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Podcast / conversationLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 7 février 2024 13 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Pierre-Henri Dumont, un jeune-homme pressé

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:28FerméeRéponse directe

    Vous le reconnaissez ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui peut motiver un adolescent comme ça à s'engager dans un parti politique aussi jeune ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Vos parents vous ont un peu fait baigner dans la culture gaulliste-RPR, c'est ça ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Mais vous dites que votre parcours, il est devenu aujourd'hui une exception pour les gens issus des classes moyennes comme vous.

  • 5:12OuverteRéponse directe

    Vous vous êtes présenté à la mairie de Marc, près de Calais. C'est une ville qui est historiquement ancrée à gauche.

  • 6:23OuverteRéponse directe

    C'est votre style en politique ? On cogne d'abord, on discute après, éventuellement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Il a été élu maire à 26 ans, député à 29. »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce qui peut motiver un adolescent comme ça à s'engager dans un parti politique aussi jeune ? »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Vous avez pris votre carte à l'UMP à 17 ans. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Vos parents vous ont un peu fait baigner dans la culture gaulliste-RPR, c'est ça ? »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « Mais vous dites que votre parcours, il est devenu aujourd'hui une exception pour les gens issus des classes moyennes comme vous. »
  • 4:26PrésentateurFait
    « Il ne faut pas que l'argent, le milieu familial soit un frein. »
  • 4:51PrésentateurChiffre
    « on a continué à mettre en place ce système, quand un gamin de la ville veut aller faire des études en Erasmus à l'étranger, que les parents ne peuvent pas payer, on peut donner des bourses qui vont jusqu'à 10 000 euros »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « Vous vous êtes présenté à la mairie de Marc, près de Calais. »
  • 5:40PrésentateurFait
    « C'est en effet une ville qui était historiquement de gauche. »
  • 6:53PrésentateurFait
    « J'ai visé trois cibles. La première cible, c'était le président d'agglomération de l'époque, qui avait augmenté les impôts des ménages, alors que moi, dans ma ville, je l'ai diminué. »
  • 7:26PrésentateurChiffre
    « moi, j'avais mis en doute la création du camp Jufféry, qui a mené, quelques mois plus tard, à la création de la fameuse jungle à Calais, qui était à la frontière entre Calais et Marques. 10 000 personnes dans un bidonville. »
  • 7:55Invité politiqueFait
    « Votre mot d'ordre, c'est un peu place aux jeunes. »
  • 8:27PrésentateurFait
    « on ne va pas parler simplement aux classes moyennes supérieures et aux personnes à la traité, mais qu'on a tout un terreau de gens de droite qui sont, nous, nos électeurs dans nos circonscriptions, qui sont des gens qui croient dans la valeur travail »
  • 10:07PrésentateurFait
    « le paroxysme, c'était la question de la réforme des retraites. Ou à la réforme des retraites, on avait vraiment un axe sur la question des carrières longues. »
  • 10:46Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas très réglo, parce que vous n'avez pas respecté la consigne qui avait été adoptée à la majorité au sein de votre groupe. »
  • 10:49Invité politiqueFait
    « la politique, c'est aussi respecter un collectif, respecter le fait majoritaire. »
  • 12:13Invité politiquePromesse
    « Vous aviez pris un engagement en 2017. C'est vrai, c'est vrai. Vous aviez dit deux ou trois mandats maximum, après je ferai autre chose. »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Pierre-henri Dumont34 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Pierre-henri Dumont

Il a été élu maire à 26 ans, député à 29. Mon invité est un jeune homme pressé qui ne s'embarrasse pas forcément des manières en politique. Son ambition ? Changer le logiciel de la droite. Bonjour Pierre-Henri Dumont. Bonjour Clément Méric. Alors ceux qui sont en train de nous regarder ou de nous écouter en podcast vont me maudire parce qu'on va commencer cette émission par une chanson qui a tendance à rester dans la tête toute la journée. Vous voyez de quoi je parle ? Très bien. Bon, c'est le fameux lip-dub des jeunes de l'UMP qui a été lancé fin 2009. Et vous allez sans doute reconnaître l'un des interprètes. Alors on a reconnu Rachida Dati, Patrick Deveggian, Ramayad.

Mais on s'est permis de faire aussi un arrêt sur image sur un jeune homme, l'un des interprètes. On le voit ici en train de taper sur un jambé. Exactement.

1:28
Présentateur

Vous le reconnaissez ? Oui, c'était mes années militantes. C'est vrai que ça reste un beau souvenir. Bon, il y a eu un bad buzz sur le lip-dub.

1:36
Pierre-henri Dumont

Donc beaucoup de gens s'en sont un peu moqués, on va dire.

1:39
Présentateur

Oui, mais au final, on a pris vraiment énormément de plaisir à le tourner. Il y a eu un décalage dans la diffusion. Ça devait être diffusé à l'issue, à la fin des trois jours du campus des jeunes, où on partait là dans le train. Donc c'est le train allé. Ça a été diffusé trois mois après, au moment des fêtes de Noël. Entre temps, la crise financière est arrivée. Donc évidemment, le contexte n'était pas le même. Le climat avait changé. Mais honnêtement, c'est aussi un symbole des années jeunes pop. On était un grand mouvement jeune, 30 000 jeunes.

2:03
Pierre-henri Dumont

Alors, à l'époque, vous aviez 22 ans, vous aviez déjà des responsabilités au sein du mouvement des jeunes populaires de l'UMP. Vous avez pris votre carte à l'UMP à 17 ans. Qu'est-ce qui peut motiver un adolescent comme ça à s'engager dans un parti politique aussi jeune ?

2:17
Présentateur

Une personnalité, c'était Nicolas Sarkozy. C'est lui. Son dynamisme. Je me souviens de Jout que je regardais à la télévision chez moi quand j'étais encore un peu plus jeune. Mais contre Tariq Ramadan, contre Jean-Marie Le Pen, où il écrasait le match. Et c'était ce dynamisme, cette volonté, cette envie de changement, de faire, qui moi m'a vraiment happé. Et c'est pour ça que j'ai pris ma carte. C'est pour Nicolas Sarkozy.

2:37
Pierre-henri Dumont

Alors, il y avait aussi un terreau familial qui était propice, on va dire. Vos parents vous ont un peu fait baigner dans la culture gaulliste-RPR, c'est ça ?

2:46
Présentateur

Oui, mais mes parents étaient tous les deux des adhérents RPR. Ils sont, pour certains, ont été candidats à des élections. On voit là la photo de mon père qui était candidat. Je crois que c'était une cantonale en 82 ou 83, dans un canton de Calais. Et donc, on l'appelait Lèche-Valéza à l'époque.

3:01
Pierre-henri Dumont

C'est vrai, il y a un petit côté Lèche-Valéza avec la moustache.

3:03
Présentateur

Et donc, du coup, oui, c'était un terreau RPR, militant. Vous alliez même aux réunions du RPR à 7 ans. Oui, c'était l'anecdote. Avec le t-shirt Les Jeunes avec Chirac. Oui, lors des soirées électorales. C'était la soirée électorale de 1995, du coup, d'élection présidentielle de 1995. Et en effet, je me suis retrouvé avec un t-shirt Les Jeunes avec Chirac dans un garage de Calais qui avait été loué à l'occasion pour faire une permanence de campagne locale pour les élections présidentielles.

Donc oui, j'ai baigné dans un terreau qui est un terreau RPR de droite, mais par des parents qui incarnent aussi cette envie de travailler, de toujours faire plus, qui ont créé leurs propres entreprises, qui sont partis quasiment de rien, et qui ont réussi. Donc c'est aussi cette tradition, cette histoire familiale que je cherche à honorer par mon engagement politique.

3:49
Pierre-henri Dumont

Et alors sur le papier, vous avez un parcours qui est assez classique. Il y a Les Jeunes Pop, on l'a vu. Il y a eu Sciences Po Paris. Vous avez été aussi collaborateur d'un député à l'Assemblée. Mais vous dites que votre parcours, il est devenu aujourd'hui une exception pour les gens issus des classes moyennes comme vous. Et vous en faites d'ailleurs un combat politique qui est un peu au cœur de votre engagement.

4:06
Présentateur

Oui, c'est vraiment l'angle que je prends et la ligne directrice que je me fixe pour mon engagement politique. C'est faire en sorte que n'importe quel gamin, en particulier chez moi, dans le Pas-de-Calais, à Calais, dans le Calaisie, la ruralité, qui ait envie de faire des études supérieures, quelles que soient ces études supérieures, soient en mesure de pouvoir le faire. Il ne faut pas que l'argent, le milieu familial soit un frein. Il demande évidemment d'être bien orienté, mais il y a aussi une question de moyens. Il y a une question de moyens publics. Les lycées, chez moi, ils ne forment pas à rentrer dans des classes prépa, ils ne forment pas à passer des concours.

Mais quand vous avez dit au lycée que vous vouliez faire Sciences Po, on a compris la fac de Sciences Po, et pas l'école à Paris. Et donc du coup, moi ce que je dis, c'est qu'il faut déjà que tous les lycées forment aux mêmes choses, c'est-à-dire pas simplement avoir le bac, mais préparer les études supérieures.

Mais au-delà de ça, il faut que là où on peut aider, et c'est ce que j'ai fait par exemple dans ma commune de Marc-en-Calaisie, quand j'étais maire, et on a continué à mettre en place ce système, quand un gamin de la ville veut aller faire des études en Erasmus à l'étranger, que les parents ne peuvent pas payer, on peut donner des bourses qui vont jusqu'à 10 000 euros, on aide le permis de conduire, on aide à passer le BAFA. C'est-à-dire qu'en gros, on donne les moyens aux jeunes de se réaliser.

5:07
Pierre-henri Dumont

Alors il y a eu une nouvelle étape dans votre engagement en politique, franchie en 2014. Vous vous êtes présenté à la mairie de Marc, près de Calais. C'est une ville qui est historiquement ancrée à gauche. Vos parents étaient convaincus que vous alliez perdre, et vous, pendant toute la campagne, vous avez martelé que vous étiez le candidat le plus compétent. à 26 ans, il faut un sacré culot pour faire ça, parce que vous avez été élu.

5:30
Présentateur

Oui, j'ai été élu, on voit, là c'est le conseil municipal d'installation en mars 2014. J'ai été élu parce que les habitants de la ville m'ont fait confiance. C'est en effet une ville qui était historiquement de gauche. Mais dire à 26 ans, c'est moi le plus compétent, il n'y a pas une part d'arrogance ? Non, c'est factuel, c'est-à-dire que j'étais face à des personnes qui avaient fait le travail de la ville, la ville s'est bien développée, mais qui commençait à stagner, se transformer progressivement en cité d'ortoir, pour être très clair. Moi, je suis arrivé avec un autre programme, et puis en effet, il faut quand même, évidemment, un peu de culot pour arriver, débarquer comme ça.

Moi, c'est ma ville natale, celle où j'ai grandi. Je faisais des allers-retours, parce que forcément, je travaillais à Paris la semaine, mais c'était vraiment une belle aventure. Et honnêtement, le mandat de maire est le plus beau mandat qu'on peut exercer dans la République française. C'est là où on est vraiment aux prises avec les besoins du territoire. C'est d'ailleurs pour ça que quand j'ai été élu député en 2017, j'ai gardé mon mandat de conseiller municipal, et j'ai abandonné le mandat de conseiller départemental.

6:23
Pierre-henri Dumont

Alors, du culot, vous en avez eu aussi lors de vos premiers voeux en tant que maire de Marc. Vous avez convié tous les élus de l'agglomération, et vous leur êtes rentré dedans assez violemment. On voit les articles de presse de l'époque, ça a fait un peu la une des journaux localement. C'est votre style en politique ? On cogne d'abord, on discute après, éventuellement ?

6:42
Présentateur

C'est ça, ma devise en politique, c'est d'abord on gueule et après on discute. Et là, je vais être très clair. C'est efficace ? C'est plutôt efficace, parce que je vais vous dire ce qui s'est passé après la cérémonie des voeux. J'ai visé trois cibles. La première cible, c'était le président d'agglomération de l'époque, qui avait augmenté les impôts des ménages, alors que moi, dans ma ville, je l'ai diminué. Donc les habitants me disaient, attendez, monsieur le maire, on ne voit pas la différence, parce que pour eux, ça revient au même. Et d'ailleurs, on s'est aperçu après des rapports, après des discussions avec les élus, qu'il y avait en effet de la cavalerie budgétaire.

Donc j'ai soulevé un lièvre à ce moment-là qui a coûté sa place au président d'agglomération. On est arrivé au point où on ne pouvait plus investir. Tous les investissements dans l'agglomération avaient été gelés à cause de l'explosion de dépenses de fonctionnement. Sur la question de l'État et de la ville de Calais à côté, moi, j'avais mis en doute la création du camp Jufféry, qui a mené, quelques mois plus tard, à la création de la fameuse jungle à Calais, qui était à la frontière entre Calais et Marques. 10 000 personnes dans un bidonville. J'avais alerté sur le fait que ça allait devenir ce que c'est devenu. Et donc, je n'ai pas forcément tort dans ce que j'avais dit, malheureusement.

7:42
Pierre-henri Dumont

On a vu vos premiers voeux assez musclés en tant que maire. – En 2017, à peine élu député, vous avez aussi un peu secoué le cocotier, mais cette fois dans votre propre parti, avec l'ambition de prendre la place des anciens, on va dire. Votre mot d'ordre, c'est un peu place aux jeunes. C'est une forme de dégagisme presque. – Non, ce n'est pas place aux jeunes.

8:01
Présentateur

C'est de dire que tout le monde doit trouver sa place. Et que ce n'est pas parce qu'on vient d'être élu qu'on débarque un peu de territoires où il n'y avait jamais eu d'élu auparavant, ou très très peu, que ce soit moi dans Pas-de-Calais, que ce soit Aurélien dans l'Occ, que ce soit d'autres. Que ce qu'on dit n'est pas moins vrai que ceux qui sont présents depuis longtemps.

Donc l'enjeu, c'est maintenant, en effet, maintenant qu'on a un peu vieilli tous, pris un peu plus d'assurance encore, c'est de pouvoir expliquer que le logiciel de la droite doit changer, et qu'on ne va pas parler simplement aux classes moyennes supérieures et aux personnes à la traité, mais qu'on a tout un terreau de gens de droite qui sont, nous, nos électeurs dans nos circonscriptions, qui sont des gens qui croient dans la valeur travail, qui se lavent tôt le matin pour travailler, qui ne gagnent pas des mille et des cents, qui ne roulent pas sur l'or, et qui ont besoin de propositions, de textes de la droite.

8:45
Pierre-henri Dumont

Donc c'est cette idée-là, c'est ce projet politique-là que vous portez, vous, les jeunes trentenaires, parce que vous formez un petit groupe, en fait, au sein du groupe Les Républicains. Il y a qui, d'ailleurs, dans ce groupe ?

9:00
Présentateur

Il y a plusieurs personnes. C'est principalement des personnes qu'on connaissait déjà avant de venir à l'Assemblée nationale, parce que c'était dans les réseaux et les terreaux jeunes populaires, à l'époque. On en voit certains sur les photos, ça, c'est la précédente législature, mais ça fait part, bon, évidemment, Julien Diff, qui était responsable départemental des jeunes de l'Aisne, comme on a jeté dans le Pas-de-Calais. On a Aurélien, évidemment, dans le Lot, Yann, dans le territoire de Millefran. Yann Pradier, Yann Boucard. On est un petit groupe. Géographiquement, on est déjà avec nos bureaux côte à côte depuis le précédent mandat.

Et puis après, on s'entend bien, parce que, voilà, on partage à Nage des territoires qui ne sont pas des territoires évidents, qui ont à peu près les mêmes caractéristiques d'un point de vue sociologique. Et puis, ce côté un peu, on est débarqué de nulle part et on essaye d'imposer un style peut-être un peu différent, mais on en a besoin. Aujourd'hui, la droite, c'est quoi ? C'est moins de 5% en élections présidentielles. Donc, soit on décide de continuer, comme on fait depuis 15 ans, à savoir dire toujours les mêmes choses et se retrouver dans une situation où on n'intéresse plus personne.

Soit on essaye de légèrement changer le logiciel, faire comprendre que la population, les Françaises et les Français ont évolué et que la droite doit pouvoir, toujours en gardant ses valeurs chevillées au corps, proposer autre chose que ce qu'elle a pu proposer. Et je pense que le paroxysme, c'était la question de la réforme des retraites. Ou à la réforme des retraites, on avait vraiment un axe sur la question des carrières longues. Pourquoi ? Ce n'était pas pour embêter le parti, pour embêter la droite.

C'est simplement pour dire que, nous, on ne va pas commencer par pénaliser ceux qui ont commencé en apprentissage, ceux qui ont commencé le plus tôt, et ne pas pénaliser les cadres et les cadres subs, ceux qui ont fait les plus longues études, tant mieux pour eux, qui gagnent le plus, tant mieux pour eux, mais on ne peut pas avoir un deux poids, deux mesures.

10:29
Pierre-henri Dumont

Donc c'est cette idée de renouer avec les classes populaires qui a fait que, dans ce petit groupe-là, vous avez tous, je crois, voté la motion de censure contre le gouvernement à l'occasion de cette réforme des retraites. Ce n'est pas très réglo, parce que vous n'avez pas respecté la consigne qui avait été adoptée à la majorité au sein de votre groupe. Oui, mais la Constitution dispose qu'il n'y a pas de mandat impératif. Oui, mais enfin, la politique, c'est aussi respecter un collectif, respecter le fait majoritaire.

10:54
Présentateur

Oui, mais moi, l'engagement que j'avais pris devant mes habitants, c'est celui que j'avais écrit noir sur blanc lors de ma campagne électorale. Et donc, vous l'avez respecté. Moi, j'ai respecté mon engagement pris devant mes électeurs, et je n'ai pas pris un engagement devant mon groupe, d'abord les électeurs, ensuite le groupe.

11:07
Pierre-henri Dumont

On va passer à notre quiz. À présent, le principe est assez simple. Je vais vous proposer des phrases, et vous allez devoir les compléter. C'est bon pour vous ? Allez. Rien de tel qu'une partie de FIFA pour ? Tisser le lien avec les jeunes et pour se détendre. Oui, parce qu'en fait, à plusieurs reprises, vous avez organisé comme ça des défis. Vous avez défié les jeunes de votre circonscription. Venez défier votre député à FIFA. Ça marche vraiment ? Ça marche pas mal. Vous arrivez à les intéresser à la politique comme ça ?

11:33
Présentateur

Ça marche pas mal. Oui, alors les intéresser à la politique, oui et non. Mais en tout cas, on peut échanger sur leur quotidien. Et donc moi, ça me donne des billes pour comprendre ce qui se passe. Parce que je suis peut-être jeune, mais ça fait quand même longtemps que je n'ai pas mis les pieds dans une classe de BTS, etc. Donc c'est aussi le moyen de pouvoir savoir ce qui se passe et échanger de façon plus détendue.

11:51
Pierre-henri Dumont

Quand les sénateurs de droite me qualifient de sale gosse, ils ont parfaitement raison. Vous êtes un sale gosse, vous l'assumez. Oui, mais je suis un sale gosse. Parce qu'ils ont dit ça quand vous avez voulu aligner leur régime de retraite sur celui des députés. Oui, ce qui est normal. Et je le referai aujourd'hui, bien sûr. Enfin, si je fais trois mandats de député, est-ce qu'il y en aura un quatrième ? Ce n'est pas à moi de le décider. Vous aviez pris un engagement en 2017. C'est vrai, c'est vrai. Vous aviez dit deux ou trois mandats maximum, après je ferai autre chose. Oui, c'est vrai.

12:19
Présentateur

Vous avez changé d'avis ? Non, parce que l'envie de faire autre chose est toujours présente. Député, ça prend du temps. Ça prend du temps sur la vie privée, familiale, sincèrement. Et je vais arriver à un âge après, déjà à la fin de ce mandat, je reprocherai les 40 ans. Ouh là ! Non, mais voilà, je ne suis pas marié, je n'ai pas d'enfant, j'ai aussi besoin de construire une vie privée, familiale. Donc peut-être qu'il n'y aurait pas de question.

Et donc c'est une question qui, moi, me taraude, mais taraude aussi beaucoup de députés de ma génération, parce que quand on est arrivé à l'Assemblée, on n'était pas mariés, sans enfants, contrairement à des députés d'autres législatures qui, eux, venaient en fin ou en milieu de parcours politique où ils avaient déjà construit une vie familiale avant.

12:55
Pierre-henri Dumont

Merci beaucoup, Pierre-Henri Dumont, d'être venu dans La Politique et moi. Merci beaucoup, Pierre-Henri Dumont.

Pierre-Henri Dumont, un jeune-homme pressé — Pierre-henri Dumont · Pourquijevote