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AutreGabriel Attal (sur YouTube)· 27 juin 2026 73 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

EN DIRECT | ÉCHANGE AVEC LA JEUNESSE DE FRANCE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 86 %Attaque 10 %Défensif 4 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures pour lutter contre la canicule pour les personnes âgées et le système de santé ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous faire pour les retraités ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre l'installation de la violence dans nos rues ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Concrètement, à quoi ressemblera la vie d'un Français en 2037 si vous réussissez ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous faire pour les entrepreneurs et la fiscalité ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Comment faire pour que l'IA ne crée pas de chômage ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 23:00Gabriel AttalFait
    « Les canicules, c'est plus simplement un accident météo. Ça va devenir la norme, ça va devenir régulier. »
  • 28:00Gabriel AttalPromesse
    « Je ferai un grand plan pour investir dans la géoénergie pour la France. »
  • 36:00Gabriel AttalPromesse
    « Je veux que dans 10 ans la France se soit affirmé comme la première puissance d'Europe. »
  • 38:00Gabriel AttalFait
    « La France est redevenue le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers pendant 5 ans. »
  • 47:00Gabriel AttalPromesse
    « Je porterai un plan pour former en 5 ans 20 millions de salariés à l'intelligence artificielle. »
  • 49:00Gabriel AttalPromesse
    « On doit se fixer l'objectif d'avoir un grand projet d'assistant médical par intelligence artificielle accessible à tous les Français. »
  • 0:15Gabriel AttalFait
    « le risque pour les Français aujourd'hui avec l'IA, c'est pas d'être remplacé dans leur travail par une IA, c'est d'être remplacé par quelqu'un qui sait maîtriser l'IA »
  • 0:30Gabriel AttalFait
    « à l'école, c'est une priorité maintenant d'apprendre à prompter au même titre qu'on apprend à lire, écrire et à compter »
  • 0:45Gabriel AttalPromesse
    « je porterai un plan pour former en 5 ans 20 millions de salariés à l'intelligence artificielle »
  • 3:30Gabriel AttalPromesse
    « on doit se fixer l'objectif d'avoir un grand projet d'assistant médical par intelligence artificielle accessible à tous les Français »
  • 5:30Gabriel AttalFait
    « il faut qu'on aille beaucoup plus vite, qu'on soit beaucoup plus ambitieux dans les choix qu'on fait et dans les décisions qu'on prend »
  • 6:30Gabriel AttalFait
    « on doit assumer la préférence européenne en matière de marché public »
  • 7:30Gabriel AttalFait
    « quand ils ont des marchés publics, ils les réservent aux entreprises de leur pays et que nous en Europe, on est ouvert à tout le monde »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

J'ai froid pour la première fois. Je n'ai plus ni sa chaleur ni sa lumière. Moi j' fait le soleil et nuit dans les yeux des miri j'éis [musique] ma vie pass son sourire moi j'éis le soleil nuit et joue dans les yeux de l'amour et la mélancolie au soleil d'Émilie et joie de vivre en ce tempslà.

J'avais le sol et nuit dans les yeux d'Émilie. J'aurais chauffé ma vie à son sourire moi. Le soleil nuit et jour dans les yeux de l'amour et la mélancolie au soleil des milie et joie de vivre.

Si on t'organise une vie dirigée où tu t'oublieras vite si on te fait danser sur une musique sans âme comme un amour conquiste. Si tu réalises que la vie n'est [musique] pas là, que le matin tu te lèves sans savoir où tu vas. Bonjour, bonjour à tous.

Je m'appelle Clara et je suis élu beau département. Que dis-tu ? Le plus beau de tous les départements.

Bienvenue dans mes landes. Oui, je suis élu à Dax et ça je le vois à beaucoup. Mais surtout, je le dois à un besoin.

Oui, un besoin. Celui d'agir comme Gabriel Atal, notre candidat à l'élection de la du président de la République. [acclamation] Président président président président président président candidat de l'action mais surtout de l'espoir dans un monde de plus en plus fataliste.

Moi, je préfère êtrealiste. Et ces mots, ce ne sont pas les miens. Ce sont ceux d'Antoine Armand, maire renaissance d'Asy, symbole d'un parti ancré sur tous les territoires.

Notre beau pays, la France. [acclamation] [applaudissements] Chers amis, chers j'aimes, bienvenue dans ce temps d'échange avec la jeunesse de France ici à Sanguinée. [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Je passe la parole à notre route, monsieur le maire cher Fabien Léné. [acclamation][applaudissements] Bien, bonjour à tous.

Vous avez petites mines fatiguées ce matin. Vous êtes couché tard les j'aimes. Je suis sûr que vous êtes très fatigué là.

Alors faites du bruit. [acclamation] [applaudissements] C'est mieux c'est mieux. va s'enflammer. [acclamation] Allez allez allez allez c'est toute la vie qui va s'enflammer. [acclamation] Allez allez allez allez les [acclamation] C'est bien c'est bien.

Ils sont presque prêts pour nos férias. Presque des landais. Beaucoup viennent de toute la France.

On va voir quand on va sortir le taureau. Bon, on est ravi de vous accueillir tous à Sang Guinée et on est très honoré, monsieur le prem premier ministre, cher Gabriel, de t'accueillir à sang Guinée pour la petite histoire. Euh les Ges avaient contacté plusieurs sites pour leurs estigèmes et puis on apprend que c'était effectivement sur le camping municipal du Broustaric qu'ils avaient en tout cas jeté leur des volumes mon cher Louis.

C'est ça hein. Et du coup, on s'est rencontré et quand ils ont vu la place dit on va il faut qu'on en parle à Gabriel parce que faire un meeting sur cette jolie place ça serait des belles images pour les médias et puis de très bons souvenirs pour toutes et tous et ça mettrait une belle dynamique pour ce début de campagne. Et bien je suis ravi que nous vous retrouvions là aujourd'hui grâce à vous et grâce à vous tous.

Merci. [acclamation] [applaudissements] et dont on sait que c'était pas si simple parce qu'habituellement il y a le marché sur toute la place et puis on arrivé à la belle saison. Donc vraiment on va pouvoir applaudir très fort nos services municipaux, nos commerçants qui de bonne grâce [acclamation] [applaudissements] merci pour eux.

Vraiment un grand merci à eux qui ont accepté qu'on décale le marché. Ça s'est fait en douceur dans la concertation comme on sait faire chez nous et euh et tout s'est bien passé. Et je vous invite à consommer chez tous nos commerçants qui ont un grand sourire, qui ont le sens de l'accueil, qui sont formidables.

Merci à eux. [acclamation] [applaudissements] Et donc avec l'arrivée de Gabriel, on a commencé hier soir puisque Gabriel, on t'a accueilli dans notre nouveau centre culturel. On était très honoré de le faire.

Tu as pu rencontrer des maires, des élus, des chefs d'entreprise, des représentants associatifs pourir cet échange républicain essentiel pour sentir le terrain comme tu aimes si bien faire. C'était un moment important où il est resté 3 heures à saluer, avoir et ça c'est important en politique de la considération pour chacun. Et bravo, bravo mon cher Gabriel parce que on reçoit souvent et puis j'étais député donc j'ai vu beaucoup d'animaux politique qui étaient pas forcément très à l'aise dans cet exercice là et franchement avec l'humanité dont tu as fait preuve l'intérêt pour chacun des sujets de tout ce qui était très diverses du handicap jusqu'à au développement économique en passant par l'environnement merci à toi pour cette patience et puis en plus cet intérêt cit pas de la patience c'était de l'intérêt pour les jeunes de la considération merci [acclamation] [applaudissements] [applaudissements] Je serai pas beaucoup plus long vous dire qu'on est ravi donc de vous accueillir ici.

Le slogan de Gabriel, c'est la force d'agir. Et bien écoutez, la force d'agir nous modestement en tout cas Sanguiné, on a essayé de l'avoir depuis 2014 que Sanguin et toi nous font confiance. Ils nous ont fait confiance pour la troisième fois et on les en remercie chaleureusement.

Mais la force d'agir, c'est quoi ? C'est d'avoir l'ambition pour ce qu'on fait. d'avoir de l'ambition pour son territoire, être créatif, associer les uns et les autres.

Euh et c'est ce qu'on a essayé de faire bien modestement à Sang Guuiné. Mais donc vous voyez l'un des résultats ici qui est cette place du marché avant c'était un parking avec un château d'eau et des préfas et friche immobilière. Et ben on dit la commune est maintenant à 5000 habitants, elle grossissait et on avait besoin de créer ce vivre ensemble.

Et quoi de plus beau pour réunir les gens ? Et l'urbanisme c'est fait pour réunir les gens, c'est créer ce vivre ensemble. 12 cette place de marché style Gascon et basco hollandais comme on dit avec ses arcades de ses commerçants, il a fallu tout créer ce logement accessible à tous pour les militaires euh logement social derrière moi et puis ce centre culturel, ces deux écoles là et aujourd'hui on vient de faire les fêtes de sanguiné pour la première fois ici.

C'était un beau succès. Et voilà faire du vivre ensemble c'est aussi ce que doit faire le futur président de la République réconcilier les Français. C'est un gros challenge mon cher Gabriel qui t'attend mais par la force d'agir on déplace les montagnes.

Je ne doute pas que tu les déplaces. Donc il faut qu'on retrouve en France cet esprit de conquête qu'on a trop abandonné. Donc être demain la première puissance économique d'Europe, la première puissance dans l'IA de façon à créer la richesse, de façon à payer nos dettes et 3300 milliards pour avoir voté six budgets de la nation.

On voit la difficulté de l'exercice. Bon courage. Mais il faudra dire la vérité et c'est important de dire la vérité.

Nous on essaie de le faire ici aux élections de dire ce qu'on va faire et de faire ce qu'on dit. C'est ce qu'on attend du futur président de la République. Bon courage à toi mon cher Gabriel.

Mais je sais que tu as toute la force d'agir pour le faire. Donc on va y arriver tous ensemble. En tout cas, bon courage à toi. [applaudissements] Président [acclamation] président président président [applaudissements] et donc comme je dis qu'il faut tenir ces promesses, je vais être court et j'arrête là.

Et en tout cas, je vous souhaite aux Estigmes, aux gemes de très très belles universités de début d'été. Voilà, vous il y a beaucoup d'ateliers, j'en ai un cet après-midi avec beaucoup de bonheur. Vous êtes dans un bel endroit, profitez-en.

Essay d'aller un peu aussi à la plage. Il faut que vous reveniez dans vos régions au bronzé et puis tout le courage à notre candidat. Bon v à toi mon cher Gabriel.

Vive la République, vive la France et vive et vive les Landais. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Merci cher Fabien. On va passer la parole maintenant à madame Marie Paul Shiftz Roussé, mère adjointe à la teste de bûche. [musique] Monsieur le Premier ministre, monsieur le maire, mesdames messieurs.

Lorsqu'on est élu terrain, on découvre rapidement une vérité simple, les habitants. Ils ne viennent pas pour nous parler de politique, ils viennent pour nous parler de leur vie. Ils viennent parce qu'ils cherchent un logement, une place en crèche, une solution pour un parent dépendant, un accompagnement pour leurs enfants.

Ils viennent parce qu'ils espèrent que leurs leurs élus sauront les écouter et surtout agir. C'est cette réalité du quotidien que je souhaite porter devant vous aujourd'hui. Car nous, élus locaux, sommes les premiers témoins des réussites de notre pays, mais aussi de ces fragilités.

Nous sommes souvent le premier recours, parfois le dernier secours. La première préoccupation qui revient partout est celle du logement. Aujourd'hui, des personnes qui travaillent, qui payent leurs impôts, qui élèvent leurs enfants ne parvenent plus à se loger.

Cette semaine encore, j'ai reçu un jeune couple, deux emplois, deux salaires et pourtant aucune possibilité d'emprunter alors que leurs loyers dépassent déjà leur capacités financières et sont honorés. Comment accepter qu'en travaillant ne puisse plus vivre là où on travaille ? Cette crise ne touche plus seulement les peuples plus modestes.

Elle touche désormais les classes moyennes, les jeunes actifs, les familles monoparentales, mais aussi nos entreprises qui peinent à recruter faute de logement accessible. Nous devons construire davantage ? Si oui, nous devons surtout construire mieux.

Je pense à cette future locataire en fauteuil roulant que nous accompagnons un jour pour visiter un logement social présenté comme adaptable. Elle était heureuse. Elle se projetait déjà dans son futur logement.

Pourtant, une fois sur place, bah son fauteuil roulant, il ne pouvait même pas manœuvrer dans le couloir. Impossible de faire demi-tour. On a dû évidemment nous l'aider à faire demi-tour, mais elle n'a jamais pu rentrer dans ce logement.

À cet instant, j'ai compris que le véritable handicap n'était pas son fauteuil. Le véritable handicap était notre incapacité collective à penser le logement à hauteur d'être humain. C'est pourquoi j'aimerais que les que les collectivités, les associations représentant les personnes handicapées et les futurs gestionnaires soient associés dès la conception des projets afin de tester concrètement les logements avant leur livraison.

Autre réalité que nous vivons déjà, le changement climatique. Dans nos communes, il n'est plus une projection, il est une réalité quotidienne. Les cours des d'école deviennent des îloss de chaleur.

Les classes dépassent parfois les 30 degrés. Les enseignants s'adaptent, les enfants aussi. Les communes investissent.

Nous végétalisons, nous plantons, nous rénouvons. Mais trop souvent, les financements ne suivent pas le même rythme que les besoins. Le fond vert est une bonne initiative.

Encore, faut-il que les collectivités disposent de règles lisibles, de délis garantis et d'une visibilité pluriannuelle. Lorsque les communes sont prêtes à investir, l'État doit être au rendez-vous. Je veux également évoquer le handicap.

Il constitue sans doute le meilleur révélateur de notre capacité à construire une société réellement inclusive. Malgré les progrès accomplis, nous rencontrons encore des personnes qui renoncent à un emploi faute de transport adapté à des familles qui attendent des mois un accompagnement pour leurs enfants. Des personnes atteintes d'handicap invisibles contraintes de justifier en permanence leurs difficultés.

Et puis il y a les aidants, ses parents, ses conjoints, ses proches qui accompagnent chaque jour une personne dépendante, souvent au prix de leur équilibre. Ils sont les piliers silencieux de notre solidarité nationale. Ils méritent davantage de reconnaissance, davantage de soutien et un véritable droit au répis.

Enfin, je crois qu'il nous manque un espace permanent de dialogue avec le terrain. Non pas une structure supplémentaire, mais un lieu où les élus locaux, associations, aidents et personnes concernées puissent faire remonter ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Car les meilleures politiques publiques ne naissent pas derrière un bureau.

Elles naissent dans notre commune, elle naissent sur le terrain. Mesdames, messieurs, je ne crois pas à une politique qui promet tout. Je crois une politique qui écoute, qui simplifie et qui fait confiance au territoire.

Notre responsabilité n'est pas de commenter les difficultés. Notre responsabilité de transformer ce que nous voyons chaque jour en solutions concrètes. Car derrière chaque dossier, il y a une personne.

Derrière chaque décision, il y a une famille. Derrière chaque politique publique, il y a une promesse de la République. Cher Gabriel, nous te faisons confiance.

Je vous remercie. [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup. Désormais, nous cédons la parole à Véronique Amemur Amurer pardon conseillère régional de Nouvelle Akitaine et ancienne députée.

Alors ça va les J ? parce que aujourd'hui c'est de vous qu'on a besoin. Aujourd'hui, vous êtes notre aujourd'hui et vous êtes votre demain.

Alors, je vais pas me présenter parce que bon voilà, moi au démarrage, j'étais une simple assistante sociale et aujourd'hui je suis devenue j'étais je suis devenue député conseillère régional et aujourd'hui je suis adjoint mais on n'est pas là pour parler de moi, on est parlé pour parler de vous mais aussi l'essentiel. L'essentiel il est là, il est en face de nous et il s'appelle Gabriel Atal. [acclamation] Atal Atal atal.

Alors Gabriel, on m'a dit de faire court. Ça va être compliqué avec moi mais je te promets que je vais faire très très court. Voilà ici on a l'aourd et on a le demain.

C'est notre jeunesse et je sais que tu la portes cette jeunesse. Mais vous avez un poids tous cette jeunesse. Vous devez transmettre.

Vous devez transmettre la différence. Vous devez transmettre la diversité. C'est c'est ça qui est le plus important.

Lutter le plus possible contre les extrémités. Les extrémistes, ils sont là à un moment donné pour nous dire pensez comme moi, la pensée unique, elle n'a pas lieu dans une démocratie. Elle n'a pas lieu dans une République. [acclamation] [applaudissements] Donc on compte sur vous.

Vous devez transmettre autour de vous au plus jeunes qu'au moment ce qui est important c'est le débat. L'important c'est le projet. C'est ça qui nous anime le projet.

C'est le travailler ensemble et c'est effectivement toujours prenez qu'avec la diversité et ben et quand on est au nid, on arrive à un moment donné à mettre en place des choses. C'est le seul message que je voulais vous faire et je vous aime tous. Merci les Junes et merci à toi [acclamation] [applaudissements] [acclamation] président président présidental présidentés Désormais nous allons céder la parole à notre cher président des jeunes en marche monsieur Louis Rogbert. allez [acclamation] allez.

Chers amis, disons-nous les choses. Très honnêtement, la simplicité, elle aurait voulu qu'on se retrouve dans un palais des congrès au cœur d'une grande ville. à l'abri des regards comme des critiques, peut-être même en réunion Zoom.

Mais au fond, si nous avons préféré être ici à Sanguin dans les Landes, c'est parce que sur cette place du marché, nous retrouvons le cœur battant de chaque commune. Parce que une place de village, c'est finalement pas tout à fait une rue comme les autres. C'est d'abord un lieu d'échange, un lieu où les générations se croisent parfois sans même y penser.

Les anciens, ils transmettent une mémoire et les plus jeunes, ils pensent peu à peu leur place. et chacun contribue à faire vivre quelque chose de plus grand que lui, c'est-à-dire une communauté. Tu en parlais, cher Fabien.

Et je crois profondément qu'un pays se construit de la même manière. Une nation ne tient pas seulement par ses institutions, par ses frontières ou par ses lois. Elle tient parce que chaque génération accepte de recevoir un héritage qu'elle n'a pas bâti et se sent responsable de le rendre transmettre plus solide, plus libre, plus prospère qu'elle ne l'a trouvé.

Voilà ce que cette place raconte finalement et elle raconte peut-être avant tout l'incroyable travail quand même d'un maire et de son équipe municipale depuis 2014 et que je veux sincèrement remercier pour son accueil. Donc cher Fabien et à toutes les équipes municipales, à tous les commerçants, un immense merci pour votre accueil ce weekend et ce matin sur la place de sanguinée. Vous pouvez les applaudir encore plus fort s'il vous plaît. [acclamation] Cette place les amis, c'est aussi ce que la République française a longtemps incarné parce que pendant près de deux siècles, malgré les guerres, malgré les crises, les divisions qui ont parfois traversé notre pays, une ambition a demeuré intacte.

Demain devait être meilleure qu'hier. Cette idée, elle a façonné notre histoire. C'est cette idée qui a conduit Jules Ferry à faire de la République, à faire, pardon, de l'école le premier outil de l'émancipation.

C'est cette idée qui a conduit le Conseil national de la Résistance à bâtir notre protection sociale. C'est cette idée qui a conduit le les perfond de l'Europe à transformer des siècles de conflits en un projet de paix et de prospérité. Toutes ces générations, elles avaient des désaccords, mais au fond, elles partageaient une même certitude.

Nous ne sommes que les dépositaires d'un pays qui nous dépasse et notre responsabilité est de le transmettre plus fort que nous ne l'avons reçu. Cette ambition, c'est sûrement la plus belle de notre République, mais cette ambition, je crois que c'est aussi celle qui aujourd'hui est le plus fragilisé car ma génération grandit avec une inquiétude nouvelle, le doute. Le doute qui se résume à une question que Gabriel, tu résumes régulièrement.

Vivrons-nous mieux que nos parents ? Notre génération, elle n'a pas peur de travailler. Elle a simplement peur de ne pas trouver sa voix.

Notre génération, elle n'a pas peur d'étudier. Elle a simplement peur de que le travail ne suffisse plus à la fin. Notre génération, elle n'a pas peur de prendre des risques.

Elle a simplement peur que malgré tous ses efforts, l'ascenseur social reste bloqué entre deux étages. Et au fond, comment lui donner tort à cette génération ? Parce que quand un jeune actif consacre aujourd'hui plus de la moitié de son loyer pour se loger, quand il n'est pas certain de pouvoir devenir propriétaire parfois, quand il voit la guerre revenir sur le continent européen, quand il voit les canicules succéder aux inondations et toutes les conséquences du changement climatique qu'on mesure pleinement d'ailleurs dans cette région et je pense à toi cher Marie-Paul à la teste de bûche.

Finalement, on comprend ces inquiétudes ce n'est pas si résigné. C'est précisément ce que nous refusons. Non mes amis, le déclassement n'est pas inévitable.

Non, il ne faut pas choisir entre la prospérité et l'écologie. Non, il ne faut pas choisir entre l'innovation et la protection, entre la liberté et l'égalité. Parce que la France n'a jamais avancé lorsqu'elle renonçait.

Elle a toujours avancé lorsqu'elle décidait d'inventer davantage que de subir. C'est cette ambition qui nous rassemble d'ailleurs aujourd'hui. Cette ambition d'ailleurs, c'est aussi la tienne, Gabriel.

Ce combat que tu nommes fracture générationnelle, c'est aussi le nôtre. Dans les priorités que tu portes se trouvent d'ailleurs les réponses au défis de notre génération, l'école et les salaires comme moteur de l'émancipation, la maîtrise de nos frontières et de l'IA comme la garantie de notre souveraineté et puis l'endiguement de la dette financière et écologique comme l'assurance d'un avenir prospère et durable. Et c'est pour cette raison, mes amis que nous sommes là ce matin parce que nous voulons t'aider.

Tous ces gens-là veulent t'aider parce que vous toutes et tous, vous avez traversé la France. Certains ont roulé toute la nuit, d'autres ont posé des jours de congé. Beaucoup auraient pu passer ce premier weekend d'été ailleurs, autrement avec leurs amis, leurs familles, peut-être au bord de l'océan ou de la mer.

Mais au fond, vous savez toutes et tous que vous êtes ici au bon endroit parce que chez les jeunes en marche, vous êtes le cœur battant de ce campagne. Vous êtes le cœur de cette campagne parce que nous sommes un mouvement qui dans 2 jours d'ailleurs fêtera ses 11 ans parce que nous sommes un mouvement qui a contribué à nos victoires passées et qui contribuera demain cher Gabriel à ta victoire parce que ce mouvement se battra sans relâche sur le terrain. Et d'ailleurs, je suis très fier de vous annoncer que dès aujourd'hui, nous partirons faire le Tour de France, cher Gabriel, au bord de notre Estiv qui est garé juste derrière pour aller convaincre chaque française et chaque français cet été. [applaudissements] Président président président président et parce que notre mouvement c'est aussi un mouvement d'idée de proposition, je veux peut-être d'ailleurs ici remercier rapidement Ambroise MJan qui nous honore encore de sa présence, mon illustre prédécesseur qui a contribué à nos succès passés.

Et si je salue, c'est parce que je voulais vous parler rapidement des victoires qui ont été les nôtres sur la réforme des bourges sur l'Europa Croussain en euro, l'extension du pass culture. Et tout ça pour vous démontrer que notre volonté, elle est aussi de peser dans l'avenir parce que ces victoires passées vont nourrir nos victoires futures. Et cher Gabriel, pour nourrir ton projet présidentiel, tu pourras compter sur nous.

Nous serons au rendez-vous. [acclamation][cri] Président président président présent Mes chers amis, Albert Camu nous disait que chaque génération se croit vouée à refaire le monde. La mienne, c'est pourtant qu'elle ne le refera pas.

Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. C'est le sens de notre combat.

C'est le sens de notre combat. C'est faire en sorte que la première génération qui doute de vivre mieux que la précédente soit finalement la dernière. faire en sorte que les enfants qui naissent aujourd'hui retrouvent cette ambition qui a longtemps accompagné les Français. demain pourra être meilleur qu'hier.

Voilà le combat de notre génération et voilà pourquoi nous sommes ici. Parce que nous voulons pas seulement hériter de la France, nous voulons être dignes de la France que nous transmettrons. Cher Gabriel, tu as fait un choix politique rare, celui de faire confiance à la jeunesse française.

Tu le démontres ici. Et regarde autour de toi, cette confiance, elle t''est largement rendue. Ces centaines de jeunes venus de toute la France ne sont pas ici pour défendre une nostalgie.

Ils sont ici parce qu'ils croient encore que notre pays peut surprendre, peut innover, peut réussir et transmettre davantages qu'il n'a reçu. Ils sont ici parce que toutes et tous, ils refusent le renoncement. Ils sont ici parce qu'ils ont choisi l'espérance.

Ils sont ici parce qu'ils ont la force d'agir. Mes chers amis, mes chers amis, je vous demande s'il vous plaît de faire un tonner d'applaudissement, de vous lever pour accueillir le prochain président de la République, Gabriel Atal. Merci à tous. [acclamation][applaudissements] Merci les amis.

Merci à tous. Merci cher Fabien pour ton accueil ici à Sanguinet. Merci pour ton soutien.

Il compte parce qu'il est celui d'un élu local engagé, enraciné dans son territoire, celui d'un bâtisseur parce qu'on est ici sur une place que tu as façonné avec tes équipes en deux mandats dans une ville que tu as profondément transformé. On a besoin de bâtisseur en France et je suis très fière de te compter parmi mes soutiens. Merci de nous accueillir aujourd'hui à Sandinet. [applaudissements] Merci à toi cher Louis pour l'organisation de ces échigèmes et à travers toi merci à toutes les équipes, à Audrey à tous ceux qui t'accompagnent.

Je dois dire que je me disais qu'aujourd'hui j'allais trouver pour la première fois peut-être des j'aimes un peu calmes parce que [acclamation][cri] je me suis dit hier soir on a la veille on a un match ensuite on ils vont fêter le match jusque tard c'est ce qui s'est passé je crois puis on se retrouve sur une place en pleine canicule en plein cagnard à 11h du matin et donc je me suis dit ils vont être et ben non vous êtes toujours aussi chaud aussi motivés [acclamation] toujours aussi énergique. [applaudissements] Si je vous connaissais pas, si je savais pas quoi dire, je dirais "Mais où trouve-t-il toute cette énergie ?" Mais moi, je le sais, vous la trouvez dans vos convictions.

Merci à tous. Je le dis ici, vous allez être le moteur de cette campagne et vous allez être le carburant de la victoire en 2027 [acclamation] [applaudissements] parce que vous incarnez cette jeunesse qui ne lâche rien. Vous incarnez cette jeunesse qui ne se résigne pas.

Vous incarnez cette jeunesse qui est lucide sur les mots qui traversent notre pays, sur les difficultés que rencontrent les Français, mais qui est aussi lucide sur les forces, les atouts, la richesse extraordinaire de notre pays, la France, le plus beau pays du monde avec la plus belle jeunesse du monde. [acclamation] On va gagner on va gagner. On va gagner, on va gagner, on va [acclamation][applaudissements] gagner.

On va gagner. Alors, je vais pas être trop long puisque l'objectif c'est aussi que je puisse répondre à des questions et que ce soit interactif. C'est comme ça que j'ai voulu ma campagne, vous l'avez vu, je l'ai lancé en Avyon à Mur de Bez dans une réunion comme celle-là où j'échangeais sur la place du village avec des habitants.

C'est vraiment, ça sera la tonalité de ma campagne. Ça sera ma méthode tout au long de cette campagne. Aller à la rencontre des Français, aller dans l'échange, dans l'écoute, dans la proximité.

Et moi, j'ai voulu qu'on puisse se réunir aujourd'hui et je tenais vraiment à pouvoir être avec vous parce que je le disais, vous incarnez cette jeunesse qui ne se résigne pas. Et moi, je veux placer évidemment ma campagne sous le signe de la jeunesse et de l'engagement pour les jeunes générations. Quand on est un responsable politique, c'est pour la jeunesse qu'on doit se battre en premier lieu.

C'est pour les générations à venir [applaudissements] parce que c'est vous qui continuerez à faire vivre les valeurs de la France. C'est vous qui allez construire la France de demain. J'ai fixé un cap et un objectif.

Je veux que dans 10 ans la France se soit affirmé comme la première puissance d'Europe. C'est possible. On en a toutes les qualités. [acclamation] On a tout ce qu'il faut pour réussir. [applaudissements] J'ai fixé une méthode avec quatre chantiers capitaux école, salaire, frontières, IA.

Deux dettes à résorber, la dette publique et la dette climatique. Évidemment, j'ai fixé une méthode : mieux partager le pouvoir en France, déparisaniser la France, faire confiance au territoires, [acclamation] aux partenaires sociaux. [applaudissements] Il y a beaucoup de Français qui doutent et il y a beaucoup de politiques qui capitalisent sur ces doutes.

Il y a beaucoup de politiques qui voudraient installer ce fatalisme permanent, ce déclinisme permanent où tout est noir, où rien ne fonctionne et où rien ne fonctionnera plus jamais. Moi, je veux m'ériger contre ça. J'assume de vouloir porter une campagne résolument optimiste, positive parce que je crois en notre pays et parce que quand je vous vois toutes et tous réunis ce matin à sanguinet, j'ai plus que jamais confiance [acclamation] dans notre pays et son avenir.

Alors, merci à tous. Président président président [applaudissements] président président. Je crois que c'était des questions-réponses.

Qui est-ce qui se charge de faire tourner le micro ? Clara, c'est moi. Al, du coup, on va passer aux questions.

Euh, qui a des questions ? Bonjour, euh merci beaucoup Gabriel Atal déjà d'être là avec nous. Euh j'ai une question qui est plus que d'actualité actuellement face au changement climatine, vous président, quelle mesure mettrez-vous en place pour lutter contre la canicule notamment pour euh les personnes âgées, pour les hôpitaux, le système de santé ?

Voilà, on sait que ça pèse beaucoup sur tout le monde et principalement sur ce secteurlà. Donc voilà, qu'est-ce que vous pourriez mettre en place ? Merci beaucoup. [applaudissements] D'abord, les canicules, c'est plus simplement un accident météo.

Ça va devenir la norme, ça va devenir régulier. On voit aujourd'hui avec cette canicule qui arrive plus tôt que jamais, qui est plus longue que jamais et qui est probablement plus puissante que jamais. Et ça se multipliera parce que la planète se réchauffe et parce que le climat se se dérègle.

Pour moi, il y a deux priorités. La première priorité, c'est évidemment de réduire, de limiter nos émissions de CO2. Évidemment qu'il faut s'adapter, je vais y venir, mais ne perdons pas de vue qu'on doit aussi lutter contre le réchauffement climatique.

Et en ça, on a une boussole, on a un cap en France, c'est les accords de Paris qui ont été signés et qui nous engagent et qui engagent le monde à réduire nos émissions de CO2. Donc moi, ma boussole, ce sera les accords de Paris en continuant à décarboner l'industrie, décarboner nos mobilités pour réduire nos émissions de CE2 en France. et au niveau européen.

Et pour ça, je le dis ici, moi je veux une écologie populaire, pas une écologie qui consiste à matraquer les gens de taxes, d'interdiction, de punition, mais qui les accompagne pour changer leur comportement, pour faire évoluer leur mode de vie en cohérence avec nos objectifs pour réduire nos émissions de CO2. Et puis ensuite, il y a évidemment l'adaptation. On le vit aujourd'hui, on voit à quel point c'est difficile.

Je me suis engagé sur ce sujet-là dans mes différentes fonctions au gouvernement. Quand j'étais ministre à Ber, j'ai créé le fond vert dont tu as parlé, le fond vert qui permet de financer pour les collectivités locales des projets d'adaptation au dérèglement climatique. Ensuite, quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai lancé un plan pour mieux rénover et isoler en matière thermique nos établissements scolaires.

On sait à quel point c'est difficile aujourd'hui. À quel point vous avez des écoles, des collèges, des lycées où il fait très chaud l'été, très froid l'hiver et où c'est très difficile d'apprendre. Déjà 5000 ont été rénovés grâce au plan que j'ai lancé.

Malheureusement, la dissolution est venue mettre un coup d'arrêt en partie à ce plan-là, mais il faut évidemment poursuivre. Et puis j'ai continué comme premier ministre en finançant pour 900 millions d'euros l'adaptation de bâtiments publics à au dérèglement climatique, à la chaleur et au froid l'hiver. Donc, je veux évidemment poursuivre dans l'adaptation.

Et quand on parle de nos modes de chauffage ou de refroidissement pendant l'été, moi je veux faire un très gros investissement pour la France, c'est celui de la géoénergie. Je pense qu'on a besoin en France d'un investissement quasiment comparable à celui du général de Gaulle quand il a parié sur le nucléaire civil, mais pour la géoénergie. Qu'est-ce que c'est la géoénergie ?

C'est considérer qu'on a un trésor sous nos pieds. Chacun le sait quand on va dans une cave, sous une maison. Vous le remarquez, il fait plutôt plus frais euh l'été et l'hiver quand il fait très très froid dehors, il fait moins froid évidemment à l'intérieur et sous terre.

Et ben la géoénergie consiste tout simplement à puis de la chaleur pendant l'hiver sous nos pieds et à puiser de la fraîcheur pendant l'été sous nos pieds pour refroidir ou pour chauffer les bâtiments. Ça nous permet d'être indépendant puisque c'est pas des énergies fossiles qu'on importe. C'est bon pour la planète et c'est bon pour notre pouvoir d'achat. et il y a déjà des collectivités locales, déjà des entreprises qui se sont engagées.

Je ferai un grand plan pour investir dans la géoénergie pour la France pour que nos bâtiments publics, les bâtiments de nos collectivités locales et les Français qui le souhaitent puissent profiter de cette énergie pour refroidir leur logement l'été et réchauffer leur logement l'hiver. [applaudissements] Alors, bonjour monsieural. Vous vous êtes entouré des jeunes, c'est bien.

Mais qu'est-ce que Ah oui oui, entouré de jeunes, c'est parfait. Mais il faut pas oublier les moins jeunes. Qu'est-ce que vous comptez faire pour nous ?

Vous êtes très jeune madame. Ouais. 82 ans.

Bon alors [acclamation] qu'est-ce que vous comptez ? Parce que il faut pas toucher au retraités. Il faut pas toucher les retraités.

Bon d'abord, moi je le dis souvent, la jeunesse c'est un état d'esprit et vous nous le montrez parce que 82 ans mais on voit que vous êtes très jeune dans votre tête, très dynamique. Donc merci d'être là avec nous. [applaudissements][acclamation] Moi, je veux agir pour toutes les générations mais ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'on court le risque en France. d'une fracture générationnelle.

Je crois pas qu'elle soit là, mais la réalité c'est qu'on a aujourd'hui un modèle qui est essentiellement financé et supporté par les jeunes générations évidemment qui est là pour protéger euh en partie euh nos aînés, les personnes âgées. Et je le sais, les jeunes, ils veulent pouvoir protéger et financer la protection des personnes âgées. C'est aussi leurs parents, leurs grands-parents.

Ils savent que c'est des Français qui ont travaillé toute leur vie, qui ont pas volé leur retraite évidemment. Et puis je sais que les personnes âgées ont aussi ont aussi envie d'aider les jeunes. C'est souvent leurs enfants, leurs petits-enfants.

Elles savent qu'il y en a qui galèrent et elles attendent pas d'ailleurs l'état ou les politiques pour les aider financièrement quand elles le peuvent. Donc je crois pas à cette idée qui aurait aujourd'hui une fracture générationnelle en France. Ce que je crois en revanche c'est que si on maintient ce modèle sans le faire évoluer, le risque c'est qu'un jour ça arrive.

Parce que si vous regardez depuis 25 ans par rapport à notre richesse nationale, les dépenses de retraite ont augmenté de 20 % là où les dépenses d'éducation et de recherche ont baissé de 15 %. Et moi, je crois que les deux doivent aller ensemble. l'un ne peut pas se faire au détriment de l'autre parce que l'investissement pour l'école, l'investissement pour la recherche, l'investissement pour la jeunesse, c'est évidemment l'investissement pour l'avenir de notre pays.

Donc moi, je veux agir pour toutes les générations, mais j'assume de mettre une priorité pour la jeunesse de France pour que les jeunes puissent trouver un emploi et pour que quand ils travaillent, ils puissent avoir un salaire suffisant pour fonder une famille, pour partir en vacances, pour payer des loisirs à leurs enfants, pour devenir propriétaires, ce qui est aujourd'hui un immense problème. tu l'as rappelé dans ton intervention avec des jeunes couples d'actifs qui travaillent qui ont un CDI qui ne peuvent pas devenir propriétaires et ça c'est insupportable. Donc j'aurais cette prioritélà [applaudissements] et évidemment que j'agirai aussi pour nos seiors notamment on sait un sujet majeur c'est celui de la perte d'autonomie de la dépendance dans une population qui vieillit.

C'est une vraie révolution démographique et c'est un énorme défi que d'être capable de répondre à ce cette situation avec des personnes âgées, des aînés qui souhaitent pouvoir rester à domicile, qui parfois ne le peuvent pas parce qu'on a des aides qui sont trop compliquées qu'on doit simplifier, qu'on doit renforcer parfois pour certains ou des personnes âgées qui vont en ÉPAD. Mais évidemment, ça a un coût, c'est un coût qui est supporté aussi souvent par les enfants, les petits-enfants qui travaillent, c'est compliqué pour eux. Évidemment, je voudrais agir sur ce sujet-là.

Je présenterai à l'automne un programme complet sur ces sujets-là notamment. [applaudissements] Bonjour monsieur le Premier ministre. Cette semaine, nous avons appris euh le décès de Louis, 17 ans frappé à mort.

Ma question c'est comment lutter efficacement dans contre l'installation de la violence dans nos rues ? Je vous remercie. [applaudissements] C'est un drame de plus et un drame de trop qui a eu lieu cette semaine avec ce jeune de 17 ans qui a été manifestement attiré dans un guet tapant et qui a été tabassé à mort.

Un jeune qui était issu de l'aide sociale à l'enfance. Manifestement des jeunes qui l'ont agressé aussi. C'est absolument dramatique.

Et ça rappelle une chose parce qu'on parle de l'aide sociale à l'enfance, c'est qu'on parle souvent en France des parents qui sont défaillants. Mais la réalité c'est que quand on voit la situation de l'aide sociale à l'enfance aujourd'hui et les drames malheureusement qui se succèdent, l'État lui-même est un parent défaillant parce que la responsabilité de l'aide sociale à l'enfance, c'est avant tout celle de l'État, des pouvoirs publics, des départements bien sûr qui ont la responsabilité de protéger des enfants qui n'ont pas de d'autorité parentale et qui n'ont pas de famille et de parents. Et donc je défendrai dans cette campagne la recentralisation de l'aide sociale à l'enfant, ça doit devenir une priorité de l'État.

Les départements évidemment s'engagent aujourd'hui et le font du mieux qu'ils peuvent pour la plupart d'entre eux, mais on doit assumer de faire d'une priorité que de la protection de ces enfants, de ces jeunes qui sont les plus fragiles parce qu'ils ont bien souvent été abandonnés. Ensuite, on doit aussi agir à travers l'éducation. Des jeunes qui se retrouvent à commettre des actes criminels, des actes de délinquence, c'est j'ai envie de dire déjà trop tard.

Ça veut dire qu'il y a des choses qui se sont enchaînées dans leur jeunesse qui n'ont pas permis d'empêcher ça et d'éviter ça. Moi, je crois pas qu'il y ait des enfants ou des bébés qui naissent délinquants en puissance. Et donc la responsabilité de la société et c'est une responsabilité des parents, des familles bien sûr qui doivent être responsabilisés, mais aussi une responsabilité de l'école, c'est de leur inculquer le respect des règles, le respect des droits et devoirs et le respect de l'autorité.

Et puis ensuite, il faut une plus grande fermeté. Moi, vous le savez, je l'ai toujours défendu. Je le défends évidemment pour tous les actes de délinquence.

C'est la fameuse phrase que j'ai prononcé à l'Assemblée nationale. Tu casses, tu répares, tu salies, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter. Merci parce que je considère que ça doit être la base de tout.

Ça doit être la base de tout. Et tous les jeunes en France doivent apprendre ça dès le plus jeune âge. Et ensuite, pour les cas les plus graves, je crois qu'il faut être plus ferme dans notre justice pénale des mineurs.

On a un code de justice pénale des mineurs qui date de 1945. C'est la fameuse ordonnance de 1945 du général de Gaulle. Ce code, il a été réformé à plusieurs reprises depuis mais jamais vraiment profondément.

Or, un mineur de 2026 n'est pas un mineur de 1945 parce que la violence c'est banalisée parce qu'elle est de plus en plus violente, de plus en plus jeune. Les 13 17 ans, c'est un jeune, c'est une c'est un français sur 20. 13 17 ans, un français sur 20 et pourtant c'est un vol avec armes sur 3.

Donc il y a une surreprésentation des jeunes dans les faits de violence et de délinquence en France parce que il y a la démission de certaines familles, parce qu'il y a les réseaux sociaux qui banalisent aussi cette violence qui relais qu'on doit adapter notre réponse pénale et les sanctions. Et c'est pour ça que j'avais rédigé une réforme quand j'étais premier ministre pour créer une comparition immédiate chez les mineurs pour atténuer l'excuse de responsabilité l'excuse de minorité qui fait que parce qu'un jeune est mineur par principe de manière automatique toujours il a une peine divisée par deux ça me semble pas véritablement être éducatif que de garder un système automatique comme celui-là la dissolution là aussi m'a empêché d'aller au bout mais vous pouvez être sûr que ça figurera dans mon programme et que si les Français me font confiance ferai cette révolution pour mettre davantage de fermeté. [applaudissements] [acclamation] [applaudissements] Alors, question suivante.

C'est pas moi qui a le micro, donc je peux pas faire moi la distribution. Qui a le micro ? Euh, bonjour.

Bonjour. J'ai préparé une petite question sur un sujet qui m'intéresse particulièrement, c'est euh sur l'économie. Euh votre ambition est de faire de la France la première puissance d'Europe d'ici 10 ans.

Euh concrètement, à quoi ressemblera la vie d'un français euh en 2037 si vous réussissez ? [applaudissements] Oui, je veux que la France soit la première puissance d'Europe dans 10 ans parce que je pense que c'est en se fixant cet objectif qu'on se mobilisera suffisamment pour retrou renouer avec une prospérité qui bénéficiera à tous les Français. Et j'ai fixé quatre chantiers capitaux et donc je pense qu'on peut décliner ces chantiers capitaux pour dire à quoi la France je veux qu'elle ressemble dans 10 ans 2037.

D'abord l'école, je le disais il y a un instant, c'est par là que tout commence et beaucoup des problèmes du pays, on peut les régler grâce et à travers l'école. Moi, je veux une école qui inculque à nouveau le respect de l'autorité, le respect des règles, le respect des droits et devoirs. Je veux une école qui élève le niveau à nouveau.

Le niveau a baissé depuis plusieurs décennies. Ça date pas des toutes dernières années en France. J'ai commencé à prendre des mesures quand j'étais ministre de l'éducation nationale.

Je veux continuer à le faire. Je veux qu'à nouveau les familles, les français, les parents se disent qu'ils peuvent avoir confiance dans l'école de la République pour élever le niveau et pour que leurs enfants puissent s'insérer ensuite dans la société. Donc dans la France de 2037, on aura à nouveau confiance dans l'école de la République, dans l'école publique.

Malheureusement aujourd'hui, une défiance s'est installé. Je veux ensuite agir sur les salaires. Aujourd'hui, le mouvement social en France qui ne dit pas son nom, qui n'a pas de porte-parole, mais que je rencontre dans chacun de mes déplacements, c'est la classe moyenne qui travaille, qui ne s'en sort pas en travaillant, qui doit compter à partir de la moitié du mois, qui ne peut pas emmener ses enfants en vacances ou payer des loisirs et qui se dit finalement que si tout le monde faisait un effort, peut-être qu'on aurait moins d'efforts à lui demander à elle.

Et [applaudissements] et je refuse de laisser le mot salaire à la gauche. Je refuse de laisser le mot salaire à la gauche parce que nous aussi on doit défendre l'amélioration et l'augmentation des salaires. Et l'augmentation des salaires, c'est évidemment la productivité du pays, mais c'est aussi baisser les charges qui pèsent sur les salariés aujourd'hui. [applaudissements] Et donc dans la France de 2037, on aura réussi parce qu'on aura fait des économies sur le modèle social et j'ai plein d'idées, à aller droit au brut, c'est-à-dire rapprocher le net du brut en baissant les charges qui pèsent sur le travail.

On gagnera mieux de son travail. Le troisème chantier, c'est les frontières. Parce qu'un pays qui ne maîtrise pas ses frontières, c'est un pays qui n'est pas indépendant et qui ne maîtrise pas son avenir.

Moi, je veux maintenant qu'on est en France, la préférence travaille. Je fais je ferai jamais partie de ceux qui expliqueront aux Français qu'on peut avoir l'immigration zéro. Je pense que l'immigration zéro, elle n'est ni possible ni souhaitable.

En revanche, on doit maîtriser et piloter notre immigration. On doit se fixer une priorité pour moi, c'est le travail. Des personnes qui ont un contrat de travail, qui ont un logement, qui parlent notre langue, qui respectent nos règles et qui respectent nos valeurs, doivent pouvoir s'installer et s'insérer en France.

Il faut qu'on puisse accueillir moins pour accueillir mieux en se donnant des objectifs et pour la France de 2037, c'est ça qu'on aura réussi à construire. [applaudissements] [acclamation] Et puis le dernier chantier capital, c'est évidemment l'IA et l'intelligence artificielle. La France et l'Europe ont raté la révolution du numérique au début des années 2000.

Et l'écart qu'on a aujourd'hui entre les salaires en France et les salaires aux États-Unis, il s'explique en grande partie parce qu'on a raté la révolution numérique au début des années 2000. Les gars femmes, on voit, ils sont américains, ils sont aux États-Unis. On ne peut pas rater la révolution de l'intelligence artificielle, sinon on va encore plus décrocher vis-à-vis des États-Unis dans les années à venir.

Et donc en 2037, on aura des géants de l'intelligence artificielle en France comme on l'a aujourd'hui de manière prometteuse avec Mistral. On aura réussi à diffuser l'usage de l'IA dans notre économie pour en faire une force, pour la maîtriser, pour la dominer et puis on aura évidemment former la totalité de notre population active pour leur permettre de continuer à travailler dans le monde de l'IA. Donc voilà mes grandes priorités pour faire de la France la première puissance d'Europe et voilà comment concrètement ça se traduira dans la vie quotidienne des Français.

Il y a beaucoup d'autres sujets sur la santé, sur l'agriculture, sur la sécurité, sur les personnes âgées. Tout ça, ça sera dans mon programme que je présenterai à l'automne. Mais vous le voyez, moi je veux pas me contenter de changement paramétriques, de petites réforme ici ou là, de bouger des curseurs de manière très technique et technocratique.

Moi, je veux une refondation, une rupture et un changement profond pour la France qui bénéficie aux Français dans leur vie quotidienne. Bonjour, monsieur Atal. Oscar Tuer, j'ai 34 ans.

Je suis professionnel de santé et avant tout entrepreneur. J'avais deux questions. Alors, la première, qu'est-ce que vous comptez faire ? parce qu'on voit que sur les deux précédents mandats au niveau des charges, on va dire, qui sont imputés sur les les entrepreneurs et l'entrepreneuriat en règle générale, bon ça a plutôt été du mauvais du mauvais sens du mauvais côté avec entre autres l'augmentation de la CSG, donc de la flat taxe.

Euh toute la partie administrative qui a fait complètement végéter, bon le développement de certaines sociétés. Euh on se retrouve donc à voir des sociétés qui au final travaillent énormément pour gagner finalement pas tant que ça. Je parle pas des grandes entreprises, je parle plutôt des PME.

Euh qu'est-ce que vous avez prévu de faire ? Parce que voilà, encore une fois, ça fait deux mandats où finalement les choses n'ont pas vraiment bougé. Euh on on taxe énormément, on cotise énormément, on a des impôts qui sont franchement faramineux pour au final des services publics qui suivent pas.

Euh je parle de service public, on parle de l'éducation, on parle de la santé. Euh j'ai certains patients qui attendent des fois 2 mois avant de commencer leur protocole de soins en cancéro, ce qui est pas normal. [grognement] Euh encore une fois, vu les voilà tout ce qui est impôt et tout ce qu'on paye en contrepartie.

Alors, pardon, pas la mairie. Non, voilà. Bon, je voilà euh j'avais ces questions-là, savoir ce que vous en pensiez, savoir ce que vous aviez prévu, sachant qu'encore une fois vous êtes quand même du parti sortant et que ça a pas forcément bougé ces deux derniers mandats.

Euh voilà où sont mes questions. Merci. Je suis pas totalement d'accord avec vous sur la première partie de votre question parce que en 2017 il y a beaucoup de réformes qui ont été prises pour les entrepreneurs et pour le monde économique.

On a baissé l'impôt sur les sociétés de 33 % à 25 %. La flat taxe dont vous parlez, elle a été créée par nous en 2017. Ça faisait des années qu'on en parlait en France qu'on disait il faudrait un jour qu'on ait un prélèvement forfaitaire unique comme ça existe dans les autres pays européens pour être plus compétitif.

Ça n'avait jamais été fait. Ça a été fait à ce moment-là, le début de la baisse des impôts de production. Donc il y a en 2017-28 des réformes qui ont été prises pour rendre notre économie plus compétitive et pour faciliter la vie de nos entrepreneurs, notamment en terme fiscal, leur redonner de l'air.

Et d'ailleurs, on a vu des résultats puisque la France est redevenue le pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers pendant 5 ans. Le chômage a baissé de façon inédite. Il est au plus bas depuis 40 ans.

Tout ça, c'est pas le fruit du hasard. c'est parce qu'il y a eu cette action. Le problème c'est que avec la dissolution de 2024, tout ça a volé en éclat.

D'abord parce que l'absence de majorité, ça crée beaucoup d'incertitude pour les les milieux économiques. On sait pas ce qui va se passer ensuite. Ensuite, parce que comme il y a pas de majorité et qu'aujourd'hui les gouvernements qui se succèdent depuis que mon gouvernement a quitté le pouvoir sont tenus de prendre et d'accepter des mesures qui viennent d'une partie de la gauche qui sont mauvaises pour notre économie.

Mais le gouvernement le font parce que c'est ce qui leur permet de tenir et de rester en place. Et donc on se retrouve avec des mesures qui ont été prises. Vous avez abordé l'augmentation de la CSG sur les revenus du capital et donc qui revient en partie sur la flat taxe.

On les subit et nous on n pas soutenu ces mesures avec les députés de mon groupe à l'Assemblée nationale mais on a plus de majorité. Donc on a plus la main depuis 2024 sur ce qui se joue en France. Et l'impact on le voit puisque moi beaucoup de chefs d'entreprise me le disent, beaucoup d'acteurs économiques me le disent.

Ils veulent plus investir, embaucher, se projeter sur l'avenir parce que s'il y a trop d'incertitude et à chaque budget, on se retrouve avec des mesures nouvelles qui arrivent qui sont mauvaises pour pour l'économie. Moi, ma priorité en 2027, ça sera de redonner de la visibilité et de la stabilité à nos entrepreneurs et à nos entreprises. Je veux qu'on vote une loi en 2027 [applaudissements] qui revient sur les hausses de fiscalité qui ont été faites dans les deux derniers budgets et surtout qui s'engage sur 10 ans en disant voilà pendant 10 ans, on touche pas au crédit impôt recherche, on touche pas au pacte du trail, on continue à baisser les impôts de production et donc on a cette visibilité qui est donnée.

Moi, je veux que la France puisse devenir un Eldorado pour les entrepreneurs. Que les gens qui veulent entreprendre aient envie de venir le faire chez nous, que tous les Français qui ont envie d'entreprendre se disent qu'ils vont pouvoir le faire. Et ça, ça nécessite évidemment en terme fiscal d'avoir des marges de manœuvre.

La simplification aussi, vous l'avez évoqué. Objectivement, s'il y a un gros échec des deux quinquenas qui viennent de s'écouler, c'est ces questions de simplification. En 2017, il y avait l'idée que on allait retirer des bâtons dans les roues de ceux qui veulent faire pour en mettre dans les roues de ceux qui passent leur temps à empêcher de faire.

Et objectivement, c'est pas ce qui s'est passé. Les choses sont plus compliquées aujourd'hui qu'elle l'était en 2017. Il y a des normes nouvelles qui se sont empilées.

Il y a un état d'esprit dans l'administration qui n'a pas du tout changé et qui malheureusement est là beaucoup plus pour traquer, contrôler, sanctionner que pour accompagner. Et ça c'est j'assume de le dire, c'est un échec des deux quinquenas du président de la République. Est-ce que ça veut dire que c'est parce que ça n'a pas fonctionné, parce qu'il y a eu un échec, on pourra pas le faire ?

Moi, je crois pas du tout. Au contraire, moi j'ai vu où sont les blocages. J'ai vu pourquoi ça n'a pas fonctionné.

Si je suis président en 2027, je peux vous dire que dès mon élection, je ferai le spoil système comme c'est le cas aux États-Unis quand un président est élu à la tête de toutes les administrations de l'État. Il y aura des personnalités politiques qui auront un mandat politique pour appliquer le programme politique sur la base duquel j'aurais été élu pour simplifier la vie des Français et simplifier la vie des entreprises. On fera une vraie réforme du fonctionnement de l'administration française.

On remettra aussi des chefs et des responsabilités sur le terrain parce qu'aujourd'hui le directeur d'une école, il est pas vraiment le chef de l'école. Le président du tribunal, il est pas vraiment le chef du tribunal. et on peut multiplier tous ces exemples là.

Moi, je veux qu'on ait des responsables, des chefs un peu partout sur le terrain qui sont là pour agir, qui sont là pour rendre des comptes, à qui on donne des moyens et des responsabilités pour avancer. Et je veux enfin, et je termine par là sur ces sujets de simplification, qu'on partage mieux le pouvoir avec les collectivités locales parce qu'il y a beaucoup de normes, beaucoup de procédures qui sont décidées au niveau national à Paris qui s'imposent à tous les territoires de manière uniforme. Alors tous les territoires sont différents. 50 60 % de ce qu'on discute à l'Assemblée nationale et au gouvernement ne devrait pas être discuté à l'Assemblée nationale et au gouvernement.

Quand on se fixe des objectifs sur l'artificialisation des sols, évidemment qu'au niveau national, on doit dire l'objectif c'est de réduire l'artificialisation des sols en France. Mais pour la déclinaison concrète, c'est pas à Paris depuis l'Assemblée nationale qu'on va dire comment ça va se passer ici à Sanguinet dans les Landes ou en Sonlo Loir ou dans le Dou ou dans les Haut de France, ça n'a absolument aucun sens. Donc, on doit partager ses responsabilités et ce pouvoir partout sur le territoire avec les collectivités locales.

Et là aussi, je ferai une grande réforme, un grand acte de décentralisation pour partager mieux ce ce ces responsabilités. Ce qui permettra au niveau local de simplifier les choses aussi pour nos entrepreneurs. [applaudissements] Alors, qui est la prochaine question ?

Ici. Ici, monsieur le Premier ministre. Ici.

Ah, c'est là. Ouais. Euh, bonjour.

Beaucoup de jeunes aujourd'hui ont peur de ne plus trouver d'emploi à cause de l'IA. Comment faire pour que l'A du coup ne crée pas de chômage ? Merci.

D'abord euh moi, je vois cette inquiétude aujourd'hui et je vois l'inquiétude des parents, des grands-parents qui se disent "Mais est-ce que mon enfant qui fait une école de commerce, est-ce qu'il va pouvoir trouver un travail ?" Je vois que cabinet de conseil recrute moins, qu'un certain nombre d'entreprises recrutent moins. Cette inquiétude, elle est là.

Mais je le dis ici parce que j'entends parfois des choses assez étonnantes euh voir lunaire dans le débat politique. C'est pas en rejetant l'IA qu'on arrivera à régler ce problème et à relever ce défi. Parce que on peut dire en tant que politique, nous on n'aime pas l'IA, il faut boycotter l'IA, on veut pas de l'IA.

LIA, elle va pas disparaître, elle sera là, elle va continuer à se déployer et le pire qui pourrait arriver, c'est qu'elle continue à se déployer uniquement avec des outils américains, des outils chinois qu'on ne maîtrise pas et qu'on ne domine pas. et puis euh vis-à-vis de français qu'on aura pas du tout accompagné et formé face à cette révolution. Donc moi, j'assume de considérer que l'IA, c'est un des chantiers capitaux pour les années à venir.

Et quand j'entendais il y a quelques semaines un grand un responsable national du RN, du Rassemblement national qui était interrogé sur "Est-ce que vous vous utilisez l'IA qui répond plutôt crevé. Je suis inquiet de me dire que ces gens-là pourraient tout d'un coup gérer la France, présider au destin de la France s'il considère que c'est pas un sujet et qu'on doit pas s'en occuper. Donc comment est-ce qu'on s'en occupe ?

C'est ça le le le premier sujet. D'abord, il faut qu'on ait nos champions de l'IA et on a de la chance le premier champion de l'IA en Europe, mistral, il est français. Et on peut avoir d'autres mistrales, on peut avoir d'autres champions en France parce qu'on a tous les talents, on a tous les atouts et pour ça, il faut libérer du capital pour qu'il puisse investir.

C'est pour ça que je veux la capitalisation aussi pour notre système de retraite parce que ça permet d'investir dans nos start-ups, dans nos entreprises pour l'avenir. Il faut se fixer des objectifs. On sera pas indépendant la France sur toute la chaîne de l'IA, mais il faut qu'on le soit sur des blocs de la chaîne.

Aujourd'hui, l'IA, c'est essentiellement des géants américains qui ont des puces américaines avec l'entreprise Nvidia qui sont produites par une entreprise taïwanaise TSMC dont les machines viennent d'une entreprise néerlandaise ASML. On sera jamais sur toute cette chaîne là, mais il faut que sur un des blocs, deux des blocs, on soit souverain en France, on soit les meilleurs en France. C'est ce qui nous permettra d'avoir du rapport de force avec les autres puissances et c'est possible.

Vous avez en France des start-ups, des entreprises qui peuvent être le Nvidia de demain. Je pense à Cyperl, Arago et d'autres qui peuvent être les champions de la production de plus pour le l'intelligence artificielle demain. Ensuite, il faut qu'on arrive à diffuser l'IA dans l'économie.

On le fait évidemment en permettant au PME de s'en emparer. Aujourd'hui, si vous regardez, les États-Unis sont dans la course au meilleur modèle d'IA et la Chine, elle est dans la course à la plus grande diffusion de l'IA dans l'économie. Ils cherchent à ce que toutes les PME, toutes les TPE puissent utiliser l'IA pour améliorer leur productivité.

Nous, je crois qu'on doit chercher à faire les deux. Et on a aujourd'hui à la fois avec Mistral toutes les chances de se dire que c'est possible d'avoir des très bons modèles d'IA et on doit maintenant mettre en place des mesures pour la diffuser dans notre économie. Et puis enfin, il y a la question de la formation.

Le risque pour les Français aujourd'hui avec l'IA, c'est pas d'être remplacé dans leur travail par une IA, c'est d'être remplacé par quelqu'un qui sait maîtriser l'IA. C'est ça le plus grand risque. Et donc notre responsabilité, c'est de faire en sorte que tous les Français puissent maîtriser l'IA.

Ça veut dire que à l'école, c'est une priorité maintenant d'apprendre à prompter au même titre qu'on apprend à lire, écrire et à compter. Ça veut dire que pour les actifs qui travaillent, je pense c'est la responsabilité de l'État de faire en sorte qu'ils puissent être formés à l'IA. Vous avez des pays, je pense qu'à la fin à la Finlande par exemple, la Finlande a planifié la formation de l'intégralité de sa population active à l'IA sur quelques années.

Et bien moi, si je suis élu en 2027, je porterai un plan pour former en 5 ans 20 millions de salariés à l'intelligence artificielle. ce qui leur permettra de s'en emparer et ce qui nous permettra d'en saisir toutes les potentialités pour la France. Et enfin, dernier point, l'IA, ça doit aussi être l'occasion de développer des grands projets pour les Français en matière de d'accès aux soins et de santé.

On doit se fixer l'objectif d'avoir un grand projet d'assistant médical par intelligence artificielle accessible à tous les Français qui évidemment ne remplacera jamais le médecin, ne remplacera jamais l'infirmière mais enfin qui doit leur permettre de de voir et de ressentir que l'IA c'est aussi du plus et ça peut être du progrès aussi dans la vie quotidienne et ça aussi ça peut être français comme innovation pour l'avenir. [applaudissements] [acclamation] Alors, peut-être une ou deux dernières questions parce qu'il commence à faire chaud. Oui, bien sûr.

La dernière question ici, bonjour monsieur Atal. Euh, depuis 1945, la sécurité et la prospérité européenne ont reposé sur deux paliers. D'un côté, il y a le parapluie militaire américain et de l'autre côté, l'ouverture commerciale avec la Chine.

Pendant des décennies, ce modèle a fonctionné mais aujourd'hui, ces deux piliers vacis simultanément et l'Europe se retrouve à devoir repenser sa place dans le monde comme jamais. La France a toujours porté cette vision d'une Europe qui ne soit ni le vassal de Washington ni le marché de Pékin. Nous sommes peut-être à la première fois dans l'histoire où les conditions sont réunies pour que cette ambition devienne réalité.

Et concrètement, comment comptez-vous en tant que président, vous, monsieur Atal, saisir ce moment pour faire de l'Europe cette puissance autonome ? Merci. Parmi ce qui nous réunit chez Renaissance pour vous chez les GMES, il y a l'Europe.

On est profondément pro européen. On a toujours eu les drapeaux européens dans nos meetings. On a toujours défendu l'Europe.

Pourquoi ? D'abord parce que c'est une idée magnifique évidemment au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour que la guerre ne revienne pas sur le continent européen. Ensuite parce que c'est dans l'intérêt de la France.

Nous, ce qui nous anime c'est l'intérêt de la France et des Français. Et l'intérêt de la France et des Français, il passe par l'Union européenne et par une Europe forte. parce que c'est pas vrai qu'on arrivera à se défendre, qu'on arrivera à conquérir le monde en étant tout seul et en se repliant sur nous-mêmes.

Surtout surtout quand on voit les dérèglements du monde actuel et vous l'avez dit, il y a une réaffirmation des puissances, la puissance américaine, la puissance chinoise. Il y a aujourd'hui une guerre technologique qui se joue entre les États-Unis et la Chine. Le risque, c'est que la France, que l'Europe soit reléguée dans cette guerre-là.

On parle beaucoup des États-Unis aujourd'hui dans dans la presse. Moi ce qui m'empêche de dormir, c'est plutôt la Chine. Quand on voit aujourd'hui ce qui se passe, ils sont à la frontière technologique sur à peu près tout.

Les exportations chinoises en Europe ont augmenté de 40 % depuis le début de l'année. Toutes les surcapacités chinoises sont en train d'inonder notre marché européen. Ça risque de couler un certain nombre d'industries et ça risque vraiment de nous empêcher de nous affirmer comme puissance économique.

Et moi, j'ai pas envie que nos enfants, nos petits-enfants pour travailler plus tard, le seul choix qu'ils aient, c'est de servir du thé aux Chinois ou du café aux Américains quand ils viennent en France en vacances. On aura toujours une belle industrie touristique, heureusement. Mais enfin, évidemment, on a vocation dans l'industrie, dans la technologie à être aussi leader et pionnier.

Et pour ça, on doit se défendre, on doit se protéger et ça passe par l'Europe. Je reviens d'une tournée européenne où j'ai rencontré cinq chefs d'état et de gouvernement en Europe et je vais continuer à le faire dans les semaines qui viennent. Ce qu'il y a de positif, c'est qu'il y a une prise de conscience partout.

Je crois que tout le monde est conscient maintenant qu'on doit se protéger, qu'on doit investir au niveau européen et que ça se joue maintenant. On voit aussi assez bien les solutions qu'il faut qu'il faut retenir. Il y a des travaux des rapports qui ont été remis, le rapport Dragiy, le rapport l'État.

Maintenant, c'est toujours le problème de la rapidité d'exécution. Il faut qu'on aille beaucoup plus vite, qu'on soit beaucoup plus ambitieux dans les choix qu'on fait et dans les décisions qu'on prend. Moi, je pense que c'est possible et c'est la vision que je porterai et c'est ce que je défendrai évidemment comme président de la République si les Français me font confiance.

Oui, c'est possible parce que quand on regarde le fait d'avoir sous-traité notre défense européenne aux Américain, notre industrie aux Chinois, notre énergie au pays du golfe et à la Russie, c'est des choix politiques qui ont été faits par les gouvernants européens qui se sont succédés ces dernières décennies. C'est des choix politiques et tout choix politique peut s'inverser par un autre choix politique. Ça serait beaucoup plus inquiétant si le fait que notre défense a été déléguée aux Américains, notre industrie aux Chinois et notre énergie à la Russie, au pays du golf, ça avait été le cas parce que on aurait des faiblesses inhérentes.

Non, ça a été des choix politiques, des très mauvais choix politiques, mais ils peuvent s'inverser, ça dépend de nous. Donc oui, demain on doit assumer très vite de faire l'Union des marchés de capitaux en Europe pour financer nos entreprises et nos start-ups. Oui, on doit assumer la préférence européenne en matière de marché public.

C'est pas normal aujourd'hui qu'en Chine, aux États-Unis, au Canada, quand ils ont des marchés publics, ils les réservent aux entreprises de leur pays et que nous en Europe, on est ouvert à tout le monde et tout le monde, toutes les entreprises extraeuropéennes peuvent accéder à nos marchés publics. On doit les réserver aux entreprises européennes. C'est possible de le faire.

Ça dépend de la volonté politique. On doit assumer aussi de se protéger en matière commerciale. Et quand on a un pays, la Chine, qui décide de nous attaquer entre guillemets sur des pas entiers de notre industrie pour couler notre industrie et nous placer en situation de dépendance, on doit assumer de se défendre, y compris en utilisant les outils commerciaux pour le faire, parce que sinon, on aura plus que nos yeux pour pleurer et il nous restera plus d'industrie en Europe.

Donc moi, j'ai confiance dans notre capacité à le faire et s'il y en a qui peuvent porter cette vision là, c'est évidemment nous. C'est pas avec le Rassemblement national ou la France insoumise qui ne croi pas en Europe, qui n'ont pas d'alliés en Europe, qui n'ont pas de vision européenne, qu'on arrivera à défendre nos intérêts et défendre les intérêts de l'Europe. C'est avec nous parce que ceux qui croient en l'Europe, c'est nous.

Ceux qui ont la lucidité de ce qu'on doit faire pour changer l'Europe, c'est nous. Et ceux qui changeront l'Europe, ce sera nous. Merci à tous. [acclamation] Président président président président président. [musique] [musique] [musique] [musique] Président président Il est là.

Bastien vaag