Ilana Cicurel - Le Barbier du matin du 26/01/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:26OuverteRéponse directe
Pour quelles raisons le Conseil constitutionnel a-t-il retoqué le projet de loi immigration ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la censure du droit du sol et des prestations sociales signifie ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que cela signifie si les Républicains réclament une réforme constitutionnelle ?
- 2:03RelanceRéponse directe
Que lui répondez-vous à Laurent Wauquiez ?
- 6:42OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut céder sur de nombreux points face à la colère des agriculteurs ?
- 7:01OuverteRéponse directe
La diminution rapide des pesticides ne met-elle pas la pression sur les agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27Invité politiqueChiffre
« Il l'a retoqué en grande partie, un tiers, pour deux raisons. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Une raison principale, ce qu'on appelle les cavaliers législatifs. »
- 0:46Invité politiqueFait
« C'est surprenant quand le Conseil constitutionnel dit « Ah, séjour irrégulier en France, c'est un cavalier législatif. » »
- 1:05Invité politiqueFait
« Il y a quand même des phénomènes de fond, des sujets de fond, sur lesquels le Conseil constitutionnel a dit « Non, ça ne passe pas. » »
- 1:07Invité politiqueFait
« Le droit du sol, c'est intangible pour le Conseil constitutionnel. »
- 1:22Invité politiqueFait
« Ils veulent changer la Constitution pour qu'on puisse rendre constitutionnels ces mesures-là. »
- 1:29Invité politiqueFait
« L'article 11, qui organise le référendum, ne s'étend pas, disent les juristes, au champ de l'immigration. »
- 2:05Invité politiqueFait
« Je lui réponds que lui, il est en train de prôner un coup d'État contre l'État de droit. »
- 2:17Invité politiqueFait
« puisse dire que le Parlement doit avoir le dernier mot face au Conseil constitutionnel. »
- 2:59Locuteur 3Fait
« et c'était l'essentiel de ce qu'attendaient les Français, à savoir la possibilité, quand vous avez un étranger sans-papiers délinquant, de pouvoir plus facilement le reconduire à la frontière. »
- 4:36Invité politiqueFait
« Ça ne va pas simplifier l'exécution des OQTF, les obligations de quitter le territoire français, notamment quand les pays ne veulent pas récupérer leurs ressortissants. »
- 4:40Locuteur 3Fait
« qu'on peut considérer que de refuser des visas aux États qui récalcitrant à récupérer précisément les étrangers qui viennent de chez eux. »
- 7:35Locuteur 3Chiffre
« la PAC, c'est 9 milliards d'euros qui arrivent en France chaque année. »
- 11:52Locuteur 3Promesse
« Un de mes combats, c'est effectivement un renforcement du contrôle des fonds européens à tous les bénéficiaires. »
- 12:10Locuteur 3Fait
« Il y a quelques mois, nous avons réussi à retirer des fonds qui avaient été donnés à une association turque qui s'est avérée être pro-islamiste et même de s'être félicité des attentats au Bataclan. »
Temps de parole
- Locuteur 370 %
- Ilana Cicurel21 %
- Présentateur9 %
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Sur Radio-J, votre invitée dans quelques instants, Christophe, sera Ilana Sicurel, députée européenne Renaissance. Effectivement, elle doit nous rejoindre dans quelques instants. Le temps qu'elle arrive, justement, on va évoquer bien sûr l'actualité politique. Et le grand titre de l'actualité politique ce matin, c'est le Conseil constitutionnel qui a retoqué le projet de loi immigration. Pour quelles raisons ?
Il l'a retoqué en grande partie, un tiers, pour deux raisons. Une raison principale, ce qu'on appelle les cavaliers législatifs. C'est-à-dire qu'il y a, selon le Conseil constitutionnel dans ce texte, des sujets qui n'ont rien à y faire. Alors, on peut le comprendre, par exemple, pour la caution qu'il fallait demander aux étudiants étrangers qui veulent venir en France. On peut le comprendre pour d'autres sujets. En revanche, c'est surprenant quand le Conseil constitutionnel dit « Ah, séjour irrégulier en France, c'est un cavalier législatif. » Ça n'a rien à faire dans une loi immigration. Pourtant, être en séjour irrégulier, ça semble lié à l'immigration. Il y a une deuxième raison.
Il y a quand même des phénomènes de fond, des sujets de fond, sur lesquels le Conseil constitutionnel a dit « Non, ça ne passe pas. » Par exemple, le droit du sol. Le droit du sol, c'est intangible pour le Conseil constitutionnel. Si on veut revenir sur le droit du sol, il faut changer la Constitution.
Et oui, d'autres mesures, le durcissement de l'accès aux prestations sociales, le regroupement familial, notamment aussi, Christophe. Tout ça est censuré. Les Républicains réclament aujourd'hui une réforme constitutionnelle. Qu'est-ce que ça signifie ?
Ils veulent changer la Constitution pour qu'on puisse rendre constitutionnels ces mesures-là. Sauf que c'est compliqué de changer la Constitution sur l'immigration. L'article 11, qui organise le référendum, ne s'étend pas, disent les juristes, au champ de l'immigration. Alors, Laurent Wauquiez, ce matin, le leader des LR, veut passer par l'article 89, faire un référendum sur l'immigration en France. Ça sera un point de tension dans les mois à venir.
Eh bien, écoutez, notre invité nous a rejoint en studio. Ilana Sicurel est avec nous, députée européenne Renaissance. Je vous laisse entre les mains, Idana, de Christophe Barbier.
Eh bien, bonjour et bienvenue. Nous étions en train de commenter cette censure partielle par le Conseil constitutionnel. Ce matin, Laurent Wauquiez dit, c'est une comédie de l'impuissance, un coup d'État de droit.
Que lui répondez-vous à Laurent Wauquiez ? Je lui réponds que lui, il est en train de prôner un coup d'État contre l'État de droit. Parce que je suis extrêmement choqué qu'un dirigeant politique qui se réclame de la droite de gouvernement puisse dire que le Parlement doit avoir le dernier mot face au Conseil constitutionnel.
C'est ce qu'il propose, oui.
C'est une remise en cause de l'État de droit, Christophe Barbier, rien d'autre.
Ça rappelle la polémique en Israël aussi, sur Cour suprême et majorité.
Absolument, et qui d'ailleurs, vous le savez, a été écartée. Tout à fait. Et on n'en a pas assez parlé. Mais je pense que ce qu'a dit Laurent Wauquiez est extrêmement grave. Et revenons d'ailleurs à cette actualité. L'essentiel du texte gouvernemental a été validé. C'est-à-dire que le projet de loi du gouvernement, qui était bien ficelé, bien travaillé en amont, et c'était l'essentiel de ce qu'attendaient les Français, à savoir la possibilité, quand vous avez un étranger sans-papiers délinquant, de pouvoir plus facilement le reconduire à la frontière. Même s'il est là plus longtemps. Même s'il est là plus longtemps, malgré sa situation maritale.
C'est ce qui a changé, c'est le LR en fait, les LR qui est censuré. C'est l'ajout LR, les ajouts LR qui sont censurés.
Et c'est même, si vous voulez, je dirais l'ajout brouillon des LR. Vous vous souvenez que les partis d'opposition ont refusé un vrai débat à l'Assemblée nationale, constructif, conforme à notre Constitution, à savoir des textes qui s'améliorent du fait précisément du dialogue pluraliste. Avec la motion de rejet qui a été votée. Une motion de rejet et du coup, une tentative de faire passer au forceps un certain nombre de mesures qui étaient mal ficelées, mal travaillées, qui ont été invalidées par le Conseil constitutionnel.
Ce qu'attendaient les Français, à savoir que, et c'est bien normal, des étrangers sans-papiers sur notre territoire qui commettent des délits et des crimes puissent être reconduits à la frontière, c'est validé, c'est l'essentiel. Et c'est ça que le gouvernement va mettre en place très rapidement, puisque la plupart de ces mesures peuvent être appliquées immédiatement. Et Gérald Darmanin a fait savoir qu'il allait demander au préfet, dès le mois de février-mars, de revoir tous les dossiers qui ne pouvaient pas, précisément, amener à une reconduite à la frontière du fait des obstacles juridiques qui sont aujourd'hui levés, vont être réétudiés.
Ça ne va pas simplifier l'exécution des OQTF, les obligations de quitter le territoire français, notamment quand les pays ne veulent pas récupérer leurs ressortissants.
Ah si, parce qu'en fait, précisément, nous avons la validation du fait qu'on peut considérer que de refuser des visas aux États qui récalcitrant à récupérer précisément les étrangers qui viennent de chez eux. Donc tout au contraire. Et je dirais que c'est un texte de bon sens et d'équilibre, puisque, et dans le fond, c'est la logique du texte, quand vous avez un étranger qui vient en France et qui commet des délits et des crimes, on comprend bien qu'il n'a pas sa place en France. Quand, au contraire, vous avez un étranger qui travaille, qui est intégré et qui, en plus, s'occupe de missions, ce qu'on appelle les missions en tension, les métiers en tension. Ça, c'est validé.
Et ça, si vous voulez, au-delà de la formule métier en tension, c'est des réalités humaines. C'est s'occuper de nos aînés. C'est de s'occuper des services dans lesquels, par exemple, la restauration, nous avons de vrais problèmes de carence. Donc, c'est bien logique que, dans ce cas-là, il puisse y avoir des régularisations, parce qu'il n'y a pas meilleur signe d'intégration que le travail et le travail dans des secteurs où la France a de vrais besoins.
Sur une partie des thèmes censurés, je pense au regroupement familial, au séjour irrégulier, l'opinion veut quand même une politique dure. Est-ce que cette censure ne va pas faire le jeu du Rassemblement national qui dit « vous avez compris la solution, il faut nous mettre au pouvoir pour avoir un vrai changement ».
Écoutez, l'essentiel du texte, et on verra les résultats dans les mois qui viennent, est validé. Et si la réponse, aussi bien du Rassemblement national que de la droite, très à droite, comme Laurent Wauquiez, c'est de ne plus respecter la Constitution, je crois que les Français vont réfléchir à deux fois avant de donner leur voix à de tels partis. Je pense que là, on est dans une voie dangereuse, parce qu'elle est antidémocratique et antirépublicaine.
Alors l'autre sujet d'actualité, c'est la colère des agriculteurs qui s'étend et se durcit en France, mais aussi en Europe. Ils ne veulent plus du pacte vert, des normes européennes environnementales. Alors, Gabriel Attal, le Premier ministre, doit parler aujourd'hui. Est-ce qu'il faut céder sur de nombreux points ?
Alors, je vous entends dire, ils ne veulent plus du pacte vert. Je rappelle que le pacte vert n'est pas encore appliqué. Non, mais ils le voient arriver, ils se disent qu'on n'y arrivera pas. Donc, en fait, le pacte vert est un texte qui est équilibré et qui n'est pas un texte contre les agriculteurs. Il faut arrêter d'opposer l'écologie et l'agriculture.
Ça leur met la pression quand même. La diminution rapide des pesticides, ils nous disent qu'on n'a pas de produits de substitution, on n'y arrivera pas.
Oui, mais je rappelle que justement, la règle sur les pesticides n'est pas passée. Donc, simplement, entre ne rien prévoir contre les pesticides et interdire quasiment tous les pesticides, ou bien ne rien faire, il y a une voie médiane que nous, on essaye de porter à l'Europe. Et je pense que les agriculteurs sont extrêmement conscients qu'ils ne veulent pas moins d'Europe, ils veulent mieux d'Europe, mais ils sont conscients que la PAC, c'est 9 milliards d'euros qui arrivent en France chaque année.
Ils ne sont pas anti-européens, mais ils sont quand même de plus en plus anti-normatifs. Ils ont envie qu'on les laisse faire, terroir par terroir, presque exploitation par exploitation.
Je crois qu'il faut être à leur écoute, et je crois que c'est une bonne chose que la question agricole soit au cœur du débat public aujourd'hui. Il faut être à l'écoute du fait que, oui, les agriculteurs sont parfaitement conscients qu'à la fois pour la santé des Français, mais pour leur santé à eux, il faut que l'agriculture s'adapte aux nouvelles exigences et aux nouvelles conditions pour que notre santé publique soit assurée, mais il faut leur laisser à la fois le temps et leur donner les moyens de le faire.
Et on ne leur donne pas assez de moyens, ces 9 milliards, ils devraient être doublés d'une aide à la transition écologique ?
Alors, il y a des aides à la transition qui sont prévues. Je pense que l'une des revendications tout à fait légitimes, c'est, comme vous le disiez, c'est cette paperasserie. Et l'un des sujets, ça va être d'alléger cette paperasserie, cette racasserie administrative. Il y a parfois aussi un sujet de surtransposition française. Donc, ce n'est pas la faute à l'Europe, mais c'est parfois... On fait du zèle en France. On fait du zèle. Je pense que le Premier ministre, sa méthode, on va voir, elle va être à l'épreuve, c'est l'écoute, l'écoute, l'écoute. On a vu, depuis le début de la semaine, il a écouté les syndicats. Maintenant, il va proposer ses solutions, il va trancher.
Et je crois qu'on a eu quand même un assez bon écho de la part des syndicats et de ses interlocuteurs. Il a été sur le terrain. Donc, moi, j'ai bon espoir, en fait, que notre Premier ministre, et sa méthode d'écoute porte ses fruits. Il faut savoir qu'il ne s'agit pas de renoncer à ces exigences environnementales parce qu'à nouveau, les agriculteurs ne sont pas les ennemis de l'environnement.
Mais trouver le chemin.
Mais il faut trouver le chemin. Il faut laisser le temps de la transposition. Est-ce que nous... Et de l'adaptation. De l'adaptation et de cette temporalité qui est celle de nos agriculteurs.
Est-ce que l'Europe a commis une erreur en ouvrant ses marchés, par exemple, aux poulets ukrainiens ? On a voulu être solidaires avec les ukrainiens. On a pénalisé peut-être nos agriculteurs et nos consommateurs.
La situation en Ukraine, c'est un élément, justement, de contexte qui va peut-être conduire le Premier ministre à réfléchir le timing autrement, à laisser peut-être plus de temps à nos agriculteurs français pour un certain nombre d'exigences qui sont attendues d'eux. Donc, je pense que oui, ça fait partie des choses dont il faut tenir compte.
Alors, à propos d'Européenne, qui sera votre tête de liste aux prochaines élections ? Ça y est, les débats commencent, immigration, agriculture. Il nous faut une tête de liste, en essence.
Déjà, on a une nouvelle présidente à la tête du groupe Renew. Permettez-moi de saluer ma collègue Valérie Ayet, jeune et brillante députée européenne, qui remplace Stéphane Séjourné. C'est important, vous n'avez pas beaucoup de Français. Vous n'avez aucun groupe politique aujourd'hui à l'Europe qui soit présidé par un Français ou une Française. Et ça, ça donne de la force. Je peux vous dire que c'est quelque chose d'important. Nous avons un groupe très pro-européen, très uni, et présidé par une Française. Donc ça, c'est quelque chose d'important pour l'action. Parce qu'en fait, au-delà de la liste, c'est notre pouvoir d'agir au niveau européen. Alors maintenant, il y a un temps législatif.
Moi, je trouve qu'il n'y a rien de plus urgent que d'aller jusqu'au bout de notre mandat. On a été très actifs. La France est de retour en Europe, notamment à travers notre travail. Donc on va aller jusqu'au bout. On aura l'occasion d'en parler. On est toujours au travail. Donc il y a un temps législatif. On a des fourmis dans les pieds, je ne vous cache pas. On a envie de parler d'Europe aux Français. On n'en parle pas assez. Donc oui, nous avons hâte d'être en campagne. Mais il y a un temps pour tout. Donc ça va venir.
Vous souhaitez plus de contrôle sur les fonds européens qui ont été transmis à l'autorité palestinienne. Est-ce que selon vous, ces fonds ont été utilisés pour creuser des tunnels et armer des terroristes ?
Alors, permettez-moi d'élargir un peu la question et on va revenir tout de suite à la question des fonds palestiniens. Il nous reste une minute trente. Il nous reste une minute trente. Un de mes combats, c'est effectivement un renforcement du contrôle des fonds européens à tous les bénéficiaires. Et ça, ça s'inscrit aussi dans notre lutte contre l'islamisme et l'entrisme islamiste auprès des institutions européennes qui arrivent à capter des fonds européens. Je vous donne un exemple. Il y a quelques mois, nous avons réussi à retirer des fonds qui avaient été donnés à une association turque qui s'est avérée être pro-islamiste et même de s'être félicité des attentats au Bataclan.
Vous imaginez un petit peu. Donc l'argent a été retiré. Mais comment cela a-t-il été possible ? Comment imaginer qu'ils aient pu recevoir cet argent ? Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut que la Commission doit renforcer son contrôle en amont et en aval. Et ça, ça demande des moyens. Eh bien, je suis fière d'avoir porté un texte qui vient d'être adopté à une large majorité pour demander un renforcement. Et ce renforcement, il aura aussi un effet sur les agences comme l'UNRWA. Et moi, je vous donnerai un exemple très concret. Vous parlez des tunnels. Et moi, je vous parle d'Emmanuel Palestiniens qui est l'un de mes grands combats.
Il n'est pas possible que l'Union européenne soit le principal contributeur dans un certain nombre de domaines mais dans l'éducation et n'ait aucun droit de regard sur le contenu. Ces manuels palestiniens, ils sont à contenu antisémite. Ils sont parfois... Ils appellent, en fait, au djihad. Et il faudra les contrôler. Et donc tout cela... Donc moi, je vous dis, il y aura un avant et un après. Les parlementaires ont été clairs. Oui, nous voulons plus de contrôles et nous aurons plus de contrôles. Merci beaucoup, Ilana Sicurel. Bonne journée.
Merci.
Merci beaucoup, Christophe Borbier-Landie. Votre invité sera Mathieu Lefebvre, député Renaissance Val-de-Marne. Sous-titrage ST' 501
Ilana Cicurel