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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 décembre 2024 7 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesSolidarités & famille

Michel Barnier n'a pas rompu avec les 7 années de macronisme ! - Thomas Ménagé (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que c'est la censure assurée pour Michel Barnier selon vous ?

  • 1:47RelanceRéponse partielle

    Vous assumez au RN de voter un texte qui vous critique largement ?

  • 4:11OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous proposez ? Quelle solution alternative vous proposez après avoir fait tomber le gouvernement ?

  • 5:09RelanceÉludée

    Est-ce que vous n'avez pas des choses à proposer quand même ? Des noms ou alors des mesures ?

  • 6:19OuverteRéponse partielle

    Gabriel Attal en a un en cas de censure. Il a prévu d'appeler l'ensemble des partis républicains pour trouver un compromis.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:37Invité politiqueFait
    « Michel Barnier s'est entêté, n'a pas voulu être dans la co-construction, n'a pas voulu entendre les 11 millions de Français qui sont dans l'Assemblée Nationale qui ont demandé de les protéger. »
  • 0:52Invité politiqueFait
    « Ce que nous faisons aujourd'hui, parce que censurer, c'est protéger. »
  • 1:02Invité politiqueChiffre
    « C'est 30 acquis d'impôts supplémentaires et de taxes prévues dans le budget. »
  • 2:05Invité politiqueFait
    « En 2018, les Républicains votaient avec Jean-Luc Mélenchon d'émotion de censure en 2018. »
  • 3:28Invité politiquePromesse
    « Si vous ne renoncez pas à appauvrir les retraités, à faire du mal à nos entreprises, nous censurions. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « Pas de hausse d'impôts et de taxes sur les classes populaires et les classes moyennes. Des vraies économies, structurelles, sur le train de vie de l'État. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « Il a voulu être dans la continuité. Il devra en assumer les conséquences. »
  • 5:36Invité politiqueFait
    « Le programme du Nouveau Front Populaire est un danger en matière économique, sur les sujets régaliens, sur nos valeurs. »
  • 6:36Invité politiqueFait
    « Gabriel Attal, comme toujours, méprise les élections. Il n'est absolument pas démocrate. »

Temps de parole

  • Thomas Ménagé65 %
  • Présentateur29 %
  • Locuteur non identifié6 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On va accueillir à présent Thomas Ménager qui est en direct avec nous depuis l'Assemblée Nationale. Bonjour et bienvenue dans le 11-13 de France Info, député du Rassemblement National du Loiret, porte-parole du groupe RN à l'Assemblée Nationale. Cet après-midi à 16h seront examinées les deux motions de censure, celle de la gauche et puis celle du Rassemblement National. C'est la censure assurée pour Michel Barnier selon vous ?

0:23
Thomas Ménagé

Je ne vous ai pas entendu, excusez-moi. Je n'ai pas entendu votre question.

0:26
Présentateur

Est-ce que vous pensez que c'est la censure assurée pour Michel Barnier selon vous, avec la gauche et le RN qui pour l'instant se sont dit pour voter la censure ?

0:37
Thomas Ménagé

Bien entendu. Aujourd'hui, je pense qu'il n'y a plus de surprises possibles. Michel Barnier s'est entêté, n'a pas voulu être dans la co-construction, n'a pas voulu entendre les 11 millions de Français qui sont dans l'Assemblée Nationale qui ont demandé de les protéger. Ce que nous faisons aujourd'hui, parce que censurer, c'est protéger. Et donc nous, nous avons dit que nous voterions cet après-midi la censure pour protéger nos entreprises des hausses de charges, pour protéger nos retraités de la baisse de leur pouvoir d'achat, pour protéger tous les Français. C'est 30 acquis d'impôts supplémentaires et de taxes prévues dans le budget.

1:06
Présentateur

Thomas Ménager, vous restez avec nous. On va essayer d'améliorer un petit peu la connexion. En attendant, je vous propose d'écouter l'un des extraits de ce qu'a dit hier, Michel Barnier, lors de son interview au 20h. Il a étrillé le RN qui annonce donc voter le texte de censure écrit par la gauche. Écoutez.

1:21
Locuteur non identifié

La question que je me pose, c'est est-ce que, en disant ce texte, les électeurs, les électrices, 11 millions d'électeurs du RN se sentiront respectés par le vote de leurs propres députés ? Vous pouvez lire que, dans cette rédaction de l'extrême-gauche, nous avons fait le choix du barrage à l'extrême-droite. Le Premier ministre a cédé à leurs plus viles obsessions, parlant des électeurs. Est-ce que c'est du respect ?

1:47
Présentateur

Vous assumez au RN de voter un texte qui vous critique, franchement largement, qui parle de vos viles obsessions ?

1:55
Thomas Ménagé

Mais on ne vote pas un texte. On vote la censure. Le texte est superfétatoire. Il pourrait y avoir juste un mot, il pourrait y avoir un dessin. C'est rien du tout. Ça n'a aucune valeur. De la même manière que quand il y a peu d'années, en 2018, les Républicains votaient avec Jean-Luc Mélenchon d'émotion de censure en 2018. Donc, à ma connaissance, il n'y a pas eu d'alliance entre les communistes, la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et notamment les Républicains, dont certains ministres aujourd'hui, Mme Gennevard, M. Thériault, M. Edzel. Quand ils avaient voté, ensemble, ils ne censure. On ne vote pas un texte. On censure le gouvernement.

Et on ne censure pas le gouvernement simplement et pour se faire plaisir. On le fait pour protéger les Français et bloquer le budget. C'est la seule possibilité que l'on a quand on a un gouvernement et un Premier ministre qui s'entêtent et ne veulent pas entendre les Français qui souffrent.

2:43
Présentateur

Alors, effectivement, là, vous vous positionnez complètement à l'encontre de ce que dit Michel Barnier. On l'entendait à l'instant. Michel Barnier, qui a aussi, hier, en décrivant les négociations avec Marine Le Pen, accusé Marine Le Pen de surenchère en décrivant un chantage qu'il aurait refusé.

2:57
Thomas Ménagé

Mais ce n'est absolument pas à chantage que de fixer quatre lignes rouges qui ne représentent que 10% du contre-budget du Rassemblement national, donc de manière très raisonnable, qui n'ont pas changé, qui ont été les mêmes depuis le premier jour des échanges avec Michel Barnier, qui jusqu'au dernier moment, nous l'avons fait savoir, jusqu'au moment où il est monté à la tribune, nous avons dit s'il y a des indexations des retraites, transparence, vous le dites, maintenant, renoncez, parce que si vous ne renoncez pas à appauvrir les retraités, à faire du mal à nos entreprises, nous censurions. Eh bien, il n'a pas voulu entendre. Il n'y a eu aucune évolution.

Nous l'avons dit aussi, même plusieurs semaines, plusieurs mois avant, au moment du discours de politique générale, à Michel Barnier, pas de hausse d'impôts et de taxes sur les classes populaires et les classes moyennes. Des vraies économies, structurelles, sur le train de vie de l'État, notamment. Il a fait tout l'inverse. Il a fait un budget de taxes, d'impôts. Il a fait un budget qui ne réduit pas le déficit et ne maîtrise pas la compte publique. Donc, malheureusement, il a fait un choix à l'inverse de ce qu'il aurait dû faire, c'est-à-dire rompre avec cette année d'Emmanuel Macron, de macronisme. Il a voulu être dans la continuité. Il devra en assumer les conséquences.

4:07
Présentateur

Thomas Ménager, on comprend votre position, on comprend que vous voterez la ceinture. Ça, c'est très clair là-dessus. Ce que j'aimerais savoir, c'est ce qui va se passer après. Qu'est-ce que vous proposez ? Quelle solution alternative vous proposez après avoir fait tomber le gouvernement de Michel Barnier ? Va se passer quoi ?

4:23
Thomas Ménagé

Aujourd'hui, en transparence, de manière cohérente, on attend que le Premier Président de la République, en vertu de la Constitution, nomme un nouveau Premier ministre et un nouveau Premier ministre qui repartira sur un nouveau budget et qui, cette fois-ci, entendra les Français qui souffrent, les Français qui travaillent, qui payent toujours plus d'impôts et de taxes, qui fera réellement des économies structurelles sur le train de vie de l'État, en reprenant un certain nombre des mesures que nous avions posées sur la table et notamment des lignes rouges, en revenant sur cette désindexation des retraites et en cohérence.

Si on a un Premier ministre qui change de cap, qui rompt avec les salaires de Macronisme, bien entendu, il ne sera pas censuré.

5:00
Présentateur

Pardonnez-moi, je vous coupe, mais simplement, là, vous êtes en train de nous dire « Je vais participer, moi, en tant que député RN, à faire tomber un gouvernement. » Je l'assume. Mais par contre, une fois que le gouvernement est tombé, j'ai pu rien dire « J'attends que le Président fasse les choses. » Est-ce que vous n'avez pas des choses à proposer quand même ? Des noms ou alors des idées, des mesures qui pourraient créer le consensus ?

5:18
Thomas Ménagé

Mais je vous dis, ce n'est pas le problème du casting, c'est le problème du cap, du scénario. Est-ce que, peu importe qui sera nommé, nous avons dit que nous censurerions, par contre, par principe, dès le premier jour, toute personnalité issue du Nouveau Front Populaire, de la France Insoumise, notamment, parce que ce sont des dangers. Le programme du Nouveau Front Populaire est un danger en matière économique, sur les sujets régaliens, sur nos valeurs. Mais après, ça dépend, bien entendu, un, du Président de la République. C'est lui qui a cette compétence, ce n'est pas nous.

Et c'est lui, je vous le rappelle, qui a dissous l'Assemblée nationale, qui a participé aussi à empêcher l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National au moment des élections législatives, quand ils se sont tous coalisés dans ce pseudo-front républicain qui allait de Jean-Luc Mélenchon à Édouard Philippe, en passant par Gabriel Attal et Laurent Wauquiez. Donc c'est à lui d'assumer, de nommer un nouveau Premier ministre. Nous, nous serons juste cohérents. Défendre les Français, rien que cela. C'est la mission qui nous a été donnée. Et nous ne changerons pas sur nos lignes rouges.

Et donc ça sera, cette fois-ci, au Premier ministre de l'entendre s'il souhaite avancer et permettre un budget à notre pays.

6:17
Présentateur

Vous parlez de scénario à l'instant. Gabriel Attal en a un en cas de censure. Il a prévu d'appeler l'ensemble des partis républicains pour trouver un compromis. Il exclut la France Insoumise et le Rassemblement National. Visiblement, vous êtes déjà sur la touche pour la suite.

6:34
Thomas Ménagé

Visiblement, Gabriel Attal, comme toujours, méprise les élections. Il n'est absolument pas démocrate. Il ne veut pas entendre qu'il y a aujourd'hui le premier groupe de cette Assemblée, qui est le Rassemblement National, qui est bien entendu pleinement dans la République, qui est aujourd'hui le premier parti de France. Et il méprise nos électeurs. Il méprise les Français qui travaillent. Il méprise les retraités. Il méprise tous ceux qui attendent du changement. Et il s'inscrit dans la continuité du mépris partagé avec Michel Barnier au final du Rassemblement National. Et il ne veut pas couper avec des années d'Emmanuel Macron.

Mais c'est bien logique, puisque c'est Emmanuel Macron qui l'a fait et qu'il n'est que son héritier.

7:10
Présentateur

Merci, merci Thomas Ménager d'avoir accepté de répondre à nos questions dans le monstresse de France Infond.