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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 20 septembre 2026 17 minPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesImmigration & asile

LE PCF DE ROBERT HUE : QUAND LES COMMUNISTES CHANGENT DE CAP

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    « Fabien Roussel est médiatique, il est connu et identifié mais de l'autre les résultats électoraux n'ont pas été au rendez-vous. »
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    « Le parti communiste durant ces années-là, disons qui tergiverse. Il a été en première ligne en 1958 pour empêcher le général de Gaulle d'instaurer la 5e République. »
  • 4:41Fait
    « Dans les années 70, le Parti communiste français faisait partie de la mouvance eurocommuniste qui se présentait comme une vision communiste critique de la politique de l'URSS et de son orientation marxiste léniniste ou stalinienne plus simplement. »
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    « Cette instrumentalisation de l'immigration est l'une des grandes causes de l'émergence électorale du FN quelques années plus tard. »

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Locuteur

Bonjour et bienvenue dans C'était pas mieux avant, votre émission dans laquelle on revient sur des personnalités et des événements marquants de l'histoire politique de la France et du monde. Bon bah ça y est, la saucisse démocratie est de retour. Fabien Roussel est candidat à l'élection présidentielle et il fera évidemment une incroyable campagne qui fera vivre les idéaux de la gauche radicale et l'emmènera au second tour. Plus sérieusement, l'évolution du Parti communiste ces dernières années, elle est un peu bizarre.

Depuis le début des années 2020, Fabien Rousell a mené le parti sur une ligne qui devait en quelque sorte conduire à son retour au premier plan après les années Pierre- Laurent qui avait été celle de l'effacement du parti. Et bah d'un côté Fabien Roussel est médiatique, il est connu et identifié mais de l'autre les résultats électoraux n'ont pas été au rendez-vous. Européenne, échec, présidentielle, échec. Législative, bah échec aussi finalement, vu que depuis 2024, il y a plus que h pauvres députés communistes, à peine plus que Génération. Et accessoirement pour un parti communiste, le parti communiste n'a jamais compté aussi peu d'ouvriers, que ce soit dans ses élus ou dans ses électeur.

L'électorat du Parti communiste aujourd'hui, aussi petit soit-il, c'est surtout un électorat de retraité, de classe moyenne, éventuellement de cadre, bref, pas du tout un vote ouvrier et ce n'est plus un parti d'ouvrier non plus. En fait, ça fait des décennies que le PCF n'a pas été dirigé par un ouvrier. Fabien Roussell, par exemple, il était journaliste à LUMA avant. C'est un fils de cadre communiste. Cette transformation du parti communiste, d'un parti ouvrier d'extrême gauche en un parti d'élu et de cadre à mi-chemin entre socialisme démocratique et social déémocratie, elle s'explique sociologiquement et historiquement.

Et c'est ce qu'on va voir aujourd'hui en s'intéressant à celui qui a probablement été le plus grand visage de cette transition, Roberu. Rober donc est un homme politique français qui est surtout connu pour avoir dirigé le parti communiste pendant 10 ans de la seconde moitié des années 90 jusqu'à la première moitié des années 2000. Il a été le visage du parti pendant la décennie de la victoire néolibérale et il a été celui qui a essayé de sortir son parti du marasme post-guerre froide et qui a échoué. Rober à la base c'est un enfant d'ouvrier communiste. Il naî en 1946 et il adhère au parti dans les années 60. Remettons donc du contexte. Les années 60 c'est celle du début de la 5e République.

Les premières années sont celles du pouvoir personnel du général de Gaulle, un pouvoir à tendance conservatrice et autoritaire. De Gaul n'hésite pas à contourner sa propre constitution pour obtenir un référendum lui octroyant le droit d'être élu au suffrage universel direct en 1962. Et le parti communiste durant ces années-là, disons qui tergiverse. Il a été en première ligne en 1958 pour empêcher le général de Gaulle d'instaurer la 5e République. Il a d'ailleurs fait campagne pour le nom dans le référendum, sauf qu'il a perdu et largement diabolisé en dehors de ses rangs.

Il a été laminé par les élections législatives de 1958 et ce alors qu'il avait réussi à se maintenir parmi les premiers partis de France. Bien qu'ant fait plus de 20 % des voix au premier tour, il est victime du barrage anticommuniste au second et perd quasiment tous ses députés. et par la suite, il entre dans une stratégie d'opposition aux institutions de la 5e République. C'est pour ça que lors de l'élection présidentielle de 1965, il refuse de présenter un candidat. Pourtant, il aurait pu. C'était le premier parti de gauche. Les socialistes étaient au fond du trou. Aucun parti de gauche n'existait réellement à côté de lui.

Mais à l'époque, refuser de participer à la présidentielle, c'était aussi montré qu'on pas les institutions. Et participer à la présidentielle, bah ça signifie aussi qu'on accepte la 5e République et qu'on la pérénise d'une certaine manière. Ainsi, en 1965, le PC soutient la candidature indépendante de François Mitteran qui n'est alors ni communiste ni socialiste et semble donc un bon compromis. D'autant plus que Mitteran parvient contre toute attente à mettre de Gaulle en difficulté en obtenant 32 % des voix au premier tour et 45 % au second tour. Finalement, lors de l'élection suivante en 1969, le parti communiste décide de présenter une candidature autonome, celle de Jacques Duclot.

Jacques Ducloot qui pour l'anecdote a été le mentor de Paul Pot. Ouais, le Paul Pote. Ouais, on peut pas tout réussir dans la vie. Jacques Ducloot obtient 21 % des voix au premier tour de cette élection. Le plus haut score obtenu par un candidat de ce qu'on appellerait aujourd'hui la gauche de rupture qui n'a été battu sur ce créneau que 53 ans plus tard par Mélenchon. Bon, un peu facile parce que le programme de Mélenchon ressemble plus à celui de Mitteran en 81, mais vous avez l'idée. Et si je fais cette digression, c'est bien pour montrer quelle est la situation politique que connaît Rober lors de sa formation puisqu'il devient cadre du parti communiste dans ce contexte.

Et par ce contexte, j'entends l'affaiblissement du Parti communiste français. On parle du premier parti de France en nombre de voix et d'adhérents pendant toute la période de la 4e République puis du premier parti d'opposition pendant les 20 premières années de la 5e République où il arrivait toujours à obtenir au moins 20 % des voix. Dans les années 70, le Parti communiste français faisait partie de la mouvance eurocommuniste qui se présentait comme une vision communiste critique de la politique de l'URSS et de son orientation marxiste léniniste ou stalinienne plus simplement. L'eurocommunisme avait pour objectif de dépasser le capitalisme dans le cadre des régimes parlementaires européens.

Bref, c'était moins du communisme que du socialisme démocratique, donc plutôt du réformisme. Problème, le PCF se fait rapidement dépasser par le PS qui est exactement sur le même créneau à ce moment-là. La direction choisie par le dirigeant du Parti communiste à partir du milieu des années 70, George Marchet, est donc le rissement. La direction du parti communiste se rapproche donc de nouveau un petit peu de l'URSS et du marxisme léninisme, tout en prenant des positions plus conservatrices sur certains aspects du plan social, par exemple sur l'immigration. Et ça marche pas du tout.

Le PCF fait un résultat mitigé lors de l'élection présidentielle de 1981 remportée par François Mitterrand, puis se casse complètement la gueule dans les années suivantes. Et comme un signe de son décalage croissant avec son époque, il commence à se faire concurrencer dans son propre courant avec la progression de candidatures trotskistes et autogestionnaires comme celle d'Arlette Lagillet ou encore de Pierre Juquin. Ça nous amène au début des années 90 et à ce moment-là pour le PCF la question elle est existentielle. Le parti est littéralement en voie de disparition électorale et c'est donc à ce moment que Roberu en prend la tête.

Alors au départ, Roberu, on peut difficilement parler de lui comme d'un réformateur. Au contraire, dans les années 80, c'est plutôt un fidèle de la ligne marchait. C'est notamment en tant que maire de Montin les Corneilles qu'il se fait remarquer en 1981 en accusant à tort une famille d'immigré de trafic de drogue, les livrant à la vindicte populaire et appelant à manifester devant leur domicile. Aujourd'hui, c'est plutôt des fachaots qui feraient une horreur pareille.

Et ben à l'époque c'était les communistes et je dis les communistes parce que selon le géographe Philippe Subra qui a analysé cette affaire dans un article, c'est probablement pas une initiative isolée du jeune Roberru mais que ça s'inscrit au contraire dans la stratégie de rissement du PC à cette époque avec le succès que l'on connaît puisque cette instrumentalisation de l'immigration est l'une des grandes causes de l'émergence électorale du FN quelques années plus tard. Roberu est donc infidèle. Mais ce n'est pas très étonnant dans le parti communiste de l'époque où l'alternance n'existe pas vraiment, la ligne léniniste imposant un certain centralisme démocratique.

Sous-entendu, on autorise dans une certaine mesure les débats en interne, mais une fois que les sujets ont été tranchés, on discute plus. Et dans les faits, c'était assez fréquent que la direction prenne les décisions toute seule. Par exemple, le retrait de la mention dictature du prolétariat des statutes du parti. Les militants l'ont appris dans la presse. Rober est en tout cas récompensé de sa fidélité puisqu'il entre au comité central du parti en 1987 puis au bureau politique en 1990 et finalement il devient secrétaire national du parti communiste en 1994 nommé par George Marchet.

Comme on l'a vu dans la première partie, quand Rober prend la tête du PC, il prend la tête d'un parti en plein effondrement. À ce moment-là, ça fait plus de 20 ans que le Parti communiste n'est pas sorti gagnant d'une élection législative puisque son nombre de députés est passé de plus de 80 au début des années 70 à moins de 30 au début des années 90. Dans les élections, il est désormais concurrencé à gauche par le Parti socialiste, mais aussi à l'extrême droite par le Front National qui, s'il n'a aucun député grâce au barrage républicain, est désormais passé devant en nombre d'électeurs. Et à ça vient s'ajouter un autre élément de contexte.

Oui, je sais encore un mais celui-là pour le coup, il est vraiment capital. L'URSS s'est effondré. Le moteur du rissement marxiste léniniste du PC dans les années 80, c'était qu'il existait encore une URSS puissante incarnant un contreemodèle aux États-Unis capitalistes. Même si le régime soviétique faisait figure de repoussoir pour beaucoup de monde, il incarnait malgré tout l'idée qu'un autre chemin que le capitalisme était possible. Quand elle s'effondre, le PC se retrouve orphelin de ce contemodèle et surtout seul au milieu de la tornade néolibérale qui s'abat sur le monde entier.

C'est à cette période qu'un grand nombre de partis communistes et socialistes dans le monde abandonnent définitivement le marxisme pour devenir au mieux socio-démocrate. Ils acceptent l'économie de marché, ils acceptent le capitalisme et ils dépolitisent leur lignes pour finir par devenir de simple supplétif une gauche d'accompagnement du néolibéralisme. Quand il prend la tête du PC, Rebéru décide donc de faire et bas à peu près la même chose. La rénovation du Parti communiste passe par cette désidéologisation du PC. En fait, la seule chose qui ne change pas, c'est le nom.

Mais pour le reste, il cherche à se transformer en un parti, entre guillemets, classique et à ne plus être le parti de classe ouvrière qu'il a été. Alors, c'est pas pour autant devenu un parti néolibéral. Il continue de s'opposer au néolibéralisme, mais en revanche, ce n'est plus un parti qui prône un dépassement du capitalisme. Le nombre d'ouvriers en France baisse, la désindustrialisation progresse et les ouvriers restants ils votent FN de toute façon. Alors, autant s'y faire. Je caricature évidemment hein, si vous vous demandiez. Et dans les premières années, cette méthode semble fonctionner. En 1995, face à la vague néolibérale, Reberu mène une campagne se voulant moderne et jeune.

Et à défaut de vraiment faire progresser le PC, il réussit à enrayer le déclin. Alors que le PCF était donné à 4 % un an avant le scrutin, il parvient à faire pas loin de 9 %. Et pour Roberus, c'est la preuve que sa stratégie est couronnée de succès. D'autant plus qu'à ce moment-là, on connaît une certaine résurgence du communisme électoral en France avec la candidature d'Arlette Laguillet qui obtient plus de 5 % des voix. Du coup, réussir à faire 9 % alors qu'il y avait une concurrence forte à côté, bah c'est plutôt pas mal. Sauf qu'en fait, vous vous en doutez, mais il y a une assez grosse différence entre Harlette Laguillet et Robéu.

Harlette Laguillet fait ses 5 % sur une ligne communiste, trotkiste même. Alors que Roberu, lui, fait ses 9 % sur une ligne beaucoup plus social-démocrate. Et d'ailleurs, en 1997, Roberu accepte de participer à la fondation de la gauche plurielle avec Lionel Jospin. Alors, Carlett Laguillet s'y oppose. Lors de ces législatives, d'ailleurs, le PCF obtient son meilleur résultat en 10 ans. Deux élections coup sur coup, les communistes sont de nouveau en progression. Puis bon, il arrive certes pas à décoller de son socle de 10 % des voix, soit 2 à 3 millions d'électeurs, mais n'empêche que le chiffre ne baisse plus depuis les années 80.

Les communistes entre au gouvernement de Jospin font les 35 heures, la couverture maladie universelle, le pax. Rober semble avoir réussi à enrayer la chute. Le tournant social-démocrate a fonctionné ou pas. En fait, ce qui se passe, c'est qu'entre 1997 et 2002, le PCF se retrouve pris au piège de sa propre stratégie. D'un côté, sa stratégie sociale-démocrate, plus à gauche que le PS, le met en concurrence directe avec et ben avec le PS justement. Exactement comme dans les années 70 avec le socialisme démocratique, le PCF se retrouve en concurrence directe avec un autre parti pour la même ligne et il perd la guerre.

Et de l'autre côté, le positionnement authentiquement communiste laissé orphelin par le PCF a été récupéré par les trotquistes avec Harlette Laguillet qui est désormais considéré comme une candidate crédible et qui attire le vote de plus en plus d'électeurs. Rajouter à ça qu'être le partenaire minoritaire d'une coalition gouvernementale, c'est rarement une situation confortable. D'autant plus qu'en 2002, Roberu décide de faire une campagne présidentielle de type un pied dedans, un pied dehors. Il critique le gouvernement Jospin comme ayant été trop mou, n'ayant pas été assez loin, tout en louant son propre bilan au sein du gouvernement Jospin.

Rajouter à ça l'émergence d'un candidat surprise dans les derniers jours de la campagne, Olivier Besancnot, qui prend des voix à la fois à Rober et à la Guillée. Et en fin de compte, les communistes obtiennent seulement 3 % des suffrages. L'électorat du parti est donc encore une fois divisé par de Roberu le conduit une dernière fois lors des élections législatives de 2002, puis actant son échec, il quitte la direction et la laisse à son ancien duo Marie-George Buffet. Une fois de plus, en fait, les dirigeants du PCF ont échoué à lire l'époque, à comprendre les attentes de la société et à s'y adapter.

pensant que l'anticapitalisme s'était terminé, ils ont laissé tomber ce créneau et se sont contentés de courir après le Parti socialiste, devenant presque son ail gauche officieuse. Rober voulait d'ailleurs aller encore plus loin dans cette direction en assumant complètement de se débarrasser des derniers symboles communistes en changeant le nom du parti pour assumer une orientation résolument sociale-démocrate. Ce qu'il n'avait sans doute pas prévu, c'était que l'anticapitalisme ne serait pas balayé par la décennie du triomphe néolibéral.

Cette ligne politique abandonnée par le PCF a été reprise par d'autres partis plus à gauche, particulièrement la Ligue communiste révolutionnaire et lutte Ouvrière qui obtiennent d'ailleurs plus de voix que le Parti communiste lors de l'élection présidentielle de 2002. D'ailleurs, après 2002, celle qui a succédé à Robéu, Marie-Gorgees Buffet a essayé de ramener le Parti communiste sur une ligne plus radicale démocrate socialiste. En 2005, il s'oppose avec succès au traité constitutionnel européen. Il tente, sans y parvenir, de fédérer toute la gauche antilibérale derrière lui. Puis il se rapproche de l'aile gauche du PS en rupture avec le parti et mené par Jean-Luc Mélenchon.

Le PCF s'inscrit dans une nouvelle coalition, le Front de gauche, qui était plus ou moins censé devenir un véritable parti à part entière. dont les adhérents et les élus du PC auraient formé la majeure partie des rangs. Et Robéu, pendant ce temps-là et ben il poursuit la trajectoire exactement inverse. Il quitte le parti dans les années 2000, le jugeant pas réformable, comprenez pas droitisable et par fonder un nouveau parti, le mouvement unitaire progressiste. Alors oui, je sais le logo, on dirait un truc d'anarchiste, mais pas du tout hein. C'est un parti de centre gauche libéral et progressiste. D'ailleurs, assez rapidement, il change de nom et de design pour ça.

Et là, ouais, ça devient tout de suite beaucoup plus clair. Et comme un symbole de cette volonté de centrisme, de progressisme vague, désidéologisé et surtout d'incompréhension de l'époque et de ce qui se joue dans la société, Roberus soutient Emmanuel Macron à l'élection présidentielle de 2017 et le parti qu'il a fondé aussi par la suite entre aile gauche du macronisme et aile droite des écologistes. En gros, Roberu lui prend sa retraite politique en 2017. Depuis le départ de Rober le parti communiste est resté dans un genre d'état d'entre deux, celui d'une transition inachevée.

Ayant refusé de se droitiser encore davantage après 2002 ou de se fondre dans le Parti socialiste, il a continué d'être marginalisé ensuite. Dans les années 2010, le parti semblait avoir accepté ça et il s'est effacé derrière le Front de gauche puis derrière la France insoumise. Le destin du parti semblait donc être de devenir une simple boutique électorale mais une grosse boutique électorale parce qu'encore aujourd'hui le PC ça reste le 3è parti de France en nombre d'élit locaux. Un réseau d'élus qu'on se contente d'entretenir en faisant des alliances dans toutes les élections nationales quand c'est possible.

Néanmoins, en 2018, les militants communistes ont préféré la ligne prenée par Fabien Rousell avec une communication arcboutée sur l'identité communiste au détriment du fond des idées. Aujourd'hui encore, la candidature de Fabien Rousell interroge. Son positionnement politique est très difficile à différencier de celui d'un Jean-Luc Mélenchon et il semble encore une fois engagé dans une bataille qu'il ne peut pas gagner.

La faute à un parti qui au fil du temps s'est coupé de sa base ouvrière n'a pas vu venir assez vite l'altermondialisme, l'intersectionnalité ou encore le renouveau anticapitaliste et a été doublé par des mouvements plus frais, moins installés pour qui il était sans doute plus facile de s'approprier ces thèmes. C'est la fin de cet épisode de C'était pas mieux avant. J'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, vous pouvez vous abonner aux différentes chaînes du média et pourquoi pas nous soutenir financièrement. Vos dons sont la garantie de notre indépendance. À la prochaine.