Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France - 20/12
Audio original de l'émission.
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Ça marche très bien.
BFM Politique avec Emmanuel Lechypre qui représente BFM Business. Bonjour Emmanuel. Bonjour. Bonjour David Doucan pour Le Parisien. Bonjour Jean-Baptiste. Bienvenue à tous les deux, notre invité député de l'Essonne, président de Boula France, candidat à l'élection présidentielle à venir. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous. Les informations les plus récentes concernent la Covid-19. Vous avez vu les nouvelles venant de Grande-Bretagne. Boris Johnson annonce un nouveau confinement lié à une nouvelle souche qui se propagerait plus vite. Conséquence, l'Allemagne envisage de suspendre ses vols en provenance d'Afrique du Sud et donc de Grande-Bretagne. Le Pays-Bas l'a déjà fait.
En Italie, on reconfine. En Espagne, on prend des mesures plus dures. Tout ça semble un peu à contre-sens avec ce que fait la France.
Oui, mais la France a confiné avant. Donc attention, pas de panique. Moi, je crois qu'on est dans la dictature de l'instant, de l'information. Ce que je ferais en tout cas si j'étais aux responsabilités aujourd'hui, c'est ce que je demande depuis fin février. C'est que la France exige pour rentrer sur son sol un test négatif, ce qui n'est pas le cas, puisque vous savez que nous sommes un des pays où on rentre comme dans un moulin et on a confiné tous les Français. On leur a demandé une attestation pour sortir leur chien alors qu'on peut rentrer en France sans aucun papier.
Donc première chose à faire compte tenu de cette éventuelle nouvelle souche qui arrive, ce serait déjà, comme on ne l'a pas fait quand il y a eu l'affaire chinoise, d'exiger obligatoirement un test négatif avant d'entrer sur le sol français. Et ça, c'est refusé depuis le début par notre gouvernement, par l'Union européenne, qui laisse circuler entre les pays sans test.
Ça, c'est la première chose à faire pour éviter qu'il y ait une arrivée d'une nouvelle souche. Nicolas Dupont-Aignan, la Belgique vient d'annoncer qu'elle suspendait les vols et les trains en provenance du Royaume-Uni. Est-ce que la France doit faire pareil ?
Mais bien évidemment, ça ne veut pas dire suspendre, suspendre là pendant quelques heures, mais ça veut dire, attention, je ne demande pas la fermeture, je demande l'exigence d'un test négatif pour entrer sur le sol français. Je suis, moi, dans une logique depuis le début de cette crise, un peu à contre-courant, c'est vrai, parce qu'au début de la crise, j'exigeais des mesures plus rigoureuses et on me regardait bizarrement, on s'est moqué de moi parce que j'avais mis un masque à l'envers, c'est vrai. Mais je l'avais mis, on s'est moqué de moi parce que j'ai demandé des tests, on s'est moqué de moi parce que j'avais demandé qu'on ait la liberté de prescrire dans notre pays.
Bref, donc j'avais demandé au début des mesures plus rigoureuses qui n'avaient pas été prises. Ces mesures ont été prises de manière générale et excessive avec un confinement absurde et maintenant, je demande des mesures ciblées. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce virus, il faut vivre avec. On s'aperçoit que la paralysie d'un pays, on a tué un pays sans pour autant vaincre le virus. Ça veut dire que les pays qui réussissent, et j'ai regardé les statistiques et c'est très intéressant, les pays qui ont réussi à avoir moins de morts par habitant, en Europe, je pense à l'Allemagne, la Pologne et en Asie.
Ce sont des pays qui ont pris des mesures très rigoureuses aux frontières, qui ont pris des mesures de tests massifs, qui ont pris des mesures de masques FFP2, c'est-à-dire très protecteurs pour les personnes vulnérables, qui ont soigné, soigné les personnes malades et qui avaient des lits d'hospitalisation en nombre suffisant.
– Sauf qu'en vérité, Nicolas Dupont-Aignan, à la fin, au-delà de ces axes, on se rend compte qu'il n'y a pas de politique miracle. On peut prendre l'exemple de la Suède, c'est très concret. La Suède qui était présentée comme un excellent élève au niveau mondial. – Vous avez raison. – Les cas augmentent. La Suède demande désormais le port du masque à ses habitants.
– Mais heureusement. – Non, mais ce n'était pas le cas jusqu'à hier. – Justement, mais vous avez raison sur un point. Il n'y a pas de solution miracle. Mais moi, je ne vais pas vous dire, il y a une solution miracle, on va vaincre le virus avec moi, il n'y aura plus de virus. Ce serait ridicule. En revanche, je crois que la leçon des derniers mois prouve que les pays qui ont 3 fois, 4 fois, 40 fois moins de morts par habitant sont des pays qui n'ont pas tout fermé obligatoirement, qui ont eu des mesures ciblées. Et je répète les mesures que je propose. Je propose vraiment des mesures ciblées sur les personnes vulnérables et fragiles.
Je prends un exemple, Mme Merkel a envoyé à 27 millions de foyers, ce n'est pas rien, 15 masques FFP2, vous savez, très protecteurs. Personnes âgées. Je le demande depuis fin février. On m'a dit, ce n'est pas possible. D'autres pays ont fait les tests. Liverpool, tiens, intéressant en Angleterre.
– Liverpool a mis en place les tests. – Oui, mais attendez. – Liverpool, ils l'ont fait, ils ont dit juste après que ça n'avait pas servi à grand-chose. – Ce n'est pas vrai. – Ce n'est pas vrai. – Ce n'est pas moi qui le dis. – Moi, j'ai lu les statistiques. – Peut-être que vous pouvez parler pour le maire de Liverpool. Moi, ce n'est pas mon cas. Ils ne sont pas non plus hyper enthousiastes après cette étude.
– Attendez, vous dites ce que vous venez de dire. C'est-à-dire, bien évidemment, il n'y a pas de solution miracle. Simplement, à Liverpool, ils ont réduit les contaminations et les ont divisées par 4 après la formule de test. Madrid, il y a eu un article dans le Figaro Magazine hier. Madrid, il y a une présidente de région qui a exigé des tests négatifs aux frontières, qui a fait des tests massifs dans les quartiers où il y a des cas, mais qui a laissé les restaurants ouverts et qui a laissé la vie. Et il y a beaucoup moins d'hospitalisation.
– Ce que je veux dire, et j'insiste là-dessus, c'est que la solution de la panique à bord, de l'enfermement des gens, de la ruine d'un pays, n'est pas la solution pour vaincre le virus. Il y a d'autres solutions plus subtiles, plus ciblées, plus exigeantes.
– Nicolas Dupont-Aignan, justement, une de ses solutions, c'est quand même le vaccin. On a vu hier Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien, se faire vacciner quasiment en Mondiaux Vision. Demain, c'est Joe Biden qui sera vacciné. Vous, vous dites, moi, je vais attendre, et je vais attendre notamment qu'on ait un vaccin français. Or, ce ne sera pas de si tôt. – Non, ce n'est pas ça le problème. – Si, vous avez dit que vous faisiez confiance, vous, à l'Institut Pasteur. – Non, mais vous répondez. – Et on sentait quand même subliminalement que, en gros, si ce n'était pas français, je n'avais pas confiance parce que c'était des nouvelles technologies.
Moi, j'ai envie de vous dire quand même, est-ce que ce patriotisme, il n'est pas un peu malvenu ? – Alors, vous auriez… – Et vous pourriez même dire, vive la mondialisation, puisque c'est grâce à la mondialisation qu'on a développé ce vaccin aussi vite et de façon aussi innovatrice.
– Alors, d'abord, vous me faites un procès d'intention, je ne vais pas mettre le patriotisme dans le vaccin. S'il y a un vaccin qui marche avec un minimum de recul et qui vient n'importe où, je dis bravo, je ne suis pas anti-vaccin, je ne l'ai jamais été. En revanche, je dis simplement, j'écoute, le monsieur vaccin du gouvernement, il s'appelle monsieur Fischer, qui est vraiment un spécialiste reconnu sur toute la place de Paris scientifique, dont voyez, je fais confiance au gouvernement là-dessus. Le monsieur vaccin du gouvernement nous dit quoi ?
Il nous dit, on ne sait pas s'il empêche d'être porteur, on ne sait pas s'il empêche de transmettre et on ne connaît pas les effets secondaires car cette technique vaccinale, c'est lui qui le dit, n'a jamais été utilisée à grande échelle sur l'homme. – C'est la technique de la RN messager. – Tout à fait. Je dis en tant que responsable politique, si j'étais aux responsabilités, que ce n'est pas le test sur 15 000 personnes précipitées qui permet…
– Mais le monsieur Netanyahou, ce n'est pas des inconscients.
– Monsieur Netanyahou fait ce qu'il veut, moi je vous dis que… – Mais ils ne sont pas les seuls. – Peut-être, je vous dis qu'il faut mieux attendre un tout petit peu parce que rien ne serait pire que de faire vacciner les Français avec une technologie nouvelle dont on ne connaît pas les effets secondaires et surtout… – Donc si vous étiez au pouvoir, comme vous venez de le… pour reprendre cet exemple que vous étiez, vous ne vous feriez pas vacciner.
– Sûrement pas, et je demanderais quelques semaines, pas des mois, quelques semaines de tests complémentaires, car il n'y a pas de solution miracle et encore une fois, beaucoup de virologues vous diront, et on le voit avec l'Angleterre, que comme ça va muter, comme ça va muter les vaccins, risque d'être en retard. – Nicolas Ducoignan.
– Pour l'instant, il n'y a pas de fondement scientifique sur ce que vous dites. Les virologues ne disent pas ça.
– Beaucoup le disent. Je veux vous dire une chose, parce que je veux qu'on soit compris. S'il y a un vaccin qui marche avec un minimum de recul, je dirais banco, bravo. – Nicolas Ducoignan. – En revanche, j'ose dire, et il n'y a pas beaucoup qui le disent, c'est vrai, parce qu'on est dans un phénomène en ce moment moutonnier, j'ose dire qu'entre le confinement qui tue notre pays et qui va entraîner beaucoup plus de morts que la Covid, et le vaccin, il y a des solutions que j'ai proposées, qui marchent dans certains pays. Et ce que j'aimerais, monsieur Le Chypre, c'est que notre pays ne revienne pas dans une réflexion moyenâgeuse. – Oui, Nicolas Ducoignan.
– Et qu'on prenne les mesures qui permettraient d'éviter des morts. – Vous dites ? – Notamment de soigner à l'hydroxychloroquine, de soigner à l'ivermectine, qui apporte dans certains pays une vraie réduction.
– Alors, pardon, vous avez démontré que l'hydroxychloroquine n'était pas utile pour ce virus. – Non, non, non, pardon.
– Ils ont soigné à l'hydroxychloroquine au Maroc, ils ont soigné à l'hydroxychloroquine. Il y a eu des études sur les EHPAD. J'ai des centaines de médecins qui ont soigné à l'hydroxychloroquine.
– Pardon, pardon, juste, Nicolas Ducoignan. – Est-ce qu'on peut soigner les gens dans notre pays ? – Est-ce qu'on peut juste sortir de ce monde, soit du complotisme, soit des polémiques, etc. – Et ce n'est pas des polémiques. Est-ce qu'on a le droit de soigner en France des malades du Covid au lieu des mètres sur de l'hydrac ? – Souffrez, s'il vous plaît, que je puisse dire quelque chose. – Je vous en prie. – Une étude du CHU d'Angers, qui a été faite là au mois de novembre, prouve qu'il n'y a pas d'effet concret de l'hydroxychloroquine. Études en mars 2020, en mai 2020, il y en a trois en France, aux Etats-Unis, en Chine, le 26 mai.
Études le 16 juillet, études le 23 juillet, le 8 octobre, le 15 octobre, le 9 novembre. Tout ça, ce sont des études menées dans le monde entier. Moi, je n'ai rien contre l'hydroxychloroquine. Rien ne permet d'affirmer qu'elle est efficace à 100%.
– Je vais vous répondre. – Non, mais je vais être très franc avec vous. Soyons précis pour évacuer le débat. Je n'ai jamais dit, soyons précis, que l'hydroxychloroquine soignait à coup sûr et avait 100% de résultats. Ce serait ridicule. J'ai simplement dit que nous sommes un des rares pays où un ministre de la Santé, à partir d'une étude bidon de l'an de 7, qui s'est avérée être une escroquerie, qui démolissait l'hydroxychloroquine, a interdit de prescrire aux médecins, alors que dans beaucoup de pays, beaucoup de médecins prescrivent, et que cela, pour certains médecins, pas tous, il y a eu des études positives et négatives.
Es-tu un moyen meilleur que le doliprane et de laisser crever les gens ?
– Je ne comprends pas que vous auriez très prudent d'un côté sur le vaccin et que l'hydroxychloroquine, comme ça, vous soyez prêts à la distribuer à tout le monde.
– Oui, parce qu'elle a été prescrite pendant 70 ans sans ordonnance et qu'on peut douter de son efficacité. – Je voudrais qu'on avance, s'il vous plaît, Nicolas Dupourgnant.
– Un mot, s'il vous plaît, au sujet d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, positif à la Covid-19, donc il est à l'isement à la lanterne, communication quotidienne de l'exécutif sur son état de santé. Oui, vous la jugez convaincante, suffisante ? – Oui, mais moi, je ne vais pas polémiquer.
Le chef de l'État à la Covid, je lui souhaite un bon rétablissement. J'ai trouvé détestables les polémiques. Est-ce qu'ils étaient 10 à table, 6 ? De toute façon, cette règle des 6 est débile. Vous pouvez être imprudent à 2 et prudent à 10. Donc, je lui souhaite bon rétablissement et je souhaite, comme tous les malades, qu'il soit soigné.
– Moi, j'ai quand même une question supplémentaire. Vous avez dit à l'instant, Nicolas Dupourgnant, il faut attendre pour le vaccin. Il faut attendre, il faut patienter. Que direz-vous ? Et je pars du principe que ce vaccin serait autorisé par nos autorités de santé françaises et européennes. Vous n'êtes pas complotiste. Vous considérez que si ces autorités disent « c'est bon », c'est que c'est bon. Que direz-vous à ce moment-là à ceux de nos concitoyens qui ne se seront pas vaccinés parce qu'ils vous ont réécouté, vous, responsables politiques, et dont eux-mêmes ou les proches, quelques semaines plus tard, se retrouveront en réanimation ?
– Eh bien, je vais leur dire la chose suivante, c'est que M. Fischer, M. vaccin du gouvernement, questionnez-le, il l'a dit sur France Inter il y a 3 jours, a dit « je ne sais pas si ce vaccin, aujourd'hui, empêche de transmettre ». Donc, ce serait pire que tout que de donner un vaccin aux gens en leur disant « vous n'êtes plus contagieux, vous pouvez aller vous balader, vous ne faites plus de gestes barrières » et tout, et qu'après, ils contaminent quelqu'un. – Mais nos autorités… – Donc je vous renvoie l'argument.
– Nicolas Dupont-Yon, nos autorités… – Mais l'autorité, M. Fischer, c'est l'autorité ? Il est nommé par le gouvernement ? – M. Fischer, il prend toujours soin de dire « une fois que le vaccin sera autorisé sur nos marchés européens ». – S'il est autorisé, est-ce que vous considérez qu'il pourrait être autorisé alors que nous n'aurions pas toutes les garanties ?
– Je vais questionner, je vais m'interroger, mais je pense que ce vaccin, je rêve qu'il soit utile, j'en rêve, vous savez, je n'ai aucune envie, je ne suis pas anti-vaccin, il y a des vaccins qui ont sauvé l'humanité. Je dis simplement comme de grands scientifiques l'ont dit, je pourrais les citer, ils ont dit « est-ce qu'on ne peut pas avoir quelques semaines de recul ? » parce qu'il n'y aurait rien de pire face à la méfiance des Français face au vaccin, de lancer un vaccin sans la certitude. D'ailleurs, le gouvernement, j'ai assisté à la séance à l'Assemblée nationale, c'était jeudi, je crois, ou mercredi, jeudi.
Le Premier ministre l'a dit, il a dit « attention, ce vaccin n'est pas la panacée, attendons un peu, on va l'autoriser ».
– Ils attendent toutes l'autorisation de mise sur le marché, évidemment.
– L'autorisation ne peut venir que s'il y a un minimum de recul. Et voilà d'ailleurs pourquoi j'ai dit, pas par patriotisme économique, que j'attendais le vaccin classique, si je puis dire.
– Parce que c'est un vaccin à l'ancienne, en fait.
– Parce que c'est un vaccin à l'ancienne qui a été éprouvé, c'est tout. Je souhaite qu'on réussisse, je souhaite qu'on utilise toutes les armes contre la Covid, sans tuer le pays.
– Nicolas Dupont-Aignan, justement, en parlant de tuer le pays ou pas, demain, les intermittents vont manifester devant le Conseil d'État qui va étudier la conformité de l'interdiction d'ouverture des cinémas et des théâtres. Est-ce que vous avez un mot pour le monde de la culture ? Est-ce que vous jugez comme beaucoup qu'il faudrait rouvrir ? Ou est-ce que vous jugez comme d'autres, qui sont nombreux aussi, que c'est risqué ?
– Je pense qu'il faut rouvrir avec des mesures d'extrême rigueur. C'est comme les restaurants. Aller dans un petit bistrot serré, c'est impossible. On ne pourra pas rouvrir les petits restaurants. Il faut le dire. En revanche, des restaurants qui ont des mesures de précaution sont beaucoup moins dangereux que de s'entasser chez soi ou de faire des fêtes comme ça se passe dans nos banlieues partout où vous avez des centaines de jeunes qui se réunissent ici ou là sans aucune condition sanitaire.
– Un petit restaurateur qui vous écoute maintenant, il pourrait vous dire, Nicolas Dupourgnan, au lieu d'avoir 10 clients, j'en avoir deux, mais au moins je peux rouvrir.
– Bien évidemment, s'il y a des mesures de précaution, est-ce qu'on peut sortir dans notre pays de ce tout l'un ou tout l'autre ? Est-ce qu'on peut responsabiliser les individus ? Leur dire, on va vivre avec le virus encore malheureusement quelques mois. Est-ce qu'on peut faire comme dans des pays asiatiques, à Hong Kong, les restaurants sont quasiment tout le temps restés ouverts, sauf à une petite période, avec une obligation de 4 personnes, avec des vitres plastiques de chaque côté, ce qui est à la buvette de l'Assemblée d'ailleurs, c'est curieux. – On a essayé cet été, ça n'a pas fonctionné. – Mais non, cet été, ce n'était pas du tout comme ça. – Les mesures sanitaires…
– Il n'y avait aucune mesure de précaution cet été, aucune. À la buvette de l'Assemblée, pourquoi ce qui est possible pour les parlementaires, les députés, c'est extraordinaire quand même. Nous, députés, on a le droit de déjeuner dans un restaurant parce qu'il y a des plastiques, on n'est pas plus de deux, on n'est pas l'un en face de l'autre, interdiction.
– Les Français qui travaillent, ils peuvent aller à la cantine, ils n'ont pas besoin d'être députés.
– Et dans les cantines, et dans les cantines des lycées, il y a 500 élèves sans masque qui sont ensemble. Et ça a ému quelqu'un. Donc nos restaurateurs sont les boucs émissaires,
les boucs émissaires de mesures stupides. – Nicolas Dupoignan, justement, alors j'ai cru comprendre que vous faisiez confiance à M. Vaccin, que vous faisiez confiance à l'Institut Pasteur. On a une étude de l'Institut Pasteur cette semaine sur la façon dont se propage le virus, qui nous dit quand même, bah oui, les restaurants, oui, les bars, oui…
– Alors les bars, attendez, je vais être très franc avec vous, je ne pense pas que les bars puissent rouvrir tout de suite parce que c'est beaucoup plus difficile d'avoir des mesures de distance barrière. – Mais ces études, elles sont surréalistes, écoutez, excusez-moi, sur les commerces. On nous dit, il faut fermer les commerces. Je proteste, on s'aperçoit après dans la nouvelle étude qu'il n'y a aucune… si les mesures sont respectées, qu'il n'y a pas de problème. Vous savez, le virus, il se propage dans le métro aussi, on n'a pas fermé les métros. Pourquoi ? Parce qu'il faut que les gens aillent travailler.
Donc, est-ce qu'il vaut mieux pas, à un moment, sortir de cette logique de fermeture, ouverture, qui est sans fin, pour protéger les gens ? Protéger une personne âgée, une personne qui a un diabète, une personne qui est obèse, devrait mettre un masque FFP2 quand elle prend le métro, et pas un masque normal.
– Nicolas Dupont-Aignan, reste avec nous. – Voilà, sur des mesures intelligentes que je propose. – Reste avec nous, dans un instant, on va reprendre notre conversation. On a beaucoup de questions à vous poser, encore. – On accélère un petit peu ce rythme. – On revient dans… – C'est un sujet important. – Mais bien sûr, vous avez raison. – Reste avec nous, dans un instant. – Et ma position est un peu plus complexe. – Suite de BFM politique, à tout de suite. – Par-malte, enceinte, anti-palu. – La suite de BFM politique, c'est Nicolas Dupont-Aignan qui est notre invité ce midi.
Alors, information évidemment qui nous parvient à l'instant, communiquée par la ministre de la Santé britannique qui affirme que la nouvelle variante, la nouvelle souche Covid-19 serait hors de contrôle. Ce sont ses mots. Alors évidemment, dans ce contexte-là, on imagine que ces paroles-là ont un effet singulier. On a longuement parlé de la Covid-19 il y a quelques instants. Je voulais vous donner cette information à l'instant. D'ailleurs, à propos de la Covid, je voudrais qu'on parle d'Europe, David, puisque l'Europe a un rôle capital dans cette affaire.
– Oui, Nicolas Dupont-Aignan, vous devez vous réjouir. L'Europe s'est réveillée. L'Europe a démontré une utilité, plan de relance, une dette partagée, des vaccins dont on négocie le prix en commun. L'Europe s'est révélée utile ?
– Je ne suis pas spécialement convaincu. Je pense qu'il y a eu de bonnes choses. Et moi, je suis pour la coopération. Mais je remarque qu'il n'y a toujours rien sur la relocalisation des productions. Je remarque que le plan de relance, il vient tout juste d'être voté et qu'il est très mauvais pour la France, puisqu'on va payer deux fois ce qu'on va recevoir. Donc on nous répète ça. Je ne suis pas convaincu fondamentalement. L'exemple du plan de relance est très intéressant. On va payer à peu près 16% du plan de relance et on va toucher que 8%. – Et la dette partagée ?
– La dette partagée, c'est bien si, et ça c'est très important, si la France exige et pèse pour que cette dette soit isolée, rendue perpétuelle, c'est-à-dire qu'on ne la rembourse jamais, parce qu'on ne pourra pas la rembourser. Et le point qui va être décisif, décisif dans les négociations à Bruxelles, et là je dirais bravo si c'est le cas, c'est de convaincre nos partenaires allemands que cette dette Covid doit être isolée, car nous ne pourrons pas, sauf à étrangler les peuples et à empêcher la reprise économique, nous ne pourrons pas la rembourser à court terme.
– Ça veut dire que comme Jean-Luc Mélenchon, en gros vous dites tout ce qui est à la BCE, ça c'est au frigo et on n'y touche plus jamais. – Tout à fait.
Alors je ne suis pas pour l'annulation, moi je n'ai jamais été pour une annulation de dette, parce qu'il n'y a plus de confiance quand on annule. Ce qu'il faut c'est un accord intelligent, mais c'est ce qui va se faire sans aucun doute. Mais ça va être quand même une partie de négociation avec les allemands, il faut simplement l'isoler car il faut bien voir. Et c'est ça qui m'inquiète pour la suite, c'est que cette crise va introduire un décalage de compétitivité énorme entre la Chine, qui a repris du poil de la bête beaucoup plus vite, et l'Europe et les Etats-Unis, qui sont empêtrés dans une mauvaise gestion de crise.
Et le grand danger, c'est qu'on se retrouve à la fin de cette crise Covid, dans un an, avec une faiblesse européenne structurelle. Et c'est pourquoi il est très important d'avoir un bon plan de relance, et c'est pourquoi j'ai demandé au gouvernement, et je suis intervenu à l'Assemblée nationale, pour qu'on ait des mesures plus fortes vis-à-vis des fonds propres des entreprises françaises. Ce qu'ont fait les Allemands, et ce qu'on n'a pas fait. Alors, c'est-à-dire qu'il faut que nos PME survivent. Il faut que le tissu industriel français soit aidé. Il ne s'agit pas simplement d'aider en fonctionnement pendant six mois. Il faut renforcer les fonds propres.
Il faut que nos entreprises puissent redémarrer. Parce que sinon, on va se retrouver, après la crise du Covid, un pays du tiers-monde. Et ça, M. Le Chypre, je pense, confirmera ce que j'ai.
Je crois qu'on va y revenir. On va en reparler dans quelques instants. C'est un point très important. Autre information que je vous donne, et qui me parvient à l'instant, c'est que la France, à son tour, envisage de suspendre les vols et les trains en provenance de Grande-Bretagne. Et la décision sera prise dans la journée. C'est une information BFM TV. Justement, la Grande-Bretagne. Alors, on ne pourra peut-être plus compter sur la participation économique britannique dans le poids européen. Le Brexit est en négociation. Deal ou no deal ? On va continuer de discuter. Mais le no deal semble être, pour l'instant, le chemin qui est privilégié. Heureusement, malheureusement, selon vous ?
Moi, je préférerais un accord.
Mais je regrette que l'Union européenne n'ait pas compris que les Britanniques respectaient la démocratie. Et ce que je regrette, c'est que depuis 3 ans, il y a un combat d'arrière-garde qui a été mené contre la Grande-Bretagne. En fait, n'acceptant pas le choix du peuple britannique. Parce que chez nous, le référendum de 2005 a été violé. Sur le continent, dès qu'un peuple vote, les instances européennes et nos dirigeants disent « circuler, il n'y a rien à voir ». Donc ils ont cru que les Britanniques allaient être comme nous. Et heureusement, c'est un grand peuple. Et ce grand peuple veut son indépendance. Il veut contrôler ses frontières. Il veut voter ses propres lois.
Eh bien, moi, je pense qu'il faut le respecter. Et qu'il faut un accord pour défendre nos intérêts, notamment les pêcheurs. Et qu'il faudrait le faire en bilatéral, sans passer par Bruxelles. Et on pourrait avoir un très bon accord avec nos amis britanniques si on arrêtait de vouloir leur faire la leçon. Et je trouve dommage. Dommage qu'on ait perdu 3 ans. Dommage qu'on n'ait pas un accord. Mais vraiment, je pense qu'il y a une confusion des esprits à Bruxelles qui veut en fait un accord pour que les Britanniques soient comme s'ils étaient dans l'Union. Ils ont voté contre.
Laissons leur liberté au peuple. Oui, mais sauf que les Britanniques, ils voulaient aussi un petit peu garder les avantages économiques de l'Union sans en avoir les inconvénients politiques. Vous avez raison. Voilà. Et ils ne peuvent pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Et ils ne peuvent pas avoir le beurre et l'argent du beurre. On est d'accord. Sauf que, un, qu'est-ce que vous nous dites, qu'est-ce que vous dites quand même à tous nos pêcheurs et à toutes ces entreprises qui ne vont plus pouvoir faire de business avec le Royaume-Uni en France ? Mais ils pourront. Et attendez, et le Royaume-Uni, quand même, excusez-moi, mais le coût économique considérable.
Le Brexit, c'est 1 000 euros de pouvoir d'achat pour chaque ménage britannique. Et alors, j'ai trouvé, puisque vous parliez du coût de est-ce qu'on paye plus, qu'on contribue, etc. Il y a une étude qui vient de sortir qui nous dit que la procédure de sortie de l'UE, elle a déjà coûté beaucoup plus cher que les 47 années de cotisation des Britanniques au budget de l'Europe. C'est une catastrophe économique qui les attend.
Ce que vous ne comprenez pas, c'est complètement faux ce que vous dites. Ce que vous ne comprenez pas, il y a une chose que vous ne comprenez pas, c'est que les Britanniques sont libres. Ils ont voté, ils croient en la démocratie. La liberté, ça coûte cher. La liberté, ça coûte toujours le courage. D'accord. Et je vais vous dire, les Britanniques vont s'en sortir très bien parce qu'ils vont contrôler leurs frontières. Ils n'auront plus l'immigration massive que nous avons. Non, ils auront des droits de douane. Ils auront des droits de douane et ils vont réindustrialiser leur pays, à l'indifférence de nous.
Et vous verrez que dans quelques années, les Français regarderont les Britanniques en se disant qu'ils ont eu raison. Et dans la vie, c'est la liberté qui prime toujours. Quant aux études, ils vont économiser près de 10 milliards d'euros par an. C'est beaucoup d'argent. Et entre nous, nous, si on économisait les 10 milliards qu'on verse à Bruxelles par an, net, net, c'est-à-dire une fois qu'on a des 10, qu'on reçoit, on pourrait investir dans nos hôpitaux, on pourrait investir dans notre agriculture, on pourrait investir dans le pays. Alors vous parliez... Qu'on arrête avec cette propagande.
Les Britanniques vont retrouver leur liberté. Tous les chiffres qu'on a donnés sur les soi-disant bienfaits du Brexit au moment où les Britanniques ont voté, ils étaient tous complètement bidons. C'était du fantasme.
Écoutez, on verra le résultat. Moi, je crois en la liberté des peuples et en la démocratie.
Vous parliez à l'instant, Nicolas Dupont-Aignan, du contrôle aux frontières. L'Europe prend une initiative. Ça s'appelle le Pacte européen sur la migration et l'asile. Marine Le Pen se lance dans une campagne d'ailleurs européenne pour combattre ce plan. Juste pour nos téléspectateurs, je précise ce qu'il y a dedans. Surveillance renforcée des frontières extérieures. Traitement accéléré pour les demandes de migrants peu susceptibles d'obtenir l'asile. Ce dont on sait qu'ils n'obtiendront pas. Traitement accéléré 12 semaines à la frontière. Et pas à l'intérieur des pays. Un mécanisme de solidarité obligatoire entre les pays.
Ceux qui sont les pays où les gens arrivent en premier et les autres. Mécanisme de solidarité. Et un renvoi plus efficace à la charge des pays qui refusent d'accorder l'accueil. Que pensez-vous de cette initiative ?
Je suis totalement hostile et je vais vous dire pourquoi. Parce que quand vous appelez, c'est intéressant les mots, mécanisme de solidarité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous n'obéissiez plus à Bruxelles, on va vous envoyer des migrants et vous serez obligés de les prendre. Ou de les renvoyer à votre charge. Je considère.
Ou de les renvoyer à votre charge. Pardon, juste une parenthèse. C'est pour soulager la Grèce et l'Italie pour dire les choses très concrètement. Ce sont les deux pays qui accueillent le plus de migrants.
Je considère que le contrôle des frontières ne peut être qu'au niveau national. C'est au niveau national que vous contrôlez vos frontières. Je n'ai aucune confiance, aucune confiance dans les gardes-côtes des autres pays. Je suis responsable de mon pays. Je veux contrôler mes frontières. C'est comme ça que ça fonctionne. Dans le monde entier, je ne veux pas que des institutions à Bruxelles qui, par ailleurs, ont signé le pacte de Marrakech et qui assument l'idée qu'il y a des millions de personnes qui arrivent sur le sol européen, contrôlent nos frontières. Donc, c'est clair, je suis franc. Je dis aux Français, si vous voulez être libres, contrôlez vos frontières.
Et tous les Français ont compris que ces mécanismes ne marcheront jamais. Ils n'ont pas marché depuis 20 ans. Ils ne marcheront pas davantage. C'est du cinéma. On doit contrôler nos frontières. Et on doit arrêter de donner, excusez-moi, de l'aide sociale. Je propose qu'on supprime toute aide sociale pendant 5 ans à quelqu'un qui arrive sur le sol français. On doit d'abord cotiser par son travail 5 ans avant de recevoir la moindre aide sociale. Même les réfugiés, Nicolas Dupont-Henon ? Il y en a assez, tout le monde. On doit travailler.
Vous quittez votre pays en guerre. Vous arrivez ici, on ne vous donne pas un petit coup de main.
Vous travaillez et vous n'avez pas d'aide sociale. La France doit demander aux ceux qui arrivent sur notre sol de respecter la valeur travail. Il est insensé que dans notre pays, nous ayons le régime d'aide sociale le plus élevé au monde pour ceux qui arrivent.
Imaginons deux secondes, je ne nous le souhaite pas, mais que notre pays soit en proie à la guerre, qu'il soit ravagé, que vous soyez vous-même victime. Vous allez aux Etats-Unis. Non, mais imaginons que vous décidiez de partir dans un pays qui vous accueille pour vous protéger, donc vous ne parlez pas la langue. Et en arrivant, on va vous dire débrouillez-vous, allez travailler, sans quoi vous n'êtes pas ? C'est ce qui se passe aux Etats-Unis. Et je vais vous dire une chose. Le drame de la France...
Non, le drame de la France, c'est qu'on accepte une immigration d'aide sociale. Vous savez, la France est construite avec beaucoup d'immigrés qui sont arrivés. Et si vous parlez avec des familles, j'ai une circonscription avec 47 nationalités, banlieue parisienne, 47 nationalités. Et quand vous parlez aux parents d'enfants, et ils me disent tous la même chose, on est arrivé en France, on a bossé, on a respecté le pays dans lequel on arrivait, on l'a aimé et on s'est intégré. Mais le drame de la France aujourd'hui, c'est qu'on a accepté depuis 20 ans une immigration d'aide sociale. C'est ça la réalité. De gens qui détestent notre pays et qui viennent prendre les aides sociales. Ça suffit.
Moi, je veux couper les aides sociales. Et là, vous verrez que ceux qui viendront en France, ils travailleront. Et par le travail, on s'intègre. C'est ce qui se passe aux Etats-Unis. Et le miracle américain, il est né de ça. On ne peut arrêter de subventionner l'immigration. Je voudrais qu'on avance.
Avançons, parlons du Beauvau de la sécurité. Alors, il va se tenir au mois de janvier. C'est une grande concertation autour d'une réforme de la police avec un objectif d'améliorer les conditions d'exercice des forces de l'ordre, consolider les liens avec les Français. C'est une initiative que vous saluez ?
C'est une initiative dérisoire, stupide. Parce que, je vais vous dire, il n'y a pas besoin d'une commission. Je ne sais plus qui disait que quand on veut enterrer un problème, on crée une commission. Moi, je vais vous dire ce qu'il faut faire pour la police. Que le ministre de l'Intérieur paye les heures de nuit à leur vraie valeur. Vous savez combien il peut payer un policier la nuit ? Je crois que c'est 1,80€ l'heure. Que la justice condamne les agresseurs de policiers fermement. J'ai proposé des peines planchées. Que l'on donne des voitures qui marchent à nos policiers. Venez dans mon commissariat à Montgeron. Il y a la moitié des voitures qui sont en panne.
Que il y ait des ordinateurs qui fonctionnent dans les commissariats. Voilà. Ce que demandent les policiers. Il n'y a pas besoin d'un Beauvau. Moi, je veux bien, il va y avoir un Beauvau. Ça fait plaisir. Comment vous dire ce que je ressens ? Et c'est ça le malaise français, en fait. Et c'est pourquoi les Français sont écoeurés de tout. C'est parce qu'ils ont le sentiment qu'on les balade. Alors, c'est de la com', il va y avoir des déclarations. Mais les policiers, ils attendent quoi ? Ils attendent qu'ils puissent être protégés, soutenus. Et ils aient les moyens. C'est tout. Il n'y a pas besoin de faire de grands... Est-ce que Nicolas Dupont-Aignan...
Vous voyez, pardonnez-moi d'être un peu...
Est-ce que Nicolas Dupont-Aignan, cette colère des policiers, le bon moyen de l'exprimer, c'est d'organiser une manifestation avec les sirènes, allumée à fond, en bas du domicile, personnel de la maire de Rennes, Nathalie Apéret. C'est le bon moyen, ça, d'espérer en temps ?
Non, mais... Vous savez, ce qui m'inquiète pour mon pays, que j'aime profondément, c'est de voir à quel point, à force de jamais résoudre les problèmes, de manière simple, avec du bon sens, jamais écouter les gens sur le terrain, eh bien, on arrive à ces situations extrêmes. mais les policiers français, ils ont été traités quand même de racistes par le président de la République. Enfin, je ne sais pas si vous savez ce qui s'est passé. M. Macron, c'est brut, a traité les policiers français de racistes. Il a parlé de contrôle aux facièdes. Il n'a pas dit que tous les policiers français sont des racistes. Il a dit quoi ? Attendez, reprenez, non, mais passez l'extrait. Non, mais parle...
Non, non, non, non. Il contrôle aux facièdes. Non, non, non. Il contrôle aux facièdes. Non, il a dit, il a dit, c'est pas bien d'être blanc, de ne pas être blanc. Il a fait une phrase de... Ce n'est pas bien de ne pas être blanc avec la police en France. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il a dit, le président de la République française... Pour ressortir la phrase exactement, quand même. Ressortir la, vous verrez. A dit aux policiers français, vous êtes racistes. C'est insupportable. Il y a, sans doute, eu des dérives policières. Mais c'est curieux, le président de la République n'a pas sanctionné les responsables de ces dérives.
Ben, c'est pas lui de sanctionner les responsables. C'est le ministre. Oui, ministre, et puis la justice. Non, non, non. Lorsque des enquêtes sont diligentées.
Les policiers en ont marre, à juste titre, d'être employés pour de sales besognes politiciennes et de ne pas être considérés comme policiers pour lutter contre la délinquance qui gangrène le pays. Et l'insécurité progresse et on a besoin d'une police. Alors justement, Nicolas Dupont-Aignan... Attendez, respecter et respecter.
La proposition de loi sécurité globale. Alors évidemment, on est allé regarder ce qui s'était passé à l'Assemblée nationale. Et comme d'autres, vous êtes noté abstentionniste sur le vote de ce projet de loi. Expliquez-nous pourquoi, s'il vous plaît.
Parce que l'article 24 me paraissait être une dérive. Bon, ben il n'y est plus. Je pense... Oui, maintenant. Je pense qu'il faut renforcer les moyens des policiers. Ce texte, je ne pouvais pas voter contre et j'avais envie de voter pour parce qu'il y a des bonnes dispositions sur les polices municipales, bon, bref. Mais cet article était mal ficelé et je pense qu'il faut flouter les visages des policiers parce qu'ils risquent leur vie et leur famille. Mais la manière dont il était rédigé pouvait porter atteinte à vous, ici. liberté d'information et dans une démocratie, je pense, qu'on doit pouvoir filmer les choses parce que je tiens à la liberté. Voilà.
Donc je suis pour l'ordre mais la liberté aussi.
On parle de l'autre texte qui fait polémique en ce moment.
Alors oui, qui va arriver, qui va arriver en début d'année 2020 à l'Assemblée nationale, devant vous, les députés, le projet de loi de lutte contre... Alors il ne s'appelle plus comme ça. J'allais dire de lutte contre les séparatismes, de renforcement des principes républicains. C'est le cœur de votre programme, Lutter contre l'islam radical. Vous l'avez d'ailleurs répété lors de votre déclaration de candidature au mois de septembre. Voterez-vous ce texte ?
Alors je... Je m'abstiendrai où je le voterai. Selon la manière dont les débats vont évoluer, il y a de bonnes choses dans ce texte. Il faut être honnête. Je regrette simplement qu'il n'aille pas assez loin sur des points fondamentaux. Notamment, je pense à l'un comme ça, l'interdiction des financements étrangers. Car la vraie question de l'islam politique en France, et vous le savez tous, c'est ces flots d'argent qui se déversent venant de pays comme le Qatar, comme la Turquie. Ils proposent un meilleur traçage. Oui, mais justement... Qu'est-ce que vous proposeriez, vous ? L'interdiction. C'est-à-dire que c'est clair.
L'argent étranger ne doit pas alimenter la construction de gigantesques mosquées dans notre pays, alimenter un islam politique. Justement, ce qui me gêne dans ce projet, en fait, ce projet, je vais vous dire, il aurait été très bien il y a 20 ans. Très adapté. Il a entre 10 et 20 ans de retard. Et c'est ça qui est dommage. Et je pense, donc je le voterai probablement parce qu'on ne peut pas voter des dispositions, on ne peut pas refuser des dispositions qui vont améliorer les choses. Mais ce n'est pas, je pense, aujourd'hui à la hauteur du défi.
Et j'ai proposé une loi sur un délit de prédication subversive, un peu comme le fait le chancelier autrichien, qui irait beaucoup plus loin pour pouvoir casser l'islam politique. On retiendra que vous, je vous cite, vous le voterez probablement. Probablement, s'il est durci. Voilà.
Et j'aimerais, tiens, j'aimerais que, vous voyez, comme quoi je ne suis pas dans l'opposition systématique, j'aimerais que l'interdiction du voile pour les fillettes, cet amendement, je crois, d'une députée de la majorité, Mme Berger, Mme Berger, j'aimerais qu'il soit voté parce que je ne vois pas comment le gouvernement peut dire je lutte contre le séparatisme et je refuse que l'on interdise le voile sur des fillettes de 3 ans qui sont endoctrinées et séparées de la société française dès le berceau. Donc j'attends, vous voyez, je me positionnerai en fonction de ce qu'il y aura dans le projet.
Nicolas Dupont-Aignan, vous dites que c'était une loi qui aurait été bien il y a 20 ans. Il y a 20 ans, il n'y avait pas, comme aujourd'hui, les réseaux sociaux et ces déferlements de haine auxquels on assiste hier encore contre Miss Provence, des déferlements d'antisémitisme. Mais il y avait déjà
l'islam radical qui gangrédait. Oui,
et puis on a un mannequin noir cette semaine qui fait une campagne de pub pour une autre chaîne. Est-ce qu'il faut être extrêmement sévère plus que ne le présente ce projet de loi ?
Il faut être sévère et on a eu, reprenez ce que j'avais dit lors du débat sur la loi Avia, il faut appliquer le droit de la presse sur les réseaux sociaux et ce n'est pas un problème de loi, c'est un problème de rapidité judiciaire. Et comme souvent dans notre pays, on veut inventer une nouvelle loi parce qu'on n'applique pas l'ancienne.
Mais quand même votre réaction précise à ce qui est arrivé à April Benayoum, Miss Provence, des déferlements d'insultes antisémites.
Mais pourquoi il y a ce déferlement ? Il faut peut-être savoir pourquoi. Parce qu'on a laissé s'installer sur le sol français et c'est ça qui est le drame. un islamisme politique
qui a fait des petits... On ne sait pas d'où viennent les insultes antisémites. Ça peut venir aussi de l'extrême droite. Il y a l'embarras du choix. Écoutez,
est-ce que vous trouvez normal que nos citoyens juifs soient obligés de quitter la France, quitter nos quartiers difficiles ? Bien sûr que non. Ils le quittent pourquoi ? Il n'y a pas des milices d'extrême droite dans les quartiers.
Nicolas Dupoignan,
parlons politique. Pardonnez-moi, de revenir parce que c'est très important. D'un mot pour qu'on avance parce que l'émission a un chute. L'enjeu, c'est de bâtir un islam républicain. C'est très important parce qu'on parle de ceux, du tiers qui veut appliquer la charia, mais on ne parle pas aussi de tous les Français qui pratiquent leur foi musulmane dans le respect des lois de la République qui sont assimilés. Et donc j'aimerais qu'on parle aussi plus de ceux qui sont avocats, médecins, infirmiers. Il y en a beaucoup parlé Emmanuel Macron.
Oui, oui, mais il faut quand même en parler et j'en parle parce qu'on ne gagnera le combat contre l'obscurantisme islamique que si on s'appuie sur ceux qui sont de foi musulmane et qui respectent
la République. En 2017, vous aviez passé un accord de second tour avec Marine Le Pen. Vous deviez même devenir son Premier ministre en cas de victoire. Vous en êtes où de vos liens avec le Rassemblement National aujourd'hui ?
Ah ben moi, rien n'a changé. Si ce n'est que je suis candidat à la présidentielle parce que j'estime qu'aujourd'hui, Emmanuel Macron et 80% des Français ne veulent pas de ce duel, c'est un duel tragique pour le pays parce qu'en fait, on a un mauvais président, on a une mauvaise opposante. J'ai soutenu et je ne renie pas ce que j'ai fait Marine Le Pen face à Emmanuel Macron puisque moi, je suis clair. Je ne voulais pas d'Emmanuel Macron. Vous pensez qu'elle est mauvaise ? Ah ben écoutez, tous les Français l'ont vu au débat du second tour et je n'ai pas envie de voir réélire Emmanuel Macron.
Donc, je dis très clairement et c'est le sens de ma candidature, je dis aux patriotes qui viennent d'où qu'ils veulent, qui viennent de la droite, de la gauche ou d'ailleurs, on ne va pas se laisser étouffer par ce duel. Ce n'est pas possible. Il faut bâtir une offre alternative sérieuse qui permette de battre Emmanuel Macron. Et je peux d'autant plus le faire que moi, j'ai été irréprochable en 2017. En 2017, face à Emmanuel Macron, j'ai choisi Marine Le Pen. Et puis après, j'ai vu le débat et j'ai vu surtout ce qui m'a fait le plus de peine, c'est qu'elle ne tirait aucune leçon du débat perdu. Aucune leçon. Et donc, à un moment, moi, j'en tire les leçons.
Je ne veux pas revivre en 2022-2017.
Mais ce projet, Nicolas Dupont-Aignan, il peut être réussi seul. Seul. Vous êtes de plus en plus seul. Vous êtes de plus en plus seul. On a vu certains de vos proches rejoindre le Rassemblement National. Très bien. Bon courage. Bonne chance. On a l'impression que vous êtes dans une démarche très personnelle.
Très isolée.
Très isolée. Écoutez,
je vais vous dire, ma candidature commence à porter. Je n'ai jamais eu d'aussi bon sondage. Jamais. entre 5 et 8% les 4 derniers sondages présidentiels. Entre 5 et 8. Vous les reprenez. IFOP, Harris et Lab.
Vous aviez fait 1,79 en 2012. Je parle des chiffrages. Et 4,70. Tout à fait.
Et à l'époque, quand je me suis présenté en 2017, j'avais 0,5. 0,5. Si on avait inventé les sondages en dessous de zéro, on m'aurait mis en dessous de zéro. Donc, j'ai aujourd'hui entre 2 et 3 millions de Français, 2 et 3 millions, qui disent vouloir voter pour moi. Je ne me sens pas du tout seul. Est-ce qu'ils n'ont pas compris les petits... Les fondages. Non, les petits arrivistes qui vont à la soupe au Front National, ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que l'élection présidentielle. Donc, oui, parce que quand...
On va dire de qui vous parlez.
Vous parlez de Jean-Philippe Tanguy. Tout à fait. C'était votre porte-parole. Ça me... L'involuie de non. Quand on est trahi, qui n'a pas été trahi dans la vie, ceux qui nous regardent, ça fait toujours de la peine. Mais au-delà de ça, quand il y a 2 ou 3 millions de Français qui disent vouloir voter pour moi, quand on sait que Marine Le Pen est incapable de gagner face à Emmanuel Macron, quand on sait que le pays va mal, quand on sait que j'ai un projet sérieux, pourquoi je me sentirais seul ? L'élection présidentielle de la 5e République, je suis boliste sur les Français. Je ne crois pas à l'instant ces appareils politiques.
Vous croyez que les électeurs, franchement, appartiennent au Rassemblement National ou à Debout la France ou aux Républicains ou au Parti Socialiste ? J'ai été maire pendant 22 ans. J'ai été élu dans une ville de banlieue difficile à 80% des voix à 3 reprises. J'ai appris une chose, j'ai appris une chose, c'est que les électeurs, ils n'appartiennent pas au Parti Socialiste. Nicolas Dupont-Aignan, s'il vous plaît,
un dernier mot.
Je ne me sens pas du tout seul.
Le journal Libération affirme que vous avez oublié de verser une cotisation d'élu à votre parti 115 000 euros, ce que disent nos confères. D'abord, je vais répondre là-dessus. J'ai demandé un droit de réponse,
diffamation. C'est une règle interne. Oui, bien sûr. C'est une règle interne. Donc, ce n'est pas une obligation législative, c'est une règle interne. On donne 10% de notre indemnité. Je la donne chaque année. J'ai copié des chèques. Simplement, je la donne sous forme annuelle et pas sous forme mensuelle. Et c'est à partir de cela que cette campagne de diffamation a été mise en place. Ça prouve bien, ça prouve bien que ma petite candidature gêne profondément. Et je trouve quand même paradoxal que des gens qui rejoignent un parti en faillite accablés d'affaires judiciaires me donnent des leçons. Et vous savez qu'il y a une belle expression populaire que j'adore.
Et je crois qu'elle était dans un astérix. La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colomb.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été avec nous ce midi. Merci Emmanuel. Merci beaucoup David. Merci Jean-Baptiste. Dans quelques instants, Dominique Rizé et Philippe Godin. Cette affaire suivante je vous retrouve tout à l'heure à 18h pour BFM TVS. Sous-titrage Société Radio-Canada
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Nicolas Dupont-Aignan