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Podcast / conversationLe Nouveau Populaire· 27 août 2026 60 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & internationalJustice

« Mon parti est plus violent qu'avant ! » - Sandrine Rousseau dans la Boîte à idées

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous expliquer les formes de violence que tu as subies au quotidien depuis ta médiatisation ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Quels types d'insultes ou de menaces as-tu reçus ?

  • 1:26OuverteRéponse directe

    As-tu déjà été confrontée à des manifestations hostiles lors de tes déplacements ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Face à des agriculteurs hostiles, comment gères-tu la confrontation ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Comment gères-tu le stress et la charge mentale avant une intervention publique ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Comment la presse couvre-t-elle tes interventions face à ces manifestations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Sandrine RousseauFait
    « Euh c'est du cyberharcèlement euh avec des phases de creux quand même, mais euh que un niveau de cyberharcèlement assez élevé. Euh énormément d'insultes Hm hm. Foll, euh hystérique, menteuse euh euh ou bête. Bête, ça c'est vraiment très souvent idiote, bête. »
  • 1:26Sandrine RousseauFait
    « Et puis euh aussi des lettres envoyées quasi quotidiennement. euh d'insulte, de menaces, de viol, de mort et puis euh il est arrivé par deux fois que ça soit à mon domicile. »
  • 2:11Sandrine RousseauFait
    « Euh souvent très hostile, assez violente, je veux dire. Euh bien que je n'ai jamais été touchée physiquement mais souvent ça hurle ça puis ça fait ça c'est des manifestations pour m'intimider. »
  • 3:35Sandrine RousseauFait
    « Donc ça veut dire que la tension, le enfin la charge mentale de ça commence à monter dès la veille. »
  • 5:45Sandrine RousseauFait
    « Et ça ce temps, bah c'est pas un temps qu'on récupère, c'est un temps qui est perdu quoi. C'est un temps qu'on récupère pas. »
  • 6:28Sandrine RousseauFait
    « Donc ça aussi c'est une c'est une des conséquences de cette violence, c'est que c'est euh une manière d'effacer mon propos, de le de prendre la le pas sûr de de crier plus fort que ce que j'ai à dire. »
  • 9:20Sandrine RousseauFait
    « Je pense que cette violence, elle est enfin cette menace en tous les cas, elle existe pour moi. Je vois pas pourquoi elle existerait que dans les autres pays. »
  • 10:03Sandrine RousseauFait
    « C'est Joe Cox en Angleterre, donc une députée écolo démocrate, enfin progressiste en tous les cas. femme, c'est Mélissa Hartman, je crois elle s'appelle la une députée démocrate aussi aux États-Unis. »
  • 10:45Sandrine RousseauFait
    « Je me lève pas le matin en pensant à ça. Et parce qu'en même temps, tu agis différemment de ce que j'avais pu voir par exemple sur la question du métro. »
  • 13:33Sandrine RousseauFait
    « C'est que il y a plein de gens qui sont harcelés, que moi je suis une figure politique donc ça se voit mais qu'il y a aussi des personnes assez anonymes qui sont harcelé que souvent les harcèlement vient quand même d'une identité de genre d'une d'une couleur de peau ou d'une assignation à une couleur de peau d'une religion d'une sexualité en fait. »
  • 15:38Sandrine RousseauFait
    « Alors moi quand il y a le nom, souvent je leur écris en DM quand même hein. Ça m'arrive régulièrement là en disant "Vous savez que ce que vous venez de faire est passible de 3 ans de prison. Tu portes plainte ?" »
  • 17:00Sandrine RousseauFait
    « Oui. Souvent la peur suffit pour stopper les gens. »
  • 17:44Sandrine RousseauFait
    « Bah, je suis pas fan de l'idée de supprimer l'anonymat, mais par contre, je pense nécessaire qu'on puisse lever l'anonymat quand il y a des procédures judiciaires fondées sur la base d'attaque raciste, LGBT-phobe, sexiste, antisémite, islamophobe, enfin voilà qui est quand même des critères au nom desquels on puisse lever l'anonymat. »
  • 19:05Sandrine RousseauFait
    « Non, je me sens pas soutenu. Ça, [raclement de gorge] enfin, je vais le dire clairement. »
  • 19:47Sandrine RousseauFait
    « J'ai même eu un un communiqué de presse contraire de mon parti pour dire que j'avais tort. »
  • 20:30Sandrine RousseauFait
    « C'est ce que j'ai fait après l'affaire beau hein pendant 4 ans. Je me suis mise en retrait j'ai fondé une association euh j'étais avec des femmes victimes. »
  • 21:47Sandrine RousseauFait
    « Depuis que je suis revenue, mon parti est 10 fois plus violent qu'avant. »
  • 22:25Sandrine RousseauFait
    « Ils nous ont accompagné gentiment vers la sortie comme on comme on accompagnerait bourgeoisement je dirais [rires] vers la sortie. »
  • 23:07Sandrine RousseauFait
    « C'est pour ça que moi quand parce que j'ai eu des phrases qui n'ont pas toujours été comprises où je disais mais on accuse les filles d'antisémitisme et cetera mais je si on regarde tous les parties de gauche tous s'arrangent avec des valeurs en vrai. »
  • 24:36Sandrine RousseauFait
    « Donc justement, j'ai l'impression qu'il y a quand même une augmentation de la violence physique politique de plus en plus comparé à il y a 20 ou 30 ans où il y en avait les entartrages, les enfarinages mais et ça faisait déjà polémique mais pour des choses qui étaient pas des jets de bouteilles ou carrément un meurtre en fait. »
  • 25:14Sandrine RousseauFait
    « C'est pas ce que les statistiques montrent. Alors après, moi ce que je pense c'est qu'elles sont beaucoup plus mises à la une parce qu'elles ne sont plus supportées alors qu'avant elles passaient dans une forme d'acceptation. »
  • 26:43Sandrine RousseauFait
    « Je comprends déjà au départ que alors qu'un génocide est en cours depuis 10 ans et qu'on a un Occident qui globalement s'en fout totalement dans une forme de complicité d'impunité. »
  • 28:54Sandrine RousseauFait
    « En fait, tout ça et plus toutes les discriminations qu'elle prend par ailleurs. Bien en fait, il y a il y a quand même quelque chose à doser dans notre dans notre action militante. »
  • 31:04Sandrine RousseauFait
    « Moi je je et et c'est ça que j'aurais aimé qu'il soit posé comme mot dans ce moment-là, c'est de dire "Ben, on avait une action de distribution de tracte euh ce que je trouvais légitime parce que ça je pense qu'en effet on pouvait distribuer des tractes à l'entrée de son concert. »
  • 32:24Sandrine RousseauFait
    « Et justement, c'est aussi à nous en tant que entre guillemets humanistes de dire juste enfin on condamne toujours la violence physique et jamais enfin jamais on on la soutiendra et j'ai l'impression que parfois il y a eu un peu du mal de la part de certains acteurs et actrices politiques de le dire et c'est ça qui parfois me déçoit de plus en plus de certains représentants et représentantes politiques. »
  • 34:32Sandrine RousseauFait
    « Et ça c'est ce que j'appelle un peu le la stratégie du bon élève, c'est-à-dire c'est euh celui qui dit "Madame, madame, c'est pas moi, c'est pas moi, regardez, moi j'ai pas fait euh et ça c'est pas ça qui nous permettra de gagner." »
  • 36:38Sandrine RousseauFait
    « Sauf que là, je me demande si justement tout tout ce comment est-ce que LFI a pu évoluer ces dernières années ne va pas en fait faire perdre Jean-Luc Mélenchon et qu'en fait c'est pas Jean-Luc Mélenchon qui va perdre mais la France insoumise parce qu'il ne va pas pouvoir changer son image parce qu'il sera bloqué par des événements locaux ou justement il y aussi des gens qui ont pris des une responsabilité locale qui commence à exister et cetera et qui parfois vont être beaucoup plus radicals que lui. »
  • 38:40Sandrine RousseauFait
    « Je me dis je suis quand même la femme politique enfin la personnalité politique de gauche qui par parmi les APIFU qui pourraient rejoindre et soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République. »
  • 42:50Sandrine RousseauFait
    « Bon bah voilà, mais euh mais de même que moi je pourrais poser la question à mon parti, comment on fait pour que les la lutte contre les violences sexuelles ça soit pas juste une déclaration à la télévision mais que ce soit un combat au quotidien en fait. »
  • 44:57Sandrine RousseauFait
    « Mais j'ai pas choisi euh on m'a empêché de toutes les manières de pouvoir le faire. Euh donc euh je prends acte que empêché par les verts, empêché par les filles, empêchou empêché par les vers, empêché par les verts euh essentiellement. »
  • 48:24Sandrine RousseauFait
    « Ce que je reproche au socialisme puisque telle est la question, c'est d'avoir de de d'avoir un programme économique et social qui n'est pas suffisamment clair sur la rupture. »
  • 49:51Sandrine RousseauFait
    « Je te dis ça, moi je me j'ai voté contre mais parce que en fait ça a été la poursuite du gouvernement Lecnu cette affaire euh de PLFSS donc de budget de la sécurité sociale, ça a été le vote pour des socialistes a permis une majorité donc a permis d'adopter ce PLFSS et donc de maintenir le cornio au pouvoir et on aurait pas du plom de on aurait pas la citam pride, on aurait pas le »
  • 51:13Sandrine RousseauFait
    « Moi je sais que je suis très parlementariste et j'aurais apprécié pour le coup que on en fait on parte d'un principe où on veut gouverner de manière parlementarisme dans le programme c'est parlementaires et qu'on dise en fait bah on a gagné on arrive en tête par contre on n pas la majorité absolue donc il faut négocier comme il nous comme bah Pedro Sanchez l'a fait en Espagne comme c'est le cas en Allemagne ou dans d'autres pays »
  • 52:31Sandrine RousseauFait
    « Mais qu'un président de la République se permette, alors que c'est lui qui a fait la dissolution, se permette de ne pas respecter les le résultat des c'est extrêmement grave »
  • 53:16Sandrine RousseauFait
    « Je pense pas que ce soit ce qui était attendu au moment du NFP. Et quand je te dis ça, je tu entends bien que je dis aussi que mon groupe s'est abstenu et que je trouve que c'est une erreur politique majeure. »
  • 54:35Sandrine RousseauFait
    « Et c'est ça moi qui m'aurait encore plus enfin qui qui m'effray aussi de d'autre part, c'est en fait ce côté on aurait aussi pu renforcer encore plus le régime présidentiel infiné avec en fait ce refus parce que enfin à mon sens et en effet la faute première revient à Emmanuel Macron. »
  • 55:13Sandrine RousseauFait
    « C'est avec le RN ? Donc de fait il gouverne avec le RN. C'est pour ça que moi je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse, c'est que de fait ils le font déjà. »
  • 55:13Fait
    « Non mais je permet de gouverner encore plus. Il pourrait officialiser complètement son alliance avec le RN si ça lui permettait de se maintenir au pouvoir. »
  • 57:11Fait
    « on a été piégé par le syndrome d'une bonne élève. »
  • 58:26Fait
    « C'est raciste parce que évidemment ceux qui vont se faire tuer, c'est pas les gamins du 16e hein. »
  • 59:10Fait
    « on peut pas juste se dire qu'on va faire une croissance verte quoi. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans la boîte àidé, un podcast du nouveau populaire. Ici, on cherche à faire de la politique autrement avec du fond, avec de la nuance, mais surtout avec un peu d'humanité. Pour ce faire, aujourd'hui, je reçois Sandrine Rousseau. Bonjour. Bonjour. Alors Sandrine, je vais te présenter rapidement à nos auditeurs et auditrices. Donc tu es député, membre du groupe écologiste et social à l'Assemblée nationale et tu es une figure médiatique en France et également l'une des femmes qui a subi le plus de violence en politique en France ces dernières années. C'est le sujet justement de cet épisode.

Et pour commencer, est-ce que tu peux nous expliquer un peu quelle forme de violence tu as pu subir au quotidien depuis ta médiatisation ? Euh c'est du cyberharcèlement euh avec des phases de creux quand même, mais euh que un niveau de cyberharcèlement assez élevé. Euh énormément d'insultes Hm hm. Foll, euh hystérique, menteuse euh euh ou bête. Bête, ça c'est vraiment très souvent idiote, bête. Voilà. Et puis euh aussi des lettres envoyées quasi quotidiennement. euh d'insulte, de menaces, de viol, de mort et puis euh il est arrivé par deux fois que ça soit à mon domicile. À ton domicile ?

Oui, comme on avait pu le voir en 2025 dans le Fistère de mémoire où il y avait eu des Ah non mais alors ça encore je l'avais même pas compté encore cel. [rires] OK, d'accord. OK, c'est encore autre chose ça. Mais oui, à mon domicile parce que là dans le Finistère, j'y habite pas. C'est vraiment quatre murs dont deux ne tiennent pas vraiment. Donc c'est c'est juste un projet pour l'avenir [rires] quoi. Mais où là aussi il y a eu une mobilisation des agriculteurs. Mais ça après il y a aussi des manifestations à chaque fois que je me déplace, des confrontations à chaque fois que je me déplace. Euh souvent très hostile, assez violente, je veux dire.

Euh bien que je n'ai jamais été touchée physiquement mais souvent ça hurle ça puis ça fait ça c'est des manifestations pour m'intimider. dire, je suis seule face à 50 40 ou 60 bonhommes quoi. Et souvent c'est 90 % de bonhommes.

[rires] Là, j'ai vu des vidéos récemment où tu as été bah justement face à des agriculteurs et où j'ai vu que le ça avait commencé à s'envenimer et je me suis dit mais tu vas te enfin tu vas te prendre une droite ou je sais pas quoi un coup et tu as pas peur toi quand tu vas justement à la confrontation parce qu'il y a des élus qui fuient justement la confrontation et toi tu as pas peur tu vas quand même en fait euh ça demande un courage d'y aller et de ça j'y reviendrai peut-être un peu dans dans le cours de notre échange mais je trouve que au-delà de de des mots comme courage et cetera. C'est plus c'est pas tout à fait ça.

C'estd que c'est à chaque fois que je me déplace maintenant, j'ai quasiment une manifestation d'agriculteur et de chasseur. Euh évidemment, c'est très masculin, je le redis parce que c'est quand même important. C'estd que moi je suis une femme euh je suis pas très grande, je veux dire quand je suis face à 30 40 en plus moi je dénonce la violence masculine. Je dire quand je suis face à 30 40 ou 50 hommes, c'est quand même quelque chose dans mon parcours politique et dans le combat que je mène. Mais c'est pas tant ça le sujet principal pour moi que le fait que quand je me déplace et qu'il y a ce type de manifestation, qu'est-ce qui se passe très concrètement ?

c'est que souvent la veille, on me prévient, c'estd que c'est soit la préfecture, soit les organisateurs de l'événement qui me préviennent qu'il va y avoir une manifestation. Donc ça veut dire que la tension, le enfin la charge mentale de ça commence à monter dès la veille. Et euh contrairement à plein d'autres interlocuteurs qui peuvent faire leurs interventions en ayant l'esprit 100 % sur leur intervention, en réfléchissant à ce qu'ils vont dire, en posant, voilà, en lisant des trucs et tout ça. Moi, en général, quand ça se passe comme ça, mais les 24 heures avant, on gère avec mon cas le degré de menace, le degré de violence possible.

Euh une fois sur place, ben il y a souvent euh des fanfares, des enfin pas des fanfarres, mais de de du bruit, de la de parfois de la musique, des cris. Euh souvent ils ont des micros donc en fait il faut aussi élever la voix euh pour passer euh un peu au-dessus de ça. Puis après, il faut que je gère l'intimidation. Enfin quiconque est monté sur une scène, c'est que quand on monte sur une scène pour faire une intervention, il y a quand même un petit stress toujours avant l'intervention quand bien même on en a fait 100 dans sa vie qu'à la fin il y en a toujours un peu.

Et donc moi je dois gérer ce stress là plus le stress de savoir s'ils sont dans la salle plus et en fait et plus derrière du coup toutes les utilisations qui pourront être faites de mes paroles par vidéo y compris très coupé y compris malhonnêtement coupé et cetera. Donc en fait, c'est une espèce de au-delà de du moment de la confrontation qui souvent est celui qui attire les regards et les réflexions politiques. En fait, c'est bien au-delà de ça. C'estàd que c'est euh quelque chose qui euh fait que je n'interviens pas dans la même sérénité, dans la même tranquillité, dans le dans la même liberté que d'autres interlocuteurs ou interlocutrices ou d'autres leaders et leuses politiques en fait.

Et ça c'est vraiment euh je pense qu'on mesure pas trop quand on n'y est pas confronté, c'est que c'est vraiment quelque chose qui alors en plus ça mobilise aussi du temps mine de rien parce que mon cabinet est mobilisé en général là-dessus au moins une journée avant en lien avec la prf et que ça et donc en fait c'est aussi du temps de travail qu'on a en moins. Donc voilà, c'est des méthodes d'intimidation pour m'empêcher de faire de la politique et finalement d'une certaine manière ça fonctionne puisque je passe beaucoup plus de temps que je ne le devrais sur la moindre intervention. Et ça ce temps, bah c'est pas un temps qu'on récupère, c'est un temps qui est perdu quoi.

C'est un temps qu'on récupère pas. Et et puis derrière, il faut aussi comprendre que du coup, il y a des organisateurs qui voudraient m'inviter mais qui n'osent pas le faire parce qu'ils n'ont pas les épaules pour assurer ma sécurité. Donc c'est aussi un empêchement de ma parole après. Euh et puis souvent c'est et ça pour moi c'est ce qu'il y a de plus difficile à accepter, c'est que tous les articles de presse suite à mon intervention portent en général sur les agriculteurs sont venus, les chasseurs sont venus manifester et quelque part le fond de mon propos n'est quasiment jamais retracé.

Donc ça aussi c'est une c'est une des conséquences de cette violence, c'est que c'est euh une manière d'effacer mon propos, de le de prendre la le pas sûr de de crier plus fort que ce que j'ai à dire. Et finalement, il y a aussi une responsabilité de la presse qui ne veut pas avoir ça et qui ne fait systématiquement de que des papiers sur euh sur l'altercation, la confrontation, voilà, euh qui en général est qualifié de euh violent, dur. Et en fait, on retient que ça. On retient que ça. C'estàd que ce que je propose euh n'est pas n'est pas interrogé et surtout euh ma parole est mise à égalité avec euh la parole de ceux qui viennent manifester.

Ce qui est quand même un sujet parce que moi j'ai dit il y a 4 ans que il fallait interroger tous les toutes les images qu'on pouvait avoir de manière inconsciente d'un barbecue. Je veux dire 4 ans après, j'en subis encore les les effets.

C'est enf 4 ans après faut se rendre compte de ce que c'est 4 ans toutes mes interventions de sont ponctuées de de manifestation ça 4 ans après et moi je vois bien 4 an je des articles quo de toi globalement on va surtout me parler par exemple du mari des construit du des construit du barbecue et là maintenant il y a aussi le cadavre de d'animaux et non et non pas le steak de soja et cetera et c'est quand même oui c'est vrai c'est des interventions va plutôt retenir la forme et non pas le faux le fond et par exemple même quand je prenais C'est pas tant ça parce que moi je trouve que ça ouvre quand même des sujets.

Par exemple sur le barbecue de la consommation de viande, moi je trouve que ça a ouvert un vrai sujet. Le la question de de d'une de protéines végétales, de des élevages et cetera. Moi, je trouve que ça ouvre quand même un espace politique. C'estàd que euh enfin, j'ai pas de statistiques, mais si on on comptait le nombre de publications, le nombre de d'articles sur la le lien entre consommation de viande et et climat par exemple, je pense que on verrait une petite évolution. Mais mais en fait le truc c'est que donc ça ouvre un champ mais en fait ne s'arrêter que sur la forme, c'est aussi un moyen de ne pas entrer avec moi dans le débat sur le fond.

C'est-à-dire que si on s'arrête à la forme, alors on ne souhaite pas rentrer dans le débat sur le fond. Mais j'ai envie de vous dire que une phrase comme le barbecue, si 4 ans après elle génère des manifestations, c'est sans doute quand même que j'ai touché un point sensible en réalité. Oui.

Et puis il y a quand même ça où justement euh il y a cette idée quand même de la bataille culturelle et est-ce que toi justement tu te considères un peu comme on a pu voir certaines personnes qui deviennent en fait des réceptacles de violence et des réceptacles de de haine et de polémique pour justement faire avancer le débat, faire on va dire ouvrir la fenêtre d'Overton si on prend certains principes mais euh mais en fait qui s'abandonnent un peu dans la lutte et qui mettent en danger leur vie, qui mettent en danger leur personne pour justement la lutte. Est-ce que toi tu te perçois aussi un peu comme ça ?

Alors moi, je ne me perçois pas en danger de vie ou de mort, mais aussi parce que je ne souhaite pas me sentir comme ça, parce que je pense que la violence politique particulièrement de l'extrême droite est en train de monter et que on le voit les derniers assassinats politiques, c'est Joe Cox en Angleterre, donc une députée écolo démocrate, enfin progressiste en tous les cas. femme, c'est Mélissa Hartman, je crois elle s'appelle la une députée démocrate aussi aux États-Unis. C'est Nancy Pelodzi qui a été ciblée chez elle. alors c'est son mari qui a pris mais c'était elle qui était ciblée.

En fait, il y a une violence possible sur les femmes politiques particulièrement progressistes et particulièrement quand elles marquent les esprits. Donc je pense que cette violence, elle est enfin cette menace en tous les cas, elle existe pour moi. Je vois pas pourquoi elle existerait que dans les autres pays. Enfin, je pense qu'elle existe pour moi de la même manière.

Mais euh le truc c'est que si je commence à y penser et si je commence à penser comme ça euh il mais de fait quasi impossible de continuer la politique parce que ça veut dire que je me censurerai sur ma parole, ça veut dire que je me censurerai dans mes déplacements, ça veut dire que je ne pourrais plus euh euh voilà être sereine et en fait la sérénité pour pouvoir voir vous savez, on dit il faut avoir les deux pieds bien ancrés pour pouvoir porter la voie. Mais en fait, il faut que je sois sereine, bien ancré pour pouvoir la porter. Donc je dis pas que cette menace n'existe pas. Je vous dis même que je pense qu'elle existe.

Mais aujourd'hui, je y penser serait totalement inutile, voir contreproductive. Donc c'est pas une pensée qui me traverse. Je me lève pas le matin en pensant à ça. Et parce qu'en même temps, tu agis différemment de ce que j'avais pu voir par exemple sur la question du métro. Oui, il y a quand même un impact sur ton sur ton quotidien et ta manière de vivre au quotidien où tu vas pas te mettre sur le bord des rames de métro par risque d'être poussé. Continue à prendre le métro. C'est que alors sur les sur le qu je fais attention, ça c'est vrai, mais je continue à prendre le métro et et en plus dans le métro euh en général, j'ai plutôt des signes de bienveillance et de soutien.

Il y a des gens qui me font des petits cœurs avec les mains et cetera. Enfin euh mais c'est vrai que sur le quai parce qu'en fait pour moi le la menace principale c'est la menace d'une personne qui euh à la brévic ou un enfin ce type de personnage c'est pas j'ai pas peur d'une organisation politique, j'ai peur d'une personne qui se revendique d'idées politiques et qui agissent un peu en loup solitaire enfin comme le pizza gate en 2017 en 2016 aux États-Unis. Voilà. Et donc euh ça euh euh sur un qu de métro euh si je croise une personne, bon pourquoi elle aurait pas cette idée-là finalement on nen sait rien. Euh par contre une fois dans la rame, j'ai plus du tout peur.

Donc en fait c'est des moments et j'ai et précisément je pense pas du tout du tout avoir changé mon mode de vie. Je me je crois vraiment pas qu'il ait euh un seul aspect de ma vie quotidienne qui a changé à cause de ça. Ça, je crois vraiment pas. Je crois enfin je suis même sûre je vois pas ce que j'ai changé. J'ai rien changé. Et vis-à-vis de tes proches ?

Parce que je sais que moi par exemple avec le peu de d'existence on va dire numérique qu'on a mais où je j'apparaît quand même comme un visage, je peux recevoir quand même beaucoup d'insultes et de menaces de mort notamment en raison de mon homosexualité sur les sur les réseaux sociaux euh avec beaucoup de messages et cetera, de haine, parfois plus de 1000 menaces par vidéo, des choses comme ça. Et en fait ce qui m'a plutôt surpris c'est que c'est pas moi qui le vis mal, c'est plutôt mes proches en réalité. Oui. Et je sais pas si toi il y a eu un impact sur tes proches ou non vis-à-vis de toute cette violence.

Sils ont même pu parfois te demander d'arrêter la politique si la question s'est posée. Alors ils m'ont jamais demandé d'arrêter la politique, ça non. Après, c'est vrai que ils guettent ça et il le guettent même plus que ce à quoi je m'attendais. C'estàd que mes enfants, ils regardent régulièrement le niveau de tension politique dans laquelle je suis. Bon voilà. Après ce que vous ce que tu viens de dire m'évoque quand même une autre chose, c'est qu'il faut quand même dire que je suis pas la seule à être harcelée, hein. C'est très important de le poser.

C'est que il y a plein de gens qui sont harcelés, que moi je suis une figure politique donc ça se voit mais qu'il y a aussi des personnes assez anonymes qui sont harcelé que souvent les harcèlement vient quand même d'une identité de genre d'une d'une couleur de peau ou d'une assignation à une couleur de peau d'une religion d'une sexualité en fait. Voilà, je veux dire c'est c'est le la monnaie courante. C'est pour ça que moi quand je vois que on se félicite partout, qu'on a voter l'interdiction des réseaux sociaux aux enfants en dessous de 15 ans, la réalité c'est que les adultes ne se comportent pas bien.

Donc en fait on a encore une fois pris une décision facile qui consistait à interdire aux enfants les réseaux sociaux alors même que le problème essentiel sur les réseaux sociaux vient des adultes. Des adultes qui ne modèrent pas, des adultes qui ne se modèrent pas. euh des algorithmes qui mettent en avant des contenus violents et cetera. Donc en fait euh la l'enfant qu'on pourrait considérer comme étant victime de la de la non gestion des adultes et bien c'est à lui qu'on interdit les les réseaux sociaux. Donc en fait voilà, moi je veux juste le dire parce que j'ai je veux pas non plus que on imagine que je sois une exception dans cette affaire.

C'est c'est une bataille culturelle qui est en cours et une forme de violence débridée en plus souvent anonyme sans limite qui se déploie sur des personnes et certaines personnes sont connues, d'autres ne sont absolument pas.

sur la question du cyberharcèlement, moi ce qui m'a surpris par exemple dans dans les dans les menaces et les insultes que j'ai pu recevoir, c'est euh euh d'une enfin surtout sur Facebook euh c'est là ça va être des profils de gens qui c'est pas des bottes, c'est des gens vraiment qui mettent leur vrai nom, il y a écrit nom, prénom, marié avec un tel et cetera, voir l'un qui était carrément et ça ça m'avait surpris un patron de chaîne d'hôtel et il y a marqué en fait sur son compte que c'est un patron de chaîne d'hôtel.

qui a vraiment tous les informations et qui t'a harcelé enfin qui et je me dis mais tu te rends compte que potentiellement des enfin tu mets même en danger ton entreprise pour m'insulter moi que tu connais même enfin tu me connais même pas tu m'as jamais vu et cetera et tu viens m'insulter sur les réseaux sociaux publiquement et donc il y a aussi ce sentiment d'impunité sur les réseaux sociaux de ils peuvent faire ce qu'ils veulent et globalement c'est toujours des hommes blancs en effet de plus de 50 ans 60 ans et cetera et on a quand même ce sentiment d'impunité enfin moi que je remarque dans les gens gens qui m'attaquent.

Alors moi quand il y a le nom, souvent je leur écris en DM quand même hein. Ça m'arrive régulièrement là en disant "Vous savez que ce que vous venez de faire est passible de 3 ans de prison. Tu portes plainte ? Euh bah non, je peux pas porter plainte pour tout. Je porte plainte quand j'ai des choses un peu graves euh qui sortent un peu de l'ordinaire. Mais non, je je dépose pas plainte à chaque fois du tout. Mais euh par exemple, moi je me souviens d'un d'une boucherie charcuterie [rires] qui me harcelait euh euh sur les réseaux sociaux, je crois que c'était sur Instagram.

Euh je lui ai écrit en DM en lui disant "Bon ben voilà, j'ai j'ai calculé, vous avez fait 26 messages ou 36 en en quelques jours euh toujours sur la sur le même sujet. Euh euh c'est pas de la loi. Enfin, c'est ça tombe sous le coup de la loi. Je vous envoie le texte de loi au cas où cela vous intéresserait. Il est tout à fait possible que nous nous retrouvions au tribunal. Voilà. Et après ça s'est arrêté. Oui. Souvent la peur suffit pour stopper les gens. Oui, parce que le sentiment d'impunité part.

Mais donc il y a aussi cette question de l'anonymat sur les réseaux sociaux où je sais pas si toi tu as un avis sur cette question, certaines proposition qui avait été faite pour supprimer l'anonymat ou non, notamment sur X par exemple qui est un réseau avec un anonymat assez impressionnant. Bah, je suis pas fan de l'idée de supprimer l'anonymat, mais par contre, je pense nécessaire qu'on puisse lever l'anonymat quand il y a des procédures judiciaires fondées sur la base d'attaque raciste, LGBT-phobe, sexiste, antisémite, islamophobe, enfin voilà qui est quand même des critères au nom desquels on puisse lever l'anonymat.

Évidemment, s'il y a euh des images de violence sexuelle, de violence sur enfant et cetera, enfin qui ait un cadre dans lequel on puisse de manière automatique lever l'anonymat, ça moi ça me semblerait très utile, très important. Après pour le reste parce que il faut toujours se dire que les réseaux sont quand même tenus par des gens qui sont proches de l'extrême droite si ce n'est l'extrême droite que il est pas impossible que l'extrême droite arrive un jour au pouvoir et que il peut y avoir aussi une chasse aux sorcières politiques qui euh donc il faut pas prendre des lois qui nous empêcheraient demain de nous battre et de résister. C'est c'est un peu le sujet.

Mais pour moi, dès lors qu'il y a attaque euh raciste, sexiste, euh LGBT phobe, euh antisémite, islamophobe et sans doute, j'en oublie, validiste probable euh évidemment et puis euh euh et puis euh des violences sur les femmes et sur les enfants, je pense que là, il devrait y avoir une levée d'anonymat automatique. C'est s'il y a une procédure judiciaire, s'il y a la moindre personne qui dépose plainte, alors on lève l'anomini. Et euh j'aimerais aller sur un autre sujet qui est su de la violence en politique mais vraiment de des de la part de politique.

Et euh et toi bah par exemple, tu en as quand même beaucoup subi au sein de ton propre parti politique parce que tous les partis politiques sont quand même des viviers également de de violence internes, de violences qui sont souvent justifiées dans le sens de bah c'est le monde politique, c'est comme ça. Euh et toi justement, est-ce que tu t'es soutenu ? Est-ce que tu t'es senti soutenu lors par exemple de l'affaire den Bupin ? Lors de l'affaire Bayou, est-ce que tu t'es senti soutenu ? Tu t'es battu toute seule ? Alors, lors de l'affaire Denis Bupin, les réseaux sociaux étaient pas du tout aussi développés qu'ils le sont aujourd'hui. Donc, j'ai pas subi sur les réseaux sociaux.

Ça, j'ai pas eu. Par contre, non, je me sens pas soutenu. Ça, [raclement de gorge] enfin, je vais le dire clairement. C'estd que quand je parle de la viande comme d'un cadavre d'animal, ce qui est une forme de lutte politique puisque je pose des mots qui doivent changer la vision qu'on peut avoir d'un sujet. C'est une lutte politique. Je je ne fais rien qui soit interdit par la loi. Je je juste je pose un fait. Euh ça par exemple, je n'ai strictement jamais de soutien sur rien quand bien même ça ça déclenche des des vagues de cyberharcèlement inse même des fois mon parti prend en position contre moi quand j'ai dit sur la après la loi du plomb l'autorisation de la cétami pride.

Il y avait une journaliste qui me posait la question sur la rentabilité. J'ai j'en ai rien à péter de la rentabilité. Euh et j'aurais dû continuer la phrase en me disant [raclement de gorge] par rapport à notre santé. Euh bah ça euh j'ai même eu un un communiqué de presse contraire de mon parti pour dire que j'avais tort. C'est en ce qui est dingue hein. Ce qui est dingue parce que les écologistes n'ont jamais mis dans aucun des programmes de leur existence le mot rentabilité. C'est pas du tout une lutte politique. Jamais le mot rentabilité, j'ai regardé dans tous les programmes politiques, n'a été mis dans aucun des programmes politiques.

Mais là, pour se dissocier de moi, ils ont fait ce qui est ce qui est absolument scandaleux sur le plan des valeurs que nous défendons. C'est absolument scandaleux. Et toi, justement, tu tu le vis comment ? parce que enfin moi je sais par exle j'ai beaucoup de camarades qui même se posent parfois la question de rester au sein du parti ou non vis-à-vis de ce sentiment de pas être soutenu mais parfois juste de la violence interne qu'on peut subir et de se dire bah au final je vais partir ou je vais ou je ou prendre du retrait parfois également juste dire bah je me mets en rentrée un temps parce que bah j'ai du mal à supporter tout ce qui se passe.

Euh bah c'est ce que j'ai fait après l'affaire beau hein pendant 4 ans. Je me suis mise en retrait j'ai fondé une association euh j'étais avec des femmes victimes. Je suis revenue en politique parce que j'estimais quand même que je pouvais pas dire aux femmes parler et puis donner l'exemple de du fait que la parole soit synonyme de retrait, d'invisibilisation, de perte de position quoi. Donc je suis je suis revenue mais et depuis que je suis revenue, mon parti est 10 fois plus violent qu'avant. Ah bon ? [rires] Ah punaise ! [souffle coupé] Je pense qu'il y a un petit truc à déconstruire. [rires] Pourquoi il est plus lent qu'avant ? Faudrait leur demander à eux hein. Ouais.

Tu trouves qu'il y a quand même eu un changement même de de la part de au sein du parti dans est-ce que c'est pas aussi la montée peu à peu le le potentiel la potentielle arrivée au pouvoir des écologistes qui a 10 15 ans se posait pas vraiment qui maintenant de plus en plus enfin il y a eu quand même des périodes où on s'est dit c'est possible même en 2022 au début de la campagne des écologistes durant la primaire il y avait quand même certains et certaines d'entre vous qui étaient quand même bien testés dans les sondages et cetera parce que c'est aussi une raison le pouvoir devient de plus en plus proche donc les gens de plus en plus violents Non, je crois pas du tout que ce soit ça.

Je pense que c'est euh je pense que j'ai dénoncé des violences sexuelles à l'intérieur du parti, que ils ont été sympas au moment où je les ai dénoncé encore que pas tout le monde mais quand même globalement. Et puis donc je on était quatre hein, Hélène de Bost, Isabelle Tar et Annie Lamur. Euh donc voilà, on est plusieurs à être partis du parti à ce moment-là parce que c'était trop dur. Ils nous ont accompagné gentiment vers la sortie comme on comme on accompagnerait bourgeoisement je dirais [rires] vers la sortie. C'est oh ben c'était vraiment un plaisir. Merci. Tu es sûr ? Tu veux pas rester encore un peu ? Voilà.

Et puis par contre quand on est revenu, je pense que enfin je suis la seule à être vraiment revenue. Je pense que là ils ont pris ça comme une forme de menace. Ouais. Ce qui interroge hein vraiment au fond des valeurs défondues bien sûr. C'est pour ça que moi quand parce que j'ai eu des phrases qui n'ont pas toujours été comprises où je disais mais on accuse les filles d'antisémitisme et cetera mais je si on regarde tous les parties de gauche tous s'arrangent avec des valeurs en vrai. Etth et donc pour moi c'est il y a un peu un truc trop facile à dire "Ah mais les filles méchants, est-ce que antisémitisme ?

Parce que je dis par exemple chez les écologistes, si on regarde vraiment les valeurs de féminisme défendu, on n'est pas du tout du tout du tout au niveau. Mais pas du tout quoi. Vraiment vraiment pas. Et on met des viols sous dans le placard et on enfin je veux dire euh et on on essaie d'invisibiliser ou de marginaliser le plus possible celle qui a porté la parole. C'est c'est objectivement c'est très compliqué. On regarde des valeurs qu'on défend. Donc euh voilà, je pense que c'est euh je pense qu'on a tous des arrangements avec nos valeurs.

Euh je pense juste qu'on peut pas euh et que c'est important d'en prendre conscience parce qu'on peut pas se dire "Nous on est parfait, c'est les autres qui sont nuls, quoi." Mais justement sur ce sur cette question de l'antisémitisme, moi il y avait il y a aussi autre chose qui me perturbe, c'est la montée de plus en plus de la violence physique à l'égard des individus. Donc comme là on a pu le voir avec la DJ à Grenoble Barbara Bouch à Agrenoble ou encore même là par exemple bah le aujourd'hui où le au moment où on tourne le meurtre à Roman surizer a été enfin l'assassinat a été requalifié comme crime raciste.

Donc justement, j'ai l'impression qu'il y a quand même une augmentation de la violence physique politique de plus en plus comparé à il y a 20 ou 30 ans où il y en avait les entartrages, les enfarinages mais et ça faisait déjà polémique mais pour des choses qui étaient pas des jets de bouteilles ou carrément un meurtre en fait. Ouis. Enfin des meurtres racistes, il y en a toujours eu hein. Oui oui bien sûr. Des meurtres LGBT phobes, il y en a toujours eu. Toujours eu. Mais je ressens qu'il y a une récrudescence quand même de plus en plus d'attaques LGBT phobe. C'est pas ce que les statistiques montrent.

Alors après, moi ce que je pense c'est qu'elles sont beaucoup plus mises à la une parce qu'elles ne sont plus supportées alors qu'avant elles passaient dans une forme d'acceptation. Voilà, c'était une ligne un peu comme les féminicides si tu veux. C'estd que les féminicides c'était une ligne dans une rubrique fait d'hiver. Puis maintenant euh chaque féminicide fait l'objet euh de de d'une mobilisation militante et c'est très bien. Et en fait, tous ces meurtres-là sont des meurtres euh et des assassinats euh qui aujourd'hui ne passent plus mais euh je veux dire, ils ont toujours existé. Ils ont toujours existé.

Euh mais précisément comme nous luttons pour une société dans laquelle il n'existerait plus euh alors euh c'est ça fait partie de la mise en visibilité euh que nous faisons de manière militante. Après sur euh sur Barbara Bouch sur Barbara Bouch, moi je pense qu'il y a il y a plein de choses à en dire en fait dans cet épisode. C'est que moi je comprends déjà au départ que alors qu'un génocide est en cours depuis 10 ans et qu'on a un Occident qui globalement s'en fout totalement dans une forme de complicité d'impunité.

Je dire évidemment que je comprends que quand on est militant et de cette lutte dont je suis d'ailleurs, je je c'est insupportable, il y a quelque chose d'insupportable et et que donc ça prenne le pas sur plein d'autres choses. Ça je le comprends vraiment. C'estàd que non seulement je le comprends mais je le soutiens. C'estd que je pense que là on est dans un dans dans un crime contre l'humanité depuis 2 ans d'une ampleur incroyable sous nos yeux euh avec en plus des atteintes extrêmement graves à par exemple la liberté de la presse qui fait qu'une partie de ce génocide et de ce crime contre l'humanité n'est pas visible aux yeux enfin n'est pas documenté autant qu'il devrait l'être.

Donc en fait euh ça je comprends que ça ça vraiment ça fasse vriller quoi. C'est cette espèce d'impunité euh occidentale. On sert les coues dans les G7 et pendant ce temps-là les Palestiniens subissent la mort, la terreur, la torture. Évidemment que c'est c'est inacceptable. Gén voilà. Mais précisément dans ces moments d'emballement de militance euh parce que ça nous arrive à tous, on a tous des moment d'emballement militant comme ça.

Il faut absolument et pour moi c'est vraiment la discipline à laquelle je m're essayer de garder au maximum et le plus possible et tout le temps les valeurs et et donc les valeurs d'inclusion, les valeurs de à qui on s'adresse, à qui on s'adresse, à qui on adresse l'action militante, comment on le fait et cetera. Et tout ça, c'est une réflexion politique permanente. C'estàd que euh on enfin on peut pas oublier, on peut pas euh sortir du contexte euh l'histoire de la personne à qui on s'adresse, ce qu'elle a réellement fait, ce qu'elle n'a pas fait.

En fait, c'est vraiment une action militante comme ça, c'est pas tant pour nous-même nous regarder dans la glace des réseaux sociaux, c'est pour porter quelque chose. Et donc là, en l'occurrence sur la sur Barbara Butch euh moi j'interroge le fait que elle a signé une tribune de soutien à une loi euh que qui est contestable. Elle a retiré sa sa signature, elle est allée euh mixer à Telive alors qu'il y avait un génocide à côté. Euh elle y est allé à l'ambassade de France, elle y est pas allée à l'invitation d'Israël. En fait, tout ça et plus toutes les discriminations qu'elle prend par ailleurs.

Bien en fait, il y a il y a quand même quelque chose à doser dans notre dans notre action militante. Et je dis ça d'autant plus que dans les signataires de la tribune en soutien à la loyadan, il y avait par exemple Casneu Bernard Casneu. Bernard Casneu qui la semaine d'avant a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle. Donc on pourrait imaginer que parce qu'il se déclarait à la à la à l'élection présidentielle, ça aurait pu être une cible de protestation euh sur euh ce qui se passait à Gaza puisqu'il avait aussi signé la même tribune de soutien.

Or, il n'y a pas eu un mot de ce point de vue-là pour case et donc il y a quelque chose qui n'est pas qui n'est pas ni juste ni en accord complet avec nos valeurs sur ce qui s'est passé là-bas. Et après, moi je je et et c'est ça que j'aurais aimé qu'il soit posé comme mot dans ce moment-là, c'est de dire "Ben, on avait une action de distribution de tracte euh ce que je trouvais légitime parce que ça je pense qu'en effet on pouvait distribuer des tractes à l'entrée de son concert. Ça me semblait assez légitime. Mais l'action a débordé le cadre qu'on s'était fixé. on a été emporté dans quelque chose, on ne peut pas faire arrêter un concert juste là-dessus et cetera.

Bon et ça à la limite, je l'aurais accepté comme explication. C'est que on sait aussi tous et toutes que dans le cadre de nos actions militantes, on peut parfois être débordé par des individus qu'on connaît ou qu'on connaît pas d'ailleurs. C'estd que voilà dans dans le feu de l'action, ça ça existe partout dans nos mondes militants et donc personne n'est à l'abri de ça. Mais j'aurais juste aimé que ça soit posé en l'état c'estd en fait ça nous a dépassé, on a été débordé, ça être trop loin par rapport à ce qu'on voulait. Voilà. Et ça c'est quelque chose qui n'a pas eu lieu.

Et donc voilà, moi je je trouve que ça interroge nos modalités d'action militante et ça les interroge dans la forme, ça interroge dans le fond. C'est-à-dire quels sont nos adversaires, à qui on adresse nos protestations euh à qui on enfin qu'est-ce qu'on utilise aussi comme cible pour euh monter nos revendications, notre discours, ouvrir les fameuses euh fenêtres d'overt et cetera. Et pour moi, le choix des personnes est très important, le choix des moments est très important, le choix des organisations est très important.

Et là, j'ai l'impression que euh voilà, on on sait euh enfin je dis on est pas et les écologistes n'en faisaient pas partie, mais euh je dire je pense que c'était pas la cible la plus adéquate, voilà, qu'on cancelle son son intervent, enfin son son chaud, son chaud, pas de problème. Même qu'on vient de distribuer des tractes, pas de problème. Même qu'on ait des drapeaux palestiniens, pas de problème. Mais là, c'est allé trop loin et je pense qu'il faut le dire en fait. Moi pour moi faut simplement le poser quoi. et puis condamner en fait systématiquement la violence physique qui n'a pas sa place en politique.

Et ça c'est quelque chose où j'ai l'impression qu'on a de plus en plus de mal et notamment de la part en effet parfois de pas tous de certaines personnes de la France insoumise mais comme de dans d'autres bords politiques de juste dire mais comme tu dis en fait on a fait une erreur enfin c'est parti trop loin il y aurait jamais d'ur de violence physique et on condamne unanimement toute violence physique elle n'a jamais sa place en politique il faut toujours lutter contre et justement c'est aussi avoir à mon sens une valeur supérieure à celle en fait de l'extrême droite qui elle justement utilise la la violence dans ce physique au quotidien pour intimider les gens qui fait des ratonnades, enfin qui descend, enfin qui ils font des ils font des choses horribles.

Et justement, c'est aussi à nous en tant que entre guillemets humanistes de dire juste enfin on condamne toujours la violence physique et jamais enfin jamais on on la soutiendra et j'ai l'impression que parfois il y a eu un peu du mal de la part de certains acteurs et actrices politiques de le dire et c'est ça qui parfois me déçoit de plus en plus de certains représentants et représentantes politiques. Alors, enfin là-dessus, je pense que LFI s'est quand même beaucoup construite ces dernières années sur on est seul contre tout le monde et donc il faut qu'on soit solidaire entre nous sinon on tiendra pas. Et ça, on en a une responsabilité aussi là-dessus.

C'est pas que LFI qui dit pas les choses, c'est aussi c'est aussi parce que moi je me souviens d'avoir de multiples fois soutenu LFI sur les plateaux télé et cetera et j'avais l'impression vraiment de enfin de vider la l'océan à la petite cuillère. C'estàd de par exemple au moment de l'affaire Quentin de Ran. Ouais, je me souviens d'avoir vraiment eu des propos clairs en disant c'est pasfi le sujet mais j'ai enfin vraiment j'avais j'ai le sentiment d'avoir été la seule quoi.

la seule c'est ça tout le problème c'est que si à gauche en particulier on n'interroge pas aussi la bataille culturelle qui est menée par l'extrême droite ou la droite si on n'interroge pas à gauche la question de la solidarité entre nous au moment des attaques euh et si on rentre dans une forme de de bienpensance je vais le dire comme ça Euh bah évidemment que LFI n'a qu'une seule possibilité, c'est de se recroquviller et de faire la tortue un peu comme dans les dans les BD d'Astérique d'Astérix, voilà, c'est dire de se protéger et donc ils peuvent pas en lâcher un parce que s'il commencent à en lâcher un, ils les lâchent tous quoi.

Donc c'est c'est donc oui, moi j'aimerais j'aurais aimé que les filles a des mots par exemple un peu plus forts sur cet épisode là. Je clairement pour moi c'est évident. Après il faut aussi interroger ce pourquoi ils l'ont pas. Et je pense que c'est trop facile de dire c'est juste elle est fille, elle les filles, elle est filles quoi. Mais est-ce que est-ce qu'on est tous pas seul ? Est-ce qu'on se passe là est-ce qu'on également on se lâche pas tous entre nous ? Moi j'ai l'impression qu'en fait à chaque fois les différents parties de gauche se lâchent entre eux à la moins d'occasion. Enfin quand on prend LFI lâche les verts et le PS à la moins d'occasion.

les verts lâchent le PS et LFI à la moins d'occasion et j'ai l'impression que le PS lâche également en fait les écolos et et j'ai l'impression qu'en fait c'est un peu quelque chose qui est vu que et je pense également vu que tout le monde a en en en vue la présidentielle tout le monde se dit faut que ça soit moi. Mais donc du coup à la moindre occasion va aussi chacun se mettre un peu la tête sous l'eau pour réussir à exister et pour réussir à prendre le dessus sur une séquence médiatique, faire baisser la c de popularité d'intel.

Et ça c'est ce que j'appelle un peu le la stratégie du bon élève, c'est-à-dire c'est euh celui qui dit "Madame, madame, c'est pas moi, c'est pas moi, regardez, moi j'ai pas fait euh et ça c'est pas ça qui nous permettra de gagner." C'estàd que vraiment je trouve qu'on doit interroger et et au fond nos pratiques politiques mais quand je dis nos pas pratiques politiques de LFI, c'est nos pratiques politiques. Et quand est-ce qu'on est solidaire ? Quand est-ce qu'on les pas ? Quand est-ce qu'on se parle aussi ? Quand est-ce qu'on se dit les choses ? Quand est-ce qu'on les dit juste à la télé ?

Quand est-ce que En fait tout ça est pour moi euh aujourd'hui une faiblesse tellement importante de la gauche qu'elle nous pourrait nous faire perdre. Oui. Puis pour moi en fait ça n'excuse en rien après les réactions de chacun et je pense aussi surtout de la part de de Jean-Lenchon là. Il y a aussi un risque lui pour sa présidentielle où il a souvent une stratégie quand même de se calmer avant chaque présidentiel.

Sauf que là, je me demande si justement tout tout ce comment est-ce que LFI a pu évoluer ces dernières années ne va pas en fait faire perdre Jean-Luc Mélenchon et qu'en fait c'est pas Jean-Luc Mélenchon qui va perdre mais la France insoumise parce qu'il ne va pas pouvoir changer son image parce qu'il sera bloqué par des événements locaux ou justement il y aussi des gens qui ont pris des une responsabilité locale qui commence à exister et cetera et qui parfois vont être beaucoup plus radicals que lui.

Et et justement, je me demande si c'est pas également ça qui peut lui causer une bah sa perte en fait à la présidentielle parce que je pense que Barbara B par exemple ça n'aurait jamais dû arriver si c'était Jean-Luc qui l'avait décidé quelque chose qu'il aurait caloré. Moi je pense que c'est ça le c'est ça l'espèce de seris sur le gâteau de cette affaire. [rires] C'est comme je pense qu'ils n'ont pas du tout maîtrisé ça. C'estd que je pense que le national a pas maîtrisé ce qui se passait avec Grenom ce genre-là. Euh mais c'est toute la difficulté des stratégies politiques.

C'est-à-dire que euh pour consolider une base, vous êtes obligé de de d'aller sur vraiment euh des gens qui sont presque radicalisés sur vos positions. Quand je dis radicalisé maintenant, c'est un mot qui est un peu dévoyé parce que je veux pas du tout mettre le doute sur les personnes mais en tous les cas qui sont comment je peux dire ça ? hypermobilisé, voilà, je vais dire comme ça, hyper mobilisé sur une sur une base politique. Mais cette hypermobilisation, elle renvoie aussi à un discours de pureté euh qui empêche de passer des caps.

En fait, c'est toute la difficulté du moment parce que moi, par exemple, quand je vois ce que je me prends de la part des insoumis, enfin d'une partie des insoumis depuis que j'ai parlé de Barbara, je me dis je suis quand même la femme politique enfin la personnalité politique de gauche qui par parmi les APIFU qui pourraient rejoindre et soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidence de la République. Je m'en suis exprimé plusieurs fois. Je fais partie de celle dans tous les cas qui réfléchissent.

Euh je veux dire qu'il me tombe dessus comme ça à bras raccourci parce que j'ai osé dire que attention quand même, il fallait réfléchir à à l'intersectionnalité et au messages politiques qu'on envoie dans nos mobilisations. Euh et quand je vois vraiment avec quelle discipline [rires] il le font, je me dis euh il se ferment aussi des opportunités de rassemblement d'une certaine manière en faisant ça. Et ça c'est quand même un sujet, c'est parce que moi je vais devoir parler de choses. Enfin, je veux dire j'ai pas du droit des femmes par exemple. Tu as dit que tu souhaitais en parler. Oui, mais pas que ça. Enfin, je veux dire, il va falloir mais c'est mais de manière normale.

Sil y a que quand on quand on est dans une des des alliances, ben on parle de choses, on parle de choses au fond. Enfin, je veux dire, c'est absolument normal. Euh c'est pas euh qu'on soit clair, c'est pas un conseil de discipline, c'est juste comment on fait pour vraiment euh élargir la base et faire en sorte que le discours, euh les positions politiques, les programmes, les manières de faire puissent aussi intégrer les partenaires qui rejoignent euh qui rejoignent une alliance et et donc il va enfin moi je vais évidemment poser des questions sur le féminisme, évidemment je vais poser des questions sur l'antisémitisme. Voilà.

Enfin, je veux dire et encore une fois, je dis pas ça en faisant l'hypothèse qu'ils sont sexistes ou qu'ils sont antisémites. Moi, je fais pas du tout cette hypothèse là. Est-ce que par contre tu consid pos ? Faut qu'on le pose parce qu'en plus pour moi c'est quelque chose d'important pour avancer en fait. Mais est-ce que tu penses qu'il y a eu des actes antisémites pour le coup ?

par exemple les caricatures, les caricatures de Sirauna et cetera qui pourtant je n'aime pas du tout où il y avait des enfin une culture mais mais comme en fait on a tous des choses à déconstruire, est-ce que tu penses qu'il y a pas aussi une déconstruction sur certains sur certains points de de l'antisémitisme qui peut exister chez certains membres de la France insoumis sur les caricatures, sur bah Barbara Bouch, sur même les blagues qu'il y avait eu lors des meetings et cetera. Est-ce que tu penses qu'il y a pas une oui des quand même certains traits mais comme on on va tout avoir chez chacun d'entre nous euh à déconstruire de la part de la France insoumise sur cette questionlà ?

Moi, je veux pas rentrer dans la tête des individus, ça m'intéresse pas tellement. Ce que je veux, c'est que Pourtant, la déconstruction, c'est aussi notre combat. Oui, mais c'est une déconstruction politique. C'est c'est une déconstruction des impensées politiques, des impensées de position, des impensées de de privilèges, des et en fait euh ça il faut qu'on c'est pas une des questions qui sont renvoyées à l'individu encore que s'il y a un individu qui a des propos antisémites.

Alors voilà, mais j'ai il faut qu'on arrive à avoir une une réflexion politique là-dessus sur bah je sais pas moi par exemple si je prends le sexisme euh quel serait un fonctionnement politique, un rapport au pouvoir qui permettrait euh de sortir d'un d'un masculinisme de de de d'un masculinisme politique qui existe. Mais je dire le Parti socialiste, il n'y a que des hommes candidats. Je dire ce masculinisme politique, il existe. Il il transcende tout, il transcende la société, il transcendent tout.

Donc comment dans ce contexte là on peut faire en sorte que les thématiques féministes soient portées mais qu'elles soi pas juste portée comme des éléments d'un programme, mais qu'elle soit portée véritablement, y compris dans les modes de fonctionnement et cetera ? Bon bah voilà, mais euh mais de même que moi je pourrais poser la question à mon parti, comment on fait pour que les la lutte contre les violences sexuelles ça soit pas juste une déclaration à la télévision mais que ce soit un combat au quotidien en fait. Et ça aujourd'hui, je pense que Marine Tondoline n'arriverait pas à répondre à cette question par exemple.

Alors si on dit il y a des formations et cetera enfin dans les faits il y a un sujet donc et puis au PS moi je pourrais poser la question aussi de l'islamophobie qui est réelle enfin je c'est une question réellement imposée quand je dis ça je le dis pas avec légèreté c'est dire que quand je vois la manière dont on aborde la question du port du voile des femmes euh chez certains et certaines je me dis on est très très loin mais alors vraiment très très loin euh de des luttes inclusives dont on se revendique. C'estd que est-ce qu'on s'attaque à des femmes qui portent le voile ?

Est-ce que enfin voyez et enfin tu vois et en fait ces ces trucs là enfin c'est ces thèmes politiques là ces manières de penser politique aujourd'hui elles ne sont pas posées à gauche. Il y a pas d'espace où on peut se poser les on peut poser les termes du débat, où on peut s'interroger, on peut et moi c'est quelque chose qui me gêne beaucoup parce que du coup dès qu'on a un petit désaccord sur un truc alors on est l'ennemi numéro 1.

Mais je vais te dire, je me sens autant l'ennemi numéro 1 du PS quand je parle des du enfin du fait que une femme qui porte le voile, c'est un peu plus compliqué que juste elle est soumise à son mari et que c'est une prisonnière, voilà, du patriarcat, je pense que c'est un peu plus compliqué que ça. Euh et donc je me sens autant l'ennemi numéro 1 du du côté du parti socialiste que quand je peux défendre par bouche et je me sens la cible de de d'une partie des insoumis. En fait, c'est vraiment c'est et c'est troublant même, je vais te dire, c'est vraiment troublant.

Et pourquoi est-ce que tu as comment est-ce que tu as pris ta décision de ne pas repartir à la présidentielle comme tu avais pu le faire en 2022 ? Euh pourquoi est-ce que tu as pris ces décisions justement de pas y repartir vu que tu as quand même des idées à porter, tu as un positionnement et là du coup tu vas plutôt choisir et ce qui aussi comment légitime de négocier des positionnements, de réussir à construire quelque chose avec d'autres plutôt que de porter ta voix. Mais j'ai pas choisi euh on m'a empêché de toutes les manières de pouvoir le faire.

Euh donc euh je prends acte que empêché par les verts, empêché par les filles, empêchou empêché par les vers, empêché par les verts euh essentiellement. Bah voilà. Bah c'est je veux dire la politique c'est ça aussi hein. Ouais, j'ai pas gagné sur cette bataille-là. Euh euh on n pas parlé du PC d'ailleurs dans les Non, [rires] le PC c'est vrai que on en a parl assez peu en général. On parle du on parle de du rapport au féminisme Fabien Rossel. Oui, c'est vrai [rires] que ça avait été Oui. Ou de la viande ou de l'antispécisme. Bon bref euh parce qu'on les a pargne beaucoup critique [rires] [souffle coupé] mais voilà.

Bon après une fois que le problème aussi de la position que je je j'adopte à ce micro aujourd'hui c'est que du coup je dis du mal de tout le monde et que c'est un peu le un problème c'est quand même bah tu poses aussi tes problèmes dont personne ne parle nulle part. Oui, mais il va falloir qu'on les dépasse. C'est dire que on peut pas se contenter juste des constats. Et euh et je pense que il va falloir qu'on ait vraiment des discussions au fond, y compris et même si on ne fait pas d'alliance pour le premier tour, ce qui me semble quand même assez mort dans la situation politique actuelle. Euh de toute façon, le deuxième tour ne se gagne pas depuis un camp.

C'estàd que le deuxème tour d'une campagne présidentielle ne peut se gagner que sur la base d'un rassemblement. Donc et un rassembablement et je pense que les municipales nous l'ont montré, ça ne se fait pas dans la semaine de l'entre tours. C'estàd que c'est quelque chose qui se prépare bien en amont.

Et donc même si on ne part pas uni au premier tour, si un leader à gauche euh arrive à dépasser et à passer ce premier tour et à exister dans l'entre tours et donc est en capacité ou ou du moins s'il y a une probabilité qu'il gagne la présidence de la République, alors il nous faut penser ce rassemblement et ça je veux dire faut pas passer 6 mois à se taper dessus dans les médias en perman non seulement il faut pas se taper dessus mais ça c'est la partie émergée de l'iceberg Mais dans la partie immerger de l'berg, il va falloir qu'on s'attache aussi au au sujet qui fâche.

C'estàd qu'il va falloir qu'on se pose autour de la table qui ait euh toutes les forces politiques autour de cette table par exemple et qu'on pose les questions qui fâchent. C'estd euh comment on parle des sujets qui fâchent ? Et en parlant de questions, il y a des auditeurs et auditrices qui t'ont posé des questions euh pour l'épisode. Donc je te laisse piocher de ou trois questions. Alors l'antisémitisme de la France insoumise ne vous pose-telle pas problème ? Ne vous pose-il pas problème ? Bah c'est j'ai répondu, j'en ai déjà j'en ai déjà largement parlé. Alors ensuite euh pourquoi n'aimez-vous pas les soci ?

[rires] Il y a des questions moi politiciennes de dans la compra vraiment toutes les questions politiciennes. J'en ai aussi parlé, c'est pas une question de de d'aimer ou pas aimer. Moi c'est alors ça c'est une phrase que j'ai dite et qui a beaucoup choqué aussi particulièrement en interne chez moi, c'est que moi je suis pas dans la politique sur on s'aime, on s'aime pas. Et je trouve que mettre la politique sur le sur le plan de l'affecte, c'est pas du tout le bon sujet. C'est que moi je suis capable de faire des alliances avec les uns avec les autres.

Je suis mais sur des bases programmatiques, sur des et quelque part que j'aime ou que j'aime pas, c'est presque secondaire en fait dans le dans l'affaire. Et euh ce que je reproche au socialisme puisque telle est la question, c'est d'avoir de de d'avoir un programme économique et social qui n'est pas suffisamment clair sur la rupture. Et quelque part, il y a une forme de traumatisme Hollande de ce point de vue-là, c'est que mon ennemi c'est la finance et derrière on fait euh le mandat euh que tous on connaît et que émerge de ce mandat Emmanuel Macron, je pense qu'il y a quand même une introspection à avoir sur ce qui s'est passé à ce moment-là. Je veux dire, c'est pas possible.

Et quand je vois que Raphaël Gluxman par exemple à son meeting fait huer Mél enfin Mélenchon est tué dans son meeting et n'arrête pas les la contestation. Par contre il parle je crois deeddouard Philippe et de Gabriel Atal qui sont eux aussi hués par la salle et là il dit arrêtez faut pas les huer. C'est donc en fait il il envoie un signal politique. Moi je veux pas me refaire avoir en fait.

[rires] Mais je comprends [souffle coupé] et vraiment vraiment dire pour moi c'est très important de pas me refaire avoir et je dois dire pour être tout à fait sincère et honnête que le mandat à l'Assemblée nationale que j'ai passé là en tant que député ne m'a pas complètement rassuré de ce point de vue-là parce que bah par exemple je pense que la loi du plom 2 n'existerait pas si on avait pas voté le PLFSS enfin si le PS n'avait pas voté le PLFSS et si nous nous ne nous étions pas abstenus sur le PLFSS.

Je te dis ça, moi je me j'ai voté contre mais parce que en fait ça a été la poursuite du gouvernement Lecnu cette affaire euh de PLFSS donc de budget de la sécurité sociale, ça a été le vote pour des socialistes a permis une majorité donc a permis d'adopter ce PLFSS et donc de maintenir le cornio au pouvoir et on aurait pas du plom de on aurait pas la citam pride, on aurait pas le Mais qu'est-ce qu'on aurait eu si on avait pas eu PFSS ?

S'il avait pas eu PFS, on aurait eu les ordonnances, on serait rentré dans un Non, on aurait on aurait eu une motion de censure derrière puisque le budget n'étant pas accepté, on aurait on aurait eu une motion de censure qui peut-être faisait tomber le corn qui euh et Macron aurait potentiellement nommé un premier ministre ou une première ministre beaucoup plus à droite et donc on aurait eu également potentiellement bah comme Barnier avait essayé de le faire mais là avec une réussite où Marine Le Pen aurait pu dire justement je suis respectable, je permets à un gouvernement d'exister.

et je vole le budget avec en fait un un budget qui aurait été fait avec l'extrême droite et dans la main de l'extrême droite. C'est aussi un risque et et moi c'est ça ça c'est un reproche que j'ai à faire à à à Jean-Luc Mélenchon et même au enfin enfin plutôt à lui sur rien que le programme tout le programme et que le programme.

Moi je sais que je suis très parlementariste et j'aurais apprécié pour le coup que on en fait on parte d'un principe où on veut gouverner de manière parlementarisme dans le programme c'est parlementaires et qu'on dise en fait bah on a gagné on arrive en tête par contre on n pas la majorité absolue donc il faut négocier comme il nous comme bah Pedro Sanchez l'a fait en Espagne comme c'est le cas en Allemagne ou dans d'autres pays et aller voir en fait en effet les groupes politiques les plus proches de nous donc Renaissance et cetera pour dire bah sur la base de notre programme parce que nous sommes en tête, nous vous proposons de négocier et ça j'aurais trouvé ça moi c'est ce que je comprenais dans notre programme notre programme mais le problème c'est qu'on avait dit que le enfin tout programme rien que le programme que le programme moi je me souviens d'avoir d'avoir dit à la télévision de de multiples fois que en fait on proposerait des lois issues de notre programme et qu'après le parlement travaillerait et que moi j'avais même proposé qu'on utilise pas le 493 de sorte qu'on garantisse au parlement la capacité à travailler et quand tu dis que on aurait eu un premier ministre de plus de droite, bah finalement on aurait une majorité encore plus large pour le censurer de nouveau jusqu'à ce que Emmanuel Macron respecte le résultat des urnes.

Moi, je trouve qu'on a fait preuve d'une faiblesse collective là-dessus parce que c'est quand même historique qu'un président de la République ne respecte pas le résultat des urnes. Je te dis pas que la nomination de d'un premier ou d'une première ministre issue du NFP aurait été simple. Je te dis pas que notre mode de gouvernement aurait été simple. Je te dis pas mais moi je n'ai jamais compris pourquoi euh Emmanuel Macron n'a pas euh nommé une personne de son choix dans ce cet espace politique-là.

Et s'il se faisait ou si elle se faisait censurer dans les dans le premier mois et bien elle se faisait censurer et quelque part ça justifiéit qu'on passe à une autre étape politique parce qu'on constatait l'échec de cette stratégie là. Mais qu'un président de la République se permette, alors que c'est lui qui a fait la dissolution, se permette de ne pas respecter les le résultat des c'est extrêmement grave et que derrière euh au moment du vote du budget, on valide quelque part cette stratégie en volant en votant le BLFS, je trouve que voilà, ça pose une question politique au fond.

Et donc c'est pour ça que je dis euh moi c'est pas une question d'animosité ou pas d'animosité, c'est une question de à quel moment on parce que le les gens se sont mobilisés au moment du NFP. Il y a quand même eu une ferveur populaire autour de ce NFP. Je veux dire qu'à la fin nos votes permettent de maintenir le macronisme. Je pense pas que ce soit ce qui était attendu au moment du NFP. Et quand je te dis ça, je tu entends bien que je dis aussi que mon groupe s'est abstenu et que je trouve que c'est une erreur politique majeure. Je donc je dire quand je pose ça, je n'adresse pas des critiques que au PS.

C'estàd je dis on en fait à un moment je pense que on a eu peur d'une nouvelle dissolution mais je pense que la peur est très mauvaise conseillère. Euh moi je trouve que c'est aussi le risque des ordonnances et en fait de rentrer dans un régime présid encore plus présidentialiste qu'il ne l'était aujourd'hui. Et c'est ça moi qui m'aurait encore plus enfin qui qui m'effray aussi de d'autre part, c'est en fait ce côté on aurait aussi pu renforcer encore plus le régime présidentiel infiné avec en fait ce refus parce que enfin à mon sens et en effet la faute première revient à Emmanuel Macron.

bien qu'on ait quand même perdu la tête enfin la présence de l'Assemblée nationale ce qui montrait que on éétait pas majoritaire à l'Assemblée enfin qu'il y avait en tout cas une majorité supérieure à la nôtre à l'Assemblée nationale. Donc ça aussi c'était une preuve que bah enfin ils sont av servi comme justification mais c'était ce côté du on a Néron à l'Élysée si on est tous d'accord mais en fait justement Néron et puis Néron est capable de faire quoi en fait ? il est capable d'aller jusqu'où ? Et en fait et ça et et ça en effet moi je peux comprendre ce côté où je me enfin je pense qu'il serait capable de gouverner avec le RN si ça lui permettait de se maintenir au pouvoir.

Non mais je permet de gouverner encore plus. Il pourrait officialiser complètement son alliance avec le RN si ça lui permettait de se maintenir au pouvoir. Mais aujourd'hui vous pensez enfin quoi tu vois quand je dis vous pardon c'est aussi aux auditeurs et auditrices mais tu penses que comment elle allait passer la loi du plomb ? Comment elle est passé la loi sur le permis de tuer ? Comment allait passer la loi sur l'interdiction des rêves parties et et l'aggravation des sanctions contre les organisateurs ? Comment tu penses que sont passés toutes les lois célérates qu'on a eu ces derniers temps ? C'est avec le RN ? Donc de fait il gouverne avec le RN.

C'est pour ça que moi je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse, c'est que de fait ils le font déjà. De fait il font il aurait pour moi, il aurait eu le soutien du RN pour nommer un premier ministre encore plus à droite. En fait, on serait reparti dans une spirale de [raclement de gorge] de droitude en fait de plus en plus. Qu'est-ce qui est plus à droite que ce qu'on fait actuellement ? Ah, je pense qu'on peut connaître Je pense qu'on peut connaître pire.

Bah franchement quand je vois le les discours qu' enfin les les lois qu'on a eu sur les centres de rétention où il s'agissait de mettre des gens dans des centres de rétention près d'un an, les centres de rétention, les CRAS, les centres de rétention administrative, c'est des zones de non droit, c'est des zones d'ultraviolence, c'est des zones où on y va euh enfin où où vraiment pardon mais c'est la loi de la matraque quoi. Je veux dire quand on voit qu'on on pouvait détenir des gens sans aucun droit pendant pendant 365 jours là-bas, je sais plus quel est le chiffre exact du nombre de jours de rétention, mais c'était de l' de cet ordre là. Enfin, je dire qu'est-ce qu'on peut faire de pire ?

C'est ça qui est fou, c'est que aujourd'hui le le macronisme, il pave le la route du RN. C'est qu'il devance ses désirs. Et donc le fait que nous n'ayons pas été en capacité de montrer un rapport de force lui a donné les mains complètement libres là-dessus. Et c'est là qu'on diverge sur nos analyses, c'est que je pense que on aurait euh censuré le corn au moment du PLFSS, alors on aurait montrer un rapport de force, on aurait pas montré de faille entre nous et Macron aurait été obligé, il aurait pu mener un un il aurait pu aller chercher encore plus à droite. Mais je veux dire, ça n'aurait enfin ça n'aurait pas été pire que ce que nous avons actuellement.

Et par ailleurs, il aurait pu on aurait pu aussi le censurer et faire en sorte que un gouvernement de gauche arrive. Enfin, moi je pense que là, on a vraiment euh été euh on on a été piégé par le syndrome d'une bonne élève. Et justement si imaginons que Néron qui Ah, il y a plein d'autres questions après. Ouais, c'est pour ça que là, je termine là, c'est les deux dernières questions de [rires] fin. Mais imaginons que Néron quitte Élysée demain. Euh toi, c'est quoi la première mesure que tu prends en tant que président de la République si tu es élu demain président de la République ?

Alors, je sais pas parce qu'on m'a posé plein de fois cette question et j'ai répondu des choses très différentes, mais euh en fait, ça dépend aussi un peu de l'actualité politique. Là, j'ai envie de te dire aujourd'hui que euh moi je crois que le premier décret que je ferai, c'est de créer un revenu euh de base pour les agriculteurs et l'interdiction des pesticides les plus dangereux par exemple et enfin des pesticides tout courts d'ailleurs, mais au moins des plus dangereux immédiatement et puis dans l'année des autres, histoire de d'avoir un peu de temps.

Mais voilà, je veux dire pour moi c'est c'est primordial parce que là en plus comme les nappes fréatiques baissent, les pesticides se concentrent dans les nappes fréatiques. On va voir des explosions de de maladie. Enfin, je veux dire c'est extrêmement grave ce qui est en train de se passer. Tu vois la loi du pont pour moi, elle est extrêmement grave. Extrêmement grave. La loi permite de tuer nous, on l'appelle comme ça, mais c'est la présomption de légitime défense des policiers. C'est scandaleux, c'est immonde. Immonde et on donne au moins de gouverner. C'est raciste parce que évidemment ceux qui vont se faire tuer, c'est pas les gamins du 16e hein.

Et on donne au RN les moyens de tuer après. Et on donne les moyens et on donne tout. On donne la liberté au RN d'agir comme ils veulent. Et donc ça c'est grave, tu vois, c'est hyper grave et c'est ça qu'on a fait en fait. C'est pour ça que pour répondre à cette question, j'en veux pas. Enfin, je suis pas dans un truc de Je dis juste que là euh euh le le le mandat de François Hollande nous a quand même donné des signaux de faiblesse pour le moins sur le fond et que la mandature là ne m'a pas totalement rassuré. Voilà. Et une dernière question avant de conclure cet épisode. Euh une musique pour conclure l'épisode et pourquoi ? Euh bah je dirais les stakas.

C'est comme ça qu'elle s'appelle le la chanson. antifasciste espagnol euh qui prend comme image le pieux, la corde et et qui parle de liberté des humains par l'émancipation et qu'en fait là on est, je le dis en conclusion mais pour moi on est dans une crise absolument majeure massive du capitalisme et en fait on est dans un dans une espèce de dualité c'est-à-dire soit le capitalisme sans sauvage encore plus qu'il ne l'est actuellement c'est-à-dire c'est la loi du plus fort c'est Trump c'est l'Elon Musk et cetera Soit au contraire, on fait émerger une autre société mais pour ça il va falloir

59:45
Non speech

[musique]

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Locuteur

affronter les choses. C'est on peut pas juste se dire qu'on va faire une croissance verte quoi. Voilà. Et donc moi je suis du côté de celles et seul ceux qui veulent vraiment créer une autre société où on consomme moins, [musique] on produit moins, mais on est plus on est plus solidaire et on est plus heureux peut-être.

1:00:04
Non speech

[musique]

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Locuteur

Et ben sur ces messages d'espoir, merci beaucoup pour la participation à ce podcast et je vous dis à de semaines pour un prochain épisode et au revoir.

1:00:14
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[musique]

1:00:14
Locuteur

Ce goou que tombe, [chant] tombe