Nicolas Dupont-Aignan invité sur CNews (24 novembre 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00ComplaisanteRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Merci d'être avec nous, président de Debout la France.
- 0:03OuverteRéponse partielle
Vous avez entendu, j'imagine, le chef de l'État à 20 heures.
- 0:10OuverteRéponse partielle
Sur la suite des opérations, si je puis dire, est-il parvenu à le faire ?
- 2:00OuverteÉludée
nous quand même ce débat sur l'hydroxychloroquine
- 2:05OuverteRéponse directe
On est en train de se projeter sur un vaccin. Les questions sur sa mise en place, qui pourrait y avoir accès, quand, comment, tout ça c'est fondé.
- 4:22RelanceRéponse directe
Moi, personnellement, je m'attendais à ce que vous réagissiez plutôt sur le fait qu'on allait de nouveau légiférer sur le confinement obligatoire.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« 'abord, moi je me réjouis qu'il y ait quelques mesures positives que j'avais réclamées depuis longtemps. »
- 0:28Invité politiqueChiffre
« Le deuxième point positif, c'est que l'indemnisation, je le réclamais depuis des mois, on sort de l'effet de seuil à 50% parce qu'à 49% vous pouvez faire faillite et on va faire les 20% de chiffre d'affaires. »
- 0:48Invité politiqueFait
« 'est qu'on continue dans la bureaucratie avec cette attestation de 20 km. Et en fait, on continue jusqu'au 20 janvier à subir. »
- 1:24Invité politiqueFait
« Deuxième point qui me paraît très important, c'est qu'on exige un test négatif à l'entrée à la frontière nationale, comme le fait l'Italie. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Le troisième point, c'est qu'il ne rétablit pas la liberté de prescription médicale. »
- 1:45Invité politiqueFait
« Or, je maintiendrai jusqu'au bout que beaucoup de médecins réclament la possibilité de prescrire l'hydroxychloroquine en amont pour éviter un dérapage. »
- 2:39Invité politiqueFait
« 'est qu'on a un pays paralysé parce que la capacité hospitalière est sous-dimensionnée. »
- 3:23Invité politiqueFait
« J'étais à l'Assemblée tout à l'heure, c'est curieux, ils ont mis en place un restaurant. Ah, alors les députés ont le droit d'avoir un restaurant ? »
- 3:50Invité politiqueChiffre
« Qu'ils sont à la cantine sans masque, 500 dans une cantine. »
- 4:02Invité politiqueFait
« On n'est pas capable d'organiser avec des règles sanitaires. »
- 10:46Invité politiqueChiffre
« on arrête les milliards de gaspillages en fausse carte vitale et qu'on mette cet argent-là qui est gaspillé sur une médecine de ville articulée avec une médecine hospitalière. »
- 11:10Invité politiqueFait
« Ces mesures vexatoires, inutiles, sont en train de tuer le pays et ne vont pas vaincre le virus. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan43 %
- Locuteur 325 %
- Présentateur13 %
- Locuteur 110 %
- Locuteur 45 %
- ?4 %
≈ 16,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nicolas Dupont-Aignan, bonsoir. Merci d'être avec nous, président de Debout la France. Vous avez entendu, j'imagine, le chef de l'État à 20 heures. La population avait besoin qu'on lui redonne de l'espoir, de la visibilité. Sur la suite des opérations, si je puis dire, est-il parvenu à le faire
? D
'abord, moi je me réjouis qu'il y ait quelques mesures positives que j'avais réclamées depuis longtemps. L'ouverture des commerces, parce qu
'il
n
'y a
pas de risque sanitaire dans des commerces si c'est bien géré. Donc enfin on sort de ce psychodrame et de ce temps perdu. Le deuxième point positif, c'est que l'indemnisation, je le réclamais depuis des mois, on sort de l'effet de seuil à 50% parce qu'à 49% vous pouvez faire faillite
et
on va faire les 20% de chiffre d'affaires. Et puis le troisième point, mais qu'il faut
voir
dans l'intendance,
c
'est la faire des tests.
Ce
qui me gêne sinon,
c
'est qu'on continue dans la bureaucratie avec cette attestation de 20 km. Et en fait, on continue jusqu'au 20 janvier
à
subir. Et ce qui me gêne, c'est cette stratégie défensive qui risque d'aboutir à terme à une troisième vague, un troisième reconfinement parce que je n'ai pas entendu le président parler de choses qui me paraissent fondamentales.
C
'est comment on va faire cette campagne de tests. Je crois absolument essentiel qu'on ait des opérations de tests massifs, comme veulent faire d'ailleurs Laurent Wauquiez ou comme l'ont fait certains pays. Premier point. Donc là, ça reste très vague. Deuxième point qui me paraît très important, c'est qu'on exige un test négatif à l'entrée à la frontière nationale, comme le fait l'Italie. Et comme ne veut pas le faire Emmanuel Macron, c'est une folie de laisser porte ouverte sans test à l'entrée aux frontières nationales. Le troisième point, c'est qu'il ne rétablit pas la liberté de prescription médicale.
Or, je maintiendrai jusqu'au bout que beaucoup de médecins réclament la possibilité de prescrire l'hydroxychloroquine en amont pour éviter un dérapage. Il y a des débats. Moi, il y a des médecins qui le réclament. Et c'est quand même dingue
qu'on se dise. Il n'est pas un peu derrière
nous quand même ce débat sur l'hydroxychloroquine
? Non, il n'est pas
derrière
nous.
Franchement, là on est en train de se projeter sur un
vaccin. On est en train de se projeter sur un
vaccin. Et en effet,
les questions sur sa mise en place, qui pourrait y avoir accès, quand, comment, tout ça c'est
évidemment fondé. Mais il faut avancer, M.
Dupont-Aignan, là.
Non, cher monsieur, on nous parle d'un vaccin. Le jour où le vaccin sera là, j'ai entendu le représentant de Pasteur qui nous expliquait que le vaccin, il n
'est
pas encore là. Donc, quand on aura un vaccin, on sera ravi. En attendant du vaccin, si on pouvait soigner les gens quand on le peut et quand les médecins le désirent, ça serait bien. Et quatrième point, dont il n'a pas parlé et dont on ne parle pas,
c
'est qu'on a un pays paralysé parce que la capacité hospitalière est sous-dimensionnée. Et ça, on n'en parle pas. Et vous savez que le syndicat des réanimateurs, là c'est pas moi, c'était dans le journal Le Monde, c'est pas moi, montre que les lits pérennes de réanimation sont à un niveau trop bas en France. On fait des économies de bout de chandelle sur les lits, dans les hôpitaux. On n'a aucun développement de notre capacité de soins, mais c'est pas simplement pour la Covid, c'est pour demain, pour les années à venir. Et on reste passif. Donc moi, ce qui me gêne aujourd'hui, c'est qu'on reste dans une dimension très passive.
On subit, on a des règlements tatillons et entre nous les restaurateurs. Dernier point, parce que c'est dingue ce qui se passe aussi. J'étais à l'Assemblée tout à l'heure, c'est curieux, ils ont mis en place un restaurant. Ah, alors les députés ont le droit d'avoir un restaurant ?
Il
y a des vitres, ils ont aménagé. Nous, on a le droit d'avoir un restaurant. Il y a 12 millions d'enfants et de lycéens qui vont à
la cantine tous les jours. C'est une entreprise qui continue d'exister, monsieur Dupont-Aignan. Il ne s'agit pas que des députés. Il y a un moment où il faut dire les choses
quand même. Il y a 12 millions d'enfants qui vont à la cantine.
Il
y
a
des lycéens,
il
y en a combien de lycéens ? 2 millions, 3 millions, je ne
sais
pas, je n
'ai
pas le chiffre en tête. Qu'ils sont à la cantine sans masque, 500 dans une cantine. Et puis nos restaurateurs sont en train de crever, c'est l'âme du pays. On
n'est pas
capable d'organiser avec des règles sanitaires. J'invite le président de l'Assemblée nationale à faire visiter à monsieur Macron le restaurant de l'Assemblée. Et
nous, on a ce privilège.
Je me permets de vous couper parce que vous faites beaucoup réagir le plateau,
notamment le docteur Hamon
et Laurence Saillet. Mais c'est en ça que la discussion
est
intéressante. Vous restez avec nous et on continue la discussion. Jean-Paul Hamon et Laurence Saillet qui veulent réagir.
Moi, personnellement, je m'attendais à ce que vous réagissiez plutôt sur le fait qu'on allait de nouveau légiférer sur le confinement obligatoire. Et ça, ça me surprenait un petit peu. Je me dis, ça, c'est encore une mesure dont a parlé le président. Et je pense que les obligations et les contraintes et les amendes, je trouve que les Français ont assez donné là-dessus. Et que je pense que quand quelqu'un est positif, en dehors de quelques abrutis qui ne vont rien respecter du tout, je pense qu'il
n'y a
pas besoin de légiférer pour sanctionner à nouveau les gens. Tout
à
fait
d'accord.
Sur les hôpitaux qui n'ont pas assez de lits, je regrette. On a un système de santé en France qui mériterait une sérieuse réforme. Et ce n
'est
pas le Ségur de l'hôpital. On n'a pas attendu
la Covid pour en parler.
Il faut avoir une ville organisée pour éviter les hospitalisations, raccourcir les hospitalisations. Je peux vous dire qu'actuellement, dans beaucoup d'EHPAD, et notamment dans une que je connais, on n'hospitalise plus les personnes âgées. On a instauré un protocole avec de l'oxygène, avec de la cortisone, avec des anticoagulants. On n'hospitalise plus les personnes âgées, parce qu'elles sont très âgées, parce qu'on sait que de toute façon, elles ne supporteront pas la réanimation. Et ça se passe plutôt bien.
À partir du moment où on s'appuie sur la ville, je mets mon masque médecin non substituable, parce que la France est en train de se désertifier, et que l'État ne se préoccupe pas de cette désertification, et pense que le métier pourra être fait, soit par la téléconsultation, soit par des pharmaciens, soit par des kinés, soit par des infirmières. Et on est en train de dégrader la qualité de prise en charge des patients. Et ça, c'est particulièrement grave, que la France se désertifie, et n
'ait
pas les moyens d'éviter les hospitalisations, de soulager les hôpitaux, en raccourcissant les hospitalisations. Voilà le vrai problème. –
Alors, je voudrais juste me permettre de saluer et de m'excuser auprès de Frédéric Jean-Jean, secrétaire général de l'UMI, qui patiente avant d'être à l'antenne avec nous. Je vous salue, monsieur. Je sais que votre discours, il est important. On a envie de l'entendre et d'en discuter avec vous. Vous nous donnez deux minutes.
On
conclut cette conversation avec Nicolas Dupont-Aignan, et on est avec vous pour reparler des restaurants. Laurence Saillet et Yohann Uzaï pour conclure sur ce sujet, avant le dernier mot de Nicolas Dupont
-Aignan. – Sur
le restaurant de
l
'Assemblée nationale, moi, ça m'est égal, je ne
vais
pas y manger. Mais soit M. Dupont-Aignan nous explique que l'Assemblée nationale,
on
ne travaille pas, soit, effectivement, c'est normal que sur un lieu de travail, comme sur les autres lieux de travail, il y ait un restaurant. La théorie, c'était de dire, on continue, on maintient l'entreprise et on maintient l'école. À partir du moment où on maintient l'entreprise et où on maintient l'école, et bien heureusement, pour les raisons qu'on connaît, la sécurité des enfants, le non-décrochage scolaire, et maintenir l'entreprise pour pas que l'économie s'écroule un peu plus. Ça veut dire qu'on doit permettre aux personnes de pouvoir manger sur place. Alors, si M. Dupont-Aignan a la capacité d'aller chercher tous les midis ses enfants à l'école, tant mieux pour lui.
Mais il y a plein de gens qui travaillent et qui ne peuvent pas le faire. Vous voyez ? Et si on met des lunchbox, c'est tout aussi compliqué à gérer. Donc, il fallait garder les cantines, il fallait garder les restaurants d'entreprise. Et quand on veut faire la comparaison, l'esprit, c'est de dire, on garde ce
qui
est obligatoire. Par contre, le restaurant, et vraiment, je pleure pour les restaurateurs, ce n'est pas obligatoire. Et donc là, on est obligé de fermer. L'idée, c'est maintenir l'entreprise, maintenir l'école. Et à l'Assemblée nationale, écoutez, si vous ne travaillez pas, les Français sont contents de savoir que vous êtes payés avec leurs impôts sur un lieu de loisir.
Je vous laisserai le dernier mot dans un instant. Nicolas Dupont-Aignan, Yohann Uzaï, un petit mot.
Oui, simplement pour rebondir sur ce qu'a dit Nicolas Dupont-Aignan, qui affirme effectivement qu'il n
'y
a pas assez de lits, notamment en réanimation, etc. Bon, c'est un fait. L'hôpital est en souffrance depuis de très nombreuses années. Il manque de moyens. Ça, c'est acté. Mais docteur, est-ce que si l'hôpital avait eu plus de moyens, est-ce que si on avait eu plus de lits en réanimation, ça aurait finalement changé quelque chose à la crise ?
Est
-ce que ça aurait changé quelque chose à la circulation du virus ? Parce qu'in fine, tout l'objet de la stratégie, c'était quand même de faire en sorte qu'on envoie le moins de monde possible en réanimation et qu'il y ait le moins de malades possible. Qu'est-ce que ça aurait changé à la crise si on avait eu plus de lits en réanimation ? Ce
qui
aurait changé à la crise, c'est qu'on ait plus de personnel en hospitalisation. Nous, ce qu'on demande, c'est qu'on arrête ces consultations externes. Je parle souvent de l'école de l'asthme qui est pour moi significatif. On maintient en consultation externe des pneumologues, des médecins, des infirmières, des internes. Tout ça pour dire aux enfants qui arrivent que la moquette dans la chambre, il faut la retirer et que le lapin et le cochon d'Inde ou le chat, il ferait mieux d'aller à l'ASPA. Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire d'utiliser ce personnel qui serait beaucoup plus utile dans les services ?
Effectivement, il y a des multiplications de prise en charge de maladies chroniques qui pourraient être prises parfaitement en ville. Et ça, c'est réclamé par l'ensemble des médecins libéraux et même ceux qui sont vraiment très à gauche. Donc, il faut répartir le personnel qui soit mieux utilisé pour assurer l'hospitalisation, que l'hôpital ait les moyens de l'hospitalisation, que l'accès aux urgences soit régulé, que les médecins aient les moyens de réguler ces accès aux urgences et de prendre en charge les gens qui n'ont rien à y faire. C'est ça qu'il faut faire. Il faut réformer ensemble le système, mais pas un petit peu. Enfin, un petit peu. Ils ont mis 25 milliards sur l'hôpital.
Ils ont effacé 10 milliards de dettes. Ce
n
'est pas rien. Mais pendant ce temps-là, en ville, la France se désertifie.
Dernier mot, Nicolas Dupont-Aignan. Honnêtement, en ces temps, est-ce qu'un peu d'unité ne ferait pas un peu de bien à notre nation
?
Le chef de l'État vient de nous proposer des étapes pour cet allègement de confinement. Nous avons cet horizon du vaccin qui devrait pouvoir nous réjouir, nous donner en tout cas un peu de visibilité. Est-ce qu'il n'est pas temps de faire corps autour de ces décisions
? Mais
quand il y
a
des décisions qui me paraissent positives, je le dis. Simplement, Mme Saillet, vous faites de la démagogie. Je disais simplement que ce
qui est possible pour un restaurant
à l'Assemblée nationale n'est pas possible pour ceux qui vont crever et qui sont l'âme du pays. Et vous avez laissé crever les restaurateurs alors que vous entassez des élèves dans des cantines. Donc, il
y a
un moment, il faut arrêter de se moquer des Français. Ces mesures vexatoires, inutiles, sont en train de tuer le pays et ne vont pas vaincre le virus. Ce que je demande juste, et c'est les mesures que
j
'avais proposées, c'est des mesures ciblées sur les plus vulnérables, sur, et M. Hamon a totalement raison, sur une refonte globale qui articule médecine de ville, médecine hospitalière. Car la troisième vague, ce sera la vague des cancers. Pas faute de dépistage. Donc, ce que je demande juste, c'est que par exemple, on arrête les milliards de gaspillages en fausse carte vitale et qu'on mette cet argent-là qui est gaspillé sur une médecine de ville articulée avec une médecine hospitalière.
Et ce que je demande, c'est qu'on soit cohérent et qu'on arrête l'absurdité des réglementations bureaucratiques alors que l'objectif, c'est de vaincre le virus, le plus possible ou de contenir l'épidémie par des mesures ciblées et de libérer le pays qui est en train de mourir et ça, on ne peut pas l'accepter. Donc, vraiment, je crois que là, Emmanuel Macron nous fait une sortie qui n'est pas une sortie et qui va désespérer encore plus nos concitoyens parce qu'il n'a pas une stratégie offensive pour vaincre l'épidémie. C'est ce que je pense et je me permets de le dire.
Ça n'empêche en rien, bien sûr, l'unité parce qu'on est tous dans le même pays et on est solidaires mais la vraie solidarité, c'est quand même de dire les choses.
Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan, d'être venu dire les choses sur le plateau de CNews, président de Debout la France.
Nicolas Dupont-Aignan