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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 18 mars 2025 13 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleInstitutions & électionsJustice

Ségolène Amiot, Madame "Tout-le-monde" contre l'homophobie

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Votre toute première prise de parole dans l'hémicycle n'est pas passée inaperçue, c'était juste après la déclaration polémique de Caroline Cailleux.

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'elle porte en elle pour vous, cette expression 'ces gens-là' ?

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Quand vous dites 'je suis de ces gens-là', vous revendiquez votre appartenance à la communauté LGBT ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous expliquer en quelques mots ce que veut dire 'pansexuel' ?

  • 2:57OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a motivé votre démarche à l'époque ? Pourquoi vous avez décidé de vous engager ?

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous-même vous aviez été victime de discrimination ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:11Invité politiqueFait
    « l'homophobie n'est pas une opinion, c'est un délit. »
  • 2:27Invité politiqueFait
    « pansexuel, c'est que je n'ai pas d'attache au corps des gens. Ce qui va m'attirer chez quelqu'un, c'est qui il est, qui elle est, sans discrimination de son genre. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « J'ai été victime de discrimination, au départ par des petits mots, des serveurs de café ici à Paris qui, parce que je venais d'embrasser ma compagne, nous demandent de sortir parce qu'on est un établissement respectable, madame. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « jusqu'à vivre l'agression d'une autre de mes compagnes en plein centre-ville de Nantes »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « c'est au moment de la réforme du Code du Travail, ce qu'on appelle la loi El Khomri, exactement, de comprendre pourquoi est-ce qu'on avait tout cassé »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « je n'avais plus les outils à ma disposition en tant que syndicaliste pour défendre mes collègues »
  • 7:35Invité politiqueFait
    « est-ce que quelqu'un a le numéro de téléphone du ministre de l'Éducation ? »
  • 9:24Locuteur non identifiéFait
    « regardez cette députée nuque qui donne de sa personne pour la transparence à la Chambre. »

Temps de parole

  • Ségolène Amiot64 %
  • Présentateur34 %

7,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Elle se définit comme une salariée lambda, une madame tout le monde, fière de représenter les Français à l'Assemblée. Mon invitée revendique d'ailleurs son côté novice en politique, elle en fait même sa marque de fabrique. Bonjour Ségolène Amio. Bonjour. Alors votre toute première prise de parole dans l'hémicycle n'est pas passée inaperçue, c'était juste après la déclaration polémique de l'ancienne secrétaire d'État Caroline Cailleux, qui avait voulu justifier son hostilité au mariage gay tout en se défendant d'être homophobe. On va revivre ça en image si vous le voulez bien.

0:46
Locuteur non identifié

Puis je vais vous dire quand même que j'ai beaucoup d'amis parmi tous ces gens-là et franchement c'est un mauvais procès qu'on me fait et ça m'a beaucoup contrariée.

0:58
Ségolène Amiot

Madame la première ministre, je suis de ces gens-là. La liste des déclarations homophobes est trop longue. Béchut, Darmanin et bien sûr Cailleux qui affirment toujours son mépris des homosexuels. Je vous le rappelle au cas où, mesdames et messieurs les ministres, l'homophobie n'est pas une opinion, c'est un délit.

1:16
Présentateur

Alors on sent de l'émotion forcément dans votre voix ce jour-là. Tout est parti de cette expression, ces gens-là qu'emploie Caroline Cailleux. Qu'est-ce qu'elle porte en elle pour vous, cette expression ?

1:28
Ségolène Amiot

En fait, au-delà de l'expression, ces gens-là, c'est de dire ce sont des gens qui ne sont pas moi, ce ne sont pas des autres moi. Mais au-delà de ça, c'est ce qu'on entend souvent. Je ne suis pas raciste, j'ai un ami noir, je ne suis pas homophobe, j'ai des amis gays. Ça vous a mis en colère en fait ? Oui, complètement, de dire on en est encore là en 2022, de dire à ce moment-là, 2022, mais on en est encore là, à se défendre d'être homophobe parce qu'on a des amis gays.

1:57
Présentateur

Vous vous sentez ostracisé ?

2:00
Ségolène Amiot

Ce n'est pas tant moi que le fait qu'on a encore à apprendre de ce que ça signifie que d'être homophobe, que ce n'est pas forcément déclarer de la haine envers l'autre, mais de faire une différence entre les uns et les autres. Et c'est pareil pour le racisme et toutes les autres formes de discrimination.

2:14
Présentateur

Alors quand vous dites je suis de ces gens-là, vous revendiquez évidemment votre appartenance à la communauté LGBT. Je crois que vous-même, vous vous définissez comme pansexuel. Alors je ne suis pas sûre que tout le monde sache exactement ce que ça veut dire. Est-ce que vous pouvez nous l'expliquer en quelques mots ?

2:27
Ségolène Amiot

En quelques mots, pansexuel, c'est que je n'ai pas d'attache au corps des gens. Ce qui va m'attirer chez quelqu'un, c'est qui il est, qui elle est, sans discrimination de son genre.

2:40
Présentateur

Sans vous regarder le genre, de l'apparence physique.

2:41
Ségolène Amiot

Exactement. Donc en vrai, je tombe amoureuse de personnes parce qu'elles sont belles à l'intérieur.

2:46
Présentateur

Hommes ou femmes ?

2:46
Ségolène Amiot

Hommes ou femmes.

2:47
Présentateur

Ce jour-là, donc à l'Assemblée, vous avez pris la parole sur le sujet qui est à l'origine de votre tout premier engagement public. Vous avez été vice-présidente du centre LGBT de Nantes. Qu'est-ce qui a motivé votre démarche à l'époque ? Pourquoi vous avez décidé de vous engager ?

3:02
Ségolène Amiot

J'ai décidé de m'engager parce que j'ai eu la chance déjà d'être accueillie par ce centre LGBT au moment où moi-même je me posais des questions sur mon orientation sexuelle. Et j'ai constaté qu'il y avait besoin de coups de main, tout simplement, pour aller expliquer aux jeunes c'est quoi la discrimination et comment...

3:21
Présentateur

Ce combat que vous avez porté dans l'hémicycle, c'est le premier combat que vous avez porté dans le cadre de cette association-là. Est-ce que vous-même vous aviez été victime de discrimination ?

3:30
Ségolène Amiot

J'ai été victime de discrimination, au départ par des petits mots, des serveurs de café ici à Paris qui, parce que je venais d'embrasser ma compagne, nous demandent de sortir parce qu'on est un établissement respectable, madame. Donc voilà, ce genre de choses jusqu'à vivre l'agression d'une autre de mes compagnes en plein centre-ville de Nantes et tout ce qu'on peut vivre au quotidien de « non mais c'est que t'as pas rencontré le bon mec » ou un médecin même qui, du jour où je lui dis que non, je n'ai plus besoin de la pilule parce qu'en vrai, je n'ai aucun risque de tomber enceinte avec une compagne.

Je commence à pratiquer des examens qui deviennent douloureux, voire incomplets pour bien me faire comprendre qu'on n'est pas là pour prendre du plaisir. Donc voilà, c'est à la fois dans ma chair mais aussi dans mon quotidien de voir mes amis, certains, aller jusqu'au suicide parce que ce qu'ils vivaient et notamment ce qu'on leur faisait vivre était beaucoup trop douloureux.

4:33
Présentateur

Alors vous avez eu un deuxième engagement avant la politique, c'est un engagement syndical. Vous étiez employée dans un centre d'appel téléphonique, vous avez été élue déléguée du personnel, vous avez donc défendu les salariés, sauf qu'à un moment, ça n'a plus suffi et vous dites « la politique, je m'y suis intéressée par obligation ». Ça veut dire quoi ?

4:52
Ségolène Amiot

En fin de compte, c'est au moment de la réforme du Code du Travail, ce qu'on appelle la loi El Khomri, exactement, de comprendre pourquoi est-ce qu'on avait tout cassé et de me rendre compte que je n'avais plus les outils à ma disposition en tant que syndicaliste pour défendre mes collègues, pour porter des affaires. Vous vous êtes dit que c'est en politique qu'il faut aller pour… C'est ça, c'est que manifestement, là, je n'ai plus les outils pour aider. Le seul moyen de faire changer les choses, c'est politiquement, c'est de faire changer les lois.

Et donc, je me suis engagée, en tant que militante, pas en tant que candidate, je me suis engagée pour aider, en l'occurrence, une candidate à devenir elle-même députée.

5:35
Présentateur

Donc ça, c'est à peu près 2017, campagne de 2017, vous n'êtes pas candidate, vous êtes militante au sein de la France insoumise. Et puis, vous vous présentez en 2022, vous êtes élue députée, vous l'employez donc d'un centre d'appel téléphonique, je le disais. Vous êtes plusieurs aujourd'hui à représenter une France qui n'avait pas trop sa place jusqu'à présent dans l'hémicycle. Est-ce que vous le ressentez comme une responsabilité ? Ça fait peser un poids sur vos épaules en tant que députée aujourd'hui ?

6:01
Ségolène Amiot

En fait, au-delà d'un poids, j'espère que ça va devenir un étendard. C'est-à-dire que j'aimerais vraiment que les jeunes de nos quartiers, que les femmes, que les personnes lambda, comme moi, intègrent et acceptent que la politique, ça nous appartient aussi. Ça nous appartient à toutes et tous et qu'il faut absolument s'en saisir.

6:24
Présentateur

J'espère que ça donne envie à d'autres de faire comme vous.

6:27
Ségolène Amiot

Je le souhaite et vraiment, je milite même pour ça, pour que chacun s'approprie les questions politiques.

6:35
Présentateur

Alors, on l'a entendu, vous parlez de salariés lambda, vous utilisez souvent l'expression madame tout le monde ou noob ? Noob. Noob de la politique, ça veut dire quoi, ça ?

6:44
Ségolène Amiot

Noob, c'est une expression de geek, une expression de joueur, de gamer. De joueur de jeux vidéo ? De jeux vidéo, exactement. Ça veut dire qu'on vient de commencer, on ne connaît pas un peu, enfin, on est débutant. On débute. On débute, exactement.

6:58
Présentateur

Est-ce que ce côté débutant, donc, ou novice en politique, est-ce que ça veut dire que vous avez une façon de faire de la politique différente ?

7:04
Ségolène Amiot

Je le pense dans le sens où je n'ai pas forcément les codes. Enfin, voilà, on est ici à l'Assemblée nationale, il y a des codes, il y a des façons de faire, des façons de se tenir, de s'habiller, de se parler, que je n'ai pas, parce que je n'ai pas grandi dans ce milieu-là.

7:19
Présentateur

Et donc, ça se traduit comment aussi dans votre action politique ? Est-ce que ça fait une différence ?

7:23
Ségolène Amiot

Parfois, j'enfonce des portes que je ne devrais pas enfoncer. C'est-à-dire ? Je crois qu'une des toutes premières questions que je me suis posée en arrivant ici, et que j'ai posée à tous les gens que j'ai pu rencontrer, c'est est-ce que quelqu'un a le numéro de téléphone du ministre de l'Éducation ?

7:39
Présentateur

Ça, ça a surpris, ça a choqué ?

7:41
Ségolène Amiot

Oui, et puis tout le monde me disait, non, mais c'est pas comme ça qu'on fonctionne, machin. Et donc, j'ai demandé à mon assistant, qui le pauvre était tout seul en plus, pour m'aider à ce moment-là. Ça faisait 48 heures que j'étais élue. Il s'est débrouillé, il a trouvé un moyen de le contacter.

7:58
Présentateur

Et donc, vous avez réussi à agir sur un dossier avec vos méthodes à vous.

8:02
Ségolène Amiot

Voilà.

8:03
Présentateur

Est-ce qu'avec ce regard totalement neuf, presque neuf sur la politique que vous avez, est-ce qu'il y a des choses qui vous ont choquées quand vous êtes arrivée à l'Assemblée ? Oui. Déjà, le décorum.

8:12
Ségolène Amiot

Et quand je dis décorum, ce n'est pas uniquement le bâtiment et le faste des lieux.

8:17
Présentateur

C'est-à-dire, parce qu'on le voit un peu, ça, quand même, aussi. Les palais de la République, on en parle souvent.

8:22
Ségolène Amiot

Oui, mais en fait, c'est tout ce qui va autour, le fait d'avoir énormément d'administrateurs, énormément de huissiers, beaucoup de fonctionnaires qui sont là pour nous aider, nous accompagner. Et finalement, de constater la quantité de personnes qui sont là pour nous aider, d'une manière ou d'une autre, pour nous rendre la vie la plus facile possible. Et notre exercice le plus aisé possible, ça m'a évidemment interpellée, parce que jusqu'ici, que ce soit dans l'espace syndical ou dans l'espace associatif, à chaque fois qu'on avait besoin de quelque chose, c'était à nous de le faire. Avec des bouts de ficelle.

Effectivement, avec des bouts de ficelle, à enfoncer les portes, surtout qu'on ne nous attendait pas, on ne voulait pas nous forcément là où on allait. Donc, il fallait y aller.

9:05
Présentateur

Alors, le revers de l'engagement, c'est qu'on devient la cible de ses adversaires et que les attaques sont parfois très éloignées du terrain politique. Le 15 octobre 2022, vous avez découvert un message posté sur Twitter par Gilbert Collard, qui a utilisé une photo de vous dans l'hémicycle, prenant la parole, accompagné de ce texte, regardez cette députée nuque qui donne de sa personne pour la transparence à la Chambre. Comment est-ce que vous avez réagi quand vous avez vu ça ?

9:32
Ségolène Amiot

J'ai utilisé beaucoup de gros mots, soyons honnêtes, quand j'ai découvert ça. Et puis, surtout, ça a réveillé une autre colère.

C'est qu'au-delà de ma personne, et ce n'est pas grave, en soi, c'est tout le mépris qu'il y avait derrière, le mépris à la fois de classe, le mépris sexiste, grossophobe, vraiment tout le mépris qui venait me dire tout simplement que je n'avais pas ma place dans l'hémicycle et qui venait dire à tous les gens, et pas que les femmes d'ailleurs, tous les gens qui, d'une manière ou d'une autre, peuvent s'identifier et se dire « Moi aussi, je peux être à cette place-là un jour », dans ce tweet, dans ce message, Gilbert Collard venait leur dire que non, ils n'ont pas leur place. Et ça, c'est une violence extrême.

10:17
Présentateur

La violence, est-ce que ça a été des messages que vous avez reçus après ? Comment ça s'est passé ?

10:22
Ségolène Amiot

Des messages tous aussi dégueux, les uns que les autres. Des menaces de viol, des menaces de meurtre, des avis évidemment sur, non pas ce que je suis ou ce que je représente, mais qui je suis et ce que je devrais faire, et de mon argent et de mon temps.

10:44
Présentateur

Vous étiez préparée à cette forme de violence qui peut exister malheureusement en politique ?

10:48
Ségolène Amiot

Non, honnêtement non, d'autant plus que ce n'est pas ma façon de faire. Je ne suis jamais dans l'attaque à nominem et encore moins sur le physique des gens.

11:00
Présentateur

On arrive à la fin de l'émission, c'est l'heure de notre petit quiz. Je vous explique le principe, je vais commencer une phrase et ça va être à vous de la compléter. Ok. On y va. Depuis que je suis député, mes anciens collègues de la plateforme téléphonique pensent que vous êtes loin d'eux.

11:15
Ségolène Amiot

Qu'on ne se voit pas assez, c'est sûr.

11:18
Présentateur

Et que vous-même, vous n'arrivez pas à les voir.

11:20
Ségolène Amiot

Ah non, j'en ai revu quelques-uns, fort heureusement, des vrais amis, mais c'est compliqué.

11:26
Présentateur

À l'Assemblée, tout s'arrange quand tu comprends que... Que tu n'es pas tout seul. Ah, parce qu'au début, vous vous sentiez un peu seul ou...

11:33
Ségolène Amiot

Mais qu'en fait, collectivement, on arrive à faire tellement plus de choses. Que ce soit au sein de nos groupes politiques ou en transpartisans où, vraiment, c'est assez fabuleux.

11:47
Présentateur

Ce qui me manque le plus depuis que je suis député, c'est... Du temps. Du temps. Du temps. Pour faire...

11:53
Ségolène Amiot

Pour voir mon mari, pour faire un peu de sport, pour ne pas faire de politique et pour faire de la politique. Il me faudrait des journées de 50 heures.

12:06
Présentateur

Pour conclure, vous disiez que vous aviez voulu devenir député pour changer la loi, sauf que là, vous êtes dans l'opposition, vous ne changez pas vraiment la loi. Est-ce que, finalement, vous ne dites pas que vous auriez été plus utile en restant syndicaliste dans votre entreprise ?

12:18
Ségolène Amiot

Non, je ne me dis pas ça, en vrai, parce que...

12:21
Présentateur

Vous avez trouvé une autre utilité à votre mandat.

12:22
Ségolène Amiot

J'ai trouvé d'autres façons, effectivement, d'exercer mon mandat. Aussi, parce qu'on travaille quand même à construire des lois de façon transpartisane aussi. Et qu'il y a d'autres façons que d'apporter un texte tout fait dans l'hémicycle. Il y a aussi d'aider à la construction du texte. Et du coup, là, on peut déjà apporter sa pierre, d'une part, par les amendements, mais aussi en amont. Mais il y a aussi le fait de pouvoir faire changer des petites choses par-ci, par-là. Parce que j'ai un mandat. Parce que j'ai une écharpe tricolore. Parce que quand on appelle n'importe qui en disant « Madame la députée souhaiterait vous rencontrer », ça fait changer des choses parfois.

Et puis parce qu'on continue à construire un Parlement plus à gauche. Et peut-être que la prochaine élection, on sera très nombreux.

13:06
Présentateur

Merci beaucoup, Ségolène Amiau, d'être venue dans La Politique et moi.

13:09
Ségolène Amiot

Avec plaisir.