L'édito de Thomas Bonnet : «Présidentielle 2027 : la guerre s'invite au programme»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« le chef de l'État, c'est quand même celui qui décide d'appuyer sur le bouton rouge ou de lancer une offensive militaire »
- Fait
« le prochain président ne sera pas élu sur la base de son programme diplomatique »
- Fait
« Marine Tondelier, chef des écologistes, que Layatola aurait dû être jugé »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Évidemment, la guerre en Iran écrase l'actualité et relègue les considérations politiques au second plan dans notre pays. Thomas, vous allez revenir sur les prises de position des candidats potentiels pour 2027 qui sont finalement obligés de composer avec ces bouleversements internationaux. Oui, qu'elle paraît dérisoire la campagne pour les municipales face au grand désordre mondial.
Difficile de faire exister considérations du quotidien en ce moment. Comme régulièrement ces dernières années, le tragique de l'histoire se joue en direct sur nos écrans. Une actualité qui écrase tout le reste et qui relègue au second plan les considérations politiciennes.
Pour autant, la politique n'est jamais loin et les candidats potentiels ou déjà déclarés pour 2027 l'ont bien compris, beaucoup s vertus dans la période actuelle a démontré qu'ils sauront demain être en mesure de prendre les bonnes décisions sur le plan diplomatique car c'est aussi un un chef des armées que les Français vont devoir choisir l'an prochain. Oui, on a parfois tendance à l'oublier euh Anthony, mais entre deux débats sur la réforme des retraites et sur le budget, le chef de l'État, c'est quand même celui qui décide d'appuyer sur le bouton rouge ou de lancer une offensive militaire. C'est pas rien.
Évidemment, la politique internationale représente en fait la majorité de l'agenda du locataire de l'Élysée. Donc ce qui se joue en ce moment, c'est la question de la crédibilité de celui ou celle qui accédera demain à la fonction suprême. Soyons clair, le prochain président ne sera pas élu sur la base de son programme diplomatique.
En revanche, les Français sont sensibles à la capacité des uns et des autres de représenter dignement notre pays. Pour autant, attention à ne pas retomber dans les travers de 2022 et de cette campagne présidentielle qui n'en fut pas une, écrasée par la guerre en Ukraine. Elle avait été empêchée.
Il n'y avait pas eu de débat de fond sur les réelles attentes du quotidien des Français qui tire son épingle du jeu en ce moment. Alors, il y a deux catégories Anthony, ceux qui inscrivent leurs analyses dans la réalité et puis il y a les autres. Les autres, ce sont notamment tous ces élus de gauche qui parlent davantage du droit international que de la mort de Rameney.
On a quand même lu de la part de Marine Tondelier, chef des écologistes, que Layatola aurait dû être jugé. jugé par qui, par quoi, comment, on nen sait rien. Elle non plus sûrement, mais ça fait chic de s'en remettre à une justice imaginaire plutôt que d'assumer le recours à la force.
Je ne reviens pas sur cette gauche dont on parlait hier et qui par calcul électoral et lien historique on vient aujourd'hui apprendre quasiment le parti du régime iranien contre Israël. J'y inclus toutefois Dominique de Villepin qui à force de regarder en replay son discours de 2003 sur l'Irak ne s'est pas aperçu que le monde a un peu changé depuis. Dans le reste du paysage politique, on observe le RN qui s'est félicité de la mort de Ramenei tout en prenant quelques distances avec le pouvoir américain dans la lignée de son engagement souverainiste.
Côté LR, la ligne Belami Rotayo est on ne peut plus clair avec un soutien sans faille à ceux qui veulent faire tomber le régime iranien. Et puis il y a le bloc central avec une personnalité qui sort du lot, c'est Gabriel Atal. Un peu comme au moment de la capture de Maduro au Venezuela, l'ancien premier ministre dénote par rapport à sa famille politique.
D'abord en saluant clairement l'opération militaire en Iran et en se plaçant du côté de la réale politique de ceux qui ont bien compris que l'ordre mondial n'était plus celui des années 70. En occupant les plateaux télé dans cette période, il sera notre invité ce matin, Gabriel Atal veut montrer sa différence avec Emmanuel Macron mais aussi avec ses possibles concurrents pour 2027. Pendant que certains sont coincés au gouvernement et ne peuvent donc pas prendre la parole.
D'autres comme Édouard Philippe brille par son absence. Préoccupé par sa réélection au Havre, le patron d'horizon est totalement silencieux sur l'actualité internationale. Et c'est aussi pour insister sur cet effet de comparaison que Gabriel Atal muscle son jeu diplomatique, lui qui était en Ukraine la semaine dernière et qui sera dans différentes capitales européennes ses prochains jours.
Preuve s'il en est que même si l'actualité met la politique française au second plan, elle n'efface pas les ambitions pour autant. Bien au contraire.