Commission d’enquête - déficits et prévisions budgétaires : audition de Bruno Le Maire [1]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 18:58OuverteRéponse directe
Revenir sur les propos tenus au Sénat sur la dégradation des comptes publics.
- 20:27RelanceRéponse partielle
Expliquer comment le système de protection sociale et l'échec de la politique de l'offre expliquent la dégradation des comptes.
- 22:20RelanceRéponse partielle
Répondre aux chiffres sur la baisse des dépenses sociales et la stabilité des recettes.
- 22:59RelanceRéponse directe
Évaluer les effets de la politique de l'offre sur l'emploi et la qualité des emplois créés.
- 24:21RelanceRéponse directe
Répondre aux critiques sur le chômage et la qualité des emplois créés.
- 25:50RelanceRéponse directe
Commenter la qualité des emplois créés et la politique de l'offre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:27Bruno Le MaireFait
« on multiplie les taxes les impôts les prélèvements de toutes sortes dans un pays qui a déjà le triste record de la pression fiscale en Europe »
- 5:12Bruno Le MaireFait
« toutes les révolutions en France ont été précédé par un mouvement de colère contre les impôts »
- 6:37Bruno Le MaireFait
« je suis responsable des dépenses que nous avons pour faire face au covid et à la crise inflationniste »
- 7:20Bruno Le MaireFait
« je suis responsable des erreurs de prévision sur les recettes de mes services qui étai sous mon autorité »
- 8:45Bruno Le MaireChiffre
« nous avons transformé un modèle économique et social à bout de souffle réformer les retraites réformer le marché du travail créer 2,5 millions d'emplois »
- 22:59Chiffre
« 38 % des créations d'emploi marchand depuis 2017 sont en fait des apprentis »
- 27:11Chiffre
« la part de l'emploi industriel dans l'emploi salarié privé est passé de 16,4 % à 15,5 % entre 2018 et 2024 »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
bien mes chers collègues voilà les photographes sortent bien paloré désolé pour ces quelques minutes de retard mais la ligne 8 du métro m'a joué destours ce matin euh notre audition de ce jour se tient dans le cadre de nos travaux pour étudier rechercher les causes de la variation et des écart des prévisions fiscales et budgétaires des administrations publiques pour les années 2023 et 2024 pour lesqueles notre commission s'est vu octroyer les prérogatives d'une commission d'enquête ces auditions obéissent au régime des auditions d'une commission d'enquête telle que prévue par article 6 de l'ordonnance numéro 58-11 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires de façon générale le bureau de la commission a
décidé que ces auditions seraient publ les deux rapporteurs de l'enquête monsieur monsieur éic cioti et Mathieu LEF ont élaboré un questionnaire écrit qui a été communiqué à la personne auditionnée et qui vous a également été transmis dans un premier temps après avoir fait prêterement la personne auditionnée puis avoir écouté propos liminire moi-même ainsi que les rapporteurs poseront des questions les commissaires appartenant aux différents groupes pourront également poser des questions suite si possible courte comme il y a quelques nouveau fait peut-être de la personne auditionnée je rappelle que l'idée pas des des DG l'idée est plutôt de poser une succession de questions de façon à répondre à à l'objet d'une commission d'enquête l'idée étant de laisser le plus possible la parole aux
personnes auditionnées le temps app parti à chaque groupe pour l'ensemble de ses orateurs ne devant pas excéder 2 minutes étant donné bien sûr que ensuite je donne la parole à ceux qui le souhaitent dans le temps partie le président les rapporteurs pourront s'il l'estime nécessaire procéder à des relances si des réponses semblent insatisfaisantes je rappelle que notre audition est retransmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale l'enregistrement audiovisuel sera ensuite disponible à la demande la personne d'uditionné ce matin est Bruno Lemire que j'ai le plaisir de retrouver à côté de moi voilà ce que je voulais vous dire euh vous avez été ministre de l'économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique jusqu'en septembre 2024 je vais vous
demander de prêter serement de dire la vérité toute la vérité Rin que la vérité je le jure monsieur le Président merci monsieur le ministre vous avez la parole pour un propos limininaire avant les questions monsieur le Président Monsieur le Rapporteur général messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les députés je suis heureux également de vous retrouver monsieur le Président de retrouver cette place familière et je vous remercie d'avoir convoqué cette commission d'enquête sur la situation des finances publiques de la France je vais être bref car le débat sur le budget 2025 et la motion de censure du gouvernement ont fait tomber les masques cette assemblée à de si
rares exceptions près ne veut pas réduire les dépenses publiques cette assemblée ne veut pas réduire la dette cette assemblée ne veut pas de plan sérieux de rétablissement des comptes publics en France cette assemblée taxe p censure elle vote toutes les dépenses nouvelles manière un peu baroque de redresser des compte elle supprime toutes les économies manière un peu surréaliste de maîtriser les déficits elle a depuis longtemps perdu le sens des réalités économiques et budgétaires elle a même perdu au passage le budget 2025 qui est la première victime collatérale de la censure la seconde
victime elle est déjà connu ce sera le rétablissement rapide des comptes publics que de temps perdu alors évidemment il faut quand même donner le change il faut quand même faire semblant de vouloir réduire la dette et les déficits pour sauver les apparences donc suivant les orientations des groupes un coup on joue avec des artifices un coup on joue avec le feu au NFP on aime jouer avec le feu donc on multiplie les taxes les impôts les prélèvements de toutes sortes dans un pays qui a déjà le triste record de la pression fiscale en Europe on fait croire que seuls les riches seront taxés mais on prévoit une augmentation de un point descharge sur tous les salaires même les salaires les plus modestes on invente le travail qui
paye moins le travail qui ne paye plus Monsieur Mélenchon connaît son histoire il sait que toutes les révolutions en France ont été précédé par un mouvement de colère contre les impôts alors lui et ses affidés chargent à mort la barque fiscale dans le secret espoir de voir se lever le vent de la révolution de renverser maintenant le gouvernement et demain le président de la République pour le président de la République vous trouverez sur votre chemin tous ceux moi le premier qui croit encore dans la force de nos institutions pour le gouvernement en revanche nous y sommes avec l'aide de qui avec la complicité du rassemblement
national qui lui préfère les artifices une pincée de lutte contre la fraude d'un poil de migrant en moins et hop les déficits ont disparu comme par magie et sans effort parce que le déficite est toujours la faute des autres jamais notre responsabilité collective à tous Madame Le Pen a voté la censure sous le regard attendri au balcon de l'Assemblée nationale de Monsieur Mélenchon qui jubilait triste jubilation des extrêmes qui aggrave la situation de la France à quel moment a-t était sérieusement question du redressement des comptes de la nation dans vos débats jamais où
avez-vous proposer et documenter des économies durables sérieuses significatives dans vos débats nulle part alors oui oui je suis responsable devant nos compatriotes de tous mes actes de toutes mes décisions de tous mes choix comme ministre des Finances je suis responsable des dépenses que nous avons pour faire face au covid et à la crise inflationniste je suis responsable des erreurs de prévision sur les recettes de mes services qui étai sous mon autorité et qui ont été documentés devant vous par les directeurs des administrations je suis responsable des économies que nous avons décidé présenté
engagé début 2024 et que vous avez toutes combattu et rejeté jamais en revanche jamais vous ne me ferez porter la responsabilité de cet aveuglement collectif qui vous interdit de voir une chose simple ni les impôts ni les bouts de ficell ne régleront le problème de la dette et des déficits en France qui remonte à 50 ans notre chômage de masse notre effondrement industriel depuis 1980 notre modèle social le poids des retraites sont la seule véritable explication de la situation où nous sommes ils sont le fruit des erreurs économiques des décennies passées car les erreurs de politique économique se
payent cher et ell se payent longtemps la retraite à 60 ans les 35 heur les embauches massives de fonctionnaires la multiplication des échelons administratifs des autorités indépendant des commissions des agences tout cela un coup la dette que nous remboursons maintenant au prix fort nous avons financé à crédit les promesses de tous ceux qui refusent les réalités économiques et nous continuerons de finanerve crédit notre modèle si nous revenons sur la réforme des retraites et si vous redistribuez toujours plus nos richesses nouvelles qui sonont les débideurs les jeunes qui sont les grands sacrifi de la dette les actifs qui se saignent pour payer des retrait de plus
en plus coûteuse et indexé sur les prix quand leurs salaires ne sont pas indexés sur les prix que peut devenir une nation qui désespère ses jeunes et qui épuise ses travailleurs la seule solution durable au problème des des déficit et de la dette et donc dans la transformation en profondeur de notre modèle économique et social en C temps nous avons engagé ce chantier nous avons transformé un modèle économique et social à bout de souffle réformer les retraites réformer le marché du travail créer 2,5 millions d'emplois nous avons fait venir des investisseurs nous avons ouvert des usines nous avons baissé les impôt nous avons valorisé le travail nous avons généré une croissance depuis 2017 supérieure en moyen C des Allemands ou
des Britanniques nous avons fait donner les forces économiques de la nation pas assez certainement sur une durée très courte certainement aussi mais au moins avionnous commencé à remettre la France sur les bons rails ceux de la formation par alternance du travail du travail du travail et de la production en 7 jours avec la censure vous avez fait dérailler à nouveau la France devant qui est-ce que je la parole ce matin je parle devant des parlementaires qui viennent de voter en commission 60 milliards de dépenses supplémentaires dans le budget 2025 après avoir proposé tout groupe confondu plus de 400 milliards de dépenses supplémentaires dans le budget 2024 et
vous dites vouloir rétablir les comptes publics hypocrisie je parle devant des parlementaires qui ont combattu le nouveau Pact de stabilité européen je parle devant des parlementaires qui a de rares exceptions prês ont tous voulu alourdir la facture des mesures exceptionn de soutien face au covid et qui refuse maintenant de sortir de ces mesures je parle devant des parlementaires qui se précipitent au 20h pour annoncer que les retraites seront bien revalorisé au 1er janvier et vous dites vouloir réduire le poids de la dette hypocrisie je parle devant des parlementaires qui prétendent vouloir le bien de nos compatriotes mais qui offre à longueur de séance publique le spectacle des invectives des menaces verbales et du bruit hypocrisie dans ces moments exceptionnels il aurait fallu le
courage du compromis vous avez choisi la sur il aurait fallu de la sérénité vous avez choisi le désordre il aurait fallu de la stabilité vous avez choisi la fuite en avant quel est le risque maintenant pas la faillite financière immédiate et brutale nous en sommes pour le moment protégés par la zone euro que certains nager voulaient quitter et que beaucoup continuent de critiquer le vrai risque est ailleurs ce sont les taux lentement mais sûrement nous serons par le nud coulant des taux d'intérêt qui rendent le financement de notre dette de plus en plus coûteux demain la charge du remboursement de la dette sera notre premier po de dépens pas les hôpitaux pas les écoles pas les enseignants pas
les universités pas la défense pour faire face au retour de la guerre en Europe pas la lutte contre le réchauffement climatique non ce sera par aveuglement collectif la charge de la dette la France ne risque pas la mort subite la France risque la mort lente pour prévenir ce risque nous avons engagé le redressement des comptes en 2017 nous sommes revenus surous les 3 % en 2018 en 2019 et nous sommes sortis de la procédure pour déficit excessif pour la première fois depuis 11 ans en 2020 2021- 2022 nous avons été rattrapés par la crise économique la plus grave depuis 1929 le covid nous avons fait le choix de la protection maximale pour sauver
notre économie et sauver nos emplois nous avons protéger notre potentiel fiscal par conséquent notre capacité à renflouer les comptes en sortie de crise alors oui ces mesures de protection massive ont un coût environ 15 points de dette supplémentair permettez-moi de rappeler une chose de 2008 à 2010 cela a été 35 points de dett supplémentaire pour sortir de la crise financière 15 points de dette donc pour faire face au covid à la crise énergétique et la flambée des prix 15 points de dette pour sauver des milliers d'entreprises des centaines de milliers d'emplois des compétences des savoir-fa uniqu des artisans des commerces des boutiques des hôtels des restaurants des sites
industriels que nous avons mis parfois 50 ans à développer 15 points de dette pour éviter à nos compatriotes une explosion de leur facture de gaz ou d'électricité 15 points de dette pour éviter que des territoires entiers ne SOMB dans la misère et le chômage de masse a-t-on déjà oublié et qui peut critiquer certainement pas vous vous demandiez toujours plus la dette covid est notre dette collective elle aurait été deux fois plus importante si je vous avais écouté en 2022 en 2023 sur ma proposition nous avons engagé la sortie de ces dispositifs exceptionnels qui était pour ici les députés de la
majorité précédente en face de moi qui d'autres personne est-ce que nous aurions pu et dû sortir encore plus rapidement de positif est-ce que des mesures d'économie plus fortes plus radicales auraient été justifié certainement et d'ailleurs j'en ai proposé un certain nombre mais vous reconnaîtrez avec moi que jamais je n'ai trouvé nulle part le soutien nécessaire pour faire adopter ces mesures fin 2023 et demi 2024 alors que nous étions engagés dans le redressement des comptes nous avons dû faire face comme en Allemagne à une perte brutale de recette fiscal à hauteur de 42 milliards d'euros des dépenses nouvelles des collectivités locale à hauteur de 12 milliards d'euros sont venus alourdir la facture il a donc
fallu prendre des décisions d'économie drastique rapide impopulaire pour tenir les comptes toutes ces décisions je les ai proposé au Président de la République àetbornne et à Gabriel Atal nous les avons prises et je les ai assumé publiquement 25 milliards d'euros total 25 milliards d'euros sous forme d'annulation de crédit de sortie du bouclier tarifaire sur l'électric C de doublement de la franchise sur les médicaments ou de prélèvements sur les énergéticiens ou de taxation des rachats d'action 25 milliards d'euros qui représente un montant inédit de correction budgétaire en cours d'année nous avons fait face 25 milliards d'euros quiont été au bout du compte les seules économies de
2024 populair ces décisions certainement pas nécessaire certainement la plupart de ces mesures ont été prises par décret d'autres aur pu être prise par une loi de finance rectificative au printemps 2024 la voix du projet de loi de finan rectificative me semblait la seule manière de mettre la question des finances publiques au cœur du débat politique chacun le sait chacun se fera son idée mais quel que soit le vecteur une chose est sûre toutes ces économies vous les avez écarté d'un revers de la main vous avez même exigé de revenir dessus alors qui êtes-vous pour
juger la dégradation des comptes s'est poursuivi à l'été 2024 à ce moment je ne disposais plus ni des leviers ni de la légitimité pour prendre de nouvelles mesures de redressement efficace et rapide après la dissolution la gestion des affaires courantes ne me permettait pas de prendre des mesures à la hauteur de la situation en septembre 2024 j'ai quitté le ministère des Finances en laissant avec Thomas CASNAV un plan de rétablissement des comptes qui permettaient à date de contenir le déficit public autour de 5,5 % en 2024 il proposait de nouvelles mesures courageuses l'augmentation de la franchise sur les consultations médicales ou une nouvelle réforme de l'assurance chômage par exemple il ne
proposait en revanche aucune aucune augmentation d'impôt car je n'ai pas changé d'avis depuis 7 ans la solution est dans la croissance et dans la baisse des impôts la solution n'est certainement pas dans les augmentations d'impôts monsieur le Président Monsieur le Rapporteur général messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les députés il est très facile de faire porter sur mes seules épaules la responsabilité de la dégradation des comptes publics en 2023 et en 2024 si facile que tout le monde ou presque depuis mon retrait d'avis publique empruné ce chemin dans un unanimisme suspect ind de notre
démocratie facile mais faux la dégradation brutale des comptes publics en 2023 et en 2024 tient avant tout et vous le savez tous à une erreur de prévision des recettes lié à la crise du covid et la crise inflationniste nous avons réagi vite nous avons réagi fort la plupart du temps contre vous facile mais 20 car il aurait été infiniment plus utile de nous mettre d'accord sur des mesures d'économie nécessaires pour faire face à cet accident et redresser la trajectoire de nos comptes facile mais dangereux car nous risquons de passer à côté du seul débat essentiel celui du modèle économique qui permettra à la France de réduire sa dette de
retrouver sa pleine souveraineté financière et de voter enfin pour la première fois depuis un demi-siècle un budget à l'équilibre hélas nous en sommes loin hélas nous nous en éloignons je vous remercie merci euh monsieur le ministre bon alors ceux qui nous écoutent je les rassure c'est pas une commission d'enquête sur les députés pour expliquer la motion de censure c'est un autre sujet mais au moins votre introduction permet au moins de de de comment dire de lever un débat et de clore un débat c'est que quand on recherche les causes de la varisation des écarts des prévisions fiscales et budgétaires des administration publique pour les années 2023 et 2024 c'est pas
un court théorique sur la question des écarts mais bien euh euh de chercher aussi les causes politiques qui peuvent expliquer pourquoi ces écarts ont été produits à la hausse et de manière aussi imprévisible et du coup ça il y aura pas je pense de débat sur les question le type de questions qui pourront vous être posé bien euh et d'autre part enfin en tout cas pour ma part Bruno Le Maire et vous le savez après cette introduction roborative on va dire hein euh je ne pense pense pas que vous soyez le seul responsable de la situation et d'ailleurs il y a d'autres responsables politiques qui viendront ici pour être auditionné je tout d'abord revenir sur les propos que vous avez tenu au Sénat selon vous l'explication principale de la dégradation des comptes publics
serait le poids des dépenses sociales et la quantité de travail insuffisante pourtant la part des dépenses dans le PIB a diminué de 2,7 points entre 2017 et 2023 passant de 54,3 % à 51,6 % du PIB dépenses sociales sont également relativement stables selon les dernières données de l'adresse ell représente elle représentait 32,2 % du PIB soit un niveau identique à celui de 2014 en revanche les recettes publiques ont bien diminué de 0,7 points entre 2017 et 2023 de même vous avez indiqué que la dégradation était également liée à une quantité de travail insuffisante mais ce n'est pas parce que les Français ne travaillent pas assez qui explique le niveau de recette des vente mais parce que leur travail n'est pas suffisamment rémunéré selon moi on l'a vu la masse
aréale en 2023 c'est est d'ailleurs inférieur aux attentes et les salaires réels du privé ont reculé de 1,6 points 1,6 % pardon selon Eurostat je voudrais donc vous m'expliquer comment vous pouvez affirmer que c'est votre système de protection sociale et dont l'échec de la politique de l'ofre que vous venez de défendre de nouveau qui explique la dégradation des comptes
publics alors il y a un point d'accord monsieur le Président ce sera sur les salaires je pense qu'un des problème majeurs la société française c'est d'avoir un écart trop important entre les salaires bruts et les salaires nets cet écart il vient du poids des charges et ces charges elles finanent le modèle social je regarde les dépenses publique pour éclairer tous ceux qui nous écoutent 50 % dépenses publiqu c'est le social et les retraites 30 % c'est l'état 20 % c'est les collectivités locales tant que nous n'avons pas réduit la part de la dépense sociale et la part de la dépense des retraites dans la dépense publique en réfléchissant à un
nouveau modèle social français qui tiennent compte d'une démographie nouvelle moins dynamique nous continuerons à accumuler les déficit et la dette je vous recommande la lecture d'un article d'un économiste très bien documenté monsieur Jean-Pascal beauffry dans une revue mensuelle paru il y a quelques semaines qui établit de manière très formelle très technique que tant que les retraites ne sont pas financées il n'y aura pas de rétablissement des comptes publics en France donc je persiste et je signe on peut toujours essayer de mieux organiser l'État c'est indispensable on peut évidemment réorganiser les pouvoirs public en France et éviter la multiplication des strates entre le maire la collectivité
de commune le département la région l'état toute cette accumulation de strates qui deviennent totalement inefficaces et dans lesquelles il faut tailler certainement mais la vraie question française c'est la dépense sociale et la dépense de retraite d'accord donc les chiffres que je vous ai donné qui montre que la part des dépenses dans le PIB a diminué les dépenses sociales sont stables et que la part des recettes a baissé c'est la seule réponse que ça vous inspire la réponse que je m'inspire monsieur le Président c'est que si vous traitez pas la moitié de la dépense publique et que vous en traitez que 30 % avec l'État ou 20 % aclectivité locale vous ne réglerez pas le problème des comptes publics en France bon donc il y a pas un problème de recette ok cette politique de l'offre
n'a pas eu les effets que vous nous aviez annoncé sur l'emploi d'abord vous défendez un bilan 2 millions d'emplois créé mais lorsqueon y regarde de plus près 38 % des créations d'emploi marchand depuis 2017 sont en fait des apprentis entre 2017 et 2022 le nombre d'auto-entrepreneurs a augmenté de 700000 je le rappelle à partir d'un amendement qui avait été voté ici dans le projet de loi de finance rectificative 2017 c'est un des premiers amendements qui a été proposé par la majorité qui doublait le plafond autorisé pour les auto-entrepreneurs et qui a expliqué l'explosion de ceci 2 millions de travail illeurs viv sous le seuil de pauvreté pour 2025 ce sont 143000 qui devront être détruits et le taux de chômage devrait remonter à 8 % fin 2025 au regarde de ces chiffres
estimez-vous que votre politique est permis de créer autant d'emplois que vous le dites déjà plus que vous ne le dites monsieur le Président parisque vous avez dit que nous avons créé 2000 emplois 2li 2 nous en avons créé 200 c'est ce que vous et je constate que dans les discussions que nous pouvons avoir et compris les discussions politiques le chômage n'est plus un sujet nous avons le triste privilège de faire faire partie des doyens de cette assemblée monsieur le Président avec le rapporteur général et un certain nombre d'autres personnes mais peu nombreux finalement dans cette commission je me souviens d'un temps pas si lointain où le chômage de masse était la préoccupation numéro 1 des parents et des grands-parents en France où tout le monde vivait avec l'angoisse au ventre
de ne pas avoir un emploi pour son fils un emploi pour sa fille ce tempsl il est révolu il est révolu grâce aux décisions de politique économique que nous avons prise qui ont permis la création de 2,5 millions d'emplois il y a 700000 apprentis mais tant mieux il est évident que l'une des voies qui permettra à la France de se redresser c'est la valorisation de l'apprentissage c'est la valorisation de tous les métiers industriels les métiers de la main toujours défendu cette idée simple que l'intelligence de la main vaut l'intelligence de l'esprit et qu'en engageant tous nos jeunes dans la même voie universitaire ont fait une erreur fondamentale pour l'avenir du vous nous dites que le seuil de pauvreté touche aujourd'hui un nombre important de travailleurs moi ce que je sais
Monsieur le Président c'est qu'il a 14 % de personnes qui sont sous le se de pauvreté en France et que c'est un scandale dans un pays développé comme le nôtre si vous prenez le chiffre des chômeurs c'est 34% de chômeurs qui sont sous le seil de pauvreté donc quand on combat le chômage et quand on crée du travail pour tous en France comme nous l'avons fait depuis 7 ans on combat la pauvreté qui est un scandale dans une grande nation comme la France enfin sur la fin de la politique de l'OF je suis bien obligé de constater que depuis plusieurs mois qu'elle est mise à l'arrêt on ne peut pas dire que ça donne des résultats concluants sur l'activité économique du pays je pas vu qu'elle était mise à l'arrêt mais donc ça le le descriptif que je fais de ces 2 millions de travailleurs dont on voit
que quand on dit au français il y a 2 millions de d'emplois créés pour eux c'est des emplois réels ce le descriptif que je vous fais y compris les travaill prouve très important ça vous inspire pas spécialement de de commentaires et mon commentaire monsieur le Président la qualité de ses emplois mais monsieur mon commentaire monsieur le Président c'est qu'il veut bien commencer par quelque chose et la première chose par quoi il faut commencer c'est créer des emplois tous ceux qui promettent mon é merveilles et qui ont détruit des emplois force de vouloir inventer des emplois qui seraient parfaits sont responsables du chômage de masse dans notre pays ce que je sais c'est que nous avons tourner la page du chômage de masse depuis 7 ans ce que je sais c'est
nous avons le taux d'emploi aujourd'hui qui est le plus élevé depuis 1975 c'est une réalité chiffrée est-ce qu'il faut dans un deuxième temps améliorer ses emplois améliorer les perspectives de rémunération et améliorer la formation certainement mais mieux vaut faire les choses dans le bon ordre créer les emplois et les améliorer plutôt que les détruire bien on se rappellera aujourd'hui que il y a pas de chômage de masse dans le pays vous avez fait une autre affirmation le 29 mars 2024 où vous avez expliqué que la réindustrialisation du pays était une des plus grandes réussite depuis 2017 on a reçu il y a pas très longtemps euh une audition de la la cour des compte sur un rapport là-dessus qui a parlé on va dire de progrès très
fragiles qui ne peuvent donc pas être assimilé à une réindustrialisation au sens où ça y est on y serait arrivé selon l'INC la part de l'emploi industriel dans l'emploi salarié privé est passé de 16,4 % à 15,5 % entre 2018 et 2024 je précise les chiffres parce que j'aimerais bien que vous dans vos réponses vous me commentiez les chiffres que je que je donne à chaque fois il y a chaque année de moins en moins d'ouverture d'usine 125 en 2021 l'enquête il me semble que le préliminaire du du du du ministre nous nous nous laisse la possibilité à mon avis de parler de de la politique économique qui a été menée pour expliquer les causes de la variabilité monsieur la baronne bah écoutez sinon c'est que vous voyez vous voyez la réalité d'un côté hein il y a chaque
année Mo en Moiss d'ouverture d'usine 125 en 2021 85 en 2022 31 2023 en septembre dernier 180 entreprises individuelles prévoyent des plans de licenciement qui pourraient concerner 100000 emplois directs et indirects Monsieur le Maire estimez-vous que votre politique est permis de relancer l'industrie et je vais répondre à Daniel Labaronne sur la raison de ces questions c'est que chacun ici vient avec des causes qu'il estime prioritaire sur la la l'imprévisibilité certains estiment par exemple notamment beaucoup dans la l'exmajorité que c'est des causes techniques d'autres qui a des causes de dissimulation et puis d'autres dont je fais partie que à un moment donné l'interprétation de bons résultats qui a été j'allais dire très largement tamisé
euh sous une vision optimiste des choses peut expliquer aussi pourquoi il y a une imprévisibilité voilà la réponse que je vous fais mais il me semble encore une fois que l'introduction de Bru le maire que je ne conteste pas tout à l'heure euh autorise largement à poser des questions sur le rôle de la politique économique menée dans cette imprévisibilité merci donc Monsieur le Maire excusez-moi mais du coup je reviens sur la question est-ce que vous estimez que votre politique est permis de relancer l'industrie et qu'on en est à la réindustrialisation du pays d'ord je vous remercie monsieur le Président de placer le débat au bon niveau parce que c'est effectivement ce qui m'étonne pas de vous et des échanges que nous avons eu depuis plusieurs années je considère que nous avons
engagé la réindustrialisation de la France et je considère qu'il faut aller beaucoup plus vite beaucoup plus loin beaucoup plus fort et que nous n'avons pas le choix sans quoi notre industrie finira aux États-Unis ou en Chine et que par conséquent il faut fixer comme objectif à la nation française de redevenir une grande nation de production je regarde ce qui s'est passé depuis 50 ans et différentes phases que nous avons connu que le résultat il est cruel nous sommes le pays développé qui a subi la plus forte vague de délocalisation industrielle et la plus lourde désindustrialisation de tous les pays
développés il y avait pas de fatalité à ce que la part de l'industrie manufacturière dans le PIB tombe de 20 à 10% ça n'est pas arrivé en Allemagne ça n'est pas arrivé en Italie ça n'est pas arrivé dans les autres grands pays industriels qu'est-ce qui s'est passé d'abord je le redis nous avons fait au début des années des erreurs de politique économique fatale la retraite à 60 ans fatale les 35 he fatale l'augmentation des charges les salaires fatale d'ailleurs je constate bien volontiers que c'est un président socialiste François Hollande qui a commencé à corriger les choses avec le cice voyz que je ne suis pas partial et
pas idéologue je regarde juste les fait économi le résultat de cette erreur majeure de 1981 puis de 1990 ça a été une division par deux de la part de l'industrie dans le PIB ça a été des délocalisations masqué sous le concept totalement fumeux et révoltant pour la classe ouvrière française de l'industrie sans usine j'en ai déjà vu des conneries dans ma vie politique mais l'industrie sans usine c'est vraiment champion nous avons engagé et je le redis à la suite de ce que le président François Hollande Ava décidé avec le cice une politique industrielle volontariste sur quoi est-ce qu'elle a reposé
1 la relance du nucléaire parce que sans énergie décarbonée à Bakou il n'y a pas de réindustrialisation possible je le dis à tous ceux qui ici combattent le nucléaire ils combattent aussi l'industrie française la deuxième chose c'est que nous avons engagé et je crois re le seul ministre des Finances à l'avoir fait la baisse des impôts de production notamment la CVA quand on a des impôts de production qui sont 7 fois plus élevés que ceux de nos concurrents allemands il n'y a aucune chance de s'en sortir j'ai engagé la baisse des impôts de production et je les ai ramené de 3,5 à 3 % du PIB nous avons également engagé la formation dans le secteur nucléaire
et dans d'autres secteurs et nous avons pour la première fois depuis des décennies créer de nouvelles filières industrielles je pense notamment à la filière des batteries électriques ou à la filière hydrogène le résultat de tout ça c'est plus de 600 usines ouvertes alors là où je vous rejoins monsieur le Président c'est que ça n'est que le début d'un mouvement de réindustrialisation qui doit impérativement être accéléré face à la politique américaine et face à la politique chinoise je vais donc plaider pour trois choses la première c'est de supprimer définitivement la CVAE et la C3S en France nous ne pouvons pas lutter
avec des boulets au pied il faut supprimer toute la cvee et toute la C3S le plus rapidement possible pour redonner un élan industriel à notre pays deuxième chose pour laquelle je vais plaider c'est d'accélérer la mise en place des écoles de formation pour l'industrie des écoles de formation d'ingénieurs d'ouvriers qualifiés de technicien de maintenance pour que tout notre secteur industriel puisse enfin trouver les compétences dont il a besoin et je vais plaider pour une troisième chose qui vous surprendra peut-être davantage je vais plaider pour un protectionnisme vert un certain nombre de filières qui sont des filières qui commencent à émerger dans notre pays je pense aux batteries électriques je pense au
panneaux solaires je pense aux véhicules électriques ont besoin de protection tarifaire j'ai plaidé dans les tous derniers mois de mes fonctions comme ministre de l'économie pour que l'Union européenne impose des tarifs aux véhicules électriques chinois et nous avons gagné cette bataille je considère que nous ne pourrons pas développer une filière de véhicules électriques en France nous ne pourrons pas sauver la filière des pompes à chaleur nous ne pourrons pas reprendre le développement de la filière des batteries électriques si nous n mettons pas en place des mesures de protectionnisme vert à nos frontières bien je suis très content de vous entendre dire ça sur le protectionnisme
en général mais j'observe que c'est si je comprends bien c'est à nos frontières donc c'est dans le cadre national il ne me semble pas que c'était le le type de réponse que vous nous apportiez en considérant que ça devait être à chaque fois dans européen dans le cadre européen monsieur le Président il sembl que nos frontières j'étais content de penser que ça pouvait être dans le cadre national bien j'ai puisqu'elle devait favoriser la croissance et l'emploi et dans les
Bruno Le Maire