Fin de l'opération Barkhane: l'interview de François Hollande en intégralité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
La France et ses alliés ont officialisé la fin des opérations militaires au Mali. Était-ce la bonne décision sous la pression des autorités maliennes ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous que la France, applaudie au départ, soit aujourd'hui rejetée par une partie de la population malienne ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Personnellement, quel est votre sentiment aujourd'hui que la France quitte le Mali ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Est-ce que la France est en train de perdre l'Afrique face à la Russie et à la Chine ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron était à Moscou pour dialoguer avec Poutine. Trouvez-vous cette mission un succès ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Redoutez-vous une intervention russe en Ukraine et une guerre en Europe ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] on va y venir avec ulysse gosset qui est avec nous alain duhamel qui reste aussi avec nous ça y est françois hollande est avec nous bonsoir monsieur le président de la république bonsoir françois hollande la france et ses alliés ont donc officialisé la fin des opérations militaires au mali les forces barkan est à cuba vont rentrer sous la pression de la junte au pouvoir le président de la république actuel emmanuel macron récuse le terme d'échec c'est vous qui avait engagé les les forces françaises est ce la bonne décision aujourd'hui sous la pression des autorités maliennes fallait-il s'en aller la bonne décision était d'intervenir au mali en janvier 2013 et si la france ne l'avait pas fait et bien aujourd'hui le mali serait sous le joug des terroristes et il y aurait encore davantage qu'aujourd'hui des incursions des djihadistes dans l'ensemble de l'afrique de l'ouest aujourd'hui presque dix ans après bien sûr qu'il fallait trouver une solution pour que la france ne soit plus la seule à être exposés d'ailleurs les européens nous avait rejoints et les forces africaines devait se substituer à la force internationale et à la force française ce qui n'a pas été le cas mais je pense que ce qui justifie aujourd'hui le retrait c'est l'attitude de la junte malienne car moi j'avais comme président de la république était sollicité par les autorités maliennes en 2013 pour intervenir et aujourd'hui la junte malienne ne souhaite pas que la france soit là et à partir de là la france elle n'a pas d'intérêt autres que ceux de servir la solidarité de lutter contre le terrorisme si les autorités aujourd'hui du mali ne souhaite pas la présence de la france la france n'avait aucun intérêt à rester plus longtemps au mali ce qui ne veut pas dire qu'elles doivent se désengager elle doit être présente dans la zone sel parce que la lutte contre le terrorisme est loin d'être achevée l'opposition parle d'échec emmanuel macron eric ce terme et vous non je crois que ce serait rentré dans un jeu politique que de dire qu'il y a eu échec il y a eu des réussites militaires exceptionnels et moi je veux saluer les soldats qui ont combattu et qui combattent encore dans la zone du sahel je veux avoir une pensée pour les 53 qui sont morts pour les nombreux qui ont été blessés sans cette force française sans leurs sacrifices et bien je les dis le mali serait aujourd'hui sous le joug des terroristes il y avait le nord mali des femmes qui étaient humiliés violée il y avait des hommes qui étaient mis en lynchage il y avait des monuments religieux qui étaient souillés qui étaient détruits et bien c'est grâce à l'intervention militaire qu'il y a eu la fin de ces exactions ensuite est-ce qu' il fallait rester aussi longtemps sûrement pas et c'est là que il y a eu défaillance du côté du mali qui n'a pas fait l'accord qu'il convenait avec la partie du nord qui étaient des pas des djihadistes mais qu'ils étaient prêts à se rallier il n'y a pas eu non plus des institutions qui ont été suffisamment solides la preuve c'est qu'il ya eu un coup d'état militaire et puis il y à une corruption donc à partir de là la france devait de toute façon se désengager si j'avais été toujours en situation d'être président je me serais des engagés plutôt monsieur hollande question pour vous dans les duels et monsieur le président comment est ce que vous expliquez que la france qui était non seulement appelé mais applaudie par la population au départ même avec enthousiasme aujourd'hui soit apparemment rejeté pas simplement par des putschistes mais aussi par une bonne partie de la population bon vous avez raison de rappeler que lorsque nous sommes intervenus au mali que moi même j'ai fait le voyage déplacements sont des foules entières qui nous ont acclamé par ce que il y avait une gratitude à l'égard de la france qui venait libérer la population du mali et notamment du nord mali de cette soumission terroristes et maintenant elle me suis contre mesure que non une partie de la population une partie seulement de la population et notamment à bamako avec une propagande russe particulièrement efficace avec une junte militaire qui a utilisé tous les ressorts de l'anti colonialisme pour laisser penser que la france avait des intérêts au mali elle n'en avait aucun mais une autre partie de la population aujourd'hui même au moment où je m'exprime doit sûrement être très inquiète je pense aussi aux malik aux maliens qui vivent en france qui regarde la situation de leur pays qu'ils savent ce que représente le djihadisme et la menace terroriste donc le retrait de la france doit créer aussi beaucoup d'inquiétudes et c'est la raison pour laquelle il faut et je pense que le président macro il veillera à ce que les forces militaires qui étaient au mali puisse être au niger et dans d'autres pays capable de pouvoir agir contre le terrorisme islamiste question du lys goossens hurlant oui bonsoir monsieur le président une question personnelle et une question plus politique personnellement tout le monde se souvient de ce 11 janvier 2013 lorsque vous avez déclaré à bamako effectivement sous les applaudissements de la foule c'est le plus beau jour de ma vie politique alors aujourd'hui quel est votre sentiment alors que l'on quitte le mali et puis question plus politique est ce que la france est en train de perdre l'afrique on voit que les russes progress les chinois progresse les chinois qui sont partout les russes qui sont à bamako et à bangui en rca est ce qu'on est en train de perdre nos positions en afrique alors d'or c'était pas le 11 janvier le jury c'est le moment où je prends la décision c'était un mois plus tard lorsque grâce à l'intervention des militaires français il y a eu la libération de tombouctou et de l'ensemble des villes du nord mali je suis allé à bamako j'ai vu ces foules rassemblées et c'est qu'ils disaient vive la france et c'était un honneur une fierté que de représenter la france ce jour là c'est vrai que dix ans après neuf ans après il y a de la frustration il ya de l'amertume parce que ces interventions sont trop longs parce que l'état malien ne s'est pas reconstituer parce que les institutions n'ont pas été capables d'enrayer la corruption de faire vivre un pays c'est à dire dans des conditions décentes et que ça entretient forcément des foyers de mécontentement est ce que d'autres pays veulent saint s'ingérer bien sûr est que la france comme je le dit n'a aucun intérêt ni commerciaux n'y économique à être dans l'ouest de l'afrique et notamment au sahel mais des pays ont intérêt à prendre un certain nombre de matières premières la chine le fait systématiquement et pas simplement tôt l'ouest de l'afrique et puis la russie qui aujourd'hui est à l'offensive partout pas si on parlera de l'ukraine tout à l'heure mais sur l'afrique elle est déjà présente par des mercenaires en libye en centrafrique au mali est ce que cherche la russie ce n'est pas de vouloir lutter contre le terrorisme c'est de vouloir s'acoquiner avec les jeunes militaires qui sont présents tous avec les autorités civiles qui les appelle et contrôler et mettre en coupe réglée les pays concernés voilà ce que le nouveau colonialisme il peut être économique voyez la chine il peut être politique ou militaire vous voyez la russie de poutine eh bien nous la france l'europe parce que la france veut travailler avec l'europe et moi je t'ai toujours souhaité je pense que c'est encore l'intention des manuels macron et bien nous devons être présents en afrique non pas pour servir je ne sais quelle cause non pas pour imposer notre système mais pour être en soutien du développement de l'afrique parce que l'afrique est liée à l'europe et si on veut éviter des mouvements migratoires et il peut y en avoir eh bien je crois que nous aurions tout intérêt assurer la sécurité est également le développement de l'afrique à la poubelle mais concrètement maintenant ça va être encore beaucoup plus difficile les la coordination avec les forces de l'onu qui sont sur place et avec nos alliés européens qu'on était non sans mal et de façon relativement modeste quand même parvenu à associer à ce qu'on faisait maintenant ça va être difficile à gérer quand même je pense que dans le nord-mali le retrait progressif de la france le fait que les européens vont nous suivre même s'ils n'étaient pas très nombreux le fait que la mission des nations unies la minus mas va également diminuer son implantation et ses effectifs tout ça va faire le jeu du terrorisme islamiste ça ne fait pas de doute et qu'à partir de là il ya des menaces très sérieuses sur le valley mais ça ça sera la responsabilité de la junte des différents face et aussi par rapport à tous les pays riverains c'est pour ça que ce qui ne peut pas s'imposer dans un pays et moi je n'ai jamais voulu m'imposer au mali j'ai été appelé pour que la france puisse être présente et nous sommes restés autant de temps qu'ils étaient nécessaires en bonne intelligence et en appui total des autorités maliennes le jour où ce n'est plus possible nous devons nous retirer mais nous devons rester dans la région au niger au burkina faso au tchad si nous sommes appelés ailleurs nous devons également être présents et travailler avec les africains maintenant il ya une responsabilité aussi des africains s'ils ne veulent pas que des forces étrangères vient assurer leur sécurité il faut que ces pays là fassent l'effort avec nous nécessaires pour équiper leurs leurs forces militaires et pour assurer une vie digne à la population monsieur le président vous aviez ok lui l'ukraine il y a un instant ulysse gosset une question à ce propos oui françois hollande emmanuel macron était à la moscou pour entamer un dialogue avec venir poutine est ce que vous trouvez que cette mission finalement est un succès et est ce que on s'engagerait la délais ce cas là des escalades et puis surtout est ce que vous redoutez vous aussi une intervention russe en ukraine et une guerre en europe faut toujours dialoguer je les fais moi-même avec vladimir poutine pendant bonne partie de mon mandat j'y ai passé des nuits entières pour négocier notamment sur l'ukraine mais avec vladimir poutine il faut négocier en position de force il faut imposer un certain nombre de conditions dialoguer pour dialoguer n'a pas de sens et on le voit bien en ce moment vladimir poutine souffle le chaud et le froid dit qu'il va retirer des troupes mais on sait qu il les renforce par ailleurs le parlement russe la douma vient de demander que les républiques séparatistes puisse être reconnue par la russie donc il y à cette tentation d'aller le plus loin possible dans le rapport de force vladimir poutine ne comprend que non pas usage de la force mais la menace de la force lui l'utilisent à chaque fois encore aujourd'hui et oui effectivement l'hypothèse de la guerre n'est pas une hypothèse qui peut être écartée c'est possible mais il faut face à cette menace la montrer que nous sommes déterminés nous sommes prêts effectivement à ce qu' il y ait des conditions qui marque la sécurité y compris pour les russes der il n'est pas question que le cren rentrer dans l'otan mais par ailleurs il est tout à fait nécessaire que les pays européens membres de l'union européen européenne qui veulent rentrer dans l'otan puisse se faire et à partir de là il faut que vladimir poutine comprennent bien qu'il y à une europe qui peut être uni et des états unis qui peuvent être effectivement des garants de la sécurité du continent européen et face à vladimir poutine il faut être déterminé le l'idée que l'on pourra lui obtenir des concessions simplement en faisant le voyage vers moscou eh bien elle me paraît être une totale est due ou est-ce qu'il faut menacé poutine d'intervention est ce que la france pourrait intervenir s'il y avait une intervention russe en ukraine est ce que on est prêt à faire la guerre pour défendre l'ukraine et sa souveraineté la france ne doit pas évoquer la guerre c'est toujours vadimir poutine qui en parlent de la guerre encore récemment par la voix de son ministre des affaires étrangères nous sommes une une puissance de paix nous devons toujours rechercher la paix mais il est vrai que s'il devait y avoir une intervention russe en ukraine et bien à ce moment là il y aurait nécessairement d'une réaction d'un certain nombre de pays qui aiderait l'ukraine à faire face mais je crois que nous devons surtout montré que la dîmière président aurait beaucoup à perdre à intervenir s'il devait intervenir mais si vous les mots mon point de vue c'est que vernier bouteilles ne veut pas intervenir il veut menacé d'intervenir pour obtenir le maximum de gain y compris territoriaux en ukraine d'où la demande de reconnaissance des républiques séparatistes ce qu'il veut il a le temps long vladimir poutine et il est pas comme nous dans les démocraties où nous avons des élections qui viennent où nous avons des dirigeants qui change vive l'amitié poutine il est là depuis longtemps il sait qu'il soit là encore pour longtemps donc il n'est pas pressé il va essayer d'obtenir le maximum de gains sans heureusement faire la guerre donc nous devons être face à lui totalement déterminés et dans un rapport de force qui ne lui laisse pas espérer que nous serons aux timides ou irrésolus face à ces menaces françois hollande merci pas de questions sur la campagne présidentielle je n'y aura pas de mélange des genres nous sommes bien d'accord ce soir oui j'aurais à m'exprimer plus tard là dessus et il y aura matière
François Hollande