Laurent Wauquiez : "La taxe Zucman est une supercherie, un attrape-nigaud"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteÉludée
Seriez-vous un flambeur ? On doit faire des milliards d'économies.
- 0:54RelanceRéponse partielle
Mais si on veut réduire les déficits, il faut faire des économies.
- 1:44FerméeRéponse directe
Donc quand l'Assemblée adopte une hausse de la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, pour vous c'est non ?
- 2:22RelanceRéponse directe
La hausse de la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, vous n'avez pas réussi à vous y opposer hier ?
- 2:26RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça rend ce budget invotable, comme l'a dit Bruno Retailleau, en l'état ?
- 2:58FerméeRéponse directe
Devra figurer dans le budget 2026 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:31Invité politiqueChiffre
« On a listé toute une série de choses où on considère qu'il y a de la dépense publique improductive. On a listé, il y a plus de 500 agences en France qui ne servent à rien et qu'on peut supprimer. »
- 4:28Invité politiqueChiffre
« Dans ce budget, la taxe Zuckman-Lite, c'est peut-être 5 à 7 milliards d'euros. Il y a 10 milliards d'euros d'augmentation d'impôts et de taxes qui sont prévus sur M. et Mme Tout-le-Monde. »
- 5:46Invité politiqueChiffre
« C'est une dizaine de milliards. Exactement. »
- 7:44Invité politiqueFait
« Le RN n'est pas de droite, M. Soto. Marine Le Pen le dit elle-même. »
- 7:51Invité politiqueFait
« Ils ont voté hier avec LFI une augmentation d'impôts sur les médecins. Ils ont voté avec la gauche un impôt universel. »
- 10:00Invité politiqueFait
« Je ne comprends ni cette colère, je ne comprends pas cet acharnement. »
- 10:09Invité politiqueFait
« J'ai une profonde peine d'avoir un ancien chef d'État qui est détenu en prison, alors qu'il n'a même pas pu exercer son droit d'appel et qu'il est encore présumé innocent. »
Temps de parole
- Laurent Wauquiez65 %
- Présentateur29 %
- ?5 %
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Thomas Soto, RTL Matin. Il est le chef des députés LR à
l
'Assemblée, lui-même élu de Haute-Loire. La présidentielle, il n'a même pas besoin de se raser pour y penser. Laurent Wauquiez est l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Laurent Wauquiez.
Bonjour.
Seriez-vous un flambeur
?
Allons
-y.
Alors on doit faire des milliards d'économies. Vous réjouissez de la défiscalisation de l'intégralité des heures sup, coût 1 milliard, de l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ça va déjà coûter 3 milliards tout ça. Hier, vous êtes réjouis de la non-défiscalisation totale des pourboires.
C
'est la fête en fait.
Non mais, monsieur Soto, juste, on peut s'arrêter deux secondes sur ce qu
'on
dit ? Oui. C'est-à
-dire
que là, ce qu'on est en train de dire, c'est que quand on demande à l'État de ne pas augmenter les impôts, ça coûte
?
C'est extraordinaire quand même. C'est-à
-dire
qu'on est en train de se dire qu'il y
aurait
un espèce de droit automatique de l'État à augmenter les impôts chaque année et que quand ce qu
'on
fait en ce moment, on s'y oppose dans l'Assemblée nationale, ça coûterait ?
Non. Mais si on veut réduire les déficits, il faut faire des économies. Mais, celle-là, cette
question-là, je l'adore. Notre ligne, elle est très simple avec les députés de la droite à l'Assemblée. On est contre toutes les augmentations d'impôts. Zéro. Toutes. Zéro. Zéro euro. Parce que je considère que c'est ce qu'on fait depuis des années, qu'à chaque fois qu'il y
a
des déficits, on augmente les impôts, on asphyxie le pouvoir d'achat des Français, on ne résout pas la question du déficit.
Vous
voulez résoudre la question du déficit ? Baisser la dépense. Et là où on est responsable,
c
'est que nous, on propose des augmentations d'économie, mais sur la dépense. Et donc, par exemple, on a listé toute une série de choses où on considère qu'il
y a
de la dépense publique improductive. On a listé, il y a plus de 500 agences en France qui ne servent à rien et qu'on peut supprimer. On va y venir, mais juste,
vous dites
zéro euro d'impôt acceptable. Nous, c'est ce qu'on essaye de faire. Donc, quand l'Assemblée adopte, comme elle a fait hier, une hausse de la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, pour vous, c'est non ?
Ben oui. C'est-à-dire, je suis contre les surtaxes sur les grandes entreprises, je suis contre les impôts augmentés sur les PME. Je suis contre le fait qu'on pénalise le pouvoir d'achat des retraités, je suis contre le fait qu'on tape le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent. Donc, en l'état, vous êtes contre ce budget
?
Ben, pour l'instant, on se bat pour le corriger, c'est exactement ce qu'on fait, et on y arrive. Ben pas trop ? Ben si, je vais donner un exemple. Dans le week-end,
était
prévu l'augmentation d'impôts sur le revenu. On a réussi à s'y opposer. Il y a toute une série de mesures qui consistent à refiscaliser, par exemple, les frais de scolarité, par exemple, les pourboires. On a réussi à s'y opposer.
Et
donc,
la hausse
de la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, vous n'avez pas réussi à vous y opposer hier ? Non,
on n'y arrive pas tout le temps.
Mais est
-ce
que ça rend ce budget invotable, comme l
'a
dit Bruno Retailleau, en l'état ?
Ben, pour l'instant, on est en train de se battre pour le corriger, donc ça n
'a
pas de sens de dire ça. C'est-à-dire qu'on va juger à la fin. Notre ligne directrice, elle est très simple, contre toutes les hausses d'impôts, pour des économies de dépenses. Et j'ajoute une deuxième chose, qui est notre deuxième combat. Et vous le connaissez.
Je
veux qu'on arrête la cistana et qu'on revalorise le travail. Et donc, notre bataille, c'est qu
'il
y
ait
une contribution sociale unique, plafonnée à 70% du SMIC, pour qu'on ne gagne pas plus d'argent, en restant chez soi, qu'en allant travailler. Et enfin, ce que ça nous
permet... Et ça, ça
devra figurer dans le budget 2026 ?
C'est notre but. Et c'est ce qu'on veut
faire. Est-ce
que c'est... Parce que vous savez que la mode est aux lignes rouges. Est-ce que c'est une... Non, mais c'est important parce que les uns et les autres disent, s'il n
'y
a pas ça, je censure. Est-ce que vous vous dites, s'il n
'y
a pas ça,
je
censure ? Est-ce que vous dites, s'il y a un euro d'augmentation d'impôt, on censurera
?
Non, parce que ça n
'a
pas de sens. Et ce n
'est
pas responsable de dire ça. Vous avez vu ce qu'est, nous, notre ligne. On ne fait pas tomber un gouvernement à la légère. Voilà. On ne censure pas n'importe comment. On ne fait pas du chantage à la censure.
Donc vous avez des souhaits qui sont des souhaits forts, mais qui ne sont pas des souhaits éliminatoires pour Sébastien Lecornu et son gouvernement.
Non, ce qu'on essaie, c'est de se battre pour défendre nos idées et nos convictions. Et on y arrive. Et il y a des choses sur lesquelles on n'y arrive pas. Et à l'arrivée, on jugera. Et on verra si on considère que dans le budget, il y a plus d'avantages que d'inconvénients.
Et sur la taxe Zuckman, qui va être débattue demain, semble-t-il, l'EPS en a fait précisément une ligne rouge. Hier, Boris Vallaud, le chef des députés socialistes qui était assis à votre place, disait « Ça, c'est non négociable. S'il
y a
une taxe Zuckman, vous faites quoi
? »
Nous, on s'oppose à la taxe Zuckman. Et toujours sur la même ligne.
Oui, mais si vous vous opposez, mais à la fin, vous ne sanctionnez pas, les autres vont dire
«
cause toujours
».
Oui, mais ça, c'est la question qu'il faut poser aux socialistes. Est-ce qu'ils sont donc dans ce chantage ? Est-ce qu'ils sont donc dans cette prise de tâche ? Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question. Moi, je défends mes convictions. Et je voudrais juste que ceux qui nous écoutent soient très attentifs à une chose, si vous voulez bien. La taxe Zuckman, c'est une supercherie.
C
'est ce que j'appelle un attrape-nigot.
C
'est-à-dire qu'on met la taxe Zuckman sur la table,
on
fait croire aux Français qu'il y
a
une solution magique consistant à imposer les plus riches, et pendant ce temps-là, on ne parle pas de tout le reste. Dans ce budget, la taxe Zuckman-Lite, c'est peut-être 5 à 7 milliards d'euros.
Il
y a 10 milliards d'euros d'augmentation d'impôts et de taxes qui sont prévus sur M. et Mme Tout-le-Monde, sur les classes moyennes.
Mais en tout cas, parce que les Français sont extrêmement inquiets aujourd'hui d'un sujet, c'est l'instabilité. Et ils ont raison. L'instabilité. Donc même s'il
y
a taxe Zuckman, vous direz, on n'est pas d'accord, mais ça se réglera aux prochaines élections ?
Non,
ce que je dis, c'est qu'on ne sera pas d'accord, on va voter contre, et ensuite le PS sera face à sa responsabilité. Moi, je vous ai dit ce qu'était... Le
PS, il votera pour, s'il
y
a taxe Zuckman.
Oui, mais vous avez posé la question, la vraie question, c'est est-ce que le PS décide de censurer ou non ? Nous,
on
s'oppose aux augmentations d'impôts. Vous êtes en
train de
perdre le match, en fait, parce que le PS, si il obtient la taxe Zuckman, va dire, évidemment que non, on ne censure pas. Et vous vous direz, on n'est pas d'accord, on est contre les hausses d'impôts, mais on ne censurera pas. Mais pas du tout, M. Soto, vous
avez vu les derniers votes.
Les
derniers votes, c'est des victoires de la droite sur l'impôt sur le revenu, sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Et je ne suis pas dans un match. Je cherche juste à protéger les Français contre un budget socialiste d'augmentation d'impôts. Est-ce que je vais y arriver ? Je ne
sais
pas. Mais en tout cas, j'y mets toute mon énergie. Et je ne fais pas
de
chantage à la censure pour une raison.
C
'est que, comme vous l'avez très bien dit, à l'arrivée, c'est l'instabilité gouvernementale. Et ça, vous savez qui
paye l'addition. C'est pire que
tout. C'est pire que tout, parce que ça coûte combien ? Disons-le quand même, juste un moment rapidement. C'est une dizaine de milliards. Exactement. Et c'est payé par qui, les Français ? Donc, quand vous faites tomber n'importe comment un gouvernement, comme le font un peu la comédie en ce moment des socialistes, à l'arrivée, c'est les Français qui payent cette instabilité. Donc, nous, on se bat sur nos idées, nos convictions, sabre au clair, de chantage ou de comédie.
Pour la suite, Laurent Wauquiez, quelle qu'elle soit, c'est-tu que vous êtes un farouche partisan de l'Union des droites,
de
Gérald Darmanin à Éric Zemmour, du centre à l'extrême droite, en fait
? De
Gérald Darmanin à Sarah Knafow. C'est pareil. Vous citez Sarah Knafow, mais Zemmour et Knafow, c'est reconquête. Non, je vais vous dire pourquoi.
Une petite
coquetterie. Non, ce n
'est
pas tout à fait une coquetterie.
Il ne pense pas pareil
?
Quand il y a des propos que j'écoute d'Éric Zemmour, il y
a
des choses que je ne partage pas et qui me choquent. Et parfois, je trouve qu'Éric Zemmour est excessif et que quand on est excessif, on est caricaturé.
Et elle, elle est plus centrée
? Non,
ce n
'est
pas mon sujet. Moi, je ne cherche pas quelqu'un de centré. Vous ne
vous
trompez pas. Je cherche quelqu'un de droite. Et ce qui m'intéresse, c'est que je veux un candidat de droite pour porter un vrai programme de droite.
Alors, écoutez ce que Florence Portelli, qui est membre de LR et premier vice-président de la région
de France.
Je sais, c'est une amie. Oui, écoutez
ce qu'elle disait de ça. Elle
vous a soutenu
d
'ailleurs
pendant
la course à la présidente
LR.
Elle n'est pas favorable à Sarah Knafow. Écoutez ce qu'elle en disait ici même le 16 octobre dernier.
Madame Knafow,
c
'est la directrice de campagne de M. Zemmour. C'était quelqu'un qui était d'accord avec ses idées. Moi, je suis une femme. M. Zemmour, il considère que ma place, c
'est
à la cuisine. J'interpelle mes collègues. Est-ce qu'il considère que ma place, c
'est
à la cuisine
? Alors ?
Je suis d'accord avec Florence. Vous pouvez
être d'accord avec Florence et avec Sarah ? Non,
non, non, non. M.
Soto, pas de mauvaise foi. Alors là, les propos qu'elle reprend, c'est les propos d'Éric Zemmour. C'est exactement ce que je viens de vous dire. Parfois, chez Éric Zemmour, il y a des propos qui sont excessifs.
Elle dit aussi que Sarah Knafow, Éric Zemmour, c
'est
la même chose.
Maintenant, si on prend un tout petit peu de champ, qu'est-ce que je veux construire
? Un
rassemblement de la droite. Pourquoi
? Si
la droite est dispersée, si elle efface son puzzle, il n'y aura pas de candidat de
droite.
Y compris le RN alors ou pas
?
Non, et pour une raison.
Comment vous voulez faire un rassemblement de la droite sans le RN qui est le parti majoritaire à droite aujourd'hui ? Non,
le RN n'est pas de droite, M. Soto. Marine Le Pen le dit elle-même. Quand je suis dans l'hémicycle, qu'est-ce que je vois ? Et c'est simple, l'avantage d'une bataille budgétaire, c'est que c'est bas les masques. Ils ont voté hier avec LFI une augmentation d'impôts sur les médecins.
Ils
ont voté avec la gauche un impôt universel. Ils ont voté une taxation sur les entreprises. Ils ont voté la fiscalisation des pensions alimentaires. Mme Le Pen est contre l'idée qu'en contrepartie du RSA, il
y
ait des heures de travail. Donc, elle le dit elle-même, elle n'est pas de droite. Moi, ce que je veux, c'est le rassemblement de la droite. De Gérald Darmanin à Saracnafo, je le maintiens. Édouard Philippe aussi
?
Édouard Philippe, son programme à ce stade, il peut changer d'avis. Mais c'est lui d'aller du côté du centre-gauche. Il est de gauche aussi. Marine Le Pen est de gauche, Édouard Philippe est de gauche ? Mais il le dit lui-même. M. Soto,
c
'est quand vous l'entend... Ben si, quand vous l'entend... Souvent, on dit dire je suis de gauche, Édouard Philippe, mais peut
-être
que
je
n
'ai
pas bien écouté. Non, mais je ne vous dis rien de scoop. Qu'est-ce que dit Édouard Philippe ? Il dit je veux faire le rassemblement depuis Anne Hidalgo jusqu'aux Républicains. Ben moi, je ne
veux
pas faire le rassemblement depuis Anne Hidalgo jusqu'aux Républicains. Et je considère qu'il y
a
un espace pour une vraie droite. Et je suis désolé, pas une droite qui soit automatiquement avec Marine Le Pen, qui est de gauche sur le plan économique. Mais c'est ce qu'on est en train de faire. C'est-à-dire au fond, quoi ? Deux évidences qu'on a perdu de vue. La fermeté sur le régalien. Défendre les économies sur la dépense et les baisses d'impôts. Aussi simple que ça.
Est-ce que vous souhaitez, dès
les municipales, des listes avec des candidats reconquêtes
?
LR reconquête
?
Aux municipales, je considère qu'il faut faire confiance au terrain.
C
'est ce qu'on est en train de faire, par exemple, à Lyon. On a fait une grande entente autour de Jean-Michel Lelasse. Et qui permet d'aller de gens qui étaient avant du côté du centre droit. Des gens qui sont non politiques, qui viennent de la société civile. Les municipales, c'est une élection de terre.
Et s'il
y
a des législatives, la question se posera
? Non,
pour moi, la question, elle se pose globalement de ce qui est le rassemblement de la droite. Et donc, je vois bien la question que vous essayez de me poser, qui est, au secours, bannissez un tel ou bannissez un tel ?
Je
ne
suis
pas en panique, ça va
?
Moi non plus. Bon,
bah
tant mieux. Et donc, le sujet, c'est plus de rassembler la droite. Mais ça, c'est notre devoir, quand même.
Laurent Wauquiez, ça fait une semaine ce matin que Nicolas Sarkozy est en prison. Les syndicats pénitentiaires ne décolèrent pas à cause de la présence de policiers armés pour protéger l'ancien président.
On
révélait ce matin sur RTL que sa présence occupait quatre cellules. Ils estiment que tout ça, c'est un crachat fait au personnel pénitentiaire. Est-ce que vous comprenez leur colère
?
Non. Honnêtement, je vais vous dire, je ne comprends ni cette colère, je ne comprends pas cet acharnement. Et moi, j'ai une profonde peine d'avoir un ancien chef d'État qui est détenu en prison, alors qu'il n'a même pas pu exercer son droit d'appel et qu'il est encore présumé innocent. Et pardon, je trouve qu
'il y a
une forme d'indignité. On a vu hier encore ces deux députés de la France insoumise...
Qui
ont voulu se rendre dans le
quartier d'isolement. Qui voulaient par pur
voyeurisme se rendre dans le quartier d'isolement. Tout ça
n
'est pas digne. Vous
avez pu aller le voir en prison ou
pas
?
J'ai surtout l'espoir qu'il soit rapidement libéré. Et je pense que quand il est en prison, les gens qu'il a envie de voir, c'est plutôt sa famille.
Bon. On termine par une clarification peut-être ? Laurent Wauquiez. C'est qui le chef chez LR ? Et parignez-nous le « je suis le chef des députés, mon ami Bruno est le chef du parti ». Qui est le patron
? Aujourd
'hui, il n'y
a
pas de candidat naturel à droite. Il
n'y a
pas de patron ? Il n'y
a
pas de candidat naturel à droite pour 2027. Je réponds à la question, si vous me permettez de le redire clairement. Aujourd'hui, il n'y a pas de candidat naturel pour 2027 à droite. C'est pour ça qu'il faut le rassemblement de la droite. C'est pour ça qu'il faudra organiser une compétition qui permettra d'avoir une seule personne, un seul candidat, et ensuite une équipe derrière lui.
Et dans votre famille, il y a quand même un petit air de cohabitation. Dans les échos ce matin, certains LR, présentés comme proches de vous, parlent, et je les cite, d'une faille qui s'est ouverte entre les députés et le parti dirigé par Bruno Retailleau.
Est
-ce que les 15 jours qui viennent de s'écouler ont été difficiles ? Bien sûr. Est-ce que cette image de division nous a fait à tous du tort ? C'est une évidence. C'est pour ça que je préfère tourner la page et me tourner vers le combat qu'on a à mener sur ce budget, et on est tous unis dessus, éviter les augmentations d'impôts, faire des économies de dépenses, revaloriser le travail.
Et vous lui dites quoi à Bruno Retailleau ? Aide-moi mon ami à gagner en 2027
?
Je lui dis qu'on a un boulot à faire pendant trois mois, et c'est là-dessus que les Français nous attendent. Et je pense qu'il préfère voir la droite unie et combattante sur ces questions plutôt que se divisant.
Merci beaucoup Laurent Wauquiez
d'être venu ce matin sur la tête.
Dans un instant, restez avec nous, le belge le plus haut fait.
Laurent Wauquiez