les gens qui sont persécutés

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dans le monde. Donc euh tu en as qui arrivent au Panama, d'autres qui arrivent à Cuba, d'autres qui arrivent en France puis moi j'arrive en France par accident parce qu'en fait en fait on devait on devait arriver en Suède en vrai. Mais mais euh mais quand mon père est arrivé à la frontière, on lui a expliqué que ça allait pas être une bonne idée, qu'il était pas le bienvenu et par chance, il est arrivé il est arrivé à Paris parce qu'il y a une solidarité qui s'est mis en place en France. Il y a une très grande solidarité qui s'est mis en place avec l'exil chilien dans ce pays. Andrigo, moi j'ai j'ai une bonne question pour toi parce que c'est vrai que tu nous parles de l'immigration portugaise, chilienne, italienne, ainsi de suite. Et quelle est la différence entre l'immigration

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d'avant que tu viens de parler et l'immigration de maintenant qu'on voit qui sont quasiment les noirs, les Arabes ? Il y a une grosse différence ou pas du tout ? Non, moi je parle pas au nom des gens, tu vois. Je je suis pas noir, je suis pas arabe. Hm mais j'ai j'ai un regard là-dessus parce que parce que potes vraiment tu es député donc député tu tu travailles avec les communautés. Effectivement, comment tu le vois ? C'est il y a une grosse différence. C'est cette immigration aujourd'hui s'intègre mieux que celle d'avant ou celle d'avant est mieux intégrée qu'aujourd'hui ? parce que on a l'impression que aujourd'hui l'immigration d'aujourd'hui, elle est très très mal vue. En fait, ce qu'il y a, c'est qu'on a on a connu une période dans lequel

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être raciste c'était la honte, tu vois. C'était vraiment vraiment fallait pas le dire ou tu le disais chez toi mais tu le disais, il y avait pas ces news, il y avait pas tout ça, tu vois. Aujourd'hui, c'est devenu euh c'est presque c'est presque faut être fier d'être raciste, tu vois. C'est c'est tu as un truc qui a changé mais en vrai les personnes dont tu parles mais ils sont français. Si si je dois reprendre la classification franchement indigne et indécente de Marine Le Pen avec les Français de papier machin toutes cette dinguerie qu' qu'elle invente. En vrai il y a il y a des jeunes ils sont plus français que moi au sens de Marine Le Pen parce que moi je suis pas né en France mais moi mes potes ça faisait trois générations qu'ils étaient là. Tu prends mon pote à

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Issa qui habite à à Ville. lui, ça fait quatre générations qu'ils sont là, ils étaient à 7 parce que pourquoi ? Parce que ses grands-parents et il travaillaient dans les mines à tu vois. Donc c'est c'est cette histoire en fait qu'on essaie d'effacer en ce moment. On essaie d'effacer le fait que la France a une histoire avec le continent africain euh qui parce qu'elle est parce qu'elle les colonies ont existé et que oui, il y a il y a il y a des liens qui sont évidents et que et que ouais quand aller au bled comme on dit chercher les gars dans les montagnes pour travailler pas très loin d'ici dans les usines bah ils sont arrivés ils sont restés ils ont fait des enfants. Les enfants ont grandi en France, ils ont été à l'école en France, ils travaillent en France. E mais c'est des Français,

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c'est quoi le problème en fait ? que par contre aujourd'hui quand quand le problème c'est peut-être la couleur de peau non ? Ouais, ça s'appelle le racisme. H h et c'est interdit, c'est illégal. Tu vois ce que je dire ? L'antisémitisme, le racisme, tout mais c'est illégal en vrai. La question c'est comment est-ce que est-ce qu'on on travaille sur l'opinion ? Comment est-ce que est-ce que tu renoues avec avec cette idée noble he qui était la France comme je te disais tout à l'heure ou quand quand tu allais jouer dehors dehors, tu t'en foutais d'où il venait le ton camarade ? Tu t'en foutais. C'était juste quelqu'un avec qui tu jouais. Et moi je pense que ça se à l'enfance qu'il faut travailler parce que quand tu as c'est en ce moment c'est tu vois tuas tu as des gens ils

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perdent leur boulot parce que c'est dur économiquement c'est dur tu vois. Bon, ça leur va bien que ce soit des blacks qui fassent des livros parce que tu vois c'est les c'est les boulots de merde. Donc c'est des boulots pour les black tu vois. C'est ça revient à tout ça. Avant tu balayais les rues, tu faisais des sales boulot et ça c'est vach c'est ça l'esprit colonial tu vois. Mais mais moi je prendrai pas pour eux. Par contre je les accompagne dans leur lutte tu vois par exemple moi j'ai j'ai un foyer de travailleurs. On dit foyer de migrants. C'est pas des migrants les gars, c'est des Français. Ils sont français. Mais c'est les travailleurs, il y en a il bossent à la ville de Paris. Avant les foyers même on les appelait les sona contrat à l'époque.

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C'est toujours les sona contrat. Ils ont changé de nom. Maintenant ils appellent ça à dom mais c'est c'est le même truc. Mais tu vois là-dedans je vois je vois mon pote qui qui qui habite là-bas Traoré tu vois Traoré. Bon lui ça fait 30 ans qu'il est en France. Il est français il a été dans l'armée française. Maintenant il travaille. Il est il est il est agent de la commune de Paris et tu te rends compte, il habite toujours dans un foyer mais ils ont pas le droit d'avoir un appart ces gens-là. C'est quoi ? Parce que le regard, il est comme ça. La c'est c'est ce qu'on appelle le racisme systémique. C'est que le système est construit comme ça. Donc on va dire "Non, mais vous inquiétez pas, la couleur de peau n naana. Est-ce que c'est le système qui le maintient comme ça ? Est-ce que c'est le

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système qui le maintient comme ça justement qui qui lui fait en sorte qu'il reste toujours dans un foyer ou c'est lui qui veut peut-être rester dans un foyer pour pouvoir permettre justement à sa famille d'avoir plus d'argent au bled ? Non non, lui il est là parce que parce que parce qu'il y a une crise du logement et que il a pas d'appart et puis que voilà, c'est comme ça quoi. C'est parce que c'est le système qui est comme ça. Hm. Tu pens tu penses sérieusement que quelqu'un qui habite dans une petite chambre dans Paris en plus le foyer il est défoncé, tu crois qu'il a pas envie d'avoir un appart correct comme tout le monde ? Si, bien sûr qu'il a envie d'être comme tout le monde, mais sauf que tu les maintiens dans cet état là. Donc c'est là où où tu

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as un racisme systémique. C'est là où ça fonctionne. Après qu'il envoie de l'argent au bled ou pas, mais c'est la vie privée ça. Ça ça ça regarde qui ça ? Heureusement qu'elle la solidarité avec la famille. Moi, quand ma mère elle est elle est au Chili euh et qu'elle a besoin d'un peu d'argent parce que tu vois parce que la vie est dure ou parce que machin, bah heureusement que les enfants ils envoient ils envoient de l'argent, ils envoient des moyens. Mais c'est c'est c'est la famille. On on est coupable d'être solidaire avec la famille dans ce pays. Qu'est-ce c'est que cette histoire ? Donc tu vois, il y a des gens qui envoient qui envoient de l'argent à la famille ou qui les soutiennent parce qu'ils sont en Bretagne, parce qu'ils sont Breton. Et moi dans dans le 14e aris, il y a plein

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de Bretons parce qu'ils arrivent pas Montparnas hein. C'est c'est c'était les immigrés d'avant les Bretons, tu vois. Voilà. Et ben bah heureusement qu'ils soutiennent euh les la famille. Bah pourquoi ? Parce que parce que tu es africain, tu as pas le droit de le faire. Parce que tu es chinois, tu as pas le droit de le faire. Parce que tu es chilien, tu as pas le droit de le faire. Mais c'est quoi ça ? Donc oui, on est solidaire et et oui, la solidarité c'est une valeur cardinale et que aujourd'hui euh tu as un enjeu qui est en train de se mettre en place sur le fait que euh les solidarités, elles sont attaquées, on veut nous diviser et ben mauvaise nouvelle, on va rester solidaire. Mais c'est qui qui essaie de nous diviser justement ? Parce que c'est vrai que on voit que les politiciens

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se servent beaucoup aujourd'hui de ils attirent les rappeurs vers eux. Ouais, il y a une raison. Non, c'est Et ils cherchent les voix. Ouais, c'est un business la politique. Tu sais ceux qui gueulent parce que moi je suis à la LFI h ils gueulent parce qu'ils disent que la LFI drague le voix. les voix communautaires, les voix des immigrés, machin dans les quartiers. OK. Mais attends, ceux qui gueulent, c'est ceux qui nous cachetaient les voix avant. En fait, ce qui leur fout la haine, c'est qu'ils ont perdu cet électorat parce que c'est un électorat qui leur a fait confiance et qui se sentent trahi. Et ils ont raison. Moi, j'ai milité pendant longtemps sur le fait que sur droit de vote des résidents étrangers aux élections locales, cit une

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promesse électorale hein de Mitteran. Hm bah ça s'est déguisé en souvenir ça. Donc tu vois quand quand tu te sens trahi par ceux qui sont dans le business électoral qui se renouvellent de génération en génération et cetera et qui et qui nous qui nous respectent pas en fait et qui tiennent pas leurs paroles. Bah un jour tu as un gars qui s'appelle Mélenchon qui fait la France insoumise et il dit "Bah vous savez quoi ? Moi je vais faire bah je vais faire quoi ?" Et on dit bah vas-y on te suit quoi. Tu vois le truc on n'est pas tous d'accord entre nous c'est normal c'est ça aussi le la démocratie. Mais mais au moins bah tu te dis qu'il y a une force politique qui te défend. Moi si tu veux euh avec mon histoire, avec que je suis et cetera euh m'accuser d'antisémitisme,

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enfin faut se lever tôt quoi, tu vois. Donc euh tu vois c'est ça qui nous divise, c'est ce petit discours dans les médias, dans la classe politique où où ils essayent de de créer un truc des extrêmes qui sont méchants, qui veulent tuer la France et cetera. Attends, les extrêmes, c'est eux en vrai. C'est eux les extrêmes. C'est eux qui t'envoient les flics dans les quartiers pour contrôler les jeunes 10 fois par jour. pas le même policier. On va revenir dessus parce que ce sujet là il est il est très intéressant sur l'antisémite. On va revenir dessus et justement c'est on accuse aussi parfois beaucoup d'artistes rappeurs d'antisémites alors que pas du tout. Et moi j'aimerais revenir sur un truc qui est qui est très important les filles au niveau de avant qu'on puisse

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aborder le le sujet rap. H qu'est-ce que tu penses de l'affaire Quentin ? L'affaire Quentin ? Ouais. Tu sais, moi je viens du d'une culture et parce qu'on accuse l'extrême gauche de je faire cette bavure. Justement, je vais te répondre. Euh comme je disais, moi je viens d'une culture et d'une éducation dans lequel il y a un truc qui s'appelle le temps du deuil. H donc tu m'entendras pas me prononcer sur l'acte en lui-même. Je pense que personne ne doit mourir pour ses idées. C'est vrai. Voilà. Je pense que personne ne doit ne doit se faire tabasser euh pour ces idées. Maintenant euh il y a une situation qui existe aussi euh dans

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lequel euh depuis un certain temps euh que moi j'ai connu parce que j'ai la j'ai la chance d'avoir quelques cheveux blancs, tu vois, où tu avais déjà cet affrontement entre des des groupes violents d'extrême gauche et des groupes violents d'extrême droite. J'ai j'ai cette mémoire de notamment de groupe violents d'extrême droite qui qui faisait des ratonnades et qui pétaient la gueule des gens et ils ont tué parce que simplement ils marchaient dans la rue et ils avaient le la malchance sur ce coup-là d'avoir la peau noire ou d'être basé. Moi j'ai connu ça dans ma génération. Donc on l'histoire est en train de bégayer là. est en train de bégayer. C'est-à-dire que tu as des affrontements à Lyon et ailleurs entre des groupes d'extrême droite et des groupes d'extrême gauche qui sont dans des

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rapports à la violence, il sont dans des rapports de de confrontation physique. Je pense que il faut faire attention. Faut faire attention parce que faut pas tomber dans dans l'amalgame quoi. En fait, faut faire attention, faut pas C'était un jeune d'extrême droite, manifestement, il était lui aussi dans ces rapports là. Hm. Et euh et ce jour-là, ils sont battus et euh et il est mort. Et c'est une tristesse. C'est une tristesse absolue parce que euh tu vois quand tu as un gamin qui meurt, tu t'en fous de savoir s'il est dans le camp A ou dans le camp B. C'est un gamin qui me c'est un gamin qui est mort et qui n'aurait jamais dû mourir. Donc tu vois, tu es là-dedans et et je pense que que nous qui sommes un peu plus

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âgés, on a cette responsabilité aujourd'hui de rappeler d'abord au pouvoir public queil y a un vrai sujet et qu'on n'est pas en train de le traiter correctement et aussi d'avoir de par nos pouvoirs d'influence parce qu'on vient de là aussi de dire vous savez quoi en fait on a déjà fait ça a déjà existé et c'est une impasse. C'est une impasse. Mais vous qui êtes dans l'hémicycle et qui qui débattez constamment tous les jours de ça, quelle est la solution qu'on peut mettre en place pour que ce qu'on vient de voir ne se reproduise plus à nouveau ? Je pense que tu as il y a il y a il y a il y a deux soucis. D'abord, tu as beaucoup de politiques dans notamment dans l'axe central là h

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qui veulent expliquer que les les gens de la France insoumise sont des gens violents, que vous êtes les mauvais quoi. Qu'on est mauvais, on est les méchants. OK. OK. Quand j'étais au Parti communiste, c'était on était les méchants déjà, donc on a l'habitude de ça, tu vois. Hm euh et ils oublient ils oublient le pédigré de l'extrême droite dans ce pays. Ils oubli le pédigré, tu vois. Il y a les les rappeler des vieilles histoires parce que là comme c'est un peu tendu, tu vois. Je pense qu'il faut pas mettre de l'huile sur le feu. C'est mais les les Algériens qui sont tombés dans la scène, ils sont pas tombés tout seul, tu vois. Tous les ans, on va commémorer ça à

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Paris. Euh Madikusekin, il est pas mort tout seul. Et et la liste, elle est longue, hein. La liste, elle est longue des jeunes euh parce qu'ils étaient maghrébins ou euh ou noir de peau noir parce que noir, ça veut pas dire d'Afrique, tu as les entillers aussi hein. C'est vrai. La peau noire et il me semble qu'il y en a certains comme M Céser et d'autres qui le revendiquent. H tu vois euh sauf que quand il fait nuit, tu fais pas trop la différence parfois. Donc le truc ce que je veux dire par là, c'est que nous on on prend nos responsabilités pour calmer le jeu. Jean-Luc Mélenchon, il a dit "Arrêtez, Manuel Bonpard, il a dit arrêtez." Il y a que nous on prend nos responsabilités pour pas être dans ce rapport à la violence. Maintenant,

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quand tu as quand tu as l'ensemble des des médias qui toutes les heures toutes les heures vous tombent dessus, te tombent dessus et te et te disent que c'est toi le problème de la France, bah tu sais, les gens ils sont ils sont de bonne volonté quoi. C'est c'est les gens ils sont gentils en fait. Donc il bah ils y croient, ils y croient comme comme ils croient que à l'époque bah la couleur noire c'est la couleur du diable, tu vois. Faire attention, faire attention. C'est pas nouveau, hein. Tu vois, c'est facile de criminaliser les gens mais par contre c'est pas ça qui nous permettra de sortir de l'histoire parce que tout le monde sait en vrai. Bah en fait c'est bidon tout ça. Tout le monde sait que quand ça va vraiment être dur, quand il y aura des crimes racistes, y

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compris quand il y aura des crimes antisémites, quand il y aura en fait quand il y aura une discrimination parce que parce que quelqu'un a une orientation sexuelle, homosexuelle et cetera et cetera, ils savent que nous on sera leur côté. Ils le savent qu'il sera sera leur côté. Donc à un moment donné, je pense que si on a un conseil à donner, c'est couper la télé. C'est vrai. Tu as pas tort. Moi maintenant, j'aimerais parler un peu avec toi. Ouais. Parler hip hop, parler rap. On sait que tu es député, tu sièges dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale depuis 2000 2022. C'est ça. Donc ça fait à peu près 3 ans que tu es député et donc tu tu travailles avec LFI Jean-Luc Mélenchon, ainsi de suite. H Et tu écoutes un peu du rap français ?

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Non. Tu aimes tu aimes le rap français ? Quand on parle le rap français, qu'est-ce que ça t'évoque ? Bah en vrai, moi je je viens de là aussi quoi. C'est c'est pas que je l'écoute, c'est que c'est que c'est que ça fait partie de de mes trucs en vrai. Mais pas seulement. J'écoute pas que le rap, pas que le hip hop, mais euh Ouais. Moi 50 ans. Donc on a vu arriver la déferlante du rap des États-Unis où dans un premier temps avec Sydney à la télé. Ouais. Et puis il faisait il faisait il faisait des cours de smurf et nous on s'entraînait tu vois même je me rappelle. Ah tu as dansé un peu déjà ? Non. Ouais vite fait. Franchement c'était pas le meilleur. Mais non on avait des copains qui vraiment étaient vraiment bon. Mais euh mais tu vois c'est maintenant il y a prescription, on peut

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dire mais des fois moi je me rappelle dans ma salle de classe tu sais on avait on avait une salle annexe dans lequel on mettait les manteaux et puis c'était du carrelage et euh on des fois on se faisait punir exprès pour aller pour aller pour aller dans la salle et puis faire ça puis faire la toupie tout ça tu vois parce que parce que faut que ça glisse et donc euh et donc voilà moi je viens de là après oui on a chez la génération d'arrivée de de public ennemis de Rundy MC de tous ces ces groupes bon maintenant ils sont âgés quoi. à l'époque il ils avaient la la place c'était les eminem de l'époque enfin tu vois même maintenant il commence à être un peu vieux tu vois mais mais c'est c'est c'est voilà c'est c'était ils étaient jeunes ils avaient ils avaient

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la gouche on comprenait pas tout ce qu'il racontait en plus parce que parce que c'est en anglais mais mais la musique elle collait parce que aussi elle colle à à d'autres musiques qu'on écoutait à la maison tu vois moi quand j'allais chez mes copains qui étaient soit africain soit maghrébain soit tu vois il y a on écoutait la musique ils écoutent la musique du bled comme on dit tu vois et donc tu as des sonorités qui arrivent làdedans, tu vois Le 113 il il incarne bien ça. C'estàdire comment est-ce qu'il mélange dans dans sa musique à la fois les musiques du bled ? Ça leur a coûté cher en plus. Mais mais en plus la chanson le tonton du blade, le tonton du bl coûté cher parce que le gars qu' ont ils ont fait le simple après il leur a fait un process, tu te

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souviens bien. Surtout quand ils sont passés auur de la musique. Mais le quand je te dis ça c'est avec avec DJ Med tu vois il mixait ces trucs là et et en fait c'est les sonorités de nos enfants que tu mets dans un truc. Mais après la question c'est qu'est-ce que tu en fais ? Moi je suis d'une génération, on a maintenant on appelle ça le rap conscient et cetera. C'est c'est c'est les c'est le rap qui qui dénonçait des choses et ça nous collait assez bien. Ça nous collait assez bien parce que parce que ouais en vrai je te raconte une enfance heureuse, une adolescence plutôt cool mais quand même on était acteur de ce qui se passait dans le monde et on avait quand même une rage en nous quand même tu vois le le le contrôle au faciè c'était la réalité. Euh moi en plus j'ai

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c'est la génération Sida dans lequel tu avais tu avais les les grands frères notamment qui euh qui mouraient dans les dans les caves avec avec l'héroïne. Enfin tu vois c'est tout ça aujourd'hui tu vois c'est cette époque-là on a l'impression des fois quand tu entends des politiques et tu as l'impression que c'est c'est un âge d'or. Non attends c'était compliqué frérot. Attends c'était compliqué. C'était c'était dur euh quand tu avais quand tu avais les gens qui payaient pas le loyer, que ils envoyaient les huers pour les dehors et qu'on mobilisait le quartier pour se mettre devant en disant "Vous les foutez pas dehors d'abord parce que c'est nos amis, c'est des gens qu'on connaît. Le seul malheur qu'ils ont, c'est qu'ils sont au chômage en fait." Tu vois, c'était des époques aussi aussi

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violentes. Et la police à l'époque, elle était elle était dure quoi. C'était c'était pas c'était pas ce que dit Darmanin. La police, c'est un truc toutice hein. C'était pas comme ça que ça se passait, tu vois. Donc donc il y a ça qui jouait. Donc le hip hop, c'est ça pour moi, tu vois. C'est c'est ça. Aujourd'hui, j'écoute encore, j'écoute même beaucoup parce que parce que j'ai des enfants et que eux, ils écoutent aussi. Gamin du 93, tu vois. Donc ils s'écoutent mais en vrai, jeam ce qu' ce qu'ils écoutent parce que parce que je les connais pas tous et j'ai pas envie de aujourd'hui. Il y a des nouveaux artistes que parfois on peut on peut se poser beaucoup de questions mais en fait j'aimerais te poser la question tes députés du 13e arrondissement et du 14e arrondissement

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côté sud. C'est ça. C'est ça. Et quel est ton rôle justement en tant que député euh dans ces arrondissements là ? Qu'est-ce que par rapport à la musique ? Par rapport à la musique, qu'est-ce que tu fais justement pour pour pour la jeunesse ? En fait, écoute, euh moi la jeunesse déjà, j'essaie de la défendre à l'Assemblée nationale en en faisant en sorte que tous les dingots là qui essayent de les stigmatiser. Les dingots, c'est qui les dingot justement ? C'est des députés, tu sais, en en général, ils sont vieux en plus, tu vois. C'est moi ça me ça m'a ça m'agace en plus. C'est quoi ? C'est pas un truc nouveau en vrai. Si c'est rond euh tu vois si c'est rond, il il disait déjà à l'époque que la nouvelle génération qui arrive, elle est

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plus sale, moins bien habillée, euh plus mal élevée que la sienne qui évidemment est tellement formidable. Et maintenant, tu as tu as les nouveaux Cicérons qui arrivent qui disent "Ouais, les jeunes qui s'habillent mal, qui" c'est les mêmes en vrai. C'est-à-dire que c'est une façon de dominer la jeunesse. Et moi ça m'insupporte. Ça m'insupporte. D'ailleurs, tu sais à l'Assemblée nationale, moi je fais des visites de scolaires. Tous les lundis matin, j'ai une école qui que j'invite parce que je pense que c'est c'est comme ça aussi que tu permets aux enfants notamment ce des quartiers populaires, de venir à l'Assemblée nationale dans des endroits qui leur sont pas réservés. En fait euh moi j'ai des demandes de stage assez régulières à l'assemblée et j'essaie de

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les donner au aux enfants de ces quartiers parce que parce que ça fait c'est important pour leur CV et qu'ils ont pas le réseau en vrai pour pouvoir y accéder. Tu vois, ça existe ça le réseau. C'est ça aussi le le racisme systémique, tu vois, ça existe en vrai. Et il s'avère que euh ils ont une la double peine, c'est non seulement ils ont pas la bonne couleur de peau, pas les bonnes origines, mais en plus ils sont pauvres parce que c'est des familles précaires en vrai. Donc ces gaminsl en vrai, pour avoir un stage à l'Assemblée nationale euh faut se lever tôt quoi. C'est compliqué. Donc donc tu vois et et je te dis ça parce que quand je fais des vidéos scolaires, il y a il y a un gros tableau de de d'un détail de la liberté guidant le peuple qui a un gros tableau à la

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base, tu vois, de de qui est qui est qui est au musée du Louvre et c'est John One, tu vois, le streetter. Ouais. qui qui a fait ça et euh et donc il y a un détail de de Marianne avec Gavroche, c'est comme dans le c'est truc des misérables en fait hein dans sur la barricade où Gavroche meurt et et donc quand les gamins ils sont là, vous savez regardez vous avez vu là c'est qui c'est ils me disent ouais c'est c'est Marianne je OK c'est Marianne très bien et Marianne vous savez ce qui représente et donc ceux qui sont un peu plus vifs disent ouais c'est c'est la liberté la liberté qui est dans le peuple je fais ouais c'est ça vous rendez compte que la France elle elle est représentée par une femme et que la femme c'est la liberté et qu'elle est défendue par un petit

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garçon qui s'appelle Gavroche qui meurt sur la barricade pour défendre la liberté. Donc je dis quand vous avez des vieux là qui vont vous dire que vous êtes vous les jeunes mal habillés, mal poull et cetera, rappelez-leur toujours que la France les enfants, ils ont payé un lourd tribut à chaque fois que ça a été dur. D'ailleurs, tu sais, pendant la seconde guerre mondiale, je leur dis moi, pendant la seconde guerre mondiale, la une grosse partie de l'armée des ombres, c'estàd les résistants qui ont lutté contre l'extrême droite, contre le nazisme, contre Vichi, tu vois ceux qui persécit qui étaient les juifs là, qui les envoyé dans les chambres à gaz. Et ben en fait, c'était des enfants. Les enfants, ils ont toujours joué un rôle important dans ce pays. Donc tu vois, il

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il y en a marre de ça. Donc moi, j'essaie de défendre cette jeunesse là. Et cette jeunesse, il s'avère que entre autres et ben elle est elle est ancrée dans ce qu'on appelle le rap, le hip hop, les cultures urbaines et cetera et cetera. Et et je pense qu'il faut défendre ça. Il faut défendre cette culture de la jeunesse parce qu'elle dit des choses. Elle dit des choses parfois en réaction à ce qu'écoutent les parents et parfois parce que juste en terme de musicalité en fait ça déchire quoi. Donc tu vois c'est c'est cette négation de la de la jeunesse que je combats. Mais pourquoi justement les certains politiciens ne comprennent pas justement cette jeunesse et ne comprennent pas même 50 ans après le hip hop ou le rap français ? Non attends ça dépend ça dépend. Il y en

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a il y en a qui vont comme tu dis tout à l'heure ils vont faire les photos parce que ça fait des vues sur follow sur X sur X he tu vois sur Insta ou sur TikTok. Bon, ceux-là, je les mets de côté parce que c'est du business, mais il y en a il y en a beaucoup en vrai. Pour eux, le hip hop, c'est comme le blues des années 20, c'est c'est la musique du diable, c'est la musique des gens dangereux, c'est parce qu'on on les met dans cette catégorie là. Et puis oublie pas que tu as tu as des rappeurs qui ont été condamnés aussi par la justice. Oui. Euh le ministère amer sniper qui se retransforme après. Oui. NTM aussi à l'époque. NTM à l'époque. Moi moi ma génération quand tu as eu NTM déjà déjà ça racontait ce qu'on vivait déjà ça racontait notre façon de parler.

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Ça racontait comme on était en vrai et et mais mais à la télé mais au secours. Tu t'imagines tu as Jo Star qui arrive sur un plateau. Vous êtes qui ? On est on est nique ta mère, c'est tout, tu comprends ? Donc moi, je pense que c'est bien parce que euh tu vois, le propre de la jeunesse, c'est justement d'amener cette rupture. H c'est de se dire que ben les vieux là, le truc plan là, ça va. Et puis c'est une culture populaire parce que tu sais, populaire c'est pas une culture de pauvres. C'est ça. On veut on veut enfermer ça dans la culture des pauvres. Populaire, c'est pas ça. Populaire, c'est la chanson que que tu vas faire écouter dans la cours de l'école, que tu vas mettre avec tes collègues dont tu vas discuter. C'est ça être populaire. Moi tu sais, je suis dans un

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arrondissement, c'est l'arrondissement de Brassins, de George Brassins. C'est de la culture populaire. Et Brassins, je peux dire que des chansons qu'il a fait à son époque, même NTM, je suis pas sûr qu'ils auraient fait aussi dur quoi, tu vois. Donc donc c'est ça aujourd'hui que que que moi je porte. J'essaie de porter cette mémoire. cette mémoire d'artistes notamment dans le 14e arrondissement qui ont vécu là et qui ont été victimes aussi de de ce qu'on appelle la gentrification. Tu vois si tu tu vois celui à la place Catalogne qui est derrière le la guerre Montparnas. Oui. Là il y a eu des luttes dures mais quand je te dis dur c'est dur d'artiste parce que là c'était des ateliers d'artistes. Et pourquoi c'était des ateliers d'artiste ? Parce que d'abord il y avait

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des artistes mais surtout quand tous les artistes qui étaient à Montmartre ça ça c'est commencé à devenir cher. Tu vois Picasso Miro et cetera. Ouais voilà Picasso, Miro et cetera. Tous ces grands artistes maintenant tout le monde connaît ses noms. C'est mainstream, c'est dans les musées et cetera. Mais à l'époque ce qu'ils apportaient c'est c'était c'était une vraie rupture sur la façon de peindre. C'était aussi dur pour eux à l'époque. C'était super dur. C'était super dur. Euh d'ailleurs, c'est pas pour rien que leur modèle pour beaucoup c'est des prostituées h qui mettent après ils tombent amoureux des fois. Ça arrive, ça arrive. Heureusement, l'amour est là. Mais tu vois ce que je veux dire, c'est que euh quand ça commence, ils ils ils habitaient euh dans ce quartier de Mom

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parce qu'en fait c'était pas cher. Et pourquoi c'était pas cher ? Parce que c'était même pas Paris en vrai, tu vois. Donc mais après ça commence à devenir cher. Donc il y a un truc qui s'appelle le métro et ils sont tous arrivés dans le 14e. Et là tu as eu des bastons qui ont eu lieu, des bastons d'artistes parce qu'il voulaient garder les ateliers mais sauf que ils ont construit des immeubles, ils ont fait des trucs euh de de de de trucs qui sont pas des trucs de pauvres en fait. H et tous les artistes, ils ont été dégagés. Et moi, j'essaie de garder cette mémoire. C'est ça mon job de député. Donc je bosse avec des jeunes, je bosse avec des artistes. Boss avec des associations làdus. À l'époque les artistes c'étaient les pauvres donc il fallait les éloigner. C'est ça.

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Alors ils étaient pas tous pauvres. Tu avais aussi Rodin, tu vois. Mais mais par contre ces artistesl Ouais, c'était des artistes. Enfin, Brassins, il habitait dans une maison de pauvre dans le 14e. Il il a fait des chansons là-dessus, tu vois. Mais mais c'était ça le 14e. C'était des arrancements populaires. Et populaire c'est aussi la solidarité, c'est aussi s'entraider, c'est aussi échanger, c'est aussi échanger les techniques et et tu as ça dans le rap en vrai. Tu as ça dans le hip hop. Tu vois quand quand tu as un DJ qui passe des nuits et des nuits DJ Abdel pour parler pour avec les plus les plus anciens que tu vois d'ailleurs dans le film la haine tu vois quand Coix et cetera. Bon et ben tu gardes pas tes trucs pour toi, tu les partages et tu fais poser tes

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potes et tu fais ça. Tu vois, c'est ça la culture populaire, c'est que c'est que bah c'est pas du business en fait, c'est tu veux faire évoluer un art, tu veux faire évoluer des artistes et tu fais aussi faire évoluer et c'est ça je trouve qui est super fort dans le dans le hip hop et dans le rap, c'est que tu fais aussi évoluer les petits. C'est vrai. Tuattends pas qu'il viennent des stars pour les intégrer. Mais avant d'être député, tu étais quoi en fait ? Moi avant, je bossais au conseil départemental de la Sainte Saint-Di. Je suis un je suis un cadre territorial. Je bossais sur les questions scolaires et euh voilà. Et puis euh puis je suis économiste de formation, j'étais à la fac quoi. Hm. Donc en fait tous les grands artistes quasiment un peu de la scène

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Saint-Ni, tu les connais, tu les tu les as rencontré, tu les as côtoyé ? Pas personnellement parce que moi j'ai grandi dans le 94 en vrai. Mais mais euh à côté de la mafia qu'un free. Ouais. entre autres entre autres ça c'est un peu plus loin parce que c'est plutôt plutôt proche de Paris tu vois c'est Ivri Vitre tout ça moi j'étais j'étais plus du côté de Fontenis sous bois Champign tout ça donc ça ça nous arrivait un peu en en second rideau même si quand j'étais plus âgé quand je bossais j'ai vu arriver le Sayanou parce que je bossais à Fanten sous bois j'ai j'ai vu tout ça et puis en plus moi je suis latino et et j'ai une super pote à moi qui est qui est une exil chigienne aussi à qui j'ai grandi s'appelle là c'est c'était la femme de Roldan de Richas donc tu vois On a en fait en fait ça

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t'accompagne toute ta vie tout ça et euh et puis voilà tu tu renies pas ce que tu es en fait. Mais mais la mais la banlieu c'est pas que ça. Tu vois quand je te disais que tu écoutes les chansons du bled, moi j'ai grandi aussi dans la salsa, j'ai grandi aussi dans la musique classique, j'ai grandi aussi dans les musiques de balmusette parce que parce que Champigniste c'était la ville des guinguettes. Et puis j'ai grandi dans la culture populaire française parce que bah parce que tu as beaucoup de gens qui écoutaient des les Aznavour, les Jacques Brell, les les tu vois tout tous ces artistes qui aujourd'hui sont on appelle ça artistes de variété mais mais il y a combien de groupes de hip hop qui ont semplé une chanson bah d'Asnavour Tur pour en faire pour en faire un tube tu

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vois donc c'est c'est ça la culture populaire et c'est ça la c'est ça la banlieue c'est je pense que c'est c'est pas c'est pas politiquement intelligent d'enfermer la banlieue dans de hip hop, c'est plus complexe que ça. C'est plus complexe que ça. Heureusement d'ailleurs, est-ce que les jeunes de ta de ton arrondissement par exemple, le 13e te sollicite beaucoup pour euh pour par exemple payer des heures de studio ? Euh pas du tout. Non, d'abord parce que avant avant quand tu es député, tu avais un truc qui s'appelait euh une sorte d'enveloppe parlementaire et après tu pouvais distribuer à C'est un peu la féodalité, tu vois. Tu es le baron, tu vois, tu distribues, tu vois, clac claque. Ça c'est fini, ça existe

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plus heureusement d'ailleurs parce que c'est là où tu construis du clientellisme aussi. Fillon, elle a été attaqué pour ça à cause de ça, non ? Fillon. Ouais, elle a été attaqué sur ses costumes surtout mais mais même là, tuas tu as des tu as des députés dans en banlieu qui avaient qui avaient cette cette on appelait ça la réserve parlementaire et qui distribuait. Alors tu en a qui distribuent à leur clients, tu vois qu'on parle de clientélisme électoral, ça passait par là. Et puis tu en as d'autres, non, tu en as d'autres qui soutenaient vraiment des associations, ils utilisaient ça, moi je de mon point de vue correctement, tu vois. Euh maintenant, on a plus ça. Donc en tant que député, j'ai pas les moyens de de faire ça. Par contre, j'essaie de travailler euh de travailler

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avec des maires pour faire en sorte d'aider des projets et pas seulement les maires de mon arrondissement. Parce que tu sais dans le 13e, il y a il y a le maire du 13e, il a il a il a il a mis beaucoup en place de de du street art en fait du graphe qui maintenant devient autre chose. Et puis j'ai il y a il y a une galerie une galerie dans le 13e qui est spécialisée là-dessus. C'estàd que tout tous les gars super à la mode dans le street art, les obes gars-là en fait ils ont ils ont ils ont des murs qui sont qui qui leur sont filés par les bailleurs sociaux et donc quand tu vas dans le 13e, tu peux faire tout un parcours itinérant et tuas tu as plein de de d'œuvres de d'ist internationaux. Ouais. Ouais. Et puis ça part ça partait d'un truc vachement bien qui était il y avait un

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bâtiment qui devait qui devait être détruit et et parce que parce qu'il était il fallait fallait le détruire. trop vieux et et ils l'ont filé aux artistes. Donc tu as plein d'artistes sont venus de partout pour euh pour faire des des des fresque des fresques, des graffes, des plein plein plein de façons de faire en fait quand tu t'appropri les murs et et tu as ça. Donc le 13e ça se caractérise par ça et le 14e ça se caractérise aussi par d'autres par d'autres façons de d'intervenir. Moi je suis le député de ce qu'on appelle la butoille, le quartier de la butokaille. dans le quartier de la Butoka et sur tous les murs, tu as tu as des grafes, tu as du collage. C'est là devient mystique, tu vois la la grande artiste qui qui faisait beaucoup de de de pochoirs, tu

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vois. C'est des arts qui c'est de l'art qui coûte cher maintenant, non ? Parce que il y en a parmiux qui sont devenus connus en plus. Non. Est-ce que ces bâtiments là sont vieux à à être cassés ou pas du tout ? sont non maintenant c'est maintenant c'est les bailleurs qui ont donné leurs immeubles et donc tu as des fresques qui sont là et et ce qui est intéressant et c'est là où tu renoues avec avec l'esprit du hip hop avec l'esprit du rap c'est que c'est que ça doit être accessible pour tous tu vois c'est c'est notre culture commune en fait parce que quand tu écoutes en fait un un tube quand tu écoutes un tube de Youssoufa h tu vois qui est pas le plus jeune bah dedans il transmet sa culture il transmet ce qu'il est il parle de ses parents, il parle de ses enfants, il met

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des sons des sons africains, il mélange tout ça, tu vois, c'est et c'est ça la culture populaire, c'est comment est-ce que tu partages les choses et je pense que tant que tant que tu auras ça, bah ils nous écraseront pas parce que tu peux pas écraser une culture. C'est impossible. C'est impossible parce que c'est dans tes trips, c'est ce que tu es. Et tu as pas envie qu'on insulte tes parents. Donc quand tes parents ils te mettent le dimanche la chanson du bled, euh tu vas trouver ça ringard quand tu es enfant. Mais quand tu grandis, tu dis "Ah oui, moi je viens de là, moi je suis d'ici, hein. C'est mes racismes, mais je viens aussi de là." Tu vois ? Et c'est ça que quand on parlait du racisme tout à l'heure, machin, c'est ça que la classe politique a du mal à comprendre. D'abord parce que

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parce qu'elle est pas là-dedans en fait. Elle préfère divisée que rassembler, tu vois. Je parle dans dans son ensemble. Mais mais pourquoi la politique elle est déconnectée comme ça justement de de sa jeunesse et de de la culture hip hop comme ça ? Pourquoi ? Je pense je pense qu'ils comprennent pas ce que je te raconte là. Je pense qu'ils comprennent vraiment pas parce qu'ils ont pas grandi là-dedans. Moi je peut-être que je me trompe peut-être que je suis excessif. Peut-être que j'ai des préjugés, j'en sais rien. Tu vois, ça peut arriver que j'ai des préjugés comme tout le monde certainement. Mais mais je pense qu'ils comprennent pas parce qu'ils ont ils ont pas grandi là-dedans. Tu vois, moi j'ai grandi dans une ville où tu avais 150 nationalités. et qui cohabita à l'école. Donc tu être

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raciste, c'est faut y aller quoi, tu vois. Faut y aller quand même. Donc quand tu es dans quand quand tu grandis dans un dans un quartier ou ou une ville dans lequel tout le monde se ressemble depuis plusieurs générations, la différence c'est difficile quoi, tu vois. C'est difficile. Je pense que la classe politique, elle héritière de ça. Est-ce que c'est faux ? Tu penses que ils sont faux quand on voit Bernard Arnaud avec maître Gims, quand on voit LVMH avec Coline Farel et Maître Gims il sort du hip hop, il vient du rap. Ouais. H c'est c'est faux tout ça ou c'est juste que c'est c'est voilà, c'est de la paillette quoi. C'est c'est magique de se retrouver à côté de ces gens-là. Moi,

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j'ai pas de regard par rapport à ça. Je j'ai pas de jugement par rapport à ça en vrai. Tant mieux. Si si maître Guim, c'est les les noms que tu cites, Farel et d'autres, il ils arrivent à à faire comprendre à la grande bourgeoisie française, aux milliardaires que c'est de l'art. Je pense que c'est je pense que maintenant ils sont convaincus ça. Sinon, tu aurais jamais eu à Yanakamura pour pour euh pour les jeux olympiques, hein. Tu vois, si on réussit ça, si eux ils réussissent à porter ça, bah écoute, tant mieux. parce que ça ouvre des chemins pour les petits aussi qui qui ont pas qui sont pas obligés de se comporter comme des voyou parce qu'on attend ça d'eux. Tu vois, moi j'en connais qui qui font les qui font les gars au regard menaçant parce que parce qu'en fait on attend ça d'eux.

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Bah non, tu es pas obligé, tu es artiste en vrai. En vrai, tu fais de la musique, en vrai, tu fais de la peinture, tu vois. En vrai, tu fais des poèmes. Je pense à mon poussin en disant ça. H tu vois, c'est-à-dire que comment est-ce que tu réussis à occuper des espaces culturels pour ça ? Et moi je pense que dans les arrondissements où je suis député, les espaces pour ça, ils sont ils sont pas assez nombreux. Ça reste encore trop underground, tu vois. Il y a il y a pas il y a pas la place à l'expression de cette culture de façon normale. Après, il y a un vrai sujet qui se pose dans ce que tu dis. Est-ce que on a intérêt à ce que ça se normalise ?

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Normalement dans la logique oui. Je sais pas. Moi je trouve que oui. C'est un vrai sujet. Il faut que ça parce queon voit justement lors de la fête de victoire de la musique Théodora ramassé quand même quatre victoires. Ouais, c'est pas mal. C'est génial. C'est c'est rare de voir ça. Oui. Donc on sent que aujourd'hui les jeunes femmes dans cette musique là commence à être respecté. On voit Theodora plusakamura que vous venez de citer. On voit maître Gims. La musique hip hop commence à s'écouter de plus en plus dans les boîtes de nuit. Quand ils font un reportage, c'est des musiques rap qu'on entend. Mais par contre, ils veulent pas nous donner

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cette place là. Pourquoi ? Parce qu'il faut la gagner. Mais pourtant, on l'a déjà gagné. On a vu les passi qui se sont battus. On a vu les stomy buzi qui se sont battu. On a vu Joy Star, Coolen, hm tout le monde euh Soprano. Hm beaucoup de de d'artistes se sont battu mais pourtant on veut toujours pas nous donner cette place en tant que reconnaissance. C'est pas normal. C'est pas normal parce que le regard il a pas changé. C'est toujours c'est toujours la musique des des classes dangereuses. Mais qu'est-ce qu'il faut que pour que ça change ? Vous en tant que député, moi je te dis ce que je fais à l'Assemblée nationale en essayant de défendre défendre tout ce qu'on se raconte là quand tu as des députés qui disent des

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dingueries, tu vois là-dessus. souvent souvent c'est en printre racisme en vrai. On va pas se raconter d'histoire mais le mon c'est c'est d'essayer de de travailler pour qu'il y ait des espaces normalisés pour que ça puisse s'exprimer et pas toujours être en train de galérer pour avoir accès à un studio, pour avoir accès et cetera, tu vois. Je pense que c'est ça mon job. Après, je suis pas le maire. Ouais, si je suis maire du 14e, je suis candidat là en mars. Ouais, on va je vais ouvrir un espace pour ça. Mais tu sais en plus je même pas l'inventer. C'est un truc que j'ai vu au Mexique. Moi, je suis assez assez proche de la mer de Mexico City. Elle a mis en place ce qu'on appelle des utopias. les utopias, utopie en espagnol, c'est un

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lieu dans lequel il y a à la fois des de des de la culture euh de du cinéma, euh des librairies, des espaces sportifs et cetera et tout ça est gratuit. Ah bon ? Tout ça est gratuit. Donc tu as des gamins, tu vois, qui arrivent et ils disent "Moi, je vais apprendre la trompette, pas de souci. Ouais, mais j'ai pas d'argent ton bien c'est gratuit." Et tiens, on prête la trompette. Ah magnifique ! Et ils apprennent et donc ils font des fanfares dans les quartiers et puis tu as des studios d'enregistrement et puis tu as le gars qui fait le cinéma qui peut faire le clip. Tu vois, tu crées des synergies, tu crées des lieux de synergie et et moi je pense que moi c'est ça que je vais faire en fait. Je vais créer des lieux dans lequels tous les jeunes qui galèrent aujourd'hui, qui

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sont obligés d'aller gratter des subventions euh en contrepartie de voie pour les élections et cetera, bah en fait, on va leur donner un espace dans lequel ils pourront être eux-mêmes, faire ce qu'ils ont à faire sans devoir se vendre parce que ça doit être normal en fait. comme moi comme moi j'ai j'ai eu la chance d'aller au conservatoire Olivier Mession à Champign sur Marne parce que c'est normal en fait tu vois c'est pas c'est c'est la classe ouvrière qui a gagné ça de construire des des conservatoires populaires dans lesquels un gamin de cité il pouvait aller écouter un opéra tu vois de la même façon que aller à la piscine c'était gratuit ou presque pour apprendre à nager parce que c'est la première des libertés c'est d'apprendre à nager quand tu es un enfant parce que tu risques de

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mourir si tu sais pas nager c'est vrai tu vois d'apprendre à aller à la pinoire moi j'ai connu la France grâce aux colonies de vacances Pourquoi ? Parce que la ville de Champign, elle avait elle avait des centres de vacances un peu partout à la mer, à la montagne et à la campagne et cetera et que en vrai en vrai, on partait en colonie tous les ans avec le quartier. Tous les ans. Et on mélangeait les quartiers en plus parce qu'une colonie de vacances c'est pas seulement un quartier. Tu vois, tu mélangeais tout le monde pour remplir le centre de vacances. Tu vois, c'est ça aujourd'hui qu'il faut qu'il faut mettre en œuvre. Quand on dit les colonies de Bance ça coûte cher. Ouais, ça coûte peut-être cher, mais en attendant tu fais des économies après parce que tu as plein de

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gamins qui ont appris à se connaître et qui se qui se qui se construisent un avenir partagé. Et donc tu moi c'est pour ça je me sur les enfants beaucoup parce que je pense que c'est à cet âge là que tu as une chance de pouvoir influer. Donc tu vois quand tu as quand tout petit tu as des espaces dans lequels tu es le bienvenu, dans lequel tu es bien reçu, dans lequel tu es accompagné. Ceux qui veulent être artistes, on va vous aider et vous avez le droit de changer d'avis. Ceux qui veulent faire du sport, on va vous aider et vous avez le droit de changer d'avis. Ceux qui veulent juste être là parce que bah parce qu'ils veulent pas tenir le mur, il y a un endroit où ils peuvent être, on va pas leur dire "Ouais, vous faites chier, vous faites du bruit, machin et cetera, cassez-vous !" Nana,

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je Bah ouais, bah écoute, tu sais quoi ? Il y a un espace pour toi, viens, viens, tu vas tu vas être tranquille. Même des fois, ils tiennent le mur mais ils sont ils sont pisses en fait les gens, tu vois. Mais mais non, on les on leur dit "Ouais, ils se tiennent le mur et c'est des voyou, c'est des dealers machin." Il y en a ils sont ni voyou ni dealer mais mais juste ils sont là, tu vois. Donc si tu as un endroit notamment la nuit où tu peux aller et cetera machin, ah bah tu as gagné quoi. Tu as gagné parce que tu as un espace partagé. Ça la République ça apprend à vivre ensemble. C'est vrai. Rodrigo, est-ce que la ville de Paris est sale ? J'ai C'est parce que j'ai une question. Est-ce que la ville de Paris est sale ? La ville de Paris, elle est sale quand

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tu ramasses pas les poubelles. Mais mais en vrai, écoute, moi j'ai la chance d'avoir connu beaucoup de pays dans dans ma vie. En vrai, en vrai, non. Parce qu'on accuse justement la mère de Paris et Dalgo de ne pas assez entretenir la ville de Paris et la personne qui l'accueille, c'est Rachid Adati. Et Rachid Adati, elle se retrouvait dans qu'il y a pas de votre communautaire, elle se retrouvait dans une émission rap qu'on appelle le DVM Show justement. Ouais. Ouais. Tu tu tu l'as vu ? cette émission ou pas du tout ? Vu mais tu l'as entendu ? Mais j'ai vu ces ces trucs sur TikTok. Ouais. Et ces trucs sur TikTok. Qu'est-ce que tu en as pensé quand on voit la le une ministre d'État quasiment aller justement dans ce genre d'émission ? C'est c'est c'est bien. C'est bien

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pour justement c'est bien. Et elle aime tu as déjà échangé avec elle ou pas du tout ? Non. À chez Dadati déjà. Ouais, j'ai échangé une fois avec elle mise de la culture ça je sais pas faut lui demander. Moi je connais parce vu tout récemment elle a décoré justement Bugy, elle a décoré pas justement pas mal de personnalités justement de de la musique et surtout des maisons de disque aussi. Ouais ouais bien sûr. Voilà et elle aime vraiment le hip hop, elle aime le rap. Je sais pas, faut lui poser la question. Moi j'écoute pas de musique avec Rachid Dati, tu vois. J'en sais rien. J'en sais rien. Après, je pense que c'est bien de décorer des des des artistes reconnus dans ce milieu. Je pense que c'est bien. Mais puis ça ça entraîne les choses, tu vois. Mais écoute, la seule fois où j'ai

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vraiment discuté avec elle, même si c'est rapide, c'est l'Assemblée nationale, quand fais passé une loi pour pour mettre en place un statut sur sais sur les animateurs, tout ça et cetera de la culture et je lui disais fais attention parce que en vrai tel que tu déposes ta loi, en fait, il y a plein d'acteurs culturels dans dans la danse dans la danse sur le hip hop ou alors des des des artistes qui apprennent aux enfants à chanter, à se poser, à mixer et cetera qui ont pas de diplôme d'état. Donc tu de fait tu vas les virer des des centres sociaux ou les ou les les conservatoires dans lesquels il travaille mais pas mais mais ils ont pas de diplôme des pas de brevet d'état pour ça. Donc fais gaffe à ça. Donc à ce moment-là on avait on avait beaucoup c'était Carlos Martins

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Bilbogo qui était qui était notre chef de fil là-dessus pour la France insoumise et on a réussi à à faire bouger sa loi là-dessus pour que parce qu'en fait les on savait de qui on parlait en fait. C'est des gens qu'on connaît qui qui font ce métier. Vous en voulez un peu. Non. Comment vous en a voulu un peu ? Non. Non. Au contraire. Elle a bougé la loi. Ah ok. Elle a compris le truc. Elle a compris le truc que bah fallait qu'elle bouge sa loi quoi. Donc elle a un peu adhéré aux idées de elle fille. Non je sais pas. Ouais on va le dire comme ça. En tout cas en tout cas elle a fait évoluer la loi pour que les gens qu'on connaît qui font ça Ouais. qui font ça et ben ils se retrouvent pas ils se retrouvent pas au chômage en fait quoi. Tu vois c'est les espaces vides

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dans dans l'impensé. C'est que souvent en vrai en vrai les lois du gouvernement elles sont préparées par les cabinets elles sont préparées par des gens qui connaissent pas ce mondelà tu vois donc ils te regardent ça euh euh avec de la technique mais ils ont pas la finesse du terrain et nous ce qu'on apporte c'est cette finesse du terrain parce que les gens on les connaît en fait c'est des vraies vies tu vois c'est tes voisins, c'est gens qui t'agrandit. Elle peut être mère de Paris ? Bah en tout cas, elle essaye. Elle elle a ses chances. En tout cas, elle essaye. Ouais. Moi, j'espère que non. Mais en tout cas, je vais tout faire pour que ce soit pas le cas. Mais euh parce qu'on a on a beaucoup de on a beaucoup de divergence, si tu veux. Mais euh mais en tout cas

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euh euh elle sera certainement la la candidate, la patronne de la droite. Et vous ferez tout pour ne pas qu'elle passe. Bah moi, je ferai tout pour que la gauche gagne. Ah, ça c'est bien parce que je viens de là. Hm. Maintenant, faut se mettre d'accord sur le programme parce que je vais pas je vais pas pouvoir être en mode en mode tranquille avec des gens qui expliquent que je suis un antisémite parce que je suis à LFI, tu vois. H se calmer là-dessus un peu. Justement, je voulais revenir dessus. Pourquoi on vous accuse de tous ces mauvais mots là justement antisémit ? Pourquoi qui quelle preuve ils ont pour vous accuser de de ces mauvais mots là ? Aucune preuve, c'est des rumeurs, c'est des c'est des opinions, c'est des manipulations de l'opinion. En vrai, tu

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sais, je veux dire la France insoumise, elle est pour une solution à deux États. Ce qu'on dit, on est sur la solution de l'ONU. Il y a deux États. Bah, tu sais quoi ? Dans le des États, il y a Israël. C'est pas de mal. C'est c'est clair. Maintenant, ce qu'on critique, mais on n'est pas les seuls à le critiquer. On n'est pas les seuls, hein. Est-ce que critiquer c'est la politique de Netiou par rapport à par rapport à la Palestine et par rapport à Gaza. Est-ce que critiquer c'est être antisémite ? Non, bah quand tu critiques un gouvernement h une politique d'un gouvernement, bah c'est pas être antisémite que de critiquer la politique qu'il est en train de mettre en œuvre. D'ailleurs, même dans le pays, il y a des gens qui critiquent la politique de Netaniaou.

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Donc c'est c'est ça le sujet. Donc euh donc la réponse de ce ceux qui disent ça, enfin moi je leur dis de se calmer parce que parce que de toute façon la gauche et puis les militants de la la FI dont dont je suis plus moi je suis j'ai 51 ans, on on c'est c'est nos combats de de toujours quoi, tu vois. Donc je je pense que cette construction dégueulasse qui a été faite euh d'abord ça tient pas la route mais en plus c'est pas sérieux. C'est pas sérieux parce que tout le monde sait que si jamais c'est dur pour nos nos compatriotes juifs euh en France, les premiers sur les barricades, ça va être nous. Ça la réalité parce qu'on l'a toujours démontré. Tu vois ce que je veux dire ?

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Donc à partir de là euh à partir de là en plus je pense que c'est c'est pas rendre service à la cause que de que de nous mettre dans cette case-là. Voilà. Après euh s'il y en a qui trouvent parce qu'ils sont euh attachés à Israël de façon viscérale, ce qui peut se comprendre, ça se comprend, moi je je peux je peux le comprendre. euh et qui considère que euh revendiquer euh le soutien à la fin des hostilités à Gaza euh et être antisémite, je leur dis qu'il se trompent et je les invite à retrouver raison parce que nous euh ne sommes pas ce qu'ils prétendent.

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Voilà, moi je leur dis solennellement. Voilà. Maintenant, ce qui a fait le Hamas, c'est une dinguerie. C'est une dinguerie parce que quand tu as un mouvement de libération nationale, et ben tu ne l'is pas quand tu planifies et que tu organises l'assassinat de civil. C'est ça la différence. Quand tu fais une action comme ça, c'est que quand tu la réfléchis, que tu la planifies pour aller assassiner des personnes civiles, ça s'appelle une action terroriste. Il faut avoir le courage de le dire comme ça. Donc tu vois, ils ont construit un récit médiatique qui consisterait à dire autre chose alors que c'est ce qu'on dit depuis le 8 octobre. Donc c'est c'est ça aujourd'hui où il

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faut garder raison là-dessus. Et je veux dire, c'est pas les premiers à faire à à à être dans cette situation. Tu prends tu prends le ta basquit des actions militaires contre l'Espagne, contre le pouvoir espagnol, contre Franco qui était un dictateur. Bah dès lors où ils ont commencé à faire des actions contre des civils, ils ont perdu le statut de libération nationale. Ils sont devenus une organisation terrorisme dans la population. Tu prends l'Iran en Irlande, c'est pareil. Et moi, je viens d'un pays qui s'appelle le Chili dans lequel tu avais un mouvement militarisé de lutte et de résistance contre la dictature du général Pinochet. Elle était légitimée dans la population. L'opinion était avec eux. En tout cas, l'opinion qui ne voulait pas de la

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dictature. Mais dès lors qu'ils ont organisé l'assassinat civil, ils ont perdu la bataille de l'opinion. Ils ont perdu la crédibilité en fait. Exactement. Et je pense qu'il faut faire attention à ça. Tu vois Fidè Castro à Cuba lui quand il il s'attaquait militairement et qu'il planifiait une action militaire, il s'attaquait à des à des à des cartels, il s'attaquaient à des représentants armés de la dictature du général Baptista mais mais il s'en prenait pas aux civils. Tu vois, c'est là où ça où ça bascule. Donc euh pour pas être plus long là-dessus, euh je pense que notre pays a besoin d'être réconcilié et j'invite toutes celles et ceux qui qui pensent que que moi je peux être antisémite, machin et cetera ou la fille comme moi et cetera. Euh je les

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invite à à à reprendre raison et à à essayer de de prendre des choses objectives parce que on ne peut pas on peut pas baser son analyse sur une rumeur. C'est vrai, c'est ça la différence. C'est pas parce qu'on te dit toute la journée à la télé que ça en fait une vérité. C'est vrai. Est-ce que étais un peu long, pardon ? Non, non, non. C'est c'est c'est très très bon et très intéressant de de t'écouter justement à ce moment-là parce que beaucoup de gens se posent des questions à ce sur ce sujet-là entre Gaza, Israël. C'est tellement un sujet très sensible ou que on peut même pas trop approfondir parce que beaucoup aujourd'hui ont peur des traités d'antisémite. Ouais, c'est vrai. Et est-ce que Jean-Luc Mélenchon aime le rap français ? Aime le rap, écoute du

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rap. Est-ce que vous avez des tu as déjà échangé avec lui sur là ? On n pas échangé là-dessus. Avec Jean-Luc, on se parle en espagnol déjà parce que Ouais, on se parle en espagnol tous les deux. Vra Ah, il est d'origine espagnole Jean-Luc ? Non, il est pas d'origine espagnole. Et mais il parle espagnol couramment et et du coup bah quand on se voit ben c'est c'est sympa parce que du coup on s'entraîne et tout comme Manuel Vals et ouais mais je parle pas avec Manuel Vals tu vois je pense que on n'est pas du même bord comme dirait l'out non avec Jean-Luc on parle pas de ça et on n pas eu l'occasion de de parler rap et cetera par contre il y a pas mal de députés de la FI qui écoutent beaucoup de rap de hip hop qui s'en revendiquent d'ailleurs h qui s'en revendiquent beaucoup ouais et

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qui et qui sont pour certains des très connaisseurs les invites. Il y en a un qui est qui a voulu se présenter en tant que maire de Brettini, Steve Stevie Gustave. Voilà. Ouais. Et j'espère queil va gagner en justement dans peu de temps, il sera maire mais pour l'instant il est il est député justement à Listique et euh c'est un danseur lui. Ouais. Oui, justement c'est vrai. Chez Sydney d'ailleurs. Il m'a montré des photos. Ouaison était jeune à l'époque et euh alors dans peu de temps, tu vas te présenter en tant que maire du du 14e du 14e arrondissement et comment on se prépare psychologiquement ? Alors non, c'est un truc c'est un truc naturel ça en fait. Tu sais quand tu es député,

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c'est des fois tu essayes d'aider les gens, tu vois, et tu essayes de de d'être en proximité et ton action, elle est hyper limitée en vrai. Et euh un c'est plus puissant qu'un dép. Moi, j'essaie d'être un député dans le fer. C'est c'est pas que c'est plus puissant, c'est que euh député, tu as tu as tu as une sorte de distance, tu vois. Tu as tu as une sorte de de de rôle institutionnel. Hm, j'ai fait des bastons en tant que député. On a on a réussi à sauver l'Institut mutualiste Monsouri qui était dansé financière difficile. C'est vrai que si en tant que député, ça m'a permis d'avoir accès plus facilement au ministres, à d'autres députés aussi, tu vois. C'est c'est vrai c'est vrai ça que

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que le réseau il il s'élargit, il s'agrandit et que c'est pas du pouvoir en plus, c'est juste l'entreoi qui qui change, tu vois. Mais euh mais il y a des trucs, tu es pas dans le faire en fait, tu es pas dans tu vois, quand je te parle de l'utopia, c'est un truc que je peux pas faire en tant que député en fait. Ah ok. Tu vois quand tu parles de de de rénovation urbaine euh et qu'elle soit bien faite, ce qui est pas le cas actuellement dans le 14e, euh bah en tant que député, c'est pas ton job en vrai, tu vois. Donc voilà, c'est c'est suivre ça, c'est essayer d'améliorer le quotidien des gens réellement. Moi je suis écolo donc je pense que tous les Parisiens en tout cas dans le 14e si je suis le le si je suis leur mère si mélise s'ils me font cet honneur là je

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je veux qu'il y ait trois arbres que tu puisses voir de depuis chez toi plus 30 % de de végétalisation dans ton quartier et à 300 m maximum d'un parc parce que parce qu'en fait c'est nécessaire aujourd'hui pour pour lutter contre contre le changement climatique mais aussi parce que ça fait du bien à la psyché. Tu vois, moi j'ai Saintane dans mon dans dans dans ma circonscription et en grande partie dans dans mon arrondissement qui est le 14e. Euh tu vois les quand il y a il y a des gens qui ont qui ont besoin d'avoir des espaces verts pour pouvoir se reconstruire. Mais mais pourquoi vouloir être maire justement du du 14e ? Pour ça, pour faire pour aider pour aider davantage. Pourquoi le président il fait il fait pas il fait rien ? L'autre l'autre maire il arrive pas à faire quelque chose ?

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Non, je te dis pas que tu penses pouvoir faire mieux que lui ? Ah je pense que je ferai mieux. Ouais, je pense que je ferais mieux. C'est pour ça que je me présente. Après après, je dis pas que qu'elle fait rien parce que c'est pas vrai. Mais euh mais je pense que je ferais mieux. Ouais. Parce qu'on a pas la même vision de la ville. On n pas la même vision de l'arrondissement. On n pas la même vision de tout ce qu'on discute sur la culture populaire, sur la question de comment est-ce que tu redonnes la parole au locataire, comment est-ce que tu fais que les jeunes ils aient un espace où ils puissent s'exprimer sans galérer pour monter une association. Euh tu vois comment est-ce que tu fais en sorte que que des assauts qui euh qui qui font un boulot de ouf sur le terrain pour aider

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les gens euh au bout de 3 ans, tu leur coupes la subvention parce que c'est pas devenu un ils ont pas réussi à en faire un business, tu vois. C'est ce qu'on appelle l'économie sociale et solidaire. Bon et ben tu vois, moi j'ai j'essaie de faire ça, tu vois. Donc euh ouais pour ça pour ça en tant que député, bah tu peux pas faire ça. C'est pas c'est pas ton job, c'est pas ton rôle. Donc j'ai envie de de faire ça parce que je suis respectueux des institutions et je pense que c'est pas bon quand un député il explique commerce ce qu'il doit faire. C'est c'est le la mère de 14e, elle a été élue. Elle elle a le job de mère à faire. Moi, j'ai été élu député au premier tour. Euh euh j'ai mon job de député à faire. Mais euh mais voilà, c'est c'est c'est ça la différence,

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c'est que ouais, je pense que je vais faire mieux. Ouais. Donc tu te rapproches de plus en plus de des citoyens de de de ton arrondissement. Tu échanges beaucoup tu tu échanges beaucoup avec eux. C'est et c'est qu'est-ce qu'ils te disent ? Rodrigo, viens, présente-toi. Ouais, c'est pour ça. C'est pour ça quand tu as les gens qui sont en difficulté qui disent "C'est con que tu sois pas le maire parce que voilà." Donc c'est vrai, tu te prê tu sais moi les gens ils m'appellent Rodrigo dans m'appelle pas monsieur Arenas, tu m'appelle Rodrigo. C'est parce que parce qu'on est comme ça en fait. Tu tu es la proximité en fait tu sais quand tu me parles de maître Gims LVMH et cetera. OK, ils sont ensemble mais c'est pas le même monde tu vois. C'est pas le même monde.

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Moi je je j'essaie de je en fait je suis naturel dans ce trucl. Je j'essaie. Je je pense qu'il faut pas findre, faut pas faire semblant d'être proche des gens. Soit tu es proche des gens et les gens ils le savent, soit tu es pas proche et arrête de faire semblant parce que ça sert à rien. Puis les gens, ils attendent pas ça. Ils sont pas débiles les gens, tu vois. Donc tu peux être un très bon maire ou un très bon député, même un très bon président de la République, être loin des gens. Tu vois, Chirak était était un un président très proche des gens. paraî hm on disait qu'il caressait le cul des vaches. Bah euh Mitan a été un grand président de ce pays, même si j'ai des différences avec ce qu'il pouvait penser et cetera, mais être proche des gens, c'est pas

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l'image qu'il a laissé de lui, tu vois, mais c'est que l'image plutôt de quelqu'un d'un peu distant, tu vois. Donc faire bien ton job d'élu et ben ça veut pas dire faire semblant d'être que tu n'es pas. Je pense que c'est ça que la classe politique a du mal à comprendre. Et sois toi-même. Comment on prépare une campagne de de merde d'arrondissement ? Comment ça se prépare ça ? Alors moi, c'est un peu particulier parce que euh c'est un trajet normal en en 3 années de députés euh où j'ai où j'ai euh bon déjà j'ai des militants de la FI qui sont là qui qui labourent le terrain et qui qui portent la parole en fait dans les marchés, dans les portes à porte. Enfin franchement je le tire le chapeau. Ouais. Et puis et puis en plus tu sais ils font pas ça pour être éleux hein.

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Ils font ça parce qu'ils croient un truc et et ça ça moi je leur rends hommage là-dessus. Tu vois il y en a même il y a même des jeunes qui étaient là. Je dis ouais je que tu sois sur la liste. Il me fait non moi j'ai pas envie d'être sur la liste Rodrigo parce que d'abord je fais pas ça pour ça et puis puis c'est pas mon c'est pas mon délire en fait tu vois. Donc c'estàd que il passe des heures et des heures à à distribuer les tractes à faire des trucs à faire du porte à porte à t'accompagner et cetera. Mais mieux c'est pas pour être lu en fait, c'est parce que juste il croient un truc et et la FI elle porte ça aujourd'hui, c'est qu'il y a des gens qui viennent juste parce qu'ils croient à un truc. Donc moi, je m'appuie d'abord là-dessus. Je m'appuie sur ceux qui ont

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encore des rêves, qui se disent que c'est encore possible et que et que si on te met un mur et tu sais quoi ? On va on va retirer juste la petite brique qu'on va pouvoir sortir du mur et passer de l'autre côté. Tu vois, c'est ces gens-là sur que je m'appuie. et des gens comme ça, tu en as toutes les générations. Donc c'est c'est un peu normal ce que je fais ça maintenant. Après euh après moi j'ai des j'ai des gens avec qui je milite depuis très longtemps où une campagne pour nous techniquement c'est c'est simple. D'ailleurs, il y a il y a quelques années, j'avais euh j'avais créé un une sorte de partie politique qu'on appelait citoyen. Je m'étais pas présenté. C'était pour permettre aux gens qui voulaient se présenter mais qui ne savaient pas comment on faisait pour les

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accompagner. C'était gratuit hein. Cit pas c'était pas un business là qu'on a monté. Et euh et en fait bah on se rendait compte qu'il y avait des gens qui voulaient candidater mais qui savaient pas comment faire et que quand il commençaient à à rentrer dans la machine, il se rendait compte des difficultés, qu'il faut de l'argent, qu'il faut écrire des tracts, qu'il faut les imprimer, qu'il faut faire le graphisme, qu'il faut les distribuer, qu'il faut louer des salles, qu'il faut le bon micro, tu vois tout ça. Moi je moi je le sais parce que je milite depuis l'âge de 16 ans et que j'ai dirigé des campagnes politiques pour d'autres élus H tu vois qui ont été élu en plus. Donc c'est cool. Alors qu'est-ce que tu as de plus que les autres candidats qui vont se

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présenter aussi à tes côtés et pour que ça soit pour toi que justement les citoyens votent pourquoi toi et pas eux justement ? Écoute là moi je pense pas qu'on fasse une campagne en disant du mal des autres. Pour commencer, tu as ton programme, tu te bas sur tes idées, c'est la démocratie, les gens ils adhèrent, tant mieux. Ceux qui adhèrent pas, bah soit que ça pas su les convaincre, soit que de toute façon tu les convaincras pas parce que parce que tu es pas leur cam. C'est bien la démocratie permet justement tout ça. Pour ça que tu as plein de candidats. La différence que j'ai, c'est que moi je réfléchis pas comme comme eux, j'ai envie de te dire. D'abord parce que parce que moi j'ai beaucoup travaillé sur l'école. J'aiécris quelques bouquins

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là-dessus. Et tu sais la France, elle repose sur une croyance collective qui s'appelle la méritocratie. Travailler dur pour accéder à l'élite, c'est l'élitisme. Mais en fait, c'est une croyance collective parce qu'en fait ça se vérifie pas statistiquement. Tu sais quand on parlait de pourquoi est-ce que les enfants d'immigrés n'y arrivent pas, machin et cetera et cetera ? Ben parce qu'en fait bah ouais, tu es pas bien né, tu es pas né au bon endroit, tu as pas la bonne couleur parce qu'il est discriminé, même si tu as des exceptions hein. Mais l'exception c'est pas la règle. Et moi je pense qu'il faut penser la politique, il faut penser la France et penser le 14e arrondissement où je vais me présenter à la place des plus vulnérables. Parce que si tu la penses

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pour les plus vulnérables, et bien tu la penses aussi pour ceux qui vont bien. Et pourquoi je te parle des enfants ? Parce qu'à l'époque à l'école, on t'apprend justement à gober ça. On t'apprend à gober que si tu travailles très dur à l'école, tu vas pouvoir devenir président de la République. Eh arrête, on sait que c'est pas vrai. Tu me parlais des LVMH Arnaud et cetera. Les gars, ils Ah, il est milliardaire parce qu'il a travaillé très dur. Arrête, tu es tu es né, tu avais plusieurs millions d'euros sur ton compte en banque, de quoi tu parles en fait ? Tu vois, c'est pas vrai. C'est c'est un mythe. Et donc tous les médias, les réseaux sociaux, tout ça, essaie de faire croire ça aux gens, mais c'est pas comme ça que ça marche. Donc, tu as des exceptions.

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Mais une exception, c'est pas la règle. Donc, c'est ça que j'apporte. Donc tu vois quand quand on réfléchit le trottoir par exemple que tu vas que tu vas construire, bah tu le réfléchis d'abord pour les enfants, pour les personnes âgées et pour ceux qui sont à mobilité réduite en chaise roulante. Parce que quand tu fais un un exemple un exemple con, mais quand tu fais un trottoir où tu as où tu as des différences de niveau, quelqu'un qui passe avec un fauteuil roulant e mais ça lui tape ça lui tape dans la colonne à la fin de la journée. est cha quand tu es une personne âgée qui a du mal à lever les pieds parce que parce que tu es âgé et que tu as ta canne et cetera et que et que tu te prends les pieds dans un dans un trottoir qui est un peu mal fait, bah il va tomber, tu vois.

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Donc si tu réfléchis pour tout ça et ben tu réfléchis aussi pour ceux qui vont bien. C'est ça la différence que j'apporte. C'est une inversion de la grammère de la politique. C'est qu'on arrête de penser pour les gens qui vont bien. On arrête de mettre le paquet pour les gens qui vont bien. On arrête de vendre le rêve que si tu veux, tu peux parce que c'est bidon ça. Même si tu veux très dur et ben c'est pas pour ça que tu vas faire. C'est pas vrai. On parlait du hip hop. Tu en as un qui sort. Tu en as combien qui retourne qui retourne porter des porter des cartons et porter des parpins dans les chantiers au charbon ? Tu vois ? Donc euh et quand je te dis ça, j'oppose pas les choses. Moi, je pense que quand tu es un bon ouvrier, et ben ça vaut un très grand

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chanteur. Ça s'oppose pas parce que tu as besoin de tout le monde et c'est ça qu'on t'apprend à l'école. Donc c'est ça que j'apporte en plus parce que je t'ai dis tout à l'heure, moi j'étais en lycée général mais mes potes ils ont été en lycée en lycée professionnel à prendre un métier parce qu'ils étaient pas bien nés en vrai. Et ça on le sait quand on est jeune, on le comprend vite. En tout cas, moi je l'ai compris vite parce que mes parents et mes amis m'ont expliqué ça aussi. Ils m'ont fait lire Bourdieux, ils m'ont fait lire Fouo, il m'ont fait lire tous ces tous ces sociologues qui t'expriment en fait ce qu'on appelle les déterminismes sociaux, déterminisme culturel, ce qu'on appelle le capital culturel. On n pas tous le même. On n pas tous le même capital financier parce

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qu'on est pas tous n avec une cuillère en or dans la dans la bouche, tu comprends ? Donc c'est c'est ça que j'apporte en plus, c'est de se dire que bah si on peut mettre en place des choses pour que au moins les gens suivent leurs rêve et que un 20/ 20 en mathématiques ou en français ce soit aussi important car un 20/ 20 en mécanique et ben tu as gagné parce que tu arrêtes de considérer que les métiers intellectuels c'est ceux qui doivent bien payer, bien respecter et tous les métiers manuels c'est de la merde et qui sont et qui déjà qui soient content d'avoir un boulot De toute façon, internet aujourd'hui a changé ça de toute façon internet hein, parce que aujourd'hui une fille qui montre plus son postérieur sur Instagram va gagner plus d'argent qu'un médecin quasiment

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aujourd'hui, hein. Donc ouais, mais ça c'est l' qui cache la forêt ça. Et TikTok a de changé les cours de l'histoire. Et mais sinon, ça serait quoi ton slogan justement pour cette campagne là ? Moi mon slogan, ouais bah c'est ne plus devoir quitter Paris déjà, tu vois. Parce que on se souvient pour la présidentielle Jacques Chck à l'époque il avait dit manger des pommes. Toi ça serait quoi par exemple ? Non moi je dis qu'il faut c'est ne plus quitter ne plus devoir quitter Paris parce que tu as pas les moyens d'y vivre en fait. En vrai tu sais tu as plein de gens qui habitent en banlieu aujourd'hui parce qu'ils ont pas les moyens de vivre à Paris h et pourtant ils bossent à Paris hein. Moi tu sais le mes enfants ils ont envie que Paris soit accessible en fait. Ouais. Ah ok.

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Et j'ai envie de de parce que je viens de la banlieue de tisser les liens entre Paris et sa banlieu. Tu sais si tu as une banlieue c'est parce que tu as Paris. à Paris, c'est parce que tu as une banlieu. Moi quand je viens chez mes enfants à Sevran et que je prends le RERB tôt le matin quand il faut que je sois 8h à l'Assemblée nationale et tu sais quoi ? Les gens qui travaillent pour la France là, ils sont dans le ROR et ils vont à Paris et le soir ils rentrent et ils s'endorment dans le ROR le matin à l'allée et le soir en rentrant parce qu'ils ont pas fait des nuits assez longues. Tu comprends ? Tous ces gens en vrai qui bossent à Paris, mais ils devraient pouvoir habiter à Paris s'ils le veulent, mais ils peuvent pas parce que c'est trop cher. Tu vois,

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c'est ça que je vais apporter, c'est de faire en sorte de baisser les loyers, de baisser les charges, de construire autrement. C'estàd le contraire de ce qui se met en place depuis 25 ans où en gros ça s'est gentrifié. En gros, ceux qui viennent de et en plus quand ils viennent de Paris pour certains ils achètent les pavillons des ouvriers là qui datent depuis longtemps et ils te le font en mode archi machin et cetera. Mais en vrai, ils sont là parce qu'ils ont pas les moyens de vivre à Paris. C'est ça la réalité. Et il trouve que les écoles les écoles euh comme Montessori, machin pédagogique et cetera et tu sais quoi Montessori c'est un truc des années 40, c'est une pédagogie des années 40 et qui est utilisé à l'école publique. Mais pourquoi ils mettent les gamins

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là-dedans ? Parce qu'ils veulent pas mélanger leurs gamins avec les enfants ont d'immigrés, surtout au collège. Tu vois ce ce phénomène parisien où tu où tu mets les gamins dans le privé parce que tu veux pas qu'il se mélange avec les pauvres et ça la réalité. Bah tu l'as aussi en banlieu. C'est c'est Haroun qui dit ça très clairement. Socialiste mais réaliste. Donc Saturn il ira pas à l'école de Mustapha et de machin et cetera. Tu vois tu vois c'est ça aussi ça existe. Donc moi je veux que Paris continue à garder ses classes populaires parce qu'elles ont le droit de vivre dans la capitale et si elles le souhaitent elles peuvent aller en banlieu si elles le souhaitent mais que ce soit pas obligé et que tu es tous ceux qui ont dû partir de Paris pour aller en banlieu qu'on puisse les

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récupérer parce que c'est des gens qui s'occupent des des personnes âgées qui bousent dans les Carrefour Market. euh qui euh qui bossent dans les bureaux pour certains. Enfin, tu vois, c'est des gens qui euh bah ils ont aucune raison d'être exilés, quoi. Tu vois ce que je veux dire ? C'est ça la réalité. En tout cas, merci beaucoup pour euh cette belle émission avec euh le média média. Merci à toi Rodrigo et franchement, j'espère euh te revoir en tant que maire parce que là, j'ai t'ai vu en tant que député. J'espère te recevoir très bientôt dans l'émission en tant que maire pour pouvoir justement nous parler comment la compagne était. ta victoire, comment tu l'as fêté avec la famille, avec justement tous tes collègues. Franchement, on va souhaiter une bonne chance vraiment

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pour la suite des événements. On a déjà gagné hein. Ouais, on a déjà gagné parce que les gens qui sont sur ma liste en majorité, en très grande majorité, c'est des acteurs associatifs, c'est des c'est des gens qui sont des amicales de locataire, c'est en fait c'est ils ont gagné leur dignité. H voilà, on a arrêté on a arrêté les invisibilités. Sinon, j'ai un dernier mot. Est-ce que tu connais justement Assatraoré ? Ouais. Ouais. H la justice vient de rendre Oui. le verdict. Oui. Et qu'est-ce que tu en as pensé ? Je pense que c'est c'est l'exemple de ce pays de comment est-ce que tu traites le harcèlement des quartier populair et

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comment est-ce que moi je je commande jamais une décision de justice parce que je pense qu'il faut respecter la justice parce que quand tu la respectes plus après c'est la merde. Mais mais quand même enfin voilà quoi. C'est c'est ça ça fait référence à tellement d'histoires. Est-ce que ça existe encore la liberté égalité fraternité en France ici ? Bah, tu sais, c'est comme c'est comme l'élitisme républicain, les méritocraties, c'est une croyance collective, mais il faut se battre pour la pour la pour la voir. Et aujourd'hui euh aujourd'hui, je pense que pour beaucoup de de nos compatriotes euh et beaucoup des habitants en fait de la France, parce que moi je pose pas les Français, les étrangers, on est ensemble en fait, on est citoyen là où on habite en fait. Euh c'est c'est un combat que

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je pense qu'il a reculé en fait. Je pense qu'il a reculé et qu' il va falloir va falloir comme au rugby là, faut prendre le ballon, taper le plus loin possible parce que les autres ils vont le récupérer, ils vont essayer de récupérer le terrain et nous faut qu'on cour très vite pour les empêcher de d'aller plus loin. Tu vois, c'est c'est ça qui rentre en ligne de compte et et on sera de ce combat là quoi. Voilà. Donc à Satraoroui d'ailleurs on a eu la chance de l'avoir au mythique de lancement de la campagne de la France insoumise avec Sopia Chikirou qui est notre tête de liste pour tout Paris au cirque d'hiver. Donc euh voilà, euh elle est là avec d'autres avec Sonia qui euh qui euh qui était TIS dans un dans un désarrements parisiens qui vient de là.

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Euh parce qu'on on veut que la voix des quartiers populaires, elle s'exprime dans cette campagne. C'est-à-dire c'est pas leur de laisser une place, tu vois, euh dans un coin euh avoir une caution, tu vois. Non non, c'est ça fait partie de la campagne et euh et il y en a qui sont super étonnés que je tienne ce discours-là parce que comme je suis un député parisien mais ils je crois que je crois que je suis le premier député parisien qui vient de banan en fait. Donc euh on essaie de garder ça et euh et donc je pense que ça en étane beaucoup mon discours parce que je suis censé avoir un discours de parisien tu vois. H ben non en fait bobo parisien quoi. Ouais un discours un discours un vrai discours de parisien c'est euh c'est de sortir la tête du périf. Voilà. c'est de se dire que que de

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l'autre côté du périf, il y a des gens qui habitent là et le jour où ils vont disparaître, on est foutu. On est foutu. En tout cas, merci beaucoup pour cette belle émission Rodrigo. J'espère comme je te le répète à nouveau, te revoir en tant que maire du 14e arrondissement dans l'émission. Voilà. Merci beaucoup et à très bientôt. Merci à toi. Ciao.