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InterviewJérôme Guedj· 9 juillet 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleJustice

JÉRÔME GUEDJ SUR PUBLIC SÉNAT|PROCÈS MARINE LE PEN, PRIMAIRES, LAÏCITÉ...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que cela permet au final une campagne présidentielle équitable où tous les Français sont représentés ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire qu'un candidat qui a une affaire judiciaire ne peut pas se présenter à la présidentielle moralement selon vous ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ça peut servir d'arguments de campagne d'aller manifester sans cesse durant les déplacements de Marine Le Pen ?

  • 6:00OuverteÉludée

    Si jamais il y avait un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, quel serait votre vote ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Quelle option préférez-vous pour la primaire socialiste : ouverte ou fermée ?

  • 13:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous y allez quand même dans cette primaire probable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Jérôme GuedjFait
    « Je m'en fiche de savoir si juridiquement elle peut le faire ou pas. Elle est toujours présumée innocent. »
  • 2:30Jérôme GuedjFait
    « Je pré tente de dire une fois qu'on a totalement purgé sa peine, les choses peuvent se considérer. »
  • 7:30Jérôme GuedjFait
    « Je veux un véritable projet contreprojet avec le RN. Ils sont aux portes du pouvoir. »
  • 17:00Jérôme GuedjFait
    « La commande qui nous est faite, c'est comment construire une politique publique de la laïcité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Cette campagne présidentielle s'annonce très incertaine, notamment pour Marine Le Pen après sa condamnation judiciaire et son pourvoie en cassation qui sera tranché par la justice peut-être à quelques semaines de ce scrutin présidentiel. Incertitude de la campagne aussi à gauche. Les socialistes ont beaucoup de candidats mais ne savent pas encore comment les départager.

Ils sont d'une certaine manière dans l'embarras du choix. Bonjour Jérôme Gede. Bonjour.

Vous êtes député socialiste de vous êtes justement candidat déclaré à l'élection présidentielle. Vous êtes avec nous pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représentée par Julien l'écuyer pour la Voie du Nord. Bonjour Julien.

Bonjour Alexandre. Bonjour monsieur G. On commence en parlant de cette campagne présidentielle notamment pour Marine Le Pen après sa condamnation judiciaire mais finalement elle peut se présenter, elle peut faire campagne librement après son pourvoi en cassation.

Est-ce que cela permet au final une campagne présidentielle équitable où tous les Français sont représentés ? Incontestablement, il était nécessaire d'avoir un candidat du Rassemblement national. Euh mais avant de parler d'équité, je vais parler euh pardon mais de vertu républicaine, de morale, d'éthique, de comportement.

Enfin, est-ce qu'on peut se rendre compte raisonnablement qu'aujourd'hui euh une candidate condamnée par deux fois pour détournement de fonds public nous dit tranquillement je vais aller devant les électeurs ? Je m'en fiche de savoir si juridiquement elle peut le faire ou pas. Elle est toujours présumée innocent.

Je m'en fiche vraiment, je place pas sur ce terrainlà. Je me place sur le terrain à la fois de la dignité du pays pour la qualité de la campagne. La campagne du coup, elle va être polluée en permanence par le fait de savoir bah oui mais vous avez été condamné.

Non je suis pas condamné, vous avez un bracelet, pas de bracelet. Je enfin et puis surtout peut-on se projeter dans l'hypothèse que évidemment je vais combattre d'une victoire de Marine Le Pen d'avoir comme président de la République une présidente qui aura été condamnée quelques semaines auparavant pour détournement de fonds public, c'est-à-dire pour le mépris de ce qui fait nation à savoir le respect des finances publiques, une éthique de comportement, je le redis. Donc on a Ça veut dire qu'un candidat qui a une affaire judiciaire ne peut pas se présenter à la présidentielle moralement selon vous.

Euh bah je pense que c'est une question morale qui se pose pour celui qui souhaite incarner, je le redis, cette vertu républicaine et puis je veux dire cette extrême proximité. Je veux pas dire qu'il y a affaires judiciaires et affaires judiciaire, mais moi en effet, je suis attaché à une forme d'exemplarité. Je pré tenté de dire une fois qu'on a totalement purgé sa peine, les choses peuvent se considérer.

Alors, vous pourriez me dire, elle aura à ce moment-là peut-être totalement purgé sa peine. Mais là, on parle de la présidence de la République. Donc, le Rassembl national est dans une contradiction majeure.

Toute leur vie, ils nous ont expliqué nous sommes les chevaliers blancs de la politique, nous sommes différents des autres formations politiques. Vous le tous pourri. Et là, sans aucun état d'âme, euh, ils disent le contraire de ce qu'ils ont dit les dernières semaines.

Vous comprenez ça ? Parce que en effet, vous avez raison de le rappeler. Ils demandent et ils font part de leur défiance vis-à-vis des des politiques considérant la vertu euh comme première.

Et pourtant euh on a vu encore un sondage sortir hierop dans le Figaro, 36 % d'intention de vote au premier tour. Écoutez, euh ça fait partie des éléments qui devront être débattus dans la campagne. Moi, je je la souhaite cette campagne face au RN.

Voilà, je le fais en permanence la confrontation avec le projet, mais je vais m'adresser aussi aux électeurs du Rassemblement national comme je m'adresse d'ailleurs à tous les Français à chaque fois que je suis candidat à une élection. Et cette question-là euh de la probité, de l'intégrité et d'exemplarité, elle se posera euh un manque cette campagne, elle doit se elle doit se mener sur le terrain de la dénonciation de de il nous y oblige manière. Il nous y oblige parce que ne rien dire ce serait consentir, ce serait admettre que c'est pas grave.

Bah oui, écoutez, c'est un un épisode du feuilleton du Rassemblement national et on s'y résigne et on accepte. et vous citiz le soutien qui demeure important de Marine Le Pen dans les dans les sondages. Ben moi, je veux prendre à témoin ces électeur là pour montrer que c'est aussi une des contradictions.

En fait, le RN, c'est le parti des contradictions. C'est le parti qui est capable de vous dire une chose un jour et le contraire le lendemain. C'est vrai sur les questions de probité, on le voit, mais c'est vrai en réalité sur la question du pouvoir d'achat, des services publics, de la justice sociale, de la manière d'appréhender l'écologie.

C'est un parti attrape tout qui euh joue de l'ambiguïté. Alors, on a en plus ce bidô Bardella euh Le Pen qui sont capables de dire des choses très complémentairire. Je crois que c'est Édouard Philippe qui a eu cette formule qui je trouve résume bien.

Euh c'est un spécialiste en la matière. Il dit que c'est le c'est le en même temps. Voilà, c'est une sorte de en même temps et le en même temps ça marche pas.

Voilà, on l'a vu avec le macronisme un en même temps le péniste, ça ne marchera pas non plus. Donc pour vous, il faut faire campagne sur cette question de la la probé du Rassembl national. Juste dire aussi mais ça l'a pas fagocité, ça n'a pas écrasé le reste du débat.

Mais est-ce que ça veut dire que les militants de gauche doivent sortir les casseroles à chaque déplacement de Marine Le Pen comme ça a été le cas hier dans la Sart ? Écoutez, des manifestations pacifiques indiquant une réprobation d'une attitude jugée amorale ou immorale. Ça fait partie du champ du débat.

Je me rappelle que euh en 2017, François Fillon n'a pas échappé à ses à ses manifestations dès l'instant où elle reste dans le cadre républicain. Est-ce que ça peut servir d'ailleurs de d'arguments de de de campagne de d'aller au comme ça manifester sans cesse durant durant les déplacements de de Marine Le Pen ? Vous vous allez inciter à ça ?

Je vais inciter à ce que les Français s'intéressent à cette élection dans ces différentes dimensions et celle-là en fait euh en fait partie. Je le redis, je n'ai pas envie que la campagne ce soit que euh le feuilleton judiciaire de Marine Le Pen parce que si on fait ça, alors on euh perd du temps, si j'ose dire, aussi pour démonter euh c'est quoi le programme des retraites du Rassemblement national ? C'est quoi la justice fiscale ?

Est-ce qu'ils veulent mieux mettre à contribution par exemple les très haut patrimoines pour financer les services publics dans les territoires de relégation, dans les villes sous-préfecture, dans les zones rurales où eux-mêmes d'ailleurs euh prospèrent sur la désespérance d'une partie de nos de nos concitoyens. Donc moi, je veux un véritable projet contreprojet avec le RN. Ils sont aux portes du pouvoir.

Il faut avoir la lucidité de le dire et il faut pas que cette campagne électorale euh reste sur l'écume des choses et et notamment euh sur ce feuilleton judiciaire. Mais quand on regarde ce premier déplacement de campagne de Marine Le Pen, est-ce qu'il y a un risque de et qu' voilà, elle a été vraiment chahutée par des militants insoumis. Est-ce qu'il y a un risque de monter des tensions de déopage dans cette campagne électorale ?

C'est je vous le dis, c'est aussi la conséquence et moi je peux que le condamner euh de la tension elle-même qui est introduite par ce bras d'honneur démocratique qui est fait. Enfin, je sais pas s'il est démocratique, en tous les cas, il est moral. J'ai encore une fois vraiment vous rendez compte dans ce pays on regarde parfois dans les pays étrangers des mœures politiques étonnantes mais là on a une sorte d'acceptation à l'idée que une chef de parti pour avoir organisé enfin les attendus du jugement sont extrêmement clairs en première instance ou en deuxème un détournement méthodique organisé de fonds publics au préjudice du conféré.

C'est toute la dualité du c'est toute la dualité du jugement de la cour d'appel. c'est qu'à la fois, c'est vrai, ils ont confirmé la culpabilité sur la le détournement et la complicité de détournement de fonds public. En revanche, ils ont réduit la peine d'inibilité à tant le fait que pour les électeurs, il était normal d'avoir un choix non restreint.

Et ça, est-ce que vous le comprenez ou est-ce que vous dites comme Marine Tellier qu'elle a fait que la cour d'appel a fait preuve de beaucoup de manchuudes vis-à-vis de Marine Le Pen ? Écoutez la décision de justice. Moi je j'aime trop la justice pour dire il euh pour pas pour dire un jour ils sont trop sévères, un jour ils sont ils sont moins sévère.

Euh moi il était normal qu'elle autorise Marine Le Pen à euh candidater puisque c'est ça hein. C'est non mais encore une fois je on va pas refaire le match d'act. Moi ce qui me dérange dans les expressions, c'est euh euh notamment Marine Le Pen ou ses lieutenants qui disent euh à la fin les Français auront le auront le dernier mot.

H euh ça dit aussi quelque chose les français jugeront les français jugeront enfin ça dit aussi que quelque chose du rapport qu'il y a avec une décision de de justice sous-entendu je peux la balayer du revers de la main y compris sur les dimensions morales qu'on évoquait tout à l'heure. Et il y a une décision de justice qui va peser dans cette campagne présidentielle la décision de la cour de cassation qui va valider ou non la condamnation de Marine Le Pen. la Cour de cassation qui a indiqué hier qu'elle pourrait rendre sa décision au plus tard au mois d'avril, le premier tour de la présidentielle, c'est le 18 avril.

Si jamais cette décision de la Cour de cassation arrive quelques semaines avant, est-ce que ça peut quand même perturber le scrutin et le vote des Français ? Vous voyez, je suis très content d'être avec vous ce matin, mais regardez ce qu'on fait depuis depuis quelques minutes. On est à faire des plans sur la comète, des suputations, des conséquences de du calendrier judiciaire.

Demain donc on aura des questionnements sur le juge d'application des peines et cetera. Enfin, je veux dire le débat démocratique français, il mérite mieux. Je je vais vous dire, je dis pas que je m'en fiche de savoir à quelle date elle sera condamnée définement ou pas définitivement.

Il y a un problème de principe à ce qu'elle est elle-même envisagé d'être candidate élection présidentielle alors même qu'ils avaient un candidat de remplacement si j'ose dire qui était préparé pour cette cour de cassation en sa décision après l'élection présidentielle et que Marine Le Pen est président de la République et bénéficie de son immunité présidentielle. C'est un impact. Donc cette décision n'est pas anodine.

Ce calendrier n pas an mais c'est la raison pour laquelle elle prend une responsabilité majeure à s'exposer à cette à cette situation. Enfin si on est candidat à l'élection présidentielle, d'abord avant tout, c'est qu'on aime ce pays. Et si on aime ce pays, on ne l'expose pas à la fragilité que vous venez de décrire qui est un scénario où elle pourrait être présidente de la République et avoir une décision de justice qui dit bah en réalité vous êtes définitivement condamné comme délinquante mais la peine ne s'applique pas parce que vous bénéficiez de l'immunité.

Est-ce que là, c'est pas l'image de la France qui est abîmée, ravagé sur la scène internationale et même dans les affaires intérieures ? Si jamais il y avait un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, quel serait votre vote ? Mais moi, je fais tout et c'est le sens de ma candidature pour éviter cette configuration.

On va en parler de votre candidature mais ce scénario voilà, c'est quand même une possibilité. Quel serait votre vote ? Je fais tout pour que ce scénario n'existe pas.

Non mais attendez, est-ce que vous posez la question sur toutes les hypothèses de candidature de deuxème tour ? Ce scénario pour moi c'est un scénario qui déroule le tapis rouge au Rassemblement national. Voilà, parce que Jean-Luc Mélenchon euh qu'il le reconnaisse ou qu'il le reconnaissent pas est devenu une des personnalités politiques les plus clivantes, les plus rejetées et les plus problématiques.

Voilà, mon adversaire est réductible, c'est le Rassemblement national. Mais Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui par sa brutalisation, sa conflictualisation permanente dans le débat public n'est en aucun cas en capacité de pouvoir reconstituer ce qui sera indispensable quoi qu'il advienne, c'est une forme de front républicain face à une un rassemblement national présent au 2è tour. Voilà.

Donc moi il est en tête dans les sondages à gauche. Si jamais il all au second tour, quel serait votre vote ? Je fais tout pour que cette situation n'arrive pas.

Donc elle n'arrivera pas et donc nous Mais non mais attendez vous on peut faire des plans sur toutes les configurations de deuxème tour possible. Ça veut donc dire que le premier tour ne sert à rien. Je veux pas vous répondre sur une configuration de 2e tour, mais si vous me demandez de répondre à une question sur un 2è tour alors que là où vous avez raison par contre en creux dans votre question, c'est que c'est le premier tour qui va être déterminant et que moi je pense que la gauche républicaine que je veux incarner avec d'autres, elle a une responsabilité qui consiste justement de pas être dans la course à à l'échalotte avec LFI. ce qu'on a trop fait ces dernières années dans une sorte de soumission à un candidaton mélanchonniste qui surplombe la totalité des positions de la gauche républicaine.

Il faut être soi-même. Il faut assumer les différences que nous avons et avoir une offre politique qui permet de parler à l'ensemble des Français. Alors en tout cas avant ce premier tour, alors il est encore il y a encore du temps mais pour l'instant la gauche non mélanchonniste n'est pas encore prête à ce premier tour.

Il y a beaucoup de candidatures notamment la vôtre. Et aujourd'hui, le Parti socialiste organise une consultation de ses militants sur le mode de désignation d'un seul candidat social démocrate avec euh deux options. Une grande primaire euh ouverte à tous les sympathisants de la social-démocratie, donc moyennant une participation de 2 €.

Et la seconde option, c'est une primaire fermée qui serait réservée uniquement aux adhérents du Parti socialiste et de place publique. Place publique, c'est le parti de Raphaël Glman. Donc moyen et de t et de tous les Français qui voudraient participer aussi à cette primaire dans cette deuxième hypothèse moyennant du coup une adhésion à ces parties hauteur de 15 € parti ou au processus de la primaire.

Il y a pas de montant qui a été fixé pour l'instant. Donc alors quelle quelle option vous préférez selon vous ? Euh d'abord euh les Français qui arrivent à qui sont pas adhérents euh de ces parties ou euh dans cette démarche-là doivent se dire tout ça est un petit peu compliqué, je le je le comprends.

Moi, je défends l'idée qui qui est l'option de la primaire qui part ou plutôt d' départage qui part des sympathisants du parti socialiste de place publique mais plus largement et qui n'est pas dans l'optique que défend Olivier Fort parce que vous avez oublié de proposer de préciser une chose, c'est que dans le premier scénario, le candidat désigné s'engage à participer à une primaire dite ouverte h les filles. Voilà. Mais donc avec euh Marine Tondelier, François Ruffin, Clémentine Autin.

Ça c'est certain il a encore ce système de double primaire. Ah oui, c'est dans le la question qui est posée. Le candidat désigné dans le cadre de cette primaire euh très large s'engage à participer.

En gros, ça devient le premier tour de cette de cette primaire. Et moi je pense que c'est pas un bon c'est pas un bon scénario que cette primaire de cette gauche là ne donne pas une force propulsive et une différence suffisamment grande avec ce que représente Jean-Luc Mélenchon. Mais je vais vous dire voilà euh parce que à la fin du fin tout ça intéresse ceux des militants socialistes qui vont aller voter ce soir pour départager.

Alors c'est un 9 juillet tout ça le peu qui va se déplacer mais tout ça est extrêmement tardif. Enfin, l'état d'impréparation dans laquelle nous sommes euh est problématique. Vous savez, dans un monde normal, un premier secrétaire du Parti socialiste depuis 8 ans, il devrait être il aurait dû être le candidat naturel du Parti socialiste à l'élection présidentielle.

PS, il l'a dit encore hier à la télévision une forme d'autatisfaction. C'est une forme d'autosatisfaction qui écarte l'essentiel. Une impréparation quand même assez gigantesque du parti pour cette élection présidentielle. un projet qui é un projet qui a été adopté la semaine dernière est assez tardif et un processus bricolé dans des instances paralysées du Parti socialiste.

Moi, vous savez quoi ? De plus en plus, je regarde ça avec beaucoup de distance en considérant que ma priorité ma priorité c'est de m'adresser à l'ensemble des Français aujourd'hui pour parler parce que regardez encore une fois et toutes vos questions sont légitimes et je les prends comme elles viennent. Mais entre les affaires judiciaires du Rassembl national et euh les difficultés organisationnelles du Parti socialiste, pendant qu'on parle pendant qu'on parle de tout ça, on n' pas abordé un des sujets de préoccupation de nos concitoyens en période de canicule de désert des public de savoir si vous si encore une fois c'est l'option de d'Olivier Fort qui est retenue d'une primaire ouverte.

Est-ce que vous y allez quand même ? Vous vous inscrivez dans cette démarche probable non, il est peu probable que je participe à cette démarche. Quand j'ai annoncé ma candidature il y a plusieurs semaines, j'ai dit que je le faisais précisément pour ne pas que nous soyons dans la roue justement de cette primaire organisée avec ça veut dire que la machine à division, elle va se elle va s'emballer, elle va continuer à être alimentée durant tout l'automne.

Ça que vous dites. C'est la raison pour laquelle je préférerais que ce soir ce soit pas cette option qui qui l'emporte et que par ailleurs de toute façon vous parliez de la pluralité des candidature à la fin il en restera qu'un. Voilà, je vous donne la fin de la série ou la fin du film.

À la fin il n'y aura qu'un seul candidat de cette gauche républicaine. En 2022, c'était pas le cas. En 2022, il y avait une multitude de il y avait voilà Ango, Yanic Zado.

Oui, mais je pense que cette fois-ci il y aura qu'un seul candidat de cet espace de la gauche républicaine qui ira proposer aux forces que vous venez de mentionner, aux écologistes, au communistes. Ce qui pour moi est déterminant, c'est l'élection législative qui suit. Vous savez, on nélit pas un premier ministre, on élit un président de la République qui nommera un premier ministre qui lui devra s'appuyer sur un fonctionnement parlementaire.

Et je vais vous dire une chose, je ne pense pas que le prochain président de la République dans la suite des élections présidentielles aura une majorité à l'Assemblée nationale. La tripartition voir la quadrip de la vie palutique va continuer. Et il faut donc et moi c'est une des singularités de la campagne que je que je mène, c'est assumer ne pas vendre du rêve à nos concitoyens et assumer qu'on doit être de plus en plus dans une logique de coalition sur la base d'un rapport de force mais de coconstruction dans l'intérêt du paystruction.

Écoutez, moi j'ai été de ceux qui ont négocié le budget. Euh ça veut pas dire que je soutiens le gouvernement de Sébastien Lecu. Un moment donné, à un moment donné, nous avons décidé de ne pas censurer et même de voter le budget de la sécurité sociale.

Je l'avais apruement négocié. Euh et bien je pense que cette mécanique de euh concertation, négociation et euh d'équilibre qui est trouvé, ça devra être la suite du fonctionnement de la vie parlementaire. dire que je suis candidaté à l'élection présidentielle et au soir du premer tour, si je suis au 2e, c'est mon programme qui va continuer à s'appliquer.

Alors que probablement si euh je gagne dans l'élection présidentielle, c'est face au RN dans un rassemblement qui sera une forme de front républicain. Je pense que on l' Français l'ont mal vécu en 2022. C'est ce qu'avait dit Emmaul Macron.

Il avait dit "Votre vote m'oblige et j'en tiendrai compte." Il a fait le contraire. il est passé en force, ça coûte 493 sur les budgets ou sur la réforme des retraites.

Donc il faut admettre, vous savez, moi je suis un nostalgique du clivage gauche droite. Je pense que ça se porte bien quand il y a une gauche républicaine et une droite républicaine. Ce clivage, il a été grand remplacé par un clivage entre l'extrême droite et la gauche radicale.

Et ça peut paraître contreintuitif mais je suis convaincu qu'il va falloir passer par un temps d'un nationale et d'union républicaine sur des sujets essentiel pour pouvoir revenir à à la situation. Est-ce qui a motivé le fait que vous ne votiez pas la motion de censure qui avait été signée par les écologistes la France ? Clairement à Olivier Fortrétaire qui lui avait c une situation baroque que d'avoir un premier secrétaire.

Situation baroque, elle commence à être à quand même à dire quelque chose de de la situation du PS et si encore une fois la consultation des militants ne privilégie pas la solution de la direction du PS, est-ce que vous dites Olivier Fort doit démissionner ? Écoutez là aussi c'est une question de d'éthique personnelle. Euh Olivier Fort aujourd'hui est minoritaire à l'intérieur du Parti socialiste, dans les instances du Parti socialiste telles qu'elles sont issues du dernier congrès.

Il est minoritaire dans le groupe euh politique auquel il appartient et fort de ça euh il fait un acte de rupture euh en disant "Je ne respecte pas la position de mes collègues députés qui a été débattu et voté à l'intérieur." Donc c'est devenu non mais c'est devenu une boutique une somme d'auto-entrepreneur. Donc à un moment donné euh tout ça n'a plus de comment dire de rationalité.

Et c'est la raison pour laquelle je vous dis moi je regarde ça en disant c'est pas ça qui va créer de l'enthousiasme et de de la dynamique auprès de donc je de nos concitoyens et je pense qu'à un moment donné il faut plutôt qu'on mettre autour de la table les uns les autres quoi. Jérôme G. Dernière question sur la laïcité.

Le premier ministre Sébastien Lecnu vous a confié une mission sur la laïcité. Quel est le but de cette mission et comment vous allez travailler ? Alors comme on est à public sénat, je dois évidemment ajouter aussi que c'est une mission avec avec ma collègue sénatrice Nathalie de Lâtre.

Euh alors je vais avoir 30 secondes pour parler d'un sujet de fond. Voilà cette questionl de la laicité elle devrait être un lieu de rassemblement dans le pacte républicain et elle divise les Français où en tous les cas il y a des confrontations parfois fortes des propositions de loi très clivantes qui sont déposées à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Et donc moi depuis plusieurs années, je travaille sur ces questions.

Pour moi, c'est c'est un une des raisons de mon engagement politique. C'est un un un élément de de concord de brassement national qu'on a oublié. Et donc la commande qui nous est faite, c'est comment construire une politique publique de la laïcité.

Comment est-ce qu'on organise l'appareil administratif, la formation des enseignants, des personnes dans à l'hôpital, comment on donne des clés pour pouvoir répondre aux situations conflictuelles, comment l'appareil judiciaire est capable de sanctionner les atteintes à la laïcité, c'est-à-dire les formes de pression. Il y a tout un volet dans la loi de 1905 qui prévoit les pressions. C'est la police des cultes qui n'est plus du tout appliquée.

Voilà. Et ça, il faut le réhabiliter. Comment le travail parlementaire intègre précisément ces enjeux-là ?

Moi, voilà, ça doit être un des éléments surétagères pour le prochain président de la République euh qui permettra d'en faire un sujet de rassemblement plutôt qu'un sujet de division. Il y a des instrumentalisations et des stigmatisations à partir de la laïcité de part et d'autre de l'échiquier politique qui nous pose extrêmement problème. Et moi je veux en faire avec la question de la dignité des vulnérabilités, la question du pacte républicain et de la laïcité, une des ossatures de ma campagne présidentielle.

Merci beaucoup Jérôme G d'avoir été notre invité. Euh merci euh Julie.