L'invité d'Apolline Matin : Vincent Ledoux - 13/08
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:17OuverteRéponse directe
Est-ce que ce drame qui a beaucoup marqué à Lille, c'est ce qui vous a fait basculer, ce qui vous a encore plus mobilisé sur le sujet ?
- 4:33OuverteRéponse partielle
Il n'est pas question de baisser les bras, évidemment. Vous agissez, on l'entend, mais le cannabis, la drogue, en général, vous le savez, je ne dis pas que c'est un combat perdu, mais il y a toujours des moyens de passer outre. Et puis il y a ceux qui sont dans l'illégalité, le restaurant. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une nécessité de mettre les moyens, je parle d'hommes, d'effectifs sur le terrain pour lutter contre ça ? Est-ce qu'on ne manque pas de contrôle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« C'est un gaz qui n'est absolument pas du tout hilarant en vérité, qui peut provoquer des séquelles irréversibles chez certains patients et qui doit être pris en considération. »
- 1:11Invité politiquePromesse
« Ce qui a été fait notamment par le ministre de l'Intérieur Laurent Gounez dans la proposition, dans son projet de loi, la loi Riposte, que nous avons adoptée tout dernièrement au Parlement et qui permet d'offrir une véritable parade à ce fléau. »
- 2:54Invité politiqueFait
« C'est un véritable fléau, et donc il faut s'y attaquer. »
Temps de parole
- Vincent Ledoux59 %
- Présentateur41 %
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Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. Un adolescent de 17 ans est mort mardi à son domicile de la Castellane dans les quartiers nord de Marseille. La veille, mal en point, il s'était rendu aux urgences après avoir consommé du protoxyde d'azote. Plus de 450 accidents routiers graves recensés en 2025 en lien avec le gaz hilarant, 40 fois plus qu'il y a 6 ans. Le Parlement a définitivement adopté le 21 juillet la loi Riposte, la loi sur la sécurité publique qui interdira la vente du protoxyde d'azote aux particuliers, mais seulement à partir du 1er février prochain. Bonjour Vincent Ledoux. Bonjour M. Barret. Merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes député ensemble pour la République du Nord.
Vous avez travaillé justement sur le texte, sur ce texte Riposte. On ne le dira jamais assez, le protoxyde d'azote qu'on appelle le gaz hilarant, ce peut être mortel.
Absolument. C'est un gaz qui n'est absolument pas du tout hilarant en vérité, qui peut provoquer des séquelles irréversibles chez certains patients et qui doit être pris en considération. Ce qui a été fait notamment par le ministre de l'Intérieur Laurent Gounez dans la proposition, dans son projet de loi, la loi Riposte, que nous avons adoptée tout dernièrement au Parlement et qui permet d'offrir une véritable parade à ce fléau, vous l'avez dit, tant sur la route, lorsque vous conduisez dans un état qui ne permet plus une vigilance accrue, ou quand vous l'inhalez. Et c'est le cas de ce jeune homme à Marseille.
Et c'est vraiment absolument regrettable de devoir constater des décès en raison de l'inhalation de ce qu'on peut appeler une merde en vérité.
C'est une véritable drogue qui peut amener à une addiction, forcément, qui a des conséquences, notamment cardio-respiratoires. Dans votre département, à Lille, il y a eu le drame de Matisse. C'était il y a quelques mois, ce jeune homme qui rentrait d'une soirée d'Halloween avec sa copine, qui traversait sur un grand boulevard sur le passage protégé, et qui a été fauché, mortellement fauché, par un chauffard, déjà connu pour d'autres sujets, des délits routiers, mais aussi des violences de la police, et qui était sous l'effet du protoxyde d'azote. Je crois qu'on a estimé qu'il roulait à peu près à 100 km par heure en plein centre de l'île quand il a fauché Matisse.
Est-ce que ce drame qui a beaucoup marqué à Lille, c'est ce qui vous a fait basculer, ce qui vous a encore plus mobilisé sur le sujet ?
Oui, complètement, parce que quand j'étais maire, effectivement, on déplorait que sur la voie publique, on retrouvait beaucoup de capsules, de bonbonnes, de gaz. Mais en vérité, il y a quelques années, on ne s'en inquiétait pas plus que ça. Là, le drame de Matisse, ça a été un véritable détonateur, parce qu'en vérité, on voit une innocence qui est fauchée comme ça sur le bord de la route, des parents qui sont complètement désemparés, et au-delà des parents, toute une communauté, puisque tout le Nord a vraiment vibré à cette mort. Et on s'est dit, ce n'est plus possible.
Et puis quand on regarde les chiffres, véritablement, vous l'avez très bien dit en introduction, c'est un véritable fléau, et donc il faut s'y attaquer. Et donc on s'y est attaqué parce que les magistrats, mais aussi les agents de police, qui disaient, on est complètement démunis, on n'a pas la parade nécessaire pour pouvoir contrecarrer sur le terrain ce type de fléau. Et donc c'est ce que nous avons fait à travers la loi Riposte, puisqu'on a introduit un délit d'inhalation hors acte médical.
On a aussi, on essaie de frapper sur la détention, le transport par un particulier au-delà du maximum réglementaire, parce que parfois, les agents nous disaient, on découvre des bonbonnes de gaz dans une voiture, mais on ne peut pas faire grand-chose. Alors les procureurs de la République tentaient de bricoler sur le terrain un certain nombre de parades, mais ce n'était pas suffisant, il fallait la force de la loi. Et aujourd'hui, on a la force de la loi qui va même jusqu'à Internet, puisqu'on prévoit, lorsqu'il y a des ventes de produits à usage détourné ou qui sont des offres illégales, de demander à l'hébergeur de retirer cette offre sous 24 heures ou 48 heures.
Donc vraiment, on s'est doté d'une parade, je pense, la plus complète possible, avec la vente interdite à partir de février 2027, comme vous l'avez dit. Donc je pense qu'aujourd'hui, c'est assez compliqué pour pouvoir lutter contre ça. Mais il n'est pas question de faire de la prévention, et j'observe que vous, les médias, vous faites un très très bon travail pour prévenir les jeunes, mais aussi les enseignants. Et je sais que, par exemple, dans les Hauts-de-France, le rectorat est très très à l'œuvre pour informer les jeunes des conséquences qui sont des conséquences très graves. Et encore une fois, je le répète ici, irréversibles pour certains.
Vincent Ledoux, une question quand même. Il n'est pas question de baisser les bras, évidemment. Vous agissez, on l'entend, mais le cannabis, la drogue, en général, vous le savez, je ne dis pas que c'est un combat perdu, mais il y a toujours des moyens de passer outre. Et puis il y a ceux qui sont dans l'illégalité, le restaurant. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une nécessité de mettre les moyens, je parle d'hommes, d'effectifs sur le terrain pour lutter contre ça ? Est-ce qu'on ne manque pas de contrôle ?
Non, ce n'est pas seulement un problème d'effectifs. J'ai simplement envie de dire qu'ils étaient démunis en termes de parade à opposer, puisque vous savez très bien que nous sommes dans un État de droit, et c'est tant mieux, et que les failles juridiques existaient et qu'on pouvait très bien anéantir le travail qui est fait sur le terrain par nos agents de services publics. Donc je pense que, là encore une fois, cette loi qui est tout à fait neuve et qui n'a pas encore été appliquée, vraiment je voudrais rendre hommage au travail de Laurent Nunes, qui a vraiment bien écouté la représentation nationale, elle va être très très utile.
Maintenant, moi j'observe aussi qu'il y a des ventes avec des goûts, des saveurs, il y a toute une parade commerciale qui est en train de se mettre en œuvre, et donc on n'est plus du tout vers un détournement d'usage d'un protoxyde d'azote qui, à la base, est un produit tout à fait légal, et qui sert notamment, pas simplement dans la cuisine, comme on le dit très souvent, mais aussi dans les services hospitaliers. Là, on est carrément sur quelque chose d'organisé en amont, et là, sans doute, il faudra être vigilant. Moi, je connais peu les producteurs, je n'ai pas connaissance de ces filières, mais je pense qu'un vrai travail sur l'organisation de ces filiales est encore à faire.
Mais en tout cas, aujourd'hui, on a ce qu'il faut pour vraiment intervenir, agir, être beaucoup plus fort.
Et les contrôles sont effectués et les sanctions tomberont. Pardon ? Et les contrôles seront effectués, les sanctions tomberont, c'est ce que vous nous dites.
Mais oui, mais bien entendu, nos agences sont déjà très très à l'œuvre sur le terrain, les polices municipales aussi, les maires sont mobilisés à travers des arrêtés, on voit bien aussi que les préfets, c'était le cas dans les Bouches-du-Rhône, prennent les arrêtés qui vont bien, justement, Donc on a pris la mesure du filial. Encore une fois, c'est des comportements individuels, et on ne peut que regretter que des jeunes soient attirés par, encore une fois, ces produits qui sont des produits extrêmement néfastes pour la santé. Il faut le redire, le dire et le redire.
Merci d'être avec nous, Vincent Ledoux. On l'entend, très engagé, passionné, par cette lutte contre le protoxyde d'azote. Merci, Vincent Ledoux, d'avoir été avec nous, député Ensemble pour la République du Nord. Merci, Vincent Ledoux.
Vincent Ledoux