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interviewLCP - Assemblée nationale· 31 octobre 2023 4 min

Gaza : quelles « pressions » pour un « cessez-le-feu humanitaire » demande Sandrine Rousseau

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Sandrine Rousseau

Ma question s'adresse à madame la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna. Madame la ministre, la France, en tant qu'État tiers au conflit israélo-palestinien, doit avoir une position claire. Elle doit renouer avec son rôle historique, consistant à défendre le droit international, tout le droit international, rien que le droit international.

Celui-ci exige la libération sans condition de tous les otages civils, la protection de toutes les personnes civiles, la mise en place en urgence d'un corridor humanitaire permettant d'acheminer les produits de première nécessité, dont les médicaments, la levée complète du blocus de la bande de Gaza, l'accès de la presse pour informer sans entrave et témoigner de ce qui se passe là-bas. En ce sens, lors de l'Assemblée Générale des Nations Unies réunie vendredi dernier, la France a voté une résolution largement adoptée, demandant une trêve humanitaire immédiate, durable et soutenue, menant à la cessation des activités, des hostilités, pardon.

La communauté internationale et la France en particulier a renoncé depuis plusieurs années à faire appliquer le droit international, laissant un cycle de la violence s'amplifier. Nous devons agir en responsabilité. Madame la ministre, tuant la... ...et mettant en danger les autres...

2:04
Présentateur

...etat chargé de l'Europe.

2:09
Invité

Merci Madame la Présidente. D'abord, je vous prie d'excuser la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Kenrine Colonna, qui participe à Turin au comité de coopération transfrontalière du traité du Quirinal. Madame la députée Sandrine Rousseau, vous avez dit que la France doit agir en responsabilité, et vous avez raison, c'est précisément ce que fait notre diplomatie. C'est d'abord en responsabilité que la France agit au plan politique. Vous l'avez rappelé, la France a voté en faveur du texte jordanien présenté à l'Assemblée Générale des Nations Unies, texte qui appelait à la mise en place d'une trêve humanitaire menant à la cessation des hostilités.

C'est la position de la France depuis les premiers jours de ce conflit. C'est aussi la position commune des Européens exprimés la semaine dernière. C'est en responsabilité également que la France agit dans le domaine humanitaire. Aux 20 millions d'euros débloqués pour les agences internationales et les ONG, s'ajoute notre frais d'humanitaire au bénéfice du croissant rouge égyptien et le soutien que nous allons apporter à l'hôpital jordanien de Gaza. C'est un impératif et l'aide doit être acheminée en quantité suffisante et de manière durable.

C'est en responsabilité également que nous cherchons avec nos partenaires dans la région et au-delà un chemin qui évite un embrasement régional et permette de tracer une perspective de paix. Le déplacement du Président de la République, les deux tournées de Catherine Colonna dans la région. Notre action au Conseil de sécurité en vue de l'adoption d'une résolution ont aussi cet objectif.

C'est enfin en responsabilité que nous rappelons des principes simples, la condamnation du terrorisme dû à masse et des crimes abjects qu'il a commis, le droit d'Israël à la sécurité et son devoir d'agir dans le cadre du droit international, et enfin, évidemment, l'impérieuse nécessité d'un horizon politique pour que les Palestiniens et les Israéliens puissent vivre dans deux États, côte à côte et en paix. Je vous remercie.

4:17
Présentateur

Merci beaucoup, Madame la Ministre.