Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationCoeur des sciences - UQAM· 14 novembre 2025 76 minFond programmatiqueSantéÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Quand la science sauve les enfants - 21 octobre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 92 %Attaque 4 %Défensif 4 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:38Invité politiqueChiffre
    « Ces rapports estiment donc il y a entre 638 et 78 720 millions de personnes qui ont souffert de la fin en 1924 en 2024. »
  • 5:01Invité politiqueChiffre
    « il y a 150 millions d'enfants qui ont des retards de croissance et 42 qui ont des qui souffrent de maigreur. »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « l'OMS a produit une définition en 2009 qui est très précise donc et considéré comme ayant une malnutrition sévère tout enfant entre 6 et 59 mois qui a un périmètre braquial inférieur à 115 mm. »
  • 23:15Invité politiqueFait
    « l'OMS a inclus ses aliments thérapeutiques près à l'emploi dans sa liste de modèle de médicaments essentiels. »
  • 30:21Invité politiqueChiffre
    « Nous estimons qu'en 2023, 1,2 million de décès d'enfants entre les âges de 6 et 59 mois ont été évités par les programmes qui permettent un traitement rapide de la malnutrition au niveau communautaire. »
  • 42:30Invité politiqueFait
    « le coût d'une alimentation saine dépasse les dépenses alimentaires de la plupart des dans la plupart des pays du sud. »
  • 43:14Invité politiqueChiffre
    « il parle de 2 millions de personnes qui sont en état d'insécurité alimentaire. »
  • 48:55Invité politiqueChiffre
    « 70 % des habitants des pays pauvres n'ont pas accès à une alimentation saine et d'autre part couvrir les besoins des différents nutriments coûtent six fois plus cher que couvrir les besoins de base en énergie. »
  • 50:24Invité politiqueFait
    « les aliments les plus chers, c'est les aliments en jaune. Ça correspond au fruits. Et juste après, vous avez les aliments oranges, ça correspond aux légumes. »
  • 57:01Invité politiqueFait
    « pour prévenir la malnutrition, il serait important de réduire la pauvreté »
  • 1:03:24Invité politiqueFait
    « en Éthiopie, on envisage de réussir la farine en acide folique pour prévenir les défauts de fermeture du tube neural »

Temps de parole

  • André Briend100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
André Briend

Bonsoir, merci beaucoup d'être avec nous ce soir. Je me présente, je suis Stéphane Shex, je suis la directrice du cœur des sciences. On est vraiment très très content d'accueillir ce soir André Brian. Il est professeur adjoint au département de santé internationale de l'université de Tempéré. Est-ce qu'on dit Tempéré ? Je l'ai bien dit en Finland. Euh et il a joué un rôle vraiment important dans le développement des aliments thérapeutiques prêt à l'emploi. Il va vous expliquer de quoi il s'agit. Ces aliments ont vraiment révolutionné la prise en charge de la malnutrition aigue sévère chez les enfants.

Il a travaillé à l'OMS de 2004 à 2009 au département santé de l'enfant et de l'adolescent et il est avec nous aujourd'hui parce que il vient de recevoir le prestigieux prix Canada Gner en santé en santé mondiale John DKs. Et il va ce soir donc nous parler de ses découvertes et aussi de l'état de la mannutrition infantile dans le monde. Il va surtout aussi nous dire quelles seraient les solutions pour y remédier. Je vais juste faire un petit point sur qu'est-ce que c'est ce fameux prix Gner parce que c'est quand même quelque chose de très important et on est très honoré de de l'avoir avec nous ce soir monsieur Brigan. Les prix Gner sont remis depuis 1957 par la fondation Gner.

Donc, depuis 1957, c'est 418 prix qui ont été euh décernés pour honorer des chercheurs de haut calibre international en sciences biomédicales et en santé mondiale. Et sur ces 418 prix, 98 lauréas ont ensuite obtenu le prix Nobel. Alors, je sais pas si vous serez le 99e ou le 100e, mais ça vous donne un peu une idée de de l'importance des recherches du docteur Brian. Avant de lui laisser la parole, je vais remercier évidemment la fondation Gner qui nous a aidé à organiser cette conférence.

Merci également au consulat général de France à Québec qui nous soutient très régulièrement dans notre programmation et au ministère de l'économie, de l'innovation et de l'énergie du Québec qui est aussi un allié très important pour le cœur des sciences. Ben je vous souhaite une belle conférence et je laisse la parole à André Brian. Merci Stéphan. Tout d'abord, je dois dire que je suis très honoré de recevoir cette récompense. Je suis très heureux également d'être ici à Montréal pour la première fois. J'ai déjà visité le Canada mais c'est la première fois que je viens dans la province du Québec. Donc c'est quelque chose de très important pour moi.

Je suis très heureux également de profiter de cette occasion pour rencontrer des des collègues que j'ai connais depuis des années, des bons amis que je retrouve et également faire connaissance avec des nouvelles têtes. C'est quelque chose que j'apprécie énormément lors de ces conférences. Voilà. Alors, on va commencer. Je vais tout d'abord vous expliquer que mon exposé sera divisé en deux parties. La première partie, je vous expliquerai les progrès qui ont été réalisé ces 20 dernières années en matière de prise en charge de la malnutrition aigu sévère.

Et dans un deuxième temps, je vais vous parler de la prévention de la malnutrition parce qu'on est tous d'accord qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, peut-être je devrais vous donner quelques notions de statistique. Tous les ans, au mois d'octobre, la FAO depuis 1977 présente un rapport sur l'état de l'alimentation dans le monde. Et ces rapports sont basés sur des statistiques de consommation alimentaire au niveau des ménages. Ces rapports généralement donnent très peu d'informations sur l'alimentation des enfants et la méthodologie a évolué au fil des années.

Initialement, c'était basé uniquement sur des statistiques de production agricole, des statistiques agricoles. Et puis au fil des années, comme nous l'a expliqué Anna pour ceux qui étaient là lors du symposium, au fil des années, ça s'est affiné et maintenant c'est basé essentiellement sur des études de consommation des ménages. Ces rapports estiment donc il y a entre 638 et 78 720 millions de personnes qui ont souffert de la fin en 1924 en 2024. Alors pour les enfants, il faut se baser sur des rapports différents parce que le rapport précédent ne donne pratiquement pas d'information sur l'alimentation des enfants, sur la nutrition des enfants.

Pour les enfants, il faut se baser sur les rapports de l'UNICEF. L'UNICEF étant l'organisme des Nations- Unies basé qui est spécialisé sur les soins aux enfants. Donc depuis les années 80, l'UNICEF publie un état tous les ans un rapport sur l'état de la santé des enfants dans le monde et depuis une vingtaine d'années, il publie régulièrement des statistiques sur la nutrition de l'enfant sur la malnutrition. Mais ces statistiques en fait sont basées sur des mesures des enfants. Et en fait, ils examinent différents paramètres.

Ils examin ce qu'on appelle les roteurs de croissance, c'est-à-dire en anglais le stunting qui correspond à des enfants qui ont une taille inférieur à ce qui est attendu pour leur âge. Ils ont également des statistiques sur le pourcentage de maigreur. Donc ce qu'on appelle le westing en anglais, il correspond à une estimation du rapport du poids attendu en fonction de la taille. Alors sur ce sur le vous avez ici une reproduction de la couverture de dernier rapport sur lequel vous pouvez voir qu'il y a 150 millions d'enfants qui ont des retards de croissance et 42 qui ont des qui souffrent de maigreur.

Vous ne pouvez pas additionner ces deux chiffres parce que souvent les enfants les enfants qui ont à la fois les deux conditions. Voilà. Et d'autre part, il faut savoir que ces estimations sont basées sur des considérations statistiques qui sont contestable. On classe un enfant comme malnutrice, il passe sous un source un seuil mais en fait il peut être malnutr même s'il reste au-dessus de ce seuil. Par ailleurs dans ce rapport vous avez pratiquement pas d'information sur l'alimentation des enfants eux-mêmes. Vous avez juste des informations sur le poids et la taille. Voilà. On peut dire que le nombre de enfants malnutr sont sous-estimés d'abord parce que les indicateurs sont imparfaits.

D'autre part, vous avez certains types de croissance d'un certains types de carence alimentaire qui ne s'accompagnent pas de retard de croissance, qui ne se accompagnent pas, qui n'ont pas d'implication sur le plan anthropométrie. Pour savoir exactement quelle est la situation de l'alimentation des enfants dans le monde que depuis 2024, en 2024, pour la première fois, l'UNICEF a publié un rapport et qui est basé sur les la fréquence de consommation de différents groupes d'aliments. Et l'UNICEF considère que un enfant a des sérieux problèmes de disponibilité alimentaire s'il mange moins de deux groupes de d'aliments tous les jours sur un total de huit groupes d'aliments.

Alors, cette façon de d'apprécier la sous-alimentation, la sonutrition des enfants est également assez grossière parce qu'il est sûr qu'un enfant qui mange moins deux groupes d'aliments ou moins, il est sûr que ses apports nutritionnels ne sont pas adéquates. Et par contre, il peut manger davantage de groupes d'aliments mais ne pas en manger en quantité suffisante. Donc les chiffres que vous avez là sont des quantité absolument minimum. C'est des estimations planchées. Voilà. Alors passer sur une fois qu'on a passé cette étape de définition, je vais vous parler des progrès qui ont été faits en matière de prise en charge de la malnutrition aigu sévère.

Donc ce qui m'a valu d'être récompensé cette année par le prix de la fondation Garner. Avant d'aller plus loin, je voudrais dire honnêtement que je n'étais pas le seul à travailler sur le sujet, que il y a de nombreuses personnes qui ont été associées à cette démarche, à la mise en place de cette nouvelle approche.

Notamment, je veux citer le nom de Michel Lescan qui est un industriel qui a mis au point avec moi les aliments thérapeutiques près à l'emploi dont on va partir également un chercheur sénégalais, toute l'équipe de nutrition de l'université de Dakar qui a testé pour la première fois ses produits et puis deux autres chercheurs, un chercheur britannique Steve Collins qui a travaillé en Éthiopie et puis un autre chercheur américain de l'université de Saint-Louis au Missouri qui a joué un rôle rôle clé. Ce sont là des personnes très importantes donc qui doivent également recevoir une partie de l'honneur qui est associé à ce prix mais il faut savoir qu'il y en a beaucoup d'autres.

Il y en a beaucoup beaucoup d'autres et je dois je dois le reconnaître. Alors définition de la malnutrition aigu sévère. Donc l'OMS a produit une définition en 2009 qui est très précise donc et considéré comme ayant une malnutrition sévère tout enfant entre 6 et 59 mois qui a un périmètre braquial inférieur à 115 mm. Un deuxième indicateur c'est un indicateur poids taille. Donc là, il y a une petite calcul statistique à faire qui est inférieur à un score de - 3. Et 3è critère, c'est la présence d'effit de la présence d'un de ces critères pour que l'enfant soit classé comme ayant une malnutrition aigu sévère.

Alors, ces enfants ont un haut risque de décès et on le voit sur ce graphique qui montre le le risque le risque de décès qui est associé à différents périmètres braquales. Muac l'axe des X correspond au cycle anglais mis de paramè circonférence qui correspond à périmètre braquial. Et vous pouvez voir que quand le périmètre braquial décroit, le risque de décès augmente de façon spectaculaire. Ce graphique est basé sur des études anciennes.

C'est des études qu'on ne peut plus faire actuellement parce que le principe consistait à mesurer des enfants et à passer 6 mois après et avoir ceux qui étaient toujours en vie, chose que vous ne pouvez plus faire à l'heure actuelle que maintenant qu'il y a des traitements quand nous allons voir qui sont efficaces et qui permettent de les traiter à domestic. Alors, comment se présentent ces enfants ? Donc, vous avez ici un enfant dont on mesure le périmètre bracal. Je vous expliquerai comment ça se passe. Donc, on a des bracelets spéciaux qui avec une couleur qui s'affiche, une couleur qui est différente selon le degré de malnutrition.

Alors, généralement, ce sont des enfants qui vivent dans un contexte d'extrême pauvreté, qui ont un régime monotone très peu varié. Il est rare qu'on ait à faire face à une situation où il y a un manque total de nourriture. Ce qui veut dire que la plupart des cas d'enfants ayant une malutrition aigu sévère vivent en dehors des zones de famine. Ces enfants paradoxalement n'ont pas d'appétit. Ils ont une anorexie. Je le précise pour bien clarifier donc la différence entre faim et malnutrition. La malnutrition est définie sur des critères, c'estàd ce cas-là sur la présence d'un faible périmètre brical. Mais ils n'ont pas souvent ces enfants n'ont pas faim dans le sens habituel du terme.

Et en fait restaurer leur appétit, ça fait partie de la première étape du traitement. C'est peut-être une des périodes les plus difficiles. Alors pourquoi n'ont-ils pas d'appétit ? C'est quelque chose, il y a plusieurs explications. Tout d'abord, ces enfants, comme je l'expliquais, pour des raisons de pauvreté ont des régimes extrêmement monotones. qui dit régime monotone veut dire des régimes carencés en différents nutriments et expérimentalement si vous donnez un animal des régimes qui sont carencés du type de ceux qui sont consommés dans les pays pot très souvent ces animaux perdent de l'appétit arrêtent de de grandir.

Deuxième facteur qui intervient également dans le manque de l'appétit, c'est que ces enfants souffrent très souvent d'infection associé et c'est quelque chose qui est connu quand un enfant souffre d'une infection, même si cette infection est inapparente asymptomatique, l'enfant dans ce cas-là n'a pas faim. Alors, vous avez sur cette carte qui est tirée du dernier rapport de l'UNICEF la répartition des nombre d'enfants qui ont une malnutrition sévère à travers le monde. Vous pouvez voir qu'ils sont vés essentiellement en Afrique, en Afrique de l'Ouest et puis également dans le sous-continent indien. Quel est le nombre d'enfants c'est qu' ayant une malnutrition aigu sévère ?

Et ben voilà encore un graphique qui est tiré de du dernier rapport de l'UNICEF et il faut et qui suggère que au niveau mondial les enquêtes de prévalence donc c'est-à-dire les enquêtes qui comptent le nombre d'enfants qui sont mal nutritis au moment de l'enquête suggère qu'il y a environ à chaque instant 12 millions d'enfants qui ont une malnutrition aiguille sévère à travers le monde. Donc j'insiste sur ces chiffres. La raison pour laquelle j'ai donné ces chiffres, c'est que le progrès, les chiffres sont beaucoup moins importants que ceux qu'on a en lisant les rapports de la FAO qui suggère qu'il y a plus de 600 millions de de personnes qui qui ont faim.

On affaire à des populations qui sont beaucoup plus petites, beaucoup plus ponctuelles. Alors, le traitement de la malnutrition sévère a subi une petite révolution ces dernières années qui s'est matérialisé en 2007 par la publication d'un document conjoint entre l'OMS, l'UNICEF et le programme alimentaire mondial qui recommande la prise en charge de la malnutrition aigu sévère au niveau communautaire, c'est-à-dire à domicile. Ce rapport également pour la première fois depuis des années accepté le dépissage de la malnutrition aigu sévère par la mesure du périmètre brical.

Et d'autre part, il il ce rapport également recommandé la prise en charge diététique de ses enfants par des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi. L'ensemble de ces mesures a permis de multiplier par un facteur de 10 à 20. On ne sait pas très bien, on ne sait pas exactement de combien, mais de façon considérable, on a changé d'ordre de grandeur le nombre de d'enfants qui pouvaient traités chaque année. Alors, reprenons un peu les choses dans l'ordre. La première chose à faire, si vous voulez traiter un enfant, il faut le l'identifier au niveau communautaire, identifier ceux qui ont un risque de décès. Alors, j'ai parlé à plusieurs reprises du périmètre braquial.

Donc, je reviens sur ce point. Dans les années 6070, le périmètre braquial était proposé comme mesure pour évaluer l'état nutritionnel des enfants dans les endroits où on avait pas de balance, il y avait pas de personnes qui étaient équipées pour peser les enfants et donc qui ne pouvaient pas utiliser les indices habituels qui étaient basés sur le plans années 80. Il y a plusieurs études qui ont sorties qui ont montré que non seulement le qui ont montré que le périmètre braqual avait en plus un autre intérêt spécifique, c'est que il permettait d'identifier les enfants qui avaient un haut risque de décès. Il y a plusieurs études qui ont sont sorties sur le sujet.

Moi personnellement, j'ai participé à une de ces études donc au Bangladesh. Et donc cette étude a été publiée dans l'enc si je me souviens bien. Et vous avez la conclusion de l'étude, les enfants à haut au risque de décès peuvent être identifiés facilement par une mesure de périmètre braccial au niveau communautaire. C'était une des premières conclusions de cette étude. Une deuxième conclusion de cette étude aussi, c'est que les enfants qui avaient un risque de décès en raison de leur faible période braccial étaient également trop nombreux pour pouvoir être traités au niveau hospitalier.

Ce qui posait un problème parce qu'à l'époque on recommandait que les enfants qui avaient une mal nutrition et aigu sévère soient évacués et traités en hôpital ou en milieu stationnaire. Alors, je reviens sur le périmètre bracal parce que c'est quelque chose de d'important pour le dépistage. À l'heure actuelle, il est utilisé de plus en plus. Il y a plusieurs raisons pour ça. La première, c'est des études qui ont été faites, des études de ce qu'on appelle des courbes rock. Alors, je vais devenir un peu technique. Les courbes rock, c'est un terme qui veut dire receiver operating characteristics. Voilà.

Et l'origine de ce terme s'était inventé par les radaristes, les premiers opérateurs qui utilisaient les radars. Vous savez que les radars ont été introduits dans le domaine militaire la première fois lors de la bataille d'Angleterre. Et vous connaissez le principe, on envoie un signal radio sur une cible qui revient et qu'on doit capter par un récepteur. Et ce récepteur, vous pouvez le capter, vous pouvez le régler avec différents niveaux de sensibilité. Si vous le rendez extrêmement sensible, à ce moment-là, vous risquez d'avoir des faux signaux positifs.

C'est-à-dire que si un oiseau passe devant les les grands radars, devant le rayon radar, vous pouvez un signal qui qui se révèle, ce qui est gênant parce que vous faites décoller un avion pour rien. Et inversement, si vous diminuez la sensibilité de votre récepteur, à ce moment-là, vous risquez de manquer des avions qui s'approchent et qu'il faut vous risquez de les détecter trop tard. Donc les opérateurs radar ont mis au point ces techniques qu'à chaque fois qu'il réglaient un qu'ils avaient un nouvel appareil, il dressaiit cette courbe. Et sur cette courbe, donc sur l'axe des X, il mettait le taux de faux positif et sur l'axe des Y le taux de faux de vrai positif.

Et l'objectif du réglage, c'était d'obtenir un ratio optimum. Et si vous vous rappelez un petit peu de vos notions de mathématiques de l'école secondaire, vous savez que le ratio le le plus élevé, c'est celui qui est dans la partie supérieure du graphique. Alors, il y a des épidémiologistes qui ont repris cette notion et notamment au début des années 80, il y a une discussion pour savoir quels étaient les indices anthropométriques qui devaient être utilisés pour détecter les enfants au risque de décès. Et donc on a passé les différents indices poids, taille, poidsage, périmètre bracal et cetera.

On a fait des courbes rock pour voir leur capacité à prédire le décès et pour ça, on fait varier les seuils et on trace ces courbes de ces courbes roqu. Alors, vous pouvez voir sur ce graphique euh que vous avez différentes familles de courbes de qui correspondent chacun à un indice différent. Vous pouvez voir que les deux, il y a deux courbes qui sont pratiquement identiques. C'est celle qui correspondent au périmètre bracal et celle qui correspondent à l'indice poisage. Légèrement en dessous, vous avez celle qui correspond à l'indice poids taille et très nettement en dessous celle qui correspondent à l'indice taille âge.

En fait, sur le plan pratique, c'est surtout la partie gauche de la courbe qui est intéressante. Vous pouvez voir que sur cette partie-là, les les courbes sont très très proches. Ce que vous pouvez voir également, c'est que sur ce avec ce type de cours, vous pouvez examiner l'effet de la combinaison de différents indices. Et ce qu'on voit, c'est que si on combine différents indices, un peu comme le recommande l'OMS dans le document 2009, vous augmentez le taux de la sensibilité, vous augmentez le taux de faux positif, mais vous ég vous augmentez le taux de vrai positif, mais vous augmentez également le taux de faux positif.

Donc au total, vous ne gagnez pas tellement et vous pouvez faire pareil simplement en changeant le critère du périmètre bracal. Alors ça cétait c'est un argument qui a joué en faveur de l'adoption du périmètre bracal parce qu'il est beaucoup plus simple à utiliser que les autres indices. Mais un autre élément qui a joué également, c'est une étude plus récente qui a été faite en combinant toutes les études qui avaient été faites les dernières années et qui a examiné les faits de la durée entre le moment de l'examen et le décès de l'enfant sur les courbes roques.

Et ce que vous pouvez voir sur ces courbes là, c'est que le fait de raccourcir la durée de suivi améliore considérablement le dépistage. Ceci est dû au fait que l'état nutritionnel des enfants varie en permanence. C'est dû au fait aussi que les enfants qui ont une malnutrition aigu sévère à haut risque de décèd ne restent pas dans cette situation très longtemps. Soit ils décèdent, soit ils finissent par s'améliorer tout doucement. L'implication de ces courbes, c'est que si vous voulez avoir un dépistage efficace, il faut qu'il soit fréquent.

Et là, le périmètre braqual a un avantage considérable, ce qui peut être mesuré au niveau des familles extrêmement fréquemment et notamment par les maères. Et ceci a été démontré par un article qui été publié il y a quelques années maintenant dont le titre correspond à un jeune mot. Donc il s'intitule Moer Understand and can do it. Donc l'abréviation ça fait MUAC. Donc ce qu'on a fait c'est qu'on a donné des bandelettes comme celles qui sont représentées là à des MR. On leur a demandé de mesurer le périmètre bracal et après ça on a demandé à des infirmiers ou des personnes de référence de remesurer le périmètre bracal. On a vu qu'il y avait une excellente concordance.

Donc ça veut dire queon peut confier en grande partie le dépistage des enfants malnutri au mers ce qui permet un dépistage une mesure extrêmement fréquente. Donc ce gros avantage est en train de faire basculer le dépissage à la malnutrition aigu sévère par la mesure du périmètre braquial. Alors ceci a amené au développement de programmes qu'on appelle les programmes PB famille périm braquial famille. Et donc il y a l'UNICEF actuellement recommande l'intégration de cette approche au niveau des systèmes de santé. Nous avons eu cet après-midi au Saintpongium une présentation extrêmement intéressante sur la possibilité des agents de santé communautaire de traiter la malnutrition aigu sévère.

Ça fait partie un peu du même mouvement, de la même philosophie, c'est-à-dire décentraliser le dépistage de la malutrition aigu sévère et le confier soit au maire, soit aux agents de santé qui travaillent en périphérie. Alors, l'autre élément clé qui a permis de progresser pour le le traitement de la méutrition aigu sévère, c'était la mise au point des aliments thérapeutiques prêts à l'emploi. Ces aliments peuvent être utilisés en toute sécurité à domicile car les bactéries ne peuvent pas croître dans cet aliment. Donc ce qui est différent de ce qui se passe dans le lait.

En fait, une des raisons pour lesquelles l'OMS recommandait le traitement à domicile autrefois dans tous les cas, c'est parce que on recommandait de nourrir les enfants avec des aliments lactés, c'està-dire de la poudre de lait mélangé avec de l'eau. Le problème qui se pose, c'est que les bactéries pour grandir ont besoin à la fois de nourriture et d'ur et donc dans le lait reconstitué avec de l'eau, on trouve tous les ingrédients qui sont nécessaires pour faire pousser des bactéries pathogènes. Donc pour cette raison, c'était très dangereux, c'est très dangereux d'utiliser les aléments liquides dans les endroits où on n pas un hygiène parfait, on n pas de réfrigération.

Alors cet aliment, ces aliments thérapeutiques près à l'emploi peuvent être consommés sans addition d'eau. Donc il n'expose pas au risque de contamination. Ces aléments donc ont été adoptés très largement par l'OMS et l'UNICEF. Le UNICEF dans un de ces documents récents appelle ça un aliment miracle. Et en 2023, l'OMS a inclus ses aliments thérapeutiques près à l'emploi dans sa liste de modèle de médicaments essentiels. Alors, comment ça se passait auparavant ?

Auparavant, il y a très longtemps, enfin il y a très longtemps, euh dans les années 90, la plupart des gens qui traitaient des enfants malnutri fabriquaient leur fameux leur formule de récupération nutritionnelle eux-mêmes en utilisant une formule recommandée par l'OMS qui consiste à mélanger du lail crémé, de l'huile et du sucre et auquel on ajoute des une poudre de un mélange de vitamines et de minéraux. Le problème c'est que ces aléments sont extrêmement gras. Donc si on les laisse quelques instants reposer, toute la partie grasse du lait remonte à la surface. Donc il faut le tuyer régulièrement. Voilà.

Et d'autre part il y a ce problème donc que c'est en cas de contamination, ça devient extrêmement dangereux. Donc ces aliments-l imposaient l'hospitalisation. Alors, je reviens sur la la question de l'eau. Quand j'étais au Bangladesh, faire ces études sur la relation entre malnutrition et mortalité, je partageais mon bureau avec un nutritionniste Guyanis qui lui avait comme sujet de recherche de parcourir les maisons et de récolter les différents aliments et de voir ceux qui étaient les plus contaminés.

Et ce qui m'avait expliqué au bout d'un certain temps, c'est que ces résultats pouvaient se résumer en quelques phrases, c'est que les aliments qui étaient les plus contaminé, c'était les aliments qui étaient riches en eau parce que les bactéries ont besoin d'eau pour repousser. Et alors là, peut-être que vous avez du mal à lire la di cette diapositive, mais c'est un tableau qui vient d' d'un de ces articles et qui montre que les aliments qui sont riches en eau sont beaucoup plus pollués que les autres. Surtout dans les situations où la température est élevée, les bactéries poussent particulièrement bien quand la température s'approche des 35°. Voilà.

Par contre, il y a certains aliments qui sont plus ou moins résistants comme par exemple le pain. Le pain n'a pratiquement pas d'eau. Les bactéries ne peuvent pas pousser sur le pain. Alors, la formule recommandée par l'OMS, donc l'OMS recommandait deux formules. Celle qui était la plus largement utilisée, c'était une formule qui apportait 100 kcalories pour 100 ml et pour cette raison, on l'appelait la formule F100. C'était cette formule fameuse formule qui était un mélange de l'ail crémé d'huile et de sucre. Et pour la rendre consommable, il fallait la rendre solide.

Et cela a été possible en remplaçant dans la recette de l'OMS la moitié de la du la poudre de l'il crémé par de la pâte d'arachide. Et dans ce cas-là, on obtient une pâte qui est consommable directement sans addition d'eau. Et c'est ce qu'on appelle un aliment thérapeutique près à l'emploi. Alors, ces aliments thérapeutiques à l'emploi, donc ils se présentent sous forme de pâtes, ils sont préparés sans eau et les bactéries ne poussent pas dedans.

On a voulu après avoir fait un premier un premier prototype, on a voulu le vérifier et j'ai amené pot avec cet aliment un collègue bactériologiste et j'ai beaucoup de mal à le convaincre de faire cet cette expérience de mettre des bactéries dedans pour voir si ça poussait parce qu'il m'a dit mais s'il y a pas d'eau ça va pas pousser c'est c'est couru d'avant ce momentlà enfin avec un peu de persuasion il a fait quand même et vous pouvez voir sur ce graphique donc il a comparé du les liquides absent avec les aliments thérapeutiques l'emploi.

Et donc sur l'axe des X, vous avez le nombre de bactéries qui est exprimé avec une échelle logarithmique et vous pouvez voir qu'en quelques heures, le nombre de bactéries qui sont introduites expérimentalement ont été multiplié par un facteur 100 alors qu'elle ne pousse pas dans les dans les aliments solides sans eau. Alors ces aliments thérapeutiques près à l'emploi ont été provoqué une petite révolution. Mais ce que je tiens à souligner, c'est que ils ont été obtenus par ce simple fait de rapprocher des idées qui étaient connues de tout le monde par chacun dans sa spécialité. C'est tous les bactériologistes savaient que les bactéries ont besoin d'eau pour pousser.

Tous les nutritionnistes savaient que les enfants mal nutri avaient besoin d'aliments gras, riches d'aliments très gras et qui soient riches en vitamines et minéraux. Et puis tous les tous les spécialistes de technologie alimentaire savaient ce chose que j'ignorais que dans les pâtes à tartiner, il y a pas d'autres. Donc et donc elles sont et d'autre part autre avantage des pâtes à tartiner, c'est qu'elles sont préparées sans cuisson. Un moment, on avait envisagé de faire des biscuits. Le problème des biscuits, c'est que vous êtes obligé de les chauffer à 180° pour la pour la préparation et dans ce cas-là, vous détruisez les vitamines.

D'autre part, si vous voulez faire un biscuit qui a une forte tenur en graisse comme celle du F1, vous obtenez des sablés plutôt que des biscuits traditionnels qui sont extrêmement friables et qui sont plus ou moins intransportables. Donc quand on mettait ensemble tous ces toutes ces données, le le choix de la pâte à tardiner était vraiment ce qui était ce qui s'imposait le plus qui s'imposait le plus facilement. Alors après le que ce cet alément a été adopté par le l'OMS et le UNICEF, on a une augmentation spectaculaire du nombre d'enfants qui été traités.

Ça c'est un rapport d'un graphique de la consommation en aliment thérapeutique prêt à l'emploi au niveau mondial avec les premiers chiffres qui remontent à 2005 avant. On avait pas vraiment de statistique parce qu'il y avait très peu d'enfants qui étaient traités. Les seuls enfants qui étaient traités, c'était soit dans des opérations d'urgence où il y avait des organismes humanitaires suffisamment puissant pour pouvoir mettre sur pied des unités de traitement thérapeutique importantes. Ou bien alors vous avez quelques endroits où vous aviez un pédiatre qui se passionnait pour l'affaire et qui s'arrangeait pour faire que préparer ses aliments dans la cuisine de l'hôpital.

Mais au total, c'est resté assez assez anecdotique alors que maintenant on a des nombres qui sont assez impressionnants. D'après les on connaît à peu près le nombre, on sait qu'environ un enfant a besoin pour le traitement d'un enfant, vous avez besoin de 15 kg de d'aliment thérapeutique prêt à l'emploi. Et vu les tonnages qui sont produits consommés chaque année, ça correspond à peu près 8 millions d'enfants par année ces dernières années. Voilà. Alors souvent souvent les gens me demandent quel est le nombre d'enfants qui ont quel est le nombre de décès qui ont été évités par cette innovation. Alors quand on me demande la question, je dis que je n'ai pas la réponse.

Pour avoir la vraie réponse, il faudrait avoir un groupe d'enfants qu'on traite, qu'on compare un groupe d'enfants qu'on peut pas qu'on traite pas ce qui poserait des problèmes éthiques sur des problèmes sur le plan éthique. Voilà. Si les gens insistent vraiment qui me demandent "Mais vous pouvez pas donner une estimation plus précise ? dit beaucoup. Voilà. Bon, si vous voulez en savoir plus, vous pouvez regarder le rapport de l'UNICEF de 2024, il s'appelle No Time to West.

Vous avez cette phrase : "Nous estimons qu'en 2023, 1,2 million de décès d'enfants entre les âges de 6 et 59 mois ont été évités par les programmes qui permettent un traitement rapide de la malnutrition au niveau communautaire." Voilà. Alors, ceci dit, moi je suis un scientifique, j'ai tendance à être à douter un peu de tout, surtout des documents qui ne sont pas passés par le filtre de la revue par les paères. Donc, je prends ces ces chiffres avec beaucoup de prudence et je m'en tiens mon estimation sans doute beaucoup. Voilà, j'irai pas plus loin.

Alors donc c'est une histoire qui est que j'aime bien raconter mais donc petite un petite un petit peu avoir un petit passage d'autosatisfaction mais il faut savoir qu'il y a encore des défis considérables à relever. Le premier défi, c'est qu'en fait malgré les chiffres que je vous ai donné he je vous ai dit il y avait environ sur les rapports de l'UNICEF on 12 millions d'enfants que une malnutrition aigu sévère et on en a traité 8 millions en 2023 ou 2024. Ça paraît pas mal comme rapport mais en fait c'est trompeur. Est-ce que le nombre d'enfants traités correspond au nombre de cas incident, c'est-à-dire le nombre de nouveaux cas tous les ans ?

Et les statistiques de l'UNICEF correspondent au nombre de cas prévalents, c'est-à-dire le nombre de cas présents au cours des enquêtes. C'est pas du tout la même chose. Et pourquoi ? Ben parce que quand vous faites une enquête, comme je vous l'ai expliqué, vous avez des enfants sévèement mal nutri et mais si vous repassez 3 mois après, même si ceux que vous aviez vu précédemment ont été guéris, traité guéri, et ben vous en aurez des nouveaux et en fin de compte, il faut sans arrêt traiter les nouveaux cas qui apparaissent. Alors, il faut apporter un petit facteur de correction.

Alors ce facteur de correction, on sait pas très bien de combien il est, mais une tentative qui a été faite et qui a été publiée dans le British Medical Journal il y a quelques années que donc je vous ai montré le titre, si vous êtes intéressé, vous pouvez le retrouver mais qui suggère qu'il faut au moins multiplier par 3 les chiffres de prévalence pour avoir le nombre de de cas incident annuel. Donc ce qui veut dire qu'on est très très loin de la couverture même dans les pays même dans les pays où ces traitements sont mis en œuvre, on est loin d'une couverture qui soit qui soit correcte.

Donc les l'effort actuel pour tous les gens qui travaillent en Afrique notamment, c'est d'augmenter la couverture de ce programme. Ce qui pose problème en Afrique de l'Ouest parce que vous savez que la situation niveau sécuritaire c'est considérablement dégradée. Deuxième problème, c'est que l'approvisionnement en ATPE dépense dépend largement des donneurs extérieurs, souvent versatile. Donc vous et alors à ce propos, le démembrement de le SAID est une catastrophe. Il a perturbé de nombreux programmes.

Alors, il y a eu des allers-retours, je sais pas si vous suivez les actualités, ma maman donc lui a dit on coupe tout et ça il y a eu des programmes qui ont arrêté qui sont retrouvé complètement des minis du jour au lendemain. Ça provoquait des remou et on a remis ça en place. mais ça a complètement perturbé la la machine. Personnellement, je trouve cette affaire assez triste parce que l'USAD historiquement a joué un grand rôle dans le développement de cette approche communautaire.

Donc je l'ai pas mentionné jusqu'à présent mais parmi les au départ il y a une phase de démarrage extrêmement difficile parce que beaucoup de gens étaient très sceptiques sur le cette approche et il a fallu pour convaincre l'OMS pour convaincre l'UNICEF et cetera, pour convaincre nombreux ONG, il a fallu qu'il y a des programmes pionniers qui soient financés et très souvent ils ont été financés par l'USID parce que là-bas il y avait des gens suffisamment brillants pour comprendre qu'il y avait un potentiel et c'est un peu dommage de penser que cet organisme qui regroupait parmi les meilleures nutrition sinus de du monde et cette expertise qui est en train de de s'envoler. Voilà.

Alors, cette coupure des programmes est dramatique parce que elle ne se limite pas aux États-Unis. Alors, je fais référence à un article qui était publié de la revue Nature en 2025 et qui montre combien le qui montre que le financement des programmes de traitement de la malnutrition aigu a considérablement diminué en 2025. Alors, c'est dû à une baisse dramatique des financements américains, mais pas seulement. Alors, sur le graphique, ce qu'on voit en orange, c'est les financements américains et en espèce de gripal, c'est les financements autres. Vous pouvez voir qu'il diminue également.

Vous savez que l'Europe à l'heure actuelle fait face à une crise de sécurité, on a une augmentation considérable des dépenses militaires, ce qui vient en compétition avec les programmes d'aide internationale. Donc, ceci est quelque chose d'extrêmement préoccupant. cette crise sur le financement pour la l'approvisionnement en ATPE, l'élément thérapeutique près l'emploi a amené trois organismes, don vous avez les logos ici à euh militer pour l'établissement de financement alternatif et notamment pour l'établissement d'une taxe Soda qui pourrait être utilisée pour financer ces programmes.

Alors, ça serait particulièrement bienvenu parce que vous avez une augmentation considérable de la consommation de ces boissons sucrées, non seulement de ces boissons sucrées, mais de toute une série d'aliments industriels de ce qu'on appelle aliments hyper transformés qui sont dangereux pour la santé. Il serait bon de les taxer alors d'une part dans les pays riches parce qu'on en mange trop. Voilà. Et ça serait bien au titre de la solidarité internationale qu'une partie de ces ces taxations reviennent au financement des programmes nutritionnels.

Enfin, je pêche pr pêcherai un peu pour ma paroisse et ça serait également une des suggestions de ces organismes, c'est que ça soit également une taxe de ce genre sont introduit dans les pays pour est-ce que quand vous allez en Afrique, vous vous avez beau aller dans le moindre village reculer, vous avez toujours un commerçant avec un frigo qui marche l'énergie solaire et qui est prêt à vous vendre une boisson sucrée, un prix un prix voilà un prix qui est calculé pour que les pauvres puissent l'acheter. Donc on a eu tout à l'heure au symposium pour ce qui était on a eu une discussion sur c possibilité de taxer ces éléments. Il y a quelque chose certainement à faire.

Donc ceci dit, la situation n'est pas si simple que ça parce que en Europe, on subventionne par ailleurs les producteurs de sucre. Les producteurs de Brave sont très malheureux, ils ont beaucoup de mal à vivre et donc euh et ce qu'il faut les aider d'un d'un côté, taxer les produits sur CR et de l'autre, c'est un vérit véritable champ de mine sur le plan politique. Voilà. Alors, je je m'étends un petit peu là-dessus parce que il se trouve qu'il y a 2 3 mois, l'UNICEF a publié un rapport sur l'augmentation des cas d'obésité de l'enfant.

Il se trouve que pour la première fois dans l'histoire sans doute de l'humanité, le nombre defants en surpoids est supérieur au nombre d'enfants qui sont dénutris. Alors attention, c'est on parle de classe d'âge différentes. Les enfants dénutris sont surtout dans la tranche d'âge 0,5 ans. Les enfants en surpoids sont surtout après 10 ans. Mais quand même, c'est frappant de voir que on a cette ce croisement des courin et souvent ça survient dans les mêmes pays, dans les mêmes communautés et parfois même dans les mêmes familles.

C'est quelque chose qui surprend un peu les souvent les gens qui sont pas de la partie mais personnellement je me rappelle très bien ça remonte à des années mais quand je on recevait des enfants malutri au Sénégal ils étaient souvent amenés par une mère qui était obèse. Donc c'est tout à fait possible d'avoir dans la même famille à la fois un problème d'obésité dénutrition. Alors dans ce rapport de l'UNICEF sur l'augmentation de l'obésité à travers le monde donc il recommande les taxes sur les boissons et les aliments mauvais pour la santé revient toujours sur cette questionlà.

Alors, autre défi actuel, c'est que le traitement de la malnutrition sévère ne se ne se limite pas à la distribution d'aliments thérapeutiques près près à l'emploi. Vous avez d'autres actions qui sont nécessaires. Il faut que ça a été très bien expliqué dans un des exposés qui a été fait cet après-midi. Pour que traiter des enfants malutri, il faut toute une chaîne de toute une chaîne humaine qui soit mise en marche. Il faut qu'il y a une identification rapide des enfants au niveau communautaire. Alors soit par les maères, soit il faut un relais des agents de santé communautaire. Il faut que ces gens soient supervisés.

Il faut également que ces agents de santé communautaire puissent référer les enfants qui ont des complications à l'hôpital. Il faut qu'il y ait des gens pour les traiter et puis il faut également qu'il y ait des gens qui soient compétents pour conseiller les les maires en terme de nutrition et de santé parce que très souvent il y a des choses à faire dans ce domaine. Donc il est nécessité il est nécessaire en plus d'avoir en plus des aliments thérapeutiques près à l'emploi, il est nécessaire d'avoir un système de santé fonctionnel. Alors à ce propos, je ne peux pas m'empêcher de vous montrer cet article que m'a envoyé un un de mes collègues. Quand je l'ai reçu, j'ai cru que c'était un gag.

Mais c'était au moment où il y avait la fameuse campagne en faveur de l'obtention du prix Nobel de la paix par le président du pays d'en dessous du pays. Voilà. Et comme vous savez, il rêvait, ce président rêvait d'avoir le prix Nouvel, mais il a quelques points noirs sur son dossier, notamment le fait que il le fait qu'il ait coupé les programmes nutritionnels, qui coupé les programmes de santé. Il y a différentes estimations qui ont été faites, mais ça se compte en millions de décès le nombre de décès excédentaires qui vont être qui vont résulter de ces ces actes absolument de ces coupes absolument irresponsables. Voilà.

Alors, il y a quelqu'un qui a proposé, il y a deux ces deux personnes qui ont proposé ou qui cherchent à à influencer le gouvernement américain pour qu'il procure pour qu'il envoie de façon massive des ATPE au niveau africain pour lutter contre la malnutrition. Alors, je pense que derrière il y a des motivations électorales parce que vous savez que parmi les gens qui ont voté pour ce fameux président, beaucoup viennent de zones rurales et qui souffrent à l'heure actuelle de la la diminution des programmes d'aide alimentaire. Je pense pas qu'il soit particulièrement émuis par le nombre de décès supplémentaires qui qui peuvent résulter tout ça.

Et ce qui est sûr, c'est que ma première réaction, c'est que si vous envoyez des tonnes d'ATPE dans les pays où vous avez l'almutrition et si vous n'avez pas derrière toute la machinerie qu'il faut pour dépister, traiter et cetera, ça servira à rien et peut-être même ça aura des effets contre-productifs parce que vous risquez de complètement détruire la réputation de ces programmes. Voilà, ça c'est mon petit couplet. Voilà. Alors, je reviens au on en a terminé avec les la première partie, les progrès qui ont été réalisés. Deuxième partie, je pense qu'on est tous d'accord pour dire que la prévention c'est mieux que la le traitement.

Moi qui suis un grand partisan du traitement, l'augmentation des programmes de traitement, je suis le premier à reconnaître que si on arrivait à prévenir la malutrition, ça serait très ça serait beaucoup mieux. Mais pour prévenir la malnutrition, il est nécessité il est nécessaire que chaque enfant ait accès à une alimentation couvrant l'ensemble des besoins nutritionnel. Et très souvent, on l'a entendu tout à l'heure, très souvent ces aliments sont trop chers pour les familles pauvres.

D'autre part, donc je je ne m'étendrai pas là-dessus, mais je voulais mentionner précédemment, il est nécessaire que les enfants vivent dans un milieu qui soit hygiénique, c'estàd qu'il soit pas exposés en permanence à des infections. Alors, ceci est extrêmement préoccupant parce que j'ai fait référence à un rapport de l'FAO que Anna avait montré tout à l'heure qui a été publié en 2020 et qui explique le coût d'une alimentation saine dépasse les dépenses alimentaires de la plupart des dans la plupart des pays du sud.

Ces régimes sont hors de porté pour plus de 57 % de la population de l'Afrique sub-saharienne et de l'Asie du sud ainsi que pour une forte proportion d'Asie du Sud-Est, Mélanésie et cetera. Voilà, c'est les chiffres, c'est les chiffres de la FAO. Alors, il y a juste quelques semaines, le le lancette a publié un rapport sur l'alimentation dans le monde, si ça s'appelle l'alimentation pour la santé, pour la planète, dans laquelle ils annoncent un autre chiffre. Donc de nouveau à chaque fois que vous voyez un chiffre, c'est important de voir la la définition qui été utilisée. Là, il parle de 2 millions de personnes qui sont en état d'insécurité alimentaire.

Alors, ce qu'ils ont fait dans ce qui montre dans ce graphique, c'est le la pourcentage de population qui doit dépenser plus que 52 % de leur revenus pour avoir pour pouvoir s'offrir un régime alimentaire équilibré et comportant tout l'industriement. Ce que vous pouvez voir, c'est qu'il y a énormément de pays où c'est totalement inaccessible. 52 % de la dépenses au niveau du budget pour la l'alimentation, c'est considérable. J'ai vérifié en France les les gens dépensent entre 10 % dans les milieés à 18 % dans les milieers pauvres du budget pour l'alimentation en moyenne 15 %.

Là, on parle de 50 % 52 % c'est considérable parce que il faut manger pour vivre mais en plus de ça vous avez besoin d'argent pour vos loges, pour le transport et cetera pour vous vêtir. Donc 52 % c'est un chiffre considérable et malgré ça on s'aperçoit que la plupart des gens peuvent pas se l'offrir. Alors je reviens un peu sur le calcul du coût de régime alimentaire apportant tous les nécessaires tous les a nutriments nécessaires en quantité suffisante.

Alors, il faut savoir que c'est un problème qui est sur le plan mathématique est assez compliqué et un des premiers à cette penchée dessus, c'est un monsieur qui s'appelait Stigler qui s'est posé la question pendant la deuxème guerre mondiale parce qu'il y avait des problèmes de d'approvisionnement un peu partout. Il voulait savoir quel était le revenu nécessaire. Donc, il a publié un article qui s'appelle The Cost of Subsistance. Donc, il doit dater de 45, je sais pas exactement, enfin dans ces années-là, dans les années 40.

Et après de nombreux efforts, il est arrivé un chiffre mais tout en reconnaissant que il n'avait pas la solution exacte parce que le problème sur le plan mathématique est extrêmement compliqué. La solution lui a été apportée plusieurs années après par un un autre mathématicien qui lui a expliqué qu'il fallait qui a mis au point un algorithme qui permet de résoudre ce qu'on appelle un programme les programmes d' optimisation linéaire. C'est à ça que ça correspond. Donc ce monsieur aurait certainement mérité un prix Nobel de d'économie.

Malheureusement pour lui, il l'a pas eu parce qu'on s'est aperçu quelques années après que la solution du problème avait été trouvée par un mathématicien russe qui s'appelait monsieur Kantorovic et qui du coup a eu le le prix nomel d'économie, ce qui est assez spectaculaire parce que c'était quelqu'un qui avait été récompensé également par le prix Staline peu d'années avant et à ma connaissance c'est le seul prix Nobel d'économie qui a eu également le prix Staline. Voilà, ce monsieur travaillait dans une usine de contreplaqué et son objectif c'était d'optimiser l'utilisation des différentes machines nécessaire pour produire du contreplaqué.

Je vous rappelle que au début de la guerre, l'Union soviétique utilisait des avions dans lequels il y avait beaucoup de contreplaquets qui rentraient dans leur composition. Donc ceci explique peut-être ceci explique peut-être son intérêt pour les pour le pour résoudre le problème. Voilà. Alors, c'est paradoxal aussi parce qu'on dit que c'est l'algorithme qu'il a découvert, il mène actuellement le monde capitaliste. Vous avez toutes les compagnies d'assurance, toutes les compagnies, il y en a tout le monde capitaliste tourne autour de d'algorithmes qui ont été qui dérivent bah de celui qui été découvert par ce Pristalline. Voilà.

Alors, à l'heure actuelle, le côté mathématique est résolu parce que vous avez les fonctions qui vous permettent ces optimisations qui sont disponibles sur n'importe quel ordinateur de base. Voilà. Donc le problème de monsieur Danzig qui à l'époque donc quand on a trouvé la solution mathématique exacte, il était résolu par des calculatrices mais c'est des calculatrices humaines. C'était des femmes qui étaient sur des calculatrices mécaniques qui faisaient les multiplications et les divisions nécessaires pour faire les calculs à donc ça se fait en quelques secondes. Et ceci dit, ça suffit pas parce qu'il faut que vous ayez des données précises sur les prix des aliments.

Vous il faut que vous ayez des données précises sur le contenu des différents aliments dans différents nutriments. Et puis très important, il faut que vous connaissiez la quantité qui est consommable par chaque individu. Si vous ne mettez pas de contrainte à ces programmes, moi j'ai j'ai joué avec ce genre de de logiciel. Si vous laissez faire le logiciel, il vous dira de manger 1 kg d'épinard par jour pour avoir votre action de calcium, ce qui n'est pas possible. Donc faut savoir, il faut recommander, vous pouvez recommander que des choses qui restent dans le domaine du réel et là vous avez besoin de données.

Donc la la complexité du problème sur le plan mathématique sur le nombre de données à récolter explique que ce n'est qu'en 2020 que la FAO a publié des des statistiques qui sont relativement fiables au niveau mondial. C'est quelque chose qui qui est complexe à faire. Alors le programme alimentaire mondial c'est penché se penche également sur le programme sur ce problème parce que pour eux c'est important. Est-ce que le programme alimentaire mondial est en train de souhaite changer de philosophie ou ils ont déjà changé de philosophie depuis quelques années ?

À l'origine dans les années 1960 60 70 l'aide alimentaire était conçue essentiellement comme un moyen d'exporter à l'étranger les produits qui étaient en surplus chez nous. L'idéal c'est de faire l'inverse et de voir ce dont ont besoin les gens notamment en terme de composition nutritionnelle. Et pour ça, il faut connaître quels sont les nutriments qui manque dans la ration et pour ça vous avez besoin de logiciel de ce genre. Donc le le PAM est en train de produire un logiciel qui facilitera grandement ses calculs puisque vous aurez énormément de données qui seront déjà après rentrées.

Ils auront pourront vous donner des indications sur le les consommations, les quantités raisonnables raisonnables à recommander et cetera. Ce logiciel est actuellement maintenant en phase de test, il devrait être publié début 2026. Et ce dit, le programme alimentaire mondial, ils ont déjà fait tourner ce genre de programme. Ils sont arrivés à des conclusions qui sont quand même assez solides. Donc d'abord 70 % des habitants des pays pauvres n'ont pas accès à une alimentation saine et d'autre part couvrir les besoins des différents nutriments coûtent six fois plus cher que couvrir les besoins de base en énergie. Ce qui coûte cher, c'est l'énergie.

Alors, je vous ai dit que la FAO avait changé ses son approche pour estimer ses alimentations dans le monde. Dans les années 70, peut-être les anciens s'en souviennent, il y avait des cartes ont présenté la consommation disponibilité en calories dans par chaque pays. C'est complètement à côté de la plaque parce que d'abord la disponibilité ne signifie pas l'accessibilité et puis deuxièmement ça coûte beaucoup plus cher d'amener tous les nutriments que d'amener juste l'énergie. Alors ce ceci s'explique par les le coût de alimentation apportant tous les nutriment s'explique assez facilement parce que les aliments les plus riches en en nutriment sont aussi les plus chers.

Alors, ceci c'est un graphique qui est tiré de du rapport de la FAO, je crois de rapport de 2025 donc les nouvelles vont vite. Et s compare c'est le prix des différents aliments rapportés à 100 kcalories en prenant en faisant le rapport avec le prix des céréales de base. Et ce que vous pouvez voir sur ce graphique, c'est que donc ce qui est les aliments les plus chers, c'est les aliments en jaune. Ça correspond au fruits. Et juste après, vous avez les aliments oranges, ça correspond aux légumes et puis vous avez des aliments gris qui correspond au produits d'origine animale.

Voilà, si vous voulez une alimentation saine, il faut que les adultes aient une alimentation riche en fruits, en légumes et il faut que les enfants aient une alimentation riche en produits d'origine animale. Vous voyez, rien que par un simple une simple comparaison du prix pour 100 kcalories des différents nutriments, vous pouvez voir que les contraintes de prix sont considérables pour pour assurer une une alimentation saine alimentation complète. Alors, jusqu'à présent la FAO, comme je l'ai expliqué, elle fait ses statistiques au niveau des ménages. Regarde pas le problème spécifique des enfants.

Et là, ça se complique parce que les enfants ont des problèmes ont des besoins spécifiques pour certains nutriments et notamment pour le faire zinc. Alors, une hypothèse qui a été postulée par mon ami Koué qui travaille à l'université de Californie à Davis qui pense et je pense que c'est tout à fait raisonnable que ces besoins considérables des enfants en fer et sont du dou dû au fait que nous sommes pas véritablement adaptés au régime néolithique. Vous savez que depuis l'invention de l'agriculture, nous avons complètement changé notre alimentation. Alors pour se faire et comparer, on va regarder les graphiques qui sont sur la partie gauche de la diapositive.

Elle a regarder le pourcentage de couverture des besoins en fer pour différents types d'alimentation. Sur la première colonne, vous avez le pourcentage des des apports en fait recommandés pour des enfants qui sont uniquement à l'autés au sein. Vous pouvez voir que c'est pratiquement zéro, ce qui est attendu parce que le l'a maternelle contient absolument tous les nutriments nécessaires à la croissance des enfants sauf le fer. Donc pas de fer dans les maternels. Deuxème colonne, vous avez les apports en fer d'un enfant qui reçoit le lait maternel avec une alimentation de complément typique. Vous pouvez voir, c'est très en dessous de ce qui est recommandé.

Troisème colonne, c'est allaitement maternel plus un régime relativement varié avec apport de produits animaux. Vous voyez que ça va mieux. Et puis dernière colonne, c'est un régime qui reconstituerait ce qu'avaient les nos ancêtres avant l'adoption de l'agriculture. Avant l'avention de l'agriculture, je vous rappelle que nos ancêtres vivaient de chasse et de cueillettes et que on pense que nos ancêtres nourrissaient leurs enfants de la façon suivante, c'est que la mère mâchait la viande du produit de la chasse et donnait la viande mâchée à son enfant. Et c'était c'est la seule façon de couvert correctement de façon facile les besoin faire.

Donc quand on a discuté hier, il paraît qu'il y a des populations qui faisaient en nord du Canada qui faisaient ça il y a pas si longtemps. On les a découragé à le faire pour des réseaux d'hygiène mais l'idée n'est pas mauvaise. Alors pour le zing c'est un peu la même chose. Ce que ce graphique montre c'est que pour couvrir les besoins nutritionnels des enfants, vous avez besoin de viande et c'est possible de viande rouge. Voilà.

Ce qui explique que à travers le monde, vous avez 40 % des enfants qui sont animés et principalement le carence enfer surtout dans les pays pauvres parce que dans les pays pauvres la viande la viande rouge manque et pas seulement dans les pays pauvres en Europe pendant longtemps les enfants étaient carencés en fer parce que l'alimentation typique c'était un mélange de de céréales bouillis dans du lait et donc c'est ça suffit pas. Alors cet appel à avoir un régime riche en produits d'origine animale s'applique uniquement aux enfants. Chez les adultes, c'est complètement différent.

Et donc je vous parlais tout à l'heure de d'un rapport qui a été publié tout à fait récemment dans l'ancien tant que le rapport EAT donc Anna il a fait allusion tout à l'heure on a réuni ensemble des spécialistes de l'environnement qui ont essayé de réfléchir sur quel régime serait le meilleur pour la santé des de la planète et des spécialistes de la santé des adultes pour savoir quelle alimentation serait préférable pour réduire les maladies chroniques et de façon assez surprenante les deux groupes arrivés à des recommandations assez semblables. Donc les gens qui s'occupent de l'environnement recommandent une baisse drastique de la consommation de voyandes rouges.

Sur le graphique de droite, l'espèce de camemberamber, vous avez la proportion des gaz effet de serre qui proviennent de l'agriculture par les différents secteurs. Et vous savez qu'il y a la vous voyez qu'il y a plus la moitié du camember qui vient du méthane qui est produit par les les ruminants. Donc voilà. Donc dans ce comité, ils ont recommandé non pas de supprimer la consommation de viande rouge, mais de la réduire sérieusement. Il recommande 15 g par jour en moyenne, ce qui fait un steak tous les 10 jours. Voilà, on s'aperçoit que dans nos pays riches, on est certainement très au-dessus.

Ce qui me contarie beaucoup, c'est qu'il recommande de diminuer la consommation de lait de produit licem. Donc le message que je vous ai donné, produits animaux nécessaires pour les enfants ne s'applique pas aux adultes. Alors cette inquiétude sur les prix euh elle est accentuée également.

une tension qui apparaît avec le changement climatique et là donc ça date du 9 octobre donc c'était il y a 3 semaines l'UNICEF a publié un rapport très alarmant sur l'implication des changements climatiques sur l'alimentation de l'enfant et le rapport est assez sombre parce que vu la trajectoire qu'on a à l'heure actuelle il faut s'attendre l'augmentation générale des prix de l'alimentation dans les dans les années qui viennent ce qui va amener des augmenter les taux de malutrition alors Conclusion de tout ça, pour prévenir la malnutrition, il serait important de réduire la pauvreté. Voilà.

Malheureusement, je vais vous décevoir, je n'ai pas de recher je n'ai pas de recette miracle pour réduire la pauvreté. Donc à Titanic de Tit, je vous ai reproduit un tract du prince Louis Napoléon Bonaparte qui était candidat aux élection présidentielle de 1848 en France et qui était élu sur la base d'un programme destiné à éliminer éliminer la preuve voter voilà, il a été élu hein de façon relativement démocratique, c'est dire ce suffrage universel des hommes, on en allait pas trop loin quand même. Et c'est une des premières fois que ça arrivait, c'était la première fois que c'est arrivé depuis la Révolution française.

Il était élu à une très large majorité et comme vous savez il n'a pas réussi vraiment son programme parce que quand il a été chassé du pouvoir suite à sa défaite de la guerre de 70 avait énormément de misère en France ce qui a amené l'insurrection de la commune qui est une des révolutions les plus sanglantes de de l'histoire de France après l'épisode de la terreur. Alors quand on parle de réduction de la pauvreté, il y a certains programmes qui sont cités en avant dans le milieu de la santé. Le premier, c'est la scolarisation des filles parce que les filles qui sont allées à l'école, généralement, elles ont des salaires plus élevés quand elles sont rentrées dans la dans la vie professionnel.

Et d'autre part, la scolarisation prévient les grossesses précoces. Les grossesses précoces, c'est la voie royale pour rentrer dans la pauvreté pour différentes raisons. Mais en grande partie parce que très souvent ça ces grossesses qui ont lieu dans le cadre d'union extrêmement instable et ça se termine par des mers célibataires. Être mère célibataire c'est la recette pour être tombé dans la pauvreté. Deuxème type de programme évidemment planification familiale parce que vous savez que la venue d'un enfant c'est toujours une joie même dans les familles nombreuses mais c'est également une ça entraîne une réduction sensible du train de vie.

Ceux qui ont eu des enfants le savent dans tous les milieux, dans tous les pays, même en France où on a des allocations familiales, ça coûte partout cher. Donc quand vous avez une famille qui est au bord de la pauvreté, l'avenue d'un nouvel enfant peut la faire basculer. Troisème point, c'est les allocations familiales en Europe, en France et ce qui nous a permis de d'éliminer la malnutrition. C'est introduit chez nous après la deuxème guerre mondiale généralisée.

En matière d'allocation familiale, il y a une étude qui à l'heure actuelle qui n'a pas été publiée mais qui circule dans sous forme de préprint qui fait beaucoup de bruit et qui un randomisé qui a consisté à tirer au hasard des familles pauvres au Kenya et leur donner à celles qui avaient gagné le tirage donner une somme de 1000 € de 1000 dollars. Et ces versements étaient versés étaient effectués par téléphone. Vous savez que dans ce pays-là, c'est quelque chose qui marche très bien. Et ce que les gens ont observé, c'est que les transferts monétaires ont provoqué une baisse de 48 % des décès d'enfants d'âge avant l'âge de 1 an, 45 % de moins décès de moins de 5 ans.

Alors, les auteurs ne sont pas très ne donnent pas beaucoup de détails sur l'impact que ça a eu sur la malnutrition, mais vraisemblablement c'est ça a dû être un des facteurs qui a joué. C'est pas le seul. Ceux qui avaient le plus qui avaient reçu cette somme d'argent avaient avait plus fréquemment recours au soins. Alors cette étude va certainement avoir beaucoup de porté parce que c'est une étude randomisée.

Vous savez qu'il y a quelques années, le prix Nobel d'économie a été attribué à une franco-américaine qui s'appelle Esther Duflot et qui a eu qui a une des raisons pour lesquelles elle Nobel, je pense c'est pas la seule, c'est que elle a proposé d'utiliser des essais randomisés pour évaluer l'efficacité des interventions. Je dis, j'espère que c'est pas la seule parce que dans le milieu de la santé, cela nous a fait un peu sourire parce que c'est ce qu'on trouve dans tous les livres de statistique médicale depuis au moins 40 ou 50 ans. Si vous voulez vraiment savoir si quelque chose marche, vous devez faire un essai randomisé.

Ou sinon les gens enfin c'était la tendance chez les économiste surtout avant avant la l'introduction des essais randomisés, c'était de faire des modèles basés sur des tas de suppositions qui sont extrêmement difficiles à vérifier. Là, je pense cet essai quand même assez convaincant et donc ça montre l'importance des facteurs économiques dans la santé et la nutrition. Voilà. Ceci dit, j'ai pas de je suis pas comme le prince Louis Napoléon, je je vais pas aller plus loin dans les tentatives de réduction de la pauvreté.

Ce que je vais vous expliquer, c'est une autre approche un peu technique qui essaie de contourner les difficultés d au prix de la ration et donc c'est que ça consiste à apporter les nutriments qui manquent sous forme chimique. Alors donc je suis pas le seul à avoir à penser ça. l'OMS dans son dernier dernier train de recommandation pour la l'alimentation des infantises à 23 mois donc qui date 2003 recommande l'utilisation d'aliments enrichi enrichis artificiellement. Alors pour comprendre l'intérêt de cette approche, il faut savoir que les aliments, les nutriments apportés sous forme chimique sont toujours moins cher que ceux apporté sous formeale.

Le cas le plus calicatural, c'est celui du fer parce que vous savez que le fer, c'est un des éléments qui est le plus présent sur la croûte terrestre. C'est un des aléments les meilleurs marchés qui soit sur le prix des marchés matières premières. On est dans une situation paradoxale parce que les 40 fer sont également parmi les plus fréquentes au monde. J' expliqué qu'il y a 40 % des enfants qui sont 4 donc la solution consiste à porter le fer sous forme artificielle. Vous pouvez mettre de la la lim de fer dans la nourriture mais ça risque de pas sentir très très bon et cetera. En fait la façon de le faire c'est d'apporter le fer sous forme de sel qui est encore très bon marché.

Alors ce qu'il faut savoir pour le prévenir la nutrition de l'enfant, c'est que l'enrichissement de la ration de base tel qu'elle a été exposée tout à l'heure par Steve, ce qui consiste à rajouter certains nutriments à la farine consommé par la par la famille. C'est quelque chose qui est intéressant dans certaines applications mais qui ne permet pas d'apporter des concentrations nutriments suffisantes pour couvrir les besoins de l'enfant. Donc tout à l'heure Steve nous a expliqué par exemple que je crois que c'était en Éthiopie, on envisage de réussir la farine en acide folique pour prévenir les défauts de fermeture du tube neural.

C'est quelque chose d'absolument excellent mais vous pouvez pas utiliser cette approche pour couvrir les besoins en faire de l'enfant. Ils sont trop importants. Donc vous avez besoin d'enrichir les enfants, les aliments des enfants spécifiquement. Et pour ça, vous avez plusieurs approches. La première, c'est d'utiliser des enfants de l'enfance qui sont enrichis artificiellement. Donc ça c'est l'approche qui est utilisée dans nos pays riches. C'estàd vous fabriquer une préparation pour faire une bouillie qui est près qui est prête à l'emploi et mais dans laquelle vous rajoutez les vitamines et les minéraux.

Le problème c'est que c'est relativement coûteux et parce qu'à partir du moment où l'industrie prépare une recette et ben vous devez payer l'emballage, la publicité, le transport et cetera. Donc ça revient généralement au double de prix de base. Une autre solution donc qui à l'heure actuelle suscite énormément d'intérêt, c'est l'enrichissement des aliments à domicile. Et pour ça, il y a deux approches, c'est les poudre de micronutriments et puis ce qu'on appelle en anglais les SQLNS quantity lipide Brian supplémente. Donc on peut traduire par supplément lipidique. Je sais pas comment traduire petite quantité parce que l'acronyme sonne mal en français je trouve.

Donc on va parler de parler de supplément lipque. Alors la première approche qui a été suggérée en fait elle a été suggérée par un pédiatre canadien que certains d'entre vous connaissent certainement qui s'appelle Stanlotkin qui est un de mes amis qui est à Toronto et qui a dit ben pourquoi pas mettre tous les nutriments nécessaires, tous les nutriments qui manquent habituellement dans la ration des enfants, les mettre dans un petit sachet et qu'on rajouterait un peu comme un associement comme s montré là sur ce document de l'OMS. Voilà. Alors l'idée paraît simple, c'est pas si simple que ça parce que certains de ces nutriments, certaines de ces vitamines ont un goût horrible.

Donc il faut les enrober. Il faut les enrobé d'une façon telle que le robage disparaît une fois que c'est arrivé dans l'estomac parce que sinon c'est pas absorbé. Donc sur le plan technique, c'est pas assez évident. Et ceci dit euh voilà le le sachet qui est c'est un sachet qui est qui est utilisé par l'UNICEF. Voilà le la formule standard du sachet. Vous pouvez voir qu'il y a quand même un nombre assez important de nutriments qui est proposé et donc c'est certainement quelque chose qui est très très intéressant surtout pour réduire le pour réduire l'anémie parce que ça a été prouvé que c'est très efficace pour réduire l'anémie. Malheureusement ça n'a pas d'effet notable sur la croissance.

Ce qui est très intéressant c'est que le prix est ridiculement bas. Enfin le prix est très bas. Donc ça correspond à 0,65 dollars US par mois même si vous multipliez par 12. C'est un prix très abordable qui vous permet de de supprimer les carences fer. Vous noterez également que c'est enrichi en iode. Donc ce qui est important aussi parce que les carences en iod, on dit que c'est une des causes principales de retard de développement cognitif au niveau mondial.

Une deuxième approche donc c'est ces fameux suppléments lipidiques et Anna tout à l'heure a raconté la genèse, c'est que quand on a mis au point les aliments thérapeutiques près à l'emploi, on a été frappé parce qu'ils sont très bien acceptés par les enfants. Ils ont un goût très agréable et ce dont on s'aperçu aussi c'est que c'était assez surprenant parce que le F1 qui est donc ces aliments thérapeutiques à l'emploi c'est la copie du F1 qui lui-même a un goût désagréable parce que le F1 est fortement enrichi. en vitamin en minéraux qui ont un goût extrêmement désagréable, notamment le potassium. Puis certaines des vitamines ont un goût horrible aussi.

Une fois que tout ça s'est mélangé dans la pâte, le goût disparaît. Et on s'est aperçu qu'on pouvait augmenter les concentrations de façon extrêmement importante. Et on s'est aperçu également qu'on pouvait mettre la plus beaucoup de nutriments qui manquaient dans la ration des enfants d' pauvres dans une vingtaine de grammes de de pâtes. Et l'avantage par rapport au poud de micronutriment tel que euh proposé par Stan Vlotkin, on n'est pas en compétition, c'est simplement, je pense c'est des c'est des utilisations différentes. L'avantage de cette approche, c'est qu'on peut la quantité de nutriments qu'on peut mettre est plus importante.

Et donc ces alimentsah amènent également un supplément en protéines. Chose très importante aussi, ils amènent un suprément en lipide. Donc j'ai eu la chance de participer à une des premières réunions où parce que cette idée de de mettre tous ces nutriments dans les sachets. Donc j'en ai parlé à différentes personnes. Donc K la fameuse nutritionniste de l'époque paléolitique, j'ai parlé de ces ces sachets et l'idée lui a parut intéressante. On en a parlé un de mes collègues de l'université de Tempé et cetera.

Ils ont fait un gros projet ensemble pour évaluer l'idée et le la première partie du projet c'était de rassembler tout un groupe d'experts qui ont décidé la concentration quelle était la concentration des différents nutriments qu'on devait mettre. Et ces gens-là ont passé énormément de temps à discuter de la concentration et la nature des lipides à apporter. Alors, vous savez que c'est particulièrement important parce que le cerveau de l'enfant et qu'on sort c'est une grosse masse de graisse mais c'est des graisses très spécifiques.

Et malheureusement alors d'abord les enfants des pays pauvres ont des régimes qui sont pauvres en Grèce et les Grèces qui reçoivent sont généralement pas de la bonne famille. Vous savez qu'il existe différentes familles, deux grandes familles d'acid gras essentiel, la famille des oméga3 et des oméga 6. Généralement les enfants dans les pays riches ça un peu tendance d'être la même chose. Ils ont un excès d'oméga 6, c'est pas assez d'oméga 3. Donc ces session ont été reformulé, on a il ont fait il était fait très très on a par fait attention à rééquilibrer à mettre suffisamment d'acide d'oméga 3 de manière à corriger le tir. Voilà. Alors ce produit donc sur le papier est un petit peu mieux.

Le problème c'est qu'il coûte plus cher. Donc le le prix est estimé entre 23 et 46 dollars US par an. Alors il y a une étude qui a été faite sur l'utilisation l'impact de ces de ces SQLNS sur sur la santé. Donc c'est une métaanalyse des différentes études qui ont été qui ont été effectuées. Une des premières études a été effectuée au CAN par l'équipe qui était menée par une équipe qui était menée entre autres par Anart.

Et ce que vous pouvez voir c'est que ça entraîné en moyenne une baisse à la mortalité de 27 %, une baisse à la malnutrition aiguille sévère de 31 %, une réduction de l'anémie de 64 % donc parfaitement vraiment spectaculaire également une retard une baisse du du retard du développement cognitif de de 16 %. Alors, ce dernier point me paraît particulièrement intéressant parce que mesurer le développement cognitif, c'est quelque chose d'extrêmement difficile. Donc, si vous voyez qu'il y a une différence avec un outil que vous qui mesure mal, ce que vous cherchez à mesurer, ça veut dire qu'il se passe vraiment quelque chose de d'important.

Et d'autre part dans le dernier rebondissement donc cet été au mois d'août il y a eu une un congrès de nutrition à Paris et l'équipe de du Gana a présenté des résultats d'évaluation. Ce qu'ils ont fait c'est qu'ils sont repassés plusieurs années après la fin de l'étude c'était des enfants qui avaient reçu quelques mois enfin je crois que c'était 18 mois ou quelque chose comme ça. Je crois que 18 mois c'est est-ce que les naissent ? Ils sont repassés plusieurs années à Porê. Ils ont passé ses enfants dans des appareils d'imagerie d'imagerie médicale et ils ont vu que la structure des du cerveau avait été modifiée.

Alors, c'est toujours très difficile d'évaluer les conséquences fonctionnelles, mais vraisemblablement le fait de corriger le tir en terme d'équilibre en acide oméga 3 om 6, ça a dû avoir un impact. Alors donc c'est des aliments qui paraissent intéressants. Ceci dit, il faut savoir que ça a des limites. Ça remplace pas une alimentation de type riche donné dans un milieu hygiénique et cetera. Ça corrige pas en totalité les la malnutrition, ça n'élimine pas. Alors à vrai dire, on sait pas pourquoi ça fait pas mieux. Ça fait c'est déjà pas mal comme résultat. Faut pas faire la fine bouche pour une fois qu'on a résultat positif. Et pourquoi ça ça marche pas aussi bien qu'on le souhaiterait ?

Alors peut-être il y a un problème vers pour la formule. Cette formule a été faite après consultation je pense des meilleurs experts du monde pour savoir quel nutriment à quelle concentration mais même les meilleurs experts peuvent se tromper. D'autre part l'alimentation ne se résume pas à des apports d'énergie de vitamines et de minéraux. Il y a d'autres components qui sont pas tenus en compte et qui peuvent être importants. Donc on sait pas. Il y a également le fait que beaucoup de ces enfants souffrent souvent d'infections asymptomatiques qui peuvent avoir un effet sur la croissance. Donc je crois que c'est un chiffre que je tire de du lancette.

Il y aurait 2,8 milliards d'individus qui consomment une autre mauvaise qualité. L'autre bonne qualité c'est encore dans tout ce qui a fait un hygiène apporter une autre qualité. C'est ce qui a le plus facile à faire. Ce qui est plus difficile c'est l'assainissement, c'est la réfrégation et cetera. Donc vraisemblablement, il y a beaucoup de ces enfants qui sont infectés, qui ont des infections chroniques à Bakou. Ça, on s'en rend compte quand on fait des examens biologiques, il y a des marqueurs d'inflammation qui sont là qui suggèrent que souvent ces enfants ont problème.

Donc souvent, on me demande les gens me demandent des idées de projet de recherche pour les années les 20 années qui viennent. Là, je pense que ce qui se passe, pourquoi pourquoi on en fait pas mieux, c'est quelque chose de très important. Et puis également savoir ce qui se passe au niveau du du retard de développement cognitif. Savoir si on peut faire mieux, c'est pas impossible hein. C'est déjà beaucoup qu'on arrive à améliorer un peu mais ça serait bien de savoir. Voilà. Écoutez là, j'arrive au moment de la conclusion. Ce que ce qu'on conclut, on a eu des grands programmes au cours de ces 30 dernières années pour la prise en charge de la malnutrition aigu sévère. Nombreux d'essais évités.

Voilà, j'en tiens à mon estimation. Nombreux d'essais évités. Ces progrès sont compromisés par les coupes budgétaires actuelles des programmes d'aide. Il serait nécessaire de trouver des formule alternative de financement. Donc je sais qu'il y en a parmi vous qui réfléchissent au aux taxes sur les junk food comme on dit en anglais. Pensez-y. Alors l'avenir est quand même assez préoccupant parce que le réchauffement climatique a l'air d'être en marche. On n'est pas prêt de s'arrêter. Quand j'entends certains responsables internationaux qui disent foron foront foront, je pense c'est complètement irresponsable. Alors la défi, ça reste un un la prévention ça reste un défi considérable.

Nous avons besoin de problèmes de programmes sociaux. J'entendais tout à l'heure donc je crois que c'est Malek qui disait que vous avez besoin de problème un programme sociaux au Canada. Nous en avons besoin en France et les gens dans le pays pour on en besoin également. Alors ce que j'ai essayé de vous expliquer, c'est qu'il y a des solutions techniques qui existent qui peuvent un peu diminuer la gravité du problème mais ça résoudra pas tout. Voilà, je remercie de votre attention. Merci beaucoup pour cet exposé. Donc comme je vous disais, si vous avez des questions, hésitez pas à lever la main. Je vais venir vous porter le micro. Sans plus tarder, première question.

Non, ben on deux petites questions. Je passe une partie de l'année dans un pays pauvre où on cultive de l'arachide euh puis il y a des familles qui font avec un moulin un genre de beurre d'arachide avec leur moulin. Il y a pas