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interviewHugo au Perchoir· 3 juin 2026 36 min

Il est DEPUTÉ DEPUIS AVANT MA NAISSANCE ! Interview avec la Légende Charles de Courson

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous allez bien monsieur le député ? Bonjour. Bonjour.

Ben ici tenez, je vous ai préparé le siège. Vous asseayez, on va pouvoir commencer. Vous avez vos fans qui dit Charlie Charlie, on vous réclame, monsieur Decoursu, on vous réclame.

Ah oui, je vous donne le micro. Oui. Bon, monsieur Decourson, moi je vous ai présenté comme étant une légende de l'Assemblée nationale.

Est-ce que ça vous va comme qualificatif ? Oh bah écoutez une légende ça veut dire que je déjà mort depuis longtemps si vous voulez. Oh vous savez certains sont des légendes de leur vivant.

Charles de Gaul était une légende de son vivant. Oui. Non non mais je pense que c'était tout à fait excessif.

Euh ça ne fait que 33 ans que je suis député. Alors c'est vrai que je suis le plus ancien par la durée de mand pas du tout par l'âge et de loin. Voilà.

Et donc de temps en temps, je me permets de rappeler à des collègues euh qui pensent qu'ils ont réinventé la poudre que j'ai dit que on a déjà eu cette idée-là il y a 20 ans ou 15 ans et qu'on s'est planté pour telle et telle raison. Donc c'est peut-être pas la peine de recommencer euh une nouvelle fois. Alors, c'est pour ça que de temps en temps certains avec humour, par exemple un jour on évoquait, je sais pas quoi, un texte qui était remonté à 1840 1850 et un humoriste a dit "Ah oui oui, mais de Courson va nous renseigner, il était déjà député." Voyez bon, ça c'est pour rire.

Non, mais c'est vrai qu'on a regardé avant que vous arriviez les les députés de la 10e législature quand vous avez été élu, il y avait quand même des Ponatovski, enfin c'était le fils Ponatovski mais il y avait Pierre Perfit, il y avait la distas. Il y avait aussi George Marchet, Jacques Chirac, Baladur, Giscar. Vous avez quand même sigé avec des monstre de la 5e République.

Bah oui. Alors, et on pose souvent la question mais est-ce que le niveau baisse ? C'est une question qui m'est souvent posée.

Alors, avant de répondre à cette question, je commence toujours par dire méfions-nous de ce que j'appelle le syndrome du vieux con. Qu'est-ce [rires] que c'est que le syndrome du vieux con ? C'était toujours mieux avant, voyez. et dont tout le camp, tout se dégrade et cetera.

Bon, une fois que j'ai rappelé cela, je dis que objectivement aujourd'hui la qualité en particulier des des leaders dans chaque groupe, bah il y en a qui ont plus de leader du tout hein. Et et par rapport à ce que j'ai connu en 93, c'était très différent si vous voulez. Il y avait il y avait quoi quatre groupes cin groupes en 93 ?

Il y avait quatre groupes. Il y avait les communistes, les socialistes, l'UDF et le RPR. Point.

Voyez ? Et et chacun avait ses leaders. Moi, j'ai j'ai longtemps avec barez.

Bonjour monsieur de Cours. Et et et comme on était souvent d'accord quand j'intervenais, il prenait la parole de je suis tout à fait d'accord avec Charles de Courson. Voilà.

Et et comme il avait un coup de fourchette qui était quand il a quitté l'assemblée pour se consacrer à Lyon et bien j'ai fait partie des quat avec qui on est allé chez le doyen bien entendu hein puisque c'était le doyen qui à l'époque il avait sa table mais il était très gourmand et donc en tant que maire de Lyon d'ailleurs, il était aussi gâté dans tous les bouchons de de Lyon. Et justement c'est vrai, vous vous avez ça fait 33 ans que que vous êtes député, vous avez l'a dit siégé avec beaucoup de députés si vous deviez retenir un ou deux parlementaires euh connus ou moins connu du grand public qui vous a marqué euh de par la longétivité. Vous êtes dans le groupe avec Jean-Luc Varsman qui lui aussi a été élu en 93 mais en tant que non mais il a été élu en 93.

Suppléant il arrivé en est décédé qui était de Vac. De Vac est mort d'un cancer et donc il est devenu député en 94. Voilà donc il a une année de moins que moi.

Voilà il fait partie des trois je crois qui ont fait sep mandats. Sepandats. Et justement bah le député est-ce que quel député vous marquerez le plus dans toutes les rencontres que vous avez fait ?

Parce que je pense que si on fait les calculs, vous avez survécu à plus de 1000 1500 2000 députés. Oui. Bah si vous voulez ceux qui ont été élus en 93, je suis le seul survivant.

Il y en a plus. Voilà hein. On était encore trois ou quatre mais certains sont partis sont devenus voilà.

Donc on passe à Marc Lefur même si Marc Lefur a été battu entre 97 et 2002 mais Marc avait été battu, il s'est pas représenté. c'est son fils qui lui a succédé et puis il en avait assez puis il avait des problèmes de santé. Enfin bon, comme souvent vous savez, c'est un c'est une activité, c'est pas un métier d'être député, c'est une activité temporaire mais qui use qui use.

Comment on fait tout ? Alors pour répondre à votre question, bah je trouve par rapport à ceux qui avaient le plus de fond c'était bar qui avait le plus de fond hein. Je veux dire voyez Chiak il était sympa mais bon voilà entre nous même les les les vieux chirakins le reconnaissent aujourd'hui quoi.

Il était très adaptable voyez parce que quand on prend sa carrière il a dit beaucoup de choses et son contraire mais il était sympa ça. On on rappelle que quand Giscar a enfin quand Sherak est parti et qu'il a nommé bar, il avait dit que c'était le meilleur économiste de France. Oui oui oui oui.

Et et et l'autre qui était Giscar ? Le problème de Giscar c'était un peu son comportement humain. C'est-à-dire que bah il avait tendance à se prendre pour la cuisse de Jupiter.

Voyez, je vous raconter une anecdote. J'étais élu en 93 et dans le groupe UDF, on était 200 210, je sais plus combien était des c'était des groupes alors extrêmement nombreux. et je demande une question sur une question européenne.

Alors ça c'était le domaine réservé de Giscar. Alors on me on dit bon d'accord tu poses cette question. Alors j'arrive je gratte ma question voilà j'arrive [grognement] bien en avance pour être bien sûr [gémissement] de ne pas louper cela et j'arrive et Giscar avait la manie d'arriver toujours en retard.

Alors certains disaient pour se faire remarquer ça c'était les mauvaises langues. Bon [rires] et alors je le vois encore monter euh et et s'adresser à moi alors de Courson chez vous qui posait la question voyez comme un peu un reproche vous voyez c'était drôle c'était drôle voilà parce que Giscar mon père était inspecteur des finances et c'est mon père qui l'avait mentorisé quand il était rentré à l'inspection des finances. Alors finalement les deux coursons influencent la 5e République.

Oh non non non, [rires] on a pas cette ambition. Voilà. Et en vrai effectivement par rapport à quand même votre expertise économique parce que c'est aussi comme ça que pour les plus jeunes de la de ma génération on vous connaît, vous êtes l'homme du budget, du contrebudget, le rapporteur général, on vous a jamais proposé le un un portefeuille ministériel ?

Si si si, mais j'ai refusé. Euh Michel Bernier par exemple, il vous l'a il Michel Barnier me l'a proposé. Oui oui oui parce que vous avez siégé avec lui aussi et je lui ai dit écoute Michel c'est non parce que pour redresser les finances publiques faut du temps et une majorité stable et solide.

Voilà on a ni l'un ni l'autre. Alors il était déçu. Ah oui dit mais écoute moi être ministre c'est pas un but dans ma vie hein.

Je je si je meurs sans avoir été ministre c'est pas un problème pour moi quoi. Je préfère être utile surtout quand parfois on on voit ce que c'est qu'être ministre. Et il m'avait posé d'ailleurs une deuxième question.

Est-ce que tu penses que un budget peut-être voté ? J'ai dit non Michel, la réponse est non. Clairement non.

Alors il y avait son directeur de cabinet qui est là, il avait pris comme directeur de cabinet l'ancien directeur de cabinet de de le maire. Voilà. Bien.

Enfin, il l'avait pris par défaut parce que il voulait prendre un de mes vieux amis qui était Michel Cadeau. Mais Michel Cadeau a eu des problèmes de santé, acceptter d' un conseiller mais mais pas de directeur de cabinet parce que à mon avis sa santé était déjà fragile et et voilà. Donc mais il était à son cabinet.

Voilà. Euh c'est c'est le seul. Mais moi, j'ai jamais intrigué.

Vous avez des gens qui vendraient leurs femmes, leurs enfants pour être ministre. Alors moi non franchement non. Voilà pas c'est pas le matin en vous rasant quoi.

Ah non pas du tout pas du tout. Et et justement parce que vous parlez de de que c'était un métier enfin pas un métier mais c une activité qui pouvait être usante le le rôle de député. Vous justement comment vous faites au bout de 33 ans pour tenir on sait qu'il y a une députée LR qui était Christelle Pétex qui a démissionné un peu sur une forme un peu de burnout après 7 ans de mandat.

Comment vous au bout de 33 ans vous faites pour tenir physiquement mentalement aussi ? parce que je prose que ça do être aussi pesant. Comment vous faites ?

Ben écoutez euh premièrement euh j'ai été jusqu'à la loi sur le cumul. Euh j'avais beaucoup d'activité locale. Hmm.

Donc moi, je passe en moyenne 2 jours à Paris à l'Assemblée, mais j'y travaille beaucoup et 5 jours en ça c'est la la semaine type. Parfois ça monte à 3 jours, vous voyez cette semaine 3 jours et pendant le budget alors ça montait parfois à 4 voire à 5 jours mais en moyenne annuelle c'est 2 3 jours disons 2 jours et demi quoi. Et tout le reste du temps, je suis chez moi parce que moi, j'ai jamais été parachuté dans ma circonstruction.

Je suis devenu maire, conseiller général, conseiller régional et j'étais président du 10, j'étais président d'un grand syndicat d'aménagement touristique, président, vice-président parce qu'il y a un principe d'alternance qui a développé le le tourisme au syndicat du. J'étais vice-président en charge des collèges, en charge du transport scolaire. Enfin, vous voyez, j'avais des tas d'activités locales.

Ma commune, j'ai créé une communauté de communes qui est maintenant à 40 communes, voyez. Et et maintenant que je ne suis plus délégué comité de commune, puisque c'est le maire de ma commune qui qui l' et bien [grognement] ils m'ont dit "Reste avec nous, on va te te t'utiliser comme conseiller spécial." Al, je suis à tous les bureaux.

Alors, de temps en temps, j'interviens, je dis "Bà, faites attention, est-ce que vous êtes au courant de ce qui est en train de se passer là ?" Bon, j'essaie de les aider. Voilà, même chose dans dans ma commune.

Voyez, je suis toujours au bureau du syndicat d'ER, je suis toujours au bureau du conseil d'administration du 10. J'essaie d'aider ceux qui m'ont succédé et puis j'essaie d'aider des jeunes. Voyez, j'ai eu la satisfaction qu'un assistant parlementaire est devenu maire de Vri François.

Voilà, il a battu il a battu le maire sortant à 58 % et 32 %. Alors, je l'ai pas mal aidé, c'est vrai, sur le fond, sur le programme, sur le positionnement et cetera. Voilà.

Et et voilà. Et moi, j'ai beaucoup de satisfaction de voir mes collaborateurs, collaborateur, monter, prendre des responsabilités, voyez. Et aussi, vous êtes toujours très actif.

On a eu ce ce fameux poste de rapporteur général du budget. Là, vous êtes alors j'ai un doute si c'est rapporteur ou président d'une commission rapporteur de la commission d'enquête. Euh c'est important aussi pour vous de continuer à être actif à des rôles majeurs.

Oui, vous voyez cette commission d'enquête, vous savez chaque groupe a un droit de tirage une fois par an d'une commission d'enquête. Et j'ai persuadé les membres de mon groupe de choisir comme thème la contribution des hauts revenus et des hauts patrimoines au financement euh des services publics. C'estàdire voilà les très hauts revenus.

Alors c'est tous les groupes ont dit mais c'est très intéressant, tout le monde a appuyé cette idée et et donc c'est vrai, j'ai presque fini mes travaux encore un mois disons et et on a terminé et et j'ai j'ai conçu mon projet de rapport puisque le plan est à peu près établi, on est en train de rédiger comme un apport à la discussion qu'on arrête ou des discussions purement idéologiques, ce que j'appelle complètement déconnecter des réalités, voir quelles sont les contraintes, les avantages, inconvénients ou les effets de retour. C'est pas la peine de de de voter un texte qui va être immédiatement contourné, vous voyez, ou qui va aboutir au au résultat inverses de ce que souhaitent les intéressés, voyez. Et alors c'est assez intéressant et c'est ces travaux et et c'est vrai que par rapport aux universitaires, nous on a accès h on a accès à tout.

Voyez là hier on avait bureau de la commission des finances alors on me dit est-ce que ton groupe a une idée pour faire ce qu'on appelle une mission d'information ? C'est une émission flash de Ah ben je dis oui. Est-ce qu'on pourrait pas s'intéresser à les outils de de d'évaluation des recettes publiques notamment de l'État ?

Ouais. Des recettes fiscales parce que j'avais fait tout un travail en tant que rapporteur général et parce que j'étais allé à la direction du trésor puisque c'est eux qui les font. J'avais réuni les chefs de bureau.

Voilà. Et pendant 5h euh un pot par, je mais comment vous faites et cetera et j'ai fait un rapport explique essayant d'expliquer pourquoi il se trompait. Ouais.

Voilà. Et ça continue notamment sur la TVA. Ouis.

Et donc de d'actualiser, c'est assez intéressant. ça va me prendre euh quelques heures d'intervention, d'audition, voyez, et puis après de faire une synthèse pour la commission des finances et et de faire ça avant le débat budgétaire comme mon rapport euh la commission d'enquête, je pense qu'il nourrira euh un débat je pense plus sérieux, plus solide euh euh sur la contribution de Ré et notamment dans le casre de la présidentielle, vous espérez que ça puisse une base aussi. Oui oui de de de de de d'avoir je un un débat je dirais sérieux fondé voyez sur des analyse de la réalité et justement il y a il y a-t-il gars dans le chat qui dit la contribution des haut patrimoines ces néances a dû être rapide comme rapport.

Ah ben non, vous voyez, j'ai arrêté hier le plan. Le plan il fait déjà 10 pages. Ah voilà, tu vois.

Et donc le rapport je pense qu'il fera entre 100 et 200 pages sans compter les retranscriptions après. Oui. Et puis pour un peu soulager le texte, parfois on met des annexes pour soulager le texte.

Et vous avez une à peu près une idée déjà du nombre de propositions que vous allez de recommandations que vous allez faire. Ah oui oui. J'ai quelques cités mais je vous les donnerai pas.

Mais en nombre, en nombre, ça va être une dizaine, quinzaine, trentaine. Non, je pense qu'il faut pas multiplier les propositions, faut se concentrer. Il y aura des propositions qui sont à mon avis seront partagées par tous les groupes politiques.

C'est l'indigence de la statistique publique sur ces questions qui sont des sections des des des questions qui passionnent les parlementaires de de toute sensibilité, si vous voulez. Euh soit certainement on a quelques idées, quelques propositions d'améliorer déjà l'information et puis après il y a les les différentes solutions possibles euh avec le minimum c'est de boucher un certain nombre de failles qu'on a identifié. Voyez ?

Enfin, il y a pas que le grand soir fiscal parce que je dis souvent à mes collègues notamment d'Extrême gauche, vous savez le le grand soir fiscal vous l'attendrez longtemps hein. C'est comme ceux qui attendaient le grand soir de la grande révolution pour l'étarienne. Ça fait 130 ans qu'il l'attendent et c'est pas de mal laveille.

Voilà. Donc de moi, je suis un réformiste pragmatique. Je pense que mon rôle c'est de contribuer avec beaucoup d'autres à améliorer la situation.

C'est pas de faire rêver qu'on va changer la vie. Voyez, déjà améliorons là, euh faisons un système qui soit plus juste, voilà, mais mais pas de s'embarquer dans des grandes théories, si vous voulez qui aboutissent souvent à des catastrophes. Et vous, justement, vous parlez d'extrême gauche, je présuppose que vous parlez de la France insoumise, vous qui avez siégé avec des grands noms du parti communiste, euh qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que les fillo-démocrates un peu radicaux qu'à une vraie extrême gauche ?

Vous qui avez connu les deux. Ah non ! Ah non !

Non ! d'extrême gauche. Moi, j'ai connu l'évolution du Parti communiste.

Vous savez, il y a plus que neuf députés communistes et on ne sait pas si aux prochaines élections législatives, il y aura encore un groupe communiste. D'ailleurs, actuellement, c'est un groupe où il y a une majorité de non communistes dans le groupe qui s'appelle GDR. Voilà.

Oui. Et puis les sissionnistes, ceux qui ont refusé, qui ont quitté lesfill. Voyez, enfin, il y a il y a un peu de tout.

Mais pour revenir à votre question sur LFI, est fondamentalement inspiré euh par une idéologie néomarxiste plus l'ombertiste. Alors certains diront euh avec certaines méthodes trotskistes puisque comme ça qu'un sait Mélenchon mais il y en a d'autres hein qui ont fréquenté le courant trotskiste. Enfin l'un des sous-courants kiss qui était le le courant lambertiste avec des techniques d'agitation voyez de de et on prend des exemples qu'on monte immédiatement enfin voyez toute cette technique on fait de l'obsolution parlementaire on fait voyez bon qui n'est pas du tout le cas des autres groupes de gauche à l'assemblée en nos collègues communistes et assimilés en fin de GDR sont tout à fait respectueux.

Voilà. Euh les écologistes de temps en temps, je dis pas que enfin bon chacun parfois dans ses groupes des gens qui ont un peu le sang chaud comme on dit voilà mais ils sont tout à fait aussi respectueux. les socialistes aussi le retrou de temps en temps dit quoi oui bah ça peut arriver ou et donc non c'est et c'est je pense une stratégie vous voyez on avait ce matin une initiative de notre groupe sur l'abrogation explicite du code noir. tout le monde a fini par voter pour Bon ouais cétait très long et on voit que certains ont utilisé notre proposition de loi à à de toute autre fin voyez pour dire mais le problème c'est les inégalités sociales aujourd'hui dans les Antilles françaises à la Réunion enfin et cetera voyez c'était pas le but quoi.

On a perdu énormément de temps. Ouais. Bon enfin bon et pour une fin que tout le monde vote pour alors et on on a eu un un très beau discours de de Stevie Gustave.

Je sais pas si vous étiez dans si B si si j'étais là toute la matinée. Et est-ce que vous avez en souvenir d'autres discours, vous qui vous ont ému, touchés à l'Assemblée nationale depuis depuis 93 ? Bah bien sûr.

Pourquoi ce qui était touchant ? C'était pas tellement ce qu'il disait, c'est ce qu'il rappelait que lui il est un descendant d'esclave. Voilà, comme un certain nombre de nos collègues de la Réunion ou ou des Antilles françaises comme on les appelle, voyez, qui sont descendants.

Voilà. et et et quand on parle de cela et même si c'est sur 4 c générations he puisque l'abrogation date du milieu du 19e siècle donc si vous voulez toutes ces personnes sont mortes c'est des arrières arrières arrière grands-parents et parfois que d'un côté ou qu'une branche en fait et cetera et donc et donc c'est ça qui était le le le plus émouvant plutôt que bon le commentaire euh qui qu'il a fait de de rappeler que ceci reste des traces dans l'histoire. Ouais.

C'est un peu comme ceux qui parlent de la déportation euh tant de nos compatriotes juifs que des nonjuifs puisque grosso modo, il y a eu à peu près autant un peu plus de déporté pour des raisons raciales lors la dernière guerre mondiale en France que de déporté politique et et autres dont vous avez été concerné dans votre famille. Oui. de des deux côtés de ma famille.

H parler de cela si vous voulez comme un truc indifférent, voyez. Je donne un exemple. Josmin avait fait une faute politique.

Euh, vous savez, il y a une réunion annuelle du premier ministre avec le le dans dans un dîner avec les représentants de toutes les les sensibilités de nos compatriotes juifs. Bon, et il a lancé l'idée que tous les descendants des déportés juifs, on allait leur donner un capital ou une rente. Ouais, c'était 60 ans plus tard.

Bon, alors naturellement, qu'est-ce qui s'est passé ? c'est que les déportés euh pour des raisons non raciales ont hurlé en disant on a aussi des descendants et donc voilà, il a fallu je sais pas 2 ans. Voilà, moi j'ai pris la parole plusieurs fois en en disant alors que j'étais contre le principe mais à partir du moment où on l'avait fait pour les déportés les descendants de des portés juifs enfin les mineurs, euh il fallait le faire pour tout le monde voyez c'est vrai que dans les ils étaient tous français il y a pas voilà et ma grand et ma mère en faisait partie.

Ouais mais c'est intéressant parce que enfin votre émotion on nous soulève le cœur de la même que l'émotion qu'on a eu ce matin en écoutant ST Gustave. C'est on est on est les conséquences de nos vies en fait aussi. Mais bien sûr et et voyez euh les discussions sur les questions bioéthiques, c'est pas c'est pas des des décisions uniquement techniques.

Quand on discute fiscalité. Bon hein [gémissement] euh c'est pas la même sensibilité enfin l'écho que peut ça avoir que ça peut avoir sur un certain nombre euh de de nos collègues députés. Voyez euh quand on parle de la fin de vie qui n'a pas eu dans son expérience personnelle de sa famille ou de proche qui a vécu une fin de vie.

Donc enfin, il faut aussi faire attention parce que si vous voulez l'extrême sensibilité parfois vous empêche d'être un bon législateur. Bon mais vous espérez qu'on aille au vote sur la loi en cours que ça soit pour ou contre mais vous aimeriez qu'on ait un vote définitif ? Moi moi j'étais hostile.

Voyez ce qui est dans cette loi très intéressante, c'est l'attitude si vous voulez des groupe, la quasi totalité des des groupes sont divisés. H ou euh il y a des gens qui veulent pas prendre en disant les pour les contrees. Moi ce ce ce sur cette affaire de la fin de vie, autant je suis à fond pour les soins palliatifs.

D'ailleurs, si on était allé plus vite pour couvrir toute la France, si vous voulez d'un d'un système de soins palliatif permettait de résoudre l'essentiel des questions. Et donc pour moi, moi j'étais un défenseur de la loi clés etti. Leonetti d'ailleurs lui-même est contre le le nouveau texte et je pense qu'elle est tout à fait équilibrée.

Elle est humaine, elle respecte la diversité des situations. Elle suppose un dialogue entre les familles et et les médecins. Voyez, je trouve qu'elle était très très bien, très équilibrée.

La nouvelle, bah moi je je pense que le principe de fraternité, parce que vous savez, on dit liberté, égalité, fraternité. Alors la liberté alors là sur toutes les sauces l'égalité sur toutes les sauces les Français adorent l'égalité avec une carte de priorité disait l'amiral sanguinéti ce qui était assez drôle d'ailleurs. Voilà mais la fraternité vous savez il y a il y a très peu de de de fraternité qui rappelle qu'on est tous des frères et des sœurs.

Enfin on est tous de la même espèce humaine. Voyez, un jour, on voulait réformer la constitution pour supprimer le mot race. Est-ce qu'il est dans la constitution le mot race ?

Pour moi, il y a pas de race, il y a une unité du genre humain. Alors, j'ai déposé un amendement en disant que pour remplacer le Mouras, on supprime le Moras et on remplace par la constitution affirme l'unicité du genre humain. Alors, en amendement avait séduit plusieurs en disant "Mais au fond, il a raison.

L'origine, c'est pas se battre contre le racisme, c'est d'affirmer positivement que le genre humain est un. Et après, il y a des tas de spécificités, il y a des cultures différentes, on a des couleurs de peau différentes, on a des cheveux différents, on a des tailles parfois différentes, enfin et cetera. Mais mais je dis c'est ça ce qu'il faut affirmer.

Ouais. Et donc il y a des débats comme cela et sur le principe donc de fraternité, moi je pense que la responsabilité c'est de s'occuper des plus fragiles jusqu'à leur fin. Voyez ?

Ouais. Et c'est pour ça que je pense que cette loi n'est pas adaptée à à la question de la fin de vie. Et si s'il y a un recours au Conseil constitutionnel déposé contre le texte, est-ce que vous apposeriez votre signature ?

B ça dépend sur quelle motivation h parce qu'on sait par exemple quand il y avait eu le mariaège pour tous, il y avait eu un cortège de de députés de droite qui est allé apporter mais moi si vous voulez sur le mariage pour tous j'avais une position très différente de la plupart des gens de la droite et même de quelques collègues de gauche. Moi j'étais pour un contrat d'un civile, c'est-à-dire le schéma espagnol euh c'est-à-dire de faire un contrat d'un civile pour les couples homosexuels, ce qui me paraissait beaucoup plus adapté. que de voir se coller sur l'idée d'un mariage euh qui était qui avait été conçu pour les couples hétérosexuel.

Alors, on veut faire croire que c'est la même chose, un couple homo et un couple hétéro. Bah non, il y a le problème des enfants. Euh, comment on traite la question des enfants ?

Qu'est-ce que enf ? Voyez, c'est c'est il y a beaucoup de problèmes. Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr.

Et on retrouve ça problème au sens mathématique, pas au sens problème problématique. Oui. Oui.

Oui. Euh voyez la reconnaissance des enfants, enfin, il y a toutes ces questions et donc je pense que vouloir assimiler le couple homosexuel au couple hétérosexuel est une erreur. Et d'ailleurs, on voit on a des tas de contentieux maintenant, de difficultés, voyez.

Et je pense que un contrat d'union civile, moi j'ai toujours défendu cette thèse, ce qu'il faut, c'est créer un contrat d'union civile. Voilà, de façon à régler les problème qu'ont les couples homosexuels. H Et justement euh on parlait des discours mémorables.

Est-ce que vous en avez un en tête que vous avez entendu ? Moi, vous avez fait un discours qui qui a marqué quand vous avez OK votre famille. On peut penser à Patrick Roy alors qu'il revenait c'était son dernier discours avant de Oui, il était en train de mourir d'un cancer et il tenait plus de boule au malheureux et il est mort d'ailleurs je crois 10 jours plus tard enfin bon et il a été émouvant parce que c'était un collègue socialiste mais un peu hard d'ailleurs.

Il aimait le hard rock le hard méal que le hard métal le hard méal et mais cétait touchant. Je veux dire à moins d'être totalement inhumain. Comment ne pas être touché ?

Euh ou ceux qui nous quittent hein après des années consacrées à leur mandat de parlementaire et et qui nous quittent hein. Ah c'est sans c'est pas un problème qui partage ou pas vos idées si vous voulez. C'est c'est pas ça la question. c'est que j'ai toujours pensé que euh dans chaque être, il y avait toujours une part de bon de bien.

Ouais. Et que on gagne toujours à dialoguer. Moi, j'ai la chance de pouvoir dialoguer à peu près avec tout le monde si vous voulez.

Alors, certains pourraient croire que mon origine sociale, mon origine intellectuelle euh non, moi je j'ai même plaisir à discuter avec des gens euh qui ne pensent pas comme moi. Je veux dire, on s'enit toujours dans le débat de Mais tiens, pourquoi tu penses ça ? Et vous disiez quoi Jean-Luc Mélenchon quand vous aviez des concili tous les deux ?

Vous aviez parlé un peu ? Oh, vous savez, j'ai jamais eu de conciliabulle avec Jean-Luchant. Vous auriez aimé ?

Non, je sais que lui-même a dit des choses plutôt gentilles mais concernant disons que c'était un vrai républicain, je crois. Oui. Oui, c'est vrai.

Vous savez, je rappelle toujours que mon grand-père a été le seul député de droite à voter contre les pleins pouvoirs à Pétin. Voilà. Et c'est l'un des deux seuls députés de la chambre de 36 qui a été fait compagnon de la libération.

à titre costume. H voilà, c'est mon grand-père a été un éphémère membre du CNR du Conseil national de résistance 8 jours mais ils l'ont pas trouvé. C'est une histoire pitoreste que le le secrétaire de Jean Moulin d'ailleurs Corder oui dans ses mémoires raconte cela.

Euh je suis pas sûr d'ailleurs qu'il raconte toute la vérité, mais ça c'est [rires] histoire parce que les la tradition familiale était pas exactement la même. Voilà. Mais enfin peu importe donc euh vous pouvez pas parler de cela sans une certaine motion.

Euh moi quand j'ai défendu la motion de censure contre le texte sur la réforme des retraites alors que je suis par euh je je suis de ceux qui disent il faut inciter nos concitoyens à travailler plus longtemps et et les jeunes à commencer à travailler plus jeune qu'actuellement où il y a un très très grand cachi quand on voit dans les universités que vous avez t de succès en première année de 25 % que ce soit en droit en science écho. Moi, j'ai fait ces deux licences, c'est un gâchisme. Ça veut dire qu'il y a un problème d'orientation, un problème c'est pas normal, voyez.

Mais par des mécanismes d'incitation, pas en augmentant l'âge légal. C'est l'âge légal qui a allumé le feu. Oui.

Ouais. euh c'est pas et et que le véritable critère c'est inciter par des mesures incitatives. D'ailleurs ce que font déjà nos une bonne partie de nos compatriotes, je dis toujours quand on a légiféré sur l'âge à 64 ans, on était déjà à 63 ans et demi hein.

Ouais. Et pas à 62 ans. L'âge effectif, ce qui est important, c'est l'âge effectif.

C'est pas l'âge légal. et et je me suis opposé à cela parce que ça me paraissait alors complètement contraire à tout principe de justice sociale puisque c'était ceux qui ont commencé à travailler les plus jeunes qui souvent ont eu le métier les plus durs et qui en plus ont les moins rémunérés. Franchement leur faire payer si vous voulez le rééquilibrage des régimes de retraite c'était pas comme ça qu'il fallait faire.

Donc nous, on a proposé cinq mesures. Madame Bord les a toutes éliminé et ça a été assez comique de voir une fois que ça a été voté, les partenaires sociaux se sont mis d'accord sur deux de nos cinq mesures, dire sur la retraite progressive. Euh et par contre, on avait proposé qu'on supprime toutes les règles de cumul emploi retraite et qu' [grognement] on augmente le taux qui est de 5 % de majoration de vos retraites par année supplémentaire.

On avait proposé qu'on passe à à 6 et5 voire 7 % qui était la neutralité actuelle comme disent les pédans enfin disons euh pour récompenser ceux qui prolongent mais volontairement. Et bien monsieur, merci monsieur de Cours. On pourrait continuer encore 3h comme ça tellement c'est passionnant d'échanger avec vous mais on m'a fait signe que vous deviez retourner en hémicycle.

Euh mais merci, c'était passionnant et j'espère qu'on pourra refaire un échange avec vous plus en longueur parce que ça sera toujours avec plaisir. Ben on avait dit qu'il y avait un un dialogue avec vos avit il y avait il y avait des questions. Je vous en ai posé quelques-unes.

On pourrait continuer mais on me fait vraiment signe que vous devez y aller. Mais revenez revenez on a la discussion générale alors. Ah bon bah faudra dire oui on peut.

Bon ben voilà, on peut prolonger de quelques minutes. On me dit qu'il peut il veut rester un petit peu. Il il y a Max qui arrive.

Ah il y a Max Mathiasin qui arrive placer. Alors alors ça alors je m'incline devant Max si Max est prêt. Ah bon ?

Une question du public alors pour vous monsieur le député. Que pensez-vous du cumul des mandats ? La dernière question.

La dernière. Alors, j'ai voté la loi sur le cumul des mandats parce que on peut pas être maire d'une grande ville ou président d'un conseil départemental, d'un conseil régional et et être député ou sénateur. Soit vous ferez bien l'un et mal l'autre et réciproquement.

Par contre, moi j'étais pour établir un seuil parce que ce qui est vrai sur les grandes villes, les grandes structures départementales intercommunales n'est pas vrai. Voyez, moi j'étais maire d'une commune euh de 400 habitants euh franchement euh je je euh c'était pas c'était pas un problème. Mais quand on parle de cumul des mandats, on ne parle pas d'un sujet très important qui est le cumul entre une activité de parlementaire et des activités civiles.

On a maintenu la possibilité de continuer à être avocat et d'exercer ses fonctions. Ça me paraît une véritable erreur. Euh, comment pouvez-vous être avocat d'affaires ou avocat fiscaliste et député, voir à la commission des finances ?

Voyez, à la commission des lois, euh il y a massivement des avocats. Je prends l'exemple des avocats, vous avez des hospitalau universitaire. Expliquez-moi comment vous pouvez être chef de service et député ou sénateur.

C'est c'est pas possible. Monsieur Juvain. Voilà.

Oui, moi je j'aime bien j'aime bien mon collègue Juvain mais mais j'ai eu comme ça un collègue dans la Marne qui était chef de service mais alors tous ces collaborateurs gueulaient en disant mais bon on le voit jamais ou il passe entre deux trucs ? Il faut choisir dans la vie, voyez. Et donc moi, je j'étais pour inverser la règle, c'est-à-dire le principe, pas de cumul entre activité privé et une activité de parlementaire, sauf dérogation accordée par un comité de déontologie auquel vous soumettez la question.

Par exemple, je comprends, moi j'avais des amis chirurgiens, ils me disent "Tu sais, si j'exerce pas minimum une journée par semaine, je deviendrai dangereux. Si je suis battu ou si j'en ai marre et que j'arrête, voyez ? Est-ce que faut penser aussi à la suite hein, on n'est pas éternellement parlementaire hein, à quelques exceptions.

C'est vrai. [rires] Mais oui. Non mais la, vous savez l'espérance de vie d'un député, c'est un mandat et demi, hein.

C'està dire 7 ans. 7 ans, 7 ans et demi. Donc ça tourne, ça tourne.

Donc moi, j'ai j'ai des collègues qui se sont qui ont été battus, qui se sont retrouvés 45 50 ans. Il a fallu retrouver Il y en a qui ont été au chômage, on pensait Véronique Marson. Oui, mais c'est très peu, hein.

Euh moi, j'ai regardé parce qu'on a créé un petit système d'allocation chômage qui est dégressif sur euh 3 ans, je crois. Euh euh mais c'est très rare. C'est très rare.

Et tout juste un oui 2027, vous continuez ou euh vous Oui. Oui, j'ai annoncé que je me représentais. Oui, oui, je me représentais. 8e mandat.

Ah non, je finis là mon 8 mandat. Du coup, peut-être, peut-être. Là, vous allez tenter la passe de 10.

Si, non, non, non. Je si mes électeurs me reconduisent leur confiance, je pense qu'il serait sag d'arrêter au 9e mandat. Et ben parfait.

Bah, merci beaucoup monsieur Decourson. Comme je dis souvent en live Charles a mé de cour de Courson du buisson d'avoir de buissons de Couron. Deuxissons de courson.

Je prendrai note pour la prochaine fois. Bah, merci à vous d'avoir comme disent les humoristes et d'autres lieux découvert à Maribasse. Exactement.

Bah, merci à vous. Allez, bonne journée et bonne séance. Merci.

Au revoir. Je récupère le micro. Ah, vous êtes arrivé ?

Il il arrive. On attend Max. Merci beaucoup, monsieur le député.

Il est DEPUTÉ DEPUIS AVANT MA NAISSANCE ! Interview avec la Légende Charles de Courson — Charles de Courson · Pourquijevote